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vendredi 19 avril 2019

Thomas Guénolé rejeté de la liste La France Insoumise insoumise pour les Européennes

Le nom de l'accusé est jeté en pâture; l'identité de l'accusatrice est masquée

Ce proche de Mélenchon est accusé de harcèlement sexuel à LFI


Thomas Guénolé, invité de franceinfo le 18 avril 2019."La France insoumise" a annoncé que Thomas Guénolé a fait l'objet d'un signalement par une militante pour "harcèlement sexuel". 
Il figurait sur la liste LFI aux élections européennes, mais est désormais sous le coup d'une procédure interne après le témoignage d'une jeune femme dénonçant un comportement qu'elle juge "inapproprié". "Je ne me laisserai pas attaquer sans bouger (…). Vous avez-vous-même rappelé la gravité ahurissante des accusations qui ont été lancées contre moi, qui sont des accusations calomnieuses", a martelé Thomas Guénolé.
"Rendez-vous compte pour moi, pour ma femme, pour mes parents dont je porte le nom, vous annoncez : Thomas Guénolé, accusé de harcèlement sexuel. Il y a des gens qui nous écoutent, il y a des gens qui nous regardent et qui entendent cela. Il y a mon nom et il y a cette horreur." Thomas Guénolé (à franceinfo)
L'affaire devait rester en interne et ne pas fuiter.
Evoquant le "signalement d'une jeune femme dénonçant des faits pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé", le parti assure que le dossier est "en cours d'instruction" dans les instances du parti, le communiqué de LFI sous-entendant que les attaques formulées par le politologue sont liées à cette enquête.

Le mouvement précise que son "pôle de vigilance et d'écoute contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes" a été saisi  le 3 mars par cette femme anonymée. L'accusatrice a été auditionnée en interne le 14 mars dernier et ce pôle a rendu un rapport au comité électoral le lendemain, "tout en respectant la confidentialité".
Une délégation a ensuite rencontré Thomas Guénolé mais "il n'a pas été possible d'avoir d'autres échanges", ce dernier "ayant choisi de judiciariser la procédure et de saisir son avocat". La procédure est toujours en cours et aucune décision n'a encore été prise.
Thomas Guénolé nie farouchement ces accusations. Il a demandé à son avocat de prendre toutes les mesures "nécessaires" contre l'appareil central de la formation.

Présumé coupable par ses camarades, l'accusé défend son honneur

Résultat de recherche d'images pour "guénolé Melenchon"Le politologue évoque une cabale pour étouffer ses critiques sur le fonctionnement du mouvement. Guénolé a donc publié un communiqué au vitriol pour dénoncer les "méthodes staliniennes" utilisées par LFI. Jeudi, le politologue a annoncé entamer une procédure judiciaire à l'encontre de son parti, avant d'être écarté de la liste insoumise en vue des Européennes, qui se tiendront le 26 mai prochain. Le parti de Mélenchon a, quant à lui, reproché à son candidat aux européennes de vouloir régler des comptes.

Le politologue compagnon du parti politique d'extrême gauche dénonce la dérive autoritaire du parti. 
Après le divorce conflictuel entre Thomas Guénolé et la France insoumise jeudi, le politologue a été écarté de la liste LFI pour les élections Européennes, où il figurait en 14ème position, non éligible en l'état actuel des intentions de vote.
C'est l'ancien membre d'Europe Ecologie les Verts, Sergio Coronado, qui a comblé le vide. 
Guénolé, abandonné de tous

Résultat de recherche d'images pour "guénolé Aubry manon"
Il "s'est débarqué tout seul", a estimé vendredi Manon Aubry, une totalitaire, tête de liste LFI pour les Européennes. "Bien sûr il y a la présomption d'innocence", a rectifié cette dernière sur RTL, en faisant valoir que le comité électoral de LFI n'a "pas pris de décision" d'une exclusion de Thomas Guénolé de la liste, sur laquelle son nom n'apparaissait pourtant plus jeudi sur le site internet du mouvement.
Mais LFI est "une organisation féministe et nous prenons au sérieux l'ensemble des témoignages de jeunes femmes qui peuvent nous contacter et émettre des doutes ou raconter des histoires qui peuvent s'apparenter à du harcèlement", a-t-elle expliqué.

