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lundi 15 août 2016

Ces associations musulmanes qui confondent islamophobie et racisme, manipulent l'opinion et menacent notre civilisation

Pourquoi il faut dissoudre le CCIF et expulser ses dirigeants

Dès le 3 novembre 2015, Riposte laïque publiait cet article de Lucette Jeanpierre


Le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) nous a dégoté un nouveau porte-parole
bien propre sur lui, le nommé Yasser Louati. Il est vrai qu’il faut rassurer les Français, après les propos qu’avait tenu un ancien porte-parole du CCIF, l’inquiétant Marwan Muhammad, qui, oubliant les règles les plus élémentaires de la 'takkya' [prudence], avait annoncé la couleur un peu maladroitement.
"Qui a le droit de dire que la France, dans trente ou quarante ans, ne sera pas un pays musulman ? […] Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là , de nous nier le droit d’espérer une société globale fidèle à l’islam".
Dans un pays normal, il se serait retrouvé dans un avion en 24 heures, mais nous sommes dans la France de Hollande-Valls-Cazeneuve, et dans l’Union européenne de Juncker-Merkel.
Double visage
Il faut par ailleurs reconnaître que Yasser présente mieux que Marwan, ci-contre à gauche…
[Encore faut-il distinguer la photo posée de Yasser Louati et la photo du même sur le vif (ci-contre à droite), regard froid et dur, voire haineux.]
Ce nouveau porte-parole, bien propre sur lui, barbe parfaitement taillée, costard sur mesure (qui paie ?), gémit. Alors qu’il avait déposé plainte contre Ivan Rioufol et Marc-Olivier Fogiel [RTL], accusés d’incitation à la haine, ces derniers ont été relaxés.
VOIR et ENTENDRE Y. Louati dénoncer une décision de justice et lancer un défi du CCIF: 
En déposant cette nouvelle plainte liberticide, le CCIF a confirmé son vrai visage: un organisme de combat contre la liberté d’expression, au service de l’offensive de l’islam. Il a montré une nouvelle fois, en voulant criminaliser l’islamophobie, qu’il était un satellite, sur le territoire français, des Frères musulmans, très influents au sein de l’OCI [l'Organisation de la Coopération Islamique, située en Arabie saoudite, promeut la coopération intergouvernementale de 57 états-membres dans les domaines économiques, sociaux, culturels et scientifiques (grâce notamment à la Banque islamique de développement)], qui multiplient, partout dans le monde, dans les structures où ils sont présents, dans les pays où leurs militants sévissent, les pressions visant à adapter les lois locales aux Droits de l’Homme en Islam. Rappelons le texte, signé en 1990 au Caire, qui conditionne la parole libre au respect de la charia, rien de moins.

Cela n’a nullement empêché le Parti socialiste de Cambadélis de nouer des contacts avec ses dirigeants, suscitant la colère de seulement quatre socialistes [Mehdi Ouraoui, ancien dir cab d’Harlem Désir, Naïma Charaï (députée suppléante de Noël Mamère et présidente de l'Acsé (Agence nationale de la cohésion sociale et l'égalité des chances, un établissement public), Stéphane Delpeyrat-Vincent (vice-président et chef du groupe PS du Conseil régional d'Aquitaine présidé par Alain Rousset) et l’ancienne présidente du Mouvement des jeunes socialistes, proche de Martine Aubry, Charlotte Brun], qui faisaient remarquer : "Le CCIF est également proche de Tariq Ramadan, théoricien étroitement lié aux Frères musulmans : dans un message vidéo qu’il a adressé au gala, un repas en sa compagnie était mis aux enchères auprès des convives. Penses-tu que cela soit la place d’une porte-parole du premier parti de la gauche française, héritier et porte-flambeau de la laïcité et des Lumières?Le Parti socialiste n’a pas à côtoyer de telles personnalités, par clientélisme communautaire, par mauvaise conscience, par déconnexion avec les réalités de la société ou par renoncement à nos valeurs fondamentales". [PLUS: Feiza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des Musulmans du Sud, dans "La mairie de Cannes interdit le burkini à la plage"] 

Des protestations qui firent un flop, et ne rencontrèrent aucun écho chez les socialauds. Il faut sauver le maximum de camarades conseillers régionaux, et tout est bon pour cela, surtout l’achat du vote musulman.

Si le CCIF est une officine au service d’une propagande étrangère, comme le disent ces quatre socialistes, il doit être dissous, tout simplement.

