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jeudi 8 janvier 2015

Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, renonce à son mandat

Un nouveau secrétaire général dès la semaine prochaine !

La CGT a hâte de tourner la page

Avant que son parachute doré
ne se mette en torche
Le numéro un de la CGT Thierry Lepaon a lui même fait l'annonce mercredi qu'"il y aura un nouveau secrétaire général de la CGT la semaine prochaine", renonçant ainsi à son mandat, a indiqué mercredi une source interne.
Les appels à la démission de Thierry Lepaon se sont multipliés depuis des révélations sur la rénovation de son domicile de fonction et de son bureau, ainsi que sur une prime reçue à son départ de ses précédentes fonctions, en Normandie.

Thierry Lepaon, qui avait annoncé mardi qu'il remettait en jeu son mandat, a fait cette déclaration devant la commission exécutive, direction élargie de la centrale. Il avait succédé à Bernard Thibault en mars 2013.

Dépêche minimaliste de l'AFP

Reprise sans plus de détails par L'Expansion, le limogeage mériterait plus de commentaires...
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a démissionné de ses fonctions avec tous les membres du bureau confédéral du syndicat, dans la foulée des affaires dont il est le centre et qui ont éclaté ces derniers mois, a-t-on appris mercredi de source interne.

Thierry Lepaon a donc franchi le pas qu'il avait refusé de faire mardi, lorsque le bureau confédéral, dont il faisait partie, a simplement proposé de remettre son mandat "à la disposition" de la seule instance habilitée à les démettre, le comité confédéral national (CCN), le parlement de la CGT.

La crise déclenchée par ces fuites a réactivé le malaise de la CGT, toujours meurtrie par la succession mal préparée de Bernard Thibault, sans véritable cap et malmenée lors des dernières élections professionnelles dans la fonction publique.

Avant les vacances de Noël, Thierry Lepaon avait lancé une contre-offensive dans les media et au sein de son organisation, avec le soutien de dirigeants de fédérations. Il avait alors réaffirmé qu'il n'entendait pas être "le rat qui quitte le navire" en difficulté, tandis que certains de ses soutiens parml les instances dirigeantes de la CGT proposaient une démission collective du bureau confédéral, mais le maintien du secrétaire général pour former une nouvelle équipe.

La question du remplacement de la direction actuelle est une des plus délicates que l'organisation ait à affronter, alors que son prochain congrès n'est prévu qu'en 2016.

mercredi 26 novembre 2014

CGT: Lepaon avait aussi fait rénover son bureau

Après son appartement, au motif qu'il vient de province?

130.000 euros + 62.000 
Rien n'est trop beau pour rénover le bureau du patron au siège de la centrale à Montreuil: la CGT a dépensé 62.000 euros, affirme Le Canard enchaîné.

D'abord l'appartement de fonction: Thierry Lepaon a fait financer les coûteux travaux de rénovation de son appartement de fonction par la CGT, pour un montant de 130.000 euros. Ces informations sont parues dans la presse sur fond de lutte interne, alors que le secrétaire général du syndicat a déjà annoncé qu'il briguerait un deuxième mandat, lors du prochain congrès de la confédération en 2016. 
Le devis initial  atteignait 150.000 euros pour cet appartement de 120 m2, selon l'hebdomadaire satirique. Thierry Lepaon aurait toutefois renoncé à quelques dépenses comme l'installation d'un home cinéma ou d'une cave à vins, indispensables à une saine direction du syndicat ouvrier proche du Parti communiste (PCF).

"Ça ne coûte rien aux syndiqués, 

c'est la CGT qui paye" ?

Le loyer de cet appartement est de 2.000 euros. Elu en mars 2013 à la tête de la confédération, cet ancien de Moulinex habitait auparavant dans le Calvados, d'où la nécessité pour la centrale de lui trouver un appartement de fonction bien situé, en banlieue parisienne paisible, en bordure du bois de Vincennes.
A l'époque, Eric Lafont, le trésorier de la CGT, confirma les informations de l'hebdomadaire et justifia le montant des travaux : "c'est la première fois que la CGT a un secrétaire général qui ne vient pas de Paris, mais de province. Nous devions lui mettre un logement à disposition.Nous avons décidé de louer un appartement proche du siège du syndicat, pour qu'il exerce pleinement son mandat. Donc oui, nous avons remis l'appartement à neuf, avant qu'il entre dedans.  Nous n'allions pas lui demander de payer un deuxième loyer pour travailler à Paris, alors qu'il habite déjà dans un HLM en Normandie." La CGT a simplement eu la délicatesse de lui faciliter la transition de la HLM à la banlieue résidentielle. 