Alors qu'"une enquête est en cours en interne, il a pris les devants en faisant une instrumentalisation politique que je déplore. Ça me dégoûte; moi je ne fais pas de la politique pour ça", a asséné Manon Aubry. En réponse à la question de savoir si l'accusatrice de Thomas Guénolé a porté plainte en justice, elle a estimé que ce n'est pas à elle de donner cette information mais à la jeune femme de "choisir ce qu'elle fait de cette histoire". 

Mélenchon assure "tout ignorer de cette affaire".
Le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône s'est exprimé en fin de matinée sur Twitter. Le staline de LFI a affirmé qu'il "ignore tout dans cette affaire". "Je n'ai été informé ni de l'existence d'une procédure ni de ses évolutions. Les instances du mouvement ont fonctionné, elles n'avaient ni à m'informer ni à me saisir", a-t-il raconté. 


"Thomas Guénolé m'a affirmé son amitié et son soutien à de nombreuses reprises très récentes. Je suis stupéfait qu'il me mette en cause de cette façon", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Et d'ajouter: "Décidément, rien ne me sera épargné"...


dimanche 17 février 2019

Ces anti-racistes vertueux qui banalisent l'agression raciste contre Alain Finkielkraut

Des voix complaisantes minimisent l'agression raciste dont a été victime Alain Finkielkraut

Les classes politique et médiatique ont dû se positionner face à l'agression d'Alain Finkielkraut samedi à Paris.

Or, des centaines de messages relativisent la gravité et le caractère antisémite des insultes reçues samedi par l'académicien français de confession israélite à Paris 
Parmi les vertueux qui se disent contre les violences faites aux femmes, à l'homophobie ou la pollution, des personnes connues, de gauche, d'extrême gauche ou proches des milieux indigénistes anti-colonialistes, se sont révélées sur Twitter. Ils sont anti-racistes de façade, mais racistes au fond de leurs arrières-boutiques. 

Se croyant insoupçonnables à force de déclarations humanistes en tout genre et sur tous les sujets, ils se sont dévoilés, avouant un antisioniste dissimulant leur antisémitisme honteux. Leurs critiques adressées aux gouvernements Israéliens successifs, toutes tendances politiques confondues, ne sont que l'écume d'une haine anti-sioniste profonde pour la population d'Israël, et au-delà de tous les Juifs qui la composent, au Proche-Orient, comme en Europe ou en France

Ainsi, le socialiste Jean-Pierre Mignard, ex-intime du couple Royal-Hollande, Thomas Guénolémembre de La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon, Aude Lancelin, pseudo-élite des media (ex-directrice adjointe de la rédaction de Marianne (2011-2014, au temps de Maurice Szafran, grassement payé avant que ne coule le magazine) et de la rédaction de L'Obs (2014-2016), avant de rejoindre Le Média, site d'actualité satellite de LFI), ou Yassine Bellatar, humoriste franco-marocain protégé de Jean-Lus Hees, salarié de Siné hebdo et régulièrement accusé de sympathies islamistes (Collectif contre l'islamophobie en France, CCIF, et les Indivisibles), à l'occasion de la manifestation des Gilets jaunes du 16 février 2019
De même que "les néo-féministes sont les idiotes utiles des indigénistes", selon Fatiha Boudjahlat, nombre de "casseurs" infiltrés dans le mouvement des Gilets jaunes sont les idiots de l'islamo-gauchisme antisioniste venus des quartiers.

Le philosophe et académicien a reçu de très nombreux messages de soutien, mais des voix tendent à minimiser la portée des insultes scatologiques ou sexuelles ("sale merde", "tas de merde", "enculé"), avec des allusions religieuses ("Dieu va te punir") ou  politiques antisionistes ("peuple de merde") et pro-palestiniennes (le mot "Palestine" hurlé), ainsi que la promesse - tant ridiculisée -  du "grand remplacement" ("La France est à nous"), mais aussi des injonctions menaçantes ("Va te jeter dans le canal !") qui ont visé l'académicien, en plein 14e arrondissement de Paris, Boulevard de Montparnasse), ainsi que sur les réseaux sociaux. 
Yahoo Actu avait assourdi le son le 16, mais les agressions verbales commises avaient été restituées distinctement le 17... Leurs auteurs ne sont ni des Black bloc ou des antifa, ni des fachos ou des nazillons, mais des musulmans aussitôt classés intégristes ("salafistes", ou de simples, des adultes plutôt que des crétins d'ados.  

