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vendredi 19 avril 2019

Thomas Guénolé rejeté de la liste La France Insoumise insoumise pour les Européennes

Le nom de l'accusé est jeté en pâture; l'identité de l'accusatrice est masquée

Ce proche de Mélenchon est accusé de harcèlement sexuel à LFI


Thomas Guénolé, invité de franceinfo le 18 avril 2019."La France insoumise" a annoncé que Thomas Guénolé a fait l'objet d'un signalement par une militante pour "harcèlement sexuel". 
Il figurait sur la liste LFI aux élections européennes, mais est désormais sous le coup d'une procédure interne après le témoignage d'une jeune femme dénonçant un comportement qu'elle juge "inapproprié". "Je ne me laisserai pas attaquer sans bouger (…). Vous avez-vous-même rappelé la gravité ahurissante des accusations qui ont été lancées contre moi, qui sont des accusations calomnieuses", a martelé Thomas Guénolé.
"Rendez-vous compte pour moi, pour ma femme, pour mes parents dont je porte le nom, vous annoncez : Thomas Guénolé, accusé de harcèlement sexuel. Il y a des gens qui nous écoutent, il y a des gens qui nous regardent et qui entendent cela. Il y a mon nom et il y a cette horreur." Thomas Guénolé (à franceinfo)
L'affaire devait rester en interne et ne pas fuiter.
Evoquant le "signalement d'une jeune femme dénonçant des faits pouvant s'apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé", le parti assure que le dossier est "en cours d'instruction" dans les instances du parti, le communiqué de LFI sous-entendant que les attaques formulées par le politologue sont liées à cette enquête.

Le mouvement précise que son "pôle de vigilance et d'écoute contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes" a été saisi  le 3 mars par cette femme anonymée. L'accusatrice a été auditionnée en interne le 14 mars dernier et ce pôle a rendu un rapport au comité électoral le lendemain, "tout en respectant la confidentialité".
Une délégation a ensuite rencontré Thomas Guénolé mais "il n'a pas été possible d'avoir d'autres échanges", ce dernier "ayant choisi de judiciariser la procédure et de saisir son avocat". La procédure est toujours en cours et aucune décision n'a encore été prise.
Thomas Guénolé nie farouchement ces accusations. Il a demandé à son avocat de prendre toutes les mesures "nécessaires" contre l'appareil central de la formation.

Présumé coupable par ses camarades, l'accusé défend son honneur

Résultat de recherche d'images pour "guénolé Melenchon"Le politologue évoque une cabale pour étouffer ses critiques sur le fonctionnement du mouvement. Guénolé a donc publié un communiqué au vitriol pour dénoncer les "méthodes staliniennes" utilisées par LFI. Jeudi, le politologue a annoncé entamer une procédure judiciaire à l'encontre de son parti, avant d'être écarté de la liste insoumise en vue des Européennes, qui se tiendront le 26 mai prochain. Le parti de Mélenchon a, quant à lui, reproché à son candidat aux européennes de vouloir régler des comptes.

Le politologue compagnon du parti politique d'extrême gauche dénonce la dérive autoritaire du parti. 
Après le divorce conflictuel entre Thomas Guénolé et la France insoumise jeudi, le politologue a été écarté de la liste LFI pour les élections Européennes, où il figurait en 14ème position, non éligible en l'état actuel des intentions de vote.
C'est l'ancien membre d'Europe Ecologie les Verts, Sergio Coronado, qui a comblé le vide. 
Guénolé, abandonné de tous

Résultat de recherche d'images pour "guénolé Aubry manon"
Il "s'est débarqué tout seul", a estimé vendredi Manon Aubry, une totalitaire, tête de liste LFI pour les Européennes. "Bien sûr il y a la présomption d'innocence", a rectifié cette dernière sur RTL, en faisant valoir que le comité électoral de LFI n'a "pas pris de décision" d'une exclusion de Thomas Guénolé de la liste, sur laquelle son nom n'apparaissait pourtant plus jeudi sur le site internet du mouvement.
Mais LFI est "une organisation féministe et nous prenons au sérieux l'ensemble des témoignages de jeunes femmes qui peuvent nous contacter et émettre des doutes ou raconter des histoires qui peuvent s'apparenter à du harcèlement", a-t-elle expliqué.

Alors qu'"une enquête est en cours en interne, il a pris les devants en faisant une instrumentalisation politique que je déplore. Ça me dégoûte; moi je ne fais pas de la politique pour ça", a asséné Manon Aubry. En réponse à la question de savoir si l'accusatrice de Thomas Guénolé a porté plainte en justice, elle a estimé que ce n'est pas à elle de donner cette information mais à la jeune femme de "choisir ce qu'elle fait de cette histoire". 

