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vendredi 8 mars 2019

Schiappa veut attacher son nom à une loi sur la PMA

La féministe fait le forcing sur la "PMA pour toutes"? affirmant qu'elle sera débattue "avant l'été"

La loi ne saurait attendre, a affirmé Schiappa, vendredi matin
 

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes a accordé un entretien au quotidien du groupe LVMH, Le Parisien, vendredi 8 mars.  Marlène Schiappa a annoncé qu'il n'y aura pas de report des débats sur l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui a la main sur le calendrier parlementaire, a déclaré que la PMA pour toutes serait mise à l’agenda avant cet été, a-t-elle expliqué, soulignant que c'est sa parole qui compte. Il tiendra cet engagement du président de la République, a encore ajouté Marlène Schiappa dans cet entretien.

Officiellement, le nouveau calendrier est pour l’instant maintenu. 
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Devoir citoyen
La loi doit être présentée en Conseil des ministres avant l’été, puis examinée au Parlement d’ici la fin de l’année. Mais ce calendrier est soumis aux aléas  du grand débat national - et à la volonté du prince : Macron veut le prolonger à son profit, puisqu'il est l'alibi à sa campagne des Européennes  - et des mesures qu'il s'agira de faire voter pour lui donner enfin du sens. Les observateurs prévoient donc un embouteillage parlementaire qui impatiente la militante. 

Le calendrier sera en effet arbitré entre le grand débat national qui se termine le 15 mars et les élections européennes, le 26 mai 2019.

Schiappa veut-t-elle à empêcher un rétropédalage gouvernemental ? 

Des pancartes en faveur de la PMA lors de la Gay pride de Paris le 29 juin 2013.Quatre jours plus tôt, une source gouvernementale anonyme indiquait lundi 4 mars que la révision de la loi de bioéthique, qui intègre l'extension de la PMA, serait "probablement reportée". Initialement prévue au Parlement avant fin 2018, cette loi a déjà été repoussée une première fois, en raison de l'encombrement du calendrier parlementaire.

L'exécutif entretient l'incertitude sur le report.
Jean-Louis Touraine, député LREM (73 ans) et rapporteur de la mission d'information sur la révision de la loi de la bioéthique, tergiverse cet ancien socialiste. "Je ne pense pas qu'il y ait de report; je n'ai pas été informé d'un report authentique. Marlène Schiappa et Agnès Buzyn m'ont dit qu'il n'y avait pas de report significatif", barguigne ce franc-maçon, membre du Grand Orient de France ("maître" au sein de la loge 'Les amis choisis'). "Le projet de loi doit être déposé en conseil des ministres en juin prochain avant une analyse à l'Assemblée nationale soit en juillet, soit en septembre. Une ou deux semaines de décalage en fonction de l'encombrement de l'agenda, mais pas de report véritable", poursuit le rapporteur.
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Le professeur Touraine déclare : "J’oscille entre l’athéisme et l’agnostisme. Je suis entré en franc-maçonnerie, au Grand Orient, sur le tard.", précise-t-il. Et, dans les loges, ce Touraine, sans parenté avec Marisol Touraine, a déjà largement exposé ses opinions mortifères qui sont, au demeurant, celles affichées par toutes les obédiences maçonniques de par le monde.
Pour compléter le tableau, ce médecin milite pour la mort provoquée: il est le président du groupe d’études "Fin de vie" à l’Assemblée nationale et porte-voix de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD).
Or, initialement prévue au Parlement avant fin 2018, la révision de loi de bioéthique a été repoussée une première fois, déjà en raison de l'encombrement du calendrier parlementaire, selon le gouvernement. 
Lundi 4 mars, Marc Fesneau, le ministre en charge des Relations avec le Parlement, a fixé"un horizon de douze mois" pour une adoption définitive par les parlementaires. "Ce n'est pas repoussé en tant que tel", a-t-il atermoyé sur LCI. "On verra en termes de calendrier, mais ce sera fin d'année 2019, deuxième semestre 2019, et si ça déborde, ça déborde", a-t-il lancé.

En septembre, Gérard Collomb avait recadré Schiappa
L'élargissement de la PMA n'est pas une priorité, selon lui.
Les hommes seraient bientôt réduits à des banques de sperme où s'opéreraient à volonté des retraits à vue. Ce n'est pas de la marchandisation, mais ce serait de la traite.
Il est plus urgent de s‘attaquer au chômage en France que d‘ouvrir à toutes les femmes l‘aide médicale à la procréation, avait expliqué le ministre de l'Intérieur.

mardi 23 septembre 2014

Cour de Cassation : la PMA autorise tout

La PMA n’est pas un " obstacle" à l’adoption

Le recours à la procréation médicalement assistée n’empêche pas l’adoption d’un enfant par la conjointe de la mère biologique
Egalité pour toutes et tous = 
des enfants sans papa ou maman
a jugé la Cour de cassation  mardi.