VOIR et ENTENDRE l'extrait qui met en évidence la menace islamo-gauchiste véhiculée par une partie de la "diversité", celle que le pouvoir et les media ont pris l'habitude de largement masquer sous le terme de "casseurs" 


Aux déclarations de personnages connues, s'ajoutent des centaines de tweets d'internautes anonymes, rodés au 'trolling' ou meutes téléguidées, principalement  d'extrême gauche ou des milieux indigénistes, pour estimer qu'Alain Finkielkraut serait "raciste" envers les musulmans et que l'«antisionisme» ne serait pas de l'antisémitisme. 


Alain Finkielkraut les a débusqués. 
Dans Le Parisien, le philosophe a lui-même expliqué que ses agresseurs "visaient avant tout [ses] liens et [ses] positions sur Israël et étaient un "mélange de gens des banlieues, de l'extrême gauche et peut-être aussi des soraliens" [suiveurs du polémiste antisémite Alain Soral]. "Ça m'étonnerait que ce soient des ‘Gilets jaunes' d'origine car je suis un des seuls intellectuels à avoir soutenu le mouvement à ses débuts", ajoutait le philosophe. 

Liste noire de ces déclarations polémiques de racistes médiatisés

Thomas Guénolé : "Alain Finkielkraut répand la haine de la France"

Résultat de recherche d'images pour "islamopsychose"Cadre chargé de la formation des militants au parti de Jean-Luc Mélenchon, le politologue de la France insoumise, Thomas Guénolé, a déclaré sur Twitter qu' "insulter [Alain Finkielkraut], comme insulter quiconque, est condamnable", mais qu'il ne va "certainement pas plaindre" le philosophe qui "répand la haine en France". Connu pour son concept d'"islamopsychose", dont le philosophe et académicien agressé serait, selon lui, l'un des transmetteurs, Thomas Guénolé a rédigé ce tweet dès samedi soir.



Pas d'injures, que des mensonges : Guénolé n'assume pas
● Négationnisme d'Aude Lancelin : la "fakenews", ça manquait !

La directrice de Le Média, journaliste d'extrême gauche, a également estimé sur Twitter - les réseaux sociaux ne sont pas seulement pourris par les "gueux" et les "factieux" -  qu'elle n'avait pas entendu l'expression "sale juif" - il n'est de pire sourde que celle qui ne veut pas entendre : cf: video ci-dessus -  et accusant le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, d'inventer un "nouveau mensonge gravissime pour faire monter la haine dans le pays". Scoop: l'extrême gauche n'est pas haineuse...

Si les expressions "barre-toi, sale sioniste de merde" [en écho à "La France est à nous!"], "grosse merde sioniste", "nous sommes le peuple", "Dieu va te punir", "la France elle est à nous" ou "sale race" sont celles que l'on entend le plus distinctement sur la vidéo, celle de "sale juif" n'a pas été entendue par Alain Finkielkraut lui-même, à chaud, lui qui était exposé à un groupe haineux prêt à le frapper.
D'autres, comme Mohamed Sifaoui, bureau exécutif de la LICRA, déclarent l'avoir entendue sur une vidéo.

Lancelin n'en démord pas:

Aude Lancelin persiste dans un second tweet, arguant que "les samedis et dimanches, les responsables politiques d'un pays au bord de la guerre civile depuis 3 mois n'ont rien de mieux à faire que de monter en épingle des fake news à base d'antisémitisme".