Mélenchon assure "tout ignorer de cette affaire".
Le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône s'est exprimé en fin de matinée sur Twitter. Le staline de LFI a affirmé qu'il "ignore tout dans cette affaire". "Je n'ai été informé ni de l'existence d'une procédure ni de ses évolutions. Les instances du mouvement ont fonctionné, elles n'avaient ni à m'informer ni à me saisir", a-t-il raconté. 


"Thomas Guénolé m'a affirmé son amitié et son soutien à de nombreuses reprises très récentes. Je suis stupéfait qu'il me mette en cause de cette façon", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Et d'ajouter: "Décidément, rien ne me sera épargné"...


samedi 21 octobre 2017

Accusé de viol, Tariq Ramadan nie et va porter plainte

Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans est accusé de viol, de harcèlement et d'intimidation.

Une ancienne collaboratrice se libère

L'accusatrice de 
l'islamologue et théologien suisse Tariq Ramadan 
est Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque. Elle l'accuse de viol et d'agressions sexuelles. 

Vendredi sur sa page Facebook, cette présidente de l'association Libératrices a déclaré avoir été "victime de quelque chose de très grave il y a plusieurs années", mais n'avoir pas alors voulu révéler le nom de son agresseur en raison de "menaces de sa part".

Vendredi, Henda Ayari, 40 ans,  a déposé une plainte  auprès du parquet de Rouen, dont relève le domicile de la plaignante. La plainte porte sur "des faits criminels de viol, agressions sexuelles, violences volontaires, harcèlement, intimidation", selon le document

T
ariq Ramadan "oppose un démenti formel à ces allégations"
Résultat de recherche d'images pour "Henda Ayari Tariq Ramadan"
a annoncé son avocat Me Yassine Bouzrou dans un communiqué, samedi. "Une plainte pour dénonciation calomnieuse sera transmise au procureur de la République de Rouen dès lundi", a-t-il précisé. 

Tariq Ramadan n'est pas un personnage de fiction

Résultat de recherche d'imagesDans son livre "J'ai choisi d'être libre", paru en novembre 2016 chez Flammarion, elle a décrit cet homme sous le nom de Zoubeyr, et rapporté un rendez-vous dans sa chambre d'hôtel à Paris où cet homme d'influence musulman venait de donner une conférence. 

Cet intellectuel suisse , petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, âgé de 55 ans, est professeur d'études islamiques contemporaines à l'université d'Oxford (Royaume-Uni). Relativement populaire auprès d'une partie des fidèles musulmans, il est aussi très contesté, notamment dans les milieux laïques, qui voient en lui le tenant d'un islam politique.

"Je le confirme aujourd'hui, le fameux Zoubeyr, c'est bien Tariq Ramadan", a écrit Henda Ayari sur Facebook, en plein débat autour du harcèlement sexuel dans la société.
Sur ce réseau social, l'écrivaine profère de graves accusations contre l'islamologueTariq Ramadan. 

Henda Ayari affirme que ce dernier l'a violée et menacée il y a quelques années. En utilisant le hashtag "Balance ton porc" , elle confie sur le réseau social:


Pour une  meilleure lisibilité :
"Je vais vraiment avoir besoin de soutien mes ami(e)s, car en balançant le nom de mon agresseur, qui n'est autre que Tariq Ramadan, je sais les risques que j'encours..."

Et d'ajouter: "J'ai gardé le silence depuis plusieurs années par peur des represailles car en le menaçant de porter plainte pour le viol dont j'ai été victime, il n'avait pas hésité à me menacer et à me dire également qu'on pourrait s’en prendre à mes enfants, j'ai eu peur et j'ai gardé le silence tout ce temps.
J'en ai tout de même parlé dans mon livre dans un chapitre entier en changeant son nom, pour ne pas être poursuivie en justice pour diffamation, mais aujourd'hui je ne peux plus garder ce secret trop lourd à porter, il est temps pour moi de dire la vérité."
"C'est très dur mais je me sens soulagée, j'ai ressenti le besoin de parler aussi pour toutes les autres victimes, J'espère vraiment que d'autres femmes victimes, comme moi, oseront parler, et dénoncer ce gourou pervers qui utilise la religion pour manipuler les femmes!