Et il faut alors tirer toutes les conséquences de cela. Le nommé
Yasser Louati, comme Marwan Muhammad et les dirigeants de ce collectif, sont des agents de l’islam, des agents de l’étranger, dont les objectifs sont incompatibles avec les valeurs de notre pays, de notre République, de notre laïcité, de notre démocratie.

Tout comme la France a déjà expulsé, par le passé, des personnages qui n’avaient plus leur place sur le territoire national, elle se doit de virer immédiatement les dirigeants du CCIF, et bien d’autres, comme propagandistes du totalitarisme islamique. Ils se comportent comme des ennemis intérieurs, des membres de la cinquième colonne musulmane, des agents actifs de l’islamisation de notre pays. Les laisser continuer à sévir sur notre sol, c’est permettre à un corps étranger à la France, l’islam, de continuer à gangrener notre pays. 
[En janvier 2016, Manuel Valls critiqua la tribune ("NousSommesUnis") que Jean-Louis Bianco, un proche de Marie-Ségolène Royal, ex-concubine du locataire de l'Elysée, avait signée le 15 novembre 2015 avec notamment Samy Debah et Yasser Louati, directeur et porte-parole du CCIF, l'association interconvictionnelle Coexister (dont le fondateur, Samuel Grzybowski, fut menacé et chassé, comme trop conciliant avec les activistes musulmans qu’ils désignaient par ailleurs comme des menaces pour la laïcité),  
et Nabil Ennasri, un proche des Frères musulmans et admirateur du modèle Qatar comme du théologien Yûsuf al-Qaradhâwî, chef de file de l'islamisme mondial sunnite, malgré ses appels à l'assassinat de personnalités politiques et religieuses du monde arabe (Kadhafi, Assad, le cheikh syrien al-Bouti, etc.), ni ses appels au djihad en Syrie, ni ses agressions antisémites et antisionistes: sur la chaîne Al Jazeera, le 30 janvier 2009, al-Qaradâwî tient ces propos : "Tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux [Juifs] des personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait — et bien qu'ils [les Juifs] aient exagéré les faits —, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des croyants.". Ils affirmaient en choeur que "l'Observatoire de la laïcité ne peut pas être quelque chose qui dénature la réalité de cette laïcité."]. Ce jeune trentenaire qui a étudié à l'université d'Aix-en-Provence a été formé aux sciences religieuses à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon, l’école des imams de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Il est aussi président du Collectif des musulmans de France (CMF), une structure associative 'Qatar friendly'. Fondé en 1992, le CMF avait pour vocation de libérer la communauté musulmane française de la tutelle des puissances étrangères. L'un des fondateurs est amer: "Ennasri a fait du CMF un organe ultralibéral et complaisant à l’égard du Qatar. Il ramène le CMF dans le giron de l’UOIF. C'est toute l'histoire de cette association qui disparaît peu à peu."
Rappelons-nous l’avertissement que nous lançait le professeur Sami Aldeeb : "on ne peut pas laisser l’islam infecter la France"

Pour confirmer ce diagnostic, examinons les dessous de cette
affaire qui a opposé cette officine musulmane à traîner, pour la première fois de sa vie, Ivan Rioufol au tribunal.

