POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Coronado S. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Coronado S. Afficher tous les articles

vendredi 19 avril 2019

Thomas Guénolé rejeté de la liste La France Insoumise insoumise pour les Européennes

Le nom de l'accusé est jeté en pâture; l'identité de l'accusatrice est masquée

Ce proche de Mélenchon est accusé de harcèlement sexuel à LFI


Thomas Guénolé, invité de franceinfo le 18 avril 2019."La France insoumise" a annoncé que Thomas Guénolé a fait l'objet d'un signalement par une militante pour "harcèlement sexuel". 
Il figurait sur la liste LFI aux élections européennes, mais est désormais sous le coup d'une procédure interne après le témoignage d'une jeune femme dénonçant un comportement qu'elle juge "inapproprié". "Je ne me laisserai pas attaquer sans bouger (…). Vous avez-vous-même rappelé la gravité ahurissante des accusations qui ont été lancées contre moi, qui sont des accusations calomnieuses", a martelé Thomas Guénolé.
"Rendez-vous compte pour moi, pour ma femme, pour mes parents dont je porte le nom, vous annoncez : Thomas Guénolé, accusé de harcèlement sexuel. Il y a des gens qui nous écoutent, il y a des gens qui nous regardent et qui entendent cela. Il y a mon nom et il y a cette horreur." Thomas Guénolé (à franceinfo)
L'affaire devait rester en interne et ne pas fuiter.
Evoquant le "signalement d'une jeune femme dénonçant des faits pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé", le parti assure que le dossier est "en cours d'instruction" dans les instances du parti, le communiqué de LFI sous-entendant que les attaques formulées par le politologue sont liées à cette enquête.

Le mouvement précise que son "pôle de vigilance et d'écoute contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes" a été saisi  le 3 mars par cette femme anonymée. L'accusatrice a été auditionnée en interne le 14 mars dernier et ce pôle a rendu un rapport au comité électoral le lendemain, "tout en respectant la confidentialité".
Une délégation a ensuite rencontré Thomas Guénolé mais "il n'a pas été possible d'avoir d'autres échanges", ce dernier "ayant choisi de judiciariser la procédure et de saisir son avocat". La procédure est toujours en cours et aucune décision n'a encore été prise.
Thomas Guénolé nie farouchement ces accusations. Il a demandé à son avocat de prendre toutes les mesures "nécessaires" contre l'appareil central de la formation.

Présumé coupable par ses camarades, l'accusé défend son honneur

Résultat de recherche d'images pour "guénolé Melenchon"Le politologue évoque une cabale pour étouffer ses critiques sur le fonctionnement du mouvement. Guénolé a donc publié un communiqué au vitriol pour dénoncer les "méthodes staliniennes" utilisées par LFI. Jeudi, le politologue a annoncé entamer une procédure judiciaire à l'encontre de son parti, avant d'être écarté de la liste insoumise en vue des Européennes, qui se tiendront le 26 mai prochain. Le parti de Mélenchon a, quant à lui, reproché à son candidat aux européennes de vouloir régler des comptes.

Le politologue compagnon du parti politique d'extrême gauche dénonce la dérive autoritaire du parti. 
Après le divorce conflictuel entre Thomas Guénolé et la France insoumise jeudi, le politologue a été écarté de la liste LFI pour les élections Européennes, où il figurait en 14ème position, non éligible en l'état actuel des intentions de vote.
C'est l'ancien membre d'Europe Ecologie les Verts, Sergio Coronado, qui a comblé le vide. 
Guénolé, abandonné de tous

Résultat de recherche d'images pour "guénolé Aubry manon"
Il "s'est débarqué tout seul", a estimé vendredi Manon Aubry, une totalitaire, tête de liste LFI pour les Européennes. "Bien sûr il y a la présomption d'innocence", a rectifié cette dernière sur RTL, en faisant valoir que le comité électoral de LFI n'a "pas pris de décision" d'une exclusion de Thomas Guénolé de la liste, sur laquelle son nom n'apparaissait pourtant plus jeudi sur le site internet du mouvement.
Mais LFI est "une organisation féministe et nous prenons au sérieux l'ensemble des témoignages de jeunes femmes qui peuvent nous contacter et émettre des doutes ou raconter des histoires qui peuvent s'apparenter à du harcèlement", a-t-elle expliqué.

Alors qu'"une enquête est en cours en interne, il a pris les devants en faisant une instrumentalisation politique que je déplore. Ça me dégoûte; moi je ne fais pas de la politique pour ça", a asséné Manon Aubry. En réponse à la question de savoir si l'accusatrice de Thomas Guénolé a porté plainte en justice, elle a estimé que ce n'est pas à elle de donner cette information mais à la jeune femme de "choisir ce qu'elle fait de cette histoire". 

