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mardi 29 mai 2012

Ayrault fait son show social

Le nouveau gouvernement face aux engagements sociaux du candidat Hollande

DH (dirham marocain); euro en France
Sans majorité, le premier ministre Jean-Marc Ayrault amusera la galerie en ouvrant aujourd'hui ses premières consultations officielles avec les huit organisations syndicales et patronales représentatives. 

Il tentera de mener à bien les importantes réformes structurelles promises au cours du quinquennat et répondre rapidement à deux promesses coûteuses :   remettre à plat l’ensemble des éléments de la réforme des retraites de 2010   et augmenter le salaire minimum (SMIC).

Le calendrier s'étale sur deux mois 
Jean-Marc Ayrault a prévu de recevoir chaque organisation séparément pendant une heure. 
Ces consultations seront suivies d'une petite conférence à Matignon, début juin, pour préciser les chantiers à ouvrir, confirmant ainsi que les 60 engagements du candidat Hollande n'étaient que du vent.

Ce qui est déjà présenté comme une "grande conférence sociale"  se tiendra en grande pompe à l'Elysée avant le 14 juillet.
L'emploi, la compétitivité, la formation professionnelle, le contrat de génération -idée phare du candidat en campagne-, les salaires, les conditions de travail, l'égalité salariale hommes-femmes et la réforme des retraites que Jospin avait craint de lancer,  feront partie de ces chantiers, a d'ores et déjà annoncé le Premier ministre, qui mettra ainsi deux mois avant de prendre  les mesures pour les Français qu'exigent la situation économique internationale et l'état d'endettement du pays.

Après une période de parti-pris politiques des syndicats à l'encontre de l'ex-président Nicolas Sarkozy, les organisations syndicales affichent leurs a priori  favorables au dialogue social que la plupart avaient jusqu'ici refusé. Mais pour ne pas se résumer à une "grand-messe", la négociation devra "se décliner ensuite ministère par ministère", a prévenu le leader de FO, Jean-Claude Mailly.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dont le syndicat avait déjà appelé à "battre" le président sortant Nicolas Sarkozy, avait ensuite annoncé clairement mardi 1er mai sur Europe 1 qu'il voterait pour le candidat socialiste François Hollande au second tour de la présidentielle.


A Matignon, J.-M. Ayrault sera soutenu par quatre ministres, Marisol Touraine (Affaires sociales), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Michel Sapin (Travail) et Marylise Lebranchu (Fonction publique).

Alors que se précisent les craintes de plans sociaux, Laurence Parisot, la patronne du MEDEF veut "convaincre" le gouvernement "d'amender" le "coup de pouce" promis au SMIC, que FO et la CGT souhaitent très "sensible". 

Jean-Luc Mélenchon, le candidat des communistes, avait fait miroiter 1700 euros... 
Cette hausse aurait des effets positifs sur la consommation, donc sur la croissance, assurait le candidat du Front de gauche, tandis que les analystes responsables lui opposaient les risques de destructions d'emplois et de perte de compétitivité.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze expliquer les effets pervers d'une hausse du SMIC:




Mais, "lutter contre les licenciements, c'est d'abord favoriser l'embauche, et donc éviter toute mesure économique et sociale qui freine les embauches", a  répété Laurence Parisot dimanche, visant notamment le décret en préparation sur les retraites pour permettre de partir à 60 ans à ceux qui ont commencé à travailler tôt.

Ce dossier divise aussi syndicats et gouvernement
Ayrault-Hollande relancent
le "débat participatif"...
La supercherie réside dans l'exigence dissimulée à ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans: Hollande exige qu'ils aient cotisé suffisamment - 41 ans - pour partir à la retraite dès 60 ans et à taux plein. Sachant que le coût de la mesure s'élèverait à 1 milliard d’euros en 2012 et 5 milliards en 2017 et que, pour financer cette mesure, le gouvernement devrait augmenter de 0,1 point par an les cotisations vieillesses, l’équipe Hollande clamait pourtant que les périodes prises en compte dans la durée cotisée seraient le service militaire (dans la limite d'un an), les congés maternités, les arrêts maladies et les accidents de travail (un an maximum cumulé). Mais les syndicats considèrent que le compte n'y est pourtant pas et réclament d'inclure également les périodes de chômage.

Beaucoup de démagogie et de déception

La mesure, qui fera l'objet d'un décret, devrait seulement concerner " autour de 100.000 personnes " par an, a admis Jean-Marc Ayrault sur RTL, nettement moins donc que les " 130.000 à 150.000 " évoqués dans la période des mensonges de campagne. Ils seraient moins d'un nouveau retraité sur six dans le secteur privé. La mesure s'appliquerat aussi à la fonction publique, mais la population concernée devrait y être encore plus faible.



La concertation annoncée sera un premier test pour le gouvernement Ayrault.
Hollande devra arbitrer...



2 commentaires :

  1. J’adore vraiment ce que vous faites, bravo !!! Merci bien de partager avec nous cet article .

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  2. Sans de tels blogs nous serions tenus dans l'ignorance totale des réalités .

    Que de parlotes en vue , ben voyons faut justifier ses revenus même si " paroles , paroles ..." ne servent souvent pas à grand chose car il faut se mettre d'accord et ça c'est" une autre paire de manches " comme disait ma grand mère .

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