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samedi 18 janvier 2020

Les Macron exfiltrés d'un théâtre envahi par des grévistes

Des cris "Macron démission!"au programme et intervention de la police

Les contestataires ont réussi à pénétrer dans le hall d'entrée


Les Macron étaient allés observer les "gens qui ne sont rien",
au théâtre



Aux cris de "tous ensemble, grève générale" et "Macron démission", "des manifestants ont tenté –sans succès– de rentrer ["entrer", en français] dans le théâtre des Bouffes du Nord, où le président et son épouse assistaient à une représentation,"selon Le Parisien.

"Devant les portes du théâtre, des dizaines de protestataires ont entonné des chants pour réclamer la démission du chef de l'Etat et le retrait de la réforme des retraites," écrit Le Point. "Et on ira, et on ira, et on ira jusqu'au retrait", ont notamment chanté les personnes sur place," précise le magazine.

"Au 44e jour de grève contre la réforme des retraites, alors que le président des riches s'offrait du bon temps, plusieurs dizaines d’opposants ont manifesté vendredi soir "devant le théâtre parisien" des Bouffes du Nord dans le 10e arrondissement de Paris, où le président de la République assistait avec son épouse à une représentation." Le chef de l'Etat et son épouse ont finalement pu assister à la fin de la représentation après l'intervention des forces de l'ordre, si on en croit franceinfo.

Selon l’entourage du chef de l’Etat, il y a eu une tentative d’intrusion dans le théâtre mais le couple présidentiel a pu assister jusqu’au bout à la pièce et a quitté les lieux en voiture vers 22h sous escorte policière. "La Préfecture de police de Paris a confirmé que les manifestants n’étaient pas parvenus à pénétrer dans l’établissement," écrit froidement 20 Minutes. Mais France Inter donne l'information contraire, ce matin...


Comme le montre une vidéo filmée par la journaliste Muriel Boselli, les manifestants se sont heurtés à de nombreux policiers déployés pendant environ une heure devant ce théâtre.
Selon l’entourage du chef de l’Etat, il y a eu une tentative d’intrusion dans le théâtre mais le couple présidentiel a pu assister jusqu’au bout à la pièce et a quitté les lieux en voiture vers 22h sous escorte policière. "La Préfecture de police de Paris a confirmé que les manifestants n’étaient pas parvenus à pénétrer dans l’établissement," écrit froidement 20 Minutes. Mais France Inter donne l'information contraire, ce matin...

"Très vite, les forces de l'ordre sont intervenues au moment où plusieurs manifestants ont forcé l'entrée du théâtre," indique Le Point. Ceux qui avaient réussi à pénétrer dans l'enceinte ont été rapidement évacués. 

Franceinfo rapporte que le couple a "protégé et mis à l'abri pendant quelques minutes, le temps que le calme revienne sur place. Son entourage indique que "le président continuera de se rendre au théâtre comme il a l'habitude de le faire et veillera à ce que des actions politiques ne perturbent pas la liberté d'expression la liberté des artistes et la liberté de création".

Une charge policière a eu lieu pour exfiltrer Emmanuel Macron et sa femme, sous les sifflets d'opposants à la réforme des retraites, a constaté sur place le journaliste de Brut Remy Buisine.

Un "journaliste militant" [sic] arrêté: la presse n'est pas tendre avec ses brebis galeuses

"On était à l’université Paris 7 pour une université populaire; quelqu’un a reçu un message indiquant que Macron était là; Donc, on est venus pour montrer qu’on est présents, qu’il y a une contestation contre la réforme des retraites mais pas seulement", a expliqué Arthur Knight, l’un des manifestants.

Le "journaliste militant" - c'est possible, ça? -  Taha Bouhafs, assis trois rangs derrière Emmanuel et Brigitte Macron, a publié sur les réseaux sociaux des photos, qui auraient incité des militants à "venir perturber le spectacle," selon 20 Minutes, alors qu'à l'évidence la représentation en soi n'était pas en cause, mais bien la politique du président.

Les manifestants expulsés 
Toujours selon franceinfo, le "journaliste militant" aurait "également été exfiltré puis interpellé. 

Ce vendredi, le président de la République a dénoncé avec virulence l'action des manifestants qui ont pénétré dans le siège de la CFDT. Selon Laurent Berger, des salariés du syndicat ont été attaqués "physiquement et verbalement".