Les travailleurs de la CGT ont également dépensé la somme de 62.000 euros,  en plus des coûteux travaux réalisés dans l'appartement de fonction de son numéro un, Thierry Lepaon.  

Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire reproduit un extrait d'un devis pour des travaux d'aménagement, réalisés au début de l'année. Ce bureau de plus de "50 mètres carrés" aurait été entièrement rénové pour un montant de 62.179,44 euros, parquet flottant, mobilier,  électricité, etc..., tout compris. 

Réunie mardi au siège de la centrale, la Commission exécutive de la CGT "a été informée du montant de ces travaux", à la suite des révélations du Canard enchaîné, selon une source interne. "On est dans la démesure", a estimé cette source. Selon elle, en guise d'explication, Thierry Lepaon a fait valoir que "pendant 15 ans, il n'y avait pas eu de travaux dans ce bureau".

"Un an dans les meubles de Bernard Thibault". Le 19 octobre, alors qu'il était interviewé sur France 5, Thierry Lepaon avait affirmé qu'après son élection à la tête de la CGT en mars 2013, il avait "vécu pendant presque un an dans les meubles de Bernard Thibault", son prédécesseur. Ensuite, "on a refait pratiquement tout dans ce bureau", avait-il dit. A propos des 105.000 euros dépensés par la CGT pour rénover son appartement de fonction en bordure du bois de Vincennes, Thierry Lepaon avait en outre assuré qu'il n'avait pas été informé du coût de ces travaux, bagatelle, en privé, mais tout en faisant état de dysfonctionnements au sein de la centrale. D'après le trésorier du syndicat, Eric Lafont, la CGT avait déjà lancé une première enquête interne. "J'ai lancé une enquête interne ce matin, car il s'agit vraisemblablement d'un document qui a été dérobé à l'intérieur de nos services", avait soupçonné E. Lafont, qui va devoir en lancer une deuxième...

La CGT ne dément pas. Dans un communiqué publié mardi soir, la CGT ne dément ni le montant, ni le détail des travaux évoqués par le Canard. Mais la centrale rappelle que chaque année, la confédération conduit un programme de travaux d'entretien, de rénovation et de mise aux normes des bâtiments et que les comptes de la CGT sont publiés et consultables. Ils sont d'ailleurs doublement audités, d'abord par un commissaire aux comptes, puis par la Commission financière de contrôle désignée par le congrès. Tous libres et indépendants du boss.


samedi 12 janvier 2013

Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus)

Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois 


Le salaire du nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, s'élève aussi à 4500 euros par mois, tandis que celui de la CGT s'affiche à 2300 euros par mois, .

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, qualifiait de " procès d'intention" "les motivations principales" de la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur le financement des organisations syndicales d'employeurs et de salariés, en juin 2011 sur RTL.

Le niveau de rémunération du cégétiste équivaut au salaire moyen en France

En réponse à une remarque de Nicolas Perruchot, député du Nouveau Centre et initiateur de la commission d'enquête sur "l'opacité" du financement des syndicats  Bernard Thibault avait  expliqué recevoir "un salaire statutaire" (!), étant "dégagé syndicalement d'une entreprise publique", c'est-à-dire détaché de la SNCF, aux frais des utilisateurs du service public. 
"J'ai donc une rémunération statutaire de l'ordre de 2.300 euros. Il n'y a pas besoin d'une commission d'enquête; il suffisait d'interroger le PDG de la SNCF pour connaître la rémunération du secrétaire général de la CGT", a-t-il observé. Pourquoi le principal intéressé renvoie-t-il à l'absent de l'entretien ?

La CGT ne lui verse pas de rémunération complémentaire et prend simplement en charge sa voiture de fonction, une Citroën C6. Mais reverse-t-il solidairement aux camarades de l'organisation syndicale ?

C'est la CFDT, en revanche, qui prend en charge le salaire de son leader



Le nouveau patron de la CFDT 
et l'ancien

La rémunération du patron de la CFDT s'élève à 4500 euros nets par mois, sur 13 mois, selon Les Echos.

Le SMIC brut étant à 1 425,67 euros par mois (juil. 2012) pour 35 heures hebdomadaires, soit 9,49 € de l'heure (janvier 2013), le SMIC mensuel net (1er juillet 2012) était de 1 118 euros. 
Chérèque touchait quatre fois le SMIC. Sans compter les avantages divers et en espérant que ses avantages fiscaux ne sont pas ...injustes !

Le Leader de FO (Force ouvrière), Jean-Claude Mailly, gagne presque autant (4300 euros par mois sur 13 mois).

