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dimanche 21 juillet 2019

Transparence et déontologie, selon Edouard Philippe et ses prédécesseurs

© Fotolia.com
Les ministres et secrétaires d’Etat sont nommés par le président de la République sur proposition du Premier ministre. A leur entrée dans le gouvernement, durant leurs fonctions puis à leur sortie, ils sont soumis à certaines obligations en matière de transparence et de déontologie.
En outre, ils ont interdiction de cumuler leur activité gouvernementale avec certaines autres fonctions.
Lorsqu’ils cessent de faire partie du gouvernement, les ministres et secrétaires d’État peuvent percevoir une indemnité pendant trois mois maximum.

Les règles en matière de transparence et de déontologie

Ces règles ont été renforcées par la loi ordinaire du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, adoptée dans l’urgence à la suite de l’affaire "Cahuzac", et par la loi ordinaire du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique.
[Il faudrait également citer la Charte de déontologie des membres du gouvernement, 17 mai 2012, déjà suggérée par JY Le Drian]

A l’entrée dans le gouvernement

Dans les deux mois suivant leur nomination, les ministres et secrétaires d’État doivent adresser à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) une déclaration de patrimoine concernant la totalité de leurs biens propres ainsi que, le cas échéant, ceux de la communauté ou les biens indivis. La déclaration porte notamment sur les immeubles, les assurances-vie, les comptes bancaires détenus.
Dans le même délai, les ministres et secrétaires d’État doivent transmettre à la HATVP et au Premier ministre une déclaration d’intérêts. Celle-ci doit mentionner les intérêts détenus à la date de leur nomination et dans les cinq années précédentes. Elle fait notamment apparaître, les activités professionnelles ou de consultant passées et présentes du déclarant, ses différentes participations aux organes dirigeants d’organismes publics ou privés, la profession de son conjoint, partenaire pacsé ou concubin.
La HATVP, qui a remplacé en janvier 2014 la Commission pour la transparence financière de la vie politique créée en 1988, est chargée de vérifier ces déclarations. Elle peut enjoindre un membre du gouvernement qui aurait omis de les déposer de le faire sous un mois, ainsi que de compléter ses déclarations ou de fournir des explications.
Pour assurer sa mission, la HATVP transmet à l’administration fiscale les déclarations de patrimoine afin obtenir tous les éléments pour en contrôler l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité (par exemple avis d’impôt sur le revenu, avis d’impôt sur la fortune immobilière). Elle saisit le parquet de toute déclaration de patrimoine irrégulière (cas en mars 2014 des déclarations de Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie).
La HATVP publie sur son site internet les déclarations de patrimoine et d’intérêts des membres du gouvernement, assorties de ses éventuelles appréciations. Cette publicité est une innovation majeure de la loi du 11 octobre 2013, même si dès juin 2012 et avril 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait ordonné la publication des déclarations d’intérêts et de patrimoine des ministres sur le portail internet du gouvernement.
Lors de leur entrée au gouvernement, les ministres et secrétaires d’État doivent également confier à un tiers la gestion de leurs instruments financiers.
Ils font en outre systématiquement l’objet, dès leur nomination, d’une procédure de vérification fiscale. Cette procédure, supervisée par la HATVP et conduite par l’administration fiscale, permet de vérifier que les membres du gouvernement sont à jour du paiement de leurs impôts. Si tel n’est pas le cas, le président de la République et le Premier ministre en sont immédiatement informés (depuis la loi Sapin II du 9 décembre 2016) et le membre du gouvernement fautif contraint à la démission (comme le secrétaire d’État au commerce extérieur Thomas Thévenoud en septembre 2014). Jusqu’à la loi de 2013, cette vérification était mise en œuvre, de manière officieuse, à la demande du ministre du budget.
De plus, la vérification de la situation des membres du gouvernement peut avoir lieu avant même leur nomination. Cette pratique, initiée lors de la composition du gouvernement d’Édouard Philippe en mai 2017, est désormais prévue par la loi ordinaire du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique. En vertu de ce texte, le président de la République peut, préalablement à la nomination du Premier ministre, des ministres et secrétaires d’État, demander :
  • à la HATVP des informations sur leur situation au regard des conflits d’intérêts et sur le respect de leurs obligations déclaratives en matière de patrimoine et d’intérêts et d’activités ;
  • une attestation sur leur situation fiscale ;
  • le bulletin n°2 de leur casier judiciaire.
Le Premier ministre reçoit également ces informations (sauf si elles le concernent).