Détail piquant, toutefois, de la péripétie nocturne des Macron, 
la pièce se situe dans les années 60, au cœur d’un village où Robert, la cinquantaine, vit avec sa maman Odette. La relation mère-fils est inquiétante : désopilante coïncidence...

mardi 14 janvier 2020

Un député LREM traite les grévistes de "terroristes"

Le député révèle la mentalité profonde de la majorité présidentielle 

Il est représentatif du parti tel que Macron l'a voulu






Le député LREM du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont, 70 ans, a dérapé samedi 4 janvier en critiquant le possible blocage de raffineries à travers la FranceA l'occasion de la remise en jeu des postes dans la majorité en juillet 2019, cet ex-médeçin se porta candidat à la vice-présidence de l'Assemblée. Il a cette fois étalé ses sentiments en exprimant ses craintes d'une paralysie totale du territoire et a créé une polémique en allant jusqu’à accuser certains grévistes de "terroristes". Des fascistes, aussi ?


https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/grevistes-un-depute-en-marche-derape-0701-1213256.html

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/grevistes-un-depute-en-marche-derape-0701-1213256.html

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/grevistes-un-depute-en-marche-derape-0701-1213256.html

mardi 3 décembre 2019

Retraites: Blanquer humilie les grévistes du 5 décembre

"Certains sont en grève parce qu'ils ne comprennent pas tout", assène le pédagogue 

Macron veut passer par le test de la rue

Deux des arrogants de la macronie


Pour défendre la réforme des retraites qui mobilise contre elle une grande majorité des Français selon les sondages, à trois jours de la mobilisation contre la réforme, sur RTL lundi 2 décembre, le ministre démagogue de l'Education a assuré qu'il s'agit d'assurer "pour les générations à venir", une "retraite plus équitable et plus simple". 

"Si nous voulons assurer l'égalité et la simplicité (...), nous devons jouer sur un paramètre," a ajouté ce proche d'Alain Juppé.
"Les trois paramètres qui existent en matière de retraite, c'est le niveau de pension, le montant des cotisations et l'âge de départ à la retraite", a expliqué le ministre, qui s'exprimait au lendemain d'une réunion organisée à Matignon pour faire le point sur cette réforme contestée des retraites, à quelques jours de la journée de mobilisation du 5 décembre.

"Nous savons que nous ne voulons pas diminuer le montant de la pension. [Le peuvent-ils, et après eux leurs successeurs, puisque la valeur du point de retraite dépend du contexte économique]. C'est l'engagement vis-à-vis des Français (...). Nous ne souhaitons pas travailler sur l'augmentation des cotisations, parce qu'il y a déjà beaucoup de charges sociales sur les Français", a développé Blanquer, ex-recteur d'académie à Créteil, quand son ami Xavier Darcos fut lui-même ministre à son poste actuel.

"Toute la discussion porte sur l'âge", a indiqué le ministre, ajoutant que "ce point-là n'est pas encore défini", "il se discute", depuis 18 mois. A la question de savoir si tout le monde allait devoir travailler plus longtemps, le ministre a répondu - de manière biaisée -  qu'"indépendamment de la réforme, tout le monde a compris que dans un pays où on vit plus vieux et où il y a moins d'actifs, il est normal d'agir sur l'un des paramètres".

Les Français sont déconnectés... du gouvernement

Quant à ceux qui ont annoncé vouloir faire grève, "je pense que certains sont en grève parce qu'ils ne comprennent pas tout", a lâché le ministre à l'encontre des "gens qui ne sont rien", avant de se reprendre et d'ajouter qu'il appartient au gouvernement d'expliquer la réforme avant la grève du 5 décembre. 
D'autres "ont envie de faire valoir leur façon de voir, ce qui est tout à fait leur droit en démocratie", a poursuivi le ministre qui a maintenu l'élément de langage sur la volonté de dialogue [de sourds] du gouvernement en amont du mouvement social.

S'exprimant sur les retraites des enseignants, le ministre a expliqué que les primes - lesquelles n'existent que pour les hauts fonctionnaires  - seront "intégrées" dans le calcul des rémunérations. Aujourd'hui, les primes "ne sont pas très élevées", a-t-il concédé, avant d'assurer que le gouvernement "travaille sur cette inégalité", notamment en revalorisant les salaires. "Il y a des revalorisations en 2020 qui ont déjà été budgétées", a rappelé Blanquer, évoquant "850 millions d'euros pour le pouvoir d'achat des enseignants" en 2020, avant d'autres mesures en 2021.
"En même temps", en septembre 2018, le ministère a annoncé des suppressions de postes en 2019 : moins de postes pour plus de pouvoir d'achat. C'est de cette façon que le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a justifié la suppression, dans "le second degré et les services administratifs", de 1.800 postes cette année qui s'achève, dans un contexte global d'économie. Cela représente "0,2% des emplois du ministère", a précisé le ministre dans un entretien avec Le Figaro. 

mardi 2 juillet 2019

Des professeurs en grève des copies retarderont-ils la publication des résultats du bac 2019

