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mercredi 10 avril 2019

Jérôme Cahuzac, ancien ministre socialiste et fraudeur fiscal, échappe à la prison

Le juge l'a placé sous bracelet électronique doré...

Dans cette mascarade de justice, Bastia tombe d'accord avec Ajaccio contre Paris
 
La chambre de l'instruction de la cour d'Appel de Bastia a confirmé mercredi l'acceptation d'un aménagement de peine par le juge d'Ajaccio, sous forme de bracelet électronique en faveur de l'ex-ministre Jérôme Cahuzac, a-t-on appris de source judiciaire. Le 13 février, un juge d'Ajaccio avait accepté cet aménagement sous surveillance électronique pour l'ex-ministre de Hollande, condamné pour fraude fiscale le 15 mai 2018 à quatre ans de prison dont deux avec sursis.

Pour la galerie - l'opinion publique - le Parquet d'Ajaccio avait exprimé un avis contraire et avait déposé un appel suspensif suivi par le Parquet général.
Le 8 décembre 2016, Cahuzac avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris, à trois ans de prison ferme (sans mandat de dépôt !) et à cinq ans d'inéligibilité pour "fraude fiscale" et " blanchiment de fraude fiscale". 
Il fait appel de la décision des juges et reste libre en attendant la tenue d'un nouveau procès, qui débute le 12 février 2018. Il est condamné le 15 mai 2018 à deux ans de prison ferme et deux ans avec sursis, 300.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité, ce qui pouvait lui permettre de bénéficier d'un aménagement de peine et de ne pas faire aucun temps de prison ferme.
Au final, grâce à l'appel et trois années s'étant écoulées (six, depuis sa démission du gouvernement Ayrault), ce n'est ni trois, ni deux ans de prison ferme qu'il doit accomplir, mais zéro.

Ex-élu du Lot-et-Garonne, jugé en Corse
Cahuzac n'a eu qu'à déclarer sa résidence principale en Corse-du-Sud pour sortir des radars médiatiques. Depuis sa condamnation, il attendait sereinement les modalités de l'application de sa peine. La loi permet pour toute peine allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement, et en l'absence de récidive, la possibilité d'un aménagement immédiat. Cette procédure de six années et les décisions de justice successives ne visaient qu'à faire retomber la peine de trois à moins de deux années, le ministère de la Justice acceptant de jouer les méchants pour atteindre cet objectif inéquitable. A l'issue de l'audience en appel du 19 mars, Me Vey avait feint d'accabler la ministre Belloubet jugeant "regrettable que le Parquet s'acharne de la sorte (...) en faisant croire que Jérôme Cahuzac solliciterait une mesure exceptionnelle, ce qui n'est pas le cas". Le procureur général Franck Rastoul avait alors indiqué que "le Parquet général (avait) considéré, comme l'avait fait le Parquet d'Ajaccio, que le projet avancé par M. Cahuzac au soutien de sa demande de placement sous surveillance électronique ne répondait pas aux efforts sérieux de réadaptation sociale communément exigés pour bénéficier d'une telle mesure".
"Il est normal que Jérôme Cahuzac puisse effectuer sa peine dans le cadre d'un placement sous surveillance électronique", a réagi mercredi Me Antoine Vey (également avocat avocat de la défense de l’ancien ministre Georges Tron), l'un des avocats de Cahuzac - le principal, Eric Dupond-Moretti, surnommé 'acquitator', préférant retourner dans l'ombre - , n'hésitant pas à assurer que ce n'est "ni une faveur, ni une exception". "La cour n'a pas cédé à la démagogie", s'est-il félicité, ajoutant que son client "aura droit, une fois cette peine purgée, à reprendre le cours de sa vie".
"Cette position, au vu des éléments du dossier, aurait été prise à l'identique pour tout autre condamné", avait assuré M. Rastoul.

Quel parallèle avec le tribunal arbitral dans l'affaire Tapie ?

L'entregent de Tapie est comparable à celui de Cahuzac.
En 2016, Le Parisien indiqua que, depuis plusieurs années, Cahuzac est désormais en couple avec Laura Vernier, chasseuse de tête dans le domaine du luxe, qu'il a rencontrée au ...domicile d'Arnaud Lagardère. Or, le groupe Lagardère est détenteur de plusieurs journaux (Le Journal du dimanche, Paris Match, Elle, Télé 7 jours, ...) et de quelques radios, dont Europe 1 ou RFM...: ces media ont la consigne de l'indulgence et de la discrétion sur le parcours judiciaire troublant de Cahuzac.

