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dimanche 5 avril 2020

Coronavirus : le préfet Lallement, bourrin ordinaire ou vrai "nazi"?

Les patients en réanimation n’ont "pas respecté le confinement, accuse ce préfet de police de Paris 

Carriériste arrivé, l'arrogant fait scandale, mais ne se fait pas limoger

Une simple "boulette", selon Le Parisien, mais une "faute", pour Le Figaro.


Les personnes hospitalisées en réanimation - les plus gravement atteintes et dont la vie est menacée - sont celles qui n’ont pas respecté le confinement, a jugé le préfet de police de Paris, un préfet "à poigne", selon Le Monde. Un qualificatif qui ne vient pas immédiatement à l'esprit s'agissant de ce bourrin, mais que les supporteurs de Macron, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, doivent flatter.  
"Pas besoin d'être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, qu'on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l'ont pas respecté. Il y a une corrélation très simple". Cette petite phrase de Didier Lallement, préfet de police de Paris à la casquette trop grande pour lui et tombée sur les yeux, a sidéré tout ce que la France compte de gens que le cynisme et l'arrogance macroniennes n'ont pas encore contaminés.
Macron - qui l'a nommé en Conseil des ministres - reste impassible.

Tandis que le président jupitérien refuse de se déjuger face à cette méga-"boulette", véritable faute politique nauséabonde, nombre d'acteurs politiques condamnent le président qui ne l'a pas limogé séance tenante pour cette sentence, accréditant l'idée une juste colère des dieux et un châtiment céleste, lesquels cadrent décidément fort mal avec l'image de modernité et d'innovation que Macron annonce avec l'instauration de son "monde nouveau" à venir. 
Dans l'Antiquité, la déesse Némésis, qui personnifiait cette vengeance divine, veillait au maintien d’un équilibre dans le monde, notamment contre la venue d’étrangers mettant en danger l'économie et la stabilité des états. Le préfet Lallement, eût-il sévi à Romans-sur-Isère, aurait-il pareillement applaudi à l'assassinat de deux Drômois - en rupture de confinement - tués (outre cinq blessés) par un demandeur d'asile soudanais, bras armé d'un groupe de trois hébergés par le Secours catholique, à l'insu de la maire de la ville ?
Au XXe siècle, le régime bolchevique a déporté 300.000 à 500.000 Cosaques du Don durant la guerre civile russe de 1919 à 1920.
La période allant de 1937 à 1948 a également connu un
paroxysme d'utilisation du nettoyage ethnique, à l'initiative des dictatures soviétique de Staline et nazie de Hitler.Le préfet Lallement se situe-t-il dans cette lignée ? D'aucuns le soupçonnent au vu de la brutalité de sa répression du mouvement social incarné par les Gilets Jaunes et aujourd'hui de ses propos radicaux accablants les contaminés par le Covid19.


Quand Juppé parlait de Lallement comme d'un "nazi" 

Pourtant meilleur choix de Macron pour le Grand-Paris


“Un nazi”: quand Alain Juppé parlait de Didier Lallement, le préfet de police de Paris

Texte de 'Chez Pol", publié par Libération, le 24 février 2020


"Le grand public a appris à connaître Didier Lallement depuis sa nomination à la tête de la préfecture de Paris et sa gestion très musclée et critiquée des gilets jaunes. Mais ce préfet qui fait flipper les flics était déjà bien identifié avant cela. Fin 2017, Alain Juppé apprend ainsi que Lallement va être nommé en Gironde, raconte le Monde. Le maire de Bordeaux appelle illico Dominique Perben, ex-garde des Sceaux et sorte d'ange gardien de la carrière du fonctionnaire. Et l'ancien Premier ministre s'enquiert frontalement de la nomination de cet obsédé de la Légion étrangère et «fana mili» autoproclamé : «Dis donc, il paraît qu'on m'envoie un nazi ?» Pas de quoi choquer Perben, qui «éclate de rire et tresse l'éloge de son ami», ajoute le Monde. (Libération)
Le Monde réservait ce portrait aux abonnés, riches ou institutionnels (extrait) 

Enquête sur Didier Lallement, le préfet de police à poigne d’Emmanuel Macron

C’est Emmanuel Macron en personne qui, au cœur de la crise des « gilets jaunes », l’a choisi pour devenir préfet de police de Paris. Républicain autoritaire et fan de la Légion étrangère, Didier Lallement est aussi un habile politique.