Plus de 120.000 copies seraient concernées dans plusieurs disciplines

Certains enseignants radicaux ne communiqueront pas les notes de copies de bac attendues aujourd’hui sur la plateforme Notanet

Des enseignants étaient rassemblés ce mardi midi devant le ministère
 pour interpeller Jean-Michel Blanquer

Malgré la menace de sanctions du ministère, des correcteurs opposés à la réforme du lycée tentent faire pression sur le gouvernement.
Ils avaient jusqu’à ce midi ou ce soir, en fonction des académies, pour transmettre les notes des copies du bac sur la plateforme informatique Notanet, avant de restituer les copies dans les centres de délibération, vendredi 4 juillet au plus tard. Pourtant, certains fonctionnaires syndiqués ont décidé de ne pas se plier à ce calendrier et n'ont rien transmis aujourd’hui. Par ce moyen, ils espèrent faire pression sur le ministère et le faire revenir sur la réforme du lycée qu’ils contestent.

D’après la plateforme Bloquons Blanquer, plus de 122.000 copies sur les 4 millions seraient  pour l’heure en souffrance. "Ce ne sont pas les chiffres officiels; on ne peut rien savoir avant ce soir, ni le nombre d’élèves ou d’enseignants concernés", commente le ministère de l’Education nationale.
 
L’entourage de Jean-Michel Blanquer fait pourtant savoir que les résultats seront publiés comme prévu le 5 juillet, "quoiqu’il arrive". Lundi, Jean-Michel Blanquer a déclaré que "personne ne doit prendre la responsabilité d’empêcher le bon fonctionnement du service public".

Certains candidats pourraient recevoir leurs résultats après le 5 juillet

Sur le site du collectif Bloquons Blanquer, une enquête invite les correcteurs à dire s’ils participent ou non à cette rétention de copies. C’est de ce questionnaire qu'est tiré le chiffre de 122.000 copies concernées, ce qui constitue une évaluation minimale : se sentant protégés par leurs syndicats, les plus déterminés n'obtempèrent à aucune injonction, ni incitation. 
"Le nombre ne cesse d’augmenter, nous étions à 110.000 hier soir", assure Louise, membre de la plateforme de lutte contre l’action du ministre de l’Education nationale. "C’est une mesure de la dernière chance, alors que tout au long de l’année, parents, élèves et enseignants se sont mobilisés contre les réformes. Mais la seule réponse du ministre est l’autoritarisme ou la menace de sanction", déplore encore l’enseignante.

Pas d’inquiétude rue de Grenelle, face aux professeurs grévistes qui espèrent faire plier le ministère. 
"Aucun professeur ne peut prendre en otage des candidats au baccalauréat", assure-t-on. Pour les membres de Bloquons Blanquer, "celui qui prend en otage les élèves, les parents et les enseignants, c’est Jean-Michel Blanquer"
Si le ministère prend des mesures pour anticiper le pire, il estime qu’"il y a peu de chances" pour qu’il manque encore des notes le jour J. S’il y avait quelques élèves dans cette situation, ils devraient recevoir leurs notes dans les jours qui suivent le 5 juillet.

Le ministère menace de sanctions et d'une procédure de correction accélérée.
"Les correcteurs qui n’auront pas rendu leurs copies seront systématiquement appelés, nous leur rappellerons leurs obligations et les sanctions qu’ils encourent", met en garde la Rue de Grenelle. 
Et de préciser que "s’ils maintiennent leur choix, ces professeurs seront considérés comme grévistes et se verront suspendre leur salaire depuis la date où ils ont récupéré les copies". Cela peut représenter jusqu’à 15 jours sans paye. Le ministère y verraient en situation de "faute grave".

12h40 : une quarantaine d’enseignants du mouvement 'Bloquons Blanquer'
se trouvaient à l’angle de la Rue Bellechasse et de la Rue Las Cases
pour protester contre le ministre de l’Education nationale.
"Jean-Michel Blanquer, ministre autoritaire On veut pas bosser pour toi"
Et si ils bossaient pour les élèves ?

Au vu des menaces de grève, le protocole de correction a été renforcé, avec la mise en place d’une "procédure accélérée". Autrement dit, des copies qui arriveraient sans notes dans le centre de délibération pourront être corrigées par d’autres professeurs remplaçants, désignés en nombre cette année, explique encore un proche de Jean-Michel Blanquer... Des professeurs au rabais ? 
Encore faut-il que les correcteurs grévistes viennent déposer leur paquet de copies.
"Nous réclamons que pour une fois le ministre prenne une véritable mesure sociale: qu’il donne le bac à tous cette année", n'hésite pas à suggérer Louise, du collectif Bloquons Blanquer.