La conjointe d’une mère par procréation médicalement assistée (PMA) à l’étranger peut adopter l’enfant. C'est la dernière décision de la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire qui estime que le recours à la procréation médicalement assistée (PMA) "ne fait pas obstacle" à ce que l’épouse d’une mère puisse adopter son enfant.

Jugements contradictoires

Séparation de corps et
famille recomposée à gauche
La Cour de cassation  avait été saisie par les tribunaux de grande instance d’Avignon et Poitiers pour trancher cette question de droit qui suscite une "instabilité juridique ", après des jugements contradictoires. Car, depuis le vote de la loi sur le mariage des personnes de même sexe, les tribunaux français se sont prononcés différemment, même si une très large majorité a répondu favorablement aux demandes d’adoption des conjointes de mères biologiques d’enfants conçus par PMA à l’étranger. 
Selon une étude commandée par la Chancellerie, à la mi-juillet, sur 295 décisions référencées, 281 avaient accordé l’adoption, dont 254 adoptions plénières, par opposition à l’adoption simple plus restrictive.

Le TGI de Poitiers demandait à la Cour de cassation de lui dire si la législation actuelle empêche "que soit prononcée une adoption de l’enfant né de cette procréation par l’épouse de la mère ". Ou bien, si, au risque de l'instrumentaliser l'enfant"l’intérêt supérieur de l’enfant et le droit à la vie privée et familiale exigent au contraire de faire droit à cette demande". 

Dans son avis, la Cour de Cassation a écarté notamment la notion de "fraude à la loi ", invoquée par certains tribunaux pour rejeter l’adoption par des couples de même sexe d’un enfant né à l’étranger.

dimanche 3 février 2013

PMA: cacophonie gouvernement vs députés PS

Mutinerie des députés contre l'exécutif sur le calendrier PMA

Le "Chef de guerre" au Mali n'est plus maître de ses troupes en France
Des déclarations contradictoires successives ont fait tanguer le pédalo de Hollande dimanche sur le calendrier de  la procréation médicalement assistée (PMA).
Actuellement réservée aux couples hétérosexuels qui ne peuvent pas avoir d'enfant pour des raisons médicales, la procréation médicalement assistée fait l'objet de va-et-vient depuis des semaines entre le gouvernement et sa majorité.

Au député Sergio Coronado (EELV) qui exprimait ses "doutes" et demandait des précisions sur "le calendrier, la méthode, le périmètre" d'un texte famille annoncé pour le 27 mars en Conseil des ministres, la ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, a évoqué un texte famille contenant la PMA "avant la fin de l'année" au Parlement.

Interrogé ensuite par le président des députés UMP, Christian Jacob, sur ce sujet, Mme Bertinotti a confirmé que "la procédure du comité national d'éthique, y compris celle des états généraux, n'est pas incompatible avec le calendrier annoncé par le gouvernement pour cette loi famille".


Une heure plus tard, Matignon jugea  important d'attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE)
Les services du Premier Ayrault laissèrent entendre que cela prendrait du temps,  semant ainsi "le trouble", selon les mots de Sergio Coronado.

La réflexion sur la PMA "durera au minimum six mois si des états généraux sont organisés", a dit dimanche soir Jean-Claude Ameisen, président du CCNE. L'avis de cette instance ne sera probablement rendu que "début octobre", a déclaré sur i-Télé le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies .

Et pour Matignon "la question de la PMA peut être traitée toute seule". Sous entendu: pas forcément dans une vaste loi sur la famille, comme récemment indiqué, après qu'elle ait été dissociée du projet de "mariage pour tous".

L'UMP a immédiatement dénoncé une nouvelle "reculade" du gouvernement et un "recadrage" de Mme Bertinotti par Jean-Marc Ayrault. 

"Elle ne peut pas dire cela dans la mesure où elle (Mme Bertinotti) ne connaît pas la date de réponse du CCNE", a répondu  Jean-Marc Ayrault, interrogé par la presse, alors qu'il est en déplacement à Phnom Penh (Cambodge).

Devant les multiples questions des députés, y compris dans les rangs de la gauche, Alain Vidalies a tenté de démêler l'imbroglio des déclarations.
"Je précise qu'il y aura une seule loi portant sur l'ensemble des questions portant sur la famille, que cette loi comprendra la proposition du gouvernement sur la PMA, que le débat n'interviendra qu'après la connaissance de l'avis du Conseil national d'éthique et donc avant la fin de l'année", a-t-il expliqué,  précisant qu'il parlait sous le contrôle de Jean-Marc Ayrault.

Mais le patron des députés PS porta le désordre à son comble
Bruno Le Roux gronda peu après qu'il "prendrait ses responsabilités" si le projet de loi gouvernemental sur la famille ne comprenait pas l'ouverture de la PMA aux couples de femmes, comme promis au groupe socialiste.