A la rentrée 2013,
Cahuzac a reçu 35.000 euros de la part de la Financière Pinault, société d’investissement de la famille Pinault depuis 31 ans, pour un travail qui n'a jamais été effectué, entraînant perquisitions et enquêtes avant que l'affaire ne soit classée. Or, la holding Artémis, propriété de la famille Pinault, détient le magazine Le Point, qui titre sobrement "Cahuzac échappe à la prison".

Si la fortune de Tapie est jugée ostentatoire (son ancien voilier, le Phocéa, ou son hôtel particulier de la rue des Saints-Pères à Paris),
Jérôme Cahuzac est soupçonné d'avoir sous-évalué le montant de son appartement parisien (en plus d'avoir déclaré un prêt parental déjà remboursé et de ne pas avoir déclaré certains biens).

Comme président de la commission des Finances, Cahuzac fut paradoxalement de ceux qui critiquèrent la nomination de Christine Lagarde à la direction du Fonds monétaire international (FMI) à cause de l'arbitrage rendu dans le respect des textes lors de l'affaire entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais.

Outre que les deux sont d'anciens ministres de socialistes, le premier, de Mitterrand et le second, de Hollande, l'un et l'autre ont fait fortune de manière discutable. Sait-on ainsi que Cahuzac reconnaît avoir gagné beaucoup d'argent comme "conseiller purement technique" de la plupart des laboratoires pharmaceutiques (lien L'Express) , après avoir travaillé au cabinet de Claude Evin (ministre de la Santé de Mitterrand dans un gouvernement Rocard, de 1988 à 1991)?

Après la révélation de l'existence de son compte caché par le site d'information Mediapart fin 2012, M. Cahuzac avait nié pendant des mois, avant de finalement démissionner en mars 2013 et d'avouer en avril. Cette retentissante affaire avait secoué le quinquennat de François Hollande et conduit à la création en 2013 du parquet national financier.
 En juin 2013, Mediapart affirme que Jérôme Cahuzac touchait des pots-de-vin entre 1988 et 1991 lorsqu'il travaillait pour le ministre de la Santé, Claude Evin (article payant): ces pots-de-vin auraient été versés pour obtenir des décisions favorables du ministère dans l'attribution de scanners et d'IRM (appareils d'imagerie par résonance magnétique) à des établissements de santé.
Dans sa décision du 13 février, le juge de l'application des peines ajaccien avait néanmoins précisé qu'"au regard des efforts (de Cahuzac) et de sa situation prise dans sa globalité, exécuter la partie ferme en détention n'aurait pas de sens".

Si Tapie est actuellement accablé, Cahuzac bénéficie en revanche d'un montage.
Parmi les arguments retenus, figuraient l'avis favorable du représentant de l'administration pénitentiaire, "les regrets manifestes du condamné", le fait que "le risque de récidive est écarté", "l'implication durable dans différents projets, notamment professionnels" et le fait qu'il ait payé son amende de 300.000 euros.

Cahuzac doit être convoqué pour la pose de son bracelet électronique et devra respecter des heures de sortie.

vendredi 9 décembre 2016

Cahuzac : condamnation du ministre fraudeur, à hauteur de sa faute

Socialiste vertueux, Cahuzac condamné à la hauteur du scandale, estime la presse

Les éditorialistes ne plaignent pas le ministre du Budget, socialiste exemplaire et pourtant fraudeur 

Au lendemain du jugement, ils estiment la peine "exemplaire"
L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été condamné à trois ans de prison ferme jeudi pour fraude fiscale. 

"La condamnation est à la hauteur du scandale. Le plus retentissant et le plus ahurissant de ce quinquennat entamé sous le signe de la 'République exemplaire' ", estime Hervé Favre dans La Voix du Nord. 

"Un jugement exemplaire", affirme Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Pascal Coquis souligne que "le tribunal a qualifié ces faits d’une 'rare et exceptionnelle gravité'. Et ce sont ces faits-là qui méritaient une sanction qui fasse sens".

