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samedi 4 avril 2020

J-Christophe Lagarde nie le non-confinement dans les quartiers; die Zeit le contredit

Quand le déni de cet élu impuissant et insensé se heurte au témoignage de la presse allemande

Ce n'est plus de l'aveuglement, mais de la mauvaise foi

Le député UDI Jean-Christophe Lagarde refuse d'admettre que la bienveillance est inappropriée à la Seine-Saint-Denis.
A la différence de François Pupponi, livre ci-contre, membre du Parti socialiste (PS) jusqu'en 2018 et ancien maire désabusé de Sarcelles (groupe Libertés et territoires, LT), qui a pris conscience que l'islamisme militant peut subvertir les institutions et la vie politique en instrumentalisant la démocratie, un autre centriste, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI et député du 9.3 - département présidé par le socialiste Stéphane Troussel, un apparatchik un temps proche de Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray ou Gérard Filoche -, veut croire que le non respect du confinement dans son département est "une légende". Il s'est insurgé jeudi contre ceux qui font des quartiers populaires des "boucs émissaires".

"Arrêtons avec ces fantasmes", s'exclame Lagarde, défenseur de son fonds de commerce. Un couvre-feu n'est pas nécessaire parce que "97% des gens qui sont contrôlés dans la rue sont des gens qui ont le papier" d'attestation de sortie pendant le confinement, a assuré le maire de Drancy à l'antenne de Sud Radio (détenu par le groupe Fiducial, commanditaire de sondages par l'IFOP, comme Paris Match du groupe Lagardère).
"Je sais bien qu'on a l'habitude de prendre des boucs émissaires. Je pense qu'on pourra pour une fois être plus responsable, et regarder la réalité", a malencontreusement estimé le président de l'UDI.

L'AFP, reprise par Le Point et La Croix (des copiés-collés, illustration comprise), en profite pour désigner les cibles de Lagarde.
"Plusieurs élus notamment à droite et à l'extrême droite avaient pointé du doigt des quartiers qui ne respectent pas les mesures de confinement," comme si on pouvait imaginer que LFI ou le PCF, L'Humanité ou Mediapart, puissent admettre la réalité. 
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen avait dénoncé l'absence de "réponse" de l'Etat dans ces banlieues. Elle a aussi mis en garde les Français contre les mensonges du gouvernement sur "absolument tout".
Depuis Saint-Barthélemy d’Anjou, dans le Maine-et-Loire, le président de la...
L'OMS ne préconisait encore pas le port du masque: 

sauf si vous êtes soignant ou... malade !
Alors, on ne sort pas, sous peine de PV de 135€
Le député LR Eric Ciotti avait appelé à y "déployer l'armée", mais le président s'est agacé et a reproché les propositions qui lui sont adressées : à Saint-Barthélemy d’Anjou, dans le Maine-et-Loire le président masqué ci-contre a fustigé ceux qui s'en prennent à la manière dont le gouvernement gère l'épidémie, alors même que celle-ci est encore en cours.
A propos du port intempestif du masque, lire l'article du JDD qui rappelait les consignes que piétine le président exemplaire : lien 

VOIR et ENTENDRE à ce propos ce clip consacré à ceux et celles qui n'ont pas le respect des mesures gouvernementales : LIEN


L'ancien maire de Drancy note finement que "le dimanche, les magasins sont fermés; il n'y a personne dans les rues".
Est-ce tous les jours dimanche en Seine-Saint-Denis ? L'économie souterraine y connaît-elle un marasme préoccupant ? Bercy doit-il la soutenir ?

Jean-Christophe Lagarde a réponse à tout: si les hôpitaux de Seine-Saint-Denis ont été "plus vite débordés" par l'afflux de malades du covid-19, il assure que c'est parce qu'il y a "moins de lits d’hôpitaux, moins de lits de réanimation qu'ailleurs", et pas à cause d'un manque de respect du confinement. 
Evoque-t-il l'hôpital universitaire Avicenne, hôpital de l'AP-HP situé à Bobigny, en Seine-Saint-Denis (93)? Il prend en charge complète toutes les spécialités médicales et chirurgicales dont la cancérologie et se flatte pourtant de posséder des spécialistes d’excellence en pneumologie en maladies infectieuses et tropicales, (outre l'hématologie, l'hépatologie, l'addictologie, la rhumatologie, médecine interne avec le centre d’excellence européen de l’HTA), ainsi que les urgences et le SAMU 93... Il est desservi par 3 lignes de métro...

Le premier ministre Edouard Philippe a affirmé mercredi, devant la mission d'information de l'Assemblée sur la crise sanitaire, que «dans beaucoup de quartiers dits difficiles" les consignes de confinement étaient respectées «très sérieusement», contrairement à "ce que disent certains". Et d'ouvrir une polémique "sociale de classe" en suggérant qu'il n'est "pas sûr" que ceux qui étaient partis dans leurs résidences secondaires "aient permis de contenir la circulation du virus".

La presse allemande mettra-t-elle tout le monde d'accord ?

Les banlieues françaises, grandes oubliées du confinement, titre 'die Zeit' à Hambourg, le 02/04/2020 - 06:19

Difficile de rester confiné lorsque l’on partage un petit appartement à plusieurs, qu’il est délabré ou que l’on est forcé d’aller travailler sur des chantiers. Les mesures du gouvernement sont totalement inadaptées aux banlieues françaises, dénonce ce journal allemand, hebdomadaire libéral, mais ... de gauche.

