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jeudi 24 mai 2012

Parité: les féministes ont les dents longues

Les femmes appellent Hollande à étendre la parité


L'apparence de parité au gouvernement ne suffit pas


La domination féminine est si omniprésente et banalisée dans nos sociétés occidentales que son efficacité politique et sociale n'est plus à démontrer ! 


Les féministes s'inquiètent désormais de la composition des cabinets ministériels, pour le moment largement masculins, et pour la future Assemblée, pour laquelle seules 40% de femmes sont candidates: elles se disent  encore sous-représentées.
Actuellement,  107 députés sur 577 sont des femmes (18.5%).
Mais, selon Coluche, " les femmes seront les égales des hommes le jour où elles accepteront d’être chauves et de trouver ça distingué. "

Les femmes ne sont donc pas aussi enthousiastes que la presse militante 
Les media considèrent que François Hollande a rempli son contrat sur la parité, avec 17 hommes aux postes recherchés et 17 femmes en complément: aucune, sauf la très contestée Christiane Taubira à la Justice, n'a obtenu un ministère régalien sur les quatre (mais cinq effectifs: affaires étrangères et défense, intérieur, justice, économie). Le nombre des femmes titulaires d'un ministère régalien est donc au prorata de leur représentation au Palais Bourbon.

Or, les premières nominations dans les cabinets sont largement masculines. Sur les quelque soixante-dix officiellement désignés jusqu'ici, ils comptent seulement seize femmes, dont quatre directrices de cabinet: au Budget, à la Culture, à la Ville et à l'Elysée.
Au ministère du Droit des Femmes, paradoxalement, le directeur de cabinet Etienne Grass est un homme, de même que son adjoint et le chef de cabinet. Mais au final, "le cabinet sera paritaire, voire avec un peu plus de femmes", assure E. Grass, une fois les postes-clés pourvus.

L'octogénaire Yvette Roudy pousse à la roue


 La féminité n'est pas une incompétence. 
Elle n'est pas non plus une compétence. " 
(Françoise Giroud, Chienne d'année)

Un gouvernement paritaire "est une première étape" mais "qu'en est-il de la parité là où le pouvoir se niche dans l'ombre: cabinets ministériels, nominations dans toutes les grandes instances de la République, présidences de commissions au Parlement ?", s'interrogent deux soutiens bretons de Désirdavenir Royal, dans un communiqué, l'ancienne ministre socialiste (1929, ministre des Droits de la femme, de 1981 à 1986), et la députée (PS) Danielle Bousquet (1945),  qui sont à la tête de l'association l'Assemblée des Femmes.

La parité est "à géométrie variable", embraye une membre du bureau national de la Mutuelle des étudiants, Thalia Breton, de l'association "Osez le féminisme !", issu    du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste et de l'UNEF. "Cela montre une conception de la parité qui s'arrête aux frontières de la représentation politique", grince-t-elle.

Outre le ministère du Droit des femmes, les autres directeurs de cabinet sont "en pleine réflexion pour faire le mieux possible", fait dire la ministre Najat Vallaud-Belkacem (1977).

"On touche aux limites de la loi"
La nomination du gouvernement et la réapparition d'un ministère du Droit des femmes sont des "gestes forts", mais "on est un peu déçues des premières nominations", affirme aussi une adjointe au maire de Paris Bertrand Delanoë, chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l’exclusion et vice-présidente du Conseil général, Olga Trostiansky (1962) du Laboratoire de l'EgalitéCe qui s'explique notamment, poursuit l'adjointe au maire de Paris, par "la faible féminisation de la haute fonction publique", vivier de conseillers ministériels.
Pour Thalia Breton, "cela montre que quand il n'y a pas de loi, la question de la parité ne se pose même pas".

La loi prévoit en effet une baisse des aides publiques pour les partis politiques qui ne présentent pas 50% de candidates, alors que l'Assemblée compte actuellement 18,5% de femmes.
Ce qui n'empêche pas certains partis de présenter plus d'hommes que de femmes aux prochaines législatives. En tout, il n'y aura que 40% de candidates le 10 juin (contre 41,6% en 2007).

Surtout, toutes les candidates ne sont pas investies dans des circonscriptions gagnables par leur parti, ni à l'UMP, ni à gauche, loin s'en faut. Mais leurs homologues masculins non plus.
Avec 40% de candidates, " ne touche-t-on pas là aux limites de la loi ?", s'interroge l'Observatoire de la parité.
"Osez le féminisme !" suggère donc de supprimer complètement les aides publiques aux récalcitrants, une autre promesse de François Hollande.
La militante féministe historique Antoinette Fouque (1936, psychanalyste et militante pour l'émancipation des femmes, demande un "Grenelle des femmes" qui aborderait, entre autres, la parité.

