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mardi 26 octobre 2010

Mélenchon fait la manche à Beaubourg: pour les grévistes ?

Les pétroliers grévistes n'auront aucune retenue sur salaire

Collecte ? Pour qui ? Pour quoi ?

L'intox
Appel de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT :
« La meilleure des solidarités, c’est d’abord élargir l’assise et l’ampleur des grèves dans d’autres professions, d’autres secteurs économiques.
C’est par ce seul moyen qu’on pourra, tous ensemble, stopper le démantèlement de notre protection sociale visé par le Medef et le gouvernement.
Chacun doit donc faire le maximum pour que les luttes s’amplifient dans notre pays, autant pour obtenir satisfaction que pour faire cesser les dérives répressives contre le droit de grève et le droit de se défendre en France. »
Un appel politico-syndical, donc, sans aucun rapport avec la réforme de l'âge de départ à la retraite.

Un conflit d'intérêt aussi
A Grandpuits, la CGT fait la manche: "Soutien moral et financier."
Envoyer un chèque, l’accompagner d’un petit message de soutien, peut également constituer un premier pas de solidarité que beaucoup semblent prêts à franchir. Plusieurs organisations se proposent de recevoir et de gérer ces dons. »
Les salariés de la chimie ne connaissent pas de pertes. Les syndicats cherchent à récupérer des fonds – pour eux-mêmes - sous le fallacieux prétexte des grèves et des manifs qu'ils ont financés, avec l'aide des CR, CG et mairies de gauche.

Grandes gueules, les extrémistes ne risquent pas grand chose

=> Les grévistes de Grandpuits avaient reçu vendredi le soutien de plusieurs partis d'extrême gauche.

=> Olivier Besancenot
(NPA, Nouveau Parti Anticapitaliste) a proposé "aux premiers responsables" des partis politiques, associations et syndicats de "réagir ensemble" face aux réquisitions de personnels – encadrées par la loi - ce qu'il a pourtant décrit comme une "attaque du droit de grève".

=> Pierre Laurent (PCF) avait dénoncé une "évacuation scandaleuse", "violente", et "une très grave remise en cause du droit de grève".

=> Martine Billard, porte-parole du Parti de Gauche de Mélenchon, a évoqué une "guerre sociale" menée par Nicolas Sarkozy, "ami +décomplexé+ du Medef".

=> Le mythe des retenues sur salaire

Abus de confiance
Les révolutionnaires de la CNT font de l'intox et trompent les braves gens. Elle n'a pas froid aux yeux lorsqu 'elle écrit aussi «Une caisse de grève permet de récolter et de rassembler des fonds. Une fois mis en commun, cela permet de défrayer, au moins partiellement, les journées de salaires perdues par les grévistes. »
Elle ose encore écrire que « la solidarité est une force essentielle du combat des travailleurs" et qu'elle »s’occupe de récolter les fonds et de les répartir entre les grévistes dont les salaires sont les plus bas. »

C'est un scandaaalllle !

La mendicité est interdite aux Rom, pas à la gauche....

La vérité, maintenant: les grévistes du secteur pétrolier sont à l'abri.

Les seules obligations qui s’imposent aux salariés (et fonctionnaires) grévistes sont de cesser le travail en même temps et de le reprendre en même temps.
Pour contourner les textes, SUD a donc instauré la grève par « roulement » et par « échelonnement », au rythme des changements d'équipes, à chaque fois que les trois huit sont en vigueur.
En clair, les militants peuvent faire la grève quand ils veulent, changer l’heure de l’arrêt, etc... et bloquer les gares ou les usines pendant leur temps de repos, sans se déclarer grévistes et sans s'exposer à aucune retenue sur salaire.
Les syndicats vertueux collectent donc pour eux et non pour les salariés.

Les comiques solidaires
Les profs sont-ils des idéologues maso ?
"Face à l'autisme du gouvernement, nous sommes obligés de mener ce type d'action (de blocage à Grandpuits). Il n'y a que ça qui peut marcher face à ce gouvernement qui préfère passer en force sans tenir compte des aspirations des salariés", a déclaré Thierry Gaignon, militant enseignant de la FSU en Seine-et-Marne.
Alors que les professeurs grévistes doivent se déclarer et s'exposent ainsi à des retenues sur salaires, ils apportent leur soutien à ceux qui ne risquent rien.

mardi 20 mai 2008

Clarifier la grève : les profs devront se déclarer grévistes

Familles et élèves ont droit au respect des syndicats
On le sait, l’usage veut souvent que les professeurs grévistes annoncent à leurs élèves leur participation à un mouvement de grève, la veille, voire plusieurs jours à l’avance. L’intention est de dissuader les collégiens et lycéens de venir en cours, de créer davantage de désordre et donner l’illusion d’un soutien des familles au mouvement syndical. Seuls, les chefs d’établissements ne sont pas supposés savoir. L’organisation de l’accueil des élèves est donc entravée. Alors pourquoi les professeurs militants refusent-ils d’officialiser cette pratique actuelle ? S’agirait-il essentiellement du refus de donner satisfaction au ministre et aux familles ?