Le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, se sucre-t-il à son tour, au mépris de la précarité des salariés dans la crise ? 

Bâton de maréchal ou parachute doré ?

Le 3 janvier 2013, le président de la République a récompensé un fidèle serviteur
Déjà élu président du Think-thank Terra Nova le 12 janvier 2013 à la satisfaction de François Hollande (lien PaSiDupes), à 56 ans et à quatre ans de la retraite, François Chérèque a été nommé inspecteur général des Affaires sociales, IGAS, (5e tour) en Conseil des ministres à compter du 7 janvier 2013, au statut de haut-fonctionnaire.
sa rémunération est éloquente : de 53.368,14 € à l’entrée, 69 238 € au bout de quatre ans. 

Le candidat socialiste en meeting, le 3 mars 2011 à Dijon, se posait alors pourtant en défenseur de hauts fonctionnaires
"déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et fustigeait des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes" de son prédecesseur.

Le "changement maintenant", c'est un fait, n'a pas encore atteint la haute fonction publique d'Etat non plus.

vendredi 28 décembre 2012

Emploi: la CGT s'oppose au plus de flexibilité du gouvernement


La CGT contre une coalition gouvernement-Parlement  générant plus de flexibilité

Entente cordiale Parisot - Sapin
lors de la conférence sociale
de juillet 2012
Bernard Thibault a prévenu que la CGT sera "très mobilisée dès les premiers jours de janvier pour empêcher tout accord générant plus de flexibilité dans le marché du travail", dont les partenaires sociaux doivent rediscuter les 10 et 11 janvier.

"Je voudrais être persuasif [et modéré] à l'égard du gouvernement et des parlementaires: non seulement ce ne serait pas une bonne solution pour l'emploi, mais si des velléités de déréglementation se faisaient jour, la CGT s'y opposerait avec toutes ses forces", a mis en garde le secrétaire général de la CGT sur RMC-BFMV vendredi .

Syndicats et patronat ont échoué à trouver un accord avant la fin de l'année sur la "sécurisation de l'emploi", comme le souhaitait François Hollande, ont été appelés jeudi à la "responsabilité" par le ministère du Travail et à conclure les 10 et 11 janvier.
"Ca fait 25 ans qu'on nous explique qu'en précarisant, en assouplissant le code du travail, on va créer des emplois", "il n'est pas question d'accepter la théorie selon laquelle les licenciements d'aujourd'hui créent l'emploi de demain", a-t-il annoncé.

Le leader syndical dénonce

Alors qu' "une négociation s'est ouverte à la demande du gouvernement pour faire reculer la précarité, le MEDEF nous propose à l'inverse (...) d'ajouter de nouveaux types de contrats de travail et de faciliter les licenciements", précise Thibault .

"Le patronat s'est mobilisé pour convaincre le gouvernement", accuse-t-il. 
"Si j'avais un message pour 2013 aux salariés: 'ne restez pas spectateurs', il faut nous-mêmes exercer une pression pour que soient prises les bonnes décisions", a déclaré B. Thibault.

Il a également dit "douter fortement" d'une inversion de la courbe du chômage fin 2013, objectif fixé par le président François Hollande, alors que le nombre de demandeurs d'emploi ne cesse de grimper depuis 19 mois.
"Je n'ai pas de raison de douter de l'engagement ou de l'objectif", "par contre j'ai des éléments qui me permettent de douter fortement de la perspective d'avoir un inversement de la courbe du chômage en 2013 comme le président de la République l'a affirmé", a-t-il déclaré.

Pour lui, le changement promis par François Hollande "a été relégué à 2 années plus tard", ce qui engendre "surprise" et "déception" et laisse entendre que "la parole du MEDEF est plus influente que celle des organisations syndicales", gronde-t-il.

Le numéro un de la CGT a également souligné que "la CGT a remporté haut la main les élections dans les TPE", dont les résultats ont été publiés le 21 décembre, souhaitant que "le gouvernement ait entendu le message".

Et la CFDT, elle ne pense rien sur la flexibilité de l'emploi ?

samedi 1 décembre 2012

Florange: les syndicats se disent trahis par le gouvernement

Les métallos se sentent trahis par les politiques socialistes

"On nous a menti", estime Edouard Martin de la CFDT


La CFDT ne croyait pas
si bien dire...
La CFDT répugne à nommer l'exécutif socialiste qui les a menés en pédalo

Ni nationalisation promise, ni plan social et ni redémarrage des hauts-fourneaux de Florange (Moselle) par Mittal. Le gouvernement a choisi le compromis mou, annoncé vendredi soir par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, après qu'un pacte mystérieux a été signéavec le groupe sidérurgique à Matignon.


