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dimanche 22 février 2015

De Staline à Hollande, il n'y aura bientôt plus qu'un pas

Hollande est passé du 49.3 aux menaces sur les "frondeurs" en interne au PS et... en externe

En route pour la rééducation des masses














"Ô, Grand Staline" / "Ô, Grand François"

Ô Grand Staline, Ô chef des peuples;
Toi qui fais naître l'homme
Toi qui fécondes la terre
Toi qui rajeunis les siècles
Toi qui fais fleurir le printemps
Toi qui fais vibrer les cordes musicales
Tu es la fleur de mon printemps
Un soleil reflété par des millions de coeurs humains.


(Rashimov, poème publié dans la Pravda, 28 aôut 1936)



Un syndicaliste anglais rencontre des jeunes kolkhosiens en 1937. 

Il témoigne. "Pourquoi sont-ils si enthousiastes ? me demandai-je. Ils sont pauvrement vêtus. Ils ne sont même pas bien nourris. Tous ont l'air affamés... Se croient-ils vraiment les maîtres du pays ? S'imaginent-ils vraiment que quelque chose les attend, tout près qui vaille la peine ? Je songe à la méthode communiste : s'emparer des enfants dès la crèche, les suivre dans les jardins d'enfants, puis à l'école, les enrôler ensuite dans les Pionniers et les jeunes komsomols. Toujours les tenir en main par une propagande incessante ! La propagande ! La propagande ! Du matin au soir. Par la TSF [radio, avant la télévision], le film, l'image, l'affiche, le manuel, elle les poursuit partout." 
Walter Citrine, A la recherche de la vérité en Russie, 1937.

Vincent Peillon a imaginé les rythmes scolaires qui "s'emparent des enfants" 

et le candidat François Hollande s'est engagé à développer les pouvoirs des mouvements associatifs. En mars 2012, à l'occasion d'une rencontre avec plusieurs centaines de responsables associatifs réunis à Saint-Denis,... Seine-Saint-Denis, le candidat socialiste annonça la création, s'il est élu, d'un nouveau congé afin de favoriser le bénévolat associatif: "le congé engagement". 

Engagement 27: "
Je lancerai une nouvelle génération d’opérations de renouvellement urbain, je les compléterai par des actions de cohésion sociale en lien avec les collectivités et les associations."

Engagement 37: " Je ferai en sorte que les enfants de moins de trois ans puissent être accueillis en maternelle."

Engagement 38: " Dans l’intérêt de nos enfants, je reverrai les rythmes scolaires, qui n’ont aucun équivalent en Europe."



Les attentats de djihadistes de France à Paris sont le prétexte pour Najat Vallaud-Belkacem de prendre des mesures (pour un coût de plus de 250 millions d'euros sur trois ans), au nom de la "mobilisation" de l'école dans l'encadrement et le formatage de la jeunesse. Un plan "exceptionnel" sera déployé pour former, d'ici à juillet, "mille premiers formateurs aguerris"à "la laïcité et à l'enseignement moral et civique", nouveaux "hussards de la république"notamment des professeurs d'origine maghrébine et sub-saharienne plus ou moins récente


Autre mesure: un "nouveau parcours citoyen" de l'école élémentaire à la terminale qui "se nourrira du futur enseignement moral et civique", prévu dès la prochaine rentrée, selon la ministre. Sur l'ensemble de la scolarité, il représentera 300 heures qui "ne doivent pas être théoriques" mais devront aussi éduquer aux media et à l'information, "inciter" [?] à débattre et à argumenter dans les classes,  sur la voie et dans les limite du politiquement correct marxiste, anticolonialiste et antilibéral.

Avec immixtion des associations et réseaux dans le milieu scolaire

Il y aura des "films sur les combats historiques de la République"... et les luttes sociales ou de libération, la Journée de la laïcité sera célébrée à l'école chaque 9 décembre, les élèves participeront à la Semaine de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, 
pour "mettre fin aux préjugés encore trop prégnants" dans les établissements. L'enseignement laïc du fait religieux est prévu.

