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jeudi 21 décembre 2017

Patrimoine de Noël Mamère : la Haute autorité pour la transparence saisit la justice

L'ex-député-maire vertueux PS, puis EELV, Noël Mamère, devant la justice
Résultat de recherche d'images pour "noel mamere"La déclaration de patrimoine de fin de mandat de l'ex-député écologiste de Gironde apparaît suspecte à la Haute autorité (HATVP).
Il existe un "doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité" de cette déclaration établie fin 2016, estime cette autorité administrative présidée par l'ancien procureur Jean-Louis Nadal, 75 ans. 

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique a annoncé, ce mercredi, avoir saisi la justice au sujet de la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l'ex-député écologiste de Gironde Noël Mamère, en raison d'un "doute sérieux" lié à "l'omission d'une partie substantielle du patrimoine". 
Dans un communiqué, la HATVP indique avoir "jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l'ensemble du dossier". 

"Après instruction du dossier et recueil de ses observations", le "doute sérieux" de l'HATVP porterait sur des omissions concernant des assurances vie, pour des montants importants. 

Le Parquet peut décider d'ouvrir une enquête judiciaire, comme il l'a fait pour d'autres cas, notamment de parlementaires signalés par la HATVP. 

Le 3 octobre 2001, Noël Mamère et France 2 furent condamnés par la cour d’Appel de Paris qui motive ainsi son jugement sur la question de la mauvaise foi de Noël Mamère. Lors de l'émission télévisée 'Tout le monde en parle' produite par Catherine Barma (actuellement productrice de l'émission controversée 'On n'est pas couché', animée par Laurent Ruquier) sur la chaîne publique France 2, le 23 octobre 1999, Mamère qualifia de "sinistre personnage" le professeur Pierre Pellerin, 
Résultat de recherche d'images pour "noel mamere bras d'honneur"ancien directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants en 1986, à l'époque de l'explosion de la centrale de Tchernobyl.

Mamère nia également un bras d'honneur en plein hémicycle de l'Assemblée nationale, ci-contre.
Toujours prompt à dénoncer les catholiques, tous "intégristes", le maire de Bègles semblait beaucoup plus frileux vis-à-vis des islamistes. Dans une tribune parue sur le site Rue 89, le député de Gironde réagit aux événements de Trappes qui nous obligent, selon lui,  "à réfléchir sur la vague d’islamophobie qui s’est emparée de notre pays"
... Mamère dénonçait en fait "un racisme d’Etat qui s’est lentement insinué dans la société française" et annonce sa proposition pour pallier les problématiques communautaires des banlieues.
Islam et République, les dangereuses insinuations de Noël Mamère
Le bouffon vit couché devant l'islam radical
Loin de mettre en cause la violation manifeste de la loi par des musulmans voulant provoquer la République, l’ancien journaliste s’interrogea : " Pourquoi interpeller en plein ramadan une jeune femme voilée, sachant que durant cette période, un tel geste peut être interprété comme une provocation à l’égard des populations musulmanes ?".

Ancien journaliste caractériel et menteur,
cet écologiste prétendit aussi  se déplacer à vélo dans Paris, mais vu surpris à la descente d'un taxi payé par l'Assemblée nationale.
Le "sinistre personnage" ne dispose plus d'aucun mandat.

vendredi 20 octobre 2017

Intérêts et patrimoine : les députés phobiques de la transparence

Le renouvellement de la vie politique marque le pas: 13 déclarations manquantes et des lacunes

Treize députés récalcitrants n'ont pas déposé leur déclaration d'intérêts ou de patrimoine

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a livré les noms des "négligents" en pâture, jeudi. Elle a en outre constaté "des manquements" dans certaines déclarations.© AFP/Archives JOEL SAGET T

Sur l’ensemble des élus de la XVe législature, "494 députés ont déposé dans le délai légal et à ce jour, 13 députés n’ont pas déposé au moins l’une des deux déclarations", a révélé la Haute Autorité, qui a saisi le bureau de l’Assemblée nationale, plus haute instance collégiale, de ces cas.
Quelque 80 députés ont remis leurs déclarations d’intérêts hors délai. Les déclarations d’intérêts et d’activité sont publiées en ligne à compter de ce jeudi, les déclarations de patrimoine seront consultables plus tard en préfecture et ne pourront être divulguées, conformément à la loi sur la transparence post-Cahuzac de 2013. 