Les enseignants tiendront-ils tête jusqu’au bout? 
"Cela va se décider au fil de l’eau", explique encore Louise du collectif Bloquons Blanquer qui ne prend jamais en compte les candidats. 
Un rassemblement est en cours depuis 12h30 aux abords du ministère de l’Education nationale à Paris. Une trentaine d’enseignants sont réunis autour d’un buffet, espérant obtenir une audience de leur ministre de tutelle. 

Une assemblée générale doit se tenir ce soir pour décider de la suite du mouvement. "Au vu de toutes les grèves qu’ont connues les élèves cette année, nous réclamons que pour une fois le ministre prenne une véritable mesure sociale: qu’il donne le bac à tous cette année", défend Louise au nom du collectif. 
Parmi les enseignants en colère, l’idée d’une grève dès la rentrée de septembre est en marche !

vendredi 13 avril 2018

Tentatives de discrédit et de division: des cheminots non-grévistes se disent "menacés"...

L'Elysée est-il à la manoeuvre dans cette bataille de l'opinion en cours ?

Alors que 
l'opinion se désolidariserait peu à peu des grévistes de la SNCF,
selon l'AFP et la presse dépendante, 
franceinfo a rencontré trois cheminots non-grévistes affirmant avoir reçu "des pressions et des menaces".

Le 3e épisode de grève depuis début avril a démarré jeudi à 20h00 :
il est 
destiné à peser sur l'examen de la réforme ferroviaire
en cours  à l'Assemblée nationale 
Le service public de Radio France s'est intéressé au "nombreux cheminots qui continuent de travailler", "dans l'ombre des grévistes" [sic]... qu'ils soient d'ailleurs pour ou contre le projet de réforme du gouvernement. 
Selon les chiffres transmis par la SNCF, 38% des "personnels indispensables à la circulation" étaient en grève ce vendredi 12 avril, contre 48% lors du premier épisode de grève les 3 et 4 avril, indique l'AFP. Ses décrypteurs n'ont-ils pas noté que les premiers chiffres étaient boostés par la grève nationale des cheminots SNCF, le 22 mars 2018, et l'enthousiasme de la première date de grève "scandée"? Ces professionnels de l'ordre macronien ignorent-ils de surcroît que les seconds chiffres sont ceux enregistrés au début des vacances scolaires pour la zone C et au lendemain de l'intervention télévisée d'Emmanuel Macron?
Ce vendredi 13 avril, le taux de participation à la grève SNCF est en baisse par rapport aux précédentes mobilisations. Ainsi, le taux de grévistes s'élève ce matin à 22,5%, soit près de deux points de moins que lundi 9 avril. Le taux de participation était alors très précisément de 24,9%. Difficile pourtant de suggérer que les cheminots commenceraient à baisser les bras, puisqu'à la sortie d'une séance de concertation au ministère des Transports, Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminot, a menacé de durcir le mouvement en le prolongeant notamment après le 28 juin, comme il est pour l'instant prévu.
"Aujourd'hui, il n'y a plus de dialogue possible, c'est politisé"

Le parti-pris de la presse pour les non-grévistes laisse les usagers stupéfaits. Vendredi, jour de départs en vacances des Français, franceinfo choisit de relayer les impressions d'un anonyme présenté comme chef de traction sur le réseau Sud-Est qui s'épanche, expliquant son ressenti d'une forte pression au travail depuis le début du mouvement social. Ce témoin se plaint d'une ambiance lourde, parfois tendue, dans les gares : "Certains grévistes ne respectent pas notre droit au travail; il y a des pressions, des menaces", explique le cheminot inconnu. Sous couvert de l'anonymat, il affirme même avoir reçu des petites invectives comme "suppôt de Macron" ou "traître".
"Certains ne nous parlent plus, refusent de nous serrer la main ou de manger à côté de nous", raconte le même. 

Ce cheminot a le profil d'un syndiqué honteux à la CFDT
Il dit qu'il ne soutient pas la réforme présentée par le gouvernement mais n'est pas favorable, non plus, à la grève décidée par les organisations syndicales : "Pour moi, (au moment du choix de la grève) il n'y avait rien de clair. On n'était pas suffisamment avancés dans les négociations; les enjeux, je les voyais bien, mais je sentais bien que quelque chose était extrêmement instrumentalisés et politique".

"Ça peut paraître utopique, mais je pense qu'on peut peser autrement qu'en faisant grève", poursuit-il. "Aujourd'hui, il n'y a plus de dialogue possible, c'est politisé", estime-t-il, se disant au passage "pas représenté par les syndicats majoritaires" à la SNCF. Depuis les élections professionnelles de novembre 2015, la CGT demeure le premier syndicat du groupe ferroviaire. Associée aux trotskistes de Sud, la centrale communiste de Montreuil conserve une majorité de blocage.