● "Finkielkraut doit être content. Il le cherchait", selon l'avocat Jean-Pierre Mignard

Engagé dans la campagne du candidat Emmanuel Macron en décembre 2016, maître Jean-Pierre Mignard a d'abord fait campagne pour Ségolène Royal (Désirs d'avenir, association au service de la candidate pour soutenir son action politique en marge du Parti socialiste) en 2006 a aussi suscité un tollé sur Twitter. Parrain de deux des 4 enfants du couple Royal-Hollande, il fut  le président du comité d'éthique de la campagne d'Emmanuel Macron, a déclaré qu'on "s'émeut sur les plateaux", mais que, "bon d'accord, [Alain Finkielkraut] n'a pas été, et heureusement frappé, ce qui aurait tout changé". "Là, il doit être content. Il le cherchait", dit-il du philosophe et académicien.

Dans d'autres tweets, Jean-Pierre Mignard a précisé sa pensée: "[Alain Finkielkraut] adore provoquer. Il jubile. Et il le fait avec courage d'ailleurs. Bref ce n'est pas un philosophe de consensus , c'est un apologue du conflit".
Et, à propos de la crise des Gilets jaunes, : "J'essaie de comprendre, c'est tout. Face à deux camps de lyncheurs [sous-entendu, les islamo-gauchistes ?] … chacun vomit sa haine sur l'autre. Sa haine de l'autre. Nous sommes revenus à des réflexes de classe les plus sommaires, et c'est bien cela qui m'effraie", insiste cet "apologue du conflit" qui, depuis la Seine-Saint-Denis où il fait ses affaires, combat l'antiracisme par le racisme.

Puis dimanche après-midi, l'avocat a dit regretter  ("avec courage d'ailleurs" ?) une "expression maladroite (et incomprise !)  au point de blesser": de même que les journalistes qui font de la provocation battent en retraite en prétendant ne pas prendre parti dans leurs questions partisanes, assurant qu'ils ne font que leur métier... 

● "Finkielkraut a tellement fait de mal", selon Yassine Bellatar


L'humoriste controversé, proche du président Macron et membre du "conseil des villes", structure informelle installée à l'Elysée, a lui aussi réagi sur Twitter en déclarant que "Finkielkraut a tellement fait de mal". Yassine Bellatar (ci-contre, apprécié de Macron) craint qu'à cause de l'agression d'Alain Finkielkraut, "durant une semaine voire plus, tous les médias parleront de cet acte pour faire l'amalgame entre musulmans et ces abrutis." Double-jeu d'islamo-gauchiste pratiquant la taqîya (taqiyya ou takia): mensonge et duplicité autorisés par le Coran, en milieu hostile. Evidemment personne ne sera en face pour expliquer le contraire et vous serez chez vous en train de chialer".
Durant une semaine voire plus, tous les médias parleront de cet acte pour faire l’amalgame entre musulmans et ces abrutis.
Évidemment personne ne sera en face pour expliquer le contraire et vous serez chez vous en train de chialer. a tellement fait de mal...

Dans un autre tweet, l'humoriste est revenu sur son tweet et a déploré un «manichéisme numérique»: "Finkielkraut a été le premier à me traiter d'islamiste avec toute une bande ... Pardonnerai-je? Jamais. Est-ce que par conséquent je souhaite qu'il subisse ce genre de choses? Jamais. Le combat est ailleurs et différent".

Alors pour info: a été le premier à me traiter d’islamiste avec toute une bande ... Pardonnerai je? Jamais.
Est ce que par conséquent je souhaite qu’il subisse ce genre de choses? Jamais.
Le combat est ailleurs et différent.
Votre manichéisme numérique vous rend fou



Alain Finkielkraut a désigné ses agresseurs comme proches du courant islamiste. 

"Il y en a un avec une légère barbe qui me dit “Dieu va te punir”, ça c'est la rhétorique islamiste", a expliqué le philosophe et académicien sur LCI.
Etse sentant découvert, Yassine Belattar réagit en victimisant ses frères, sans argumenter sur le fond  :
Écœuré comme prévu par le discours de ce matin sur @LCI passé de victime à accusateur des banlieues...
Ça va être une longue semaine...


Macron va-t-il bientôt proposer un siège d'académicien à ce philosophe-là ?