Pendant leurs fonctions

En cas de modification importante de leur patrimoine durant l’exercice de leurs fonctions, les ministres et secrétaires d’État doivent le déclarer à la HATVP. Il en est de même en cas de modification substantielle de leurs intérêts. Dans ce dernier cas, le Premier ministre doit également recevoir une déclaration.
Par ailleurs, les membres du gouvernement doivent exercer leurs fonctions avec dignité, probité et intégrité et veiller à prévenir ou à faire cesser immédiatement tout conflit d’intérêts. La loi de 2013 définit pour la première fois la notion de conflits d’intérêts. Il s’agit de "toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction".
Dans une telle situation, le ministre doit prévenir le Premier ministre afin que ce dernier exerce ses attributions pour régler les dossiers en interférence. La même règle s’applique au secrétaire d’État (ou ministre délégué) qui doit alerter le Premier ministre et son ministre de rattachement afin que ce dernier le remplace pour traiter les affaires en cause.
Depuis mai 2017, trois ministres et un secrétaire d’État du gouvernement d’Édouard Philippe ont fait l’objet de décrets de "déport". C’est le cas notamment d’Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, qui a été déchargée de la tutelle de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, ou de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, qui a été déchargé des questions relatives à la "Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme" et à la marque de cosmétiques Ushuaïa. [L’une des cinq membres du gouvernement Philippe concernés par un décret restreignant ses compétences est Emmanuelle Wargon, fille de Lionel Stoleru (ancien secrétaire d'Etat de Giscard d'Estaing, puis de Mitterrand), secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, à la suite de Sébastien Lecornu, en plus de Françoise Nyssen, en conflit d'intérêts patent entre la patronne d'Actes Sud et la ministre de la Culture.]
 Ces décrets de déport figurent sur le "registre de prévention des conflits d’intérêts", accessible sur le portail internet du gouvernement.
Ce registre mentionne également les cas dans lesquels un membre du gouvernement a estimé ne pas pouvoir participer à une délibération en conseil des ministres en raison d’une situation de conflit d’intérêts relative à la question débattue. La création de ce registre date de la loi précitée du 15 septembre 2017.

A la sortie du gouvernement

Dans les deux mois suivant la cessation de leurs fonctions, les ministres et secrétaires d’État doivent transmettre une nouvelle déclaration de patrimoine ainsi qu’une nouvelle déclaration d’intérêts à la HATVP.
La déclaration de patrimoine terminale doit récapituler l’ensemble des revenus perçus par le ministre ou secrétaire d’État (et le cas échéant par la communauté) depuis son entrée au gouvernement. L’objectif est de lutter contre la corruption en vérifiant que la personne ne s’est pas illégalement enrichie lorsqu’elle était au gouvernement. En cas de variation inexpliquée de la situation patrimoniale, la HATVP transmet le dossier au parquet.
Par ailleurs, les membres du gouvernement sortants peuvent se voir interdire ou autoriser sous réserve par la HATVP, pendant un délai de trois ans après la fin de leurs fonctions, une activité libérale ou une activité rémunérée au sein d’une entreprise ou d’un établissement public industriel et commercial. Si les ex-ministres violent l’interdiction ou les réserves édictées afin de prévenir un conflit d’intérêts, la HATVP publie un rapport spécial et le transmet au parquet.

Les règles en matière d‘incompatibilité et de cumul avec d’autres fonctions

Les fonctions ministérielles sont incompatibles avec diverses autres fonctions, qu’elles soient publiques ou privées, électives ou non. Ces incompatibilités, qui sont pour l’essentiel prévues à l’article 23 de la Constitution du 4 octobre 1958, visent à garantir la disponibilité et l’indépendance des ministres.

Incompatibilité avec un mandat parlementaire

Un membre du gouvernement ne peut pas exercer en même temps un mandatparlementaire. Cette incompatibilité date de la Ve République.
Les députés et les sénateurs qui acceptent une nomination au gouvernement sont remplacés par leurs suppléants. Ce remplacement est, depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, temporaire : il prend fin un mois après la fin des fonctions ministérielles. L’ex-ministre retrouve automatiquement son siège de parlementaire. Il n’a plus à attendre, comme auparavant, la fin du mandat de son suppléant ou sa démission et l’organisation d’une élection partielle pour retrouver son siège.

Incompatibilités professionnelles (avec un emploi public, une activité privée ou une fonction de représentation professionnelle)

Le fonctionnaire, qui devient ministre ou secrétaire d’État, ne peut pas continuer à exercer son emploi public. Lorsqu’il entre au gouvernement, il est placé d’office en disponibilité. Dans cette position, il ne peut pas obtenir d’avancements de carrière, ni acquérir de droits à pension. Cette règle, instituée par la loi organique du 11 octobre 2013, est applicable depuis le 1er octobre 2014. Elle a mis fin au régime plus avantageux du détachement pour les fonctionnaires nommés au gouvernement.
L’exercice d’une activité professionnelle privée, y compris libérale, est également interdit aux membres du gouvernement. L’incompatibilité peut concerner toute activité, même annexe à la profession de la personne appelée au gouvernement (par exemple une activité publicitaire, comme ce fut le cas pour le secrétaire d’État aux sports Bernard Laporte en 2007).
Il est également impossible de cumuler des fonctions gouvernementales avec une fonction de représentation professionnelle à caractère national. Cette interdiction vise la direction nationale des syndicats patronaux ou de salariés et des organismes professionnels ou interprofessionnels (publics, semi-publics ou privés).

Les autres incompatibilités

Les fonctions de membre du gouvernement sont également incompatibles avec celles de :
  • président de la République (coutume constitutionnelle) ;
  • député européen (article 6 de la décision du Conseil des Communautés du 20 septembre 1976) ;
  • membre du Conseil constitutionnel (article 57 de la Constitution) ;
  • membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel ;
  • membre du Conseil économique, social et environnemental ;
  • Défenseur des droits ou adjoints au Défenseur.