Par Ariane Chemin et Nicolas Chapuis Publié le 23 février 2020 à 18h44 - Mis à jour le 24 février 2020 à 08h51

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Une casquette. Elle devance l’homme, comme le prolongement de l’être. Large visière arrimée à une coiffe bleu nuit brodée de feuilles de chêne et de laurier en cannetille dorée : depuis un an, elle mange le visage allongé et osseux de Didier Lallement – tour de tête 56 cm : un petit coiffant, comme on dit. Lorsqu’il descend dans la rue, impossible de le rater : le couvre-chef le dévore, comme une galette trop grande pour lui. « La taille réglementaire », assure le préfet de police de Paris.

Il faut le prendre au pied de la lettre : en matière d’uniformes, il s’y connaît. « La circulaire Castaner qui nous fait changer d’habit, c’est quand même à cause de lui ! », s’amuse un préfet de la région parisienne en citant l’arrêté de novembre 2019 qui propose une « tenue opérationnelle » aux hauts fonctionnaires allant sur le terrain.

Il fallait quand même une alternative au « veston croisé de cérémonie », cette tenue officielle, vieille de Vichy, « période amiral Darlan » ! Didier Lallement préfère la veste droite, façon Jean Moulin. En 2012, l’ex-secrétaire général du ministère de l’intérieur [Manuel Valls, puisqu'il faut tout dire] avait déjà tenté de faire valoir ses talents de créateur de la préfectorale devant le cabinet de Manuel Valls, mais le locataire de Beauvau avait d’autres priorités.

Sur les réseaux sociaux des « gilets jaunes », la casquette du préfet Lallement est devenue un mème, détournée, agrandie, moquée. Comme une métonymie du nouvel ordre policier [macronien] incarné par cet homme jusque-là inconnu du grand public. A 63 ans, ce père de deux enfants a réalisé son fantasme : « PP » pour préfet de police, comme on dit « PR » pour le président de la République : le Graal de la préfectorale. En 2015, au cœur des attentats, le visage de François Molins, procureur de la République de Paris, avait incarné aux yeux des Français le bouclier de la justice face au terrorisme. Celui, raide et austère, de Didier Lallement symbolise désormais le maintien de l’ordre à Paris.

"Je ne mets aucun affect dans mes relations professionnelles"

Le temps est à l’orage social et le président de la République raffole des grandes gueules [est-ce le trait de caractère qui le résume le mieux?]. Didier Lallement n’a pas besoin de forcer son caractère pour jouer le « bad cop », le méchant. Sur la route de ses affectations, il laisse des souvenirs de colères froides et de mots cinglants. Parmi les scènes épiques, cette réunion à la préfecture de Bordeaux, début 2018. Lallement est alors préfet de la région Nouvelle-Aquitaine. Il est mécontent du travail d’un des services de police. « Vous allez finir sur un croc de boucher », lance-t-il à l’un des commissaires du service lors d’une réunion hebdomadaire de sécurité intérieure. Silence pétrifié. « Le lendemain, on a tous regretté de ne pas s’être levés », raconte l’un des fonctionnaires présents.
La suite est réservée aux abonnés. Dommage pour les étudiants impécunieux...

Le préfet Lallement ne laissait rien ignorer de son idéologie, nazie, pour les uns ou bolchévique, pour les autres

Macron l'a choisi en toute connaissance de cause.
Fait membre du Conseil constitutionnel par la volonté du prince il a plus d'un an, où il côtoie Nicole Maestracci (magistrate du Syndicat de la Magistrature, SM, classé à l'extrême gauche), Juppé savait. A-t-il failli à son devoir en se taisant? 