Les élus qui n'ont pas déclaré leurs intérêts (participation au capital de sociétés, activité du conjoint…) sont, quatre élus du parti du président - et dirigeants d'entreprisesur six rebelles  : 
Alexandre Freschi (LREM, Lot-et-Garonne, dirigeant de société sur sa fiche Assemblée), 
Béatrice Descamps (Constructifs, Nord, directrice d’école), 
Image associée
Bénédicte Taurine (LFI, Ariège, professeure de SVT en collège, ci-contre à droite), qui a depuis fait savoir que sa déclaration aurait été transmise dans les délais, mais qu’il y aurait "un problème informatique de transfert", tombé sur elle par malchance ou paranoïa, et qu'elle aurait envoyé un mail à ce sujet à la HATVP. 
Jean-Claude Leclabart (LREM, Somme, retraité agricole, mais créateur d'une entreprise de négoce au Marché international de Lille), 
Julien Borowczyk (LREM, Loire, médecin
et Sophie Errante (LREM, Loire-Atlantique, cheffe d’entreprise). Cette dernière avait été candidate en juin au “perchoir”. 

Sept autres n’ont pas remis à ce jour leur déclaration de patrimoine
Les députés avaient jusqu’au lundi 21 août pour déposer leurs deux déclarations. Après "un premier examen", la Haute autorité a constaté que "la grande majorité" des déclarations remises a été "remplie de manière satisfaisante". 
Mais elle a pointé "des carences sur certaines rubriques qui paraissent peu ou mal prises en compte, par exemple s’agissant de l’identification des collaborateurs parlementaires et de leurs activités annexes". 
Certains élus ont aussi déclaré uniquement leurs revenus 2017. 

Quelques députés ont déclaré des collaborateurs familiaux, or, adoptées - par eux - cet été, les lois de moralisation de la vie publique leur imposent de les licencier dans les prochaines semaines si cela n’a pas été fait dans l’intervalle.
En outre, "certains manquements" pouvant constituer un délit au regard du code électoral ont été observés. La HATVP doit poursuivre l’instruction de ces dossiers et pourra saisir le Parquet en cas d’omission substantielle d’intérêts, comme le prévoit la loi. 

La question des conflits d’intérêts, que cette publication vise à prévenir, est sensible 
Résultat de recherche d'images pour "Intérêts et patrimoine"
dans une Assemblée profondément renouvelée qui a fait campagne sur un renouvellement des moeurs politiques. Nombre d’entre eux, jeunes arrogants venus de la société civile, promettaient d'assainir le climat. 
Les lois de moralisation ont prévu notamment un registre public des déports sur tel ou tel dossier. Les lobbies ont aussi désormais interdiction de rémunérer les collaborateurs parlementaires, plusieurs collaborateurs ne paraissant pas en règle à ce jour. 
Vu les déclarations d’intérêts en ligne et en open data, plus de 200 députés conservent une activité annexe (publique ou privée) à leur mandat, ce qui est permis, sauf exceptions. Olivier Dassault (LR, Oise) figure parmi les élus touchant les rémunérations annexes les plus élevées, avec près de 330.000 euros net en 2016, mais le patron de plusieurs entreprises, Bruno Bonnell (LREM, Rhône) a indiqué par écrit qu’il avait quitté ou s’apprêtait à quitter la tête de certaines.
Plus insolite, le mathématicien Cédric Villani (LREM, Essonne) a noirci sa déclaration de commentaires. Ainsi, pour 12.440 euros tirés en 2017 de ses interventions comme scientifique, "il faudrait recenser en particulier des dizaines d’universités étrangères réparties sur tous les continents", mais, à l’avenir, ces sommes "seront nettement moins importantes du fait de (son) emploi du temps centré sur les fonctions de député". On ne voit pas où est le problème : les contribuables aux frais réels connaissent le sujet et y font face.