Le Roux alla  publier son désaccord sur BFMTVil confirma, pour ceux qui finissaient par en douter, que la loi sur la PMA serait "bien entendu votée", car "c'est la position du Parti socialiste depuis des années, la PMA ouverte aux couples de femmes".

Christian Jacob (UMP) a alors pointé "la cacophonie du gouvernement et de la majorité". 
Cette majorité de branquignols prétend avoir engagé le débat avec l'opposition et l'opinion, mais n'a toujours pas réglé ses divergences internes. "La garde des Sceaux refuse de répondre à nos questions, Mme Bertinotti se fait tacler par le Premier ministre depuis Phnom Penh et Le Roux défie le Premier ministre ! ", a-t-il résumé. "On ne peut pas continuer à discuter avec une majorité qui est comme un canard sans tête ! "

En fin d'après-midi, de très nombreux députés disaient "ne plus rien comprendre".

"J'ai l'impression qu'on assiste à un enterrement de la PMA", commenta S. Coronado (EELV). 

La députée PCF Marie-George Buffet dénonça quant à elle un "brouillage" et appela aussi le Zayrault de Matignon à "des éclaircissements".

Erwann Binet, rapporteur PS du projet de loi sur le mariage homosexuel, estima que la consultation préalable du CCNE sur la PMA "un déni de démocratie". 
"Bien évidemment, ce n'est pas le Conseil national d'éthique qui va faire la loi", a voulu rassurer Alain Vidalies.


dimanche 13 janvier 2013

Opposée à l''homoparentalité, Sylviane Agacinski est-elle de droite ?

Le respect de l'institution du mariage n'est ni de droite ni de gauche


Du "mariage" pour tous à l'homoparentalité
Bien que tu, la "filiation" est claire
Après le PACS (Pacte civil de solidarité), le "mariage" dit pour tous, préalable au passage à la troisième phase  de l'adoption homosexuel, l'objectif au bout du chemin, avec les corélaires de la procréation médicalement assistée (PMA) et de la gestation pour autrui (GPA) étendues aux couples de même sexe.

Le PACS a servi de Cheval de Troie dans notre Code civil

Or, la loi instaurant le Pacs a été votée en 1999 sous le gouvernement Jospin dans le but de " prendre en compte une partie des revendications des couples de même sexe qui aspiraient à une reconnaissance globale de leur statut, alors que la jurisprudence de la Cour de cassation refusait de regarder leur union comme un concubinage. "

Faut-il rappeller que l'ex-premier ministre Lionel Jospin épousa Sylviane Agacinski en juin 1994 et qu'entre 1997 et 2002, le couple Jospin vécut à l'hôtel Matignon, lorsque Jospin fut nommé Premier ministre ?

Née en 1945, Sylviane Agacinski a un fils d'un premier mariage avec Jacques Derrida,philosophe français créateur de la notion de déconstruction, dont la mise en oeuvre vise à débusquer les .décalages et confusions de sens que ceux-ci font apparaître dans une lecture centrée sur les postulats sous-entendus et les omissions dévoilés par le texte lui-même.



Dans Politique des sexes, Engagements et dans la presse, elle prend position pour la parité. Dans Corps en miettes, et dans la presse, elle développe une  argumentation contre toute légalisation des mères porteuses, pratique qui implique selon elle une aliénation de la personne et une marchandisation du corps des femmes les plus vulnérables. Elle dénonce en général l'extension du marché du corps, qu'il s'agisse du marché biologique ou du marché du sexe.Elle prend aujourd'hui position face à l'homoparentalité auquel ouvre la voie le projet de "mariage pour tous" porté par Christiane Taubira, garde des Sceaux de François Hollande.




Les "mariés" de Noël Mamère,

député maire EELV de Bègle,

Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier

(juin 2004),

 aujourd'hui séparés

Pourtant, le journal Libération affirme en titre "Pilule, IVG, pacs, mariage pour tous : les opposants sont toujours les mêmes", de la droite la plus conservatrice, voire archaïque, tandis que l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur fait une Une des portraits de ceux qui disent "oui" à ce mariage, mais il n'a pas la déontologie suffisante pour établir l'équité avec une Une parallèle de ceux qui y sont opposés. 

Voici les noms de ceux qui - à gauche - ont accepté de rendre public leur soutien, au risque de réprésailles:

Jean-Claude Bellini, maire DvG de Chaux (Côte-d’Or);

Jean Broquet, maire PS de Nérignac (Vienne);

Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon;

Georgina Dufoix, ancien ministre des Affaires sociales, ancienne présidente de la Croix Rouge;
Dominique Ignasziak, maire MoDem de Neuflieux (Aisne);
Alexandre Sarrola, maire divers gauche de Sarrola-Carcopino (Corse du sud), etc
Georgina Dufoix (PS)
participe le 13 janvier 2013 à
la Manif pour tous
Sylviane Agacinski met l'homoparentalité en question dans Le Monde

Le terme d'"homoparentalité" ne désigne pas le fait, pour une personne homosexuelle, d'avoir des enfants. Les homosexuels ont toujours eu des enfants, avec une personne d'un autre sexe, sans avoir besoin de se définir comme "homoparents".