En octobre 2012, le CCIF lançait une spectaculaire campagne contre l’islamophobie, sur le thème : "L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit", assimilant donc l’islamophobie à du racisme.
En novembre 2012, le CCIF mena un mois de campagne
pour assimiler l’islamophobie au racisme.
Noter le détournement d'une oeuvre artistique du patrimoine
et l'ambiguïté du slogan
Ils bénéficièrent de tarifs préférentiels pour inonder les chaînes publiques et privées de leur propagande, sachant que leur campagne fut financée par le milliardaire Georges Soros, le même qui arrose les Femen.
Exaspéré, Ivan Rioufol réagissait sur RTL, à l’émission de Marc-Olivier Fogiel, et tenait ces propos : “…Ce Collectif est en train de démontrer ce qu’on reproche précisément à cet islam radical (…) Ils refusent de s’intégrer dans la mesure où ils présentent des femmes qui affichent leur religiosité (…) et naturellement ils s’approprient la nation à travers ce slogan (…) Et ça donne un argument à tous ceux qui disent qu’il y a effectivement une sorte de grand remplacement”.
Sur son blog, apprenant sa convocation devant la police judiciaire (ce qui, curieusement, n’émut aucun de ses confrères), le journaliste persistait et signait. http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2013/06/tandis-que-la-gauche-alerte.html
Pour la première fois de ma carrière journalistique (débutée en 1976), j’ai reçu, samedi, une convocation pour être entendu par la Police Judiciaire, suite à une plainte déposée par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Je vais devoir répondre de propos tenus le 15 novembre 2012 dans l’émission On refait le Monde, animée par Marc-Olivier Fogiel, sur RTL (1) également visés par la plainte. Le CCIF, qui oeuvre à l’islamisation des musulmans, me reproche d’avoir critiqué sa campagne d’affichage : 
"Nous sommes la nation". Il s’agit du détournement du tableau de David, Le serment du Jeu de Paume. Se substituant aux acteurs de la Révolution française, l’image représente très majoritairement des femmes voilés, des barbus, des encapuchonnés et des jeunes des cités. Financée à hauteur de 35.000 euros par l’Open Society Institute du milliardaire américain George Soros, qui a des comptes à régler avec l’Europe, la campagne avait pour but de promouvoir la visibilité islamique dans la République laïque, en revendiquant un refus de l’assimilation et de l’intégration, au profit d’une 'inclusion" intimant d’accepter les musulmans tels qu’ils sont. Avec sa plainte, le CCIF porte évidemment atteinte à l’élémentaire liberté d’expression. La lutte contre l’islamophobie dont il se réclame revient à interdire tout débat.Inutile d’insister, j’imagine, sur l’extrême gravité de cette tentative de pénaliser l’esprit critique, d’intimider des journalistes, de censurer des médias, de réintroduire le délit de blasphème. Mais je m’étonne néanmoins de l’indifférence générale qui est portée à ce genre d’organisme, qui respecte si peu la France, son histoire et ses valeurs, sinon pour instrumentaliser les droits de l’homme dans le sens de ses intérêts propres. Dans son livre déjà cité (Islam, épreuve française) Elisabeth Schemla rappelle cette déclaration d’août 2011, à la mosquée d’Orly, de Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF : "Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française". Il est d’ailleurs intéressant de s’arrêter au logo du CCIF ; il est stylisé de telle manière qu’il peut se lire Sif, c’est-à-dire "Le glaive de l’islam" [Ribery appelle son premier fils "Glaive de l'islam"]. Pour ma part, je vais évidemment répondre à ma convocation. J’espère néanmoins pouvoir y dénoncer ces inqualifiables méthodes et le danger qu’elles représentent pour la république. Elles ne me feront évidemment pas taire. Tout au contraire.  http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2015/09/poursuivi-par-le-collectif-con.html
Ivan Rioufol, trois ans après les faits, deux ans après sa convocation (c’est long, la justice) nous [Riposte laïque] racontait le déroulement du procès.

Poursuivi par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) pour des propos tenus en 2012 sur RTL, j’étais vendredi dernier sur le banc des prévenus de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris. Je ne vais pas revenir sur l’affaire, expliquée ici le 10 juin 2013, le 14 juillet 2013 et le 30 septembre 2013. Pour résumer, le CCIF me poursuivait pour avoir notamment déclaré, le 15 novembre 2012 dans l’émission 'On refait le Monde', au sujet d’une campagne d’affichage du collectif intitulée : "Nous sommes la nation" et représentant le détournement du Serment du Jeu de Paume : "Ce collectif est en train de démontrer ce qu’on reproche précisément à cet islam radical, c’est-à-dire de refuser de s’intégrer et de s’approprier la nation. Il refuse de s’intégrer dans la mesure où il représente des femmes qui affichent leur religiosité, si je puis dire, et naturellement il s’approprie la nation à travers ce slogan qui est en train de dire : La France, c’est nous ; et ça donne argument à tous ceux qui disent qu’il y a effectivement une sorte de grand remplacement, de substitution de population et qu’il y a une sorte d’offensive islamiste, et on en voit l’illustration dans cette campagne". 
A l’issue de trois heures et demi de débats, le procureur de la République a requis la relaxe, en estimant que mes critiques relevaient de la libre opinion et n’étaient pas diffamatoires. La relaxe a aussi été requise pour Marc-Olivier Fogiel, animateur du débat, qui n’était pas présent à l’audience. Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 29 octobre. 
La veille, le site islamiste Al Kanz avait relayé sur l’Internet un texte du CCIF invitant ses soutiens à venir à l’audience. Il y était écrit : "Vous pouvez venir accompagné d’une personne. Nous allons aussi solliciter les médias pour que cette affaire ne soit pas étouffée. Nul besoin de vous rappeler que nous devons donner l’image d’un groupe soudé et discipliné, en fait rien d’autre que la réalité (…) Nous comptons vraiment sur vous, vous serez encore sollicités dans le futur, mais quel combat peut gagner à temps partiel ?". 
Dans ce texte, les deux accusés étaient présentés ainsi : "Les faiseurs d’opinion et polémistes ne sont pas des journalistes mais des personnes payées pour faire de l’audience, peu importe la tenue [teneur?] de leurs propos (…)". Dans la salle, derrière moi, j’ai pu comptabiliser une vingtaine de femmes voilées et des barbus, silencieux. [La juge n'a en revanche rien dû voir, face à elle...]

