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samedi 4 avril 2020

J-Christophe Lagarde nie le non-confinement dans les quartiers; die Zeit le contredit

Quand le déni de cet élu impuissant et insensé se heurte au témoignage de la presse allemande

Ce n'est plus de l'aveuglement, mais de la mauvaise foi

Le député UDI Jean-Christophe Lagarde refuse d'admettre que la bienveillance est inappropriée à la Seine-Saint-Denis.
A la différence de François Pupponi, livre ci-contre, membre du Parti socialiste (PS) jusqu'en 2018 et ancien maire désabusé de Sarcelles (groupe Libertés et territoires, LT), qui a pris conscience que l'islamisme militant peut subvertir les institutions et la vie politique en instrumentalisant la démocratie, un autre centriste, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI et député du 9.3 - département présidé par le socialiste Stéphane Troussel, un apparatchik un temps proche de Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray ou Gérard Filoche -, veut croire que le non respect du confinement dans son département est "une légende". Il s'est insurgé jeudi contre ceux qui font des quartiers populaires des "boucs émissaires".

"Arrêtons avec ces fantasmes", s'exclame Lagarde, défenseur de son fonds de commerce. Un couvre-feu n'est pas nécessaire parce que "97% des gens qui sont contrôlés dans la rue sont des gens qui ont le papier" d'attestation de sortie pendant le confinement, a assuré le maire de Drancy à l'antenne de Sud Radio (détenu par le groupe Fiducial, commanditaire de sondages par l'IFOP, comme Paris Match du groupe Lagardère).
"Je sais bien qu'on a l'habitude de prendre des boucs émissaires. Je pense qu'on pourra pour une fois être plus responsable, et regarder la réalité", a malencontreusement estimé le président de l'UDI.

L'AFP, reprise par Le Point et La Croix (des copiés-collés, illustration comprise), en profite pour désigner les cibles de Lagarde.
"Plusieurs élus notamment à droite et à l'extrême droite avaient pointé du doigt des quartiers qui ne respectent pas les mesures de confinement," comme si on pouvait imaginer que LFI ou le PCF, L'Humanité ou Mediapart, puissent admettre la réalité. 
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen avait dénoncé l'absence de "réponse" de l'Etat dans ces banlieues. Elle a aussi mis en garde les Français contre les mensonges du gouvernement sur "absolument tout".
Depuis Saint-Barthélemy d’Anjou, dans le Maine-et-Loire, le président de la...
L'OMS ne préconisait encore pas le port du masque: 

sauf si vous êtes soignant ou... malade !
Alors, on ne sort pas, sous peine de PV de 135€
Le député LR Eric Ciotti avait appelé à y "déployer l'armée", mais le président s'est agacé et a reproché les propositions qui lui sont adressées : à Saint-Barthélemy d’Anjou, dans le Maine-et-Loire le président masqué ci-contre a fustigé ceux qui s'en prennent à la manière dont le gouvernement gère l'épidémie, alors même que celle-ci est encore en cours.
A propos du port intempestif du masque, lire l'article du JDD qui rappelait les consignes que piétine le président exemplaire : lien 

VOIR et ENTENDRE à ce propos ce clip consacré à ceux et celles qui n'ont pas le respect des mesures gouvernementales : LIEN


L'ancien maire de Drancy note finement que "le dimanche, les magasins sont fermés; il n'y a personne dans les rues".
Est-ce tous les jours dimanche en Seine-Saint-Denis ? L'économie souterraine y connaît-elle un marasme préoccupant ? Bercy doit-il la soutenir ?

Jean-Christophe Lagarde a réponse à tout: si les hôpitaux de Seine-Saint-Denis ont été "plus vite débordés" par l'afflux de malades du covid-19, il assure que c'est parce qu'il y a "moins de lits d’hôpitaux, moins de lits de réanimation qu'ailleurs", et pas à cause d'un manque de respect du confinement. 
Evoque-t-il l'hôpital universitaire Avicenne, hôpital de l'AP-HP situé à Bobigny, en Seine-Saint-Denis (93)? Il prend en charge complète toutes les spécialités médicales et chirurgicales dont la cancérologie et se flatte pourtant de posséder des spécialistes d’excellence en pneumologie en maladies infectieuses et tropicales, (outre l'hématologie, l'hépatologie, l'addictologie, la rhumatologie, médecine interne avec le centre d’excellence européen de l’HTA), ainsi que les urgences et le SAMU 93... Il est desservi par 3 lignes de métro...

Le premier ministre Edouard Philippe a affirmé mercredi, devant la mission d'information de l'Assemblée sur la crise sanitaire, que «dans beaucoup de quartiers dits difficiles" les consignes de confinement étaient respectées «très sérieusement», contrairement à "ce que disent certains". Et d'ouvrir une polémique "sociale de classe" en suggérant qu'il n'est "pas sûr" que ceux qui étaient partis dans leurs résidences secondaires "aient permis de contenir la circulation du virus".

La presse allemande mettra-t-elle tout le monde d'accord ?

Les banlieues françaises, grandes oubliées du confinement, titre 'die Zeit' à Hambourg, le 02/04/2020 - 06:19

Difficile de rester confiné lorsque l’on partage un petit appartement à plusieurs, qu’il est délabré ou que l’on est forcé d’aller travailler sur des chantiers. Les mesures du gouvernement sont totalement inadaptées aux banlieues françaises, dénonce ce journal allemand, hebdomadaire libéral, mais ... de gauche.

Comme la plupart des Français, Hamza Esmili a désormais beaucoup de temps pour regarder à travers sa fenêtre. Habitant dans une cité de la Plaine Saint-Denis [en Seine-Saint-Denis], il observe l’activité de la rue, en bas. C’est un fait : ils sont manifestement nombreux à ne pas respecter les mesures de confinement général imposées par le gouvernement. "Il y a moins de monde que d’habitude, mais ça reste encore très fréquenté, constate Esmili. Le confinement est un concept de bourgeois, explique ce sociologue enseignant dans une université parisienne [Paris VIII]. Cela implique de posséder une maison bourgeoise dans laquelle se retirer. Ça ne correspond pas du tout à la réalité ici." [L'immigré - clandestin ou non - doit pouvoir accéder vite à ce que le "bourgeois" indigène a construit sur plusieurs générations. Ce que les Français ne sont d'ailleurs pas tous parvenus à réaliser]

Aujourd’hui, quiconque quitte son domicile sans attestation ni raison valable s’expose à une amende de 135 euros [et plus encore, en cas de récidive]. C’est pourquoi bon nombre de citadins fortunés [carrément: la caravane est un signe extérieur de fortune, selon les sociologues de l'EHESS] ont fui les grandes villes et ont pris leurs quartiers dans leur maison de vacances ou de campagne où l’assignation à résidence est moins pesante [on n'y circule pas mieux: nombre de villages ont bloqué les accès depuis l'extérieur et notre sociologue de banlieue devra élargir le spectre confiné de ses recherches]. Une option qui ne s’offre à quasiment personne en Seine-Saint-Denis [exception faite donc des dealers et des familles de footballeurs].