Najat Vallaud-Belkacem change ainsi d'orientation prioritaire de sa politique. Mais implique-t-elle l'abandon, après bientôt trois ans, de toute velléité - et de temps perdu - sur la "théorie du genre" ?

vendredi 14 mars 2014

Déni de mensonge: Taubira conduit la gauche morale au cynisme d'Etat

La gauche morale se dit républicaine, mais  se croit tout permis, avec la complicité de ses réseaux de presse et d'associations 

Si le politique s'embarrasse peu de morale, la gauche brandit toutefois éthique et déontologie à tout-va 

Elle s'en dit la garante et la protectice en dépit du rappel du sociologue Julien Freund (L'essence du politique) qu'un bonne dose de machiavélisme se trouve toujours au fondement de la pensée et de l'action publiques. Malgré ses hauts cris, la majorité socialo-écolo actuelle est en train de rappeler aux uns et de démontrer aux autres qu'un socialiste tel que Hollande est en totale incapacité de réaliser le grand écart qu'il promet. 

Mais de là à ériger le machiavélisme en système, il y a un pas qu'il est fort dangereux de franchir! Et pourtant le pouvoir actuel l'a, à de multiples occasions, franchi, en érigeant quasiment en dogme, le "mentir vrai" que l'on croyait être l'apanage du poète ou des peintres impressionnistes. Certains y excellent, tels Cécile Duflot, Harlem Désir ou Bruno Le Roux, en pâte épaisse et fauve et au couteau. Les dernières palinodies d'une ministre innommable en charge de la Justice soulignent, que la mesure est comble. 

Les éléments de langage de "l'exemplarité" et du "respect de l'indépendance de la justice" destinés à l'enfumage des masses, dense et répété  ad nauseam, sont en fait apparu comme autant de ces antiphrases, dont parle Aldous Huxley dans Le Meilleur des Mondes, appelant le ministère de la Guerre, "Ministère de l'Amour". Un tel cynisme est la manifestation à la fois du manque total de respect de la gauche pour le peuple des électeurs soumis à manipulation et l'évidence  une vérité fort simple: la gauche morale (ou prétendue telle) a fait son temps.

Cette entreprise de manipulation des esprits n'est pas sans conséquences  
si, comme on peut l'espérer, les esprits avertis et le bon sens populaire en ont pris conscience à l'étalage d'une telle somme de contre-vérités. Mais c'est néanmoins quand il y a confusion des mots que les choses et les sentiments risquent fort de s'obscurcir. Les implosions du type "cause toujours, tu m'intéresses", ou les explosions: "dies irae, dies illa", et les divers "ras le bol" en sont les expressions les plus fréquentes. 
Menteuse rouge de colère parmi les menteurs roses, Christiane Taubira nie ses mensonges, mais c'est finalement sous la pression des faits et des documents qu'elle a elle-même brandis sous les téléobjectifs qu'elle veut bien condescendre à admettre qu'elle s'est trompée dans les dates...

Les menteries de madame Taubira sont le fourier de l'abstention populaire. Compris en son sens large, il sera la réaction du mépris du peuple vis-à-vis du pouvoir et des diverses institutions qui le représentent.

Ampleur du mépris du peuple  

Le taux d'abstention sera la sanction immédiate du détournement, sans vergogne, de l'état de droit. L'électorat pourrait rejeter ce devoir de penser et d'agir, d'une manière péremptoire, dogmatique, idéologique, en fonction d'une conception pré-établie de ce que doit être l'individu, la société et le monde en général, selon Max Weber. Hollande se fait le fossoyeur de cette "logique du devoir être" qui était le propre du discours socialisant du XIXème siècle et dont le PS au pouvoir était jusqu'ici le conservateur-en-chef.

L'ersatz de DSK à l'Elysée n'a d'autre substitut que la rhétorique de l'empathie saint-sulpicienne, 
les prêchi-prêcha tiers-mondialisants et les tartufferies sociales égalitaires, dont font commerce la ministre en charge de la justice "des humbles contre les puissants", en surenchère permanente avec le matamore au noir soucil froncé de la place Beauvau, ainsi que la porte-parole pincée du gouvernement en charge des droits des "genres" indifférenciés, mais aussi des femmes. Ils nous assènent leurs injonctions dogmatiques, leur ré-éducation stalinienne des masses et leur édification d'un monde nouveau, comme autant d'avancées. Autant de faux-nez, en vérité, de leur duplicité dont l'évidence, maintenant, crève les yeux. Pertes d'emploi et de pouvoir d'achat: austérité, pour les uns, misère pour les autres.

Contre l'avis d'une large part de la population, le gouvernement mène ainsi de front une politique de ré-éducation des masses, une normalisation- moralisation de certains comportements dits discriminés (les homosexuels, les polygames ou les bienheureux sous cannabis) et de stigmatisation-pénalisation d'autres comportements, tout autant discriminés d'ailleurs (les relations sexuelles tarifés, les excès en tout genre: vitesse, cigarette, internet, diesel, eau, gaz, électricité, sel, etc). Au nom du devoir être et de la morale bien sûr.