Le mot-valise "homoparentalité" a été forgé pour instaurer le principe d'un couple parental homosexuel et promouvoir la possibilité juridique de donner à un enfant"deux parents du même sexe". Or c'est bien l'institution d'un couple parental homosexuel qui fait question, dans la mesure où il abolirait la distinction homme/ femme au profit de la distinction entre homosexuels et hétérosexuels. Cette dernière division est-elle en l'occurrence pertinente ?

On semble ne pas remarquer que la revendication du "mariage homosexuel" ou de l'"homoparentalité" n'a pu se formuler qu'à partir de la construction ou de la fiction de sujets de droit qui n'ont jamais existé : les "hétérosexuels". C'est en posant comme une donnée réelle cette classe illusoire de sujets que la question de l'égalité des droits entre "homosexuels et hétérosexuels" a pu se poser. Il s'agit cependant d'une fiction, car ce n'est pas la sexualité des individus qui a jamais fondé le mariage ni la parenté, mais d'abord le sexe, c'est-à-dire la distinction anthropologique des hommes et des femmes.

Dans une civilisation comme la nôtre, héritière du droit romain, le mariage a toujours été l'union légale d'un homme avec une femme, dont il fait la mère de ses enfants : le mot français matrimonial garde la trace du mariage latin, lematrimonium, qui a pour but de rendre une femme mère (mater). Et, si nous sommes heureusement fort éloignés du droit romain et de l'inégalité des sexes qu'il instituait, le mariage n'en repose pas moins encore sur l'union des deux sexes en raison de leur complémentarité dans la génération.

Il est fort difficile de séparer la question du mariage "homosexuel" de celui de l'"homoparentalité", car nul ne peut ignorer qu'un "mariage homosexuel" instaurerait symboliquement comme couple parental deux personnes du même sexe et mettrait en question la filiation bilatérale des enfants (un côté maternel et un côté paternel).

On invoque généralement un culturalisme intégral pour affirmer que le droit civil et particulièrement l'institution du mariage et de la filiation sont de pures constructions, étrangères à la sexuation et à la génération. Mais il n'en est rien, car le lien de filiation unissant un enfant à ses parents est universellement tenu pour bilatéral, et cette bilatéralité serait inintelligible si elle ne s'étayait directement sur la génération sexuée.

C'est, à l'évidence, le couple complémentaire et dissymétrique mâle-femelle qui donne son modèle à la distinction des côtés paternel et maternel de la filiation. Qu'il y ait ici deux côtés ne signifie pas, bien entendu, que les parents civils soient toujours les mêmes personnes que les géniteurs ou parents naturels. On sait bien que la parenté civile ne coïncide pas nécessairement avec la génération biologique, comme on dit. Mais cela n'empêche pas que, en général, on ait cherché à faire coïncider l'une et l'autre : la fidélité des épouses a toujours été exigée pour que les pères soient, autant que possible, les géniteurs.

N'oublions pas non plus que l'ordre civil n'efface pas tout lien "biologique" : l'inceste reste tabou entre parents et enfants naturels, et la responsabilité morale des géniteurs, lorsqu'ils sont connus, ne s'efface pas simplement derrière la parenté légale.

Quoi qu'il en soit, il est impossible de ne pas voir l'analogie entre la dissymétrie sexuelle qui préside à la génération et les deux côtés, masculin et féminin, de l'ascendance d'un individu. Il n'y a là aucune confusion entre la nature et le social, mais il y a une analogie, c'est-à-dire une identité de structure entre le couple géniteur, sexué, et la bilatéralité de la filiation. L'altérité sexuelle donne son modèle formel à la bilatéralité des ascendants (c'est pour cela, et pour cela seulement qu'ils sont deux, et non pas trois ou quatre).

En résumé, si l'ordre humain, social et symbolique, donne aux individus une filiation double, mâle et femelle, ce n'est pas en raison des sentiments qui peuventlier les parents entre eux, des désirs qui les animent ou des plaisirs qu'ils se donnent, c'est en raison de la condition sexuée de l'existence humaine et de l'hétérogénéité de toute génération dont la culture a jusqu'ici voulu garder le modèle.

Il s'agit donc de savoir si l'institution du mariage et de la filiation doit continuer à inscrire chacun dans l'ordre d'une humanité elle-même sexuée, ou bien si l'on veut briser ce modèle dans lequel s'articulent la génération, la différence des sexes et celle des générations.

