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mardi 7 février 2017

Vallaud-Belkacem suit désormais la voie Hamon mais déraille

"Benoît Hamon a voté tous les textes budgétaires et soutient le CICE," raconte l'ex-porte-parole de Hollande

Zéro pointé pour Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education

Pimprenelle veut faire croire que Benoît Hamon n'est pas si critique qu'on le dit de la politique économique du gouvernement. Mais le ralliement politique est un exercice périlleux, aussi pour les professionnels du grand écart comme Najat Vallaud-Belkacem et,
malgré une longue pratique de l'échauffement à la désinformation comme porte-parole, la ministre de l'Education s'est fait un claquage. 
Pendant la campagne de la primaire à gauche, Najat Vallaud-Belkacem avait pris le parti du premier ministre, Manuel Valls, candidat qui devait balayer ses six rivaux et qu'elle qualifia donc de  "seul véritable homme d'Etat"de la primaire. Mais celui qui croyait maîtriser le balai se retrouva à la poubelle et la fidèle de Hollande lâcha Valls pour passer à Hamon, tombeur de l'"homme fort" du parti socialiste et nouveau "seul véritable homme d'Etat".
Hamon saura-t-il résister à la bécasse ?
Rappelons que la rumeur d’une liai­son entre Manuel Valls et Najat Vallaud-Belka­cem a circulé un temps et que le premier ministre a dû en faire le démenti.
Sur ce présumé avatar de sa vie personnelle, il n’y est pas allé par quatre chemins et, au prin­temps 2016, entre la poire et le fromage d’un déjeu­ner avec des jour­na­listes de sa suite,  Manuel Valls aurait de lui-même attaqué à la hussarde les rumeurs qui évoquaient un coup de canif à son contrat de mariage avec la violoniste, le révélant en couple avec une subalterne de bureau, Najat Vallaud-Belka­cem, ministre de l’Édu­ca­tion.

L'amour rend bête !
Alba Ventura et Laurant Bazin, co-auteurs du livre Le Bal des dézin­gueurs (éditions Flam­ma­rion) ont révélé les propos off très surpre­nants du locataire de Matignon. Valls aurait ironisé sur "les sympa­thiques rumeurs que certains des jour­na­listes présents ce jour-là ont genti­ment relayées", mais que seuls ont eu alors à connaître les malheureux assidus des salles d'attente de dentiste. L'hôte de ce déjeu­ner précisa à ses invités que ses colla­bo­ra­teurs avaient été sommés "de tout lui faire remon­ter" au sujet de cette folle rumeur. 
Si Najat Vallaud-Belka­cem, mariée et mère des jumeaux d'un proche de Hollande à l'Elysée, a opté pour l’in­dif­fé­rence aux bruits de couloirs, Manuel Valls s'est défendu en affirmant qu'il forme "un couple très soudé" a­vec Anne Gravoin, son épouse légitime. L'entourage n'a pas hésité à raconter que Valls aurait fait de la provocation en posant sur les photos offi­cielles au côté de la ministre de l’Édu­ca­tion "pour montrer aux photo­graphes que la rumeur ne lui fait pas peur". Ambigu...

Après l'éviction de Valls et la victoire de Benoît Hamon, la frivole Najat Vallaud-Belkacem a décidé de soutenir le candidat élu du Parti socialiste.
Elle le publie sur France Inter le lundi 7 février .

VOIR et ENTENDRE la versatile politicienne :

Benoît Hamon n'est pas si critique avec le bilan du quinquennat, assure-t-elle:
"Remarquez quand même que Benoît Hamon a voté tous les textes budgétaires, par exemple. Que Benoît Hamon a bel et bien soutenu le CICE. Donc, il n'y a pas de sujet pour moi."
Mais Najat Vallaud-Belkacem dit n'importe quoi


Benoît Hamon a voté tous les textes budgétaires ?
Elle débloque...



Contrairement à ce qu'affirme Najat Vallaud-Belkacem, le député des Yvelines s'est à la vérité abstenu sur trois textes budgétaires après son départ du gouvernement : loi de programmation des finances 2014-2019, projet de loi de finances 2017 et 2015. 
Et voilà comment il justifiait son vote sur ce dernier lors d'une interview sur RFI fin 2014 :
"J'ai fait le choix difficile de m'abstenir, qui est un choix cohérent avec les raisons pour lesquels je ne suis plus membre du gouvernement : un désaccord sur une politique économique qui privilégie la réduction de la dépense publique pour financer 40 milliards d'aides et de soutien aux entreprises."
VOIR et ENTENDRE Benoît Hamon clamer son désaccord avec le gouvernement Valls, au micro de Frédéric Rivière, sur RFI :