Plus d’un demi-million de gens vivent entassés dans cette banlieue du nord de Paris. Les cités qui se dressent jusqu’à l’horizon derrière le stade de France [qui a été localisé en sorte d'animer cette banlieue qu'on continue de qualifier de déshéritée, malgré son désenclavement par le métro et deux aéroports internationaux, ainsi que  Le Parc International des Expositions de Paris Nord Villepinte qui accueille sur plus de 240 000 m² de surface au sein de 8 halls congrès et salons professionnels de dimension internationale (le SIAL) et Le Parc des Expositions Paris Le Bourget qui accueille le Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace, le plus grand événement au monde consacré à l'industrie aéronautique et spatiale, et la foire musulmane annuelle] - entre autres structures visant à dynamiser et éduquer ces zones de non-droit [la Seine-Saint-Denis représente le deuxième pôle universitaire d'Ile-de-France avec plus de 45.000 étudiants (dont nombre de boursiers), répartis notamment dans les Universités Paris VIII Saint-Denis [Hamza Esmili y diffuse la sociologie marxiste] et Paris XIII Villetaneuse mais également du CNAM, de SUPMECA et du PRES 'Université Paris Ile-de-France". Présence universitaire renforcée à partir de 2017 par l'ouverture du Campus Nicolas de Condorcet, nouveau campus de recherche et de formation en sciences humaines et sociales qui peut accueillir environ 15.500 étudiants.] - sont les coulisses de ce que de nombreux Allemands n’aperçoivent que dans des vidéos de rappeurs et des films chocs : une mosaïque d’ethnies et de nationalités entourée de béton [et cernée par l'islam radical]. Ces quartiers sont des milieux complexes, mais dans les médias ils sont surtout associés à deux fléaux : le chômage et la pauvreté [auxquels il faudrait aussi ajouter objectivement l'économie souterraine fondée sur tous les trafics, dont les stupéfiants, et la délinquance].

Des immeubles sales et saccagés

C’est aussi probablement à cause de cela que les mesures contre l’épidémie semblent si mal comprises ici. Sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants se plaignent du fait que les espaces publics soient encore bondés. Vendredi 20 mars, on apprenait que 10 % de toutes les infractions aux mesures de confinement [recensées la veille] avaient été commises en Seine-Saint-Denis.

Hamza Esmili habite dans un bel appartement agréable à vivre, dit-il. Mais l’immeuble est extrêmement sale et délabré. Bon nombre de ses voisins travaillent comme journaliers sur des chantiers et vivent dans des appartements où il n’est pas possible de rester confiné. Il n’est pas rare que les gens partagent des lits. Pendant que les uns travaillent le jour et dorment la nuit, les autres font l’inverse : “Les gens ne dorment pas nécessairement dans leur logement.” Ils sont par ailleurs nombreux à ne pas posséder de logement. Alors comment pourraient-ils respecter les consignes du gouvernement et rester chez eux ?

Des mesures particulièrement difficiles

Le sociologue exprime également sa colère face au racisme à travers lequel l’opinion publique tend à analyser ces problèmes. Les habitants des banlieues – dont la plupart ont des parents d’origine immigrée – sont présentés comme des gens indisciplinés. Comme s’ils ne comprenaient pas qu’il fallait faire un effort au niveau national pour lutter contre le virus. Les médias en parlent déjà comme de loubards et autres fortes têtes squattant les entrées d’immeuble en dépit des règles, fumant des joints et insultant les policiers. En même temps, reconnaît le sociologue qui étudie les dynamiques des banlieues parisiennes depuis plusieurs années, il est vrai que “les gens ont un rapport différent à l’État. Il n’est pas étonnant qu’ils n’acceptent pas les consignes”.

Les mesures de confinement sont particulièrement dures pour les jeunes des banlieues, explique Esmili : Toutes les structures qui leur rendent la vie possible ici ont été fermées du jour au lendemain.” [Comme ailleurs...]

Ici, les écoles [le taux de déscolarisation est l'un des plus élévé d'Europé], les aires de jeu [jonchées de seringues], les terrains de basket, les skateparks et les équipements sportifs sont plus que des accessoires de loisir. Ce sont des sources d’équilibre pour des jeunes qui mènent souvent une vie peu structurée. Ce sont des échappatoires qui permettent de sortir des logements où vivent souvent trop de gens, dans trop peu d’espace. [Et à Marseille, notre sociologue élevé au biberon du marxisme l'oublie], ils ont l'hydroxychloroquine]

Tensions sociales [pré-existantes et entretenues par l'école, les centres sociaux, les MJC et les mosquées]

Aujourd’hui, de plus en plus de gens redoutent ce qui pourrait se passer si les jeunes des banlieues perdaient leur sang-froid. Le Parisien, journal racoleur mais bien informé sur les banlieues, a rapporté quelques échauffourées durant la première semaine de confinement : mardi 17 [mars], un groupe de jeunes d’Aulnay-sous-Bois a mis le feu à des poubelles et attiré des policiers dans un guet-apens. Dans la commune voisine de Boissy-Saint-Léger, un jeune homme de 22 ans aurait résisté aux policiers qui voulaient le contrôler pour infraction au confinement. À Clichy-sous-Bois, banlieue internationalement connue depuis les émeutes de 2005, deux camions ont été incendiés et des policiers caillassés à coups de boules de pétanque dans la nuit.

La mairie de Clichy-sous-Bois ne confirme pas [!] ces jets de boules de pétanque. Dans l’entourage du maire, on affirme que l’altercation avec la police est restée mineure, même si plusieurs véhicules ont été incendiés. Mais les tensions sociales affleurent tout particulièrement en ce moment, reconnaît un porte-parole de la mairie, car la situation est difficile quand des familles de six passent leurs journées ensemble dans cinquante mètres carrés et que les jeunes sont privés de toute activité. Une équipe de neuf travailleurs sociaux, dix policiers de proximité et autant de médiateurs municipaux est mobilisée pour expliquer personnellement aux habitants l’importance de respecter les mesures de confinement. On compte sur les parents – quand ils sont présents – pour s’occuper de leur famille.