Mittal s'engage à investir 180 millions d'euros sur cinq ans dans son affaire, mais la menace plane toujours sur l'approvisionnement en gaz. "Si Mittal coupe les vannes de gaz, c'est mort. "



Un compromis qui a généré une très grosse déception à Florange
Les syndicats d'une part et le maire socialiste de la ville, d'autre part partageaient une  vive méfiance à l'égard des promesses du gouvernement et d'ArcelorMittal. 



Ambiguïté du responsable CFDT d'ArcelorMittal à Florange


Ils étaient bons,
les croissants du ministre,
n'est-ce pas, 
Edouard Martin ?
Edouard Martin accuse ce samedi le gouvernement d'avoir "menti tout au long" des discussions sur l'avenir de Florange, mais garde sa confiance à Montebourg.

Au pouvoir, il reproche que  "jusqu'à la dernière minute quasiment, on nous a fait croire que la nationalisation temporaire était acquise." Et d'accuser le Premier ministre: "On n'a pas compris du tout ce pataquès de dernière seconde où Jean-Marc Ayrault a annoncé une piste qui n'avait jamais été évoquée", a-t-il lancé sur RTL. 
VOIR et ENTENDRE un reportage de France Info qui rend encore Mittal responsable du compromis négocié par Ayrault et avalisé par Hollande:


Le syndicaliste désigne pourtant  Ayrault, se demandant "si à un seul moment le Premier ministre a cru à l'hypothèse de la nationalisation". "On aurait aimé qu'on arrête de nous rouler dans la farine (...). J'ai l'impression qu'on nous a menti tout au long", a-t-il dit. Pour le responsable syndical, «si le patron n'était pas Mittal on aurait pu crier quasiment victoire» mais, a-t-il ajouté, 
Le syndicat réformiste reproche au gouvernement d'avoir discuté avec Lakshmi Mittal: il "n'a jamais respecté les engagements qu'il a pris". E. Martin a exprimé la crainte que "pour le gouvernement le dossier soit bouclé et la page tournée, et que (les salariés de Florange) soient oubliés".


Dès samedi, Edouard Martin est passé aux menaces


Hollande fait
 déchanter
les métallos
"Nous avons été le cauchemar de Sarkozy, on pourrait être celui de ce gouvernement (...) Les rénovations et les investissements, c'est maintenant que nous les voulons, pas dans cinq ans. Nous exigeons que les travaux de rénovation démarrent tout de suite". 
Le délégué syndical exige la tenue "d'une réunion tripartite gouvernement-syndicats-direction" au cours de laquelle il souhaite avoir des garanties quant à "l'échéancier sur l'investissement de 180 millions euros promis".

La CFE-CGC (cadres) "dit banco ! " à la réunion tripartite promise à Florange avec Jean-Marc Ayrault.

Le secrétaire fédéral de FO Métaux est aussi dubitatif

"Je suis satisfait qu'ArcelorMittal fasse fonctionner la totalité du site tout en faisant Ulcos mais
j'aimerais connaître ce qu'il y a exactement dans l'accord. A priori la déclaration du Premier ministre nous convient, puisque on n'a pas de plan social, on va refaire fonctionner les hauts fourneaux avec Ulcos et ArcelorMittal va verser 180 millions d'euros, mais j'espère que ce n'est pas de la poudre aux yeux." 
"Or, 8 millions multipliés par 18 mois cela fait 164 millions", a indiqué Frédéric Souillot faisant remarquer qu'il ne restera pas grand chose de la somme promise par ArcelorMittal.

Lionel Burriello, représentant du collectif jeunes de la CGT à Florange

"
C'est une trahison, une incohérence totale par rapport aux déclarations de toute la semaine, c'est de l'enfumage. Rien que le mot accord avec ArcelorMittal ça me donne envie de pleurer, on a l'impression de vivre un Gandrange 2." Ou Vilvorde, pour les moins jeunes qui ont connu le gouvernement Jospin.


