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vendredi 3 avril 2020

Coronavirus: pour 71% des Français, Macron ne dit pas "toute la vérité"

La défiance envers le gouvernement atteint un niveau alarmant pour l'exécutif

L'enquête YouGov effectuée entre le 30 et le 31 mars pour le HuffPost contredit celle de l'IFOP 

Mémo : Jour 16 COVID-19, « ne pas porter de masque, la grande ...Les entreprises de sondages ne pratiquent ni confinement, ni trêve pendant la guerre contre le coronavirus. L'IFOP a-t-il voulu riposter à YouGouv en prétendant le lendemain et contre toute vraisemblance que "la cote de popularité de Macron connaît une forte hausse en pleine crise" : "46% des Français jugent positivement l'action du chef de l'Etat, soit une hausse de 13 points en un mois. Un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis février 2018, commente Le Figaro, le 1er avril...  Le sondage Ifop Fiducial pour Paris Match (groupe Lagardère) et Sud Radio (filiale de Fiducial Medias) - qui partagent des intérêts communs - diffusé mardi ressemble fort à une contre-attaque politicienne
En France, le HuffPost est un site fusionné avec un autre, l'indigent Le Post (où le détracteur professionnel Bruno Roger-Petit faisait figure de plume: en mal de cireur de pompes, Macron en fit un conseiller et porte-parole fugitifs de la présidence entre 29 août 2017 et le 30 septembre de la même année). Bâton merdeux de la presse, ce site participatif contrôlé par le journal Le Monde, version plus critique du pouvoir, mourut de bêtise et de méchanceté en 2009.


Un flouteur pro ne s'improvise pas sincère du jour au lendemain

des nouvelles du front » “Coronavirus : Mise au point et bilan ...
Le gouvernement affiche une volonté soudaine et suspecte de transparence, par le biais de chiffres jugés trafiqués, multipliant les prises de parole pour essayer de s'attirer la confiance des Français, publiant quotidiennement la litanie macabre du nombre des victimes du jour, un suivi de la progression de l’épidémie de coronavirus (mais les morts des Ehpad n'étaient pas comptabilisés et ne le sont toujours pas en totalité), mais s’inspirant de ce qui se fait chez ses partenaires européens, dans un esprit à la fois polémique, en affirmant que les voisins font moins bien, et louangeur, en suggérant que nul ne peut faire mieux.

La défiance envers la parole de l’exécutif reste très forte, selon une étude réalisée par YouGov pour Le HuffPost, et ce, malgré la stratégie déployéeEffectuée entre le 30 et le 31 mars, elle réduit à néant celle de l'IFOP, indiquant que 71% des Français répondent “non” à la question "pensez-vous que le gouvernement a dit toute la vérité sur l’épidémie de coronavirus. Les margoulins de la com' élyséenne en gros sabots - en même temps que les media soumis et prescripteurs d'enquêtes - a échoué dans sa manipulation de l'opinion.
Un chiffre qui monte à 92% chez les sympathisants du Rassemblement national, accusés de perméabilité à la rhétorique du "mensonge d’Etat" martelée depuis le début de la crise sanitaire par la présidente du parti, Marine Le Pen. A lire le HuffPost, il semblerait que les sympathisants LFI de Jean-Luc Mélenchon - qui ne sont pas mentionnés - ne seraient pas soupçonneux... 
Faut-il informer le HuffPost (et Le Monde), le site trotskiste révolutionnaire Mediapart (ci-dessous) titre pareillement sur un "mensonge d'Etat", sans pour autant être moqué et accusé de complotisme ? 

Autre chiffre qui a de quoi interpeller l’exécutif: 67% des sondés estiment “que le gouvernement a dissimulé l’ampleur de la crise”. Là encore, ce sont les électeurs du RN qui expriment le plus ouvertement leur défiance, puisqu’ils sont 89% à l’affirmer. Qu'il s'agisse de la dissimulation de la vérité et de l'ampleur de la crise, le FN, à lui seul, ne monopolise pas les 71% de suspicion. 
 