Mélenchon assure "tout ignorer de cette affaire".
Le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône s'est exprimé en fin de matinée sur Twitter. Le staline de LFI a affirmé qu'il "ignore tout dans cette affaire". "Je n'ai été informé ni de l'existence d'une procédure ni de ses évolutions. Les instances du mouvement ont fonctionné, elles n'avaient ni à m'informer ni à me saisir", a-t-il raconté. 


"Thomas Guénolé m'a affirmé son amitié et son soutien à de nombreuses reprises très récentes. Je suis stupéfait qu'il me mette en cause de cette façon", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Et d'ajouter: "Décidément, rien ne me sera épargné"...


lundi 30 novembre 2015

"Appel des 58": la gauche revendique un droit à manifester pendant l'état d'urgence

Hollande se met à dos l'opposition de gauche comme de droite

L'"appel des 58" personnalités des mondes politique, littéraire, culturel ou encore scientifique défend le droit à manifester malgré l'état d'urgence


Il est publié lundi par... Mediapart, site trotskiste d'information. Cette action est initiée par l'ancien député socialiste Noël Mamère (EELV), Olivier Besancenot, postier quelques heures par semaine et responsable trotskiste du NPA, et Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association fantoche Droit au Logement (DAL).

A Paris,
une soixantaine de personnes qui ont manifesté en solidarité avec les migrants viennent d’être convoquées au commissariat. Les autorités profitent de l’état d’urgence face à la menace terroriste pour réprimer les mouvements sociaux et écologistes. Elles ont "commis ou tenté de commettre l’infraction de violation d’une interdiction de manifestation prise en vertu de l’état d’urgence", selon un procès verbal consulté par le site militant Paris-Luttes Info. Suite aux attentats du 13 novembre, le préfet de police de Paris a interdit toute manifestation sur la voie publique jusqu’au 30 novembre à minuit. Les personnes qui enfreignent l’arrêté d’interdiction encourent jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende de 7.500 euros. Cette marche entre Bastille et la place de la République, intitulée "Migrant-e-s : Bienvenue", avait été décidée avant les attentats du 13 novembre, à l’appel de plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques, dont les révolutionnaires de trotskistes de SUD et l'union syndicale Solidaires.

Au lendemain des violences altermondialistes aux abords de la Place de la République, dimanche après midi, cinquante-huit pétitionnaires professionnels disent leurs craintes que Hollande bafoue les droits de l'homme: de la part de révolutionnaires, cette soudaine appétence pour les valeurs républicaines laisse sans voix.  La liberté de manifester est une saine occupation de plein air dont ils refusent d'être privés par l'état d'urgence.  Mamère, 67 ans, et Eyraud, 61, les préfère de loin aux parties de boules des hommes de leurs âges qui ont travaillé toute leur vie.

"Appel des 58", en référence, on l'a compris, au nombre initial de signataires

C'est surtout le nombre d'activistes signalés aux services de la ministre Christiane Taubira, avec laquelle ils sont pourtant dans les meilleurs termes. Au 58 de terrain, il est reproché d'avoir participé à une manifestation de soutien aux migrants le 22 novembre, malgré l'arrêté d'interdiction pris par la préfecture après les attentats de Paris et Saint-Denis.

"Notre meilleure arme face aux terroristes et aux désordres du monde, c'est de nous réunir, nous parler, nous rassembler et manifester nos opinions", affirment-ils.  En toute bonne foi politique et révolutionnaire, les récupérateurs  évoquent des assassinats islamistes de Paris: "Voilà ce que Daesh et d'autres veulent interdire. Voilà ce que nous défendons."

Ils lancent un défi au pouvoir légitime en forme d'appel à la résistance


"Nous déclarons que nous avons manifesté ou que nous manifesterons pendant l'état d'urgence", promettent les signataires. "Nous refusons toute criminalisation des mouvements sociaux. Nous exigeons la levée des interdictions de manifester", insistent-ils.

Parmi les premiers signataires des personnalités politiques d'extrême gauche: 