Comme la plupart des Français, Hamza Esmili a désormais beaucoup de temps pour regarder à travers sa fenêtre. Habitant dans une cité de la Plaine Saint-Denis [en Seine-Saint-Denis], il observe l’activité de la rue, en bas. C’est un fait : ils sont manifestement nombreux à ne pas respecter les mesures de confinement général imposées par le gouvernement. "Il y a moins de monde que d’habitude, mais ça reste encore très fréquenté, constate Esmili. Le confinement est un concept de bourgeois, explique ce sociologue enseignant dans une université parisienne [Paris VIII]. Cela implique de posséder une maison bourgeoise dans laquelle se retirer. Ça ne correspond pas du tout à la réalité ici." [L'immigré - clandestin ou non - doit pouvoir accéder vite à ce que le "bourgeois" indigène a construit sur plusieurs générations. Ce que les Français ne sont d'ailleurs pas tous parvenus à réaliser]

Aujourd’hui, quiconque quitte son domicile sans attestation ni raison valable s’expose à une amende de 135 euros [et plus encore, en cas de récidive]. C’est pourquoi bon nombre de citadins fortunés [carrément: la caravane est un signe extérieur de fortune, selon les sociologues de l'EHESS] ont fui les grandes villes et ont pris leurs quartiers dans leur maison de vacances ou de campagne où l’assignation à résidence est moins pesante [on n'y circule pas mieux: nombre de villages ont bloqué les accès depuis l'extérieur et notre sociologue de banlieue devra élargir le spectre confiné de ses recherches]. Une option qui ne s’offre à quasiment personne en Seine-Saint-Denis [exception faite donc des dealers et des familles de footballeurs].

Plus d’un demi-million de gens vivent entassés dans cette banlieue du nord de Paris. Les cités qui se dressent jusqu’à l’horizon derrière le stade de France [qui a été localisé en sorte d'animer cette banlieue qu'on continue de qualifier de déshéritée, malgré son désenclavement par le métro et deux aéroports internationaux, ainsi que  Le Parc International des Expositions de Paris Nord Villepinte qui accueille sur plus de 240 000 m² de surface au sein de 8 halls congrès et salons professionnels de dimension internationale (le SIAL) et Le Parc des Expositions Paris Le Bourget qui accueille le Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace, le plus grand événement au monde consacré à l'industrie aéronautique et spatiale, et la foire musulmane annuelle] - entre autres structures visant à dynamiser et éduquer ces zones de non-droit [la Seine-Saint-Denis représente le deuxième pôle universitaire d'Ile-de-France avec plus de 45.000 étudiants (dont nombre de boursiers), répartis notamment dans les Universités Paris VIII Saint-Denis [Hamza Esmili y diffuse la sociologie marxiste] et Paris XIII Villetaneuse mais également du CNAM, de SUPMECA et du PRES 'Université Paris Ile-de-France". Présence universitaire renforcée à partir de 2017 par l'ouverture du Campus Nicolas de Condorcet, nouveau campus de recherche et de formation en sciences humaines et sociales qui peut accueillir environ 15.500 étudiants.] - sont les coulisses de ce que de nombreux Allemands n’aperçoivent que dans des vidéos de rappeurs et des films chocs : une mosaïque d’ethnies et de nationalités entourée de béton [et cernée par l'islam radical]. Ces quartiers sont des milieux complexes, mais dans les médias ils sont surtout associés à deux fléaux : le chômage et la pauvreté [auxquels il faudrait aussi ajouter objectivement l'économie souterraine fondée sur tous les trafics, dont les stupéfiants, et la délinquance].

Des immeubles sales et saccagés

C’est aussi probablement à cause de cela que les mesures contre l’épidémie semblent si mal comprises ici. Sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants se plaignent du fait que les espaces publics soient encore bondés. Vendredi 20 mars, on apprenait que 10 % de toutes les infractions aux mesures de confinement [recensées la veille] avaient été commises en Seine-Saint-Denis.

Hamza Esmili habite dans un bel appartement agréable à vivre, dit-il. Mais l’immeuble est extrêmement sale et délabré. Bon nombre de ses voisins travaillent comme journaliers sur des chantiers et vivent dans des appartements où il n’est pas possible de rester confiné. Il n’est pas rare que les gens partagent des lits. Pendant que les uns travaillent le jour et dorment la nuit, les autres font l’inverse : “Les gens ne dorment pas nécessairement dans leur logement.” Ils sont par ailleurs nombreux à ne pas posséder de logement. Alors comment pourraient-ils respecter les consignes du gouvernement et rester chez eux ?

Des mesures particulièrement difficiles

Le sociologue exprime également sa colère face au racisme à travers lequel l’opinion publique tend à analyser ces problèmes. Les habitants des banlieues – dont la plupart ont des parents d’origine immigrée – sont présentés comme des gens indisciplinés. Comme s’ils ne comprenaient pas qu’il fallait faire un effort au niveau national pour lutter contre le virus. Les médias en parlent déjà comme de loubards et autres fortes têtes squattant les entrées d’immeuble en dépit des règles, fumant des joints et insultant les policiers. En même temps, reconnaît le sociologue qui étudie les dynamiques des banlieues parisiennes depuis plusieurs années, il est vrai que “les gens ont un rapport différent à l’État. Il n’est pas étonnant qu’ils n’acceptent pas les consignes”.

Les mesures de confinement sont particulièrement dures pour les jeunes des banlieues, explique Esmili : Toutes les structures qui leur rendent la vie possible ici ont été fermées du jour au lendemain.” [Comme ailleurs...]