A l’invitation de la présidente, j’ai pu dire devant le tribunal, avant que mon avocat Me Jean Ennochi ne prenne la parole, ce qui me tenait à cœur. Après avoir rappelé qu’en quarante ans de carrière, dont vingt ans comme éditorialiste, c’était la première fois que j’avais à répondre d’une opinion devant la justice, j’ai dénoncé l’atteinte à la liberté d’expression que représentait, à mes yeux, la plainte abusive du CCIF et sa tentative de judiciarisation du débat sur l’islam. D’autant que ce collectif, sollicité par RTL ce soir-là du 15 novembre pour intervenir en direct dans la controverse, était revenu sur son accord à la dernière minute. J’ai fait valoir l’insécurité, physique et judiciaire, dans laquelle vivaient aujourd’hui les journalistes qui traitent de l’islam, en regard des pressions, des intimidations, des menaces dont ils peuvent être l’objet par des groupes radicaux. 
J’ai rappelé que l’accusation en islamophobie, qui dénonce indifféremment le raciste qui rejette le musulman pour ce qu’il est et celui qui, comme moi, dénonce l’islam politique et totalitaire, était vide de sens et empêchait de désigner le djihadisme et la judéophobie. J’ai cité les propos de Manuel Valls, qui, ministre de l’Intérieur, avait admis que ce concept était "utilisé à des fins politiques par des adversaires de la démocratie et de la République"

Plus gravement, j’ai soutenu devant la présidente du tribunal que cette accusation en islamophobie, abondamment reprise par les réseaux sociaux s’agissant de ma personne, pouvait être comprise par un esprit faible ou exalté comme un permis de tuer. J’ai rappelé que les journalistes de Charlie Hebdo avaient été assassinés au prétexte qu’ils avaient été jugés "islamophobes". 
Dans une plaidoirie outrancière et sinueuse, l’avocat du CCIF, Me Henri Braun, a assuré : "On n’est pas des censeurs (…) On est prêts à se battre pour que cette liberté d’expression subsiste car elle est menacée (…) Tout dans notre action est pour défendre la laïcité". "Le voile, c’est républicain", a-t-il aussi assuré, avant de longuement décortiquer et critiquer mes propos et de déclarer, au sujet de mon confrère : "Il ne faut pas laisser s’exprimer dans les médias M. Fogiel". Bref, la liberté d’expression, mais pas trop…

Le véritable scandale est que, même relaxé, Ivan Rioufol ait pu devoir aller s’expliquer devant un tribunal, et que cela lui a coûté de l’argent, du temps et de l’énergie. Le véritable scandale est qu’un avocat comme Maître Braun (également avocat des Indigènes de la République) gagne sa vie en plaidant systématiquement contre la France, son histoire, ses valeurs, sa liberté d’expression et son droit à la libre critique de tous les dogmes. Le véritable scandale est que ce machin, le CCIF, soit reconnu d’utilité publique, comme le dénonçait Jean Pavée dans ce remarquable texte. http://ripostelaique.com/le-ps-menace-par-le-chantage-electoral-du-ccif.html 

Un gouvernement
exerçant le pouvoir au nom de la France et des Français mettra hors d’état de nuire ce bidule, en prononçant au plus vite sa dissolution, et en expulsant de France ses propagandistes, qui auront tout le loisir de mettre en application leur islam chez ceux qui les arrosent, et les 57 pays musulmans qui se réclament de ce dogme totalitaire, barbare, raciste et liberticide.


Lucette Jeanpierre

vendredi 12 février 2016

Le changement selon Hollande, c'est un remaniement avec le retour des mêmes

Un remaniement gouvernemental "incestueux"

C’est une sorte de rappel de la vieille garde pour couler ensemble,
observe le journaliste et essayiste Ivan Rioufol, le 11 février, à propos du remaniement ministériel auquel ont procédé François Hollande et Manuel Valls.
RT, la chaîne de télévision d'information continue a interrogé Ivan Rioufol est journaliste et auteur d'un blog sur le site Internet du Figaro.