Et de poursuivre: "Je sais qu'il me tombera dessus avec son équipe d'avocats et ces nombreux soutiens, c'est pour cela que je vais vraiment avoir besoin de vous pour me soutenir ! Car je m’apprête à traverser une grosse tempête mais je ne compte plus me taire ni faire marcher arrière au nom de toutes les femmes victimes !", a-t-elle conclu.

vendredi 27 mai 2016

Le trotskiste Eric Cantona profère des accusations racistes contre le sélectionneur des Bleus

Ben Arfa réagit, Didier Deschamps porte plainte

Eric Cantona accuse Didier Deschamps de racisme
Cantona, n°7,  ne contrôle pas sa violence intérieure
Le 12 mai dernier sur TF1, Didier Deschamps dévoilait la liste des 23 joueurs sélectionnés à l'Euro 2016. Après l'affaire de la sex tape, Karim Benzema et Mathieu Valbuena n'ont pas été gardés. Hatem Ben Arfa, lui, devra se contenter de faire partie des huit réservistes, avec Alphonse Areola, Alexandre Lacazette, Morgan Schneiderlin, Kevin Gameiro, Djibril Sidibé, Adrien Rabiot et Samuel Umtiti à partir du 10 juin prochain, ce qui indigne Eric Cantona. 

Dans un entretien accordé au quotidien britannique de centre-gauche The Guardian, le violent s'est demandé si le sélectionneur a décidé de ne pas choisir ses deux joueurs préférés, Karim Benzema et Hatem Ben Arfa, qu'il considère comme "deux des meilleurs joueurs français" du fait de leurs origines. "Je ne suis pas surpris qu'il ait utilisé la situation de Benzema pour ne pas le prendre. [...] Ben Arfa est peut-être le meilleur joueur en France aujourd'hui, mais il a des origines. Je suis autorisé à m'interroger à propos de ça," a lâché Eric Cantona.

Reconverti dans le cinéma -parfois très dénudé, voire exhibitionniste (pour des raisons purement artistiques !)- le joueur s'est également livré à une recherche sur les propres origines de Didier Deschamps. Il déplore qu'aucun métissage ne soit détecté dans la famille de Didier Deschamps et lui en fait reproche, expliquant ses choix de sélectionneur du fait de ses propres origines "blondes".
Une attaque raciste anti-Blancs que les associations n'ont pas condamnée.

VOIR et ENTENDRE Eric Cantona agresser un supporter désageéable en tribune:

Le jugement de Cantona obscurci par son idéologie politique

L'ancien joueur a en effet commenté la mis sur la touche de Benzema en ces termes: "Surtout après que (Manuel) Valls a dit qu'il ne devrait pas jouer pour la France." Chacun est donc "autorisé à s'interroger" sur le part-pris idéologique du comédien, un proche du réalisateur britannique Ken Loach, dont le radicalisme politique, ses sympathies marxistes et ses prises de position publiques ont souvent créé la polémique au Royaume-Uni. 
Ainsi, en 2013, à la mort de l'ex-première ministre conservateur Margaret Thatcher, il demanda la privatisation de ses obsèques, en référence à sa politique libérale.

En 2014, Loach appela les internautes à contribuer à une souscription du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) du trotskiste Olivier Besancenot. 
Il souhaite également le boycottage des événements culturels israéliens, mais parraine en 2016 le Festival Ciné-Palestine à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, festival organisé en partenariat avec l’Institut du Monde Arabe de Paris (présidé par Jack Lang), parrainé par Loach, Bernie Bonvoisin (chanteur de Nanterre qui dénonça l'asile politique fourni par les autorités françaises à l'ayatollah Khomeini, hébergé avec son entourage chiite à Neauphle-le-Château, Yvelines, en 1978 et 1979, mais qui appela à voter Ségolène Royal en 2007), Rana Alamuddin, Elli Medeiros, Michel Khleifi (réalisateur palestinien, né dans une famille arabe israélienne de confession chrétienne orthodoxe et né d'un père communiste) et Mark Rylance (acteur britannique et soutien de l'association BDS, condamnée à plusieurs reprises en France et prônant le boycottage d'Israël et des produits israéliens dans le monde), exclusivement dédié à l’œuvre cinématographique palestinienne..
Le festival de Cannes a d'ailleurs distingué l'octogénaire pour "ses origines politiques", avec 13 sélections, sept prix cannois (ce qui en fait l'un des cinéastes les plus récompensés de l'histoire du festival), outre les deux palmes, trois Prix du jury, etc...

Hatem Ben Arfa, qualifié de "meilleur joueur" de France par Eric Cantona
Cantona, agresseur d'un supporter
(Crystal Palace, 25 janvier 1995)

"Deschamps, il a un nom très français", commente Cantona. "Peut-être qu'il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille n'est mélangé avec quelqu'un (...). Ben Arfa est peut-être le meilleur joueur en France aujourd'hui, mais il a des origines. Je suis autorisé à m'interroger à propos de ça", a-t-il lancé. 