Ajoutons que, inévitablement, la reconnaissance du mariage entre deux personnes du même sexe leur ouvrirait un droit à l'adoption conjointe, voire à la procréation assistée. Dans ce cas, la société serait conduite à autoriser, voire à prendre en charge, les procréations médicalement assistées (PMA) pour des couples de femmes (insémination avec donneur), mais aussi pour des couples d'hommes, et alors la légalisation des "mères porteuses" tenterait de s'imposer au nom précisément de l'égalité des couples.

Cependant, il est conforme à l'égalité des droits entre les individus de reconnaître à chacun un droit à l'adoption, sans discrimination de sexe ni de sexualité. Aussi, si la personne adoptante, à titre individuel, vit avec un autre homme, ou une autre femme, l'intérêt de l'enfant est que cette personne puisse avoir un lien juridique avec lui (que l'enfant ait ou non, par ailleurs, un deuxième parent de l'autre sexe).

La fonction de beau-père, ou de belle-mère, assortie de droits et de devoirs, pourrait fournir le modèle d'une relation familiale nouvelle, comparable à celle d'une famille recomposée, sans qu'un père et son compagnon, ou une mère et sa compagne, soient confondus avec un couple parental.

Sylviane Agacinski, philosophe, est professeur agrégée à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.


Le collectif "La manif pour tous" rassemble 34 associations 

Le collectif des Maires pour l’Enfance a réagi suite à l’annonce du retrait par le groupe socialiste de l’amendement autorisant la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes. 

"Un (discret) front commun des religions monothéistes", observe le Huffington Post

Lire la lettre du Grand rabbin de France Gilles Bernheim qui ne défilera pas et que le Huffington Post de Anne Sinclair ne relaie pas (lien  pdf). 

Le président de la Conférence des Évêques de France, Mgr André Vingt-Trois, a appelé les catholiques à "manifester de façon démocratique et raisonnable".

Le cardinal Barbarin, primat des Gaules et archevêque de Lyon, a précisé qu’il participera à la manifestation "avec le président du CRCM (Conseil régional du culte musulman) Rhône-Alpes, M. Benaïssa Chana, et de nombreux Lyonnais de tous horizons".

L'Union des organisations islamistes de France
(UOIF) a appelé ses coreligionnaires à participer à la manifestation. Aucun responsable religieux ne s'est d'ailleurs officiellement inscrit en faux contre la démarche. 


mercredi 9 janvier 2013

"Mariage" pour tous : les bonnes raisons de manifester le 13 janvier 2013

Tordre le cou aux idées fausses sur les manifestants de dimanche

L’erreur serait d’interpréter la manifestation de dimanche contre le mariage homosexuel comme la revanche de l’UMP contre le PS, de la droite contre la gauche. Les centaines de milliers de Français qui s’apprêtent à défiler dans les rue de Paris, venus de toutes les provinces, ne répondront pas, pour la plupart d’entre eux, à un mot d’ordre politique. 
Ils seront d’abord l’expression spontanée d’une société tenue, jusqu’à présent, à l’écart de son propre destin. Ce qui s’annonce est le sursaut vital d’une France oubliée qui entend rappeler que la démocratie ne peut être confisquée par des minorités, des chapelles, des groupes de pression, au profit d’une politique clientéliste ayant perdu le sens de l’intérêt général. S’il est exact que le mariage gay était dans les propositions du président élu, ses répercussions sur la filiation humaine (avec la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui) bouleversent à l’évidence les fondements de la civilisation et de l’existence humaine. 

Quand François Hollande affirme, hier, son intention de ne pas "céder à la rue" [lien Le Figaro], il avalise un passage en force sur une question essentielle dont la complexité mériterait plus d’un débat. Or, le gouvernement n’en a organisé aucun, sinon pour recevoir entre deux portes et avec agressivité les représentants des religions. 

Protesteront, dimanche, ceux qui refusent de suivre plus avant un progressisme impensé et potentiellement déstructurant pour des enfants sans racines, ni filiations naturelles, puisque nés de bricolages génétiques, voire de la commercialisation du corps de femmes porteuses. Ce meilleur des mondes, défendu par des "humanistes" ayant perdu le contact avec les gens, est une régression contre laquelle il est légitime de résister. C’est ce mouvement réactif, conservateur dans son essence, qui émerge et sera probablement appelé à prendre sa place sur la scène politique. Les partis d’opposition, eux, prennent le train en marche. Ils n’ont pas l’initiative.

Par Ivan Rioufol le 9 janvier 2013


vendredi 21 décembre 2012

Hollande n'a pas le courage d'un projet sur la PMA

Le Parlement prendra le risque d'un avortement de la proposition de la gauche radicale

Le gouvernement ne s'opposerait pas à l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes 

En toute cohérence, Ayrault envisage que la proposition de la gauche soit présentée début 2013, alors que d'une part, le Président ne la défend pas officiellement  et que, d'autre part, la majorité présidentielle pourrait se diviser au Parlement. 