Clémentine Autain du Front de gauche, une habituée des débats de LCP;
le député EELV Sergio Coronado, un réfugié politique chilien et porte-parole et directeur de la communication d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012;
la député européenne EELV Eva Joly, une ancienne magistrate qu'il est interdit de qualifier de "rouge" puisqu'elle affiche du Vert et dont c'est la réapparition;
Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et favorable à des frappes ciblées sur la Syrie; Annick Coupé, ex-CFDT, cofondatrice de la fédération SUD PTT et porte-parole de l'Union syndicale Solidaires; 
- des associatifs: Rokhaya Diallo, membre de l'organisation altermondialiste ATTAC, fondatrice de l'association Les Indivisibles, dénonciatrice de l'islamophobie;
- des acteurs du monde culturel: 
(et pourquoi pas les comiques Stéphane Guillon, Sophia Aram ou le subversif Christophe Alévêque, casquette sur les yeux ?)
-l'écrivain Annie Ernaux, 75 ans, soutien de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012;
Virginie Despentes;
l'actrice Jeanne Balibar, ex-compagne de Mathieu Amalric (un bon client du monde du cinéma qui ne l'apprécie guère que comme excité), et surtout connue pour son engagement en faveur des étrangers en situation irrégulière;
Dan Franck, écrivain; 
Yves Frémion, critique de BD;
Gérard Mordillat, romancier et cinéaste;
Jacques Tardi, dessinateur;
Marcel Trillat, journaliste communiste;
Marina Vlady, fille de réfugiés russes, actrice;
- et des chercheurs sans obligation de résultats: l'économiste Frédéric Lordon, membre du collectif Les économistes atterrés (opposés à la domination de l'orthodoxie néo-libérale), le politologue Julien Salingue (Acrimed)...

mardi 4 novembre 2014

EELV à l'Assemblée nationale: Duflot instrumentalise la mort d'un activiste

Demande des Verts d'une minute de silence, en se défendent de tous pathos et récupération... 

Cécile Duflot a demandé qu'une minute de sa question soit consacrée
 à une minute de silence en hommage à Rémi Fraisse 
Demande EELV de minute de silence: 
de Rugy incertain, Mamère théatral, 
Baupin compagnon mou d'E. Cosse,
Pompili droite, etc... Assemblée Nationale 
Le coup de force contre le réglement de l'Assemblée nationale a été tenté par les Verts,  à l'occasion du drame de Sivens, lors de la séance de questions au gouvernement de ce 4 novembre. 
Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, y a fait obstacle, faisant valoir que la minute de silence n'est autorisée qu'en cas de "décès parmi les forces armées et les otages": "je vous demande donc de poursuivre votre question."

VOIR et ENTENDRE 
un extrait de la manifestation du groupe Europe Ecologie-les Verts: Cécile Duflot, voix chevrotante, joue l'émotion avant de mettre en cause Ségolène Royal:

Cécile Duflot a bafoué le règlement pendant une poignée de secondes malgré les demandes répétées du président de l'Assemblée de poursuivre sa question.

Le député Rassemblement bleu marine, Gilbert Collard, a exprimé sa désapprobation face à cette demande en secouant vivement la tête. 

Cécile Duflot a, sans surprise, obtenu le soutien sur Twitter de députés EELV godillots, Danielle Auroi ou Sergio Coronado. Seuls les écologistes se sont d'ailleurs levés pour tenter une minute de silence :


Coronado ajoute un jugement





samedi 23 août 2014

EELV: recomposition du paysage Verts à l'université d'été

Chaos coutumier aggravé

A Bordeaux, Emmanuelle, les médiatiques brillent par leur absence
La page s'est-elle tournée pour les sexagénaires ?

Les écologistes sont les premiers à organiser leur université d'été qui a débuté ce jeudi à Bordeaux avec l'absence de grands vivants: Daniel Cohn-Bendit qui ne reconnaît pas ses petits, Noël Mamère qui s'aigrit et José Bové qui perd la foi politique. Pas de membres écologistes du gouvernement non plus, puisqu'ils en ont claqué la porte. L'an dernier Christiane Taubira (Justice) et Philippe Martin (Ecologie) avaient encore fait le déplacement à Marseille. Mais "il y aura d'anciens ministres", sourit un responsable du mouvement, en référence notamment à Cécile Duflot. De ce départ, il sera évidemment question jusqu'à samedi avec la sortie annoncée pour lundi 25 août du livre de la députée de Paris dans lequel elle raconte son expérience au ministère du Logement.

Les héritiers écartent l'intérimaire Emmanuelle Cosse 

Elle aurait dû être au premier plan mais n'a pas pu s'imposer. Pour ses premières journées d'été à la tête d'Europe Ecologie-Les Verts, qui se terminent samedi à Pessac (Gironde), Emmanuelle Cosse s'est faite zapper à la faveur du livre polémique de l'ex-patronne des Verts, Cécile Duflot, et par les rivalités internes de son parti.
E. Cosse a entamé son Voyage au pays des désillusions.  "Ce que raconte Duflot, c'est l'explication de ce qui cloche actuellement dans cette gauche, juge Mme Cosse. C'était important qu'elle le dise, mais on ne doit pas être simplement là pour discuter de personnes ou de stratégies."