Le sélectionneur serait-il raciste, selon lui ? "Peut-être non, peut-être oui.
(...) Benzema et Ben Arfa sont deux des meilleurs joueurs français et ne seront pas à l'Euro. Et pour sûr, Benzema et Ben Arfa ont des origines nord-africaines. Donc le débat est ouvert", a conclu Eric Cantona.

Autorisons-nous maintenant de nous pencher sur la famille de Cantona. 
Il s'est marié en 2007, en secondes noces, avec la comédienne Rachida Brakni née à Paris de parents algériens, qu'il a rencontrée sur le tournage d'un film de Thierry Binisti (auteur du long métrage Une bouteille dans la mer de Gaza, un film tourné en Israël-Palestine en 2010). Père de deux enfants aux prénoms chrétiens, Raphaël et Joséphine, issus de son premier mariage avec Isabelle Ferrer. De son union actuelle, en revanche, il a eu un fils prénommé Émir (2009) et une fille Selma (2013) qui portent des prénoms .

Autorisons-nous encore le signalement de son engagement politique personnel
En janvier 2012, l'ancien footballeur s'est associé à la Fondation Abbé-Pierre dans un coup d'éclat médiatique: dans une lettre publiée dans le journal Libération à destination des maires, il explique qu'il cherche à collecter 500 signatures d'élus. En réalité, il ne fait pas acte de candidature mais s'insère dans le débat comme sergent recruteur, afin de mobiliser les candidats sur la question du logement en France, ses 500 signatures qu'il recherche sont des signatures de politiques s'engageant pour la cause du logement.
En décembre 2010, un meeting d'inspiration identique "contre le logement cher" avait déjà été organisé par l'association Droit au logement (DAL) et la fondation Copernic (anti-libérale), rassemblant 1000 personnes au Théâtre du Rond-Point (théâtre subventionné et dirigé Jean-Michel Ribes (70 ans en 2016) depuis 14 ans à Paris. Des syndicats, des artistes, et trois candidats d'extrême gauche à l'élection présidentielle : Eva Joly (EELV), Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) et Philippe Poutou (NPA).

Connu pour ses délires, l'imprévisible ex-star de Manchester United avait créé un "buzz" inattendu en décembre 2010 en lançant sans prévenir un appel à "faire la révolution dans les banques" en retirant leur argent "tous ensemble". Bien qu'il pose à l'occasion pour BNP Paribas, Eric Cantona s'était rendu dans une agence bancaire de la ville voisine de Péronne, mais l'appel n'avait pas été suivi par les Français.

VOIR et ENTENDRE la méthode révolutionnaire assumée par le footballeur, en octobre 2010:


Le principal accusé, Didier Deschamps, a fait savoir qu'il va porter plainte pour diffamation contre Eric Cantona.
 

Hatem Ben Arfa n'a pas caché son étonnement. 
"Il a dit ça aujourd'hui ?", a demandé, jeudi, l'attaquant de l'OGC Nice, avant de lire l'entretien sur son smartphone. "Je lis qu'Eric Cantona dit que je suis un grand joueur et ça, c'est touchant. C'est énorme. Sur le reste, je n'entre pas là-dedans", a-t-il expliqué sagement, préférant se tenir loin du scandale raciste.

"Je vais lancer des actions au civil et au pénal pour faire sanctionner ces propos calomnieux et diffamatoires qui portent atteinte de façon inadmissible à l'intégrité de M. Deschamps", a annoncé Maître Carlos Brusa, son avocat 


jeudi 19 mai 2016

Valls accuse les services d'ordre des syndicats FO et CGT de violences contre la police

Manuel Valls ouvre les hostilités avec les syndicats

L
a "pertinence" des manifestations contre la réforme du Code du travail interpelle le chef du gouvernement
 

Les "pacifistes" de Nuit Debout sont de la fête
Jeudi, au lendemain de l'agression de deux policiers pris à parti dans leur voiture incendiée par des "antifa",   



Valls a dénoncé des 
violences sans rapport, selon lui, avec la contestation syndicale, 
alors que la CGT et FO estiment que "le match n'est pas fini," malgré la faiblesse des dernières mobilisations.

Une nouvelle journée d'action - manifestations, grèves, blocages, barrages... - est prévue ce jeudi en France 

La loi Valls agite les travailleurs et les partisans du dialogue qui se dressent contre le projet Valls de réforme du code du Travail porté par sa ministre-kamikaze du Travail, El Khomri. Adoptée sans vote  en première lecture la semaine dernière à l'Assemblée après le recours par le gouvernement à l'article 49.3 de la Constitution.