VOIR et ENTENDRE
dans quel mépris il tient certains Français, quand il se pavane dans Paris et croise une "Gilet Jaune" : 


Macron l'a-t-il préféré à d'autres pour qu'il réprime et casse des gueules ?
En refusant de le limoger, il confirme cette hypothèse.
La déesse Nemesis marche main dans la main avec Hybris, déesse de la démesure chez les mégalomaniaques.

vendredi 13 décembre 2019

Agitatrice sous-influence du féminisme américain, Schiappa s'en prend à Philippe Martinez

La secrétaire d'Etat accuse le Cégétiste de "mansplaining" envers Ruth Elkrief sur BFMTV

Schiappa, femme soumise aux divagations de féministes américaines
Les Schiappa ne supportent pas 
qu'un homme leur explique quoi que ce soit
Chargée de l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes, la sous-ministre sans budget a besoin d'exister dans les media. Alors, pour s'imposer dans le débat, elle a sorti un américanisme bobo en usage parmi les féministes américaines et les frustré(e) en tout genre. Invitée à la soirée spéciale de BFMTV hier soir, elle a introduit un concept qui fait fureur au pays des cow-boys du far-west en dénonçant le "mansplaining" supposé de Philippe Martinez, patron de la CGT, stigmatisé d'emblée.

Les journalistes Ruth Elkrief et Bruce Toussaint avaient réuni de nombreux invités politiques pour réagir aux annonces d'Edouard Philippe sur la future réforme des retraites qui peine à se dessiner et fait monter des anxiétés dans tout le pays. Etaient notamment présents les secrétaire d'Etat Marlène Schiappa et Jean-Baptiste Djebbari (Transports) et le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, face à deux élus de l'opposition radicale, Adrien Quatennens (LFI) et Jordan Bardella (RN, ainsi qu'à Philippe Martinez de la CGT, syndicat d'extrême gauche et deuxième principal organe syndical en France.

La soirée débute avec un débat inégal entre Philippe Martinez, seul face à Jean-Baptiste Djebbari et Marlène Schiappa, à un contre quatre (puisque les parti-pris d'Elkrief et Toussaint faussent aussi le débat). 
"Vous voulez augmenter les cotisations ?" demande Elkrief à Philippe Martinez. "Non, les salaires ! Vous n'écoutez pas quand je parle. Quand vous augmentez les salaires, les cotisations montent automatiquement, mais ça fait pas perdre de l'argent sur la feuille de paie. Il faut réviser !" a répondu Philippe Martinez, avant d'être interrompu par Marlène Schiappa.

"Je vais me défendre toute seule ! Ça ira très bien !" lance Schiappa, escortée de Djebbari...

Sans doute s'imagine-t-elle que le frêle interlocuteur des routiers a besoin du réconfort de sa présence.
Voici "l'homme de l'ombre, l'homme invisible", 
selon les termes du mari, Cédric Bruguière, ci-dessous... 
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"Divorcez !", clame Schiappa; " Ce n’est pas aux femmes de 
se diminuer pour ne pas insécuriser un homme."
"Ça, c'est un peu du mansplaining ce que vous faites," accuse la ministre. Le plateau interloqué pense alors qu'elle va développer en langue américaine, si elle lit dans le texte toutes les théories fumeuses émises outre-atlantique, notamment du côté de UCLA à Los Angelès, centre du mouvement des droits civiques pour les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT), dans les années 1960 et 1970, la côte ouest des Etats-Unis abritant un grand nombre de destinations emblématiques et progressistes - West Hollywood, le Castro District, Burnside Triangle et Hawthorne (Portland, Oregon).

"Non, ne jouez pas à ça avec moi" a répondu le syndicaliste, conscient d'un coup de com' préparé. 
"Si, si, je suis désolée. Vous n'avez pas à parler avec condescendance en disant qu'il faut réviser. C'est du mépris, monsieur Martinez," assure l'accusatrice. 
"Je vais me défendre toute seule ! Ça ira très bien !" intervient une Elkrief humiliée par l'agression verbale dans laquelle Schiappa la place à son corps défendant. 

Et l'outrecuidante donneuse de leçons aux hommes de pointer la masse des 'beaufs' et des ménagères soumises... 
"C'est pas pour vous, Ruth Elkrief. C'est pour les gens qui nous regardent. C'est pour les femmes qui se font parler n'importe comment comme ça au travail tous les jours", vitupère la mégère du gouvernement, avant que le débat puisse se recentrer sur le sujet.