Voici ce que contient la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron

Le rédacteur était alors candidat d’En Marche ! à l’élection présidentielle, publiée  le 22 mars par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avec celles des onze candidats qualifiés pour le premier tour de l’élection présidentielle :
1. Les immeubles bâtis et non bâtis.
Néant. [Tanguy est hébergé par maman]
2. Les parts de société civile immobilière (SCI).
Néant. [c'est maman qui paie]
3. Les autres valeurs non cotées en bourse.
  • Au Crédit mutuel, en pleine propriété : une participation « négligeable » d’une valeur de 730 euros.
  • Un fonds de placement dans les PME, en pleine propriété : une participation de 0,5 % d’une valeur de 61 516 euros.
4. Les instruments financiers.
  • Comptes-titres chez Rothschild & Cie : 4 608,95 euros.
  • Comptes-titres au Crédit mutuel : 1 874,45 euros.
  • Un PEA chez Rothschild & Cie : 4 531,09 euros.
  • Un PEA au Crédit mutuel (nom et prénom du titulaire masqués) : 54 611,45 euros.
5. Les assurances-vie.
  • Crédit mutuel-Horizon Patrimoine, souscrit le 25 avril 2011 : 91 954,82 euros.
6. Les comptes bancaires courants et les produits d’épargne.
  • Crédit mutuel - Livret bleu : 20 231,79 euros.
  • Crédit mutuel - LDD et Livret fidélité : 40 316,43 euros.
  • Crédit mutuel - CEL : 317,02 euros.
  • Crédit mutuel - PEL : 1 407,76 euros.
  • Crédit mutuel - Livret bleu (nom et prénom du titulaire masqués) : 20 388,51 euros.
  • Crédit mutuel - LDD et Livret fidélité (nom et prénom du titulaire masqués) : 36 285,22 euros.
  • Crédit mutuel - CEL (nom et prénom du titulaire masqués) : 413,25 euros.
  • Crédit mutuel - PEL (nom et prénom du titulaire masqués) : 1 407,76 euros.
  • Crédit mutuel - compte courant : – 4 590,92 euros.
7. Les biens mobiliers divers, lorsque leur valeur unitaire est égale ou supérieure à 10 000 euros.
Néant.
8. Les véhicules à moteur.
Néant.
9. Les fonds de commerce, clientèles, charges et offices.
Néant.
10. Les espèces et les autres biens, dont les comptes courants de société ou stock-options d’une valeur supérieure ou égale à 10 000 euros.
Créance du solde de l’avance contractuelle nette (Editions XO) sur droits d’auteur pour le livre Révolution, reçu le 4 janvier 2017 : 274 141,42 euros.
11. Les biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l’étranger.
Néant.
12. Le passif.
  • Crédit mutuel - prêt Modulimmo contracté le 23 novembre 2011 pour financement de travaux : 350 000 euros empruntés plus 64 155,65 euros d’intérêts d’emprunt et 8 874,48 euros d’assurance-décès, mensualités de 2 420,42 euros sur quinze ans, dont 246 837,44 euros restant à rembourser.
A NOTER

Le Crédit mutuel a son siège social dans le Finistère, comme Les Mutuelles de Bretagne (à Brest) qui se montrèrent si compréhensives avec son patron, ...Richard Ferrand. Mais si le ministère de la Justice l'a blanchi, bon, passons...

dimanche 14 mai 2017

Quand le député Edouard Philippe se payait le conseiller Macron

Le combat contre le cumul des mandats, mesure "démagogique" ? 