L'arrogant a interjeté appel et n'ira donc pas en prison  

La peine de prison ferme sanctionnant Jérôme Cahuzac n'est assortie d'aucune possibilité d'aménagement de peine. Le tribunal correctionnel de Paris a ajouté cinq ans d'inéligibilité, pour fraude fiscale et blanchiment dans le cadre du scandale le plus retentissant du mandat présidentiel de François Hollande. 

La longueur du procès et les délais des recours le mettent en fait à l'abri de l'humidité des geôles de la République. Le déclenchement de cette affaire politico-finncière date en effet de décembre 2012. Accusé par le site d'information trotskiste en ligne Mediapart d'avoir possédé des fonds non déclarés sur un compte en Suisse, puis à Singapour, Cahuzac campa sur son déni, clamant - "les yeux dans les yeux" -   son innocence, y compris devant les députés à l'Assemblée nationale. Des féaux comme le journaliste Jean-Michel Aphatie allèrent même jusqu'à demander à Mediapart de publier ses preuves, quitte à divulguer ses sources.

Le quotidien socialiste Libération accuse ajourd'hui les juges : "La justice règle son compte à Jérôme Cahuzac".  

Fraude fiscale et blanchiment dans l'affaire Cahuzac 

"La faute morale est particulièrement lourde, car celui qui dissimulait son argent dans des paradis fiscaux était le ministre chargé de punir les contribuables indélicats", souligne Guillaume Goubert dans La Croix. 

La justice a été "droite et sévère", se félicite dans La Montagne, Florence Chédotal pour qui "la sanction 'exemplaire' est à la mesure de la République voulue 'exemplaire' [par le candidat socialiste Hollande], qu'il a foulée aux pieds". 

"Une sanction exemplaire à l'encontre d'un ministre qui aurait dû donner l'exemple", s'indigne Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne. 
Une sanction également qualifiée d' "exemplaire" dans le Courrier picard, par Bertrand Meinnel. 

"Il était temps d’en finir avec la naïveté et la bienveillance dont Jérôme Cahuzac, dissimulateur avéré, menteur patenté, bénéficia trop longtemps", lance Bruno Dive dans Sud-Ouest. 
Denis Daumin, de La Nouvelle République du Centre-Ouest, partage cette opinion. "Voleur sans scrupule, fraudeur désinvolte, menteur avec aplomb, il paie (...) C’est la règle du jeu dangereux auquel il s’était attablé". 

"Jérôme Cahuzac a été pris à son propre jeu", ajoute Hervé Chabaud de L'Union. "Il y a une loi" et "elle se doit d’être appliquée". 
Et tous les éditorialistes s'en félicitent, pensant que cette condamnation "devrait faire réfléchir", comme l'écrit Bertrand Meinnel (Courrier picard). "C'est un avertissement pour tous ceux qui auraient de mauvaises tentations fiscales", assure Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne). 

Le Figaro y voit "un signal dur de la justice". Pour le quotidien : "la sentence délivre un message: le sursis ne sera plus quasi automatique pour les gros fraudeurs célèbres ou non". 
En tout cas, "c'est un tournant", pour Jean-Louis Hervois, de la Charente Libre. "L’affaire Cahuzac aura jeté un énorme pavé dans la mare de l'évasion fiscale et aura permis d’armer l’État contre ces tricheurs de haut vol", conclut l'éditorialiste.

Certains organes de presse s'offusquent ou détournent l'attention

Voyons la réaction des quotidiens dominants dans son fief électoral.
France Info tente de réhabiliter Cahuzac en se rendant à Villeneuve-sur-Lot, ville dont il fut maire:
Elise Lucet va-t-elle diligenter une enquête en caméra cachée sur les bienfaits de l'ancien ministre de Hollande envers sa population ?

Selon La Dépêche,"Villeneuve assiste à une chute qui ne s'arrête-jamais"... Faut-il arrêter le bras de la Justice quand un puissant, fût-il un député menteur du Lot-et-Garonne, est en cause? 

En Côte d'Or, le journal hégémonique ne connaît pas de déontologie.
"La condamnation en première instance de l’ancien ministre a suscité des réactions plutôt nuancées au PS et à LR", prétend-il, avant de polémiquer en se tournant vers l'extrême droite. "Peine tout à fait normale", estime Gilbert Collard au FN. 
En septembre dernier, le journal régional expliqua que "Jérôme Cahuzac a chargé le président de la République François Hollande", titrant : "Comptes cachés : Cahuzac dit n'avoir "pas menti" à Hollande "les yeux dans les yeux"...