Benoît Hamon soutient le CICE ?
Elle débloque...
Benoît Hamon n'a pas varié dans sa condamnation de la politique économique menée pendant le quinquennat de François Hollande.
En vérité, lors d'un déplacement en Lorraine vendredi 3 février, le candidat socialiste à la présidentielle s'est attaqué au... CICE, qu'il est donc censé soutenir d'après Najat Vallaud-Belkacem :
"On ne peut plus avoir une politique de soutien à l'économie, qui se fasse sans contrepartie. Remarquez l'année dernière l'explosion de la distribution de dividendes, au moment où l'on fait du CICE. Ça veut donc dire qu'une grande partie des aides apportées aux entreprises a servi à augmenter la rémunération des actionnaires, pas les salaires, et pas aux créations d'emploi. Moi, je juge qu'une politique comme celle-là n'est pas bonne pour le pays."

Cela dit, si Benoît Hamon trouve quelques aspects positifs au quinquennat auquel il a participé, notamment sur... l'Education, Najat Vallaud-Belkacem ment encore, lorsqu'elle affirme péremptoirement que son nouveau 'driver' est en accord avec la politique économique menée par le gouvernement socialiste.

Est-elle plus fiable dans son domaine actuel de compétence ? 
NVB, chargée de mission de Gérard Collomb, 
sénateur-maire PS de Lyon, en janvier 2003, 
est une trouvaille de Ségolène Royal,
dont elle fut porte-parole à 
à l'élection présidentielle de 2007
et à la primaire citoyenne de 2011 
Au vu de ces déclarations, il est permis d'en douter...
Najat Vallaud-Belkacem fait campagne pour le frondeur Hamon mais elle reste au gouvernement: soit elle n'est pas en campagne et peut rester au gouvernement pour ne pas laisser l'Education sans tête, soit la ministre de Cazeneuve est sur la ligne de son favori et, comme lui, doit démissionner.

Mais peut-être son seul souci est-il son intérêt personnel, celui de conserver son poste à la législative à venir. Avec l'aide du PS.

En attendant,
comme porte-parole du 'frondeur' Hamon, elle est recalée. 

lundi 17 octobre 2016

Agression d'une proviseure: l'état d'urgence, c'est pour qui ?

La proviseure de Tremblay-en-France découvre que les abords d'établissements scolaires ne sont pas sécurisés

La communication gouvernementale est une intox dangereuse

Maxime Besselièvre, de CGT Educ'action 93, syndicat de lutte situé à l'extrême gauche -internationaliste, anti-libéral, anti-impérialiste, proche de SUD- revient sur les récents épisodes dans plusieurs établissements en Seine-Saint-Denis. "Je suis arrivé à 8h10; la proviseure était à la grille du lycée comme tous les matins. Peu de temps après, on a entendu des cris; on a tout de suite compris. Notre lycée a déjà été attaqué il y a dix jours", se souvient un enseignant du lycée Hélène-Boucher à Tremblay-en-France (93), commune communiste, encore sous le coup de l’émotion. Il ne veut pas que son nom apparaisse dans l’article. Le personnel, dit-il, est parti se réfugier dans le réfectoire, "on est resté confiné en attendant que les secours arrivent."
L’académie de Créteil confirme: "
Un cocktail Molotov a été lancé dans l’enceinte de l’établissement, entre la grille et le bâtiment. La proviseure a été victime de coups de pied et de poings". 
Heureusement, la rectrice s’est rendue sur place et les "équipes mobiles de sécurité ont été immédiatement déployées", indique encore le rectorat, après coup. Cette attaque qualifiée d'"événement" par Libération, s’ajoute à d’autres actes de violences qui ont perturbé ces dernières semaines la Seine-Saint-Denis.

Le rectorat nie : "Les situations ne sont pas comparables"
Il faut distinguer les violences commises par des élèves, de celles venant de l’extérieur, qui relèvent des violences urbaines dont l’Education nationale ne peut pas grand-chose," raconte le rectorat Ce sont pourtant des jeunes déscolarisés -"venus de l'extérieur"- qui commettent des attentats contre les lieux publics, symboles de la République, pendant le temps scolaire. L'obligation scolaire a-t-elle été supprimée ?

En temps de crise, le cégétiste Maxime Besselièvre refuse la langue de bois.
Vendredi, à la différence des autres syndicats, il a adressé un courrier à la ministre de l’Education, cosigné par le représentant du SNES (syndicat enseignant fortement marqué à gauche), pour alerter sur ces faits de violence. 