Ici, les écoles [le taux de déscolarisation est l'un des plus élévé d'Europé], les aires de jeu [jonchées de seringues], les terrains de basket, les skateparks et les équipements sportifs sont plus que des accessoires de loisir. Ce sont des sources d’équilibre pour des jeunes qui mènent souvent une vie peu structurée. Ce sont des échappatoires qui permettent de sortir des logements où vivent souvent trop de gens, dans trop peu d’espace. [Et à Marseille, notre sociologue élevé au biberon du marxisme l'oublie], ils ont l'hydroxychloroquine]

Tensions sociales [pré-existantes et entretenues par l'école, les centres sociaux, les MJC et les mosquées]

Aujourd’hui, de plus en plus de gens redoutent ce qui pourrait se passer si les jeunes des banlieues perdaient leur sang-froid. Le Parisien, journal racoleur mais bien informé sur les banlieues, a rapporté quelques échauffourées durant la première semaine de confinement : mardi 17 [mars], un groupe de jeunes d’Aulnay-sous-Bois a mis le feu à des poubelles et attiré des policiers dans un guet-apens. Dans la commune voisine de Boissy-Saint-Léger, un jeune homme de 22 ans aurait résisté aux policiers qui voulaient le contrôler pour infraction au confinement. À Clichy-sous-Bois, banlieue internationalement connue depuis les émeutes de 2005, deux camions ont été incendiés et des policiers caillassés à coups de boules de pétanque dans la nuit.

La mairie de Clichy-sous-Bois ne confirme pas [!] ces jets de boules de pétanque. Dans l’entourage du maire, on affirme que l’altercation avec la police est restée mineure, même si plusieurs véhicules ont été incendiés. Mais les tensions sociales affleurent tout particulièrement en ce moment, reconnaît un porte-parole de la mairie, car la situation est difficile quand des familles de six passent leurs journées ensemble dans cinquante mètres carrés et que les jeunes sont privés de toute activité. Une équipe de neuf travailleurs sociaux, dix policiers de proximité et autant de médiateurs municipaux est mobilisée pour expliquer personnellement aux habitants l’importance de respecter les mesures de confinement. On compte sur les parents – quand ils sont présents – pour s’occuper de leur famille.

Un exemple pour le pays

Même ici, personne ne peut se prononcer sur le risque d’émeutes dans les prochaines semaines. Du côté de la mairie, on assure que la situation a beaucoup changé par rapport à 2005. On a beaucoup fait pour les habitants, les immeubles ont été rénovés, des lignes de tram ont été créées et l’hostilité envers les pouvoirs publics est moins forte. Reste que l’atmosphère peut très rapidement changer et sans avertissement. Début 2017, l’arrestation brutale d’un jeune homme à Aulnay-sous-Bois [“l’affaire Théo” pour Théodore Luhaka] a donné lieu à plusieurs jours de manifestations. Un tel scénario alors que les hôpitaux sont surchargés par les patients du Covid-19 et que les forces de sécurité sont particulièrement tendues serait catastrophique.

Hamza Esmili lui-même [que l'école de la République et l'échelle sociale ont porté jusqu'à Normale Sup : la France offre cette possibilité qui le veulent. L'auteur est doctorant contractuel en sociologie au Centre MauriceHalbwachs (ENS-EHESS-CNRS), Chargé de cours à l’Université de Lille 2, à l’Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), à l’Université d’Evry, à Aix-Marseille Université et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Visiting Researcher à l’Université de Californie à Berkeley en 2019], qui a étudié les cités les plus pauvres de Clichy-sous-Bois, ne se risque à aucun pronostic sur la situation sécuritaire. “La question se pose naturellement, mais c’est vraiment difficile à prévoir”, explique-t-il, soulignant que, dans cette lutte contre l’épidémie, c’est tout le pays qui pourrait peut-être prendre exemple sur les banlieues. Dans bon nombre d’immeubles délabrés, cela fait déjà des années que les ascenseurs ne fonctionnent plus [sont-ils cassés, malgré un usage respectueux du bien collectif?] et que les personnes âgées sont de fait confinées chez elles. Un réseau de jeunes est déjà [!]en place pour leur faire leurs courses [le chercheur universitaire  ne les cite pas, ni le moyen de les contacter].

Ce sociologue énonce ailleurs les excuses marxistes au constat qu'il dresse  du non-respect des consignes de confinementcontre l'avis de Lagarde. 

Sous le titre à l'idéologie transparente, "Le confinement, ce luxe dont les plus pauvres sont privés", l'ancien boursier accuse:
"Les rues sont remplies parce que personne n’a dit aux maçons et aux mécaniciens qui habitent ici [légalement ou illégalement ?] de s’arrêter [leur dire en quelles langues ?]. Un mot de ces hommes invisibles à la construction nationale : ils sont seuls, souvent originaires du sous-continent indien, plus rarement d’Egypte ou d’Afrique de l’Ouest. Sans horaires ni contrats, ils vont d’un chantier à l’autre, une journée ici, une journée là, rémunération quotidienne fixée à trente euros. Ils vivent dans des "foyers" [qui ont aussi un coût pour la collectivité], terme flatteur [la rhétorique s'y met] qui désigne les appartements que leur louent des marchands de sommeil [tous pourris, les Français]: plusieurs centaines d’euros pour un lit dans un chambre qui en compte quatre ou cinq. S’arrêter étant la promesse d’un retour à l’indigence la plus complète, ils n’ont pas d’autre choix que de travailler."