La CGT dénonce " un renoncement condamnable " du gouvernement

Le secrétaire général de la CGT affirme que le site de Florange n'est pas " sauvé ".VOIR et ENTENDRE Bernard Thibault doute fort de la reprise d'activité de la filière chaude et envisage la fermeture définitive de Florange:


L'affaire de Florange menace les syndicats d'éclatement

A la tête de la CFDT, on assure que l'accord entre le gouvernement et ArcelorMittal est "une victoire", aux dires de son secrétaire général, Laurent Berger, affirme que . C'est d'aileurs lui qui se plaît à affirmer calmement:" Les hauts-fourneaux du site sidérurgique ArcelorMittal de Florange ne seront pas coupés cette semaine." (sic)

A l'inverse, sur le terrain, le délégué du site crie à une "très haute trahison d'Etat".



mercredi 7 novembre 2012

Compétitivité de Hollande, un "pacte sans la CGT

Ce "pacte" qui n'apaise pas Thibault 


Comme Mélenchon,
la CGT met "à la poubelle"
le plan de son candidat
à la présidentielle

Baroud d'honneur de Bernard Thibault

Le patron de la CGT a lancé une offensive contre le gouvernement et son pacte de compétitivité, affirmant mercredi que la page de la crise interne de son syndicat est désormais "tournée", au lendemain de la désignation de son successeur Thierry Lepaon.


"La CGT conteste fortement les volets essentiels du dispositif" présenté mardi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en soutien à la compétitivité, a lancé le secrétaire général du syndicat, lors d'une conférence de presse au côté de son dauphin désigné.

Selon lui, "au fil des mois, les motifs de déception se multiplient, voire de critiques ou d'incompréhension à l'égard des décisions du gouvernement".


Thibault a rejeté à la fois le diagnostic qui sous-tend le plan du gouvernement- "une vaste campagne consistant à culpabiliser les salariés sur le coût du travail" - et son financement, via la hausse de la TVA, "un impôt très inégalitaire". "Je croyais que le gouvernement était contre la hausse de la TVA", a-t-il raillé.

Par ailleurs, selon lui, les 20 milliards d'euros de crédit d'impôts prévus par le plan, "vont bénéficier à toutes les entreprises y compris à celles qui distribuent des dividendes. C'est inacceptable pour nous".
"Je comprends que Mme Parisot (la patronne du MEDEF) a dû boire du champagne hier soir", a-t-il ironisé.

"20 milliards, ce n'est pas une paille. Même si on prend pour argent comptant le pronostic du gouvernement sur la création de 300.000 emplois" grâce à ce plan, "cela fait 67.000 euros pour chaque emploi créé et payé souvent au Smic. C'est cher payé", a-t-il dit.

Ces 20 milliards "s'ajoutent à 160 mds d'exonérations déjà accordées. Je dis stop", a lancé B.Thibault, qui espère persuader le gouvernement de "revenir sur certaines dispositions" du plan lors d'une rencontre le 22 novembre.

La CGT ne voit pas de "rupture" avec l'ére Sarkozy

Voeux 2010 à l'Elysée
de B. Thibault (CGT)
au Président Sarkozy
Thibault reconnaît certaines "mesures positives" du gouvernement, notamment le retour partiel à 60 ans. Mais, concernant "l'emploi et le pouvoir d'achat, nous ne sommes pas en présence d'une politique gouvernementale suffisamment en rupture avec ce qui s'est fait ces dernières années", a-t-il jugé.

Mais le cégétiste s'en est pris à "la position expectative du gouvernement", qui s'en remet trop, selon lui, au "dialogue social". "On ne peut pas s'en remettre uniquement à des négociations" entre patronat et syndicats: le leader vise ainsi la CFDT concurrente, derrière laquelle se retranche le gouvernement, et suggère que  "le législateur doit prendre la main".
Prenant l'exemple des négociations en cours sur la sécurisation de l'emploi, "nous n'arriverons pas à nous mettre d'accord avec le patronat sur la nature des réformes à mettre en oeuvre pour sortir de la crise", a-t-il notamment estimé.

La CGT entend marquer son insatisfaction lors de la mobilisation organisée le mercredi 14 novembre avec d'autres syndicats, dont la CFDT, à l'appel de la Confédération européenne des syndicats. "87 manifestations et rassemblements sont prévus", a dit Thibault.

Thibault entend exercer pleinement sa responsabilité jusqu'en mars, même si le dauphin désigné sera associé à la direction mais .

Il a ainsi refusé d'évoquer à ce stade son bilan de près de 14 ans à la tête de la CGT, "j'ai encore quatre mois pour l'améliorer !", a-t-il dit.

Quant à M. Lepaon, il a insisté sur le nécessaire "rassemblement" de la CGT qui est sa principale "force". Il a affirmé aussi qu'il n'était pas forcément à la recherche d'une "rupture" avec son prédécesseur sur la gestion du syndicat.


mardi 10 juillet 2012

Conférence sociale: Mailly craint un coup-fourré du gouvernement socialiste

Les acteurs sociaux ont-ils des lots à retirer de cette kermesse médiatique ?