La circulation des trains, déjà entravée mercredi par une grève à la SNCF, et des avions au départ de l'aéroport d'Orly, près de Paris, reste perturbée.
En moyenne, 50% des liaisons TER et 40% des Intercités devaient être assurées, ainsi que deux TGV sur trois. En Ile-de-France, trois RER sur quatre et six Transilien sur dix devaient circuler. Dans l'aérien, 15% des vols sont annulés au départ d'Orly, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Les routiers ont de nouveau mené des blocages en régions, notamment des barrages filtrants dans la zone de Fos-sur-Mer et de Lavéra (Bouches-du-Rhône). En Gironde, une soixantaine de routiers bloquaient l'accès à la plate-forme logistique de Cdiscount (Groupe Casino), à Cestas.

Manuel Valls a accusé la CGT et FO d'"attiser les inquiétudes" avec des "contre-vérités"

"Nous ne pouvons tolérer ces barrages", a lancé le socialiste à propos notamment  de la rémunération des heures supplémentaires.

Le pouvoir mise sur un essoufflement du mouvement syndical
"Ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement dit rester droit dans ses bottes. Ça peut changer. Le match n'est pas fini", a répliqué sur France Inter, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO), qui continue de réclamer avec son homologue de la CGT le retrait de la réforme.

"Il faut que cette colère soit entendue par le président de la République qui a une posture de fermeté. Il faut absolument que les salariés continuent à protester", a dit Philippe Martinez (CGT) sur RFI. "La structure du texte reste inacceptable. Il faut reprendre à zéro", a-t-il insisté.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a vu un "essoufflement" des manifestations.
Il appelle les syndicats à "prendre leurs responsabilités" dans un climat de tension et de violences aigu, en raison de l'infiltration systématique, désormais, de soi-disant "casseurs" dans les cortèges, en fait des agitateurs politiques d'extrême gauche.
"Je ne vois pas quel est véritablement le but aujourd'hui" des manifestations, a raconté Valls.

Alors que des auditeurs le pressaient de prononcer l'interdiction des manifestations, il a répondu : "Ça ne peut pas être mon rôle; manifester est un droit constitutionnel".

"Jeunes" activistes trotskistes
"Je ne confonds pas ceux qui manifestent avec les casseurs", mais "je pense qu'il faut aujourd'hui que les syndicats (...) prennent leurs responsabilités", a-t-il poursuivi.

"Si à chaque manifestation il y a aujourd'hui des casseurs, on doit s'interroger sur la pertinence d'un certain nombre de ces manifestations", a-t-il dit après avoir évoqué l'agression de policiers mercredi à Paris en marge d'une manifestation de membres des forces de l'ordre contre la "haine anti-flic", amalgamée par les anarcho-révolutionnaires à la haine antifasciste.

Valls met en cause les services d'ordre des syndicats

Le Premier ministre a promis des "sanctions implacables" envers les contre-manifestants qui ont incendié une voiture de police et tenté de régler leur compte aux fonctionnaires.

Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, quatre hommes, dont trois avaient fait l'objet d'une interdiction de manifester, ont été interpellés et placés en garde à vue, mais cette interdiction de récidivistes identifiés comme violents a été cassée par la justice administrative.



Des listes noires, mais aucune dissolution de groupes 'antifa'
"Des listes de noms vont être de nouveau décidées pour empêcher encore une fois un certain nombre d'individus de se rendre à des manifestations", a dit Manuel Valls, en espérant que la justice administrative confirme "cette fois-ci" la mesure: une incitation claire du pouvoir exécutif sur le judiciaire.