Le député-maire du Havre avait interpellé le ministre de l'Economie 

Edouard Philippe, LR, sur la loi Travail
Le 15 novembre 2012, Édouard Philippe avait posé une question au gouvernement sur le cumul des mandats, formulée comme ceci :
Ma question s’adresse à M. le Premier ministre [Jean-Marc Ayrault] qui était, jusqu’en mai dernier, député, maire de Nantes, président de l’agglomération nantaise et président du groupe socialiste à l’Assemblée. Elle aurait pu s’adresser aux nombreux membres du Gouvernement qui, avant de devenir ministres, cumulaient sans s’en plaindre et en l’assumant devant leurs électeurs un mandat parlementaire et un mandat exécutif local – je pense à M. Valls, à M. Sapin, à Mme Fourneyron, à M. Montebourg, à Mme Touraine, à M. Lurel, et j’en oublie sans doute.
Cela étant, c’est à vous que ma question s’adresse, monsieur le Premier ministre. Le Président de la République, lui-même longtemps député-maire puis député et président de Conseil général, a chargé Lionel Jospin d’une mission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique. Parmi ses nombreuses propositions, M. Jospin recommande de renforcer l’interdiction du cumul, déjà existante, en prohibant désormais le cumul d’un mandat parlementaire et d’un mandat exécutif local.
Cette proposition suscite plusieurs interrogations.
La première tient à vous, monsieur le Premier ministre. Si, comme le prétend Lionel Jospin, le cumul nuit à l’exercice des mandats, nous aimerions savoir lequel de vos mandats – celui de maire ou de député – vous auriez négligé 23 années durant. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
La seconde interrogation concerne ceux qui, sur tous les bancs, sont attachés à la qualité du travail législatif. Pouvez-vous sérieusement prétendre devant cette assemblée que l’absence de députés exerçant des responsabilités exécutives locales serait demain une garantie de meilleure qualité du travail législatif ? (« Oui ! » sur plusieurs bancs du groupe SRC.) Sur des sujets tels que le logement, le droit de l’urbanisme, les relations entre l’État et les collectivités locales, l’investissement public, la sécurité, l’aménagement du territoire ou l’action sociale, pensez-vous vraiment que le Parlement s’en trouvera plus éclairé et plus compétent ?
Au fond, monsieur le Premier ministre, ma question est simple : allez-vous proposer au Parlement un texte reprenant la totalité des propositions du rapport Jospin, alors que toute votre expérience personnelle, ainsi que celle de la plus grande partie de votre gouvernement, vous montrent l’inanité de cette posture aussi idéologique que démagogique ?
Mais la presse révélait aussi que le député-maire du Havre aurait fait l'objet d'un avertissement lié aux lacunes de sa déclaration de patrimoine.
La valeur de son appartement à Paris ? "Aucune idée." Ses parts dans une résidence de Seine-Maritime ? "Aucune idée." Son bien en Indre-et-Loire ? "Aucune idée." Le député et maire du Havre a tout de même mentionné les prix d’achat (en francs parfois). Bien aimable. Et, relancé par la HATVP, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, Edouard Philippe s’est refusé à toute estimation actualisée de ses propriétés.
'En Marche!' vers la transparence et moralisation de la vie politique avec un possible Premier ministre qui n'a d'idée sur rien ? Ca promet ...

jeudi 9 mars 2017

Parquet national financier: aucun zèle à éplucher la déclaration de patrimoine de Macron

La négligence du Parquet national financier met en cause l'impartialité des juges

Le PNF a été saisi pour enquête, tout comme le HATVP, mais rien ne se passe

Après tout, s'il n'a pas employé sa Brigitte
comme assistante parlementaire,
que demande  le peuple ?
La déclaration de patrimoine d'Emmanuel Macron à son entrée au gouvernement suscite pourtant des questions. Or, aucun des deux n'a donné suite à ces soupçons pour le moment. 

En août 2014, lorsque Macron a quitté l'entourage de Hollande à l'Elysée, il a dû déclarer son patrimoine. L'ex-banquier a listé un appartement, deux assurances-vie, plusieurs comptes bancaires et une voiture pour un montant total de 1.2 million d'euros environ. Il faut soustraire à cet état une dette d'environ un million d'euros, soit une déclaration totale de patrimoine de ...156.000 euros ! Il fallait y penser...