Avec résignation, le réformiste attend maintenant le dernier jour de grève prévu pour le 28 juin, selon l'Agence Française de Presse : "J'ai horreur de ces périodes. J'adore ce que je fais, mais là, on se regarde tous en chiens de faïence". L'AFP ne précise pas l'âge de ce père tranquille, mais il ne se sent ni menacé, ni concerné; son statut privilégié le satisfait pleinement.

Un autre salarié de la SNCF, conducteur de trains depuis près de 20 ans, explique à son tour qu'il se reconnaît pas non plus dans la grève : "Objectivement, j'ai l'impression qu'il n'y a pas que du côté du gouvernement qu'on ne souhaite pas discuter. Chez nous, le dialogue syndical, c'est un peu comme un gamin devant un rayon de sucreries. S'il n'a pas ce qu'il veut, il se fâche", assène-t-il. La dépêche de l'AFP passe à un degré supérieur de sévérité envers les cheminots grévistes.

Le cheminot CFDT type se dit pour une réforme en profondeur de la SNCF dans le compromis : "Pour l'instant, c'est du perdant-perdant, cette réforme", assure-t-il. "Les syndicats font de la propagande. Il y a des élections professionnelles à la rentrée et ils misent sur cette grève pour faire campagne et pour montrer qu'ils ont mené la bataille". Ce qui n'est pas faux, mais la CFDT ne cherche-t-elle pas à récupérer les cheminots tièdes ?

Lui aussi assure recevoir des "intimidations ...informelles". "Ils vont mettre les 'fiches d'intention' [document qui permet de recenser les grévistes avant un jour de grève] dans les endroits où tout le monde passe, pour qu'on se sente visés", explique-t-il, un brin parano. "Certains non-grévistes ont aussi vu leurs noms affichés sur des listes dans les dépôts, "la liste des jaunes, des renards, des traîtres", reprend Luc. "On trouve aussi des boîtes à lettres vidées, des casiers tagués..."

Le troisième larron, un conducteur de train, depuis à peine un an, regrette également la fermeture au dialogue" de certains cheminots

"Il y a en qui vont chercher à convaincre leurs collègues coûte que coûte, mais dès que tu discutes un peu avec eux, ils peuvent changer d'avis", assure ce 'leader' âgé d'une vingtaine d'années. "Il y a beaucoup de postures, plus que de convictions. Moi, je prends du recul".

Il assure également que "beaucoup de cheminots" sont en grève "par contrainte," ce qui n'est pas une spécificité de ce mouvement social, mais elle est instrumentalisée par des travailleurs qui dissimulent leur appartenance syndicale: est-ce ça le "secret des sources" de la presse manipulatrice ?
Les cheminots en congé de maladie ou en formation sont tout de même comptabilisés dans les grévistes. "On ne cherche pas forcément à connaître leurs raisons, on veut juste grossir les rangs", commente l'innocent.


Paris, le 9 avril 2018

Ce troisième témoin anonyme (ou inventé pour la manipulation) est plus catégorique. 
Le lecteur est conduit là où l'AFP et le pouvoir macronien veulent nous mener. "Je suis entré avec la certitude que la SNCF n'est plus la même qu'il y a dix ans. La demande des clients a changé, il faut que les entreprises s'adaptent, sinon elles perdent du marché, assure le cheminot, âgé d'une vingtaine d'années et déjà tellement 'macronisé', bien au goût du journaliste également anonymé de l'AFP. "On ne vient plus conduire un train comme avant, ce n'est plus aussi pénible, les sièges sont confortables, le travail est plus agréable... Je ne suis pas d'accord avec ceux qui présentent tout de façon négative. Quand on signe un contrat, on sait ce qui nous attend". Et quand les règles du jeu sont modifiée en cours de partie ?


Après TF1, Macron poursuit son offensive médiatique ce week-end
Difficile d'échapper à la propagande gouvernementale. Toute la semaine, les Français auront subi la pression du pouvoir. Jeudi, Macron a tenté de rassurer seniors et ruraux et, dimanche, il travaillera le mental des actifs et des urbains au cours d'un deuxième entretien télévisé pour défendre le bilan de la première année de son quinquennat.
Viendra alors un nouveau sondage...

dimanche 22 octobre 2017

Grève des ordures à Marseille: la société Derichebourg dénonce des violences

Les grévistes nient et jurent de leur bonne foi

La collecte des ordures à Marseille est "régulièrement perturbée par l'intervention de grévistes et d'individus extérieurs à l'entreprise"

Les Marseillais, pris en otage de la guerre syndicale des ordures. 
port-marseille-euromedActeur international majeur sur le plan des services aux entreprises et à l'environnement (propreté et recyclage, énergie, aéronautique, intérim et recrutement), la société Derichebourg, dont le banquier socialiste Matthieu Pigasse - Groupe Le Monde et du Huffington Post - est l'un des administrateurs, et dont 200 salariés sont en grève depuis 12 jours, met les autonomes en cause, dimanche

Derichebourg dénonce des gens "violents, menaçants, entravant les voies de circulation à l'aide de véhicules et scooters". 