Le "mansplaining" ("mecsplication" en français), c'est l'opposé du "meufsplication". Il désigne la tendance  - prêtée aux hommes par les femmes qui n'ont pas l'autorité naturelle ou les compétences suffisantes pour les écraser - qui consisterait à expliquer avec condescendance aux femmes ce qu'elles savent déjà. Leur caractéristique est de savoir tout mieux que quiconque, selon elles, et avant tout les hommes.
Récemment apparue aux Etats-Unis au cours des dernières années et popularisée par des militantes féministes européennes à la remorque de leurs consoeurs américaines, dont Marlène Schiappa,
le "mansplaining" est une variante du "manspreading", comme elles disent, expression utilisée pour caractériser les hommes qui s'étalent dans les transports publics. 

mardi 23 octobre 2018

#Pasdevague: des enseignants dénoncent "l'omerta" de l'Education nationale sur les violences aux profs

#Pasdevague: quand les "violences scolaires " cessent d'être un paravent pour les agressions contre les  enseignants 

Les enseignants refusent de se cacher derrière le sujet des violences scolaires

Elle ne paraît ni jeune, ni inexpérimentée;
son agresseur ne paraît pas avoir seulement 15 ans
et la photo ne montre pas l'énergumène qui lui fait un doigt d'honneur
(comme pour Macron, à Saint-Martin)
Mais les enseignants qui mettent en cause l'institution et se targuent de constituer des "équipes pédagogiques" sont ceux-là mêmes qui n'hésitent pas à dénigrer leurs collègues en difficulté avec des classes souvent réputées difficiles dont ils n'ont pas voulu, faisant valoir leur ancienneté,  lors de leur répartition en réunion de professeurs, discipline par discipline. Les cas sont nettement plus nombreux en section professionnelle qu'en section scientifique et moins répandus en maths ou physique qu'en seconde langue étrangère...

Ecoutons toutefois les professeurs vertueux, bien qu'ils soient souvent les mieux "couverts" contre les débordements adolescents, non seulement par leur enseignement fortement coefficienté au bac, mais aussi par le syndicat dominant et, de facto, par l'association amie de parents d'élèves. 

Depuis la révélation d'une vidéo d'un élève menaçant sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil, les vannes sont ouvertes. Sur les réseaux sociaux, les enseignants dénoncent, sous le hashtag ironique #pasdevague, la sous-estimation de la violence en milieu scolaire, mise sous le boisseau par de nombreux chefs d'établissements, selon leurs témoignages, aussi avec la complicité du corps enseignant et surtout celle des syndicats. Depuis 18 heures dimanche, plus de 35.000 tweets ont été publiés sous le hashtag. Les réseaux sociaux ont du bon, mais les avis politiques et syndicaux sont mitigés...

Face aux insultes et à la violence subies, nombre d'enseignants se sentent abandonnés en rase campagne er se réfugient sur Twitter pour témoigner.



Des centaines d'enseignants saisissent l'occasion de l'agression avec arme d'une collègue dans une classe de Créteil pour se saisir du tabou des violences faites aux profs

Cette omerta ancienne se fissure à la suite de campagnes contre les violences faites aux femmes. L'enseignante en sciences de Créteil est-elle bonne professeure ou mauvaise, là n'est pas la question, car les élèves en situation d'échec scolaire et sans référence familiale, notamment paternelle, en sont un pour elle, comme pour les autres, singulièrement ceux du quartier, une cause essentielle de violences, hors et dans l'établissement scolaire, celui-ci et bien d'autres. Mais cette fonctionnaire est désormais devenue intéressante, au même titre que les femmes victimes de violences conjugales ou de harcèlement ici ou là. Le cas des hommes est plus compliqué, car un professeur homme peut être agressé, s'il n'est ni homosexuel, ni noir, il ne peut espérer sensibiliser  à sa situation qui que ce soit, "équipe pédagogique", hiérarchie ou association, au nom d'une homophobie ou d'un racisme supposé. S'il est Blanc, l'élève noir a tout pouvoir sur lui, avec le soutien de la société entière, qu'elle reste silencieuse ou qu'elle se mobilise. Ne parlons même pas du migrant sub-saharien, oriental ou proche-oriental...

"C'est vous le problème"
"La phrase entendue par tous les profs un jour dans leur carrière, c’est 'Qu’est-ce que vous avez fait à ce jeune pour qu’il en arrive à ça?'", résume dans Le Parisien Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et des collèges (SNALC). 
"On [l'administration] vous fait comprendre que c’est vous le problème, ajoute Jérémy Destenave, enseignant de SVT en Dordogne et membre du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES). Et que vous pratiquez mal votre métier si vous subissez ça."