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a déclaré mardi sur RMC qu'il souhaitait ne pas recourir à une loi pour obliger les enseignants à se déclarer grévistes 48 heures avant une grève, mais que s'il le fallait, "il le ferait".
"Je demande aux enseignants de bien vouloir se déclarer 48 heures à l'avance pour que nous puissions nous organiser. C'est ce qui fait l'objet de discussions tendues avec les syndicats et fera éventuellement l'objet d'une loi parce que c'est nécessaire que nous sachions quand et où les professeurs seront en grève", a-t-il déclaré.
"J'espère que je n'arriverai pas à la loi, que je ne serai pas obligé, mais s'il le faut je le ferai", a-t-il insisté, assurant qu'"à la fin du quinquennat le service minimum d'accueil (SMA) se sera imposé".
Le 24 janvier, la veille d'une première expérimentation du SMA, Xavier Darcos avait déjà prévenu qu'à défaut d'un accord "dans les deux mois" avec les syndicats, il passerait "par la loi".

Sur le nombre de communes prêtes à organiser le SMA jeudi 15 mai, journée de grève dans l'Education et la Fonction publique, le ministre a envisagé que "peut-être ce sera plus difficile ici ou là (qu'en janvier) parce qu'un certain nombre de communes sont passées de droite à gauche (lors des élections municipales)" et que "visiblement, elles n'ont aucune envie de nous aider dans cette affaire".
"Mais nous avons cependant déjà plus de communes qui sont prêtes à le faire que la dernière fois. Nous en avions un peu plus de 2.000 (en janvier) ; cette fois nous sommes à 2.300 environ", a-t-il précisé. Mais le score a atteint 3.200 communes volontaires. Et cela, malgré le changement de tendance des mairies.

Interrogé par ailleurs sur les enseignants qui ne sont pas devant leurs élèves, que le ministre a estimé à 28.000, Xavier Darcos a proposé de "présenter très rapidement une situation exacte du nombre de professeurs qui ne sont pas devant les élèves à la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, avant l'été".
Il a reconnu que le système ancien de "remplacement ne marche pas très bien" et a promis donc"des annonces assez rapides", dans l’optique d’un meilleur accueil, d’une amélioration du système d’enseignement et de la satisfaction d’une majorité de familles et d’élèves.
Le ministre a aussi regretté que la FCPE, l’une des fédérations de parents d'élèves, qui appelle avec la FSU à se mobiliser jeudi, donne "systématiquement un avis différent de l'opinion publique qu'elle est censée représenter".
Mais il existe aussi la PEEP, dont la presse tait l’existence…

mardi 8 janvier 2008

Service minimum d’accueil mis en œuvre dans les écoles

Expérimentation prévue lors de la grève du 24 janvier
Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé la mise en place du service minimum d'accueil des élèves dans l'Education nationale. La grève de la fonction publique le 24 janvier servira de journée test, puisque le ministre a adressé une directive en ce sens aux recteurs.
"C'est une grève qui sera sans doute forte puisque toute la fonction publique a décidé de s'y associer et donc ce sera un très bon test pour nous", a déclaré le ministre de l'Education sur LCI. Il a rappelé qu'il avait proposé aux maires de communes où des écoles sont implantées de leur rembourser les frais d'accueil des enfants en cas de grève. Les sommes prélevées aux enseignants grévistes pourront en effet être redistribuées.

Xavier Darcos a également confirmé sa volonté d'amener les enseignants (Aschiéri, FSU, à droite) à se déclarer gréviste 48 heures avant le début d'une grève. "Ce sera la difficulté mais j'y tiens beaucoup, il faut que les inspecteurs d'académie aient une clarté de la situation au préalable", a-t-il expliqué. Que les familles puissent s’organiser semble être également un impératif incontournable par les promoteurs du respect et de la morale républicaine, sans otages.
Si le dispositif ne devait pas fonctionner, "il faudra aller plus loin", a prévenu le ministre de l'Education "parce que le président de la République l'a dit, le service minimum ça fait partie de notre projet politique". "Je ne reculerai pas sur ce sujet."
Il faudrait voir que les fédérations de parents, dont la FCPE, ne rejoignent pas la préoccupations des parents, dans l’allégresse.