Taubira qui rit...
Dès lors, les gesticulations, dérobades, vérités successives et confusion mentale de Christiane Taubira, locataire au petit vélo de la place Vendôme appartiennent à ce que Nietzsche nommait une "sécrétion de moraline" et font apparaître l'aspect peu ragoûtant d'un ministère dont l'essence serait d'être, justement, au-dessus de tout soupçon. Mais Hollande l'a confié à une ex-indépendantiste et idéologue hystérique, comme il a livré le budget et la levée de l'impôt à un fraudeur fiscal, Jérôme Cahuzac, exilé en Suisse, à Singapour et sur l'île de Man.

Le bon sens populaire ne supporte pas qu'on mente "comme un arracheur de dents". 
Taubira qui pleure !
La p'tite dame se comporte comme une enfant écervelée, voire instable, tour à tour ricanante et hurlante. Ces comportements de caractérielle ont des effets dévastateurs sur les institutions. En particulier le fait, que par un processus de saturation, le moralisme au pouvoir, celui de l'exemplarité de la gauche morale s'inverse en son contraire, et soit reconnu pour ce qu'il est, un cynisme plus ou moins pataud, mais non moins aveuglant et insupportable, en ce qu'il ajoute d'incohérence aux promesses et aux exigences d'efforts et de sacrifices imposés aux Français, sans qu'ils sachent à quoi ils servent.
  
Les dénégations successives de madame Taubira assorties d'affirmations de sa haute tenue morale, ne sont pas sans rappeler le fameux argument du chaudron dont parle Freud: "Je t'ai rendu le chaudron; d'ailleurs il était troué, et surtout, je ne te l'ai jamais emprunté"! On peut appliquer un tel "raisonnement" pathologique aux diverses et contradictoires péripéties de la communication ministérielle.

Les soutiens qui lui arrivent de la majorité gouvernementale ne servent pas sa défense. Ainsi l'écologiste radicale Cécile Duflot tient-elle des propos bien peu édifiants pour une ministre du Logement. A propos des écoutes téléphoniques illégales sur Sarkozy, Duflot rejette l'idée d'un complot de la gauche contre l'ex-président,  mais la magouilleuse ne revient pas sur la négociation secrète qu'elle a menée pour arracher à Martine Aubry des circonscriptions de députés EELV éligibles aux dernières législatives, au détriment de candidats socialistes, notamment de la diversité. Aujourd'hui, elle se déclare amatrice des "maladresses et de l'honnêteté" de Taubira !
VOIR et ENTENDRE la ministre altermondialiste, Cécile Duflot, défendre Taubira en lançant anathèmes et injures d'une rare virulence aveugle contre Copé et ses "méthodes de voyou":


Il est heureux que de telles divulgations verbales incitent à la lucidité.
Elles suscitent cette belle innocence de l'enfance que rappelle Andersen en son conte judicieux et décapant, "Les habits neufs de l'empereur", dans lequel, à l'opposé de l'obséquieuse et hypocrite courtisanerie des puissants, "l”enfant éternel", qui sommeille dans la sagesse populaire, rappelle à bon escient que "le Roi est nu". Et en l'occurrence, ils sont "Tous à poil !"

Il est toutefois urgent que l'enfant qui sommeille en chaque électeur ouvre un oeil le 23 mars et le second, le 30. 

jeudi 23 janvier 2014

Les Français ne veulent-ils plus que des bonnes nouvelles dans les media ?

C'est du moins la consigne de l'Elysée...

Le journal La Croix a bien collaboré

Intoxication
A en croire La Croix, "une grande majorité de Français compte(nt) sur 'le rôle des media d’information' pour faire leur choix au moment des élections municipales et européennes du printemps." La presse revendique ainsi ouvertement le droit, l'obligation de service public, d'influencer le vote des Français, de violer leurs consciences, à leur demande ! De la mission pédagogique de la presse à la consigne de vote, il n'y a qu'un pas. 

Six Français sur dix estimeraient que trop de place est accordée aux mauvaises nouvelles, selon une enquête publiée dans "La Croix" qui incrimine les media plutôt que la presse. "Les personnes interrogées pour La Croix par TNS Sofres diversifient leurs sources d’information. Las du pessimisme ambiant, les Français souhaitent en outre entendre ou lire davantage de 'bonnes nouvelles', constructives et porteuses de sens." On croirait entendre les recommandations du service de presse de la présidence de la République...