A Rennes, la police a interpellé jeudi matin 19 "personnes" au visage dissimulés avec des cagoules dans plusieurs stations de métro de Rennes, alors qu'ils tentaient de dégrader des systèmes permettant aux rames automatiques de circuler.
Le 8 avril 2009, la gauche avait contesté la loi anti-cagoule, comme inadaptée à la protection de la vie.
Le député UMP Didier Julia avait déposé une proposition de loi visant à "interdire", comme en Allemagne, "le port de cagoules et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements". Cette initiative du député de Seine-et-Marne se justifiait par les violents incidents survenus à Strasbourg, en marge du sommet de l'OTAN, imputés à des membres encagoulés des "Black blocs". 
Terme provenant de la Stasi (service de police politique, de renseignements, d'espionnage et de contre-espionnage de la République démocratique allemande (RDA), le Black Bloc désigne autant une tactique de manifestation, qu'une forme d'action collective par des groupes d'anarchistes ou d'autonomes, cagoulés et vêtus de noir, s'attaquant aux symboles de l'État (la police) et de la société capitaliste (les agences bancaires). Pour justifier leurs interventions parfois violentes face à la mondialisation libérale, les militants anarcho-révolutionnaires soutiennent que le capitalisme est infiniment plus destructeur qu'aucune de leurs actions directes, récusant toute hiérarchie ou intermédiaire de personnalités politiques ou syndicales.
Le PS ne s'oppose pas à l'interdiction de la burqa, mais combattit la vidéosurveillance et ce qui devint  le "décret anti-cagoule" de François FillonL'interdiction de dissimuler volontairement son visage lors d'une manifestation publique a été officialisée le samedi 20 juin, avec la publication d'un décret du premier ministre au Journal officiel. Le texte punit d'une amende maximale de 1.500 euros "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public". Ce décret prévoit une amende de 3.000 euros en cas de récidive.Il ne restait plus à l'Etat-PS qu'à appliquer la réglementation...
A Nantes, la préfecture de police a décidé dès mercredi d'interdire la manifestation de jeudi après de nombreux épisodes de violence lors des défilés contre la loi Travail.

Manuel Valls pointe les services d'ordre des syndicats

Il reproche aux nervis de la CGT et de FO qui se sont faits prendre


Ils ont en effet créé la polémique en s'armant de battes ou de manches de pioche lors des récents rassemblements. Il souhaite qu'ils prennent "avec le soutien de la police, toutes les mesures pour empêcher ces casseurs de se mêler à la foule des manifestants".


Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) ont joué le double-jeu en exprimant leur inquiétude face aux violences, dont leurs gros bras se sont rendus coupables, et ont en même temps interpellé l'Etat. Ainsi le dirigeant de la CGT a retourné au gouvernement une phrase toute faite dont il abuse depuis plusieurs semaines: "le service d'ordre prendra ses responsabilités". "En même temps, on voit bien du côté des forces de l'ordre des choses qui ne vont pas. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. C'est en marge des cortèges qu'il y a des problèmes."

mercredi 27 avril 2016

Dopage: Nadal porte plainte contre Bachelot

Pourquoi Rafael Nadal porte plainte pour diffamation contre l'ex-ministre des Sports

L'Espagnol dénonce fermement les accusations de cette proche de Fillon
Le champion veut défendre son image. "On sait que la fameuse blessure de Rafael Nadal quand il a été arrêté sept mois est certainement due à un contrôle positif". Par ses termes, Roselyne Bachelot s'était montrée extrêmement imprudente et avait accusé Rafael Nadal de dopage en mars dernier. 


L'ancienne ministre des Sports et actuelle chroniqueuse sur D8 avait pris l'exemple de l'Espagnol pour dénoncer une sorte de généralité dans le monde du tennis : "Quand tu vois un joueur de tennis qui s'arrête pendant des mois, c'est qu'il a été contrôlé positif. Pas à chaque fois mais très souvent". 


Des propos que Rafael Nadal n'a pas acceptés. Lundi 25 avril, l'ancien numéro 1 mondial a déclaré avoir déposé une plainte en diffamation visant Roselyne Bachelot. Une action en justice pour "défendre son intégrité et son image". "Par cet acte, je prétends non seulement défendre mon intégrité et mon image en tant que sportif mais aussi les valeurs que j'ai défendues tout au long de ma carrière", a écrit dans un communiqué l'Espagnol qui a remporté 9 fois Roland-Garros.

Mais l'Espagnol veut également mettre fin à une certaine forme d'immunité. 

"Je souhaite éviter qu'une personne publique puisse lancer, par voie médiatique, des accusations injurieuses contre un athlète sans preuve ni fondement, sans que cela reste impuni", explique-t-il alors que les éventuels dommages et intérêts qui lui seront alloués seront intégralement reversés à une ONG ou une fondation en France.


dimanche 6 avril 2014

La France détourne le regard des commémorations du génocide rwandais

La France annule sa participation aux commémorations du 20e anniversaire du génocide rwandais

Le président Paul Kagame l'accuse en effet d'avoir participé aux massacres.
Le président rwandais Paul Kagame a accusé la France de "participation" à l'"exécution" du génocide de 1994. [AP Photo/Carl Court - Keystone]
Le président Kagame a accusé la France 
de "participation" à l'"exécution" 
du génocide de 1994
"La France est surprise par les récentes accusations portées à son encontre par le président du Rwanda" qui "sont en contradiction avec le processus de dialogue et de réconciliation engagé depuis plusieurs années entre nos deux pays", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay.
"Dans ces conditions, Christane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice ne se rendra pas ce lundi à Kigali", a-t-il ajouté, alors que la ministre avait été désignée par François Hollande pour représenter la France aux cérémonies. "La France regrette de ne pouvoir prendre part aux commémorations du vingtième anniversaire du génocide, car elle tient à s'incliner devant la mémoire des victimes et à s'associer au deuil des familles et du peuple rwandais", déclare également le Quai d'Orsay.