Le gouvernement n'assume pas
Mercredi, sur le même sujet, le ministre des Relations avec le Parlement avait déclaré que la question d'une absence de positionnement du gouvernement sur ce point précis était "ouverte", sans être plus clair. François Hollande refuserait de reconnaître la paternité de ce vote et  se soumettrait au Parlement qui déciderait "souverainement".

Interrogé dimanche par Radio J sur cette question de la PMA - que 27 députés socialistes refusent de cautionner dans le débat à venir sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels -, Vidalies a déclaré: "Ce que dit le gouvernement aujourd'hui, c'est que cette question peut normalement être débattue par le parlement, et s'il se dégage une majorité dès maintenant dans le débat, le gouvernement s'en remettra à la sagesse du parlement, c'est-à-dire en réalité laissera le parlement délibérer sur cette question".  
Le gouvernement reconnaît implicitement que la majorité présidentielle est placée sous liberté surveillée: le Parlement ne dispose pas de cette liberté sur tous les sujets.


Retrouvez ci-dessous la liste des 27 député-e-s socialistes du front du refus à l’origine du courriel de rejet de la PMA par amendement fait dans le dos:
Jean-Paul Bacquet
Gérard Bapt
Frédéric Barbier
Pascale Boistard
Carlos Da Silva
Sophie Dessus
Françoise Dumas
William Dumas
Martine Faure
Hugues Fourage
Jean-Louis Gagnaire
Marc Goua
Jean-Claude Gouget
David Habib
Monique Iborra
Françoise Imbert
Armand Jung
Conchita Lacuey
Gilbert Le Bris
Patrick Lemasle
Jean-Philippe Mallé
Kléber Mesquida
Jean-Claude Perez
Dominique Potier
Frédéric Roig
Odile Saugues
Gilles Savary


Le gouvernement pense-t-il que la mesure sera votée? 
"Je ne fais pas de pronostic, même si ce qui a évolué, c'est que le débat aura lieu dès maintenant à l'Assemblée nationale", a-t-il répondu.

Avant que, par la bande, les élus radicaux ne cherchent à introduire la PMA dans l'amendement, c'est dans un futur texte traitant plus généralement des questions de filiation que le gouvernement comptait aborder cette "technique déjà utilisée pour les couples hétéros", rappelle Vidalies, qui ne craint pas l'amalgame.

Le "mariage pour tous"
divise
les familles homos
En tout cas "le gouvernement n'a jamais dit qu'il était contre [la PMA pour les couples de femmes] à la différence par exemple de la gestation pour autrui, c'est-à-dire les mères porteuses, qui pourrait, au nom de l'égalité des droits, être revendiquée cette fois-ci par les couples d'hommes". "Là la réponse est non", c'est non définitivement, c'est clair", a tranché le ministre.

Le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels doit être examiné à l'Assemblée nationale à partir du 29 janvier. L'ouverture de la PMA aux couples de femmes homosexuelles devrait faire l'objet d'un amendement notamment du groupe des députés PS, comme le souhaite son président Bruno Le Roux.

jeudi 20 décembre 2012

"Mariage pour tous" les autres, mais divorce au PS

27 députés PS refusent de signer l'amendement PMA

Les députés rebelles PS au mariage gay ont demandé à ne pas figurer parmi les co-signataires

L'amendement socialiste sur la procréation médicalement assistée (PMA) sera déposé contre leur volonté lors de la discussion sur le mariage homosexuel le 29 janvier, a appris leur chef de groupe à  l'Assemblée, Bruno Le Roux.

Le Roux ne représente pas la majorité des Français
Sept pour cent seulement des personnes interrogées par l'Ifop pour le collectif anti-mariage gay "La Manif pour tous" estiment que c'est une initiative "tout à fait prioritaire" contre 62% jugeant que la réduction de la dette publique arrive en tête des dossiers à traiter en priorité.

Un amendement surprise entre deux portes 
Un slogan contesté
par des députés socialistes
Dans ce courrier, les 27 députés rappellent à Bruno Le Roux que la PMA pour les couples homosexuels "ne figure pas" dans les 60 engagements de campagne de François Hollande.
"Le président de la République a lui-même déclaré récemment et publiquement sur les antennes que s'il avait voulu la PMA il l'aurait faite inscrire dans le projet de loi. Il ne pouvait pas être plus explicite", remarquent-ils dans leur lettre.

Effectivement, si le mariage ouvert aux personnes de même sexe et la question de l'adoption figurent parmi les "60 engagements" - c'est le 31e - , la promesse de la PMA pour les couples de femmes homosexuelles a été faite par le futur président par le biais d'interviews, notamment aux magazines Grazia et Têtu. 