La question du cumul avec un mandat local

Aujourd’hui, aucun texte n’interdit à un ministre ou à un secrétaire d’État de détenir des mandats locaux. Toutefois, les présidents de la République Jacques Chirac en 2002 et François Hollande en 2012 ont appliqué à leurs gouvernements la doctrine instituée en 1997 par Lionel Jospin. Lors de sa nomination comme Premier ministre, celui-ci avait imposé à ses ministres de renoncer à la direction d’un exécutif local. En mai 2012, après l’élection de François Hollande, la "doctrine Jospin" a été formalisée dans une "charte de déontologie des membres du Gouvernement". A son tour en mai 2017, Emmanuel Macron a demandé aux ministres nouvellement nommés de démissionner des exécutifs locaux qu’ils dirigeaient.
Un projet de loi constitutionnelle relatif aux incompatibilités applicables à l’exercice de fonctions gouvernementales et à la composition du Conseil constitutionnel, présenté le 13 mars 2013, prévoyait d’inscrire dans la Constitution l’interdiction du cumul des fonctions de ministre avec un mandat d’exécutif local. Toutefois, ce projet de loi a été abandonné faute pour le Sénat de l’avoir examiné.
Le projet de loi constitutionnelle, présenté le 9 mai 2018 en Conseil des ministres dans le cadre de la réforme des institutions, reprend cette interdiction. Son article 1er dispose que "Les fonctions de membre du Gouvernement sont également incompatibles… avec l’exercice d’une fonction exécutive ou de présidence d’assemblée délibérante au sein des collectivités…, de leurs groupements et de certaines personnes morales qui en dépendent".
En novembre 2012, la Commission "Jospin" de rénovation et de déontologie de la vie publique, allait plus loin. Elle préconisait d’interdire le cumul d’une fonction ministérielle avec l’exercice de tout mandat local, exécutif ou non.

L’indemnité de cessation de fonction des membres du gouvernement

Après avoir cessé leurs fonctions, les ministres et secrétaires d’État perçoivent une indemnité équivalente au traitement qu’ils recevaient au gouvernement. Le versement de cette indemnité leur est assuré pendant trois mois (contre six mois avant la loi organique du 11 octobre 2013), sauf s’ils reprennent une activité rémunérée avant.
Les ministres et secrétaires d’État qui ont oublié de déclarer tout ou partie de leur patrimoine ou de leurs intérêts sont privés de leur indemnité (depuis la loi organique du 11 octobre 2013).
Concernant les avantages matériels (logement, voiture de fonction, etc.) des ex-ministres et secrétaires d’État, la loi ne prévoit rien.
Dans un souci de complète transparence et au nom de la séparation des pouvoirs, à l’instar du député René Dosière qui souhaitait en mars 2016 un débat parlementaire sur les avantages des anciens présidents de la République, certains ont réclamé une loi sur le statut des membres et anciens membres du gouvernement.


jeudi 10 septembre 2015

Quand "la" presse révèle "certains" abus de "certains" députés

Libération, Le Monde ou L'obs ne sont pas au nombre de ces dénonciateurs-là...

Plusieurs affaires de députés pour le moins "indélicats" quand ils sont de gauche

Esbroufe et fumisterie socialistes
Elles ont été révélées ces dernières années par les  certains media. Ces petits canailloux-là ont notamment utilisé leur Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour des dépenses personnelles… Pas de quoi portant fouetter des hommes d'affaires socialistes à millions d'euros: Bruno Ledoux et Patrick Drahi (et leur homme de main Laurent Joffrin, pourtant né Mouchard) à Libération (en plus de L’Express et L’Expansion), ou Pierre Bergé, Matthieu Pigasse, Xavier Niel (et Luc Bronner) pour Le Monde, journal officieux du PS, ou encore la triade Bergé-Niel-Pigasse également pour L'Obs...

Extrait de "Pièces à conviction" du 9 septembre.
On notera que Francetv-info filme néanmoins un achat de Libération et en kiosque: deux intox !

VOIR et ENTENDRE Bartolone se débattre - non sans mauvaise foi - dans ses ambiguïtés et incohérences:

Certains députés se sont retrouvés dans le collimateur de la presse pour avoir détourné l'argent public à leur profit. 
Le site trotskiste Mediapart, spécialisé dans l'investigation politique de déstabilisation révolutionnaire, a sorti en 2012 une série d'articles révélant le détournement de fonds publics par plusieurs députés.  Francetv info se refuse à toute qualification judiciaire et selon eux, ils se sont simplement "servis de leur enveloppe de frais professionnels pour des dépenses personnelles."
"Nous avons raconté comment Jérôme Cahuzac utilisait son Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) dans un magasin de piscines et de hammams, explique la journaliste Mathilde Mathieu. Il a payé des abonnements à Canal+ et Canalsat. Et Marie-Hélène Thoraval qui, en 2012, soutint la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP, s'est loué un voilier dans le Var pour 2.000 euros les quatre jours, rapporte ." Rien toutefois du niveau de la mobilisation d'un jet du gouvernement par le premier ministre  -socialiste et Catalan- de Hollande, j'ai nommé Manuel Valls, pour aller soutenir en famille l'équipe de football "de son coeur", ... Barcelone, en final contre la Juventus à... Berlin en juin 2015. Et sous le prétexte mensonger d'une réunion de travail qui était programmée à Paris.