"Tenir les deux bouts" 
Il aura été beaucoup question de personnes et de stratégies pendant ces trois jours sur le campus de Bordeaux-Montaigne. Mais après avoir fait fonction de secrétaire nationale d'EELV pendant un an, l'ex d'Act Up se retrouve repoussée dans l'ombre par la décision des deux ex-ministres, Cécile Duflot et Pascal Canfin, de quitter le gouvernement début avril, faisant ainsi voler en éclats sa majorité issue du congrès de Caen. "Depuis, elle passe son temps à signer des accords de non-agression", ricane le député des Français de l'étranger, Sergio Coronado.

Des recompositions sont en cours au sein du parti autour de deux lignes portées par l'ex-patronne des Verts et son ancien complice à la tête du parti, Jean-Vincent Placé. Très critique, la première cherche à construire une alternative à la politique menée par François Hollande, un oeil tourné vers les "frondeurs" du PS et l'autre posé sur une Eva Joly encline à un rapprochement avec Mélenchon, nouveau célibataire politique. Le second défend une majorité rassemblée autour du chef de l'Etat qui pourrait aller jusqu'au centre, avec l'UDI. E. Cosse, elle, se retrouve prise entre deux feux. "Je ne choisirai pas entre les deux, assure-t-elle. Ma responsabilité est de faire en sorte que les écolos obtiennent des résultats et soient en capacité de gouverner." A condition de garder sa place et d'acquérir de l'influence.

"La porte de sortie, c'est elle"
Le parti s'est figé et incapable d'un débat public sur les questions qui auront pourtant beaucoup animé le "off" des journées d'été. Si dans le parti, nombreux sont ceux portés à l'indulgence, jugeant qu'elle "fait de son mieux" et réussit "à tenir les deux bouts", la situation est devenue intenable pour celle que l'on disait placée là par Duflot.

Or, pour lui simplifier les choses, son compagnon, le député de Paris Denis Baupin, a décidé de se placer en première ligne au côté de Jean-Vincent. "Elle est plutôt d'accord avec ces derniers, mais elle ne peut pas l'assumer publiquement, car ça voudrait dire mener une confrontation avec Duflot et avoir un discours de vérité avec la base du mouvement", commente Coronado

A l'instar du député du Gard Christophe Cavard, certains estiment que la quadragénaire doit absolument réussir à devenir "la troisième personnalité", seule solution pour sortir d'un duel stérilisant pour le parti. "La porte de sortie, c'est elle", s'aventure Cavard. Cela sera d'autant plus nécessaire à Mme Cosse, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France, a bien l'intention de rempiler en 2015 et pas à n'importe quelle place.

Des dents longues à rayer le plancher
"Il est très possible que je me représente et la tête de liste en Ile-de-France m'intéresserait", a confié E. Cosse vendredi soir, se préparant une solution de repli. "Je la soutiens et Cécile aussi a priori", assure Placé
Interrogée par Le Monde sur ses ambitions pour cette élection, l'ancienne ministre pestiférée est restée beaucoup plus floue. "Je ne suis candidate à rien, mais je veux prendre toute ma place dans le débat politique : ça peut passer ou non par des candidatures", a-t-elle répondu, endormant les adversaires.

Si sa stratégie d'incarnation d'une alternative verte à François Hollande venait à échouer, la députée de Paris pourrait être tentée de se lancer dans la course aux régionales à l'heure où la réforme territoriale vise à donner aux futures régions plus de pouvoir. D'autant que le calendrier des élections, qui doit être repoussé à décembre 2015, lui est favorable. En attendant, comme elle l'avait fait pour les municipales à Paris, avec la complicité de la Ch'tite Martine Aubry, Duflot a choisi de ne se fermer aucune porte. Au risque de piétiner son ex-protégée.



jeudi 6 février 2014

Ayrault compte débiter la loi sur la famille en sous-projets

Ayrault "prêt à examiner sans tarder" certains aspects 

Le gouvernement a provoqué de violentes critiques jusque dans sa majorité
 
Participants à "La Manif pour Tous" 

rassemblés aux Invalides le 2 février 2014  
après avoir annoncé le report du projet de loi sur la famille à 2015 au moins.

"Serein et déterminé", Jean-Marc Ayrault annonce que le gouvernement est prêt à céder à sa gauche radicale, en examinant "sans tarder" certains aspects du projet de loi famille. "Je suis le garant de la poursuite des réformes, et cela vaut aussi pour la famille", a ajouté le Premier ministre sur France 2 réaffirmant jeudi son autorité attue en brèches de toutes parts. "Quand je regarde ce que nous avons fait depuis 20 mois, il n'y a jamais eu autant de réformes", a affirmé le comptable, indépendamment des fractures multiples dans la société.

"En même temps, je suis pour que ces réformes s'engagent dans un climat apaisé, alors que là on est dans une espèce de surenchère, d'hystérisation", a admis le locataire de Matignon, assurant que la "concertation" sur le futur texte sur la famille pourrait s'ouvrir et durer "toute l'année". 