"L’affaire Cahuzac a rapporté… 3 milliards au fisc," applaudit le même quotidien, le Bien Public de Dijon, dont le maire est François Rebsamen...

samedi 19 mars 2016

Manuel Valls, sexiste, selon Aurélie Filippetti

La compagne de Montebourg raconte son "engueulade" avec le Catalan 

L'ex-ministre revient 18 mois en arrière

Après avoir très fermement et ouvertement critiqué la politique économique menée par François Hollande et Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon quittent le gouvernement avec fracas, le 25 août 2014. 
Leur collègue Aurélie Filippetti, qui leur apporte son soutien sur Twitter, est elle aussi remerciée.

Les trois "frondeurs" sont alors convoqués par le premier ministre dans son bureau. "Je les reçois tous. La seule que j'engueule, c'est Filippetti. Je lui demande ce qui lui a pris d'envoyer un tweet de soutien aux deux autres", 
racontera Manuel Valls, quelques jours plus tard, lors d'un dîner à Matignon, comme le racontent Laurent Bazin et Alba Ventura dans leur livre, 'Le Bal des dézingueurs', paru chez Flammarion.

"Ce n'est pas lui qui m'a engueulée"

"Ce qu'il dit est très sexiste", assure Aurélie Filippetti dans un entretien accordé il y a quelques jours à Public Sénat, chaîne parlementaire qui n'a rien de consensuel et qui prend systématiquement parti pour le Parti socialiste, et cela, d'autant plus qu'il est au pouvoir.

L'ancienne ministre de la Culture contredit la version de Manuel Valls... 
"On a eu une discussion, on s'est expliqués - ou on s'est engueulés pour reprendre ses termes - mais ce n'est pas lui qui m'a engueulé", rectifie l'ex-ministre de la Culture de Jean-Marc Ayrault, sur fond de candidature annoncée d'Arnaud Montebourg, père de sa fille prématurée.

C'est cette éternelle dépitée qui déclarait, un mois avant son départ: "Manuel Valls est un ami. Il a envie de donner un nouvel élan à la culture. Le budget pour la création et le spectacle vivant sera préservé dans les trois ans à venir", répondait-elle à L'Obs.

L'ancienne députée souligne qu'elle avait fait paraître une lettre de démission quelques heures avant sa convocation par le premier ministre.
 
"J'ai écrit cette lettre et je l'ai rendue publique justement pour éviter qu'il y ait des réécritures de l'histoire. [Manuel Valls] ne peut pas contester ça. C'est moi qui suis partie", assure-t-elle aujourd'hui.

Filippetti a-t-elle un problème avec les hommes ?
Ses multiples amours étalées en Une des magazines sont aussi éphémères que 'vaches'.
L'ancienne compagne battue de l'économiste Thomas Piketty, conseillé de François Hollande en campagne, avait porté plainte en 2009, pour violences conjugales. Une plainte qui s'est terminée par un classement sans suite.

Filippetti et son ex-compagnon
Frédéric de Saint-Sernin
Sa liaison avec Frédéric de Saint-Sernin, ancien président du club de football du Stade rennais, ex-directeur de la communication de la mairie de Grenoble puis au Conseil régional d'Ile-de-France, député UMP de Dordogne (2002-2004), aura été marquée par une désobéissance à la consigne de Hollande qui avait clamé que les ministres en vacances de Noël ne s'éloigneraient pas de Paris. Or, des images, en compagnie de cet ancien secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire (2004-2005) dans le
gouvernement Raffarin, et 
volées à l'Ile de la Réunion, révélèrent toute la considération de la ministre pour le président.