Le groupe pointe du doigt "des représentants de sociétés concurrentes". 
"Depuis jeudi matin, ils empêchent la reprise du travail des salariés qui le souhaitent, usant de pressions et menaces, alors même que des avancées significatives dans les négociations avaient été réalisées par toutes les parties prenantes", explique-t-il.
Poubelles à Marseille: la société Derichebourg dénonce des violences, les syndicats démentent
Le préfet assure-t-il la sécurité sanitaire de la population ? 
Kamel Djeffel, secrétaire national de la Confédération autonome du travail (CAT, dont le logo est un soleil jaune), porte-parole des grévistes, récuse ces accusations. "C'est regrettable. On va dire qu'il s'agit d'une maladresse de communication", a-t-il déclaré.
La CAT est une petite organisation syndicale qui, en 1947, refusa de rejoindre la CGT-FO, très pesamment implantée à Marseille.
Après 12 jours de grève des éboueurs de la société Derichebourg

mucem-euromed-marseille-ricciotti-esplanade-J4
Le MUCEM, au premier plan, à gauche, et le fort St Jean, à droite,
avec la Major,  cathédrale de Marseille, à l'arrière plan 
Les poubelles débordaient toujours dimanche matin dans trois arrondissements de Marseille, situés à l'extrémité ouest de l'arc portuaire, 
Image associée

le 2e (Arenc, quartier industriel qui se transforme en grand pôle tertiaire, avec son centre commercial, Les Terrasses du Port; Les Grands Carmes, dont la Rue de la République devenue artère commerçante; l'Hôtel de Ville et la Joliette, au coeur du centre d'affaires appelé Euroméditerranée et point d'arrivée des croisiéristes), 
le 15e (qui se classe au 13e rang parmi les 16 arrondissements de Marseille en terme de revenu fiscal médian par ménage) et le 16e (au 9e rang sur les 16).

"Samedi soir à 22H00, nous avons pris l'engagement de ne pas bloquer les intérimaires qui font le travail des grévistes", a indiqué le représentant de la CAT.


Mardi pourtant, la tension était retombée autour du ramassage des poubelles dans la cité phocéenne
Jeudi, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (LR) avait déploré  que "près de 2.800 tonnes d'ordures restaient encore à collecter".

Président de la métropole Aix-Marseille-Provence chargée des déchets, J.-C. Gaudin avait demandé à Derichebourg "de mettre tous les moyens en œuvre pour remplir ses obligations contractuelles, y compris, si nécessaire, en recourant à des agents intérimaires".
"Les Marseillais attendent un retour rapide à un service normal et ne doivent pas subir plus longtemps une situation d'insalubrité qui n'a que trop duré", concluait le maire.

Les grévistes avaient accepté de débloquer des centres de transfert, permettant aux éboueurs non grévistes et d'autres arrondissements d'y vider leurs bennes.

Puisque "le conflit a pris une telle ampleur, les négociations ne se feront pas sans la présence de la Direccte" (direction régionale du travail), réplique Kamel Djeffel du côté des grévistes de la CAT. Il assure que les salariés "font preuve de bonne foi en laissant les intérimaires ramasser les ordures alors que c'est illégal, c'est un délit d'entrave à la grève".

Le délit sanitaire est-il supérieur ?

mardi 26 octobre 2010

Mélenchon fait la manche à Beaubourg: pour les grévistes ?

Les pétroliers grévistes n'auront aucune retenue sur salaire

Collecte ? Pour qui ? Pour quoi ?

L'intox
Appel de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT :
« La meilleure des solidarités, c’est d’abord élargir l’assise et l’ampleur des grèves dans d’autres professions, d’autres secteurs économiques.
C’est par ce seul moyen qu’on pourra, tous ensemble, stopper le démantèlement de notre protection sociale visé par le Medef et le gouvernement.
Chacun doit donc faire le maximum pour que les luttes s’amplifient dans notre pays, autant pour obtenir satisfaction que pour faire cesser les dérives répressives contre le droit de grève et le droit de se défendre en France. »
Un appel politico-syndical, donc, sans aucun rapport avec la réforme de l'âge de départ à la retraite.