Vous avez envoyé un courrier vendredi, avant cette agression ce lundi donc… 
Oui, le climat est vraiment tendu depuis la rentrée. Je rappelle qu’un surveillant a été agressé au lycée Suger (établissement public local d'enseignement secondaire et supérieur labellisé lycées de métiers de l'Image et du Son, Saint-Denis où la musique n'adoucit pas les moeurs) début septembre, entraînant un mouvement de grève des enseignants de quinze jours. 
Au lycée d'enseignement professionnel Jean-Moulin (Le Blanc-Mesnil, ville prise par l'UMP au PCF en 2014), une enseignante a été agressée
La semaine dernière, ce sont un proviseur et son adjoint qui ont été touchés, au lycée professionnel de l’Enna à Saint-Denis (PCF)
Et aujourd’hui, ce nouvel épisode de violence, à Tremblay-en-France (PCF). 
Le rectorat souligne que ces agressions n’ont pas de rapport les unes avec les autres… Il y a une volonté de minimiser la situation. 
A chaque agression, le rectorat dépêche un agent dans l’établissement pour la gestion de crise. En soit, c’est une bonne chose. Sauf que par gestion de crise, ils entendent d’abord gestion de la communication, avec rappel des professeurs au devoir de réserve [une intimidation], entendu de manière très stricte. L’épisode de grève des enseignants du lycée Suger, très médiatisé, a déplu au rectorat. Depuis, il y a une pression encore plus forte que d’habitude mise sur les collègues. Pour être plus clair, le ministère veut normaliser la situation de Seine-Saint-Denis. Il répète que des moyens importants ont été déployés pendant ce quinquennat et qu’il n’y a donc plus de problèmes
Mais les problèmes existent encore. Les agressions sont en partie dues à des jeunes extérieurs aux établissements ? 
Non ! Il y a des raisons liées au climat de notre société, c’est évident [surtout quand on est marxiste], mais aussi des raisons directement liées à l’école. Tous les établissements concernés par les violences sont des lycées professionnels ou polyvalents (filières générales, technologiques et professionnelles mélangées: une précision qui n'a pas de sens puisque tous sont ou polyvalents, et peu concernés, ou professionnels, et très perturbés).
Quoiqu’en disent les politiques, la voie professionnelle n’est pas l’égale de la voie générale, les moyens ne sont pas les mêmes, souligne le cégétiste proche du PCF. Les textes prévoient par exemple que pour chaque classe en filière professionnelle, le proviseur ait une enveloppe de dotation de 45 heures d’enseignement par semaine (ce qui veut dire pour les élèves : 34 heures de cours au total, dont dix heures en petits groupes). Nous, à Créteil, on a une enveloppe de 40 heures. Et donc, en pratique, vous avez des lycées qui proposent aux élèves 26 heures de cours, au lieu des 34 réglementaires! [Les heures en atelier sont toutefois à effectifs réduits, ce qu'il ne précise pas]. On le dénonce depuis des années, mais rien ne change [et Vallaud-Belkacem continue de parader devant la presse sans qu'aucun journaliste ne lui apporte la contradiction]. 
Le rapport du Cnesco (le Conseil national d’évaluation des politiques éducatives) a montré de manière éclatante ces inégalités. Il ne faut pas s’étonner ensuite qu’il y ait des actes de violence [le syndicaliste justifie-t-il les violences ?], nos élèves sont parfaitement réalistes sur leur condition et le peu de perspectives à la sortie de leur bac pro. [Faut-il stigmatiser les élèves de bac pro ? Les lycées professionnels ne se réduisent d'ailleurs pas à cette filière]. 

Que demandez-vous dans votre courrier à la ministre ? 
Nous demandons un plan de rattrapage d’ampleur. Il faut plus de personnels d’encadrement dans les établissements, des embauches de CPE notamment. [Ce qui n'a rien à voir avec les agressions aux entrées des établissements, maisimplique la responsabilité de Cazeneuve]. Mais aussi des assistantes sociales, des infirmières. [Qui sont les bénéficiaires de créations de postes calmées par la ministre depuis plusieurs années ?]
Pour nous [syndicalistes conservateurs], l’actuelle mobilisation 'Touche pas ma ZEP', pour le classement des lycées défavorisés dans l’éducation prioritaire a tout son sens. D’ailleurs, dans tous les établissements touchés par les violences ces dernières semaines, le personnel ne demande pas des moyens sécuritaires mais un renfort de moyens humains

vendredi 3 avril 2015

"Charlie Hebdo" : le ministère de l'Intérieur a tenté de couvrir les dysfonctionnements de la DGSI

"Charlie Hebdo" : les services du Renseignement "dépassés par les événements"

"Le Monde" révèle que la surveillance des frères Kouachi a été négligée

Cazeneuve, 1,67m,
terreur des terroristes islamistes
La DGSI connaissait les frères Kouachi, mais ne les surveillait pas. Le Monde révèle les manquements de Direction générale de la sécurité intérieure, dus notamment à une mauvaise collaboration des services. Il montre aussi comment le gouvernement a tenté de couvrir ces erreurs et ces approximations. 