RT France : Est-ce que ce remaniement va changer la politique du gouvernement ?
Ivan Rioufol : Non, certainement pas. C’est un micro-événement pour les Français. Tout d’abord, car ce remaniement ne s’adresse pas à eux, il s’adresse simplement à la gauche, donc, les Français ne s’y intéressent pas. Et c’est le remaniement d’un parti gouvernemental qui est à l’agonie, qui est "en soins palliatifs", comme l’a dit Alain Juppé. Et donc, ce sont des mesures qui cherchent à boucher les trous, mais qui sont pleines de contradictions.
Il y a une sorte d’improvisation dans ce gouvernement

RT France : En quoi consistent ces contradictions ?
I.R. : Il y a des contradictions dans la mesure où depuis quelques temps, le gouvernement avait laissé comprendre qu’il s’ouvrait plutôt à une politique de droite, économiquement avec Emmanuel Macron et Manuel Valls qui se dit lui-même libéral, d’une manière plus sociétale, à travers la mise en œuvre de l’état d’urgence ou de ce débat sur la déchéance de la nationalité qui avait été une proposition reprise au Front national. Or, cette ouverture à droite est contredite aujourd’hui par une arrivée massive des écologistes, alors même que Cécile Duflot avait quitté le gouvernement. Donc, on voit très bien cette première incohérence. 
S’y ajoute une deuxième incohérence, de mon point de vue, avec la nomination comme ministre des Affaires étrangères de Jean-Marc Ayrault et celle, concomitante, d’Emmanuelle Cosse. Or, Emmanuelle Cosse est une écologiste qui a combattu le fameux projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui est contesté par une grande partie des écologistes et par elle-même, alors qu’il est défendu par Jean-Marc Ayrault. Donc, on a au gouvernement deux personnalités qui ne sont pas d’accord sur ce sujet-là, un sujet qui écorche beaucoup de gens à gauche, et qui n’est toujours pas réglé.

Ces deux contradictions-là me semblent déjà faire comprendre qu’
il y a une sorte d’improvisation dans ce gouvernement
Le guignolo de Matignon
Et ce que l’on voit plus généralement, c’est que personne ne s’est précipité pour participer à ce qui ressemble de plus en plus à un bateau qui coule. Car Jean-Marc Ayrault, dans le fond, ce n’est pas une personnalité aussi brillante qu’on pourrait le penser pour un poste tel que celui de ministre des Affaires étrangères. Ils ont pris ce qui restait, a priori. 
On ne voit pas beaucoup de figures nouvelles, on n’en voit même pas du tout. Et notamment, je suis déçu de ne pas voir que cette ouverture à la société civile qui s’impose maintenant un peu partout en politique, du moins singulièrement aux Etats-Unis, ne soit pas du tout répercutée ici. Il y a bien eu cette petite tentative avec Nicolas Hulot qui a décliné, mais on voit que le gouvernement n’a pas réussi à accrocher d’autres personnalités de la société civile. Donc, voilà, c’est un petit remaniement de l’entre-soi, un petit remaniement un peu incestueux, si je puis dire, et qui n’aura pas d’incidence, qui de toute façon n’intéressera pas les Français qui ont bien autre chose en tête naturellement et qui est simplement un petit jeu politique pour essayer d’assurer à la gauche une des alliances essentielles en vue de la prochaine présidentielle. Des alliances en tout cas avec les écologistes, sachant que Jean-Luc Melenchon lui-même qui est plus à gauche que cela présentera lui-même sa candidature.
S’il y a une seule cohérence ici, c’est une sorte de rappel de la vieille garde pour couler ensemble. Le gouvernement n’a plus beaucoup de personnes compétentes sous la main

RT : Il y avait beaucoup de rumeurs qui circulaient avant le remaniement… Que Manuel Valls allait quitter le poste de Premier ministre. Est-ce toujours possible ?
I.R. : Non, certainement pas. D’abord, ce n’était qu’une rumeur et elle s’est éteinte aujourd’hui-même par la force des choses car, à partir de maintenant, on ne va pas faire de remaniement [changement de gouvernement] pour un oui ou pour un non. Je pense que ce gouvernement-là est fait pour aller jusqu’à l’échéance présidentielle avec ces nouvelles alliances, avec les écologistes. Non, Valls restera bien sûr, Premier ministre, même si on aurait [avait] pu penser que Macron aurait éventuellement pu sortir du gouvernement, à force de s’être désolidarisé de sa politique sur la déchéance de la nationalité. Mais enfin, il est lui aussi très indispensable.