La conférence sociale qui débuté le lundi 9 juillet est un "test" sur la méthode que le gouvernement entend employer afin de développer le dialogue et la concertation avant de proposer des réformes, a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Vu la foule de sujets graves abordés en seulement deux demi-journées et la  multitude des participants, l'entreprise est une gageure qui laisse augurer une vaste esbroufe. 

Jean-Claude Mailly (Force Ouvrière, FO) a d'ailleurs commencé par estimer que la conférence sociale est une occasion pour "poser les revendications de FO": rien de changé sur la méthode, donc, du côté syndical ! 

"Ce n'est pas au gouvernement de décider du tempo", a-t-il encore déclaré sur i-télé lundi matin. 


VOIR et ENTENDRE
les inquiétudes du patron de FO:


Le dialogue n'est pas dans la culture des partenaires sociaux

A tel point qu'il faudrait l'inscrire dans la constitution ! C'est dire qu'il n'existe pas et qu'il faut l'imposer...

VOIR et ENTENDRE l'épreuve de force engagée par les syndicats:
Les syndicats ont visiblement compris que la méthode Hollande  débouchera  sur peu de mesures concrètes. Mais le gouvernement mise sur une communication abondante destinée à gagner la sympathie de l'opinion en la mystifiant avec la complicité des media militants.
Tout en lançant une "grande" conférence sociale à grand renfort d'images et d'interventions dans la presse, le  gouvernement a donc assuré la semaine dernière que l'époque des "sommets spectacle" serait révolue. Histoire de mener son public en pédalo, l'objectif de la conférence est en fait d'obtenir des intéressés qu'ils souscrivent à  une feuille de route sociale qui leur sera imposée pour la durée du quinquennat. 

Or, les centrales syndicales manifestent des signes d'impatience: malgré l'urgence des mesures attendues, le gouvernement Ayrault-zéro continue de se chercher et occupe la galerie quand le pays attend des annonces immédiates.

Même suspicion  à la CGT



De gauche à droite,
 
 Parisot et Benoît Roger-Vasselin (MEDEF) sont assis côte à côte avec Nadine Prigent et   Bernard Thibault de la CGT

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a déclaré que son organisation souhaite des mesures rapides.

"Il nous faut aussi des décisions concrètes, il faut des engagements sur le moyen terme mais il faut aussi des décisions concrètes", a-t-il indiqué, après six semaines de présidence socialiste.
"Il y a une situation suffisamment urgente pour que sur un certain nombre de domaines, le gouvernement ne tergiverse pas ou ne se fasse pas asphyxier par l'attitude patronale", a-t-il jugé, résolument figé dans une optique de lutte des classes.


Les syndicats les plus radicaux sauront-ils attendre septembre ? 
Quant aux décideurs privés, en ont-ils les moyens ? 

mardi 29 mai 2012

Ayrault fait son show social

Le nouveau gouvernement face aux engagements sociaux du candidat Hollande

DH (dirham marocain); euro en France
Sans majorité, le premier ministre Jean-Marc Ayrault amusera la galerie en ouvrant aujourd'hui ses premières consultations officielles avec les huit organisations syndicales et patronales représentatives. 

Il tentera de mener à bien les importantes réformes structurelles promises au cours du quinquennat et répondre rapidement à deux promesses coûteuses :   remettre à plat l’ensemble des éléments de la réforme des retraites de 2010   et augmenter le salaire minimum (SMIC).

Le calendrier s'étale sur deux mois 
Jean-Marc Ayrault a prévu de recevoir chaque organisation séparément pendant une heure. 
Ces consultations seront suivies d'une petite conférence à Matignon, début juin, pour préciser les chantiers à ouvrir, confirmant ainsi que les 60 engagements du candidat Hollande n'étaient que du vent.

Ce qui est déjà présenté comme une "grande conférence sociale"  se tiendra en grande pompe à l'Elysée avant le 14 juillet.
L'emploi, la compétitivité, la formation professionnelle, le contrat de génération -idée phare du candidat en campagne-, les salaires, les conditions de travail, l'égalité salariale hommes-femmes et la réforme des retraites que Jospin avait craint de lancer,  feront partie de ces chantiers, a d'ores et déjà annoncé le Premier ministre, qui mettra ainsi deux mois avant de prendre  les mesures pour les Français qu'exigent la situation économique internationale et l'état d'endettement du pays.

Après une période de parti-pris politiques des syndicats à l'encontre de l'ex-président Nicolas Sarkozy, les organisations syndicales affichent leurs a priori  favorables au dialogue social que la plupart avaient jusqu'ici refusé. Mais pour ne pas se résumer à une "grand-messe", la négociation devra "se décliner ensuite ministère par ministère", a prévenu le leader de FO, Jean-Claude Mailly.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dont le syndicat avait déjà appelé à "battre" le président sortant Nicolas Sarkozy, avait ensuite annoncé clairement mardi 1er mai sur Europe 1 qu'il voterait pour le candidat socialiste François Hollande au second tour de la présidentielle.