Les agents avaient connaissance des manquements des services, comme le montre un échange téléphonique qui a fuité jusqu'au quotidien entre un agent de renseignements territorial (ancien RG) et l'ancien syndicaliste policier Jo Masanet. Le 8 janvier, le lendemain même des attentats, l'agent lâche à propos des Kouachi : "Bon, par contre... faut savoir que, heu... on avait déjà sur les individus... on les avait suivis, on les avait sur notre base de données." Avant de reconnaître : "On avait constaté que la DGSI était dépassée par les événements (...); on a un gros souci, là-dessus..."


"Manipulation"

Depuis février 2014Saïd Kouachi était en effet dans le collimateur de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), comme Le Point le révélait récemment. Or, en juin 2014, la DRPP cesse les écoutes et les filatures de l'aîné des Kouachi parti à Reims, hors de sa juridiction.

Le 10 janvier, le ministère de l'Intérieur met dans la confidence une dizaine de journalistes sur le dispositif mis en place pour surveiller les deux islamistes. Selon la Place Beauvau, Chérif Kouachi a été surveillé jusqu'à la fin de l'année 2013, puis son frère jusqu'à l'été 2014, sans que les services ne détectent aucun élément permettant de penser que les frères djihadistes préparaient une action quelconque. 
Quant aux écoutes administratives, elles ont été interrompues à la demande de la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité), commission présidée par une personnalité désignée, pour une durée de six ans, par le président de la République. C'est ainsi qu'à 65 ans Jean-Marie Delarue a été nommé par décret du 27 juin 2014.

Mais la CNCIS nie aussitôt les faits catégoriquement.
"A aucun moment, [la commission] n'a manifesté d'opposition. (...) Les informations contraires sont, par conséquent, au mieux une inexactitude, au pire une manipulation." Un démenti qui suscite peu de réactions, commente Le Monde, alors que ses confrères de Libération hébergent l'hebdomadaire Charlie hebdo.

Les parents mis sur écoutes étaient... décédés 

Le Monde liste d'autres approximations des services. 
Pendant la traque du 7 janvier, la note de renseignement sur Saïd Kouachi n'est pas à jour. Datant d'avant 2012, elle ne mentionne ni son mariage, ni sa paternité, ni surtout l'existence de fiches qui le présentent comme un "islamiste radical" international, comme on dit un "jeune garçon" ou "agresser violemment"... Or, ses voyages à l'étranger pouvaient "compromettre la sécurité nationale". Ce n'est que deux jours plus tard que les informations seront actualisées. Sur le mandat de recherche de Saïd, les trois adresses sont inexactes. Corrigeant rapidement son erreur, le renseignement donne trois autres adresses sur le nouveau mandat. Elles sont elles aussi erronées.
Les fonctionnaires à primes rondelettes sont tout aussi défaillants au ministère de la Justice ou à l'Education nationale, comme le montre le défaut de communication des informations en possession de ces deux ministères sur les agissement d'enseignants condamnés pour pédophilie. Il aura fallu l'affaire impliquant le directeur d'école de Villefontaine pour que soient révélés certains chiffres et pointé plusieurs dysfonctionnements entre l'Éducation nationale et la Justice. Les socialistes Christiane Taubira, Vincent Peillon, Benoît Hamon et Najat Vallaud-Belkacem ont-ils fait mieux que leurs prédécesseurs? On aurait pu les croire sensibilisés au problème par leur consoeur Ségolène Royal, qui avait construit sa réputation sur la lutte contre le bizutage (loi de juin 1998), le racket et les crimes sexuels en milieu scolaire.