En fait, l'Elysée estime qu'il faut leur offrir le bon côté des choses
Triomphe de la volonté
Ils ont besoin de positif autant que d'un exécutif en déficit de confiance pour relancer l'économie, notamment l'emploi. 61% des Français estiment que "les media" d'information laissent trop de place aux mauvaises nouvelles, selon le baromètre annuel de La Croix et TNS Sofres, publié jeudi 23 janvier.

L'enquête, réalisée chaque année, montre que
les Français accordent davantage de crédit aux media en 2014, et non à la presse institutionnelle. En tête, la radio reste le media qui enregistre la plus grande confiance (à 58%), devant la presse écrite (55%), la télévision (50%) et internet (37%, +2 points sur une année).

La Croix a également demandé aux sondés leur opinion sur le traitement de quelques grands événements de 2013. A en croire les personnes interrogées, les medi n'auraient pas assez parlé de l'entrée de la Croatie dans l'UE (ce qui paraît être en fait le cadet de leurs soucis) ou de l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites. Et trop abordé la question du mariage pour tous ou l'affaire LeonardaA la vérité, ces deux événements ont été particulièrement mal gérés par Hollande et ont tellemment plombé sa popularité que l'Elysée appelle la presse à occulter davantage ce qui nuit à l'image présidentielle.   

Jamais les organes de presse ne sont mis en cause

La Croix flatte certains de ses confrères, bien que les journaux ferment les uns après les autres et se concentrent, le groupe Le Monde des trois millionnaires Bergé, Niel et Pigasse s'étant offert le groupe Nouvel Observateur. "Comment se fait-il, par exemple, que la méfiance récurrente à l’égard de l’indépendance des journalistes ne se confirme pas davantage dans l’opinion des Français sur la qualité de l’information, jugée plutôt favorablement ?" prétend-il contre toute vraisemblance, avant de s'enhardir dans le mensonge: " 2014 marque même à ce titre un sensible progrès par rapport à 2013…" 

La Croix poursuit dans les contre-vérités
Selon La Croix, "à l’approche de scrutins électoraux, les téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs (de journaux sur papier comme de sites en ligne) assignent aux media une mission pédagogique, attendant des clefs de compréhension permettant à chaque citoyen de se forger son opinion." Faux ! Les Français veulent de l'information factuelle et dénient aux "media" la prétention de cette prétendue mission d'explication et de pédagogie.  Même caressés dans le sens du poil, les gens (à la différence des "citoyens"?) rejettent les analystes inféodés et les décrypteurs auto-proclamés, tous militants anonymes en mission de manipulation des masses. Les "clés" fournies par eux n'ouvrent que les serrures choisies par le pouvoir et les citoyens ne le savent que trop. Leur donner accès à un monde des bisounours en décalage avec leur quotidien ne ferait qu'accroître le malaise de la population en prise - et aux prises - avec les difficultés de la vraie vie. 

La Croix et TNS Sofres se trahissent
L'inquiétude des pouvoirs publics a dicté cette enquête à l'approche des échéances électorales. "Alors que, ces dernières semaines, une partie de la presse s’est repue d’ 'affaires' où le et les politique(s) n’étaient guère envisagés avec beaucoup de hauteur, cette injonction – ou du moins ce souhait – sonne comme une invitation à remettre les pendules à l’heure." Ainsi les méprisants manipulateurs prennent-ils de la hauteur pour déplacer les responsabilités: étrangement, les Hollande et Gayet ne sont nullement villipendés, à la différence de la presse, un part seulement d'eux-mêmes - une minorité obscène dont ils ne sont évidemment pas - celle qui pourtant informe les électeurs des turpitudes adolescentes des amateurs aux affaires de l'Etat.
Les coupables sont les lecteurs et non les acteurs ! On comprend qu'ils puissent donc se tourner vers l'Internet... "Ils sont en revanche 2 % de plus (10 %) à s’informer d’abord via les sites Internet des titres nationaux", entre 2013 et 2014, admet TNS Sofres. Mais l'Elysée a donc décidé d'y mettre bon ordre, on a compris au moins cela, "avec sérénité et détermination", comme dit l'autre à Matignon, de "remettre les pendules à l’heure"... 