Ces descriptions tendancieuses - volontairement sans contre-exemples - sont le terreau de l'islam révolutionnaire et conquérant. Hamza Esmili serait un contre-exemple, mais il n'est visiblement pas engagé dans une démarche bienveillante. Son militantisme pourrait finir être récompensé par un doctorat, mais alors ne serait-il pas un peu entaché ?

dimanche 22 septembre 2019

Le gouvernement formate les députés LREM sur l’immigration

​Le pouvoir soumet sa majorité à un cours accéléré sur le dossier immigration

Une cinquantaine de députés sera reçue au ministère de l'Intérieur pour y recevoir clé en main les réponses aux questions relatives à l'immigration

Beaucoup de bruit pour rien:
Macron a déjà annoncé un combat perdu d'avance
Une semaine avant le début du débat voulu par Macron, les élus se préparent à nous tenir tous le même discours fait d'éléments de langage servis par le gouvernement. L'exécutif redoute en effet les couacs et tente de parer aux bavures. L'important n'est donc pas pour lui de dialoguer, mais d'éviter de laisser transparaître les divergences qui se sont fait jour jusqu'à l'intérieur de la majorité.
"Sur l’immigration, il y a plusieurs lignes qui coexistent au sein même de la garde rapprochée du président, entre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, son adjointe, Anne de Bayser, et le directeur de cabinet du président, Patrick Stzroda", avoue un proche du palais. C’est dire si Jupiter marche sur la braise.

Le débat annoncé sur l’immigration et la position de fermeté adoptée par le chef de l'Etat visent surtout à grappiller quelques électeurs à la droite. 
D'une part, il ne s'ouvre que lundi prochain et, d'autre part, la majorité a besoin de serrer les rangs et de se mettre en ordre de bataille dès ce début de semaine. L'Elysée et Matignon éprouvent la nécessité de déminer, de ne rien laisser au hasard et ils vont préparer les députés à cette phase difficile et très sensible de l'acte 2 du quinquennat, dans ce qui constitue un véritable cours accéléré d'urgence.

Cela commence dès lundi après-midi : le groupe des cinquantaine députés s'est spécialisé dans l'immigration et aura l'insigne honneur d'être reçus place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, pour un brief solennel sur les questions d'asile, de regroupement familial et de reconduite aux frontières. Cette formation courte - on nous dira dense et intense - s'adresse à des élus qui connaissent parfois très mal le sujet de l'immigration.

Ces élus auront l'avantage d'entrevoir Edouard Philippe

Mardi soir, il y aura une réunion de groupe exceptionnelle en présence de Christophe Castaner et d'Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat et spécialiste des migrants "dublinés". 
Au parti, un bureau exécutif de La République en marche sera même consacré au sujet de l'immigration, mercredi soir.

Point faible du régime d'asile en Europe, les "dublinés" sont ces migrants qui doivent déposer leur demande d’asile dans le pays qui les a contrôlés en premier, comme le prévoit le règlement dit "de Dublin", mais son application amène à des situations très complexes à gérer pour les Etats membres, lesquels ne parviennent pas à s’accorder sur sa nécessaire réforme.
Il y aurait près de 600.000 'dublinés' dans l’UE, dont 300.000 en France. Beaucoup arrivent d’Allemagne, qui a fait sa pub humaniste et humanitaire, mais aussi le tri entre réfugiés du conflit irako-syrien et migrants économiques, déboutant 432.000 demandeurs d’asile. "Les expulsions Dublin sont partout en augmentation depuis la fin de 2016", note le site Asylum information Database (Aida). Mais la France transparente de Macron ne communique pas sur le sujet. 

"Il faut éviter les rumeurs et les approximations", se justifie-t-on dans l'entourage du premier ministre.
Matignon prépare d'ailleurs un vademecum, ou anti-sèches, appelées "document de synthèse", remis à tous les députés avec des chiffres incontestables, puisqu'on peut leur faire dire tout ce qu'on veut.
Edouard Philippe en personne recevra des élus, mais seulement certains, pour préparer les orientations et faire en sorte que chacun arrive avec le même diagnostic lundi prochain. Pour cette séquence, l'exécutif veut à tout prix éviter des polémiques dans le débat de fond voulu par le chef de l'Etat: la doctrine Macron.
Avant lui, Lénine avait endoctriné sa jeunesse dans son "Union des jeunesses léninistes communistes" (Komsomol) et pouvait se targuer de "manifestations spontanées"... Nous seront gratifiés d'argumentaires spontanés.

mardi 22 août 2017

Les enfants radicalisés dès la maternelle: en Belgique uniquement ?

L'endoctrinement d'enfants est-il possible en école publique française ? 

Signes de "radicalisation" islamique chez les enfants scolarisés

Résultat de recherche d'images pour "ecole maternelle coranique"Un rapport interne d'une école maternelle de Flandre, en Belgique, est révélé ce lundi 21 par le quotidien Het Laatste Niews, qui s'est procuré le document.
Résultat de recherche d'images pour "ecole maternelle coranique"

Intitulé "Endoctrinement chez les tout-petits"ce rapport interne d'une école de Renaix, fait état de comportements problématiques observés par les enseignants comprennent, par exemple, "la récitation de verset du Coran durant la récréation, le fait de ne pas se présenter à l'école le vendredi pour des raisons religieuses ou le refus de donner la main", précise la presse locale.