L'ex-concubine de "Pépère" est depuis longtemps une mère-la-pudeur 
Sans que lui vienne à l'esprit le moindre risque d'assimilation en pleine polémique sur le voile à l'école laïqueMémère avait fait diversion, dénonçant le port du string qu'elle avait jugé comme une "atteinte à la dignité de la femme". En 2003, au ministère de l'Enseignement scolaire, elle avait bataillé non pas contre les violences urbaines, tels les dommages à abribus (cf. son fils défavorisé, Julien, vandale), mais contre…le bizutage. Elle affirmait aussi qu' "aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] . et concluait: "Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles."
En 1997, quand elle fut ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du gouvernement Lionel Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre, elle signa une circulaire concernant la lutte contre la pédophilie, dite circulaire Royal. Elle s'attacha à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu'à la protection des mineurs).

Quant à Chérif Kouachi, frère de Saïd, il n'a été que sommairement surveillé pendant les trois ans qui suivent sa condamnation dans l'affaire de la filière djihadiste de Buttes-Chaumont, explique Le Monde, une fois passées les élections départementales. Juste après les attentats, la DGSI met sur écoutes une ligne censée être celle des parents des deux terroristes en Algérie. Sauf que ceux-ci sont décédés depuis plus de vingt ans. 

Le contrôle plus qu'approximatif des deux terroristes rappelle étrangement les erreurs commises par la DCRI en 2010 lorsqu'il s'agissait de surveiller Mohamed Merah à Toulouse et à Montauban
Alors ministre de l'Intérieur, Manuel Valls avait remplacé la DCRI par la DGSI afin de mieux organiser les services de renseignements et éviter les mêmes erreurs. Mais, selon Le Monde, l'obsession de la DGSI pour les jeunes tentés par le djihad l'a détourné de la surveillance des "vétérans", ceux qui étaient déjà passés à l'acte. Il ne s'agit pas, précise le quotidien, de dire que les attentats auraient pu être évités, mais de s'interroger sur les lacunes des services de renseignements au moment où le Parlement s'apprête à accroître considérablement leurs prérogatives.

Et dans tout ça, Nanard Cazeneuve?
Nanard encensé par Pais Match (lien)
Le ministre de l'Intérieur remercia du "fond du coeur" les forces de l'ordre. "J'éprouve une immense tristesse en pensant à ceux qui ont perdu la vie, aux otages. Je remercie du fond du coeur les forces de l'ordre qui ont agit avec compétence et sang-froid. Cela fait leur grandeur. Je me rends immédiatement auprès de mes troupes", avait expliqué le chef de cette armée mexicaine.

"Cette très forte hausse de la popularité de l'Exécutif s'explique bien sûr par l'émotion et l'union nationale de ces derniers jours et par la gestion de ces événements dramatiques par le Président et le Premier ministre, presque unanimement saluée dans toute la classe politique et dans tous les media", explique par exemple un sondage BVA. 
Dans son classement, BVA en profita d'ailleurs pour faire bondir la cote de Bernard Cazeneuve de 14 points à 33% des sondés déclarant souhaiter qu'il ait plus d'influence dans la vie politique française. Il passa ainsi de la 22e à la 6e place.

Après avoir évoqué de façon laconique
4 ou 5 signalements depuis l'affaire de Villefontaine, la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud Belkacem a pour la première fois communiqué le nombre d'enseignants révoqués de l'Education nationale après avoir été condamnés pour des agissements pédophiles ou pour détention d'images pédo-pornographiques. En 2014, 16 personnes ont été révoquées. "Attention à ne pas jeter l'opprobre sur l'ensemble du personnel", prévient toutefois Najat Vallaud Belkacem, rappelant que l'Education nationale compte environ un million de fonctionnaires, dont 840.000 enseignants.
Quant à la Ségolène Royal, ministre de l'Enseignement scolaire, elle a une correctionnelle et un suicide à son actif, pour un soupçon de pédophilie. Le 10 juin 1997, un professeur accusé, Bernard Hanse, 50 ans, se donna la mort sur une petite route de la Marne. Le mineur fut jugé pour "dénonciation mensongère"...

mercredi 3 juillet 2013

Hollande sacque une faible femme ministre avec une rare violence

Ministre des femmes, Vallaud-Belkacem n'est plus solidaire des femmes victimes de violences 

Delphine Batho, proie facile
Quand un Montebourg insulte son Premier ministre et qu'un Peillon vend le cannabis dans les écoles, Hollande courbe l'échine. Mais que l'imprudente Batho commette une incartade et elle se voit indiquer la sortie dans les sept heures. Il a fallu plusieurs mois au président vertueux pour virer un Jérôme Cahuzac, fraudeur fiscal et ministre du Budget de surcroît...