La Croix exécute les desiderata de l'Elysée
Cette presse indépendante là s'exécute. "Notre baromètre a introduit  cette année [à la demande] une nouvelle question sur le désir d’ "information positive". Un désir élyséen... "61 % des Français déplorent que les media fassent trop de place aux mauvaises nouvelles. On est tenté de rapprocher ce résultat d’un autre enseignement du sondage. En effet, le traitement copieux de sujets tels que l’élection du pape François ou l’hommage mondial à Nelson Mandela est jugé "équilibré". 
La Croix et TNS Sofres poseraient donc les "bonnes" questions et tireraient les "bonnes" conclusions. "Nous serions donc enclins à rechercher une information constructive, riche de sens et portant à l’action courageuse plutôt qu’à la délectation morose ?" La presse qui s'était abandonnée à de méchantes habitudes partisanes pendant cinq années de droite doit être reprise en main, ordre de l'Elysée: finis l'insolence, l'impertinence et le dénigrement systématiques. Désormais, l'information devra être constructive, ordre d'en-haut ! 
Najat Vallaud-Belkacem y veillera, comme elle veille à ce que les papas prennent leur part de congé parental ou que les petits garçons des écoles apprennent à être des fillettes et les filles des mecs, en étroite concertation avec le ministre de l'Education, Vincent Peillon, qui les encadrera quatre jours et demi plutôt que quatre.

Et les jugements de valeur continuent. 
La Croix et TNS Sofres annoncent un tri (sélectif!) du bon grain de l'ivraie. "Ce qui n’empêche pas une autre partie de nous-mêmes de se jeter sur des "unes" moins "relevées", signe bien connu de notre ambiguïté face aux media"… Plus que jamais, la presse de gauche se promet donc de renforcer sa mission de discrimination vertueuse. La Croix amorce le retour de la "Bonne Presse". 
Il faudra plus que jamais distinguer la presse noble de la masse des bien- nommés "mass media"...

mardi 26 novembre 2013

Réforme des rythmes scolaires: les instits repartent en grève le jeudi 5 décembre

Le syndicat d'enseignants du primaire demande à Peillon de renoncer à généraliser sa réforme

Le SNU-ipp appelle à la grève nationale le 5 décembre.

"La priorité au primaire ne peut pas se résumer à une réforme des rythmes mal pensée et contestée", souligne jeudi 21 ce syndicat de la FSU, suiveur de la CGT. "Pendant ce temps-là, la nécessaire transformation de l'école reste à quai et ce d'autant que l'investissement budgétaire ne se traduit pas encore par une vraie 'priorité au primaire'".

La réforme des rythmes scolaires voulue par Peillon remet en place une demi-journée de classe supplémentaire, supprimée en 2008, afin d'alléger des journées surchargées peu propices aux apprentissages. Mais la gauche socialo-écolo cherche à retablir son ascendant sur les familles en reprenant en mains l'encadrement des enfants à des fins de rééducation.

Il dénonce des mesures "décevantes" pour la direction et le fonctionnement de l'école 
Peillon, clairement,
a un problème...
Ainsi pointe-t-il une "formation continue en panne" et des effectifs dans les classes qui resteraient chargés, malgré les créations de postes qui creusent la dette publique. Le budget 2013, voté le 20 décembre 2012 par le Parlement prévoit 10.000 créations de postes (sur 30.000) pour le secondaire, dont 8.781 pour l'Education nationale. Ce sont des contrats aidés, donc des contrats précaires, de vingt heures par semaine et d'une durée de deux ans maximum. La "gauche sociale" renoue ainsi avec les CDD, dont les perspectives d'emplois en bout de course sont très incertaines...  

Le primaire se sent lésé, car les quelque 8.000 postes qui sont prévus au budget 2013, seront affectés à des enseignants du secondaire.
 
Un gros renfort apparent, mais en personnels précaires, donc, pour agir temporairement sur les chiffres du chômage chez les jeunes, dont la gauche nous certifie qu'ils baissent... Mais combien de ces nouveaux emplois seront pérennes? Ces postes précaires n'ajoutent pas grand chose sur le long terme aux 60.000 postes de fonctionnaires annoncés sur le quinquennat. 
Quelque 500 nouveaux emplois sont également prévus pour les auxiliaires de vie scolaire, les personnels administratifs et médico-sociaux. Des créations de postes donc, mais moins sensationnelles que ce que le ministre a voulu laisser croire…

A l'heure actuelle,
 seulement 
quelque 4.000 communes (soit 20% des élèves) appliquent la réforme des rythmes scolaires qui signe le retour à la semaine de 4,5 jours. Le pouvoir fait valoir que plus de 80% de ces communes pionnières se déclarent satisfaites de son application, selon une enquête menée par l'Association des maires de France.  
Mais il ne précise évidemment pas que ce sont les plus miltantes, que le président e l'AMF est un UMP accommodant, mais que le premier vice-président délégué est André Laignel, membre du Parti socialiste. Ce maire vertueux est d'ailleurs l'auteur en 1981 de ce merveilleux aphorisme sanctionnant un démocrate, Jean Foyer, à propos des nationalisations: " il a juridiquement tort, car il est politiquement minoritaire."