Des errances qui se paient cash

❗️𝙴𝚗𝙼𝚘𝚍𝚎𝙼𝚊𝚌𝚊𝚛𝚘𝚗™️❗️ (@EnModeMacaron) | TwitterLa filiale du journal Le Monde communique son incrédulité en s'interrogeant: "il est difficile d’établir avec certitude les raisons ayant conduit à un tel niveau de soupçon en insincérité. Elle s'autorise de privilégier certains éléments liés à la crise et, selon elle, utiles à la lecture de ces résultats. En premier lieu, éludant le sujet de la sincérité du chef de l'Etat, ce que le HuffPost appelle "les couacs de la communication gouvernementale" (et plus précisément les propos parfois  contradictoires [d'un ministre à l'autre ou le même, tels Blanquer ou Le Maire, entre le matin et l'après-midi] expliquent amplement la défiance populaire grandissante envers un pouvoir de néophytes prétentieux mais inappropriés à la tâche au-dessus de leurs moyens qui leur est confiée, faute de partisans de qualité, brillants plus par leur langage et leur aplomb que par leurs compétences personnelles et leur expérience acquise. Les Français savent reconnaître un bon boulanger et repérer un margoulin. En trois ans, Macron n'a pas même réussi  à faire illusion. Ses équipes pouvaient-elles faire mieux que leur modèle ? Ni l'un, ni les autres n'ont réussi à tisser une relation de confiance avec leurs concitoyens, ni sur ce sujet très anxiogène, ni sur aucun.

https://www.bastamag.net/IMG/arton7691.jpg?1582535218Aussi, les propos accablants d’Agnès Buzyn au Monde ont renforcé la conviction que ce président a non seulement "minimisé" le risque d'épidémie, mais favorisé son développement par son incurie, depuis huit ans, comme secrétaire général adjoint du cabinet du président Hollande, puis ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique en 2014 et auteur de la loi une loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite "loi Macron", d'inspiration néo-libérale, en 2015.
politi 
En 2016, la candidat Macron souhaitait "une Europe qui développe nos emplois et nos entreprises", et les Français lui ont fait confiance, mais sur ce sujet comme sur tant d’autres, dont la délocalisation, c’est raté! BIC a pris ses cliques et ses claques pour se délocaliser en Tunisie.Idem pour la fabrication de masques chirurgicaux ou même de gel hydroalcoolique. Aujourd'hui, 20 Minutes parle d'une "France face à un défi industriel"... Et de citer l'Elysée, à propos de la visite présidentielle, mardi matin, de l’usine de masques FFP2 et chirurgicaux Kolmi-Hopen, une PME en périphérie d’Angers : "le chef de l’Etat veut "montrer la mobilisation exceptionnelle de notre industrie pour faire face aux besoins liés à la crise du Covid-19" !
A Plaintel, dans les Côtes d’Armor, des millions de masques étaient fabriqués chaque année jusqu’à la fermeture du site par l'Américain Honeywell,  en 2018. En 2009, la société de fabrication de chapeaux fondée par Louis Giffard avait répondu à l’appel de
la ministre de la Santé Roselyne Bachelot quand cette dernière avait commandé des millions de masques pour lutter contre la grippe aviaire. La capacité de production était alors montée à 200 millions de pièces par an, avant une chute vertigineuse ayant conduit à la fermeture en septembre 2018.
A la mi-mars, l’un des quatre fabricants de masques chirurgicaux et FFP2 - équipés d’un dispositif de filtration - se trouve en Occitanie, à Labarthe-sur-Lèze, au sud de Toulouse. Il s’agit de Paul Boyé qui produit habituellement des uniformes et des tenues de combat pour l’armée et la gendarmerie. Et le groupe cherche à recruter pour fabriquer plus de masques. La main-d’œuvre est toujours là et la promesse du candidat Macron de relocaliser la production pourrait être tenue.
Outre ces errances de gouvernance et de communication qui se paient cash, d’autres études menées ces derniers jours montrent que la crise du sanitaire s’accompagne d’une crise de confiance envers les autorités, favorisant ainsi les études et autres enquêtes visant à dissimuler la rancoeur de l'électorat de Macron. Enfin, ces chiffres sont à mettre en parallèle avec ce sondage réalisé il y a quelques jours pour Le HuffPost, montrant qu’une majorité de Français juge que le gouvernement gère mal l’épidémie.

La défiance est très clairement dirigée contre le gouvernement.
Les oppositions n'en profitent pas : à la méfiance se mêlent la crainte et la colère. En effet, si 49% des sondés comprennent que les membres de l’opposition  critiquent  l’impréparation du gouvernement - d'ailleurs avec beaucoup de retenue - , ils seraient 40% à ne pas lui jeter la pierre : attendent-ils la sortie de crise sanitaire? Car, après le temps du rassemblement contre la menaceil ne faut pas préjuger de la sanction populaire à venir.

Sondage réalisé en ligne les 30 et 31 mars sur un échantillon représentatif de 1.020 Français de 18 ans et plus.

dimanche 7 juillet 2019

Schiappa veut lancer un "Grenelle des violences conjugales"

Le "Grand" débat national fait des petits ? En modèle réduit pour les sous-fifres

Vers de nouveaux "Monologues du vagin" ?
 