Jérôme Cahuzac, ancien ministre du Budget, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, était aussi son "ami". Et plus, selon la rumeur. Invitée de BFMTV, Aurélie
Filippetti avait réagi aux aveux de son ex-"collègue" qui avait finalement reconnu détenir (au moins) un compte bancaire à l'étranger pendant vingt ans, après avoir nié devant l'Assemblée nationale, le 5 décembre 2012, puis "les yeux dans les yeux" de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC. "La faute est très lourde", avait insisté Aurélie Filippetti, ajoutant: "Il devrait quitter définitivement la vie politique".
Or, Cahuzac faisait peur jusqu'au sein du gouvernement. Ainsi Aurélie Filippetti disait-elle trembler comme une feuille d'impôts en entrant dans son bureau (lien PaSiDupes).
Les deux anciens collègues du gouvernement entretenaient en effet des relations rugueuses. Début juillet 2012, Jérôme Cahuzac désavoua l'idée d'Aurélie Filippetti, "une solitaire," sur la taxe sur les ordinateurs. Rebelote le 8 août, quand Filippetti déclara au Canard enchaîné que Jérôme Cahuzac déteste la culture. Nouveau point de divergence, fin août, concernant le retour éventuel de la publicité après 20 heures sur France Télévisions. C’est non, avait assuré Aurélie Filippetti, vendredi 24 août 2012, sur France Inter, opposant ainsi à Jérôme Cahuzac qui expliquait, la veille, y être favorable. Début 2013, le sexagénaire menteur a dit 'oui' pour épouser la fille de Dany Saval, l’épouse de Michel Drucker.
Filippetti, qui souhaitait interdire la diffusion d’émission de télé-réalité avant 22 heures, lança que la confession cathodique de Cahuzac lui faisait penser "à la télé-réalité" (lien PaSiDupes). Titre du dernier épisode diffusé: Aurélie et "ptit zizi".

lundi 22 février 2016

Si le ministre ne va pas aux agriculteurs en colère, les agriculteurs vont au domicile de Le Foll au Mans

Le Drian avait en revanche appelé la police en renfort...

Le ministre qui refuse le dialogue doit recevoir dans son jardin les agriculteurs en détresse.
Dimanche 21 février au soir, plusieurs dizaines d'éleveurs en colère ont recherché le dialogue avec le ministre de l'Agriculture, devant le domicile de Stéphane Le Foll au Mans, et à  celui de son collègue de la Défense Jean-Yves Le Drian, près de Lorient.

Une trentaine d'agriculteurs s'est présentée vers 20h au domicile de Stéphane Le Foll, où le ministre a ouvert la porte de son jardin avant d'engager une conversation tendue pendant près d'une heure avec les éleveurs en colère.

"Comment je fais avec mes factures?", lançait un éleveur, pendant qu'un autre provoquait la colère du ministre  comparé à son ancien collègue du Budget, Jérôme Cahuzac, poursuivi pour fraude fiscale. "Je fais ce que j'ai à faire, je fais mon travail", a protesté Stéphane Le Foll, ancien député de la Sarthe, pendant ce long échange involontaire.

Les éleveurs ont déployé une banderole sur la haie du ministre avec le slogan "Nous sommes comme nos vaches sur la paille"

VOIR et ENTENDRE Le Foll endormir ses interlocuteurs en tenant seul le crachoir: J'ai tout tenté; c'est pas moi, c'est les autres, etc...

Un cercueil où était inscrit la mention "Morts pour la France" a été déposé à sa porte
.
"Il a été très surpris de nous voir, piqué à vif", a témoigné François Thomelin, producteur laitier à La Ferté-Bernard (Sarthe). "On avait accroché un pendu en paille, mais le ministre démocrate a ordonné: 'Vous m'enlevez ça tout de suite'".
Quand la presse est indépendante, elle ne sort pas seulement les éléments de langage du ministère, les documents estampillés PC par le gouvernement et les informations filtrées par l'AFP, prêtes à l'emploi pour les organes de presse paresseux et soumis.

Précisant être venu "en partenariat" avec le syndicat des Jeunes agriculteurs (JA), François Thomelin a dit vouloir expliquer au ministre "le malaise agricole". "On n'a plus rien, plus de sous, plus d'avenir", a-t-il résumé. "Il a dit qu'il est pas responsable de grand chose, ce qui ne nous convient qu'à moitié", a rapporté l'éleveur.

Pas de discussion possible avec le cumulard Le Drian

Des forces de l'ordre ont bloqué entre 60 et 80 agriculteurs venus du Finistère alors qu'une vingtaine de tracteurs tentait d'approcher du domicile de Jean-Yves Le Drian à Guidel, dans le Morbihan, a indiqué la préfecture. La préfecture n'était pas en mesure de préciser si le ministre de la Défense ET président du Conseil régional de Bretagne se trouvait ou non sur place, où en voyage avec Hollande dans le Pacifique sud...