A Matignon, J.-M. Ayrault sera soutenu par quatre ministres, Marisol Touraine (Affaires sociales), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Michel Sapin (Travail) et Marylise Lebranchu (Fonction publique).

Alors que se précisent les craintes de plans sociaux, Laurence Parisot, la patronne du MEDEF veut "convaincre" le gouvernement "d'amender" le "coup de pouce" promis au SMIC, que FO et la CGT souhaitent très "sensible". 

Jean-Luc Mélenchon, le candidat des communistes, avait fait miroiter 1700 euros... 
Cette hausse aurait des effets positifs sur la consommation, donc sur la croissance, assurait le candidat du Front de gauche, tandis que les analystes responsables lui opposaient les risques de destructions d'emplois et de perte de compétitivité.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze expliquer les effets pervers d'une hausse du SMIC:




Mais, "lutter contre les licenciements, c'est d'abord favoriser l'embauche, et donc éviter toute mesure économique et sociale qui freine les embauches", a  répété Laurence Parisot dimanche, visant notamment le décret en préparation sur les retraites pour permettre de partir à 60 ans à ceux qui ont commencé à travailler tôt.

Ce dossier divise aussi syndicats et gouvernement
Ayrault-Hollande relancent
le "débat participatif"...
La supercherie réside dans l'exigence dissimulée à ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans: Hollande exige qu'ils aient cotisé suffisamment - 41 ans - pour partir à la retraite dès 60 ans et à taux plein. Sachant que le coût de la mesure s'élèverait à 1 milliard d’euros en 2012 et 5 milliards en 2017 et que, pour financer cette mesure, le gouvernement devrait augmenter de 0,1 point par an les cotisations vieillesses, l’équipe Hollande clamait pourtant que les périodes prises en compte dans la durée cotisée seraient le service militaire (dans la limite d'un an), les congés maternités, les arrêts maladies et les accidents de travail (un an maximum cumulé). Mais les syndicats considèrent que le compte n'y est pourtant pas et réclament d'inclure également les périodes de chômage.

Beaucoup de démagogie et de déception

La mesure, qui fera l'objet d'un décret, devrait seulement concerner " autour de 100.000 personnes " par an, a admis Jean-Marc Ayrault sur RTL, nettement moins donc que les " 130.000 à 150.000 " évoqués dans la période des mensonges de campagne. Ils seraient moins d'un nouveau retraité sur six dans le secteur privé. La mesure s'appliquerat aussi à la fonction publique, mais la population concernée devrait y être encore plus faible.



La concertation annoncée sera un premier test pour le gouvernement Ayrault.
Hollande devra arbitrer...



lundi 2 avril 2012

Nancy: Sarkozy rappelle ce qu'il a fait pour Florange


Le président-sortant a fustigé l'action partisane de la gauche politique et syndicale



15 mars à Paris: des métallurgistes CFDT, CGT et FO manifestent violemment devant le QG de campagne du candidat Sarkozy

 

Les syndicats se mêlent ouvertement de politique



La CGT est entrée en opposition frontale

Mardi 31 janvier, la CGT a clairement appelé à un changement à la tête de l’État.
Cette prise de position publique marque une rupture des organisations syndicales avec leur relative neutralité traditionnelle face aux échéances électorales.

Au meeting que la centrale syndicale communiste tenait dans au Zénith le 31 janvier pour revendiquer le retour à la retraite à 60 ans, la salle a été incitée à huer le nom de Nicolas Sarkozy.

Mais surtout, Bernard Thibault, qui appelle à manifester contre l’austérité, a lancé : " Vous aurez du mal, Monsieur le futur candidat (?), à trouver dans cette salle et chez ceux qui nous écoutent beaucoup de supporteurs pour vous aider à rempiler cinq ans de plus à l’Élysée. "



Au premier rang, quatre candidats de l'extrême gauche étaient à la fête

Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, avec lequel Bernard Thibault a récemment tenu une conférence de presse commune, les trotskistes Philippe Poutou (syndicaliste CGT et NPA), avec  Nathalie Arthaud pour Lutte Ouvrière (LO) ainsi que Gro-Eva Joly d’Europe Ecologie-les Verts (EELV). 


Outre la candidate altermondialiste binationale,
le Parti socialiste, lui, s’était fait représenter par Jean-Marc Ayrault. 