Paul Mumbach, maire de Dannemarie (Haut-Rhin) et candidat des Maires en colère à la présidentielle (qui n'a pu réunir les 500 parrainages requis), Jean-Philippe Allenbach, militant pour une Franche-Comté suisse et président du mouvement Franche-Comté, et Serge Grass, président de l'Union Civique des Contribuables Citoyens (U3C), estiment que l'écart entre les revenus qu'Emmanuel Macron a déclaré avoir perçu entre 2009 et 2014 (lors de son passage chez Rothschild & Cie et en tant que secrétaire général adjoint à la présidence de la République) est trop important. Entre 2009 et 2014 (avant qu'il ne devienne ministre de l'Economie) le candidat aurait cumulé près de 3.3 millions d'euros (1.8 million en tenant compte des impôts). Il a pourtant servi Hollande à la présidence, dès 2012. 

Le 14 février 2017, les trois hommes décident alors d'adresser un courrier directement à Emmanuel Macron et à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Politique (HATVP). "Où est passé la différence ? s'interroge Jean Philippe Allenbach, Comment a-t-il pu déclarer si peu en 2014 après avoir gagné 3 millions ? Pour moi, il y a eu fausse déclaration et c'est un délit pénal."

Mais la HATVP ne manifeste aucun empressement à établir la transparenceRésultat de recherche d'images pour "Jean-Louis Nadal"
Les trois hommes décident donc de renvoyer ce même courrier au Parquet national financier qui reste muet et bras ballants. C'est Le Monde qui juge, dans un article d'Adrien Sénécat du 8 mars, qu'il manque des éléments pour répondre à cette question, éléments que la loi n'oblige aucunement au candidat de fournir. Autrement dit, la HATVP a les moyens de la transparence uniquement quand des soupçons portent sur la droite.

Un brin cavalier, un proche d'Emmanuel Macron expliquait à Mediapart que "si le procès qu'on veut faire à Emmanuel Macron, c'est qu'à 35 ans il a eu le goût de dépenser son argent, il n'y a rien là de répréhensible". 
Et son porte-parole Sylvain Fort, interrogé par le JDD le 19 février, ajoute que " pendant les années Rothschild, Emmanuel Macron a adapté son train de vie à ses revenus et il a donc pas mal dépensé". L’écart s'expliquerait donc par les dépenses personnelles de l'ancien ministre. C'est trop gros pour un bon père de famille comme Allenbach : "Comment a-t-il pu dépenser quasiment intégralement 1.8 millions d'euros sur quatre ans ? Ca n'est pas possible. Il a forcément mis une partie de l'argent quelque part !"

La HATVP renvoie la responsabilité de cette incurie sur la juge Houlette (ci-contre)
Interrogée, la Haute Autorité a admis avoir pris connaissance de la demande de vérification des plaignants comme le veut la procédure. Mais pour décider que, en l'espèce, il vaut mieux se hâter lentement. 
Or, le président est un certain franc-maçon dénommé Jean-Louis Nadal, qui s'identifie "depuis toujours" comme "un homme de gauche". La carrière politique de cet ex-conseiller technique au cabinet du ministre PS de la Justice Robert Badinter a d'ailleurs fait des bonds remarquables à la faveur des alternances socialistes avec les gardes des Sceaux Lebranchu (ci-dessous) ou Guigou. En 2009, ce procureur général près la Cour de cassation critiqua publiquement la réforme de la justice annoncée par Nicolas Sarkozy, puis s'en prit à Brice Hortefeux.
Mieux que cela, après avoir écrit en 2004 une note juridique à l'attention de l'État conseillant de recourir à un compromis dans l'affaire Tapie, cet honnête homme, honneur de la haute magistrature politique a pourtant requis en 2011 l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République en lien avec la contestation de l'arbitrage rendu en 2008.
Ce magistrat indépendant s’engagea politiquement au côté de Martine Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011, avant que Taubira lui confie une mission sur la modernisation de l’action publique et qu'elle le case en décembre 2013 à la présidence de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, à 71 ans.

En revanche, l'organisme Théodule se défausse, déclarant ne pas avoir autorité pour communiquer tous les éléments de leur enquête, étant lié par le secret professionnel. Les fuitages du Parquet, c'est classique, mais la HATPV n'aurait pas les mêmes problèmes de fuite médiatiques et de vétusté éthique. 

Elle a fait valoir qu’en aucun cas elle ne pouvait prendre la place de l’administration fiscale et que c’est bien le Parquet National Financier - en la personne de sa présidente nommée par Taubira - que le dossier concerne, la HATVP étant uniquement en charge des patrimoines. 