Un exemple pour le pays

Même ici, personne ne peut se prononcer sur le risque d’émeutes dans les prochaines semaines. Du côté de la mairie, on assure que la situation a beaucoup changé par rapport à 2005. On a beaucoup fait pour les habitants, les immeubles ont été rénovés, des lignes de tram ont été créées et l’hostilité envers les pouvoirs publics est moins forte. Reste que l’atmosphère peut très rapidement changer et sans avertissement. Début 2017, l’arrestation brutale d’un jeune homme à Aulnay-sous-Bois [“l’affaire Théo” pour Théodore Luhaka] a donné lieu à plusieurs jours de manifestations. Un tel scénario alors que les hôpitaux sont surchargés par les patients du Covid-19 et que les forces de sécurité sont particulièrement tendues serait catastrophique.

Hamza Esmili lui-même [que l'école de la République et l'échelle sociale ont porté jusqu'à Normale Sup : la France offre cette possibilité qui le veulent. L'auteur est doctorant contractuel en sociologie au Centre MauriceHalbwachs (ENS-EHESS-CNRS), Chargé de cours à l’Université de Lille 2, à l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), à l’Université d’Evry, à Aix-Marseille Université et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Visiting Researcher à l’Université de Californie à Berkeley en 2019], qui a étudié les cités les plus pauvres de Clichy-sous-Bois, ne se risque à aucun pronostic sur la situation sécuritaire. “La question se pose naturellement, mais c’est vraiment difficile à prévoir”, explique-t-il, soulignant que, dans cette lutte contre l’épidémie, c’est tout le pays qui pourrait peut-être prendre exemple sur les banlieues. Dans bon nombre d’immeubles délabrés, cela fait déjà des années que les ascenseurs ne fonctionnent plus [sont-ils cassés, malgré un usage respectueux du bien collectif?] et que les personnes âgées sont de fait confinées chez elles. Un réseau de jeunes est déjà [!]en place pour leur faire leurs courses [le chercheur universitaire  ne les cite pas, ni le moyen de les contacter].

Ce sociologue énonce ailleurs les excuses marxistes au constat qu'il dresse  du non-respect des consignes de confinementcontre l'avis de Lagarde. 

Sous le titre à l'idéologie transparente, "Le confinement, ce luxe dont les plus pauvres sont privés", l'ancien boursier accuse:
"Les rues sont remplies parce que personne n’a dit aux maçons et aux mécaniciens qui habitent ici [légalement ou illégalement ?] de s’arrêter [leur dire en quelles langues ?]. Un mot de ces hommes invisibles à la construction nationale : ils sont seuls, souvent originaires du sous-continent indien, plus rarement d’Egypte ou d’Afrique de l’Ouest. Sans horaires ni contrats, ils vont d’un chantier à l’autre, une journée ici, une journée là, rémunération quotidienne fixée à trente euros. Ils vivent dans des "foyers" [qui ont aussi un coût pour la collectivité], terme flatteur [la rhétorique s'y met] qui désigne les appartements que leur louent des marchands de sommeil [tous pourris, les Français]: plusieurs centaines d’euros pour un lit dans un chambre qui en compte quatre ou cinq. S’arrêter étant la promesse d’un retour à l’indigence la plus complète, ils n’ont pas d’autre choix que de travailler."

Ces descriptions tendancieuses - volontairement sans contre-exemples - sont le terreau de l'islam révolutionnaire et conquérant. Hamza Esmili serait un contre-exemple, mais il n'est visiblement pas engagé dans une démarche bienveillante. Son militantisme pourrait finir être récompensé par un doctorat, mais alors ne serait-il pas un peu entaché ?

jeudi 7 février 2019

Le remboursement de 70 euros pour l'achat d'un appareil Samsung : promesse frauduleuse et arnaque ?

Le géant coréen est bon marketeur, mais mauvais payeur

Ce remboursement à l'achat se mérite...
Voici l'offre:
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Arrivent aussitôt les difficultés.
Il faut d'abord décrypter les exigences du constructeur. Elles sont plurielles et rédigées en petits caractères... Il vous faudra commencer par agrandir le texte.

Ensuite, rassembler les documents peut prendre une demi-journée, car leur dénomination ne renvoie pas clairement à des pièces nommées à l'identique. Il vous faudra apprécier les synonymes et les équivalences et faire preuve d'un minimum de familiarité avec le langage utilisé.

Puis surgit le problème de la taille des pièces exigées. Un savoir-faire internet certain est nécessaire pour accéder aux mises à disposition parfois enfouies dans le site de l'hébergeur. Les documents fournis (et ils sont plusieurs) sortent à l'imprimante dans un format qu'il vous faudra retravailler. Savoir scanner est aussi un plus...

Plusieurs codes sont nécessaires. Chacun porte un nom ésotérique et comporte un nombre précis de chiffres. 
L'un d'eux est fixé à l'emballage et il vous faudra découper la belle boîte en carton épais, car l'étiquette ne se décolle pas facilement: elle est faite pour durer plus longtemps que l'appareil...
A noter que la photocopie est interdite et que votre boîte est détruite.

Enfin, vous constatez que
votre vendeur ne vous a pas remis toutes les pièces réclamées par Samsung. Il vous faut réclamer ce que le fournisseur d'accès a omis de vous livrer.

Une promesse de remboursement que Samsung ne tient pas

Vous avez toute chance d'échouer à l'une des épreuves.
Bien que les documents requis recoupent plusieurs fois les mêmes informations, telles que l'identité et l'adresse du vendeur (web ou commerçant), une seule information manque - ou ne provient pas du support exigé - et votre demande est rejetée.

Le parcours du combattant que Samsung vous impose tend à votre élimination.
Résultat de recherche d'images pour "samsung 70 euros remboursés s9"
Envolés, les 70 euros !
Le contrat a tout prévu pour que vous n'ayez aucun recours.

Vous êtes averti par texto du rejet de votre demande.
C'est une "circulaire" déshumanisée adressée à "Cher client, chère cliente", sans nom : votre personne n'existe déjà plus pour ce géant coréen...
Le texto vous est adressé à la date exacte de votre demande, 30 jours plus tôt, jour pour jour: c'était donc programmé ?

La mauvaise foi des motifs
Vous remarquerez que les motifs du rejet sont généraux, mais vous vérifierez néanmoins que votre double du dossier corrobore les reproches qui lui sont faits.
Surprise! Rien de tel... Les griefs énoncés peuvent s'appliquer à tous, mais ne peuvent être retenus contre vous en particulier. Bons codes (avec le bon nombre de chiffres, etc), pièces officielles du fournisseur, respect de la date limite de dépôt de la demande, etc

Le texto vous rappelle que vous avez signé un contrat en votre défaveur.
Il est stipulé que toute pièce manquante entraîne la perte de recevabilité de la demande de remboursement : aucune pièce ne peut être ajoutée au dossier, aucune réclamation n'est recevable.