Le premier ministre admet céder à sa gauche

Ayrault a d'abord été contraint au report de son projet controversé, à la suite du succès du rassemblement de l'opposition le 2 février à Paris et Lyon.
Le Collectif La Manif pour Tous savourait sa victoire d'avoir mobilisé 80.000 opposants à la politique socialo-écolo, 100.000 personnes, selon la presse et 250.000, selon les organisateurs: le lendemain, le gouvernement a d'ailleurs annoncé qu'il repousse au moins à 2015 le projet de loi sur la famille, censé être débattu au printemps au Parlement. 

Mais s'était sans compter avec les extrémistes de la majorité présidentielle.
Après un premier report, ce projet de loi de la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, devait être présenté en Conseil des ministres en avril pour un examen au Parlement au deuxième trimestre. Des éditorialistes prétendaient que ce nouveau recul du gouvernement était la conséquence de "désaccords" au sein du gouvernement. Puis le Collectif La Manif pour Tous a démontré que le rejet de la population est profond et le gouvernement a voulu écarter tout sujet de friction avant les échéances éléctorales du printemps, enterrant la loi famille cette année.

Un enterrement de première classe qui a immédiatement provoqué une vive réaction à gauche.

Dans les rangs de la majorité, l'argument du calendrier chargé n'a pas convaincu et cette annonce, saluée comme une "victoire" par les anti-mariage homosexuel de la "Manif pour tous", a fait grincer des dents. D'abord chez les altermondialistes d'EELV, partenaires de la majorité, où la numéro un Emmanuelle Cosse a parlé de "renoncement consternant". "Rien de tel pour galvaniser les réacs", a lancé le porte-parole Julien Bayou. "Quelle pantalonnade !" a renchéri sur Twitter le député Sergio Coronado. Un "abandon en rase campagne", pour Noël Mamère.
"La gauche est trompée", a tonné Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), appelant à des "élections punition" lors des prochains scrutins.
"C'est une victoire pour la réaction", a réagi le sénateur PS Jean-Pierre Michel, ex-magistrat rouge, ex-rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel et l'un des rares de son parti à protester publiquement. "Si le gouvernement est effrayé par quelques dizaines de milliers de manifestants qui battent le pavé, il ne faut plus gouverner".

Cacophonie gouvernementale
Lundi matin, Manuel Valls a annoncé que le gouvernement "s'opposera à des amendements parlementaires" sur la gestation pour autrui (GPA) et la PMA, principale inquiétude dans les rangs de la "Manif pour Tous". Quelques minutes après, Bruno Le Roux, le patron des députés PS s'en est pris au vice-premier ministre Valls, lui enjoignant de "respecter la règle du jeu fixée par le gouvernement et le Parlement", à savoir d'attendre l'avis - pourtant purement consultatif - du Comité national consultatif d'éthique sur la question.
Dans la matinée, l'entourage du Premier ministre était conduit à couper court à ce qui ressemblait à un début d'affrontement entre le ministre de l'Intérieur et le président du groupe socialiste à l'Assemblée.
Sa gauche lui impose la vente du projet  ...en kit. Au cours de sa campagne présidentielle de 2012, François Hollande avait en effet rappelé qu'il est favorable à la PMA pour les couples de lesbiennes "à condition" qu'il y ait "un projet parental" mais qu'il est "hostile à la gestation pour autrui".

Ayrault annonce maintenant qu'il déterre le "corps du délit"
"Il y avait des dispositions très concrètes que je sais que les parlementaires vont reprendre par des propositions de loi", a consenti le chef du gouvernement. Par exemple, "il y a des hommes (des pères divorcés) qui montent dans les grues (...), ça exprime un malaise", a fait valoir le Premier ministre, citant cette problématique de "l'exercice de l'autorité parentale lorsqu'il y a divorce"
Ayrault tente de se justifier en déclarant que "les textes actuels ne règlent pas tout"... "Le gouvernement est tout à fait prêt à les examiner sans tarder", a assuré Jean-Marc Ayrault. Il y a aussi, a-t-il enchaîné, des "questions plus complexes" qui méritent plus de temps. 
Mais la "concertation" imaginaire annoncée  devra se faire sans plus de détails...




vendredi 5 juillet 2013

Affaire Bettencourt : Mediapart condamné à retirer ses enregistrements litigieux

La justice tente de canaliser les fuites de la presse dite d'investigation

Coup d'arrêt au site d'information en ligne spécialisé dans l'agit-prop, une fois le mal fait