Le gouvernement n’a plus beaucoup de personnes compétentes sous la main. On ne se bouscule pas pour entrer au gouvernement. Donc, ceux qui [r]entrent au gouvernement ne sont pas ceux qui sont sur le haut du panier.

mardi 7 juillet 2015

La Grèce met la France à l'arrêt: Hollande et Valls monopolisés

Qu'ils mettent leur énergie à éviter à la France le sort de la Grèce

Submergés par leur dette publique, Hollande et Valls se consacrent pourtant à temps plein à la Grèce

Mr Spock à RTL, en soutien
à l'extrême gauche grecque,
pour ménager le Front de gauche
 
François Hollande a appelé les Français surfiscalisés à la solidarité lundi soir, comme si était roses leurs vies de chômeurs ou de contributeurs au Revenu de solidarité active (RSA) ou à la CMU, couverture maladie universelle qui ouvre l'assurance maladie à tous les résidents en France, y compris clandestins. L'air important, mais platement et inutilement, Pépère a commenté la situation, observant qu’il y a "urgence pour l’Europe, urgence pour la Grèce". Bien vu ! On sent que la zone euro attend après lui, lui et ses fulgurances...

La France s'oppose à une sortie de la Grèce de la zone euro, a expliqué Manuel Valls, le 3 juillet sur "RTL". Ainsi, c’est maintenant au tour du Premier ministre de réaffirmer que "la France fera tout pour que la Grèce reste dans la zone euro". Valls, comme Hollande, reste dans les "il faut", "on doit": et le "comment"?
Gravement, le Premier ministre prononce des évidences: "Tsipras doit prendre ses responsabilités aujourd’hui à l’Eurogroupe et engager la Grèce sur la voie des réformes"
Mais, Catalan ou Normand, on ne sait plus, Manuel Valls déclare aussi bien qu'  " il n’y pas de sujet tabou sur la dette et le rééchelonnement, sur le fait qu’on reprofile, qu’on retravaille sur la dette (...) Les bases d’un accord existent (...)", a-t-il encore assuré, perspicace, sur RTLSourcils froncés, Valls fait notablement avancer le schmilblick...

Un Grexit fait trembler le pouvoir socialiste


Valls grimace
en prenant connaissance de ses fiches
Le coup passerait si près qu'il ferait tomber Hollande. L'exclusion de la Grèce serait un redoutable précédent: la France est le prochain pays sur la liste. Lire Ivan Rioufol.
"La zone euro doit rester cohérente et fiable (...)", affirme Valls. "La France est convaincue que nous ne pouvons pas prendre le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro (...) C’est un risque pour la croissance et l’économie mondiales et un risque politique", a insisté Valls, avant d’ajouter qu’un débat aura lieu à l’Assemblée nationale mercredi. Un débat sans vote: de la parlotte. 
Après consultation du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, et mépris de celui du Sénat (UMP), "nous proposons qu'il puisse y avoir - c'est à l'Assemblée nationale de l'organiser - un débat, si possible dès demain, avec l'ensemble des parlementaires, après le Conseil européen (de mardi soir), pour faire un point sur la situation." 
Après deux recours à l'article 49.3, qui ont montré en quelle estime il tient les élus de la nation, Manuel Valls - lequel, comme Ayrault, a toujours refusé de recourir au référendum - assure cyniquement que "le gouvernement est prêt pour un débat avec les députés".

Grèce : "Les bases d'un accord existent... par rtl-fr

L'Assemblée nationale est devenue une chambre d'enregistrement des desiderata de l'exécutif. 
"Aujourd’hui, il n’y a pas besoin d’avoir un vote. Un vote sur quoi ? Non", a tranché le démocrate Manuel Valls, républicain modèle en Socialie et fin connaisseur de la dictature des généraux grecs.