Si le dossier est irréprochable mais rejeté, c'est de l'arnaque.
Il faut que ça se sache.
Je vous invite à laisser un commentaire, favorable ou non, indiquant quelle est votre expérience personnelle. Merci.



vendredi 23 mars 2018

Les agresseurs de la presse serrent les rangs face à la contre-attaque de Sarkozy

"Mediapart attaqué par Nicolas Sarkozy : "Il ne faut pas le croire", répond Edwy Plenel", titre BFMTV selon Orange

Solidarité de la chaîne privée avec les révolutionnaires trotskistes
Edwy Plenel, le procureur
au banc des accusés
"Nicolas Sarkozy a notamment attaqué le travail de Mediapart", ce jeudi soir, au moment de réfuter sur TF1 les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, au lendemain de sa mise en examen controversée. "Le journaliste Edwy Plenel, cofondateur de ce site [trotskiste et payant] à l'origine de l'affaire, lui a répondu plus tard dans la soirée." La presse indépendante de tout - notamment des puissances d'argent ! - présente donc l'agresseur comme l'agresseur de sa cible, avec toute l'équité que lui inspirent son sens aigu des valeurs républicaines et son respect permanent de la déontologie.

Le mis en examen "a lâché ses coups" [sic] au journal de 20h de TF1. 
Humilié dans la relance, après cinq ans de léthargie, de l'enquête sur le financement libyen présumé de sa campagne de 2007, "l'ex-chef de l'Etat s'en est, entre autres, pris au site Mediapart" qui a monté l'affaire à partir d'un document dont la justice ne parvient pas à dire si son authenticité est fiable, et à son directeur de la publication Edwy Plenel, militant révolutionnaire trotskiste, qui se fonde sur des sources liées au régime tyrannique incarné par le colonel Kadhafi, un dictateur combattu par une coalition franco-britannique mandatée par l'ONU, sous le quinquennat Sarkozy: "Décidément, monsieur Plenel n'a pas que des amis fréquentables, puisqu'après Tariq Ramadan [prêcheur islamiste poursuivi en justice suite à trois plaintes pour viols), le voilà mis avec la bande Kadhafi", a souligné l'ancien président harcelé par la presse radicale.


Sarkozy a en fait remis en cause, non pas "le travail journalistique de Mediapart", mais d'avoir fondé ses investigations sur un faux : "Mediapart a servi depuis des années de porte-voix à un document reconnu comme faux par la Justice"
C'est ce point qui titille Edwy Plenel : dans les heures qui ont suivi, il a réagi au micro de BFMTV, qui avait pourtant déjà diffusé un commentaire de Laurent Mauduit, cofondateur du même site "indépendant", avant de donner 25 minutes à Fabrice Arfi, fils d'un policier de la brigade financière et pourtant journaliste au pôle 'Enquêtes' du site trotskiste d'information en ligne, le lendemain à l'émission de Jean-Jacques Bourdin (69 ans, colleur d'affiches pour le candidat d’extrême-droite Jean-Louis Tixier-Vignancour, lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 1965) sur RMC (sa succursale, propriété d'Alain Weill, comme BFMTV, ainsi que BFM Business, et détenteur aussi de SFR)...

"Monsieur Sarkozy, son problème, ce n'est pas Mediapart, son problème, c'est la justice," a-t-il ironisé, bien que le harcelé des media n'ait jamais été condamné. 
A l'inverse, en mars 2010, Edwy Plenel et Fabrice Lhomme, journalistes, furent condamnés pour avoir diffamé Marc Rozenblat, ancien Président de l'Unef, avec injonction à publier cette condamnation sur la page d'accueil du site Mediapart, pour avoir, de mauvaise foi, porté atteinte à son honneur et à sa considération dans le cadre de ses relations avec l'association SOS-Racisme.

"Il est renvoyé dans l'affaire Bygmalion pour financement illicite de campagne électorale. Il est mis en examen dans l'affaire Bismuth pour corruption et trafic d'influence et maintenant dans l'affaire libyenne, il a une triple mise en examen", a insinué le militant trotskiste, suggérant avec la complicité de BFMTV qu'une mise en examen équivaudrait à une condamnation. L'échec des poursuites initiées par Mediapart dans l'affaire Bettencourt laisse un goût amer au journaliste qu'on dirait frappé d'amnésie.
Edwy Plenel, 66 ans, a d'abord été journaliste à Rouge, l'hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, actuel NPA, Nouveau Parti Anticapitaliste), puis au service éducation (son père était recteur d'académie) du Matin de Paris, puis au journal Le Monde pendant les années Mitterrand, avant de jouer un rôle-clé dans les poursuites judiciaire de l'affaire Bettencourt contre Sarkozy qui obtint un non-lieu.
Il est
en revanche au côté de Tariq Ramadan, dans l'affaire de mœurs qui vise l'islamologue. En novembre 2017, Charlie Hebdo publia quatre caricatures, inspirées des singes de la sagesse, représentant Edwy Plenel "se cachant derrière sa moustache", comme le juge Tournaire se cache derrière sa main.
Pro-palestinien,
Plenel est en outre favorable à l'usage de l'écriture inclusive et de la pratique des réunions non-mixtes.
Son épouse, la sociologue Nicole Lapierre, 
à la veille de mai 68, militait aux Jeunesses communistes révolutionnaires où elle s'est liée d'amitié notamment avec Sophie Bouchet-Petersen, conseillère spaciale de la candidate Ségolène Royal en 2007, et mère du journaliste de Libération, Jonathan.
En 2007,
l'épouse Plenel appela à voter pour Ségolène Royal, dans un texte publié dans Le Nouvel Observateur, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance". Pas d'animosité partisane chez les Plenel ?
Leur fille, Eve, 36 ans, qui avoue avoir bénéficié d'une "enfance bourgeoise, confortable, intellectuelle et parisienne", est journaliste et avait pris la tête du projet Paris sans sida, lancé par Anne Hidalgo en 2016. Le révolutionnaire Daniel Bensaïd, l’un des leaders de l’extrême gauche, trotskiste de toujours était très proche de son père et malade du sida. Elle dirige l’Association de recherche, de communication et d’action pour l’accès aux traitements (Arcat) qui, dans l’histoire de la lutte, a toujours adoré les experts. Elle gagne 3000 euros par mois, se méfie beaucoup, dit-elle, des conflits d’intérêts. Aujourd’hui, Eve a deux enfants et vit à Berlin avec un spécialiste des sciences politiques, spécialiste de la police et de la justice, qui se situe bien sûr à la gauche de la gauche. L'extrême-gauche n'est pas assez honorable ?