En larguant Batho, Hollande ne prend pas de risques 
La foudre s'est donc abattue sur la tête de Delphine Batho. On dira que la ministre de l'Environnement l'a bien cherché en osant critiquer  le budget 2014, qualifié le matin même de "mauvais". Mais pour une amertume de l'ex-protégée de l'ancienne concubine Royal, combien de couacs - "d'âneries", dit le sénateur Verts Jean-Vincent Placé - claironnés par l'auto-satisfait Montebourg, pourtant toujours accroché à son maroquin comme une moule à son rocher ?

La différence, c'est que les deux ministres pèsent d'un poids bien différent. 

Montebourg, c'est 17 % de voix à la primaire socialiste, un réseau  -bien qu'instable- au PS, une capacité de nuisance hors norme. L'électron libre Montebourg est donc plus contrôlable dedans que dehors aux yeux du couple Hollande-Ayrault. En mai, six mois après que le Premier ministre avait, une nouvelle fois, sifflé la fin de la récré des couacs - "Le message a été bien compris", assurait-il à la radio -, Montebourg pouvait s'empailler avec Pierre Moscovici sur le rachat de Dailymotion, le chef de l'État n'avait rien trouvé à y redire

Delphine Batho, elle, reçoit un carton rouge dès le premier écart. 
L'ex-députée des Deux-Sèvres n'a plus, derrière elle, le soutien de Ségolène Royal, grâce auquel elle avait pu entrer au gouvernement. L'ancienne ministre de l'environnement de Mitterrand ne se prive pas de critiquer Batho depuis plusieurs semaines. Sa rupture avec l'amère Royal aurait pu lui donner de l'autonomie, elle lui a coûté son poste, car elle n'a pas de réseau. Batho, une proie facile pour un couple exécutif à la recherche d'un acte d'autorité.
Lien PaSiDupes - "Limogeage: Batho, deuxième ministre rose victime des Verts" : L'écologie fait des victimes: après Brick, Batho
Batho était la bécasse rêvée pour un coup médiatique de l'exécutif en mal de preuve de son autorité.

François Hollande, président faible et brutal

Dans "Politique première" sur BFM TV, la journaliste Anna Cabana assure que le président a limogé Delphine Batho parce qu'il ne prenait pas de risque politique.
BFM TV : Ce matin, impossible de ne pas revenir sur le limogeage de Delphine Batho...

Anna Cabana : Ce limogeage offre une démonstration de la brutalité de François Hollande. Une brutalité très ciblée. Parce que ses deux seuls actes d'autorité vis-à-vis de son gouvernement, il les a faits à l'endroit [à l'encontre ?] de deux femmes : Delphine Batho et celle qui l'a précédée au ministère de l'Écologie, Nicole Bricq. On a déjà oublié, mais il y a un tout petit peu plus d'un an, Nicole Bricq a été éjectée de l'Écologie - et transférée au Commerce extérieur - à cause de son opposition aux forages pétroliers en Guyane. Donc Bricq puis Batho. Deux femmes. Deux ministres de l'Écologie. Ce sont les deux seules à avoir fait les frais d'un acte d'autorité de Hollande. Avec Batho, il a voulu faire un exemple. Un exemple facile. Des exemples, il aurait pu en faire d'autres. Ce n'est pas comme s'il n'y avait pas eu d'autres couacs au sein du gouvernement...


Vous pensez à Arnaud Montebourg ?
À Arnaud Montebourg ou à Cécile Duflot, qui ont tous les deux défié publiquement la politique économique du président et qui sont toujours en poste. Parce qu'ils ont un poids politique, eux. Parce qu'ils représentent chacun une certaine gauche que Hollande ne prendra pas le risque de se mettre à dos. Batho, elle, ne représentait rien d'autre qu'elle-même, donc Hollande ne prenait pas de risque politique en la virant. Il faut bien voir une chose : elle était inaudible, Batho, une ministre zombie comme il y en a beaucoup dans ce gouvernement. Le seul moment où on l'a entendue, c'est hier ; elle n'a existé en tant que ministre que pendant son dernier jour d'exercice de la fonction. Le reste du temps, elle a été comme engoncée dans son costume de ministre, travailleuse mais rigide, très rigide.

Que s'est-il passé hier matin, quand elle a déclaré sur RTL que le budget de l'Écologie était un "mauvais" budget ? Elle a perdu la maîtrise ?