Chaque année depuis 2004 dans son rapport annuel, la Commission nationale consultative des droits de l'homme rappelle que les auteurs d'actes antisémites n'appartiennent plus, "dans leur très grande majorité, à des groupes influencés de façon notable par l'idéologie extrémiste de droite, mais aux milieux d'origine arabo-musulmane".

Apprécié de la gaucho-sphère, le 19 mai 2018, sur le plateau de l’émission de télé Salut les Terriens !, Bellatar a déclaré souhaiter rapatrier en France les djihadistes français binationaux prisonniers en Irak et en Syrie qu'il compare à des enfants qui "foutent le bordel à un anniversaire"... Humour indigéniste ?
Rappel pour la route: 
Sur deux vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on entend notamment : "sale sioniste de merde. Sale merde. Nique ta mère. Palestine. Homophobe de merde (...) La France, elle est à nous. Sale enculé. Espèce de raciste. Espèce de haineux. T'es un haineux et tu vas mourir. Tu vas aller en enfer. Dieu, il va te punir. Le peuple va te punir. Nous sommes le peuple. Tas de merde"...
Certains, à la France insoumise (LFI), à commencer par son leader Jean-Luc Mélenchon, refusent de condamner sans réserves l'agression du philosophe. Le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône a d'abord été mis en cause dimanche par la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour son absence de réaction. "C'est un naufrage, Jean-Luc Mélenchon", a-t-elle regretté, rappelant qu'il "a été républicain, il a été ministre [de Jospin], il a été sénateur, il a été élu européen".
Mélenchon ne participera pas à la "marche d'union contre l'antisémitisme", ce mardi. Mais, à la différence de Hollande et Sarkozy, le président Macron non plus... Jupiter craint la foule et se manifestera en milieu fermé, protégé, rue Geoffroy-l’Asnier, Paris IV, dans le quartier du Marais ! Il se fera déposer par un hélicoptère au mémorial de la Shoah dans l'après-midi, escorté de Ferrand et Larcher. 

lundi 4 décembre 2017

Mélenchon dénonce France 2, média "menteur" du service public

Mélenchon étrille 'L’Emission politique' 

Jean-Luc Mélenchon accuse France 2 de lui avoir tendu un "traquenard médiatique"

"Ici les journalistes Léa Salamé [présentatrice], François Lenglet et Nathalie Saint-Cricq  [la cheffe du service politique de France 2] ont abusé de leur autorité pour truquer des chiffres et mentir délibérément", a accusé lundi le chef de file de la France insoumise (LFI) sur son blog, à la date du 4 décembre, à la suite de son passage dans cette émission, le jeudi 30 novembre.
L'ancien candidat de l'extrême gauche éliminé au 1er tour de la présidentielle 2017 raconte d'abord par le menu sa prestation télévisuelle, un récit qu'il présente comme "l’unique moyen" dont il dispose "pour achever de transformer en une déroute morale dans le grand public ce traquenard une nouvelle fois organisé contre moi par France 2". D'après lui, les "bassesses", "tromperies" et "mensonges" qu'il dit avoir subis une fois sur le plateau constituent la preuve que l'émission s'est transformée en "règlement de compte entre une équipe de gens prête à toutes les mystifications pour frapper le principal opposant politique à ses employeurs." 'L’Emission politique' a remplacé 'Des paroles et des actes' animée par David Pujadas, à l'approche de la campagne présidentielle 2017.
 
Il dit son fait à la journaliste franco-libanaise, pour commencer. 
"Quand elle m’a pris à parti sur mon patrimoine de riche, moi le fils d’un postier et d’une institutrice, j’aurais pu lui en jeter de bien bonnes à la figure en matière de patrimoine et de famille," riposte le député des Bouches-du-Rhône, qui a très peu goûté les questions de la journaliste sur le sujet et la qualifie de "personne sans foi ni loi"

François Lenglet ne sort pas indemne de ses questions mezzo vocce.
Il doit quant à lui se justifier d'avoir "proféré deux mensonges en toute connaissance de cause", sur les impôts supplémentaires prévus par la France insoumise et la TVA des voitures. "Il ment sciemment. Il joue une comédie", dénonce Mélenchon.