Une réforme lourde à gérer, même par les maires godillots

Acculturation de la jeunesse
du Tibet par la Chine
La majorité des "pionniers" se plaint de "la grande complexité de mise en œuvre de la réforme" et de son coût pour les finances locales. Une grande surprise, sachant que Peillon assure avoir appliqué la méthode de concertation du gouvernement...

77% des communes volontaires admettent avoir des difficultés à financer la mise en œuvre
de ces nouveaux rythmes. Plus de six sur dix estiment dépenser entre 100 et 200 euros par enfant et par an. Soit un coût médian de 150 euros, calcule l'AMF. Une somme non répercutée sur les familles, puisque 80% des communes concernées ont opté pour la gratuité des activités périscolaires, mais qui vont comprendre pourquoi leurs impôts locaux montent en flèche. Dans le détail, moins de 15% des communes disent dépenser moins de 100 euros et 10%, en revanche, plus de 300 euros.

La plupart des communes moyennes et petites 
rencontrent les plus grandes difficultés à embaucher des animateurs compétents pour les activités périscolaires. Alors que plus de la moitié des villes ayant appliqué la réforme déclarent en avoir recruté, 40% disent avoir eu des difficultés dans leur démarche. Un constat moins vrai en milieu rural, où beaucoup de maires expliquent avoir été "seuls sur leur secteur" à appliquer la réforme. 
De leur côté, les enseignants ne participent  à ces activités que dans 20% des communes. Une proportion qui grimpe à 55% dans les villes de plus de 30.000 habitants. La moitié des communes ont aussi rencontré "des problèmes de taille des locaux" pour l'exercice de ces activités qui, dans 90% des cas, ont lieu dans les écoles. 
Façonnage précoce des esprits
à la théorie du genre
Les maires doivent faire appel aux associations locales et les MJC participent à l'effort militant, mais avec un taux d'encadrement proche de la prise de risques. Il se trouve que Hollande a justement promis de développer la participation des réseaux associatifs dans la vie publique et d'augmenter les aides : il a simplement mis la charrue avant les boeufs... 

L'organisation du temps scolaire est inégalitaire
La participation aux activités péri-scolaire est volontaire. Selon l'AMF, "plus de la moitié des communes déclarent que le taux de fréquentation dépasse 85%", surtout sur la plage médiane du déjeuner. 15% des villes signalent une fréquentation inférieure à 50%.
 
Les prestations sont très diverses et de qualité souvent médiocre, d'une municipalité à l'autre. Entre les activités périscolaires de 45 minutes quatre fois par semaine, après la scolarité, et celles qui sont intercalées en début d'après-midi, toute la palette des formules est expérimentée. Outre qu'il n'est pas rare que les activités proposées soient improvisées et fantaisistes, dy type atelier vernis à ongles pour les garçons, et haïkido pour les filles, et rythmes africains pour tous, "le modèle initialement présenté par l'Éducation nationale de répartition du temps libéré en tranches de 45 minutes sur quatre jours n'est finalement retenu que par une commune sur deux", commente l'association.

Le SNU-ipp confirme les difficultés de financement.