Beaucoup de professeurs mettent ces silences sur le compte du souci de la réputation des établissements, certains qualifiant l'Education nationale d'autre "grande muette" après l'Armée.
"Cacher les incidents sous le tapis, c'est préserver la réputation de l'établissement", explique Marie-Christine dans Marianne. Malheureusement, ainsi, on donne le pouvoir aux élèves. Et nous ne sommes que plus vulnérables."
"Il existe une forme d'omerta", confirme la principale adjointe d'un collège de Seine-Saint-Denis, sous couvert d'anonymat, de peur  de représailles. "Un chef d'établissement n'a rien à gagner à signaler les problèmes de son collège ou de son lycée". En clair, il a tout à y perdre.

Ne pas faire de vagues, pour ne pas indisposer la collectivité

Quand réponses il y a, ce ne sont souvent pas les bonnes, estiment d'autres enseignants: "On a eu systématiquement droit à des mesures sécuritaires", raconte par exemple une prof du lycée Suger de Saint-Denis (93), théâtre régulier de violences. Et voici les raisons idéologiques qui font que rien ne bouge.

"La formation des enseignants a énormément régressé au cours des dernières années", juge aussi Agnès Renaud, professeure de lettres au lycée Paul-Eluard à Saint-Denis. On ne lui demande pas à quel syndicat elle adhère... Or les jeunes profs sont "jetés dans le bain" des collèges difficiles. Ce qu'elle ne dit pas - et que PaSidupes a dénoncé plus haut - c'est que ces professeurs d'extrême gauche - ou simplement de gauche, tout aussi vertueuse et exemplaire - perpétuent les inégalités entre collègues d'un même établissement. Ceux qui y sont ancrés et font la pluie et le mauvais temps : ils ne voient jamais un rayon d'espoir, mais le syndicalisme idéologique n'aime pas le soleil.  

Ensuite, "ça passe ou ça casse".
L'indignation suscitée a conduit le gouvernement à promettre un "plan d'actions". Un de plus ! Encore faudra-t-il qu'il ne soit pas catalogué "sécuritaire", car, l'émotion une fois retombée, la sécurité des profs peut attendre... Jean-Michel Blanquer "encourage" l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, a-t-il dit au Parisien lundi. Un "comité stratégique" - c'est comme les "cellules psychologiques, ça donne bonne conscience - doit se réunir cette semaine pour plancher sur une série de mesures.
Les téléphones portables, non; les armes de poing, oui !

samedi 9 décembre 2017

Morts de Jean d'Ormesson et Johnny Hallyday : J'irai cracher sur vos tombes, se félicitent Edwy Plenel et Alexis Corbière

A l'extrême gauche, l'abjection est immortelle 


Par gros temps, un crachat revient à la face. 

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Le patron du site révolutionnaire Mediapart s'est égalé pour la mort de Jean d'Ormesson. 
Le trotskiste a déclaré : "Il avait inventé la misogynie courtoise, la réaction carnassière toujours souriante, le mépris de classe complice, la méchanceté suavissime". Léché, un crachat est d'autant plus ignoble. 

Alexis Corbière n'a pas en revanche, l'usage du papier de soie. 
Il s'est donc attaqué à Johnny Hallyday, celui des deux qui est le plus proche de sa clientèle et menace le fonds de commerce marxiste. Mais ce spoliateur de logement social est si petit et moche que son idéologie de haine est plus forte que son sens du populaire. Dans un tweet aussi étriqué que prolétarien, cet ex-syndicaliste-enseignant monomaniaque manifeste son inhumanité.  "La triste mort de Johnny Hallyday ne doit pas nous faire oublier les mauvais coups (ceux du gouvernement et du patronat) contre le SMIC," écrit l'ex-adhérent de la Ligue communiste révolutionnaire. 
Mais, quand les réactions des suppôts de la réaction se sont abattus sur le député de la France Insoumise, le pleutre est vite retourné devant son ordinateur pour supprimer son tweet minable et se fendre de quelques mots "sincères" à l'attention de Johnny. Et ses fans qui, sans réserve idéologique, lui rendent un hommage populaire.

Le bras gauche de Mélenchon est un sectaire irrécupérable 

Son réflexe conditionné par la doctrine est juste méprisant de ce que Johnny était et fit pour les ouvriers et le PCF. 
Même s'il n'occupait pas un appartement à loyer modéré de la Ville de Paris, l'artiste a séduit par son authentique proximité avec les petites gens.