Laurent Mauduit est un ancien du journal Le Monde et de Libération. Curieusement, ce journaliste, qui a aussi travaillé pour le journal de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), comme Jospin ou Mélenchon, a pour épouse une ancienne associée de Euro RSCG C&O (l’un des plus grands réseaux de communication, 1999-2012) et actuelle directrice de la communication de Carrefour (numéro 1 européen de la grande distribution, dirigé par Alexandre Bompard, PDG, et Bernard Arnault, actionnaire, et qui annonce la fermeture de 273 magasins en France et 2400 départs volontaires, en 2018).
Le républicain exemplaire s'est ensuite agacé des axes de la "défense médiatique" employés par Nicolas Sarkozy : "Face à tous ces faits [peut-être tout au plus des 'indices', pour certains, et non des 'charges', encore moins des 'preuves'], car si les juges le mettent en cause, c'est qu'il y a des faits [ou la volonté politico-médiatique de nuire], comment essaye-t-il de s'en sortir ? En prenant un journal indépendant [politiquement engagé à l'extrême gauche révolutionnaire, donc anti-républicain] comme bouc-émissaire et en racontant n'importe quoi, en devenant le premier diffuseur de fausses nouvelles de notre pays".

Un journaliste sulfureux

Lorsqu'il plongea Le Monde dans la crise, Edwy Plenel fut accusé d'autoritarisme
dans sa gestion de la rédaction du Monde. D'où ses sympathies actuelles  pour le tyran Kadhafi ? La fin de sa carrière de directeur de la rédaction du Monde est souillée par les accusations de Pierre Péan et Philippe Cohen dans leur livre (La Face cachée du Monde, du contre-pouvoir aux abus de pouvoir, 2003). Ils lui reprochent notamment son pouvoir d'intimidation. 

Ses connivences avec des policiers et des juges afin d'obtenir des informations sont rapportées par le livre. L'historien Pierre-André Taguieff affirme ainsi avoir assisté à des dîners chez le journaliste avec des responsables syndicaux politiciens qui arrivaient avec des documents : "En matière d'investigation, il ne faisait rien d'autre que de recopier les fiches des renseignements généraux et reprendre les matériaux que ses amis syndicalistes policiers lui amenaient régulièrement. Il avait alors ses entrées au ministère de l'Intérieur".

Edwy Plenel conçoit la presse comme une arme politique de destruction massive au profit d’intérêts idéologiques pas toujours clairement cernés.
Pour son ami Nicolas Domenach, il "porte la Shoah sur le dos." Se croyant sans doute investi d’une mission mémorielle, Edwy Plenel est d'ailleurs en croisade permanente sur son site Mediapart, aussi bien contre Alain Soral et Dieudonné que contre Charlie hebdo et pour les migrants musulmans ou la Palestine: le fardeau de son adolescence coloniale en Algérie ? Il a signé Pour les musulmans, où en réalité s'insinue, en filigrane, bien plus que la question de l’Islam, le grand retour des années trente et les "heures les plus sombres de notre histoire". 
Et ça ne se soigne pas. Au vu de son acharnement, on en vient à s'interroger  : quelle est, dans sa poursuite de Sarkozy, la part d'antisémitisme ?

jeudi 21 décembre 2017

Patrimoine de Noël Mamère : la Haute autorité pour la transparence saisit la justice

L'ex-député-maire vertueux PS, puis EELV, Noël Mamère, devant la justice
Résultat de recherche d'images pour "noel mamere"La déclaration de patrimoine de fin de mandat de l'ex-député écologiste de Gironde apparaît suspecte à la Haute autorité (HATVP).
Il existe un "doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité" de cette déclaration établie fin 2016, estime cette autorité administrative présidée par l'ancien procureur Jean-Louis Nadal, 75 ans. 

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique a annoncé, ce mercredi, avoir saisi la justice au sujet de la déclaration de patrimoine de fin de mandat de l'ex-député écologiste de Gironde Noël Mamère, en raison d'un "doute sérieux" lié à "l'omission d'une partie substantielle du patrimoine". 
Dans un communiqué, la HATVP indique avoir "jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l'ensemble du dossier". 

"Après instruction du dossier et recueil de ses observations", le "doute sérieux" de l'HATVP porterait sur des omissions concernant des assurances vie, pour des montants importants. 

Le Parquet peut décider d'ouvrir une enquête judiciaire, comme il l'a fait pour d'autres cas, notamment de parlementaires signalés par la HATVP. 

Le 3 octobre 2001, Noël Mamère et France 2 furent condamnés par la cour d’Appel de Paris qui motive ainsi son jugement sur la question de la mauvaise foi de Noël Mamère. Lors de l'émission télévisée 'Tout le monde en parle' produite par Catherine Barma (actuellement productrice de l'émission controversée 'On n'est pas couché', animée par Laurent Ruquier) sur la chaîne publique France 2, le 23 octobre 1999, Mamère qualifia de "sinistre personnage" le professeur Pierre Pellerin, 
Résultat de recherche d'images pour "noel mamere bras d'honneur"ancien directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants en 1986, à l'époque de l'explosion de la centrale de Tchernobyl.

Mamère nia également un bras d'honneur en plein hémicycle de l'Assemblée nationale, ci-contre.
Toujours prompt à dénoncer les catholiques, tous "intégristes", le maire de Bègles semblait beaucoup plus frileux vis-à-vis des islamistes. Dans une tribune parue sur le site Rue 89, le député de Gironde réagit aux événements de Trappes qui nous obligent, selon lui,  "à réfléchir sur la vague d’islamophobie qui s’est emparée de notre pays"
... Mamère dénonçait en fait "un racisme d’Etat qui s’est lentement insinué dans la société française" et annonce sa proposition pour pallier les problématiques communautaires des banlieues.
Islam et République, les dangereuses insinuations de Noël Mamère
Le bouffon vit couché devant l'islam radical
Loin de mettre en cause la violation manifeste de la loi par des musulmans voulant provoquer la République, l’ancien journaliste s’interrogea : " Pourquoi interpeller en plein ramadan une jeune femme voilée, sachant que durant cette période, un tel geste peut être interprété comme une provocation à l’égard des populations musulmanes ?".

Ancien journaliste caractériel et menteur,
cet écologiste prétendit aussi  se déplacer à vélo dans Paris, mais vu surpris à la descente d'un taxi payé par l'Assemblée nationale.
Le "sinistre personnage" ne dispose plus d'aucun mandat.

vendredi 16 septembre 2016

Sisco, Corse : violences autour du burkini, mais des sursis

Les violences communautaires de Sisco n'étaient que... "malentendu", 
selon Libération

Seul l'initiateur de la rixe de Sisco a été condamné à de la prison ferme.