Interrogé sur le plateau de Public Sénat, le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a condamné l'action des agriculteurs. Si on peut leur arracher les chemises à Air France, "On ne peut pas prendre en otage des responsables en pensant que cela va faire avancer les choses", a grondé l'ancien trotskiste.

jeudi 10 septembre 2015

Quand "la" presse révèle "certains" abus de "certains" députés

Libération, Le Monde ou L'obs ne sont pas au nombre de ces dénonciateurs-là...

Plusieurs affaires de députés pour le moins "indélicats" quand ils sont de gauche

Esbroufe et fumisterie socialistes
Elles ont été révélées ces dernières années par les  certains media. Ces petits canailloux-là ont notamment utilisé leur Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour des dépenses personnelles… Pas de quoi portant fouetter des hommes d'affaires socialistes à millions d'euros: Bruno Ledoux et Patrick Drahi (et leur homme de main Laurent Joffrin, pourtant né Mouchard) à Libération (en plus de L’Express et L’Expansion), ou Pierre Bergé, Matthieu Pigasse, Xavier Niel (et Luc Bronner) pour Le Monde, journal officieux du PS, ou encore la triade Bergé-Niel-Pigasse également pour L'Obs...

Extrait de "Pièces à conviction" du 9 septembre.
On notera que Francetv-info filme néanmoins un achat de Libération et en kiosque: deux intox !

VOIR et ENTENDRE Bartolone se débattre - non sans mauvaise foi - dans ses ambiguïtés et incohérences:

Certains députés se sont retrouvés dans le collimateur de la presse pour avoir détourné l'argent public à leur profit. 
Le site trotskiste Mediapart, spécialisé dans l'investigation politique de déstabilisation révolutionnaire, a sorti en 2012 une série d'articles révélant le détournement de fonds publics par plusieurs députés.  Francetv info se refuse à toute qualification judiciaire et selon eux, ils se sont simplement "servis de leur enveloppe de frais professionnels pour des dépenses personnelles."
"Nous avons raconté comment Jérôme Cahuzac utilisait son Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) dans un magasin de piscines et de hammams, explique la journaliste Mathilde Mathieu. Il a payé des abonnements à Canal+ et Canalsat. Et Marie-Hélène Thoraval qui, en 2012, soutint la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP, s'est loué un voilier dans le Var pour 2.000 euros les quatre jours, rapporte ." Rien toutefois du niveau de la mobilisation d'un jet du gouvernement par le premier ministre  -socialiste et Catalan- de Hollande, j'ai nommé Manuel Valls, pour aller soutenir en famille l'équipe de football "de son coeur", ... Barcelone, en final contre la Juventus à... Berlin en juin 2015. Et sous le prétexte mensonger d'une réunion de travail qui était programmée à Paris.

"S'il le faut, on tapera"

"Le socialiste Pascal Terrasse utilisait son IRFM pour se payer des vacances au soleil en famille.
Des voyages en Égypte, en Espagne, en Grèce… Et il ne s'est rien passé", déplore la journaliste-justicière du site d'information dirigé par Edwy Plenel. L'Assemblée nationale ne s'est pas emparée de nos révélations pour aller fouiller sur son compte bancaire et éventuellement le sanctionner."

Pascal Terrasse est toujours député de l'Ardèche depuis 1997 et président du Conseil général de l'Ardèche depuis 2006. Démissionnaire de ce poste en décembre 2012 pour se conformer au non-cumul des mandats, disait-il, le vertueux Terrasse était en fait tracassé  - depuis mai 2012 - par Mediapart, pour des vacances payées sur son indemnité de 6.412 euros brut par mois, versée par l’Assemblée nationale (c'est-à-dire les cochons de contribuables) et réservée aux dépenses professionnelles liées à l'exercice du mandat de député, qui se surajoute au salaire de parlementaire. Voyages, billets de train pour des proches, loisirs, bars : tout ou presque y est passé.

Loin d'être isolé, son cas illustre les dérives liées à l’absence totale de contrôle de l'institution, quoi qu'en dise Bartolone, président de l'Assemblée nationale qui prétend mettre désormais sa vigilance et sa compétence exemplaires au service de la région Ile-de-France, dès décembre 2015...