Un conflit d'intérêt aussi
A Grandpuits, la CGT fait la manche: "Soutien moral et financier."
Envoyer un chèque, l’accompagner d’un petit message de soutien, peut également constituer un premier pas de solidarité que beaucoup semblent prêts à franchir. Plusieurs organisations se proposent de recevoir et de gérer ces dons. »
Les salariés de la chimie ne connaissent pas de pertes. Les syndicats cherchent à récupérer des fonds – pour eux-mêmes - sous le fallacieux prétexte des grèves et des manifs qu'ils ont financés, avec l'aide des CR, CG et mairies de gauche.

Grandes gueules, les extrémistes ne risquent pas grand chose

=> Les grévistes de Grandpuits avaient reçu vendredi le soutien de plusieurs partis d'extrême gauche.

=> Olivier Besancenot
(NPA, Nouveau Parti Anticapitaliste) a proposé "aux premiers responsables" des partis politiques, associations et syndicats de "réagir ensemble" face aux réquisitions de personnels – encadrées par la loi - ce qu'il a pourtant décrit comme une "attaque du droit de grève".

=> Pierre Laurent (PCF) avait dénoncé une "évacuation scandaleuse", "violente", et "une très grave remise en cause du droit de grève".

=> Martine Billard, porte-parole du Parti de Gauche de Mélenchon, a évoqué une "guerre sociale" menée par Nicolas Sarkozy, "ami +décomplexé+ du Medef".

=> Le mythe des retenues sur salaire

Abus de confiance
Les révolutionnaires de la CNT font de l'intox et trompent les braves gens. Elle n'a pas froid aux yeux lorsqu 'elle écrit aussi «Une caisse de grève permet de récolter et de rassembler des fonds. Une fois mis en commun, cela permet de défrayer, au moins partiellement, les journées de salaires perdues par les grévistes. »
Elle ose encore écrire que « la solidarité est une force essentielle du combat des travailleurs" et qu'elle »s’occupe de récolter les fonds et de les répartir entre les grévistes dont les salaires sont les plus bas. »

C'est un scandaaalllle !

La mendicité est interdite aux Rom, pas à la gauche....

La vérité, maintenant: les grévistes du secteur pétrolier sont à l'abri.

Les seules obligations qui s’imposent aux salariés (et fonctionnaires) grévistes sont de cesser le travail en même temps et de le reprendre en même temps.
Pour contourner les textes, SUD a donc instauré la grève par « roulement » et par « échelonnement », au rythme des changements d'équipes, à chaque fois que les trois huit sont en vigueur.
En clair, les militants peuvent faire la grève quand ils veulent, changer l’heure de l’arrêt, etc... et bloquer les gares ou les usines pendant leur temps de repos, sans se déclarer grévistes et sans s'exposer à aucune retenue sur salaire.
Les syndicats vertueux collectent donc pour eux et non pour les salariés.

Les comiques solidaires
Les profs sont-ils des idéologues maso ?
"Face à l'autisme du gouvernement, nous sommes obligés de mener ce type d'action (de blocage à Grandpuits). Il n'y a que ça qui peut marcher face à ce gouvernement qui préfère passer en force sans tenir compte des aspirations des salariés", a déclaré Thierry Gaignon, militant enseignant de la FSU en Seine-et-Marne.
Alors que les professeurs grévistes doivent se déclarer et s'exposent ainsi à des retenues sur salaires, ils apportent leur soutien à ceux qui ne risquent rien.

mercredi 6 janvier 2010

Quatre artistes dans une nouvelle scène avec les sans-papiers grévistes

6.000 travailleurs sans papiers engagés dans le prochain film de J.-P. Thorn ?
Clandestins grévistes

On peut avouer ne pas connaître le fameux réalisateur Jean-Pierre Thorn.
Cinéaste engagé, il est en recherche de notoriété.
Il a tourné son premier court métrage, Emmanuelle, il y a 35 ans (1965) et son premier long en 1968 au coeur de …l'usine occupée de Renault-Flins dans le cadre des productions des Etats Généraux du Cinéma français.
Ce qui fait le militant n’en fait pas un artiste.
Passé ouvrier spécialisé à l'usine métallurgique Alsthom de St Ouen, l’activiste fit son retour dix ans plus tard, en 1978, en devenant co-animateur de la distribution d'un programme de 10 films intitulé "Mai 68 par lui-même". Les sans papiers lui offrent aujourd’hui une seconde chance à saisir, puisque Mai 68 n’a pas suffi à révéler son immense talent, malgré de nombreux films d'entreprises et émissions syndicales.