Les Lorrains savent quant à eux, qui est Johnny Hallyday.
La Franche-Comté, d’où sa famille maternelle est originaire, a reçu 26 fois Johnny Hallyday, dans 9 villes visitées: Besançon, Dôle, Montbéliard, Voujeaucourt, Belfort, Sochaux, Audincourt, Lons-le-Saunier et Vesoul. 
L'histoire de Johnny avec la Lorraine commence en 1966, deux avant la naissance du député LFI. Le chanteur, âgé de 23 ans, donne un concert à Villerupt avec Jimmy Hendrix en première partie. Les deux artistes sont filmés au café Foy sur la place Stanislas à Nancy, en plein concours de ronds de fumée.
En 1971, Johnny chante lors de l'inauguration du centre commercial GERIC à Thionville.
Le 7 mars 1979, Johnny est "kidnappé" par des sidérurgistes de Longwy après un concert à Metz. Les ouvriers l'emmènent sur le site d'Arcelor. Il en parlera plus de 30 ans plus tard au moment de la crise de Florange : "Enlevé, c'est un bien grand mot. Ils m'ont fait visiter les installations. J'en garde un bon souvenir et surtout un super contact humain". Les sidérurgistes peuvent témoigner de l'attention du  chanteur à leur situation et à sa gentillesse.
En 1963, star au grand cœur, Johnny avait déjà donné les cachets de ses trois concerts à Thionville aux mineurs des Charbonnages de France en grève, du 1er mars au 5 avril... Le professeur de  lycée professionnel ne sait pas de quoi il parle.

Le 15 septembre 1985, Johnny chanta pour les cocos
Un an après avoir quitté le gouvernement et enterré l’union de la gauche, les communistes ne savent pas commun refaire surface. Ils font alors appel à Johnny pour reprendre l'initiative dans les cités populaires.


Avant de rendre l'âme, Johnny aurait lâché dans un dernier souffle :
"Je meurs pour faire oublier la misère du prolétariat".

Corbière et Plenel partagent toute l'inintelligence du coeur et la bêtise du monde.  
Ils n'ont rien en eux de Johnny.

dimanche 15 mars 2015

Justice politique: deux policiers accusés en justice de la mort de Zyed et Bouna

Les forces de l'ordre, poursuivies par la justice politique depuis 10 ans

L'émotion fera-t-elle jurisprudence en faveur des délinquants?

Nouvelle mise en procès de la police  
Entre le drame humain - la mort de deux ados de 15 et 17 ans, Bouna Traoré et Zyed Benna, électrocutés dans un transformateur EDF laissé ouvert - ou fracturé ? - dans lequel ils avaient pénétré - sur une zone interdite et connue comme dangereuse - aux abords de la cité qui borde le centre commercial du Chêne-Pointu à Clichy-sous-Bois  (Seine-Saint-Denis), le 27 octobre 2005, l'ampleur de ses conséquences sociales et politiques – l'embrasement des banlieues pendant trois semaines, le retour de l'état d'urgence dans le pays - et sa traduction judiciaire, dix ans après les faits, le décalage est vertigineux.


Morts d'avoir vécu sur une zone de non-droit ?
L'émotion risque encore de dominer le procès qui s'ouvre lundi 16 mars au tribunal correctionnel de Rennes. Une fois passée au tamis du droit et de la procédure, l'affaire de Clichy-sous-Bois et tout ce qu'elle a révélé des fractures françaises, comme des négligences d'EDF, se réduit désormais à la seule question insensée: seuls les deux responsables de l'ordre public, Sébastien Gaillemin, chef de bord de l'équipage 833 de la brigade anticriminalité (BAC) qui patrouillait le 27 octobre 2005 dans les rues de Clichy-sous-Bois, et Stéphanie Klein, qui assurait ce jour-là le standard du commissariat de Livry-Gargan, peuvent-ils ou non être tenus pour responsables de la mort des deux délinquants et coupables de non-assistance à personne en danger ? 