En toute illégalité, il  avait provoqué un maelström politique le 16 juin avec la publication d'enregistrements pirates réalisés par le majordome de Liliane Bettencourt et bien mal protégés par le secret de l'instruction. L'interprétation de ces documents sonores fragilisaient l'héritière de L'Oréal, suggérant des relations étroites entre la milliardaire et des figures de l'UMP, dont Éric Woerth, ex-ministre UMP du Budget.
Saisie par le tuteur de Liliane Bettencourt, la cour d'Appel de Versailles a tranché ce jeudi 04 juillet, en condamnant Mediapart pour "atteinte à l'intimité de la vie privée". Conséquence de cette décision : le site d'information devra retirer tous les enregistrements de l'affaire, ainsi que toutes les citations qui en sont faites. Le tout sous huit jours, sous astreinte de 10.000 euros par jour de retard. Mediapart a d'ores et déjà annoncé son pourvoi en cassation, mais celui-ci n'est pas suspensif. 
En avril déjà, la cour d'appel de Bordeaux avait préconisé de protéger le respect de l'intimité de la milliardaire des fuites organisées. Edwy Plenel, le patron de Mediapart, avait prétendu "avoir mis scrupuleusement de côté dans ses révélations tout ce qui concernait la vie privée".

La presse va mal mais soutient 
financièrement les condamnés 

Politiques, journaux, sites et syndicats apportent leurs soutiens à "Mediapart" et "Le Point" condamnés
Le tribunal correctionnel de Paris a en outre donné raison à  Xavier Bertrand, ancien secrétaire général de l'UMP, en le relaxant. Mediapart qu'il avait accusé d'utiliser des "méthodes fascistes" dans ses révélations sur l'affaire Bettencourt en 2010 l'avait poursuivi pour diffamation.

La condamnation de Mediapart dans le cadre de l’affaire Bettencourt suscite un certain nombre de soutiens. Celui des confrères et consoeurs, d’abord, qui comme Rue 89, Arrêt sur images ou Libération proposent d’héberger les traces des enregistrements que Mediapart comme Le Point ont l’obligation de faire disparaitre d’ici une semaine sous peine de de 10.000 euros d’amende par extrait.

Des élus Europe Ecologie prêts à la désobéissance civile

Mais aussi celui des écologistes. Jeudi, déjà, dès le jugement de la cour d’appel de Versailles Sergio Coronado, député EELV né chilien, se proposait lui-même de passer à la "désobéissance civile." Soutien de José Bové et directeur de la communication d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012, aurait-il une dette envers le site trotskiste qui fit ses choux gras des affaires fumeuses Clearstream, puis Bettencourt ?

Les Verts revendiquent des privilèges pour la presse numérique !
Ce vendredi, ce sont les sénateurs écologistes qui tout en précisant hypocritement ne pas avoir "à commenter sur le fond une décision de justice", font savoir dans un communiqué qu’ "à un moment où la presse, a fortiori d'investigation, connaît une situation économique précaire (?), le législateur doit produire un droit adapté à la presse numérique"...

De nombreux autres politiques ont manifesté le souhait de voir évoluer la légilsation. Mais, pour en connaître l'identité, il faut payer...
Le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline, un (ex-)trotskiste, s'est dit vendredi favorable à une "législation plus adaptée" sur la "protection des sources des journalistes" et celle de "la vie privée."

Attac hurle à la censure. 
"Médiapart conclut que l’application de ce jugement signifierait une amende de 752 millions d’euros par mois, étant donné le nombre d’articles et de blogs d’abonnés reproduisant des extraits desdits enregistrements. Médiapart doit donc se taire ou disparaître." Ainsi, la gauche radicale apprend-elle à ses dépens ce qu'est le changement avec Hollande.

Le Syndicat des journalistes appelle toute la profession en renfort

Des journalistes qui villipendent La Manif pour Tous se dressent contre les juges. Très marqué à gauche, le Syndicat national des journalistes pointe un "jugement inique et gravement attentatoire à la liberté de l’information et au droit des citoyens d’être informés sur celles et ceux qui les gouvernent". Le SNJ y voit "la fin du journalisme d’investigation" , salue les démarches d’Arrêt sur Images et Rue 89 et " appelle tous les autres media à faire de même", incitant ainsi à bafouer la justice. 
Les CRS de Manuel Valls n'auront-ils donc aucun repos ?

mercredi 3 juillet 2013

Montebourg ironise sur le "très beau travail" de Batho

Montebourg rend "hommage" Batho: ça ne mange pas de croissants !

Au bal des hypocrites, Montebourg n'est pas à l'orchestre

Najat Vallaud-Belkacem a accablé Delphine Batho, ministre de l'Environnement renvoyée comme une malpropre pour avoir amèrement regretté l'amputation du budget de l'écologie. Elle a pris en revanche la défense d'Arnaud Montebourg, l'employeur de son mari, Boris Vallaud, bien qu'il s'en soit pris à tout le monde, entrepreneurs et jusqu'à son premier ministre, qu'il a injurié devant témoins sur sa gestion de la France. La porte-parole du gouvernement a néanmoins eu le front d'assurer que le ministre du Redressement productif "n’a jamais contesté publiquement un arbitrage rendu par le Premier ministre".
Hollande et Ayrault auraient été les seuls à ne pas savoir apprécier l'excellence du travail de la bannie.