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Des écoles coraniques privées existent en France
ecole musulmane privee little schoolCertains enfants auraient été aperçus en train de mimer un geste d'égorgement et de proférer des "menaces de mort" à l'encontre de "non-croyants". D'autres enfants auraient été traités de "cochons". Des faits qui remontent à 2016, selon le quotidien flamand Het Laatste.

"Les enfants de maternelle disent souvent des choses qu'ils ne comprennent pas tout à fait. Ils répètent ce qu'ils ont entendu à la maison ou ailleurs. Nous remédions à ce problème depuis un certain temps", a réagi le directeur de l'école Dirk Moulart dans un entretien accordé au quotidien Le Soir. 

Le directeur d'école regrette la divulgation dans la presse de ce document interne

Résultat de recherche d'images pour "ecole maternelle coranique""C'est une tempête dans une verre d'eau. Le document interne a été préparé sur la base de témoignages de quatre enseignants et de leurs expériences ces dernières années. Il concerne six enfants de trois familles connues de la police de Renaix [25.000 habitants]. Cela ne représente qu'un seul pour cent du nombre total d'enfants", minimise-t-il.

D'après Het Laatste Niews, le Netwerk Islamexperten, un "réseau d'experts de l'Islam" censé proposer des solutions dans la lutte contre la radicalisation en milieu scolaire, a été appelé près de 500 fois par des écoles flamandes pour ces problèmes.

66 établissements musulmans privés ont été ouverts ou devraient l’être prochainement en France (liste mise à jour le 23 novembre 2016). 
Résultat de recherche d'images pour "ecole coranique belge"
Depuis quelques années, les musulmans de France s’emploient à ouvrir leurs propres établissements scolaires. Collèges, lycées, écoles primaires et maternelles, voire crèches, à chaque rentrée scolaire un nouvel établissement voit le jour. 
ecole philippe grenier
Discrets mais prosélytes

De nombreux projets ont vu le jour avec une particularité intéressante : la quasi-totalité de ces établissements scolaires sont indépendants et ont été portés localement par des femmes et des hommes qui ont compris que de tels projets doivent être initiés et financés par la communauté elle-même et non d’une quelconque instance, telle que l'Education dite nationale, telle que voulue notamment par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de François Hollande..
ecole privee musulmane maison arqamLe ministre actuel des cultes, Gérard Collomb, ex-maire socialiste de Lyon, en a dans sa proximité.

ecole musulmane trilingue Sevran
Ecole APCS El Dirrayah, maternelle et primaire
musulmane trilingue – Sevran (93)
la plume de l education.jpg

mercredi 17 décembre 2014

Les candidats français au djihad ont-ils un besoin de service militaire?

Vocations contrariées: la prévention en casernes françaises

Une loi pour juguler l'exode des musulmans radicaux !

Le djihad en Syrie et en Irak suscite des vocations parmi de jeunes Français qui, au terme d'un processus de radicalisation sur Internet, certes, mais aussi dans les mosquées, lâchent leur famille pour combattre. Adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 18 septembre 2014 et validé le 4 novembre par un vote ultime du Sénat, cette loi vise à renforcer un arsenal législatif déjà très fourni contre le terrorisme: 14 lois votées depuis 1986. Le Parlement a définitivement adopté, par un ultime vote du Sénat, mardi 4 novembre, le projet de loi sur la lutte contre le terrorisme. 
Mais, selon le rapporteur du texte à l'Assemblée, le socialiste Sébastien Pietrasanta, 1.089 Français ont été ou sont impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak à la date du 23 octobre. Près de 368 y combattent actuellement, 212 en sont revenus et 205 ont des velléités de départ, les autres étant en transit ou morts pour 46 d'entre eux. La dernière loi en date contre le terrorisme contient une interdiction de sortie du territoire, d'une durée de six mois renouvelable jusqu'à deux ans, pour freiner leurs départs du pays.

Or, des opérations anti-terrorisme ont été menées contre une filière soupçonnée de recruter des candidats au djihad syrien avec 10 à 15 "objectifs" dans les régions toulousaine, notamment le Tarn où les altermondialistes avaient organisé de violents affrontements sur le site de la retenue d'eau de Sivens, et normande, ainsi que parisienne.  La police, qui pense que plusieurs départs ont déjà été organisés et que d'autres étaient en cours, a procédé à ...quatre interpellations à Toulouse et Graulhet (Tarn). Cette "filière du Tarn" se montrait très discrète, prudente mais active aux abords de la ville de Toulouse, au point d'avoir des ramifications dans toute la France et de s'être déployée en conséquence. D'autres sources font état d'une interpellation en Gironde, dans le secteur de Langon (50 km au sud-est de Bordeaux) et d'une autre dans l'agglomération du Havre. Les Yvelines, en région parisienne, sont également mentionnées, mais sans plus de précisionsFrance Info (Radio France) et BFMTV (radio et télévision privées) se sont d'ailleurs longtemps obstinées à taire la ville de Mantes-la-Jolie (connue pour le Val-Fourré, quartier largement reconstruit à grands frais entre 1992 et 2002, Seine-Saint-Denis).La police pense que des départs ont déjà été organisés et que plusieurs autres étaient en cours. 
  
Le nombre de candidats au djihad syrien a bondi de plus de 80% depuis début janvier 2014: la France a été  confrontée à une explosion du nombre d'apprentis djihadistes partant pour la Syrie et l'Irak.
Selon de récentes déclarations du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, près de 400 djihadistes français en Syrie, avec en corollaire l'angoissante question de leur retour et d'une éventuelle action terroriste sur le sol français. Ils seraient actuellement, selon les estimations officielles, près de 400 sur place, plus de 200 ont manifesté des velléités de départ et environ 120 sont déjà revenus, avec près de 200 en transit et une cinquantaine de morts.