Premier producteur et fournisseur d'électricité dans le monde, EDF est-elle exempte de toute responsabilité dans le défaut de protection de l'accès interdit - mais franchissable -  de ses dangereuses installations, singulièrement ce transformateur mortel ? En fait, à 15 et 17 ans, Zyed et Bouna savent qu'ils sont dans l'illégalité, en franchissant le mur de béton - surmonté de fils barbelés - qui longe le terrain vague jusqu'au cimetière. 

Le drame du 27 octobre 2005
Huit adolescents traversent le chantier de construction de logements sociaux pour rentrer à la maison. De sa fenêtre, l'employé du funérarium voisin, qui les voit s'approcher d'un cabanon et un des jeunes faire le guet, soupçonne une tentative de vol et alerte la police. Le signalement est transmis à la BAC 833 qui reçoit l'ordre d'aller sur place. Il est 17 h 25 min 43 s.

Bouna Traoré est le premier à repérer la police. "Courez !", crie-t-il au groupe, qui se disperse aussitôt. La BAC interpelle un ado, en poursuit deux autres dans le cimetière, repère encore deux silhouettes dans le terrain vague et demande du renfort par radio. Il est 17 h 35 min 7 s. Une minute plus tard, l'un des policiers, Sébastien Gaillemin annonce à la radio : "Les deux individus sont localisés. Ils sont en train d'enjamber pour aller sur le site EDF." Il répète : " J'pense qu'ils sont en train de s'introduire sur le site EDF, faudrait ramener du monde, qu'on puisse cerner un peu le quartier: ils vont bien ressortir." Et il ajoute : "En même temps, s'ils rentrent sur le site, je donne pas cher de leur peau."
Une hypothèse en forme de commentaire qui est exploitée par les parties civiles.

A la nuit tombée,
personne ne voit Bouna Traoré, Zyed Benna et leur copain kurde, Muhittin Altun escalader le mur de parpaings de quatre mètres de hauteur qui protège le transformateur et qui, à cet endroit-là, n'est pas hérissé de barbelés, puis sauter à l'intérieur. Une demi-heure plus tard, à 18 h 12 min exactement, un arc électrique se forme entre Bouna et Zyed, les deux gamins reçoivent une décharge de 20.000 volts et meurent sur le coup.

Brûlé sur tout le corps, Muhittin Altun parvient à s'échapper à donner l'alerte aux grands frères de la cité, au centre commercial. Il racontera plus tard que la dernière chose dont il se souvient, c'est Zyed lui disant, plus inquiet des réactions de sa famille que de la police : "Si les civils m'attrapent, mon père, il m'envoie au bled en Tunisie…"
 
Quinze minutes après l'annonce officielle de la mort de Bouna Traoré et Zyed Benna, il est mis le feu à un premier véhicule de Sevran.

La loi est-elle la même pour tous ? interroge la gauche radicale…

Ouverte dans un climat politique détestable pour "non-assistance à personne en danger" et "mise en danger délibérée de la vie d'autrui",  l'instruction de l'affaire  est confiée à deux juges de Bobigny. Tous les policiers de la BAC sont entendus, mais seuls deux d'entre eux, Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein, sont mis en examen. 

Les juges reprochent au premier de n'avoir rien fait pour avertir les jeunes gens sur le danger "grave et imminent" qu'ils couraient en s'approchant  pénétrant par effraction sur le site et le transformateur, puis de ne pas avoir alerté EDF alors qu'il avait acquis la conviction qu'au moins deux des fuyards étaient à l'intérieur.
"Sa priorité n'était pas de conjurer le danger mais de rattraper les deux individus qu'il avait vu franchir le grillage", accusent les juges d'instruction, tout en relevant, à sa décharge, que "tout s'était passé dans un laps de temps très court et alors qu'il était engagé dans la poursuite d'un groupe de jeunes suspectés d'avoir commis une infraction". 

Le même reproche de manquement au devoir de secours est retenu contre Stéphanie Klein, qui n'a pas réagi à l'écoute des messages de Sébastien Gaillemin avertissant que les adolescents étaient "en train d'enjamber pour aller sur le site EDF". Pénétrer sur le site EDF ne signifie pas pénétrer encore dans le transformateur.

La suite est un long tunnel judiciaire de dix années. 
Le Parquet requiert le non-lieu en faveur des deux policiers, les jeunes juges militants passent outre et signent en octobre 2010 l'ordonnance de renvoi des deux policiers devant le tribunal correctionnel. Ils renoncent toutefois au délit de "mise en danger" et ne maintiennent plus que la qualification de "non-assistance à personne en danger". 
Le Parquet de Bobigny fait appel et saisit la chambre de l'instruction de la Cour d'Appel de Paris qui contredit l'ordonnance des juges et prononce un non-lieu en avril 2011. 