Concertation: un amendement sans consentement mutuel

Gang bang socialiste
ou le p'tit trou de la lorgnette
Charlie Hebdo revisité:
PS-Bruno Le Roux-députés rebelles

Les signataires soulignent également dans leur lettre à B. Le Roux qu'ils n'ont "pas du tout apprécié la manière directive qui nous a privés de parole et de débat sur un sujet aussi sensible que la PMA", mercredi lors du vote des députés PS. "Nous sommes 296 membres du groupe et certains retenus en commission n'ont pas pu s'exprimer", ajoutent-ils.

A la hussarde
Le vote en faveur d'un amendement PMA avait recueilli mercredi 126 voix pour  61 voix contre et 9 abstentions et la réunion de groupe n'avait duré qu'une heure même si elle avait été précédée, la veille, par une autre réunion qui avait donné lieu à des échanges "passionnés" sur le sujet.

Les signataires de la lettre refusent que leur président introduise leurs noms parmi les signataires de l'amendement PMA, dans le cadre du "mariage pour tous".

Parmi les signataires de la lettre figurent Gérard Bapt, Kléber Mesquida, Jean-Paul Bacquet, Sophie Dessus, Martine Faure, David Habib, Françoise Imbert.

Pour Gérard Bapt, cet amendement PMA est "inadapté et mal préparé". "Ajouter cet amendement qui concerne le code de la santé publique, c'est très troublant: le texte sur le mariage homosexuel n'a pas été fait dans cette optique. On va instrumentaliser la médecine pour le droit à l'enfant et qui plus est, sans qu'il y ait eu de vrai débat", estime-t-il.

Les discriminations introduites par cet amendement inégalitaire
Mascarade en blanc
Ce médecin, élu de Haute-Garonne, souligne aussi que la PMA pour les homosexuelles "soulève de multiples questions". "On va faire des inégalités entre femmes", souligne-t-il notamment "sans parler de la question de l'égalité pour les couples homosexuels masculins".

Enfin, G. Bapt, à l'instar de nombreux autres députés de droite comme de gauche, regrette "la division" que risque d'engendrer l'amendement PMA dans la majorité comme dans les rangs de l'opposition, dont certains membres sont acquis au principe du mariage homosexuel.


dimanche 21 octobre 2012

La dénaturation du mariage, unique réussite de F. Hollande ?

Un chargé de mission de François Hollande hostile au mariage homo

Le rideau de fumée des questions sociétales de la gauche socialo-écolo 


Le changement, c'est aujourd'hui du grand n'importe quoi
Les media ont fait des questions sociétales une préoccupation fondamentale d'une grande partie de la population française. Si l'euthanasie l'est authentiquement, d'autres sont de simples phénomènes de mode.

Or, les socialistes
dans la tourmente de la crise et face aux déficits publics et au chômage n'ont aucune notion des priorités: seul compte pour eux de pouvoir se prévaloir un jour d'une "avancée" sociétale qui ferait d'eux des hommes et des femmes de "progrès", "gauche sociale" qui pourtant se consacrent actuellement à la destruction massive d'entreprises et d'emplois.  
Pour l'heure, ils n'ont rien trouvé de mieux que de diviser encore davantage les Français sur les sujets hyper-sensibles du mariage gay (et de ses avatars) comme de la dépénalisation du cannabis.

Daniel Vaillant et Vincent Peillon militent pour la dépénalisation du cannabisLe premier chante les vertus du cannabis au prétexte qu'il a un usage thérapeutique et prône donc sa légalisation contrôlée, sans savoir comment il fera. Le second, bien que ministre de l'Education nationale, a affirmé sur France Inter dimanche qu'il souhaitait "que l'on puisse avancer sereinement" sur ce débat... Une gageure, puisqu'il avait divisé le gouvernement socialiste dès le mois de juin 2012, après une déclaration de Cécile Duflot, ministre EELV du Logement.  Jean-Marc Ayrault avait dû intervenir pour clore le débat.

Peillon est influençable. 
"Comme ministre de l'Éducation nationale, c'est un sujet qui concerne directement notre jeunesse. Il y a une économie parallèle dans ce pays, c'est l'économie de la drogue," observe-t-il. Et s'il est "absolument pour les moyens de la répression", il veut croire qu'en mettant le cannabis en vente libre permettra de vaincre les réseaux de la drogue. Peu assuré de la validité de son argumentaire, le philosophe Peillon s'en est pris à ses détracteurs: " Je suis très étonné parfois du côté un peu retardataire de la France sur un sujet qui, pour moi, est d'ampleur", a encore jugé Vincent .

Le premier ministre "retardataire" pète un joint.
 