"S'il le faut, on tapera"

"Le socialiste Pascal Terrasse utilisait son IRFM pour se payer des vacances au soleil en famille.
Des voyages en Égypte, en Espagne, en Grèce… Et il ne s'est rien passé", déplore la journaliste-justicière du site d'information dirigé par Edwy Plenel. L'Assemblée nationale ne s'est pas emparée de nos révélations pour aller fouiller sur son compte bancaire et éventuellement le sanctionner."

Pascal Terrasse est toujours député de l'Ardèche depuis 1997 et président du Conseil général de l'Ardèche depuis 2006. Démissionnaire de ce poste en décembre 2012 pour se conformer au non-cumul des mandats, disait-il, le vertueux Terrasse était en fait tracassé  - depuis mai 2012 - par Mediapart, pour des vacances payées sur son indemnité de 6.412 euros brut par mois, versée par l’Assemblée nationale (c'est-à-dire les cochons de contribuables) et réservée aux dépenses professionnelles liées à l'exercice du mandat de député, qui se surajoute au salaire de parlementaire. Voyages, billets de train pour des proches, loisirs, bars : tout ou presque y est passé.

Loin d'être isolé, son cas illustre les dérives liées à l’absence totale de contrôle de l'institution, quoi qu'en dise Bartolone, président de l'Assemblée nationale qui prétend mettre désormais sa vigilance et sa compétence exemplaires au service de la région Ile-de-France, dès décembre 2015...

L'Elysée est également ébranlé
Révélée par Le Monde  Mediapart, l'affaire du conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle, et de ses relations avec les laboratoires pharmaceutiques malmène la majorité et le président de la République quelques jours après la claque reçue lors des municipales. Le conseiller dut démissionner, mais son président ne le sanctionna pas: il lui trouva une niche dorée. Il aurait pu être fait préfet hors cadre, mais le prince de l'Elysée le nomma - par décret - à l'IGAS, repaire de serviteurs rincés-essorés de l'Etat et de personnages troubles de la République. Il peut y faire cirer ses mocassins par le stagiaire.

Désormais présenté par Patricia Loison -à la suite d'Elise Lucet qui se présente comme la journaliste la plus crainte du paysage audio-visuel- le magazine Pièces à conviction a interpellé le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. 
Question: pourquoi il n'y a pas eu de réaction. "A l'époque, il n'y avait aucune réglementation en ce qui concerne cette IRFM. C'est pourquoi j'ai voulu ce contrôle et, pour les députés, les protéger de ce doute", affirme-t-il, avant de préciser : "J'ai fixé la règle d'emploi et, avec le déontologue et le bureau, s'il le faut, on tapera." 
Or, à ce jour, aucune enquête n'a été diligentée, aucun contrôle n'a été effectué et aucun député n'a été sanctionné… D'ailleurs, Pruneau Le Roux n'a pas sanctionné les joueurs de Scrabble de son groupe socialiste exemplaire? Bien au contraire, alors que les réseaux sociaux raillaient le zèle législatif des "branleurs" de l'hémicycle (mot révélateur de l'un d'eux sur sa grille de Scrabble !), il a hurlé à une manoeuvre politicienne de l'opposition, visant sans doute à perturber l'activité de Jérôme Guedj  et Thomas Thévenoud, en séance ?
Pour le premier, il a fallu que la sanction vienne du peuple des électeurs.

Enfin, le gouvernement pourrait être sanctionné
Le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis à l'encontre de l'ancienne ministre Yamina Benguigui, renvoyée mercredi 8 juillet devant le tribunal pour des "omissions" répétées dans ses déclarations de patrimoine. Clairement,  la Charte de déontologie imposée par l'irréprochable Laurent Fabius aux ministres du gouvernement Ayrault n'est qu'esbroufe socialiste. 
Le procès Benguigui dû aux lois sur la transparence "post-Cahuzac" est-il le premier de la série ?

jeudi 27 novembre 2014

Yamina Benguigui aurait menti sur sa déclaration de patrimoine

La ministre avait délocalisé ses affaires 

Jean-Marc Ayrault se déclarait garant de la "transparence financière de la vie politique"


Or, en lousdée et dans la foulée, la ministre socialiste empocha pourtant 430.000 € en ...Belgique. Yamina Benguigui aurait-elle des secrets pour Hollande et la République? Il y a moins d'un an, comme tous les membres du gouvernement, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, a rempli une déclaration de patrimoine rendue publique et nécessaire par la fraude fiscale du ministre du Budget du président Hollande, le socialiste Jérôme Cahuzac  et les promesses d'exemplarité du vertueux candidat PS, François Hollande, un an plus tôt, en 2012. 
Après la charte de déontologie voulue par Fabius et imposée à l'ensemble du gouvernement Ayrault, le pouvoir socialiste avait voulu marqué une rupture ostensible, remplaçant, le 20 décembre 2013, la Commission pour la transparence financière de la vie publique par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, sans plus d'effets.
Les affaires s'engagèrent mal aussitôt: chargée d'examiner les déclarations d'intérêts et de patrimoine de quelque 7000 élus et hauts fonctionnaires, cette autorité aurait dû être indépendante, mais l'Elysée alla chercher Guillaume Valette-Valla au cabinet du ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies, dont il était le conseiller chargé des affaires institutionnelles et législatives, pour en faire le nouveau secrétaire général de l'HATVP. 