Les motivations des jeunes djihadistes

Des jeunes qui se trouvent dans une profonde crise identitaire.
La France de Hollande - chômage, avenir bouché et image présidentielle désastreuse dans le monde - les motive si peu qu'ils se sont donné une mission sacrée de défenseurs de l’Islam contre la coalition , une valeur de planche de salut qui justifie jusqu'aux crimes les plus abominables. A la mi-septembre,Obama, président américain, s'est dit prêt à frapper les djihadistes en Syrie et à étendre les raids menés en Irak depuis un mois.

Les objectifs de guerre de Barack Obama restent très flous et suscitent un certain malaise parmi ses alliés traditionnels, hormis la France: sa stratégie est de "détruire" l'Etat Islamique. La guerre de la coalition internationale contre l'Etat Islamique - une dizaine de pays : États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Danemark, Turquie, Pologne, Canada et Australie - va-t-elle simplement consister en des frappes aériennes? L'Australie vient d'être frappée par une prise d'otages qui a fait deux morts innocents, du fait d'un exalté isolé. 

Mourad Fares, "sergent-recruteur" du djihad originaire cette fois de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), a été arrêté en août 2014 en Turquie et mis en examen le jeudi 11 septembre à Paris. En février dernier, il accordait un entretien  où il détaillait, entre autres, ses motivations au djihad des jeunes occidentaux qui ont choisi de partir combattre au côté de leurs "frères".
 Des gens normaux, des frères, des amis ou des connaissances, parfois "très instruit" et "très au fait de la religion musulmane", sans "nulle trace d’extrémisme" apparent: des jeune hommes  comme les autres, qui buvait, fumait et sortait le soir en boîte de nuit, mais qui s'entraînent dans les salles de musculation, notamment dans les MJC rouges.

Certains candidats au djihad sont de jeunes occidentaux non musulmans. Les premiers sont des jeunes qui habitent près de cités à majorité musulmane et ont grandi entourés d’amis musulmans, au collège ou au lycée où le discours de la FSU est très pro-palestinien. Les jeunes immigrés de la deuxième ou troisième génération assimilent les Français en quête de valeurs fortes et d'idéaux romantiques, mimant leur comportement, leur accent et leur vocabulaire: alors que les Chrétiens sont caricaturés, persécutés et chassés du Proche-Orient, ils ne mangent pas de porc et s’essayent au jeun du Ramadan. Pour se prouver à eux-mêmes qu’ils sont de vrais musulmans, ils ont tendance à faire de l’excès de zèle et à se radicaliser bien plus que les autres.
Les autres appartiennent aux classes moyennes. Ils ne sont pas radicalisés par les cités mais par l’Internet. Actuellement l’islam est la seule idéologie militante dans le monde. L’extrême gauche a presque disparu en Occident. Avant il y avait les décembristes, les communistes et les anarchistes. Seules les trotskistes descendent encore dans la rue sur tous les mots d'ordre populistes, salaires, droits syndicaux et écologieL’extrémisme djihadiste permet donc de redonner un idéal de révolution, anti-impérialiste, à ces jeunes européens en perte d’identité. 

Le djihadisme leur donne une vision binaire, leur dit enfin quoi faire, ce qui est bien, ce qui est mal.
Chez ces Occidentaux qui vont faire le djihad, il y a aussi une dimension humanitaire. Il ne s’agit pas de personnes qui veulent assouvir une folie meurtrière à la Merah, à la Nemmouche ou à la Man Haron Monis, le preneur d'otages de Sydney, mais d'êtres humains qui veulent aller prêter main forte à leurs "frères" sur le terrain, des frères qu’ils pensent malmenés, maltraités, à lire la presse anti-al-Assad.

Des camps d'entraînement militaires seraient-ils un exutoire ?
Ignorent-ils ou  approuvent-ils l'usage fait des enfants à Racca, le fief syrien de l’Etat islamique, aux premiers rangs lors des crucifixions et des décapitations publiques? On se sert de leur sang pour transfuser les combattants de l'EI blessés. On les paye pour dénoncer les infidèles ou ceux qui critiquent l'EI. On les forme à devenir des kamikazes. Ce sont des enfants, âgés pour certains d'à peine 6 ans, que l’Etat islamique transforme en soldats du futur, endoctrinés aux croyances extrémistes du groupe, avant de leur apprendre des techniques rudimentaires de combat. Les djihadistes se préparent à une longue guerre contre l'Occident et espèrent que les jeunes soldats formés aujourd'hui seront toujours au front dans plusieurs années.

Quitte à recevoir une formation militaire, autant qu'elle soit donnée dans l'Hexagone. A l'ONU, on sait que les djihadistes séduisent, ou enlèvent, les plus jeunes et qu'ils sont passés maîtres dans la "manipulation des jeunes hommes et des enfants". Avant d'ajouter qu'"ils donnent une impression de puissance et de triomphe", tout en promettant à ceux qui tomberont au combat un "accès direct au paradis". On leur apprend même à décapiter un autre être humain en leur donnant des poupées sur lesquelles s'exercer.