Vincent Peillon est-il justifié par conséquent à dénoncer "la petite délinquance civique" des 55 premiers maires, étiquettés de droite ou sans étiquette, regroupés au sein du "Collectif contre la réforme des rythmes scolaires", qui refusent d'appliquer la réforme des rythmes scolaires, alors que parents et enseignants poursuivent leur fronde, avec une grève nationale prévue le jeudi 5 décembre, après les premières séries de deux jours de mobilisation les 12, 13, 14 et 20 novembre, qui ont peu mobilisé les parents d'élèves en premier, les instits et les personnels municipaux ensuite. Lien PaSiDupes
Le mardi 12 novembre, les animateurs de la Ville de Paris ont commencé l'opération. L'UNSA et de la CGT demandaient une "amélioration des conditions de travail" et une "juste rétribution". Et le 13 novembre encore à Paris, un rassemblement était organisé devant l'Hôtel de Ville, avant un défilé vers le ministère. Mercredi également, des collectifs de parents ont contesté la réforme appellant sur Facebook à ne pas mettre les enfants à l'école et à bloquer les établissements. Jeudi, d'autres sections du SNUipp-FSU appellaient à la grève. CGT, FO, Sud et Faen, minoritaires dans l'éducation, appellaient en même temps à une grève nationale pour l'abrogation du décret. La CGT et Sud appellaient aussi les animateurs et Atsem (aides en maternelle) à la grève nationale: la cantine et autres activités périscolaires ont puêtre perturbées. Sud, minoritaire, appellait à faire grève contre une journée de rattrapage du lundi de la rentrée.
La grève a été suivie au niveau national par 25% des enseignants des écoles et par 50% à Paris, mais c'est selon le ministère.
Les participants du 5 décembre seront-ils mal notés et stigmatisés comme "factieux" ?

samedi 20 mars 2010

Meirieu en Rhône Alpes ou le risque de transformation de la région en pétaudière IUFM

Ce qu'il faut savoir des antécédents du candidat Meirieu
Queyranne (PS), à gauche et Meirieu, à droite

Ex-maître à penser de Jospin, et vandale de l'Education Nationale
, Philippe Meirieu a fini directeur de l'IUFM de Lyon et grand défenseur des thèses pédagogistes (lire PaSiDupes). Le numéro 2 de la gauche cherche maintenant à sévir tous azimuts en Rhône-Alpes: il y est en effet tête de liste Europe Ecologie. Or, même des militants de gauche attachés à l'Ecole républicaine, comme Anne Frémaux, professeur de philosophie, prennent peur et mettent en garde contre un vote EE. S'inspirant d'un article de Paul Ariès, elle s'en explique dans Marianne 2.
Des mises en garde d'Anne Frémaux, nous ne retiendrons que ce qui est de nature à
prévenir les électeurs des risques d'un vote Europe Ecologie en Rhône Alpes singulièrement et au-delà de l'éducation.

D'abord, Philippe Meirieu, philosophe formé sur le tard, s'est insinué dans les sciences de l'éducation, qui sont aussi scientifiques que le tarot. Il a mené l'un de ces multiples combats des Anciens et des Modernes: les républicains ont donc eu a souffrir de son gang de « pédagogistes » bien en cour sous Jospin et à la FSU avec constance.

Macdonaldisation de la pensée

Meirieu peut être considéré comme l'introducteur, en France, des nouvelles pédagogies importées des Etats-Unis et dont la dangerosité a déjà été dénoncée par Hannah Arendt dès les années 60 : la gauche française est une plagiaire tardive.

L'idée photocopiée est la suivante : pour faire face à la massification de l'enseignement, il faudrait une « massification » de la culture.

Les enfants des milieux populaires n'étant pas jugés aptes à bénéficier d'une culture traditionnelle, « classique » (qui sera donc réservée aux élites bourgeoises), il faut leur offrir un apprentissage au rabais, adapté à leur milieu social et à leur niveau. P. Meirieu eut à ce sujet cette phrase malheureuse qu'il dit ensuite avoir regrettée : « les enfants des classes populaires peuvent très bien apprendre le Français dans des notices d'utilisation » . La « république du respect » est méprisante. Par chance, dans ce cas extrême, les électeurs abstentionnistes devraient inconsciemment mettre la région à l'abri des risques afférents à la massification dans ce genre d'esprit perturbé là.

Cette idéologie utilitaire fut affublée d'un vocabulaire aussi dangereux qu' imbécile : ainsi un élève n'est plus un « élève » mais un « apprenant » (dimension active censée masquer la réelle inertie du dit-élève), un ballon n'est plus un ballon mais un « référentiel bondissant », un « stylo» est devenu un « outil scripteur », autant de mots savants censés donner une légitimité scientifique à des experts ès éducation qui n'ont jamais vu un « apprenant » de leur vie.
Le politiquement correct sombre dans des abîmes que l'électeur devra prendre en compte, à temps.

Le savoir sacrifié

Philippe Meirieu,
bras croisés,
dans une attitude
anti-pédagogique
de refus
et d'autorité,
pédo-
pychologiquement
négative !
L'apprenant, grâce à P. Meirieu, gourou des IUFM (loi d'orientation de 1989) est placé « au centre du système éducatif » et prend la place de l'enseignant, du savoir et de la culture.
Il met surtout un terme à cet insupportable rapport dominant-dominé, puisque les « maîtres » avaient l'arrogance de transmettre des savoirs officiels et des connaissances de classe à des élèves assujettis: les innocents croyaient élever l'âme des petits ignorants. Ils se virent reprochés de les instruire et invités à se contenter de les éduquer. Les professeurs « désobéisseurs » et les « citoyens vigilants » ont ainsi été ré-éduqués à cette école.