Début décembre 2012, malgré l'opposition de l'UMP à la création de cette instance, l'Élysée avait déjà installé l'ancien procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal à la présidence de la HATVP, bien que réputé proche de Martine Aubry.

"Autant envoyer directement ma déclaration de patrimoine rue de Solférino, au siège du PS!", protesta alors Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée. "Ces gens ont le droit de vie ou de mort sur les élus, ajoute Eric Woerth, député UMP de l'Oise. Il devrait y avoir une règle pour ce type de fonction. Quelle que soit la qualité de la personne qui l'occupe, une préférence politique crée une suspicion immédiate de subjectivité."

Après la volonté de débarquer le procureur François Falletti, après les promotions-éclair de Thomas Le Drian, 29 ans, fils du ministre de la Défense, "chargé de mission auprès du Président du Directoire" André Yché à la Société nationale immobilière (SNI), de Salomé Peillon, fille du ministre de l'Education nationale, au prestigieux poste d'attachée culturelle à l'ambassade de France en Israël, ou de Paul Bernard, ancien conseiller de François Hollande, ces nominations accréditent l'idée qu'un Etat PS est en train de se former sous nos yeux avec la double ambition de placer les amis et de contrôler l'appareil d'Etat.

En cas de mensonge, l'élu(e) encourt 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Mises en ligne le 15 avril 2013, ces déclarations de patrimoine étaient censées concrétiser les promesses de l'exécutif en matière de "transparence financière de la vie politique". Le préambule méthodologique est parfaitement explicite : "La déclaration prend en compte tous les éléments composant le patrimoine, quelles que soient leur nature, leur importance ou leur situation géographique. L'ensemble des biens doit être déclaré, y compris ceux détenus à l'étranger et ceux n'entrant pas dans l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)." 

La secrétaire d'Etat utilisait tous les moyens de la République



Elle se déplaçait en Falcon
: lien PaSiDupes

Elle était aussi un symbole de la diversité franco-algérienne nantie qui a trouvé asile à gauche

Devoir de mémoire: outre François Hollande soi-même, huit membres du gouvernement Ayrault dépassaient le million d'euros de patrimoine: Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, Michèle Delaunay (Personnes âgées), Marisol Touraine (Santé), Michel Sapin (Travail), Victorin Lurel (Outre-mers), Valérie Fourneyron (Jeunesse et Sports) et George Pau-Langevin (Réussite éducative).

 
Le "néant" socialiste est plein aux as

Yamina Benguigui a inscrit "néant" dans la case n° 10 de sa déclaration, celle qui concerne les "biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l'étranger" et leur valeur. Or, le 29 janvier 2014, alors qu'elle menait campagne pour les municipales dans le Xe arrondissement de Paris sur la liste du socialiste Rémi Féraud, la ministre-réalisatrice-écrivain avait bien dû vendre les parts qu'elle détenait dans une société anonyme de droit belge, G2, soit 20 % du capital. Le rachat par ladite société "des 12 actions émises près de Mme Yamina Benguigui" d'une valeur nominale de 1.000 € a été décidé "au prix de 35.833,33 € par action", indique le document enregistré au greffe de Bruxelles le 13 février dernier. Soit, au final, un joli chèque de 430.000 €

Un "néant" chargé, mais une bagatelle pour les nantis du PS.

Aux innocents socialistes les mains pleines. Pour un petit péché véniel, une fraude fiscale de 430.000 euros de son patrimoine qui se justifie probablement par une épidémie socialiste de "phobie administrative", Anne Hidalgo réclama la démission de Yamina Benguigui du Conseil de Paris. 
Le 27 février 2013, sur le plateau de Canal +, ce chevalier dans l'ordre national du Mérite, promue officier en mai 2007, avait lancé en riant au sujet de l'affaire Copé : "Ça fait du bien à notre gouvernement !" Nul doute que son éviction du gouvernement la met moins en joie que le verdict à venir du tribunal: jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende, de quoi faire rire Copé pendant encore longtemps.

Si on passe le "néant" socialiste au crible, on découvre des liens entre G2, une coquille créée en 2000 par le producteur Philippe Dupuis-Mendel, et Yamina Benguigi, deux amis de longue date.
Cette structure belge contrôle une autre société, française celle-ci, Bandits Production, qui a financé l'essentiel des œuvres de cette cinéaste engagée, dont Mémoires d'immigrés, le documentaire de témoignages en trois parties (160 mn) qui l'a fait connaître en 1997, à l'issue des années Mitterrand. Il se trouve disponible au CNDP, mais fut d'abord diffusé par Canal+ et MK2, groupe audiovisuel de Marin Karmitz, dont la fortune était estiméeà 40 millions d'euros en 2009. Dès octobre 2005, Yamina Benguigui, ex-adjointe de Bertrand Delanoë aux droits de l'homme et à la lutte contre les discriminations, a siégé sans discontinuer au conseil d'administration de G2. Elle n'a démissionné de ce mandat qu'en août 2012, deux mois après son entrée au gouvernement. "Je ne détiens aucune part dans cette société", nous avait-elle répondu par mail à Marianne en mai 2013. Une information alors impossible à vérifier, l'entreprise belge ne détaillant pas la structure de son actionnariat dans ses comptes annuels. Mais en rachetant récemment ses actions à Yamina Benguigui, G2 a dû se plier à l'obligation légale de publicité qui entoure ce type d'acte. Et dévoiler incidemment le pot aux roses ? Contactée par le magazine, la ministre n'avait pas souhaiter communiquer: la transparence n'est pas la chose du monde socialiste la mieux partagée.