Le ministre de l'esbrouffe improductive a encore fait du zèle en flattant la ministre tombée en disgrâce. Se démarquant du Premier ministre et donc du chef de l'Etat, il a en effet adresse un "message de courage et d'affection" (sic) à son ex-collègue, évincée du gouvernement mardi.
Montebourg n'a pas manqué d'audace devant les caméras mercredi, à l’issue du Conseil des ministres:
il ne manquait que les fleurs. Toujours ministre malgré ses désaccords publics avec Jean-Marc Ayrault fin 2012 au sujet de Florange, il a été le seul à voir en Delphine Batho une "excellente collègue", qui a "fait un très beau travail". "C’est une amie par ailleurs. Je veux lui adresser un message de courage et d’affection". Le couple exécutif aura apprécié cet accès isolé de complaisance.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a d'ailleurs justifié l'éviction de la ministre. 
François Hollande "a dit (...) qu’il y a une règle, et les règles elles s’appliquent" à tous les membres du gouvernement, qui ne doivent pas critiquer la ligne politique budgétaire choisie, a-t-il souligné devant la presse à l’issue du Conseil. Cette règle est "celle, dans un gouvernement, du respect des engagements autour du Budget, qui est un acte essentiel", a-t-il insisté. L’ambiance a néanmoins été "tout à fait studieuse," a-t-il encore ajouté en langue de bois: cette éjection est un non-événement ! 

Le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon enfourche le thème de l'hégémonie socialiste.
Côté cour, l'élu d'extrême gauche a estimé mercredi que le président François Hollande "aux abois" a montré "un visage autoritaire, machiste et violent" en l'encontre de Dephine Batho, une jeune ministre exposée, car sans réseau. Et d'espérer que cette décision accélèrera "l’indispensable recomposition politique (...) dont le peuple a besoin".
"François Hollande avait déjà divisé la gauche politique, puis les syndicats. Il divise à présent son gouvernement. Et du même coup son parti, comme il va le voir bientôt. Il s’en mordra les doigts", commente Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué au lendemain du limogeage de la socialiste. "Il croyait faire un exemple sans frais. Mais Madame Batho n’est pas la faible femme qu’il croit", prétend-il et "son expulsion correspond à un moment politique qui lui donne un sens très large", estime l’Eurodéputé, pour qui "les socialistes et les Verts savent dorénavant qu’ils n’ont d’autre espace que celui de la soumission aveugle et silencieuse au dogme de l’austérité" et que "toutes leurs convictions y seront sacrifiées".

"
Seuls Hollande et sa cour de technocrates peuvent croire que les préoccupations de carrière sont les seules motivations du grand nombre des socialistes et des écologistes. Cela ne passera pas", martèle l’ancien candidat à la présidentielle, pour qui "François Hollande, aux abois, montre un visage autoritaire, machiste et violent". "Sa décision va révulser. Puisse-t-elle accélérer l’indispensable recomposition politique sur des bases saines et honnêtes dont le peuple a besoin", se réjouit l’ancien sénateur de l’Essonne.Côté jardin des Verts radicaux, mardi soir, le député-maire de Bègles, Noël Mamère, proposait sur RTL une "réunion de crise" d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) après l'"éviction" de la socialiste. "Il faut que notre parti avec les ministres organise au plus vite une réunion de crise pour savoir si nous devons rester dans ce gouvernement", a-t-il estimé. 
A l'inverse, Pascal Canfin, l’un des deux ministres écologistes qui, avec Cécile Duflot, campent au gouvernement, annonçait sur Europe 1 qu’ils feraient mardi soir avec Pascal Durand, numéro un d’EELV, "l’analyse politique de la situation".
Mais
Barbara Pompili, co-présidente du groupe des députés Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a confirmé mardi soir à la presse que "les Verts ne quitt(ent) pas le gouvernement", malgré l'amputation du budget de l'environnement et l'éviction de sa ministre. En quittant la réunion en cours des dirigeants EELV au ministère du Logement dirigée par l’écologiste Cécile Duflot, Barbara Pompili a ajouté dans une formule malencontreuse que "la question de la sortie du gouvernement a été évacuée assez vite". "On attend notamment de rencontrer Jean-Marc Ayrault. J’espère qu’on va le rencontrer assez vite. On a besoin d’avoir des éléments qui nous rassurent sur ce que veut faire ce gouvernement par rapport à l’écologie", a-t-elle prétendu.Pascal Durand, secrétaire national de EELV, a déploré qu'avec le débarquement de Batho l’écologie serve "encore de variable d’ajustement". "A partir du moment où elle exprime un désaccord, je regrette que l’on mette fin à ses fonctions immédiatement, et qu’on ne laisse pas l’espace à un débat", a-t-il déclaré sur BFM Business. "On va arriver au troisième ministre de l’écologie en une année. C’est le seul ministère qui a tourné de cette manière, le seul ministère qui manifestement sert de variable d’ajustement". Il a demandé au président François Hollande et au Premier ministre "des engagement clairs et des actes pour que l’écologie soit définitivement prise en compte dès le budget 2014", a-t-il précisé à l’issue d’une réunion des ténors du part.