La seule vue de Mme Saint-Cricq fait disjoncter Mélenchon
Au départ, la patronne de l'info cumule plusieurs handicaps, selon l'anti-libéral. La famille Saint-Cricq est l'un des deux actionnaires majoritaires du groupe Nouvelle République du Centre-Ouest, qui édite le journal du même nom, quelques autres titres de presse écrite, et possède 40 % des parts de la chaîne TV Tours Val de Loire. Son frère, Olivier Saint-Cricq, est à la tête du directoire du groupe. Et elle est aujourd'hui la compagne du journaliste Patrice Duhamel.
L'échange avait donc été très tendu sur le plateau. Dans son post de blog, le leader de gauche sort carrément le bazooka : "La séquence finale PS/UMP avec Saint-Cricq et son comparse [Jean-Baptiste Marteau] a été une plongée en apnée dans l’égout de la politicaille psycho-minaudante dont cette dame est la figure de proue." Jean-Luc Mélenchon voue une rancune tenace à la journaliste qu'il a longtemps fréquentée lorsque lui était au PS et qu'elle couvrait l'actualité de la rue de Solférino. "Madame Saint-Cricq n’étant pas le moindre problème du fait qu’elle ne comprend pas la moitié des sujets dont on discute [misogynie non larvée] et qu’elle gouverne avec cette hargne caractérielle qui est la signature des faibles, une équipe de gens tétanisés par ses foucades et humeurs", flagelle-t-il.
Elle est en effet responsable d'échanges organisés avec des non-journalistes ce qui est aussi bien vrai des autres chaînes de radio [France Info] ou de télévision [BFMTV] où l'identité des intervenants est masquée derrière des étiquettes génériques et floues d'"expert" ou de "spécialiste" sans référence à leurs engagements partisans. Mélenchon qualifie ces "rencontres avec les Français" de "supercherie où des guignols viennent jouer un rôle sous une fausse identité".
Jean-Luc Mélenchon fait référence à la manie qu'a France 2 de ne pas détailler le pedigree de certains invités en les présentant comme des Français lambda.

Les questions d'une invitée, Laurence Debray, sur les difficultés rencontrées au quotidien par les Vénézuéliens, ont fait s'exclamer le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône : "J‘en ai par-dessus la tête de ce genre de numéro. Chaque fois que je vais quelque part, je me tape 'Venezuela' ."
"Quel genre de 'dialogue' imaginer quand, sous couleur de 'Français de la société civile', on vous confronte à une illuminée comme cette madame Laurence Debray ?, interroge le sexagénaire, non sans raison, encore que l'exemple soit en l'occurrence mal choisi, si le patronyme n'évoque personne chez le "Chávez français". "J’aurais pu finir chacune de ses phrases à sa place".
Pas de questions qui fâchent pour Monsieur Mélenchon...

Le dominant des Insoumis déplore qu’il n’y ait "rien sauf le lourd appareil judiciaire et l’extrémité de la plainte en diffamation"

Il appelle donc à la création d’ "un tribunal professionnel" des media pour sanctionner symboliquement "les menteurs, les tricheurs, les enfumeurs”. Ce tribunal spécial pourrait être  saisi et aurait un pouvoir de sanction symbolique.
Le dominant de la gauche radicale évoque aussi le lancement d’une pétition en ce sens : ses réseaux n'ont pas assez de Twitter pour vilipender en meute déviants et  opposants. 
"Je vais donc lancer avec mes amis une pétition en ce sens. Une telle instance, m'a-t-on dit, existe en Belgique”, poursuit le député de Marseille, une référence au Conseil de déontologie journalistique créé en 2009 à Bruxelles.

Privé de la connaissance à l’avance des sujets qu’allait aborder François Lenglet, le spécialiste économique de France 2, Mélenchon s'est senti blessé par l'outrecuidance d'une invitée au nom pourtant célèbre, Laurence Debray, fille unique de l'intellectuel, ex-castriste et théoricien de la guérilla marxiste-léniniste, Régis Debray, 77 ans, et de l'historienne vénézuélienne et guérillera proche de Fidel Castro, Elizabeth Burgos, 76 ans. 
Il reproche à la filleule de l'actrice Simone Signoret de l'avoir interpellé sur la situation au Venezuelal'accusant de "réciter les éléments de langage de l’extrême droite vénézuélienne comme un piano mécanique".
L'extrémiste de gauche assassine sa contradictrice en la qualifiant de "personnage rongé de narcissisme, prenant en otage le nom et l'histoire de son père pour le salir en public". Elle se positionne en effet comme l’exact contraire de ce que sont ses parents. Cette contre-révolutionnaire qui se tenait en embuscade de Mélenchon est dans la contradiction politique et dans la controverse affective.