La HATVP conclut en assurant avoir "fait (son) travail"  et qu'elle n'avait dès lors "rien à dire" sur le cas Macron. Depuis, cette Haute Autorité a toutefois supprimé la déclaration de patrimoine d'Emmanuel Macron de son site internet. Un défaut de transparence  jugé normal par le président de la Haute Autorité - lequel est nommé par décret du président de la République - puisque le règlement a bien prévu que la transparence n'est pas permanente et surtout pas rétroactive : ces déclarations ne sont visibles du public que pendant l'exercice du mandat et six mois après la fin des fonctions.

Pour la présumée transparence, les voici :




mardi 30 juin 2015

Cahuzac a reçu des enveloppes de cash

L'ancien ministre de Hollande s'est fait livrer 10.000 euros en espèce et à deux reprises

Jérôme Cahuzac se retrouve au coeur d'une nouvelle affaire 
Non seulement il s'est fait renvoyer devant le tribunal correctionnel de Paris pour fraude fiscale, mais l'ancien ministre du Budget s'est fait livrer du cash à Paris, d'après les révélations de L'Obs.

En 2010 et 2011, 10.000 euros en espèces lui ont été remis deux fois en main propre, par un "intermédiaire de confiance". L'argent provenait de son compte en banque en Suisse non déclaré. Le ministre exemplaire sacrifiait ainsi à une pratique répandue chez les propriétaires de ces comptes qui préfèrent appeler leur gestionnaire de compte plutôt que de se rendre de l'autre côté des Alpes et passer la frontière. Selon l'hebdomadaire, "la somme réclamée est apportée sous 24 ou 48 heures par un livreur d'une société spécialisée et rémunérée par commission".

"Des actes de blanchiment"

En avril 2013 déjà, Jérôme Cahuzac avait admis des livraisons d'argent liquide. Il avait alors fait part de "charges de familles" à honorer: l'ancien ministre était à cette époque en instance de divorce. Pour les juges Le Loire et Van Ruymbecke, "cette remise d'espèces témoigne d'un savoir-faire et de la pérennité d'un dispositif permettant de rendre des services à un client constituant des actes de blanchiment." Jérôme 

Cahuzac n'a pas souhaité commenter cette information.
La date du procès de l'ancien ministre n'a pas encore été fixée. Il comparaitra pour fraude fiscale et blanchiment mais sera également jugé pour avoir menti dans sa déclaration de patrimoine, lors de son entrée au gouvernement Ayrault. 
Hollande, Ayrault et Moscovici savaient-ils ?

mardi 2 décembre 2014

Déclaration de patrimoine: Montebourg fait une plus-value de 480.000 euros sur son appartement

L'ancien ministre socialiste exemplaire met son appartement en vente 480.000 euros plus cher que ce qu'il avait déclaré en 2013...

L'ex-épouse d'Arnaud Montebourg a mis en vente leur appartement acquis en 2000
Un très joli 5 pièces de 132m2 au "4ème étage avec ascenseur d'un bel immeuble Haussmanien en parfait état donnant sur un passage classé monument historique" situé dans le IIème arrondissement de Paris, indique L'Opinion, selon l'annonce mise en ligne sur SeLoger.com.

Avantages : trois chambres, deux Salles de Bains avec WC, un dressing, deux caves, parquet massif en chêne point de Hongrie, moulures, cheminées, etc. De quoifaire le bonheur de mal-logés. Et même pas de vis-à-vis. Du bel ouvrage mis en vente pour 1.370.000 euros, soit dans la fourchette haute des prix du marché.

Le tout petit problème, c'est que cet appartement avait été évalué en mars 2013 à 890.000 euros par le ministre du redressement fiscal  productif, Arnaud Montebourg, soi-même,
selon la déclaration de patrimoine qu'il avait rédigé de sa blanche main à l'attention de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, consultable ici

La valeur de l'ancien appartement d'Arnaud Montebourg a donc augmenté de 480.000 euros en un an et demi. Ce qui fait plutôt des envieux, vu l'état du marché immobilier. 