Mais comment se fait-ce, puisque  "
je n’ai pas le moindre problème avec le fisc et jamais je ne démissionnerai. Cette affaire n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. D’ailleurs, le président Hollande est d’accord avec moi : les élus sont sous la dictature des media"...



vendredi 12 septembre 2014

France Info casse les ventes du bouquin de Valérie Trierweiler

voici les sept révélations utiles à connaître 
pour éviter une dépense inutile...

"Merci pour ce moment" ..et l'économie !
 

Francetv info a sélectionné sept points qui font mouche dans le livre de Valérie Trierweiler. L'ex-concubine officielle répudiée n'épargne ni le chef de l'Etat, ni quelques autres acteurs politiques. Que n'a-t-on encore lu partout ? Voici sept coups de pinceau du portrait au vitriol.

Hollande et "le permis de tuer"

Le moment. Pendant la campagne législative de juin 2012, Valérie Trierweiler envoie un tweet de soutien à Olivier Falorni alors qu'il maintient sa candidature contre Ségolène Royal, parachutée dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime.
"Je dois essuyer les rappels à l'ordre de tous les hauts personnages de l'Etat et des ténors du PS. C'est à qui aura la petite phrase la plus dure à mon égard : Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone, Martine Aubry, François Rebsamen et j'en oublie. Je connais le jeu politique. J'ai été quinze ans journaliste dans ce domaine. Je sais qu'aucun d'entre eux ne se serait permis ces attaques sans l'aval de François. L'une de mes amies dira plus tard cette phrase terrible : 'C'est Hollande lui-même qui a délivré le permis de tuer'."

"Hollande et "la solidarité de machos"



Le moment. Après son élection, en mai 2012, François Hollande constitue son premier gouvernement, dirigé par Jean-Marc Ayrault.
"Je me contente de suggérer un nom [de ministre] qui ne sera pas retenu. Il s'agit de Valérie Toranian (ci-contre avec le journaliste partisan de Hollande), directrice du magazine 'Elle' pour le ministère des Droits des femmes. Je la connais peu, mais je trouve que cela aurait eu du sens et de l'allure, une nouvelle Françoise Giroud. François me répond : 'Je ne peux pas faire ça à Giesbert.' 
Franz-Olivier Giesbert, alors directeur du 'Point', est le compagnon de Valérie Toranian. Dans l'esprit de François, qui connaît le problème pour l'avoir vécu, FOG aurait forcément vécu la promotion de sa compagne comme un camouflet personnel. Solidarité de machos."


Hollande et "le prix des choses"

Le moment. Sous le quinquennat Sarkozy, François Hollande travaille à sa candidature "dans la plus grande discrétion". 

"Je veux qu'il connaisse la réalité quotidienne qu'affronte une partie des Français, ceux qui comptent chaque euro et ne savent jamais comment finir le mois. Lui qui préfère se passer d'un repas lorsque ce n'est pas du premier choix, ne mange pas mes fraises si elles ne sont pas des 'garriguettes', ne goûte pas aux pommes de terre si elles ne proviennent pas de 'Noirmoutier' et met directement à la poubelle la viande si elle est sous vide. Il connaît si peu le prix des choses. (...) Il n'est pas flambeur pour autant. Son apparence d'ailleurs lui importe peu. Il est capable d'acheter ses chemises et ses chaussures dans les hypermarchés."


Hollande et la promotion Voltaire

Le moment. La vie à l'Elysée. "Je ne reconnais pas le François que j'ai aimé passionnément dans
l'homme qui traite désormais ses collaborateurs avec mépris, après m'avoir réservé le même traitement. Je l'ai vu se déshumaniser, jour après jour, sous le poids des responsabilités (...). Se prendre pour un seigneur. 

Comme lors de ce dîner avec sa garde rapprochée de la promotion Voltaire, cela m'avait frappée : trente ans qu'ils attendaient le pouvoir. Ils l'avaient enfin et se considéraient comme des demi-dieux, pleins d'arrogance."


Cahuzac face à Marine Le Pen

Le moment. Avant l'élection de François Hollande à l'Elysée. "J'anime alors une émission politique sur Direct8 et j'assiste stupéfaite à un numéro de Jérôme Cahuzac face à Marine Le Pen. Mon équipe et moi en sommes choqués : député socialiste, il se comporte devant elle comme un adolescent devant une star d'Hollywood, avec une déférence totale. Quelque chose ne colle pas. Et quand Médiapart révèle que son compte en Suisse avait été ouvert par un ami de sa famille, un avocat d'extrême droite proche de Marine le Pen, les pièces du puzzle s'emboîtent."


Le couple Sarkozy et "les horreurs" du net

Le moment. La passation de pouvoirs entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkozy explique [à François Hollande] combien cette période a été douloureuse pour Carla, qui a mal vécu la médiatisation à outrance et les médisances. Il lui confie avoir été obligé de recourir à des sociétés spécialisées pour 'faire monter' dans les algorithmes des moteurs de recherche les articles et les références honorables, pour cacher les horreurs qui circulent sur le Net, afin que sa femme ne tombe pas dessus."