Cet arrêt est cassé en octobre 2012 par la Cour de cassation qui renvoie le dossier devant la Cour d'Appel de Rennes. Là encore, le Parquet général soutient le non-lieu en jugeant que les deux policiers n'ont jamais eu la certitude de la présence des trois jeunes gens dans le transformateur. La chambre de l'instruction de la Cour d'Appel de Rennes  déjuge ses confrères de la capitale et donnent la même analyse du dossier que les premiers juges de Bobigny et décide de renvoyer Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein devant le tribunal correctionnel. 
Dix années ont passé; le droit a pu s'exercer tout à loisir, mais la justice s'y est sans doute déjà perdue.

vendredi 5 décembre 2014

L'école est un domaine trop sensible pour être confiée à des pédagogues

Pourquoi l'Ecole doit fuir les "pédagogues"
selon Ivan Rioufol, le 3 décembre 2014

Rien de semble devoir arrêter la course folle du pédagogisme,
qui a pris possession de l’Education nationale et y règne en maître. En dépit des désastres éducatifs qu’il produit, au nom de l’égalitarisme et de la sacralisation de l’enfant, l’autocritique ne l’atteint toujours pas. La proposition du Conseil supérieur des programmes de supprimer les notes jugées "traumatisantes" s’inscrit dans le droit fil des coquecigrues pondues par des "scientifiques" et des "experts", qui ont la prétention de se substituer aux enseignants et à leur expérience. Lire, dans la prose confuse et complexe de ce Conseil, que la note serait "perçue exclusivement comme un moyen de récompense ou de sanction et un instrument de tri et de hiérarchisation sociale des élèves" fait bondir nombre de professeurs qui résistent encore à la rhinocérite [maladie imaginaire qui, selon Ionesco, transforme en rhinocéros la personne atteinte et cause une apathie]. 

"Oser affirmer que c’est la notation chiffrée qui serait à l’origine de la perpétuation des inégalités sociales, personne n’avait encore osé le faire !", constate le SNALC-FGAF. Le déclassement progressif de l’Ecole française devrait inciter l’Education nationale à mettre un terme aux expérimentations loufoques qui l’abîment, afin de renouer avec la transmission et les savoirs. C’est malheureusement l’entêtement idéologique qui domine cette citadelle, chasse gardée de la gauche et de l’extrême-gauche depuis l’après-guerre. Cette école de la déculturation est devenue un repoussoir pour nombre de Français.

L’échec de l’enseignement public explique les engouements pour le secteur privé. 

Ce phénomène n’est pas prêt de se tarir. Tout comme la faillite du socialisme propulse les vertus du libéralisme, les désastres du pédagogisme invitent l’enseignement à renouer avec le pragmatisme et la recherche de la réussite. C’est dans les coulisses que se prépare le monde de demain, en rupture avec cette vieille société fatiguée, confisquée par des mandarins cooptés. 

Comme le note Robin Rivaton (1) : "L’éducation est parmi les systèmes sociaux celui qui est le plus appelé à être bouleversé sous le double assaut du progrès technologique et de l’offensive du secteur privé". L’école 42, spécialisée dans l’informatique et créée par Xavier Niel, en est un exemple [fondé sur la sélection et visant à l'excellence plutôt qu'au nivellement. Ce sont en fait des officines  élitistes de captation de l'intelligence brute avec pour objectif sa transformation et son exploitation par l'entreprise]. La WebAcademie est aussi une école gratuite pour les jeunes sortis du système scolaire. 
Les centres d’apprentissage [à visée cette fois purement formatrice] se prêtent également à une plus grande privatisation. Mais tout indique que l’enseignement traditionnel lui-même garantira davantage son avenir en s’échappant définitivement des lubies d’une école publique laissée à ses déconstructeurs. Les pédants pédagogues au sabir verbeux sont, en réaction, les meilleurs promoteurs d’une vraie révolution éducative. Révolution [au sens de régression]: du latin revolvere, rouler en arrière.

(1) La France est prête, Manitoba / Les belles lettres