Beaucoup de bruit pour un "malentendu", au tribunal de Bastia, Haute Corse.
L'acteur principal de l'altercation de Sisco a été condamné à deux ans de prison ferme. Le procureur Besson a requis la peine la plus lourde -30 mois de prison, dont 24 mois ferme et une mise à l’épreuve de 2 ans- contre  Mustafa B., le chef de bande, déjà condamné à de multiples reprises et décrit comme l’élément déclencheur des événements: provocation par privatisation de la crique à usage familial pour femmes pudiques et réactions d'indignation de la population locale. 
La censure a été relancée en juillet dernier par un éditorial du journal Le Monde: "Résister à la stratégie de la haine" sous la signature de Jérôme Fenoglio, lequel explique sans rire que pour lutter contre l’islamisme il ne faut pas… publier l’identité des terroristes afin d’éviter leur "glorification posthume". On a ainsi systématisé le camouflage de l’identité des auteurs des barbaries islamistes : un musulman qui veut assassiner "un tas de kouffars" sera rebaptisé 'François' et Fatima deviendra Lucile. Pour plus de sûreté, on se bornera à écrire qu’un individu ou même un "homme" a commis tel égorgement de vieillard en prière dans son église ou tel massacre collectif. ! Mustafa B. s'appelle Bennhadou.

Tous les autres prévenus, dont deux de ses frères -absents à l’audience- sont condamnés à des peines de sursis de 8 mois à 10 mois, au terme d'une audience de treize heures achevée au petit matin.  Un quatrième membre de la fratrie n’a quant à lui jamais été interpellé et n’a pas pu être jugé: il s'est soustrait à la justice en fuyant au bled, le Maroc.

M. Besson a aussi requis un an de prison avec sursis à l’encontre de Lucien Straboni, un boulanger de Sisco déjà condamné dans une affaire d’extorsion, et 8 mois avec sursis à l’encontre de Paul Baldi, employé municipal du village. Les deux hommes étaient aussi poursuivis pour leur implication dans les heurts qui avaient fait quatre blessés et nécessité l’intervention d’une centaine de membres des forces de l’ordre au soir du 13 août.

VOIR et ENTENDRE les témoignages recueillis au moment des violences aujourd'hui occultées par la presse et minimisées au procès:
 

La "rixe de Sisco" n'aura donc été qu'une "lamentable affaire"

Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif corse,
Jean-Guy Talamoni, nationaliste indépendantiste,
président de l'Assemblée corse,
et le maire de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, 
étaient au tribunal de Bastia, jeudi,
pour peser sur le procès.
Si c'est le représentant du gouvernement, le procureur de la République de Bastia, Nicolas Bessone, qui le dit... Sur la même ligne, le bâtonnier de Bastia, Jean-Sébastien de Casalta, met en cause les fantasmes locaux et nationaux transfigurés en "grimace détestable". Tous s'accordent pour minimiser, voire ridiculiser, l'affaire du burkini au cap Corse, à la sortie de Sisco (Haute-Corse), samedi 13 août. Une histoire de rétrécissement et d’inflation, de proportions et de perspectives qui varient selon les prismes. Aussi bizarre que puisse apparaître l'interprétation de faits, soutenu par sa presse, le point de vue du gouvernement prévaut.

Les prévenus marocains ne répondent pas à la convocation de la Justice 
Rétrécissement numérique d’abord. Des quatre frères B. (Benhaddou) participants actifs à l'affrontement communautaire, un seul est présent dans le box ce jeudi. C'est que Mustapha, 33 ans, est le seul des cinq prévenus à avoir été incarcéré. Ses frères, Jamal et Abdelilah, ne se sont pas présentés, et le quatrième n’a pas été formellement identifié, même s’il fait peu de doute qu’il s’agisse de Moucine, en situation irrégulière, qui a donné une fausse identité lors de son audition et a disparu dans la nature -retour au Maroc pour échapper à la justice de la République. Mustapha Benhaddou  a tenté de convaincre les juges que le quatrième homme est un quidam rencontré par hasard et venu se joindre à la famille marocaine.

Seuls deux, parmi la centaine de villageois engagés dans les heurts, sont convoqués à la barre, pour un coup de pied et un coup de poing, alors que dans cette soirée folle du 13 août, on a renversé et brûlé trois voitures et tenté de pousser dans le ravin les fauteurs de troubles étrangers au village. Mais, comme le souligne d’emblée la présidente, Anne David, le tribunal ne juge pas les foules, mais "des actions individuelles". Ce qui ne l’empêche pas de juger que les hommes ont été pris d'une "furie collective" et d'engager leur responsabilité.

Une volonté politique de minimiser les faits 
"On a frôlé la catastrophe à plusieurs reprises," ce jour-là à Sisco, avait pourtant reconnu le procureur, mais tous s'accordent maintenant pour présenter les faits comme grossis sous l'effet de l’émotion qu'ils ont suscitée dans la population locale et dans l'opinion nationale, jusqu'à l'ampleur excessive prise par le procès. Mot d'ordre: jeter le voile de l'apaisement sur une provocation religieuse à la République.

VOIR et ENTENDRE 
le compte-rendu que "Corsica Sera" consacre le 14 août au "différend" opposant trois familles maghrébines résidant sur Bastia et des villageois corses: 

Des faits d'affrontement communautaire et de violences en réunion jugés à l'aune des 10 jours d’ITT pour le plus touché des cinq blessés,
consignés dans un épais dossier de 300 pages et
considérés comme négligeables: il n'y a pas eu mort d'homme.  Selon Me Philippe Ohayon, l’un des deux avocats de Jamal Benhaddou, ce qui n'aurait dû être qu’une simple "comparution immédiate"  aurait pris une "dimension invraisemblable".
C'est aussi Me Ohayon qui défendit en 2011 deux trafiquants de drogue "nantais" interpellés ("deux hommes" pourtant anonymés) avec 94 kilos de cocaïne et qui conseilla Hocine A., le braqueur d’un camion de cigarettes à Poses aux assises de l’Eure en 2012.

Cet avocat est un parent de la journaliste Danièle Ohayon: journaliste sur le service public de France Info depuis 1988 (le second mandat de Mitterrand), soit 25 années de fonctionnariat sur le service public. Pendant dix-huit mois, elle partagea alors le bureau d'Edwy Plenel, un trotskiste qui tutoie François Hollande, et la vie d’Alain Brossat, un des idéologues de la LCR - père de Ian Brossat, élu communiste né à Fontenay-aux-Roses (comme Stéphane Hessel et où 240 ménages sont redevables de l'ISF), dans les  Hauts-de-Seine, conseiller de Paris et adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement.-très lié à Daniel Bensaïd et donc à Krasny (surnom de Plenel).

Beaucoup de volume pour rien à propos de tensions inter-communautaires ? 