Ne savons-nous pas faire mieux, en Europe démocratique?
Avons-nous perdu tout savoir-faire en matière de service militaire? Il n’a pas été abandonné, mais suspendu par la loi du 28 octobre 1997. C’est ce moment qui marque le passage à une armée professionnelle qui ne fait plus reposer l’organisation de la Défense sur la conscription.
En parallèle de cette suspension, le service civique volontaire a été créé pour "apporter un concours personnel et temporaire à la communauté nationale dans le cadre d'une mission d'intérêt général et à développer la solidarité et le sentiment d'appartenance à la Nation". Il peut s’effectuer dans trois domaines :
défense, sécurité et prévention ; cohésion sociale et solidarité ; coopération internationale et aide humanitaire.
La Journée défense et citoyenneté est, quant à elle, un moment qui permet de sensibiliser les garçons et les filles sur l’action des des forces armées et des pouvoirs publics,chaque jour pour que la liberté puisse exister, sur notre territoire, mais également en Europe et sur d'autres continents. C'est aussi une occasion unique de contact direct avec la communauté militaire, et de découverte des multiples métiers et spécialités, civiles et militaires qu'offre aujourd'hui aux jeunes, la Défense.

mardi 28 janvier 2014

Arnaud Montebourg, en primate de dessin animé

Arnaud Montebourg prête sa voix à un dessin animé

Le ministre de Hollande a inspiré un personnage de la série Silex and the City

Montebourg nous ramène 40.000 avant JC…
La planète semble obéir aux lois de la sélection naturelle.


Le paléolithique est l'âge où le gouvernement Ayrault nous entraîne, avec les partisans EELV de la décroissance. La série réunit en effet de nombreux troglodytes de l'Histoire de l'âge des cavernes: Nicolas Demorand, Amélie Nothomb, Sophia Aram, José Bové, François Busnel ou Gérard Miller…

Après avoir donné de sa personne en endossant une marinière pour promouvoir le "made in France", Arnaud Montebourg a prêté sa voix à cette série animée française sur Arte. Ses manières, sa voix affectée et ses conceptions rétrogrades, tout désignait le ministre du Redressement productif. Le m'as-t-vu a donc enregistré plusieurs répliques d'un prochain épisode de la série Silex and the City, une adaptation d'une bande dessinée de Jul qui sera diffusée sur Arte en automne 2014. Des enregistrements que s'est procurée en exclusivité l'émission Les Pieds dans le plat, animée par Cyril Hanouna sur Europe 1.

Un singe en marinière 

La série suit les aventures de la famille Dotcom, qui vit à l'âge de pierre
en transposant des sujets contemporains dans cet univers préhistorique. Arnaud Montebourg y trouve naturellement sa place sous les traits de la caricature d'un singe en marinière, puisque Christiane Taubira craint les peaux de bananes dans ce type de remontée dans le temps. Montebourg y joue un rôle de composition: pensez donc, il incarne un "ministre du Redressement progressif" qui lutte contre la délocalisation d'un volcan…

Montebourg fait son "coming out" 

En participant au doublage de la série, il cautionne l'endoctrinement homosexuel sur Arte, chaîne culturelle.

"Le made in feu national"
 

Montebourg, ministre sérieux
dévasté par la crise
et le chômage
La séance d'enregistrement eu lieu vendredi dernier à Bercy, transormé en studio pour la rigolade, comme le rapporte Le Lab d'Europe 1. 
Pendant une vingtaine de minutes, Arnaud Montebourg a répété des répliques comme celle-ci : "le made in feu national est un gage de qualité que nous devons encourager".

La série animée caricature plusieurs autres personnalités, comme Daniel Cohn-Bendit (ci-contre à droite), David Pujadas ou encore Christine Ockrent.

Pour les plus courageux,
voici un petit aperçu du truc:
Croyez-vous que Montebourg va redresser la BD ?
Pour remonter la courbe du chômage  l'audience de Arte, il faudra un peu plus que le ramage de Nono.

jeudi 23 janvier 2014

Les Français ne veulent-ils plus que des bonnes nouvelles dans les media ?

C'est du moins la consigne de l'Elysée...

Le journal La Croix a bien collaboré

Intoxication
A en croire La Croix, "une grande majorité de Français compte(nt) sur 'le rôle des media d’information' pour faire leur choix au moment des élections municipales et européennes du printemps." La presse revendique ainsi ouvertement le droit, l'obligation de service public, d'influencer le vote des Français, de violer leurs consciences, à leur demande ! De la mission pédagogique de la presse à la consigne de vote, il n'y a qu'un pas. 

Six Français sur dix estimeraient que trop de place est accordée aux mauvaises nouvelles, selon une enquête publiée dans "La Croix" qui incrimine les media plutôt que la presse. "Les personnes interrogées pour La Croix par TNS Sofres diversifient leurs sources d’information. Las du pessimisme ambiant, les Français souhaitent en outre entendre ou lire davantage de 'bonnes nouvelles', constructives et porteuses de sens." On croirait entendre les recommandations du service de presse de la présidence de la République...

En fait, l'Elysée estime qu'il faut leur offrir le bon côté des choses
Triomphe de la volonté
Ils ont besoin de positif autant que d'un exécutif en déficit de confiance pour relancer l'économie, notamment l'emploi. 61% des Français estiment que "les media" d'information laissent trop de place aux mauvaises nouvelles, selon le baromètre annuel de La Croix et TNS Sofres, publié jeudi 23 janvier.

L'enquête, réalisée chaque année, montre que
les Français accordent davantage de crédit aux media en 2014, et non à la presse institutionnelle. En tête, la radio reste le media qui enregistre la plus grande confiance (à 58%), devant la presse écrite (55%), la télévision (50%) et internet (37%, +2 points sur une année).