On sait pourquoi Valls cache sa main gauche
Ce débat portera " sur la situation du moment, sur la position bien sûr de la France. Parce que je crois que, dans ce moment-là, il faut informer les parlementaires et à travers eux (...) les Français. Il faut faire preuve de responsabilité et aussi d’unité et de rassemblement", a-t-il encore indiqué. Bla, bla, bla...

vendredi 5 décembre 2014

L'école est un domaine trop sensible pour être confiée à des pédagogues

Pourquoi l'Ecole doit fuir les "pédagogues"
selon Ivan Rioufol, le 3 décembre 2014

Rien de semble devoir arrêter la course folle du pédagogisme,
qui a pris possession de l’Education nationale et y règne en maître. En dépit des désastres éducatifs qu’il produit, au nom de l’égalitarisme et de la sacralisation de l’enfant, l’autocritique ne l’atteint toujours pas. La proposition du Conseil supérieur des programmes de supprimer les notes jugées "traumatisantes" s’inscrit dans le droit fil des coquecigrues pondues par des "scientifiques" et des "experts", qui ont la prétention de se substituer aux enseignants et à leur expérience. Lire, dans la prose confuse et complexe de ce Conseil, que la note serait "perçue exclusivement comme un moyen de récompense ou de sanction et un instrument de tri et de hiérarchisation sociale des élèves" fait bondir nombre de professeurs qui résistent encore à la rhinocérite [maladie imaginaire qui, selon Ionesco, transforme en rhinocéros la personne atteinte et cause une apathie]. 

"Oser affirmer que c’est la notation chiffrée qui serait à l’origine de la perpétuation des inégalités sociales, personne n’avait encore osé le faire !", constate le SNALC-FGAF. Le déclassement progressif de l’Ecole française devrait inciter l’Education nationale à mettre un terme aux expérimentations loufoques qui l’abîment, afin de renouer avec la transmission et les savoirs. C’est malheureusement l’entêtement idéologique qui domine cette citadellechasse gardée de la gauche et de l’extrême-gauche depuis l’après-guerre. Cette école de la déculturation est devenue un repoussoir pour nombre de Français.

L’échec de l’enseignement public explique les engouements pour le secteur privé. 

Ce phénomène n’est pas prêt de se tarir. Tout comme la faillite du socialisme propulse les vertus du libéralisme, les désastres du pédagogisme invitent l’enseignement à renouer avec le pragmatisme et la recherche de la réussite. C’est dans les coulisses que se prépare le monde de demain, en rupture avec cette vieille société fatiguée, confisquée par des mandarins cooptés. 

Comme le note Robin Rivaton (1) : "L’éducation est parmi les systèmes sociaux celui qui est le plus appelé à être bouleversé sous le double assaut du progrès technologique et de l’offensive du secteur privé". L’école 42, spécialisée dans l’informatique et créée par Xavier Niel, en est un exemple [fondé sur la sélection et visant à l'excellence plutôt qu'au nivellement. Ce sont en fait des officines  élitistes de captation de l'intelligence brute avec pour objectif sa transformation et son exploitation par l'entreprise]. La WebAcademie est aussi une école gratuite pour les jeunes sortis du système scolaire. 
Les centres d’apprentissage [à visée cette fois purement formatrice] se prêtent également à une plus grande privatisation. Mais tout indique que l’enseignement traditionnel lui-même garantira davantage son avenir en s’échappant définitivement des lubies d’une école publique laissée à ses déconstructeurs. Les pédants pédagogues au sabir verbeux sont, en réaction, les meilleurs promoteurs d’une vraie révolution éducative. Révolution [au sens de régression]: du latin revolvere, rouler en arrière.

(1) La France est prête, Manitoba / Les belles lettres

mercredi 16 juillet 2014

Un tribunal de Guyane jette un doute sur l'indépendance de la justice socialiste

Selon le cas, le tribunal de Cayenne sait ne pas être laxiste !

"
Défense de la mégère de Rethel 
Christiane Taubira n’est pas Paul Verlaine.
Elle ne croit pas, contrairement au poète incarcéré à Mons, aux vertus rédemptrices de la prison. C’est pourquoi la garde des Sceaux veut relâcher nombre de délinquants en application d’une réforme largement influencée par le syndicat de la magistrature.
Pourtant, c’est un de ses membres [SM], président du tribunal correctionnel de Cayenne, Stéphane Rémy, qui vient de condamner à neuf mois de prison ferme et 50.000 euros d’amende une femme qui avait comparé la ministre de la Justice à un singe. 

Ce jugement est d'une sévérité absurde qui contredit la politique suivie. Il confirme s’il le fallait la politisation d’une partie de la justice mise au service de celle qui dirige l’institution. 
Il donne également au passage un relief supplémentaire [et tout son sens] au lapsus [en fait au nombre de deuxde François Hollande qui, parlant de Nicolas Sarkozy le 14 juillet, a rappelé que chacun était "prisonnier… présumé innocent ["Sarkozy: "PRISONNIER innocent avant d'avoir été CONDAMNE"].
 