"Une augmentation de 50% de la valeur alors qu'au cours de la dernière année le marché a baissé de 10% dans ce quartier, selon les notaires parisiens...", souligne L'Opinion.

Comme précisé à la Haute autorité pour la transparence, Arnaud Montebourg était propriétaire à hauteur de 40% de cet appartement. Les 60% restant sont la propriété de son ex-épouse Hortense de Labriffe. 

Au Lab, Arnaud Montebourg assure qu'il n'est plus propriétaire de cet appartement depuis juillet 2014. Il ajoute :
"On ne peut pas me dire que j'ai sous-déclaré la valeur de l'appartement. J'ai revendu mes parts 120.000 euros, soit très en dessous de ce que j'avais déclaré.
Et c'est à ce branquignol que Hollande avait confié les intérêts de l'industrie de la France ?

jeudi 27 novembre 2014

Yamina Benguigui aurait menti sur sa déclaration de patrimoine

La ministre avait délocalisé ses affaires 

Jean-Marc Ayrault se déclarait garant de la "transparence financière de la vie politique"


Or, en lousdée et dans la foulée, la ministre socialiste empocha pourtant 430.000 € en ...Belgique. Yamina Benguigui aurait-elle des secrets pour Hollande et la République? Il y a moins d'un an, comme tous les membres du gouvernement, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, a rempli une déclaration de patrimoine rendue publique et nécessaire par la fraude fiscale du ministre du Budget du président Hollande, le socialiste Jérôme Cahuzac  et les promesses d'exemplarité du vertueux candidat PS, François Hollande, un an plus tôt, en 2012. 
Après la charte de déontologie voulue par Fabius et imposée à l'ensemble du gouvernement Ayrault, le pouvoir socialiste avait voulu marqué une rupture ostensible, remplaçant, le 20 décembre 2013, la Commission pour la transparence financière de la vie publique par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, sans plus d'effets.
Les affaires s'engagèrent mal aussitôt: chargée d'examiner les déclarations d'intérêts et de patrimoine de quelque 7000 élus et hauts fonctionnaires, cette autorité aurait dû être indépendante, mais l'Elysée alla chercher Guillaume Valette-Valla au cabinet du ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies, dont il était le conseiller chargé des affaires institutionnelles et législatives, pour en faire le nouveau secrétaire général de l'HATVP. 

Début décembre 2012, malgré l'opposition de l'UMP à la création de cette instance, l'Élysée avait déjà installé l'ancien procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal à la présidence de la HATVP, bien que réputé proche de Martine Aubry.

"Autant envoyer directement ma déclaration de patrimoine rue de Solférino, au siège du PS!", protesta alors Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée. "Ces gens ont le droit de vie ou de mort sur les élus, ajoute Eric Woerth, député UMP de l'Oise. Il devrait y avoir une règle pour ce type de fonction. Quelle que soit la qualité de la personne qui l'occupe, une préférence politique crée une suspicion immédiate de subjectivité."

Après la volonté de débarquer le procureur François Falletti, après les promotions-éclair de Thomas Le Drian, 29 ans, fils du ministre de la Défense, "chargé de mission auprès du Président du Directoire" André Yché à la Société nationale immobilière (SNI), de Salomé Peillon, fille du ministre de l'Education nationale, au prestigieux poste d'attachée culturelle à l'ambassade de France en Israël, ou de Paul Bernard, ancien conseiller de François Hollande, ces nominations accréditent l'idée qu'un Etat PS est en train de se former sous nos yeux avec la double ambition de placer les amis et de contrôler l'appareil d'Etat.

En cas de mensonge, l'élu(e) encourt 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Mises en ligne le 15 avril 2013, ces déclarations de patrimoine étaient censées concrétiser les promesses de l'exécutif en matière de "transparence financière de la vie politique". Le préambule méthodologique est parfaitement explicite : "La déclaration prend en compte tous les éléments composant le patrimoine, quelles que soient leur nature, leur importance ou leur situation géographique. L'ensemble des biens doit être déclaré, y compris ceux détenus à l'étranger et ceux n'entrant pas dans l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)." 