Tellement rien que le gouvernement a renoncé à implanter des centres d'hébergement dans certaines régions
Annoncé le 9 mars par le premier ministre, Manuel Valls, sans autre précision, le premier destiné à la déradicalisation d'islamistes en devenir va ouvrir dans la précipitation et les tâtonnements fin septembre à Pontourny, joli domaine verdoyant et paisible de Beaumont-en-Véron (ci-contre), dans le canton de Chinon, entre Bourgueil et Chinon, à 25 km de Saumur, en Indre-et-Loire. Il dépend de la ville de Paris et la ministre des Affaires sociales et de la Santé de Hollande, Marisol Touraine, fut députée de la circonscription. 

Les maires des communes environnantes ont appris la nouvelle par la Matinale de France Inter... "Nous n'étions pas du tout informés, assure le maire divers droite de Beaumont. J'ai appris ça ce matin en buvant ma tasse de thé. Passé l'émoi, j'ai appelé le préfet pour savoir ce qu'il en était: il n'était pas plus au courant. Le pilotage du dossier, c'est le cabinet du premier ministre", m'a-t-il dit.
"Le préfet Pierre N'Gahane est venu il y a quelques semaines. De nombreuses pistes étaient ouvertes pour le devenir de ce centre. Nous devions nous revoir mi-avril. Et là, on apprend ça, comme ça. Le maire de Beaumont est comme moi : sous le choc. Il a été brutalement surpris. Le gouvernement assumera", s'indigne Jean-Luc Dupont, maire de Chinon.Et la gérante du château d'Isoré, situé à 2 kilomètres de Pontourny, de commùenter: "la centrale nucléaire de Chinon à 2 km, ça ne peut pas être pire."
Pontourny n’est "pas une prison," ni même une caserne.
Alors, le château est-il un établissement de cure ou un centre de vacances ? C’est un "établissement médico-social", où interviendront des psychologues, des enseignants ou chercheurs de l’Education nationale, et des éducateurs. Outre les prestataires extérieurs, le centre compte une trentaine de salariés, pour 25 pensionnaires au maximum. Un seuil de remplissage qui sera atteint début 2017. 
Le directeur du centre, Olivier Chasson, raconte comment, quand il parle au téléphone avec eux, ses futurs "volontaires" manifestent "l’envie de sortir de ce qu’ils sont": "ils parlent d’eux, je parle de moi, on parle de la vie, on se dit des mots simples", assure le GO (Gentil Organisateur), voix posée, crâne rasé et barbe de trois jours. Jusqu’à l’an dernier, Pontourny était un centre d’éducation pour les mineurs étrangers isolés. Que deviendront ces jeunes de l'aide sociale à l'enfance ?

Les jeunes radicalisés sont une aubaine... pour le centre de Beaumont-en-Véron.
 
Le 15 avril dernier, la maire Anne Hidalgo (PS) a brutalement annoncé  la prochaine fermeture du centre éducatif et de formation professionnelle de Pontourny. Il pouvait héberger une quarantaine de jeunes mineurs isolés, mais le seul et unique CEPF qui propose des contrats d'apprentissage aux jeunes qu'il héberge devait fermer ses portes en juin dernier et près de 50 emplois étaient en jeu. 

Il ne pourra plus accueillir que vingt-cinq jeunes en voie de perdition islamiste (avant l'été, il devait être une quarantaine de jeunes à problèmes), mais les jeunes djihadistes en herbe sauveront des emplois : qui a dit qu'ils ne sont pas une chance pour la France ?

Pas d'emplois à sauver en Corse ?
Mais, pas plus que l'Ile-de-France, la Corse ne participera pas à la solidarité régionale. 
Aucun centre de prévention, d'insertion et de citoyenneté n'est implantable dans l'Ile de Beauté.
La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) pointe en effet le caractère raciste de la violence qui atteindrait un niveau supérieur à celui des autres régions françaises. Six mois après l’annonce de l’ouverture de centres de déradicalisation –officiellement, centres de prévention, d’insertion et de citoyenneté– dans les régions françaises, l'état socialiste a exclu la Corse de la liste de ses implantations.

L'ouverture du CPIC suscite de fortes résistances
Les habitants de Beaumont-en-Véron, où s'ouvre le premier centre de déradicalisation, 
ont manifesté à Chinon, samedi 28 mai 2016:
racistes ou fachos ?
Plusieurs dizaines de riverains de l'association "Radicalement digne de Pontourny" ont déjà manifesté devant l'allée menant au site. "Nous sommes plutôt rassurés en ce qui concerne les personnes qui seront à l'intérieur... Mais ce centre va être une cible pour Daesh", s'inquiète le président de l'association, Michel Carrier.
 
"Les mesures de sécurité sont tout à fait insuffisantes", renchérit un riverain, Frédéric Château qui pointe une clôture "défoncée qui ne peut empêcher ni les intrusions extérieures, ni les fuites de l'intérieur".
Dix-huit caméras surveilleront le site et ses abords 24 heures sur 24, un système infrarouge protégera l'enceinte et les gendarmes pourront intervenir "en quelques minutes" si nécessaire, rassurent les représentants de l'Etat... sans toutefois parvenir à rassurer.  

L'État avance à l'aveugle dans son plan de déradicalisation

Face à la montée de l'islamisme radical, l'ouverture de ce premier centre pionnier paraît dérisoire face aux 11.811 cas qui ont été signalés. Soit 70 % de plus en sept mois.
Face à la montée de l'islamisme radical, l'État avance à l'aveugle dans son plan de déradicalisation. Selon un dernier bilan, près de 12.000 Français ont été identifiés comme des menaces intérieures potentielles sur l'ensemble du territoire du fait d'un présumé repli identitaire apparent, d'une apologie assumée du terrorisme ou de leur hostilité affichée aux institutions de la république laïque. Un bond de 69,8 % des signalements par rapport à février dernier. Le contingent a quadruplé depuis mars 2015, où l'on détectait 3.100 cas. Face à cet effet de masse, conjugué au spectre des inévitables retours en France de combattants français enrôlés par Daesh, la machine à déradicaliser démarre cahin-caha avec l'ouverture du premier Centre de prévention et d'insertion par la citoyenneté (CPIC). 