"Deux poids, deux mesures"

Le co-président des députés écologistes, François de Rugy, a évidemment déversé son lisier, estimant que "sanctionner les bons élèves quand certains cancres n’ont jamais de sanction", comme Arnaud Montebourg, par exemple, "c’est quand même assez fort de café" équitable. "Cela donne l’impression qu’il y a deux poids deux mesures, quand on parle d’écologie et d’autre chose", a-t-il commenté. 

Interrogé sur le successeur de D. Batho, Philippe Martin
, qui avait été mandaté il y a quelques mois pour faire le lien avec les écologistes, il a déclaré : "On le connaît bien, mais la question c’est : quelle sera sa marge de manoeuvre". "Il faut qu’il ait une parole forte". Rugy n'attend donc pas des actes.
Le député EELV
Sergio Coronado a fustigé "la violence de la décision" et "un fonctionnement de caserne". "Je ne crois pas qu’on ait besoin de cela en ce moment", a-t-il observé. 
Pour la co-présidente du groupe écologiste Barbara Pompili, qui ne semble pas revendiquer un ministre écolo à l'environnement, ce qui importe "ce n’est pas le casting, mais l’orientation écologiste du gouvernement". "On disait à Delphine Batho qu’il fallait qu’elle s’engage plus, qu’elle 'l’ouvre plus', malheureusement elle l’a ouvert, un peu trop tard. La vie politique est injuste mais nous, ce qui nous importe ce n’est pas le casting mais l’orientation écologiste de ce gouvernement", a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Assemblée, sans regrets pour Batho.

L'opposition tacle

L’ancien ministre de l’Écologie
Jean-Louis Borloo a dénoncé la politique du gouvernement qui consiste à " faire porter la responsabilité au ministre" qui "défend sa mission. "La méthode qui consiste à amputer aussi violemment cette politique avec plus de 7% de baisse de son budget faisant porter la responsabilité au ministre en charge qui défend sa mission relève plus de la faiblesse et de l’inélégance que de la fermeté", souligne le président de l’UDI dans un communiqué. "Depuis la composition de ce gouvernement, j’ai dénoncé le démantèlement du grand ministère de l’Écologie, ministère d’État, avec l’amputation des transports, du logement et de l’urbanisme, c’est-à-dire les trois quarts des sujets environnementaux notamment en matière d’émission de CO2", rappelle le député du Nord.
En conséquence, dit-il, "ce ministère affaibli n’a pas pu défendre les économies d’énergie dans les bâtiments, les transports doux comme le Canal Seine-Nord, les autoroutes ferroviaires et a constaté impuissant la mise en berne des énergies renouvelables comme si la présence d’écologistes au gouvernement était une caution qui autorisait l’abandon de ces politiques".

François Fillon, ancien Premier ministre, a dénoncé le "deux poids deux mesures" de ce limogeage de Delphine Batho, alors que le président François Hollande laisse "divaguer sur la place publique" d’autres ministres comme Arnaud Montebourg ou Cécile Duflot. Le renvoi de Mme Batho du gouvernement est "un épisode désolant. Manifestement, François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont plus prompts à sanctionner leur ministre de l’environnement que M. Montebourg ou Duflot", a affirmé F. Fillon
lors d’un meeting à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) . Selon lui, " il y a les membres de la majorité que le président et le Premier ministre craignent. "Celui qui divague le plus, c’est Montebourg qui a réussi l’exploit de nous fâcher avec tout le monde: les industriels, les investisseurs étrangers, les chefs d’entreprises français, la Commission européenne, l’Allemagne de Mme (Angela) Merkel. Lui, il peut continuer, il restera à son poste car il doit peser sans doute dans la majorité,"  a-t-il ajouté. "La pauvre Mme Batho a sûrement eu tort de dire que son budget était mauvais mais je remarque ce deux poids deux mesures", a-t-il fait valoir.

L'épisode Batho devrait être
l'occasion d'une évaluation de ce que Montebourg a fait de ses 17% et ce qu'est devenu son poids politique réel.