La Croix a également demandé aux sondés leur opinion sur le traitement de quelques grands événements de 2013. A en croire les personnes interrogées, les medi n'auraient pas assez parlé de l'entrée de la Croatie dans l'UE (ce qui paraît être en fait le cadet de leurs soucis) ou de l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites. Et trop abordé la question du mariage pour tous ou l'affaire LeonardaA la vérité, ces deux événements ont été particulièrement mal gérés par Hollande et ont tellemment plombé sa popularité que l'Elysée appelle la presse à occulter davantage ce qui nuit à l'image présidentielle.   

Jamais les organes de presse ne sont mis en cause

La Croix flatte certains de ses confrères, bien que les journaux ferment les uns après les autres et se concentrent, le groupe Le Monde des trois millionnaires Bergé, Niel et Pigasse s'étant offert le groupe Nouvel Observateur. "Comment se fait-il, par exemple, que la méfiance récurrente à l’égard de l’indépendance des journalistes ne se confirme pas davantage dans l’opinion des Français sur la qualité de l’information, jugée plutôt favorablement ?" prétend-il contre toute vraisemblance, avant de s'enhardir dans le mensonge: " 2014 marque même à ce titre un sensible progrès par rapport à 2013…" 

La Croix poursuit dans les contre-vérités
Selon La Croix, "à l’approche de scrutins électoraux, les téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs (de journaux sur papier comme de sites en ligne) assignent aux media une mission pédagogique, attendant des clefs de compréhension permettant à chaque citoyen de se forger son opinion." Faux ! Les Français veulent de l'information factuelle et dénient aux "media" la prétention de cette prétendue mission d'explication et de pédagogie.  Même caressés dans le sens du poil, les gens (à la différence des "citoyens"?) rejettent les analystes inféodés et les décrypteurs auto-proclamés, tous militants anonymes en mission de manipulation des masses. Les "clés" fournies par eux n'ouvrent que les serrures choisies par le pouvoir et les citoyens ne le savent que trop. Leur donner accès à un monde des bisounours en décalage avec leur quotidien ne ferait qu'accroître le malaise de la population en prise - et aux prises - avec les difficultés de la vraie vie. 

La Croix et TNS Sofres se trahissent
L'inquiétude des pouvoirs publics a dicté cette enquête à l'approche des échéances électorales. "Alors que, ces dernières semaines, une partie de la presse s’est repue d’ 'affaires' où le et les politique(s) n’étaient guère envisagés avec beaucoup de hauteur, cette injonction – ou du moins ce souhait – sonne comme une invitation à remettre les pendules à l’heure." Ainsi les méprisants manipulateurs prennent-ils de la hauteur pour déplacer les responsabilités: étrangement, les Hollande et Gayet ne sont nullement villipendés, à la différence de la presse, un part seulement d'eux-mêmes - une minorité obscène dont ils ne sont évidemment pas - celle qui pourtant informe les électeurs des turpitudes adolescentes des amateurs aux affaires de l'Etat.
Les coupables sont les lecteurs et non les acteurs ! On comprend qu'ils puissent donc se tourner vers l'Internet... "Ils sont en revanche 2 % de plus (10 %) à s’informer d’abord via les sites Internet des titres nationaux", entre 2013 et 2014, admet TNS Sofres. Mais l'Elysée a donc décidé d'y mettre bon ordre, on a compris au moins cela, "avec sérénité et détermination", comme dit l'autre à Matignon, de "remettre les pendules à l’heure"... 

La Croix exécute les desiderata de l'Elysée
Cette presse indépendante là s'exécute. "Notre baromètre a introduit  cette année [à la demande] une nouvelle question sur le désir d’ "information positive". Un désir élyséen... "61 % des Français déplorent que les media fassent trop de place aux mauvaises nouvelles. On est tenté de rapprocher ce résultat d’un autre enseignement du sondage. En effet, le traitement copieux de sujets tels que l’élection du pape François ou l’hommage mondial à Nelson Mandela est jugé "équilibré". 
La Croix et TNS Sofres poseraient donc les "bonnes" questions et tireraient les "bonnes" conclusions. "Nous serions donc enclins à rechercher une information constructive, riche de sens et portant à l’action courageuse plutôt qu’à la délectation morose ?" La presse qui s'était abandonnée à de méchantes habitudes partisanes pendant cinq années de droite doit être reprise en main, ordre de l'Elysée: finis l'insolence, l'impertinence et le dénigrement systématiques. Désormais, l'information devra être constructive, ordre d'en-haut ! 
Najat Vallaud-Belkacem y veillera, comme elle veille à ce que les papas prennent leur part de congé parental ou que les petits garçons des écoles apprennent à être des fillettes et les filles des mecs, en étroite concertation avec le ministre de l'Education, Vincent Peillon, qui les encadrera quatre jours et demi plutôt que quatre.

Et les jugements de valeur continuent. 
La Croix et TNS Sofres annoncent un tri (sélectif!) du bon grain de l'ivraie. "Ce qui n’empêche pas une autre partie de nous-mêmes de se jeter sur des "unes" moins "relevées", signe bien connu de notre ambiguïté face aux media"… Plus que jamais, la presse de gauche se promet donc de renforcer sa mission de discrimination vertueuse. La Croix amorce le retour de la "Bonne Presse". 
Il faudra plus que jamais distinguer la presse noble de la masse des bien- nommés "mass media"...