L'Elysée est également ébranlé
Révélée par Le Monde  Mediapart, l'affaire du conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle, et de ses relations avec les laboratoires pharmaceutiques malmène la majorité et le président de la République quelques jours après la claque reçue lors des municipales. Le conseiller dut démissionner, mais son président ne le sanctionna pas: il lui trouva une niche dorée. Il aurait pu être fait préfet hors cadre, mais le prince de l'Elysée le nomma - par décret - à l'IGAS, repaire de serviteurs rincés-essorés de l'Etat et de personnages troubles de la République. Il peut y faire cirer ses mocassins par le stagiaire.

Désormais présenté par Patricia Loison -à la suite d'Elise Lucet qui se présente comme la journaliste la plus crainte du paysage audio-visuel- le magazine Pièces à conviction a interpellé le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. 
Question: pourquoi il n'y a pas eu de réaction. "A l'époque, il n'y avait aucune réglementation en ce qui concerne cette IRFM. C'est pourquoi j'ai voulu ce contrôle et, pour les députés, les protéger de ce doute", affirme-t-il, avant de préciser : "J'ai fixé la règle d'emploi et, avec le déontologue et le bureau, s'il le faut, on tapera." 
Or, à ce jour, aucune enquête n'a été diligentée, aucun contrôle n'a été effectué et aucun député n'a été sanctionné… D'ailleurs, Pruneau Le Roux n'a pas sanctionné les joueurs de Scrabble de son groupe socialiste exemplaire? Bien au contraire, alors que les réseaux sociaux raillaient le zèle législatif des "branleurs" de l'hémicycle (mot révélateur de l'un d'eux sur sa grille de Scrabble !), il a hurlé à une manoeuvre politicienne de l'opposition, visant sans doute à perturber l'activité de Jérôme Guedj  et Thomas Thévenoud, en séance ?
Pour le premier, il a fallu que la sanction vienne du peuple des électeurs.

Enfin, le gouvernement pourrait être sanctionné
Le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis à l'encontre de l'ancienne ministre Yamina Benguigui, renvoyée mercredi 8 juillet devant le tribunal pour des "omissions" répétées dans ses déclarations de patrimoine. Clairement,  la Charte de déontologie imposée par l'irréprochable Laurent Fabius aux ministres du gouvernement Ayrault n'est qu'esbroufe socialiste. 
Le procès Benguigui dû aux lois sur la transparence "post-Cahuzac" est-il le premier de la série ?

mardi 30 juin 2015

Cahuzac a reçu des enveloppes de cash

L'ancien ministre de Hollande s'est fait livrer 10.000 euros en espèce et à deux reprises

Jérôme Cahuzac se retrouve au coeur d'une nouvelle affaire 
Non seulement il s'est fait renvoyer devant le tribunal correctionnel de Paris pour fraude fiscale, mais l'ancien ministre du Budget s'est fait livrer du cash à Paris, d'après les révélations de L'Obs.

En 2010 et 2011, 10.000 euros en espèces lui ont été remis deux fois en main propre, par un "intermédiaire de confiance". L'argent provenait de son compte en banque en Suisse non déclaré. Le ministre exemplaire sacrifiait ainsi à une pratique répandue chez les propriétaires de ces comptes qui préfèrent appeler leur gestionnaire de compte plutôt que de se rendre de l'autre côté des Alpes et passer la frontière. Selon l'hebdomadaire, "la somme réclamée est apportée sous 24 ou 48 heures par un livreur d'une société spécialisée et rémunérée par commission".

"Des actes de blanchiment"

En avril 2013 déjà, Jérôme Cahuzac avait admis des livraisons d'argent liquide. Il avait alors fait part de "charges de familles" à honorer: l'ancien ministre était à cette époque en instance de divorce. Pour les juges Le Loire et Van Ruymbecke, "cette remise d'espèces témoigne d'un savoir-faire et de la pérennité d'un dispositif permettant de rendre des services à un client constituant des actes de blanchiment." Jérôme 

Cahuzac n'a pas souhaité commenter cette information.
La date du procès de l'ancien ministre n'a pas encore été fixée. Il comparaitra pour fraude fiscale et blanchiment mais sera également jugé pour avoir menti dans sa déclaration de patrimoine, lors de son entrée au gouvernement Ayrault. 
Hollande, Ayrault et Moscovici savaient-ils ?