Le site expérimental du domaine de Pontourny accueillera en chambre individuelle
une vingtaine de "têtes retournées" volontaires, âgées de 18 à 31 ans, garçons et filles mélangés. Ce centre expérimental suscite évidemment peur et colère chez les riverains dans un contexte où les tentatives de déradicalisation donnent peu de satisfaction. Au coeur des prisons, l'agression de surveillants par un détenu de l'unité de prévention de la radicalisation de la maison d'arrêt d'Osny (Val d'Oise) a illustré les failles existantes. Plus généralement, le sociologue Gérald Bronner, qui fera partie des intervenants du Centre de Beaumont-en-Véron qu'il qualifie fièrement de "première mondiale", reconnaît tranquillement que "personne n'a pour le moment trouvé LA bonne méthode".
La radicalisation de jeunes "déséquilibrés", comme ces barbares potentiels sont qualifiés dès lors qu'ils sont passés à l'acte, est désormais prise en compteun an après les attentats du 13 novembre 2015 en France, revendiqués par l'organisation terroriste État islamique. Les équipes mises en place par le gouvernement essaient, tâtonnent et placent beaucoup d'espoir dans la réussite de cette expérience. Compromis entre rigueur et permissivité, le séjour de 10 mois (pourquoi dix et pas neuf) à Pontourny recèle encore des zones d'ombre avant même l'accueil des premiers pensionnaires dans des chambres claires et spacieuses aménagées dans les communs du château et ressemblant à s'y méprendre à celles de résidences pour étudiants.
Vêtus de tenues qui leur seront fournies par l'administration, les résidents disposeront du parc planté d'arbres centenaires, de salles de réunion, d'un foyer et d'une salle de sport.

Les "volontaires" assisteront une fois par semaine au lever des couleurs après leur réveil quotidien fixé à 6h45. "Nous voulons faire un travail avec les symboles de la République et le drapeau en est un", explique Pierre Pibarot, le directeur du Groupement d'intérêt public "Réinsertion et citoyenneté". "C'est une démarche visant à susciter le débat. Il s'agit de développer ou de re-développer leur esprit critique", insiste le ré-éducateur.
Au programme du centre: religion, histoire, philosophie, éducation aux media internet (avec ou sans les sites djihadistes ?]... Chaque "volontaire" bénéficiera d'un accompagnement médical, social et psychologique. Ils devront également s'inscrire à des activités sportives ou créatives et s'investir dans la préparation de leur réinsertion sociale et professionnelle. "La pratique religieuse sera libre pendant le temps personnel", précise Muriel Domenach, secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR).
Vingt-cinq jeunes en rupture de société pour 2.700 ruraux. 

Elément de langage officiel: marche-arrière toute, la médiatisation du procès serait disproportionnée
 
Pas moins de huit avocats se sont mis sur les rangs pour plaider pendant près de quatre heures.
"Arrêtez de photographier [la crique réquisitionnée par les familles maghrébines pour les bains de mer des femmes musulmanes], je vais monter et en crever un": selon des témoins, c’est "une banale altercation", avec menace de mort, qui a dégénéré à Sisco le 13 août, week-end de l'Ascension, et pour laquelle trois des Marocains en Corse sont jugés à Bastia.
Citant des témoins, l’avocat d’une partie civile, Gilles Antomarchi, rappelle que tout est parti de quelques photos prises depuis le bord de la route. Installé avec sa famille depuis le matin dans une petite crique, Mustapha Benhaddou n’apprécie pas les photos du paysage et le fait savoir bruyamment. Jeudi, le détenu est le seul membre de sa famille présent devant la cour: ses deux frères ne se sont pas présentés, faisant passer par leurs avocats le message qu’ils ne sentent pas en sécurité en FranceMustapha Benhaddou reste flou dans ses réponses, mais assure que des jeunes qu’il interpellait pour qu’ils ne prennent pas de photos leur auraient lancé "Rentrez chez vous, vous n’avez rien à faire ici, les Arabes".

Jiri Neumann, 18 ans, partie civile dans le dossier, le dément fermement. Mustapha Benhaddou dit regretter de l’avoir un peu "secoué et giflé", mais nie tout usage d’un couteau, d’une machette ou d'un fusil-harpon. La rixe s'envenime, quand des villageois alertés descendent porter secours aux jeunes " secoués". Deux d’entre eux ont comparu libres: Lucien Straboni, 50 ans, et Pierre Baldi, 22 ans, employé de la mairie de Sisco.

"Aux armes !", mais rien de grave...
Devant le palais de justice, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour les soutenir, portant pour beaucoup un tee-shirt blanc barré d’une tête de Maure, emblème de la Corse, et de l’inscription "Siscu – Simu tutti a fianc’ a voi" ('Sisco – Nous sommes tous à vos côtés").

Pas de quoi fouetter un chat
Le parti indépendantiste Corsica Libera du président de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni avait appelé à ce rassemblement, dénonçant "la prétention grandissante des petits caïds de quartiers" – des termes visant directement les trois frères marocains que le procureur de Bastia, Nicolas Bessone, avait accusés d’avoir provoqué des échauffourées.

Dépaysement refusé
Appelant à la " sérénité des débats", la " sûreté des prévenus" et dénonçant "l’immixtion du politique" dans l’affaire, si anodine qu'elle soit, les avocats d’un des frères marocains avaient demandé le dépaysement du procès, une demande qu’a rejetée le procureur général de Bastia et dont ils ont pris acte sans déposer de recours.
Quelques mois après l’agression de pompiers par des Maghrébins dans un quartier populaire d’Ajaccio le soir de Noël, qui avait été suivie d’une manifestation émaillée de slogans racistes et du saccage d’une salle de prière musulmane, les affrontements inter-communautaires de Sisco avait ravivé les tensions sur l’île et ne pouvaient être tenus pour négligeables.

Le 16 août, le maire de Sisco avait interdit le burkini dans sa commune 
– une décision aussitôt validée ensuite par le tribunal administratif de Bastia, qui a pris le contre-pied du Conseil d’Etat et mis en avant les risques d'affrontements pour justifier sa décision.
On nous assure aujourd'hui que rien de tel ne s'est déroulé et que le maire, le tribunal administratif de Bastia et le Conseil d'Etat se sont égarés. 
Personne n'a vu la trace d'un burkini à Cisco. Une hallucination collective. 
Le burkini, la machette de 30 cm "minimum", une femme seins nus ou le fusil-harpon ne sont qu'élucubration de Marseillaise à peine majeure. "Celle qui en a beaucoup rajouté", décrète le représentant du gouvernement, à la satisfaction de Jean-Sébastien de Casalta, dernier avocat de Mustapha Benhaddou: "Dans cette affaire aussi sensible que confuse, la rumeur a contaminé les témoignages"...

Au final, une tension palpable, mais une cohabitation "sans heurt"
C'est la parole des résidents contre celle des indigènes corses. Non, non, les Benhaddou n'ont pas sorti une batte de baseball d’un coffre de voiture et les fusils-harpons, ils ne savent pas à quoi ça ressemble.  Quant aux journalistes "déséquilibrés" - convertis récents au libéralisme et aux privatisations du domaine public - ils se seraient faits retourner la tête... De futurs pensionnaires volontaires des centres de déradicalisation ?