Elle pensait qu'elle n'avait plus d'autre issue qu'un coup de gueule par médias interposés pour faire pression sur Ayrault et sur Hollande. Mais elle n'imaginait pas qu'elle serait virée aussi vite. Et en quels termes ! Le communiqué que l'Élysée a publié hier à 18 h 12 est franchement brutal. Au lieu d'un libellé diplomatique, quelque chose du genre "le président de la République a accepté la démission de Delphine Batho", ce qui est écrit, c'est la chose suivante : "Sur proposition du Premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de madame Delphine Batho." Morale : contrairement à Nicolas Sarkozy qui criait beaucoup et menaçait beaucoup mais qui faisait tomber peu de têtes, Hollande sait trancher dans le vif. Surtout avec les femmes ministres de l'Écologie...

Pourquoi Audrey Pulvar ne se répand-elle pas sur le sujet ?
Profil bas, l'ex-concubine de Montebourg n'en rajoute pas et craint manifestement de se faire casser à son tour, toute brave et péremptoire qu'elle soit d'habitude.

Quant à Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement Zayrault, elle prend le parti de Montebourg contre Delphine Batho, ce qui interpelle en sa haute qualité de ministre des femmes. Comment se fait-il en effet que la cumularde se désolidarise d'une femme ministre et donc de toutes les femmes? En termes de responsabilité ministérielle, c'est une faute. Chercher à sauver ses postes, c'est en outre non seulement mesquin, mais également révélateur d'un fonctionnement gouvernemental en réseaux politiques partisans, voire familiaux. Dans la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Montebourg soi-même parle de mafia... 

Le président ne peut ignorer en quelle estime Montebourg le tenait déjà en 2007:
VOIR et ENTENDRE Montebourg maltraiter François Hollande:

Le ministre du Redressement productif "n’a jamais contesté publiquement un arbitrage rendu par le Premier ministre," selon Najat Vallaud-Belkacem. Commentaire objectif ou soumission au chef de l'Etat? Le parti-pris de la porte-parole est accablant, car la binationale a des raisons personnelles de soutenir Montebourg contre Delphine Batho.

Elle se veut libre mais,  se révélant soumise, cette femme se discrédite

On apprend peut-être à cette occasion que le père de ses enfants, Boris Vallaud, ancien directeur général des services du conseil général de Saône-et-Loire est l'actuel directeur de cabinet du ministre Arnaud Montebourg.
Dans ce conflit d'intérêts, la vertueuse se discrédite aussi par l'énoncé de mauvaises raisons en faveur de l'employeur de son mari: "On l’a entendu s’exprimer avant qu’un arbitrage soit rendu, c’est vrai. On l'a entendu peser dans un sens plutôt que dans l’autre, comme on entend d’autres ministres", a-t-elle affirmé.



Elle n'a pas entendu dire que Montebourg a insulté le sombre Ayrault !

Jean-Marc Ayrault avait pourtant confirmé certes d'un simple "oui" la vulgarité de propos rapportés dans un livre, que Arnaud Montebourg lui avait adressés : "Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes", avait lancé le ministre du Redressement productif à son chef du gouvernement.


Valls assure qu'il aurait déjà été répressif


"Ce qu’elle [Delphine Batho] a fait est différent",
poursuit Najat Vallaud-Belkacem. "Elle a contesté publiquement après arbitrage du Premier ministre le budget en tant que tel et vous entendez bien qu'aux yeux des Français, on ne peut pas se permettre ce genre de chose. Ils attendent de nous que nous soyons cohérents." Ils peuvent attendre longtemps.

VOIR et ENTENDRE les indulgences du microcosme socialo-écolo:
Bilan: Le "développement durable" de la politique environnementale du pouvoir socialiste est à court terme: il en est à son troisième ministre socialiste en un an.


mercredi 15 août 2012

100e jour de l'Etat PS: best of de la passivité du président Hollande

Anniversaire des 100 jours du président des bisous: c'est pas la fête !

 9 des premiers couacs du président socialiste du ...changement !
Franois Hollande et sa compagne Valrie Trierweiler,  Tulle (Corrze), le 9 juin 2012.
La "fraise des bois" et sa concubine Valérie Trierweiler,
à Tulle (Corrèze), le 9 juin 2012


Tout n'est pas rose pour les Français, mais, comme annoncé, le président François Hollande est inexpérimenté, mais aussi fort maladroit. 
Son entourage de branquignols ne lui facilitent pas la tâche. Désaccords entre ministres, vie privée envahissante… Les 100 premiers jours de son mandat ont été agités par une somme de gaffes et couacs affligeants.

1 - La semaine de cinq jours de Vincent Peillon 

Le ministre de l'Education nationale annonce le 17 mai la fin de la semaine de quatre jours dès la rentrée 2013. "Ce n'est pas le plus simple, mais nous le ferons", assure Vincent Peillon sur France Inter. Dès le lendemain, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault le reprend en promettant une "concertation" avec enseignants et parents d'élèves.