Valls et Moscovici "aux abonnés absents"

Le moment. Valérie Trierweiler est hospitalisée, après la publication par Closer des photos de François Hollande au pied de l'appartement de Julie Gayet, en janvier 2014. "De l'Elysée, je ne reçois que trois messages de conseillers. Tous les autres sont aux abris. Je suis déjà traitée comme une paria. Au gouvernement, seulement quatre ministres osent m'adresser un mot d'amitié : Aurélie Filippetti (et non Montebourg), Yamina Benguigui (et non Anne Hidalgo), Benoît Hamon (et non Martine Aubry) et Pascal Canfin (et non Cécile Duflot). Ceux que je connais le mieux sont aux abonnés absents. Leur silence sera plus criant encore lorsque je lirai les messages venus de l'autre camp, de Claude Chirac, de Carla Bruni-Sarkozy, de Cécilia Attias, de Jean-Luc Mélenchon, d'Alain Delon et de tant d'autres.

(...) En moins d'une semaine, (...) je vérifie l'étendue du cynisme du petit monde des amis politiques, des conseillers et des courtisans. Manuel Valls et Pierre Moscovici, dont on me disait si proche, n'ont pas dû se souvenir de mon numéro de téléphone."


dimanche 13 avril 2014

Fleur Pellerin, vaniteuse secrétaire d'Etat socialiste, a la folie des grandeurs

La nouvelle secrétaire d'État au Commerce extérieur veut un hôtel particulier dans le 7e

A peine nommée, l'ex-ministre déléguée ferait déjà des caprices

La nouvelle fonction de Fleur Pellerin lui donnerait-elle la grosse tête ? À peine nommée au secrétariat d'État au Commerce extérieur, au Tourisme et aux Français, Fleur Pellerin a réclamé des locaux plus dignes de sa personne et plus spacieux, comme le révèle le quotidien Le Parisien ce dimanche. 

Les exigences de la dame entrent en conflit avec la crise et la politique d'austérité annoncée 
L'ancienne ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique aurait cru que par "gouvernement de combat" Valls entend lutte pour le bien-être des ministres. Dès jeudi, elle aurait exigé du Quai d'Orsay l'installation de son équipe dans un hôtel particulier du 7e arrondissement. 
Le ministère des Affaires étrangères le lui aurait refusé. Mais Fleur Pellerin n'abandonne pas facilement. Le Parisien précise qu'elle se serait alors tournée vers Matignon. Nouvel échec.

Fleur aurait un gros besoin de plus de Fabius

La secrétaire d'État fait le siège du cabinet de son ministre de tutelle
D'après le quotidien, elle justifie son caprice par  la nécessité de se trouver plus près de Laurent Fabius. L'équipe de Pellerin se trouve pour le moment dans une aile du ministère des Affaires étrangères occupée auparavant par l'ancienne ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui.
 
Craindrait-elle de souffrir de la comparaison avec cette autre plante verte ?
Fabius qui guerroie en Ukraine a d'autres proccupations que le rempottage des potiches de Hollande.

mardi 18 mars 2014

Yamina Benguigui aurait menti sur sa déclaration de patrimoine: et la charte de déontologie ?

"Transparence financière de la vie politique", voeu pieux de Jean-Marc Ayrault.

La ministre de Hollande vient d'empocher 430.000 € ...en Belgique !
WITT/SIPA
On cache tout à Hollande: Yamina Benguigui ne lui aurait pas tout dit...
Il y a moins d'un an, comme tous les membres du gouvernement, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères a rempli une déclaration de patrimoine rendue publique pour la première fois dans l'histoire de nos institutionsà la suite de l'affaire de fraude fiscale par Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget de Hollande

Mises en ligne le 15 avril 2013,
ces déclarations étaient censées donner corps à l'exemplarité revendiquée par le candidat Hollande et l'équipe de Jean-Marc Ayrault en matière de "transparence financière de la vie politique", ébranlée par l'affaire Cahuzac. Le préambule méthodologique est parfaitement explicite : "La déclaration prend en compte tous les éléments composant le patrimoine, quelles que soient leur nature, leur importance ou leur situation géographique. L'ensemble des biens doit être déclaré, y compris ceux détenus à l'étranger et ceux n'entrant pas dans l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)."

Un "néant" peut rapporter gros: comme en dormant !

Dans la case n° 10 de sa déclaration, celle qui concerne les "biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l'étranger" et leur valeur,
Yamina Benguigui a inscrit "Néant". Or, le 29 janvier 2014, la ministre-réalisatrice-écrivain, qui mène actuellement campagne pour les municipales dans le Xe arrondissement de Paris sur la liste du socialiste Rémi Féraud, a vendu les parts qu'elle détenait dans une société anonyme de droit belge, G2. En l'occurrence, 20 % du capital. Le rachat par ladite société "des 12 actions émises près de Mme Yamina Benguigui" d'une valeur nominale de 1.000 € a été décidé "au prix de 35.833,33 € par action", indique le document enregistré au greffe de Bruxelles le 13 février dernier. Soit, au final, un joli chèque de 430.000 €. Le "néant" est bien garni! 