Mais toutes les ministres ne se présentent pas

Elles passent ainsi délibérément à côté d'une occasion unique de démonstration de leur compétence.



“L'homme et la femme sont jugés compétents a priori: le premier jusqu’à ce qu’il fasse la preuve de son incompétence, mais la seconde avant qu’elle ne fasse la preuve de sa compétence.”


Les membres du gouvernement ne donnent pas l'exemple


Le premier ministre Jean-Marc Ayrault avait déclaré que tout ministre battu aux législatives devrait quitter le gouvernement. Depuis, les femmes ne profitent pas de l'aubaine des désistements masculins au PS. 
C'est donc un nouveau reniement du Premier ministre de Hollande, après le maintien de Montebourg au gouvernement, malgré la promesse du président de ne maintenir aucun condamné au gouvernement. 

Christiane Taubira, bien que Garde des Sceaux, refuse d'affronter le vote populaire en juin prochain.

La ministre de la Justice et Garde des Sceaux "ne sera pas candidate aux élections législative " des 10 et 17 juin dans la 1ère circonscription de Guyane, a indiqué Joël Pied, le secrétaire général de son mouvement politique à Cayenne.


Le comble n'est pas encore atteint si on occulte le cas Najat Vallaud-Belkacem qui, toute ministre des Droits de la Femme qu'elle soit, se défile. La porte-parole et ministre des droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, qui devait se présenter à Lyon, s'est déclarée indispensable au gouvernement...
"Pour mieux assumer cet engagement sans délai et cette implication sans partage, je fais toute confiance à Anne Brugnera, et à son suppléant, Walter Graci, pour mener, au nom de la majorité présidentielle, la bataille des législatives dans la 4eme circonscription du Rhône", peut-on lire sur le site de la benjamine du gouvernement, 34 ans.

Mais aucune des activistes du féminisme socialiste sus-nommées ne les a stigmatisées...

Et, côté presse, le magazine Elle n'a toujours pas poussé son cri d'indignation, bien que dédié à tous les aspects de la condition de la femme en politique, singulièrement depuis les primaires socialistes.

Les femmes ministres trouvent la place bonne et laissent la parité aux autres 



Tenir six mois, pour donner droit à retraite

Si le métier de ministre n'est pas très avantageux en termes de retraite, il l'est davantage à l'heure du chômage. Compte-tenu de la "précarité" de leur situation, Premier ministre, ministres délégués (tous ministres !) peuvent en effet toucher l'intégralité de leurs indemnités de fonction lors de l'alternance et ce, pendant six mois. Les anciens ministres deviennent les chômeurs les mieux indemnisés : jusqu'à 13 900 euros pour un ancien ministre et 22 250 euros brut pour un ancien Premier ministre. En dehors du chef du gouvernement, les ministres perdent toutefois la totalité de leurs avantages après leur départ des ministères, du logement de fonction à l'accès gratuit au réseau SNCF en 1re classe.

Philippe de Villiers, député (UMP) de Vendée,  a déposé une proposition de loi visant à aligner les retraites des parlementaires sur celles du secteur privé. Autrement dit: pour pouvoir bénéficier d'une pension à taux plein, le parlementaire devrait avoir cotisé pendant cent soixante trimestres. Soit quarante ans. 


F. Hollande a également promis la parité aux "grandes instances de la République"

Thalia Breton insiste, par exemple, pour que des femmes seront nommées lors du prochain renouvellement du Conseil constitutionnel (deux femmes sur 11 membres aujourd'hui).
Najat Vallaud-Belkacem aura pour tâche de "faire prévaloir auprès de tous les ministères cette exigence de parité" dans les diverses nominations, assure son entourage.



" La chambre des députés [Assemblée nationale] , la moitié sont bons à rien. Les autres sont prêts à tout, " estime Coluche. A quelle moitié les féministes aspirent-elles à appartenir ?

2 commentaires :

  1. Si seulement Philippe de Villiers pouvait
    être écouté , mais c'est de l'utopie.
    Un gouvernement qui va nous couter un maximum de " sous " de nos poches évidemment

    La lecture de ce qui précède est édifiante et
    donne des frissons quand aux conséquences financières

    PAUVRE DE NOUS TOUS , CAR TOUT LE MONDE VA CASQUER BIEN QUE CE NE SOIT PAS UNE CONSOLATION

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  2. Émancipation des femmes :

    dans le cas précis de ce gouvernement il faudrait plutôt dire :

    ON A MIS SUR LE TERRAIN LES MEILLEURS FAUVES QUI ONT ÉTÉ TROUVÉ ET DISPONIBLE
    ET AU VU DE LEURS DENTS : JEUNES DE PRÉFÉRENCE

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