La secrétaire d'Etat utilisait tous les moyens de la République



Elle se déplaçait en Falcon
: lien PaSiDupes

Elle était aussi un symbole de la diversité franco-algérienne nantie qui a trouvé asile à gauche

Devoir de mémoire: outre François Hollande soi-même, huit membres du gouvernement Ayrault dépassaient le million d'euros de patrimoine: Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, Michèle Delaunay (Personnes âgées), Marisol Touraine (Santé), Michel Sapin (Travail), Victorin Lurel (Outre-mers), Valérie Fourneyron (Jeunesse et Sports) et George Pau-Langevin (Réussite éducative).

 
Le "néant" socialiste est plein aux as

Yamina Benguigui a inscrit "néant" dans la case n° 10 de sa déclaration, celle qui concerne les "biens mobiliers, immobiliers et comptes détenus à l'étranger" et leur valeur. Or, le 29 janvier 2014, alors qu'elle menait campagne pour les municipales dans le Xe arrondissement de Paris sur la liste du socialiste Rémi Féraud, la ministre-réalisatrice-écrivain avait bien dû vendre les parts qu'elle détenait dans une société anonyme de droit belge, G2, soit 20 % du capital. Le rachat par ladite société "des 12 actions émises près de Mme Yamina Benguigui" d'une valeur nominale de 1.000 € a été décidé "au prix de 35.833,33 € par action", indique le document enregistré au greffe de Bruxelles le 13 février dernier. Soit, au final, un joli chèque de 430.000 €

Un "néant" chargé, mais une bagatelle pour les nantis du PS.

Aux innocents socialistes les mains pleines. Pour un petit péché véniel, une fraude fiscale de 430.000 euros de son patrimoine qui se justifie probablement par une épidémie socialiste de "phobie administrative", Anne Hidalgo réclama la démission de Yamina Benguigui du Conseil de Paris. 
Le 27 février 2013, sur le plateau de Canal +, ce chevalier dans l'ordre national du Mérite, promue officier en mai 2007, avait lancé en riant au sujet de l'affaire Copé : "Ça fait du bien à notre gouvernement !" Nul doute que son éviction du gouvernement la met moins en joie que le verdict à venir du tribunal: jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende, de quoi faire rire Copé pendant encore longtemps.

Si on passe le "néant" socialiste au crible, on découvre des liens entre G2, une coquille créée en 2000 par le producteur Philippe Dupuis-Mendel, et Yamina Benguigi, deux amis de longue date.
Cette structure belge contrôle une autre société, française celle-ci, Bandits Production, qui a financé l'essentiel des œuvres de cette cinéaste engagée, dont Mémoires d'immigrés, le documentaire de témoignages en trois parties (160 mn) qui l'a fait connaître en 1997, à l'issue des années Mitterrand. Il se trouve disponible au CNDP, mais fut d'abord diffusé par Canal+ et MK2, groupe audiovisuel de Marin Karmitz, dont la fortune était estiméeà 40 millions d'euros en 2009. Dès octobre 2005, Yamina Benguigui, ex-adjointe de Bertrand Delanoë aux droits de l'homme et à la lutte contre les discriminations, a siégé sans discontinuer au conseil d'administration de G2. Elle n'a démissionné de ce mandat qu'en août 2012, deux mois après son entrée au gouvernement. "Je ne détiens aucune part dans cette société", nous avait-elle répondu par mail à Marianne en mai 2013. Une information alors impossible à vérifier, l'entreprise belge ne détaillant pas la structure de son actionnariat dans ses comptes annuels. Mais en rachetant récemment ses actions à Yamina Benguigui, G2 a dû se plier à l'obligation légale de publicité qui entoure ce type d'acte. Et dévoiler incidemment le pot aux roses ? Contactée par le magazine, la ministre n'avait pas souhaiter communiquer: la transparence n'est pas la chose du monde socialiste la mieux partagée.

Mais comment se fait-ce, puisque  "
je n’ai pas le moindre problème avec le fisc et jamais je ne démissionnerai. Cette affaire n’est qu’une tempête dans un verre d’eau. D’ailleurs, le président Hollande est d’accord avec moi : les élus sont sous la dictature des media"...