"Participation" européenne au génocide

Dans un entretien à paraître dimanche dans l'hebdomadaire Jeune Afrique, le président rwandais Paul Kagame accuse la France de "participation" à l'"exécution" du génocide de 1994, qui a fait 800.000 morts, principalement tutsi.Les accusations du président Kagame, ancien chef de la rébellion tutsi à la tête du Rwanda depuis 1994, reprennent celles déjà formulées par Kigali à plusieurs reprises et notamment en août 2008 à l'occasion de la publication du rapport de la commission d'enquête rwandaise sur le rôle supposé de la France dans le génocide.
Evoquant la question des responsabilités sur le site d'information africaine, le président rwandais dénonce le "rôle direct de la Belgique et de la France dans la préparation politique du génocide et la participation de cette dernière à son exécution même".

Il accuse les soldats français de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, déployée en juin 1994 sous mandat de l'ONU dans le sud du pays, d'avoir été " complices certes", mais aussi "acteurs" des massacres. Ces accusations ont été maintes fois démenties par Paris.
En 2008, la commission d'enquête avait déjà évoqué l'affaire du village de Bisesero, où jusqu'à 50.000 Tutsis avaient trouvé refuge. Elle avait accusé l'armée française "d'avoir retardé sciemment de trois jours le sauvetage de près de 2.000 survivants, afin de laisser le temps aux tueurs de les achever".

Ces accusations ont été maintes fois démenties par Paris. 
Dans une première réaction, la présidence française avait jugé samedi que les nouvelles déclarations de Paul Kagame ne vont "pas dans le sens de l'apaisement."

Le site Mediapart accuse le "génocidaire au Congo", Paul Kagamé, de faire du "génocide rwandais son fonds de commerce. "Paul Kagamé, le Nazi africain, le "Kapita" des pillards Anglo-Saxons, a tué plus qu'Adolphe Hitler en seconde guerre mondiale," y lit-on... Et d'interroger: "Avec quels moyens, Paul Kagamé a reconstruit le Rwanda ? Si ce n'est par le pillage organisé des ressources de la République démocratique du Congo." (lien)

La Belgique n'a pas annulé sa participation aux commémorations.
Egalement accusée par le président rwandais d'avoir joué un "rôle direct" dans le Rwanda, la Belgique ne changera pourtant pas de programme. "Je comprends la réaction française, puisque la France est accusée d'avoir participé activement au génocide y compris sur le plan militaire", a réagi ce dimanche le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, interrogé par la radio-télévision publique francophone RTBF. 

"C'est un vieux débat. Paul Kagame parle de préparation politique au génocide (...) Tout cela a été examiné en long et en large par une commission d'enquête en Belgique et à l'époque les conclusions étaient très claires: la préparation du génocide est due à des groupes extrémistes au Rwanda même", a-t-il rappelé."
"Il n'y a aucun changement dans le programme. Nous verrons sur place les déclarations et les propos exacts qui auront été tenus à l'occasion des commémorations. Mais en ce qui me concerne je souhaite vraiment être sur place à Kigali car c'est la seule façon de vraiment rendre hommage aux victimes, notamment les paras belges", a insisté le ministre. "C'est ça le sens de notre démarche. Nous n'allons pas rendre hommage à un gouvernement rwandais actuel", a-t-il ajouté.

samedi 19 janvier 2013

Jack Lang entendu sur les accusations de pédophilie

Socialiste protégé de la justice et des media

Une audition "ultra-discrète" 

Suite aux accusations lancées par Luc Ferry, l'ancien ministre de la Culture,  Jack Lang a été auditionné comme témoin.

L'ex-ministre de la Culture s'est expliqué en novembre dernier devant la Brigade de protection des mineurs de la police parisienne, apprend-on de RTL, deux mois plus tard

L'entretien avait été réalisé dans le cadre de l'enquête sur les propos de Luc Ferry, qui avait alors affirmé sur le plateau du Grand journal de Canal+ qu'un "ancien ministre" s'était fait "poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons" au Maroc.

Luc Ferry affirme que " les plus hautes autorités de l’Etat ", notamment le Premier ministre (que l’on imagine être Jean-Pierre Raffarin) lui ont confirmé cette arrestation et la libération en toute discrétion (orchestrée par l’Elysée).   