L'école n'est donc plus un lieu de « transmission du savoir » (le savoir étant considéré comme rébarbatif comme tout ce qui a trait à la contrainte éducative) mais un « lieu de vie » sociale où nos jeunes sont censés s'épanouir de façon ludique. Les jeunes enseignants IUFMisés sont descendus de leurs estrades, ont cédé la parole aux enfants et n'ont plus été autorisés à corriger en rouge, à noter en dessous de 10/20 et à traumatiser les chers petits avec ce mot tabou de « travail ».
Exit donc l'effort, l'autorité de l'adulte, le par-cœur, les classiques, les cours magistraux... Bienvenue le ludique, les romans de gare étudiés en classe, la disposition de classe en U pour faire plus « cool », l'interactivité (c'est-à-dire les cours transformés en café du commerce...) et les TIC (technologies de l'information et de la communication : vaste programme présenté comme un sésame qui consiste à planter les élèves devant des ordinateurs ou des films au lieu d'expliquer et les « évaluations »les acquisitions ...). Logiquement, les « désobéisseurs » se sont depuis rebellés contre les tentatives de l'administration de contrôler les apprenants et les éducateurs. Les pétaudières scolaires ne demandent qu'a s'ouvrir sur Rhône Alpes et à gangréner la région.

Pour faire jeune et moderne, à défaut de rénovation, il s'agit de laisser croire que tout dans la vie peut s'obtenir sans effort, de façon agréable, ludique et conviviale. C'est à l’enfant, dès lors, qu'il appartiendra, de faire ses propres expériences, ce qui consiste à tout discuter et contester. L'écoutant adulte se 'cantonne' à l'orientation sournoise vers des sujets porteurs d'endoctrinement. L'éducation civique se meut en formation à la contestation et au jugement conforme à l'idéologie dominante. L'adulte référent ré-éduque les esprits déviants et valorise les bien-pensants. Les réfractaires apprennent à leurs dépens dès l'école ce qu'il en coûte de résister au lavage de cerveau par les livres, les videos et les activités collectives d'endoctrinement socio-politique. C'est ce qu'en entreprise, on appelle harcèlement et mise au placard.
Très tôt, les thèmes porteurs sont le travail des enfants, les enfants soldats, les enfants battus, puis l'inégalité homme-femme, la parité, la sous-représentation des femmes dans les conseils d'administration, le racisme, le colonialisme, le devoir de mémoire, le droit d'ingérence et le mouvement associatif, etc... La lecture globale est supposée accélérer l'apprentissage des néo-arrivants, mais ne réussit qu'à couler les classes d'âge successives aussi sûrement que les "maths modernes" et le temps manque évidemment pour l'orthographe ou l'arithmétique dont l'évaluation révèle aisément un désert de type sub-saharien.
Les 35 heures procèdent de cet état d'esprit, si bien qu'à l'arrivée de la crise internationale, nous nous sommes trouvés aussi bien préparés que nos ancêtres par les pacifistes de l'entre-deux guerres, sans chars face au nazisme. Meirieu et Romain Rolland ou Roger Martin du Gard, mêmes effets, mêmes dangers. Lire PaSiDupes
Rhône-Alpins, la gauche hurlera à l'amalgame, mais vous voilà prévenus.

Pour en finir avec notre éloge à Meirieu pour ce tableau noir de l'éducation au temps du manque de moyens, mais du tableau blanc informatique (TBI), nous dénonçons l'idéologie pédagogique de P. Meirieux qu'il serait bien capable de cloner à tous les secteurs d'activité de Rhône-Alpes. Il est pourtant en grande partie responsable des dysfonctionnements et de la violence que nous rencontrons aujourd'hui à l'école. Pour ceux qui ne sont pas convaincus de la nocivité des méthodes « pédagogistes », il est recommandé de voir le film, « La journée de la jupe » (avec I. Adjani), évidemment moins bien diffusé que « Entre les Murs », à la gloire des pédagogistes et de son principal anti-héros subliminal,
Meirieu, qui le renie !
Amis Rhône-Alpins, à bon entendeur, salut !