Cette fois, selon le Nouvel Observateur Vincent Peillon aurait brandi sa démission. "La prochaine fois, effectivement, ce sera la porte", aurait répondu  à son ministre un Jean-Marc Ayrault en pétard, selon Le Canard enchaîné. Le ministre de l'Education nationale s'est alors empressé de préciser qu'il s'agissait "d'une vision personnelle".

Mais, du Marais à Saint-Germain, les bobos continuent d'établir des similitudes entre les dépendances du jeune et du pauvre à l'alcool et du nanti au cannabis. Le ministre de l'Education a fait une première tentative pour désinhiber tous les âges de la population: en démocratisant le cannabis, le philosophe du PS  avait-il l'ambition d'articuler sociétal et social ? A défaut de pain en temps de crise, le rêveur tenta-t-il d'offrir au peuple l'accès à toutes les déchéances et aux élèves dont il a la charge à la destruction de neurones probablement superflus mais qui avaient droit à la vie et à produire de l'intelligence.

Le mariage entre personnes du même sexe



"Une étape symbolique a été franchie dans la défense des  droits des homosexuels", selon le magazine Elle et  Irène Théry, sociologue, directrice  d’études à l’EHESS,  auteure du " Démariage ". N'est-ce pas tout dire ? Ce gouvernement détricote, démonte et casse tout. 

Le candidat socialiste a parlé de " mariage " pour les couples de même sexe, et non d'union civile, comme François Bayrou par exemple, insiste la tête chercheuse, et les casseurs se sont hasardés à annoncer une loi dès 2013. " Il y a clairement la volonté d’intégrer les familles homoparentales au paysage familial contemporain, même si toutes les questions ne sont pas réglées - je pense ici à la gestation pour autrui, en général et pour les couples gays" en particulier", s'aventure la brouilleuse de pistes.

I. Théry assure aussi que l’homoparentalité cristallise  encore les clivages entre droite et gauche pour des raisons relevant de l’homophobie: c'est dire  les effets de l'idéologie  militante sur la chercheuse azimutée.  Dans un procès en sorcellerie, elle déclare que l'homosexualité serait une sexualité jugée inférieure par la cible rêvée, Christine Boutin, par exemple. Abusant de son statut d'universitaire, elle livre des impressions partisanes collatérales à son domaine de recherche : ainsi fait-elle dire à Ch. Boutin  que " les homosexuels n'accèdent pas à la différence des sexes " et, sur la base de cette interprétation de la pensée de l'autre, estime donc qu'"il est grand temps de clarifier toutes ces questions" ! 
Ce qui était encore impossible au moment du Pacs, cheval de Troie du mariage gay, ne le serait plus, selon la militante, en dépit de l'escalade dans les requêtes: nous en sommes venu au "mariage", mais aussi à l'adoption et même à la procréation médicalement assistée (PMA), tout en sachant que l'évolution de la loi ne satisfera pas encore l'ensemble de ces revendications et dans la prochaine étape exclura - pour un temps - l'adoption et la PMA. Chaque chose en son temps, si jamais ?

Peut-on parler de  "mariage" entre deux personnes du même sexe ?

" Le père est celui que les noces désignent ". Or, cela n'a pas de sens dans le mariage homosexuel, car la présomption de paternité entre deux hommes ou deux femmes n'est en réalité qu'une présomption de procréation. 
Depuis le début du XXIe siècle, la présomption de paternité comme "cœur" du mariage a été progressivement gommée des esprits. La révolution silencieuse qui a  finalement abouti à l'effacement dans notre droit de la différence entre filiation légitime et filiation naturelle depuis 2005, comme maintenant la PMA, participent de ce phénomène de modification. L'idéologie dominante et la loi qui en résulte précèdent les grandes évolutions du genre humain. 


Des citoyens vigilants des institutions crient  "Au fou !"Peut-on livrer le genre humain aux expérimentations d'apprentis sorciers ? 
La  gauche  comme la droite est divisée et la chercheuse qui caricature ses opposants pour Elle est contestée jusqu'au sein du PS. Le projet de mariage des homosexuels et d’adoption d’enfants par des couples de même sexe voulu par François Hollande ne fait vraiment pas unanimité à gauche

Ainsi, le maire (PS) de Quimper, Bernard Poignant, qui fut durant les années 1990 le puissant patron de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (Fneser), a-t-il écrit sur son blog : " Seule compte l’idée que l’on se fait de l’accomplissement d’un enfant. A mes yeux et quoi qu’il arrive, il se construit dans l’altérité des genres, masculin et féminin, père et mère. Qu’ils soient présents ou absents, parfaits ou imparfaits. Un enfant doit toujours savoir qu’il a ou a eu un père et une mère. Personne ne peut discuter ce fait. "

Bernard Poignant est actuellement chargé de mission à l’Elysée auprès de François Hollande, avec pour mission de " faire l’interface avec la société civile ".