Le tribun de la gauche extrême s'insurge également contre sa confrontation-surprise avec des agriculteurs défendant l’usage du glyphosate.
Or, le conseil des gouvernements européens a tranché : le pesticide est encore autorisé pour cinq ans en Europe.

Venu pour "un super débat sur les deux doctrines économiques en présence”, 
l'extrémiste regrette le choix uniformément antagoniste d'autres intervenants, notamment cinq Jeunes agriculteurs (JA) favorables au glyphosate rencontrés dans une séquence reportage et des erreurs sur les chiffres du contre-budget proposé par les Insoumis.

La direction de l’information de France Télévisions s'est défendue. 
Elle "rejette fermement les accusations de 'guet apens' et de 'traquenard' et soutient pleinement l’équipe de l’Emission politique, dont certains membres ont fait l’objet d’attaques ad hominem"
La direction de l’information a en outre affirmé que Jean-Luc Mélenchon "a fait l’objet de la même préparation dans le cadre de l’émission que les autres invités qui l’ont précédé". 
Elle souligne d'ailleurs que le patron de la France insoumise "n’en est pas à sa première participation à l’Emission politique et a déjà été soumis aux mêmes séquences et au même traitement que les autres invités". 

La Société des journalistes de France 2 a jugé "indigne d‘un responsable politique" les propos du député et a défendu les journalistes de l’émission.
"La SDJ de France 2 apporte son soutien à Nathalie Saint-Cricq, Léa Salamé, et François Lenglet, cibles d'attaques odieuses et inacceptables de la part de Jean-Luc Mélenchon", a-t-elle déclaré sur Twitter.

Revenant longuement sur l’émission de jeudi soir, Mélenchon estime en revanche que les trois journalistes ont notamment "faussé l’identité de personnes convoquées sur le plateau pour incarner 'des Français moyens' " qui ont défendu les pesticides et des "voleurs du fisc". "Auprès de qui se plaindre ? Où faire redresser la situation ? Quelle sanction faire appliquer pour dissuader de recommencer ?", interroge-t-il.

De nombreux Insoumis ont saisi le CSA, dès vendredi 

Suite à l'émission pré-enregistrée mercredi, le politologue Thomas Guénolé, engagé à La France insoumise, a pris l’initiative de protester contre "la présentation malhonnête de l’information”", par France 2, "spontanément" suivi par un groupe de militants. 
Le CSA a confirmé lundi avoir reçu "plusieurs centaines" de signalements contre l’émission. 

Ils pointent deux des invités, jeudi : Pauline Laigneau annoncée comme une directrice de PME (créatrice de la bijouterie en ligne Gemmyo), 
et Laurence Debray, comme une historienne lambda de 41 ans, qui a toutefois travaillé comme trader au New York Stock Exchange, pour le Crédit lyonnais et HSBC, qui déteste Chávez et Mélenchon et s’est mariée avec un fils Servan-Schreiber, Emile, l'un des quatre garçons de Jean-Jacques (JJSS), le patron de presse  (L'Express) et ministre de Giscard, et qui est "conseil en intelligence collective".

La première proposait l'an dernier dans Le Point de "jeter aux orties le 'Code du travail', des prises de position qui n‘ont pas été explicitées, tandis que la seconde est décrite en septembre dans le JDD comme macroniste. 
 
Avec l'appui d’articles de presse, ils accusent la première d’être "ouvertement tenante d’une position ultra-libérale" et qualifient la seconde d’ "ex-banquière et macroniste"

Mélenchon n'est pas non plus un 'bleu' en matière de mensonge et de manipulation de l'opinion...


Mais, en même temps, il n'est pas responsable d'une chaîne publique d'information.