Il fait donc partie d’ une trentaine ( ?) d’artistes (selon les organisateurs producteurs de la manifestation), qui pressent le gouvernement de dénouer le conflit des 6.000 travailleurs demandeurs d'emploi sans papiers mais en grève depuis le 12 octobre à travers la France.

Dans les rôles principaux, des militants à l’abri du besoin.
Sur le devant de la scène, volant la vedette aux grévistes, on a droit au show habituel des vedettes saisonnières sur le retour, à défaut des Carole Bouquet ou de Jean Rochefort: Charles Berling, Juliette Binoche ou Guy Bedos et la marraine Balasko, qui n’a plus guère besoin de tourner et se libère facilement.

Les intermittents du spectacle médiatique ont partagé mercredi une galette des rois avec l'un des piquets de grève, non pas à l'entrée de leur usine ou de leur administration, mais dans un local du VIe arrondissement de Paris, pour rompre un "silence assourdissant" autour de cette lutte de près de trois mois. La frangipane, ça tient au corps des riches de la gauche caviar, mais pour les autres, c’est pas galette !
Il faut bien faire descendre la galette...

La comédienne Josiane Balasko (de son vrai nom Josiane Balasković)
, qui a souvent dénoncé par le passé l'indifférence à l'égard des sans-papiers, a une nouvelle fois exprimé sa colère. "Des gens qui travaillent depuis longtemps et qui n'ont droit à rien, c'est insupportable", a-t-elle affirmé, lapidaire.
"Récemment, le président de la République a dit 'redonnons un sens au mot fraternité'. Il l'a dit, nous, on est là pour le faire", a-t-elle insisté, en référence aux voeux de
Nicolas Sarkozy, le 31 décembre. PaSiDupes demande pardon pour la Jo à Sa Cynique Majesté Royal dont la célèbre « fraternitude » n’est pas arrivée aux oreilles sélectives de la militante à la casquette sur les yeux.


Tout est bon:
les tests ADN,
les mal-logés ou
les sans-abri,
et maintenant
les clandestins
grévistes

  • L'actrice Juliette Binoche lui a fait écho : "Continuez, on est avec vous. On espère que le gouvernement comprendra." C’est du ressenti.
  • L'acteur Charles Berling a fait part de son "admiration" pour ce mouvement. "J'ai le sentiment que ce qui se passe ici est important. On ne peut pas donner cette image-là de notre pays", a-t-il déclaré, avant de disparaître.
  • D’autres artistes en perte de vitesse, tels le comique Guy Bedos (avec ou sans talonnettes ?), le chanteur disparu Cali ou encore le réalisateur inconnu Jean-Pierre Thorn ont déploré que cette lutte soit très peu relayée dans les media, alors que ces travailleurs vivent, selon eux, une situation "hallucinante". Cette prestation pourrait leur valoir un César…
    "La solution, c'est de pas laisser des gens vivre dans des conditions indécentes, c'est de ne pas gaspiller de l'argent en achetant 90 millions de vaccins" contre la grippe A, a insisté Josiane Balasko, qui pratique l'amalgame comique mais n’a rien à faire des personnes à risque et encourage au boycottage de la vaccination. On comprend, dès lors, qu’il y ait des surplus...
    Côté cour, où les artistes ont fait leur apparition, des clandestins scandaient : "On vit ici, on travaille ici, on veut rester ici." Veni, vidi, vici n’a pas manqué de les inspirer, à moins que le souffleur ne soit venu leur dire leur texte.

    La Ligue des droits de l'homme n'est jamais loin sur ces coups-là et souligne le décalage qui perdure entre les sondages montrant, selon elle, qu' une majorité de chômeurs Français soutiendrait les travailleurs sans papiers mais dénoncerait le refus du gouvernement d'une régularisation à tout va.
    Pour Raymond Chauveau, l'un des responsables de la CGT, le problème des salariés sans papiers embauchés en toute connaissance de cause par des entreprises est maintenant publiquement posé.
    "Il faudra bien trouver une solution. Et la solution est du côté du gouvernement", a-t-il assuré. Les buldozers de la CGT et du PCF resteront cette fois au garage… Lire sans faute PaSiDupes au libellé ‘bulldozer, ceux du PCF, ci-dessous
    Ou celui-ci consacré à la CGT et les sans-papiers

  • Les syndicats demandent que le ministre du Travail, Xavier Darcos, et non plus celui de l'Immigration, ministre socialiste de l'ouverture, se saisisse du dossier. Est-ce que l’UNEF, la FCPE et la FSU veulent aussi reprendre Darcos ? Et si les citoyens vigilants constituaient désormais les gouvernements ?

    Après un signe de bonne volonté du ministre de l'Immigration, Eric Besson, qui a déjà élargi fin novembre les critères de régularisation, le gouvernement n'a plus varié sur ce dossier.