Voilà quelques mois, dans un grand dossier sur l'évasion fiscale (Marianne n° 841), avait décortiqué
les liens entre Yamina Benguigi et G2, une coquille  vide créée en 2000 par le producteur Philippe Dupuis-Mendel, deux amis de longue date. Cette structure belge contrôle une autre société, française celle-ci, Bandits Production, qui a financé l'essentiel des œuvres de cette cinéaste engagée, dont Mémoires d'immigrés, le documentaire en trois parties qui l'a fait connaître. 
Dès octobre 2005, Yamina Benguigui, ex-adjointe de Bertrand Delanoë aux droits de l'homme et à la lutte contre les discriminations, a siégé sans discontinuer au conseil d'administration de G2. Elle n'a démissionné de ce mandat qu'en août 2012, deux mois après son entrée au gouvernement. "Je ne détiens aucune part dans cette société",  avait-elle affirmé par mail à Marianne, lors de notre enquête de mai 2013. Une information alors impossible à vérifier, l'entreprise belge ne détaillant pas la structure de son actionnariat dans ses comptes annuels. Mais en rachetant récemment ses actions à Yamina Benguigui, G2 a dû se plier à l'obligation légale de publicité qui entoure ce type d'acte. Et dévoiler incidemment le pot aux roses ? Contactée par Marianne, la ministre n'avait pas retourné les appels à l'heure où Marianne bouclait son article. 

Le 27 février
sur le plateau de Canal +, Benguigui avait lancé en riant au sujet de l'affaire Copé :"Ça fait du bien à notre gouvernement !" Nul doute que les révélations de Marianne sur cette histoire belge la mettront tout autant en joie.

Et que Bercy appréciera le travail tout fait...

vendredi 28 février 2014

L'affaire Copé viendrait en représailles à l'affaire Gayet

Une diffamation de Copé en riposte au Gayetgate

Maîtresse du président Hollande, l'actrice Julie Gayet est une associée du milliardaire François Pinault
La révélation du 13 janvier 2014 revêt un nouvel intérêt  aujourd'hui 
Le journal Le Parisien avait dévoilé que l'actrice-femme d'affaires en est, avec 'Cinémaphore', à sa 3e société de production. La petite dernière, par actions simplifiée au capital de 3.000 euros, compte trois souscripteurs : le premier est la société l’Arbre secret (représentée par le producteur Charles Gillibert), le deuxième est Rouge International (représentée par Julie Gayet), le dernier est l’homme d’affaires François Pinault, troisième fortune française. 
Si les trois actionnaires n’investissent pas à la même hauteur (1.470 actions à un euro pour les deux premiers, 60 actions pour Pinault), tous trois paraphent chacune des pages des statuts constitutifs de la société - dont Julie Gayet est présidente et Gillibert directeur général.


En 2012, François Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point, a fait connaître son intention de voter pour François Hollande.

Comme l’a révélé Le Parisien ce 13 janvier, le producteur Charles Gillibert , 
l’actrice Julie Gayet et l’industriel François Pinault ont créé ensemble au mois de juillet 2013 "Cinémaphore", une société de production, créée le 10 juillet 2013 à Paris, par Julie Gayet et François Pinault.


Cette nouvelle affaire, dont l’objet est très proche de celle fondée en 2012 (Amarante), est-elle un simple doublon ? 
En fait, avec l'accession de son amant au pouvoir, l’objet de Cinémaphore vise grand, beaucoup plus grand : en plus de la traditionnelle création ou production de films ou d’oeuvres littéraires, artistiques, etc. Cinémaphore se lance dans les activités de conseil sous de multiples formes (production de films, négoce des droits, etc.), mais aussi dans la création ou l'organisation d'événements ou de manifestations culturelles. 


Y.Benguigui confirme: "Ça fait du bien à notre gouvernement." 

Y.Benguigui confirme: "Ça fait du bien à notre gouvernement." La publication des accusations de l'hebdomadaire de François Pinault, Le Point qui met en cause Jean-François Copé, ne fait pas que des malheureux. Certains se réjouissent en effet de voir le président de l'UMP accusé de surfacturations pendant la campagne présidentielle en tant que secrétaire général de l'UMP. D'aucuns pensait qu'elle ne servait à rien mais, invitée du Grand Journal de Canal Plus ce 27 février, Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, est sortie de son néant.

La sous-ministre y a d'abord déclaré: "Ça fait du bien à notre gouvernement." 
Puis, Yamina Benguigui s'est ressaisi, prétendant que les Unes vachardes du Point sur le gouvernement socialiste font du mal au pouvoir en place. C'est pourquoi Yamina Benguigui se réjouit de voir le magazine s'attaquer à un personnage de l'opposition :
L. Tardy est 
élu de Savoie...
"C'est un lien ombilical, c'est vrai que c'est assez terrible. Vous êtes vraiment le lien avec l'opinion publique. Je fais partie d'un gouvernement où c'est assez démoralisant quand on voit ce genre de Unes. On ne peut pas avoir le recul comique...

Et Yamina Benguigui de se réjouir à nouveau des accusations du Point contre Jean-François Copé, espérant que la gauche entretienne ce climat malsain: "C'est pour ça que l'affaire Copé, c'est parti; j'espère, pour une longue série."
Et un abstentionnisme record de refus de la politique politicienne ?