2 - Un détenu s'évade pendant la visite de Christiane Taubira 



Elle n'y est pour rien, mais ça tombe mal. Lors de la première sortie de la nouvelle garde des Sceaux, le 18 mai, à l'occasion d'un match de basket entre prisonniers et surveillants, un détenu de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) s'enfuit. 

Sa prise de fonction a par ailleurs été très mouvementée. Christiane Taubira, accusée de "laxisme" et "d'angélisme" par la droite au moment des législatives, a aussi eu maille à partir avec le chroniqueur Eric Zemmour



3 - Cécile Duflot veut dépénaliser le cannabis 



Le débat divise la gauche depuis longtemps. "Pour lutter contre le trafic", Cécile Duflot plaide le 5 juin pour la dépénalisation du cannabis en France. Elle tient ainsi la même position qu'à la tête d'Europe Ecologie-Les Verts, mais s'oppose à François Hollande, au gouvernement et notamment au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.


4 - Le tweet de Valérie Trierweiler



Dans un message envoyé le 12 juin sur son compte Twitter, la concubine de François Hollande apporte son soutien au candidat dissident Olivier Falorni, opposant à la parachutée Ségol'haine Royal, ex- concubine, dans la circonscription de La Rochelle-Ile de Ré (Charente-Maritime). En taclant ainsi sa rivale, elle déclenche le premier drame de France, embarrassant pour l'image de François Hollande. Par la suite, la Première dame se fait discrète et "l'affaire Tweetweiler" déclenche une bronca médiatique, départ du feu qui roussit la "gauche molle". 



5 - Nicole Bricq recasée après l'imbroglio Shell 



Sa prise en main du dossier des forages pétroliers au large de la Guyane a bien pu lui coûter sa place. Ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Nicole Bricq promet le 13 juin de remettre à plat les permis d'exploration pétrolière et gaziers. Elle suspend ainsi les autorisations en cours et fâche le pétrolier Shell et les élus guyanais. Quelques jours plus tard, Nicole Bricq est recasée au Commerce extérieur lors du mini-remaniement post-législatives



6 - Najat Vallaud-Belkacem veut abolir la prostitution 



La ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement dit s'inscrire dans la "position abolitionniste" du PS. La jeune mère-la-pudeur déclare, le 24 juin dans le JDD, que les "dispositifs actuels" concernant la prostitution sont insuffisants. Mais la volonté du Parti socialiste est plus floue et le député de Seine-et-Marne Olivier Faure, conseiller de Jean-Marc Ayrault, la recadre avec élégance:, par média interposé ! Il évoque un "risque de voir se développer plus encore" la clandestinité de cette activité.



7 - Les écolos boycottent Claude Bartolone

Les députés Europe Ecologie-Les Verts voyaient bien un des leurs à la tête de la commission du Développement durable de l'Assemblée nationale. Mais le 26 juin, le PS le leur refuse. Petite vengeance : les altermondialistes d'EELV remettent alors en cause la candidature du socialiste Claude Bartolone à la présidence de l'Assemblée et annoncent qu'ils voteront blanc


8 - Une redevance sur les ordinateurs ? 

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, annonce le 30 juin que le gouvernement examinera en 2013 une possible extension de la redevance audiovisuelle aux écrans d'ordinateur. Un moyen de ficher les blogueurs et de les tenir en respect...
Mais Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, n'est pas du tout de cet avis. "Le gouvernement, en tout cas le ministre du Budget, n'était pas informé. Cette suggestion n'est pas reprise par le gouvernement", assène-t-il quelques jours après ce couac. 



9 - Thomas Hollande tacle Valérie Trierweiler 



Un mois après, poussé par sa mère, Sa Cynique Majesté Royal, Thomas Hollande exprime publiquement sa détestation de la compagne de son père. Le fils aîné du chef de l'Etat considère qu'avec son tweet de soutien à Olivier Falorni, elle "a détruit l'image normale" qu'avait "construite" son père, bien qu'il ait trompé la mère de ses quatre enfants à partir de 2005 . "Je savais que quelque chose pouvait venir d'elle un jour, mais pas un si gros coup. C'est hallucinant", déclare-t-il. 
François Hollande avait pourtant expressément demandé à son fils de ne pas s'en mêler. Le 14 juillet, il se déclare favorable à une transparence limitée et donne à la presse la consigne de l'auto-censure militante. "Les affaires privées se règlent en privé", clame-t-il.



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(Source France 2)