En France, il est possible de crier "Mort aux Juifs !", mais il peut en coûter très cher d’irriter le pouvoir, son prince, sa cour. La poutinisation des esprits gagnerait-elle la gauche dite humaniste?

La bêtise d’Anne-Sophie Leclère, propriétaire d’un magasin d’articles de pêche à Rethel (Ardennes), est une chose entendue. C’est cette femme, choisie comme tête de liste du FN aux municipales avant d’être exclue du parti, qui avait posté la photo d’un bébé singe à côté de celle de Taubira en suggérant une filiation. Elle s’était encore plus sottement défendue devant les caméras. Une plainte avait été déposée par le mouvement guyannais Walwari [fondé en 1993 par Christiane Taubira et Roland Delannon, né à Cayenne en 1943, diplômé ) Marseille et père de ses quatre enfants et alors leader indépendantiste guyanais, déjà fondateur du Mouvement guyanais de décolonisation (MOGUYDE): le jeune couple est alors contraint à la clandestinité. "Tous les deux jours, je devais changer de lieu, tout en trimbalant un bébé de deux mois", raconte Christiane Taubira au détour d'un entretien.] pour dénoncer "le fond idéologique d’extrême droite du parti de Marine Le Pen".

Il est vrai que ce parti [FN], en quête de respectabilité, avait singulièrement manqué de vigilance en accordant son investiture à cette caricature de la beaufitude.
Mais si la Justice a décidé de punir tous les crétins qui s’expriment et qui heurtent la décence élémentaire, sa tache s’annonce immense [et le désengorgement des tribunaux n'est pas pour demain]. La liberté d’expression est aussi la possibilité offerte aux imbéciles de s’exposer et de se disqualifier publiquement. Incarcérer la mégère de Rethel pour lui apprendre à penser mieux n’est pas le choix d’une justice sereine. 
Il lui revient de dire le droit, non de faire la morale."

Par Ivan Rioufol le 16 juillet 2014 9h53

Philippe Bilger : Christiane Taubira, une justice d'exception

Il écrit:
"On ne pourra que relever alors à quel point [la décision de Cayenne] a prétendu marquer le coup par une justice pour l'exemple, ce qui est la pire des justices."

mercredi 9 janvier 2013

"Mariage" pour tous : les bonnes raisons de manifester le 13 janvier 2013

Tordre le cou aux idées fausses sur les manifestants de dimanche

L’erreur serait d’interpréter la manifestation de dimanche contre le mariage homosexuel comme la revanche de l’UMP contre le PS, de la droite contre la gauche. Les centaines de milliers de Français qui s’apprêtent à défiler dans les rue de Paris, venus de toutes les provinces, ne répondront pas, pour la plupart d’entre eux, à un mot d’ordre politique. 
Ils seront d’abord l’expression spontanée d’une société tenue, jusqu’à présent, à l’écart de son propre destin. Ce qui s’annonce est le sursaut vital d’une France oubliée qui entend rappeler que la démocratie ne peut être confisquée par des minorités, des chapelles, des groupes de pression, au profit d’une politique clientéliste ayant perdu le sens de l’intérêt général. S’il est exact que le mariage gay était dans les propositions du président élu, ses répercussions sur la filiation humaine (avec la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui) bouleversent à l’évidence les fondements de la civilisation et de l’existence humaine. 

Quand François Hollande affirme, hier, son intention de ne pas "céder à la rue" [lien Le Figaro], il avalise un passage en force sur une question essentielle dont la complexité mériterait plus d’un débat. Or, le gouvernement n’en a organisé aucun, sinon pour recevoir entre deux portes et avec agressivité les représentants des religions. 

Protesteront, dimanche, ceux qui refusent de suivre plus avant un progressisme impensé et potentiellement déstructurant pour des enfants sans racines, ni filiations naturelles, puisque nés de bricolages génétiques, voire de la commercialisation du corps de femmes porteuses. Ce meilleur des mondes, défendu par des "humanistes" ayant perdu le contact avec les gens, est une régression contre laquelle il est légitime de résister. C’est ce mouvement réactif, conservateur dans son essence, qui émerge et sera probablement appelé à prendre sa place sur la scène politique. Les partis d’opposition, eux, prennent le train en marche. Ils n’ont pas l’initiative.

Par Ivan Rioufol le 9 janvier 2013