Les partis de droite et du centre, quant à eux, n’avaient pas été conviés...

Le président-candidat avait donc de bonnes raisons de villipendér, outre la radicalisation de la gauche, son "incompétence affichée" dans sa manière d'aborder le dossier du site ArcelorMittal de Florange.


Puis il a énoncé quelques faits que la propagande dénature
"Qui a dû discuter pied à pied avec les actionnaires d'ArcelorMittal ?, a-t-il interrogé. 
Nicolas Sarkozy a d'ailleurs expliqué qu’il ne laisserait "jamais tomber la sidérurgie parce que ma conviction, c'est que la production d'acier est essentielle pour une grande économie comme l'économie française".
Nicolas Sarkozy était donc particulièrement justifié à fustiger l'entrée des syndicats sur la scène politique, parrainés par le PS.

Lundi 2 avril, interrogé sur l’aciérie ArcelorMittal de Florange (Moselle) dans un entretien à L’Est Républicain, Le Républicain lorrain et Vosges Matin, Nicolas Sarkozy a mis sur la place publique le rôle néfaste de la confédération et singulièrement des " permanents de la CFDT " du site, après ceux d'ailleurs de SeaFrance, à propos desquels le secrétaire général, François Chérèque, avoua sur RTL en janvier avoir "un peu honte" du comportement "pas honorable" des militants de la CFDT.


Le candidat fait valoir les efforts du président Sarkozy

Nicolas Sarkozy évoqua les métallos de la CGT


"Ils trahissent la confiance des salariés." Ils sont venus m’insulter et essayer de casser mon siège de campagne.
" Mais " nous accuser d’avoir voulu casser son QG de campagne alors que nous étions venus à Paris pour dialoguer, c’est instiller la haine et le mensonge ", a aussitôt prétendu Édouard Martin, l’un des syndicalistes visés, omettant de préciser que le rendez-vous était prévu le lendemain !...

Le président-sortant a épinglé les élus socialistes



A Nancy, Nicolas Sarkozy n'a pas épargné Aurélie Filippetti raillant "l'incompétence affichée" dans sa manière d'aborder le dossier du site Arcelor Mittal  pour qu'à Florange on remette 17 millions d'euros ? (...) Je les ai obtenus de l'actionnaire d'ArcelorMittal, je me suis battu pour cela (...) C'était mon devoir."

Membre de l’équipe de campagne de François Hollande,
la députée PS de la circonscription de Florange avait accusé Nicolas Sarkozy avec brutalité de "démagogie anti-syndicale".

"Je vois que Mme Filippetti est bien bavarde quand il s'agit de parler de moi. Mais qu'est-ce qu'elle a fait pour convaincre les actionnaires? 

Le chef de l'État a également apporté les mises au point qu'imposent les caricatures de son adversaire de gauche, François Hollande

"J’ai tenu mes engagements, je les tiendrai. Quant aux autres, qu’est-ce-qu’ils font ? " a-t-il interrogé. Il a d'ailleurs évoqué la légèreté du candidat socialiste qui "a pris un engagement qu’il tiendra. Il est venu et a dit – je ne promets rien –, il tiendra", a-t-il déploré.

Le candidat de la gauche a donc reçu son petit paquet-cadeau
Quant à monsieur Hollande, il a pris un engagement qu'il tiendra. Il est venu et il a dit : 'Je ne promets rien'. Et "il tiendra !", a-t-il ironisé

Il a encore cité le candidat de la gauche qui pensait se flatter: "Quand je ne suis pas sûr, je ne dis rien". Une fine remarque sur laquelle le chef de l'Etat le railla : "Il ne dira rien" !

"Dans mon identité, le mot renoncement n'existe pas, j'essaie toujours, je me bats toujours", commenta-t-il.
Il a insisté sur les 17 millions d'euros d'ArcelorMittal qu'il a obtenu pour les salariés de Florange.  "Je les ai obtenus de l'actionnaire d'ArcelorMittal, je me suis battu pour cela (...) C'était mon devoir", a souligné Nicolas Sarkozy à l'attention de ses détracteurs de mauvaise foi.

Avant cette réunion publique, Nicolas Sarkozy a visité la centrale solaire de Toul-Rosières, la plus grande d'Europe, installée sur une base aérienne désaffectée et qui doit produire à partir de l'été prochain l'équivalent de 115 mégawatts, soit la consommation d'une ville de 60.000 habitants. "Je crois à la vocation industrielle de la Lorraine qui a beaucoup souffert", a-t-il assuré devant les salariés enthousiaste de la centrale, construite par EDF Energies Nouvelles.