VOIR et ENTENDRE la séquence qui suscita une réaction révélatrice de Alain Duhamel  lui répondant qu’il était " mauvaise Lang ":

Ministre pédophile : réaction aux propos de Ferry par BFMTV



Interrogé par RTL, l'ancien ministre de l'Education nationale, Jack Lang, qui - ironie de "Monsieur P'tite Blague" à l'Elysée - s'apprête à prendre les rênes de l'Institut du monde arabe, dit n'être au courant de rien et parle "[d'] histoire à dormir debout". 


Luc Ferry n'a jamais précisé l
e nom du ministre évoqué
 et l'affaire a été classée sans suites.
Les soupçons s'étaient toutefois immédiatement portés sur Jack Lang.

Ferry évoque en fait
un encadré publié fin mai 2011 dans Le Figaro Magazine, au coeur du dossier consacré au silence de la presse et des politiques sur les affaires de vie privée.


De son côté, Jean-Pierre Raffarin qui s'est senti obligé de réagir, écrit sur son blog: "Je découvre les propos de Luc Ferry. J'ignore totalement à quels éventuels événements il fait référence. En ce qui me concerne, je n'ai jamais été saisi, de près ou de loin, d'informations de cette nature", a indiqué l'ancien Premier ministre.


Le milieu médiatique vole au secours de l'ancien ministre de la Culture

L'Express souligne aussitôt que, malgré l'encombrement des tribunaux, "moins de 48 heures après l'évocation de Luc Ferry, le procureur de la République, Jean-Claude Marin, a demandé à la brigade des mineurs d'ouvrir une enquête préliminaire. Luc Ferry a bien tenté d'éteindre la polémique sur LCI, rappelant de nouveau qu'il fait seulement état de ce qui se dit et se répète sans preuve de manière insistante. "Si j'en avais eu une, j'aurais évidemment saisi la justice", nuança-t-il, après avoir indiqué: "Je sais que l'histoire est vraie". 

Luc Ferry affirma ensuite ne rien regretter, déplorant au passage que le microcosme médiatique "navigue trop souvent entre deux reproches: l'omerta, la loi du silence et de l'autre coté la délation et la diffamation."

Lien PaSiDupes -  " Pédophilie: la rumeur autocensurée par Mediapart et le Canard : Quand, à gauche, ça ne veut pas fuiter !"

Une certaine presse fait front derrière Lang 

On s'est trompé: les accusations de Luc Ferry ne visaient pas Jack Lang, mais alors "pas du tout". Risquaient pas !

C'est ce que certifie Jean-François Kahn à Arrêt sur images, comme il a pris la défense de Dominique Strauss-Kahn: troussage, oui, mais déculottage, surtout pas...

Il n'aurait plus manqué que Daniel Cohn-Bendit témoignât à son tour des "bonnes" moeurs de D'Jack
Liens PaSiDupes - " Une certaine pédophilie ", par Cohn Bendit : Un détail de l'histoire de Dany-le-Rouge
Et aussi - " Daniel Cohn-Bendit juge minable l'attaque de Hamon sur Mitterrand : Les socialistes vertueux et la variante sexuelle du délit de faciès

Canal+ donna la parole à la défense en invitant - sur le plateau du Grand Journal- le co-fondateur de Marianne, pour garantir que Luc Ferry l'aurait mis dans la confidence après l'émission : "Ce n'est pas Jack Lang". Pourtant, lorsqu'il s'est confié à l'express.fr, Luc Ferry a indiqué qu'il avait entendu parler de ces dérapages à l'époque où lui-même était ministre, c'est-à-dire entre 2002 et 2004. Sur LCI, il a ajouté que cette présumée affaire de pédophilie était "antérieure" à cette période. 

Réponse du berger au petit pâtre
D'autres voix, anonymes et en coulisse, soufflent un autre nom. "Lorsque j'ai entendu la déclaration de Luc Ferry, j'ai tout de suite pensé à un ministre de droite, qui avait réalisé une sortie sportive au Maroc en 2005", précisait même une ancienne ministre à lexpress.fr. Mais ni les faits, ni la chronologie de cette autre rumeur ne concordent avec la version avancée par Luc Ferry... Bien tenté !


Le zélé Guy Birenbaum (qu'on ne peut soupçonner de sympathies pour l'UMP) n'avait pas manqué de gazouiller aussi sec.



Lire toutefois:


Pédophilie: un secret d'Etat autocensuré par la presse (Ministre pédophile : Yves Bertrand, patron des RG, et l’Express, l’avaient révélé, avant Luc Ferry !)