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Sous la pression d'associations, le gouvernement va lancer un "Grenelle des violences conjugales" en septembre, annonce Marlène Schiappa, le 7 juillet. Cerise sur le vagin, Brigitte Macron s'engagera personnellement dans l'ouverture du dossier, assure la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les genres.

Environ 2.000 personnes, selon les organisateurs, 1.200, d'après la police, se sont en effet rassemblées samedi place de la République pour exiger des mesures immédiates contre les féminicides, à l'appel d'un collectif de familles et proches de victimes qui, dans une tribune, avait exigé du gouvernement un "Grenelle des violences faites aux femmes".

L'objectif est d'interpeller toute la société et d'enrayer le phénomène des féminicides. Selon ce collectif, 74 femmes ont été tuées par leur compagnon ou leur ex-compagnon depuis le début de l'année, sans distinction d'origine ethnique, puisque c'est tabou.  
"Nous lançons autour du Grenelle une mobilisation nationale avec une grande consultation citoyenne et une campagne", précise la secrétaire d'Etat.

La République n'a "pas su (...) protéger" les victimes de meurtres commis par des conjoints ou anciens compagnons, a reconnu Macron samedi soir dans un message sur Facebook, égrenant les prénoms d'une cinquantaine de femmes. "La violence qui vous a coûté la vie nous écœure, nous révolte", assure le récupérateur du mouvement actuellement lourdement médiatisé. 

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Le "Grenelle contre les violences conjugales", qui sera introduit par Edouard Philippe, un boxeur, "et réunira les ministres concernés, acteurs de terrain, services publics, associations, familles de victimes", s'ouvrira le 3 septembre, "le 3/9/19, en écho au numéro 3919", la ligne téléphonique consacrée aux femmes victimes de violences, souligne l'ex-blogueuse Marlène Schiappa.

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Marlène Schiappa s'adressera jeudi "à l'ensemble des préfets de France pour les mobiliser," annonce-t-elle dans son entretien avec le JDD. "Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'Etat [les hommes et les femmes] pour avancer. 
Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", précise la secrétaire d'Etat, une orfèvre en actions à petits frais sans lendemains. A cette date, deux années plus tôt, en 2017, Emmanuel Macron avait érigé l'égalité femmes-hommes en "grande cause du quinquennat".

Depuis, "le gouvernement agit sans relâche", n'hésite pas à affirmer Marlène Schiappa face aux critiques, puisque 74 victimes sont à déplorer en six mois, après deux années pleines de macronisme. Et de citer le lancement d'une plateforme de signalement, le "recrutement de 73 psychologues - si encore ils ne sont pas redéployés - dans les commissariats" où exercent pourtant des femmes, l'augmentation des moyens du standard 3919 "pour donner un objectif de réponse à 100%" des appels. "Et l'inspection générale de la justice a été saisie le 21 juin" pour enquêter sur d'éventuels dysfonctionnements, rappelle-t-elle.

Alors que les Gilets jaunes réclament un Grenelle social

Résultat de recherche d'images pour "affiche Monologues du vagin Muriel Robin, Anne Le Nen et Carole Bouquet"
Muriel Robin et sa femme, Anne Le Nen, au centre,
avec Carole Bouquet à la chandelle
Si l'on prend en compte les couples officiels comme les non-officiels (du mariage à la relation épisodique), 130 femmes sont mortes en 2017 en France, tuées par leur conjoint ou ex, contre 123 en 2016, selon les dernières données du ministère de l'Intérieur.
Le Grenelle doit permettre de "construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain", raconte l'intarissable sous-ministre. Pour autant, "il ne suffit pas de signer un chèque pour qu'il n'y ait plus de féminicides", prévient la secrétaire d'Etat, sous la dictée du collectif. Elle prend l'exemple des "téléphones grave danger", remis pour six mois aux femmes menacées: "880 sont financés par l'Etat, seuls 302 sont actifs ! Les autres dorment dans un placard quelque part, faute de décisions de justice"
Le brushing de Nicole Belloubet en est tout ébouriffé...

18 avocates de la 'Fédération nationale Solidarité Femmes' (FNSF)dénoncent de leur côté "les carences du système judiciaire", dans une tribune également publiée par le JDD. Gestionnaires du 3919, elles regrettent que le parcours des victimes s'apparente toujours à "un parcours de combattante".

samedi 14 octobre 2017

Rafael Nadal réclame 100.000 euros à Roselyne Bachelot

Rafael Nadal a poursuivi l'ancienne ministre des sports Roselyne Bachelot en diffamation. 

Le sportif espagnol demande réparation de l'accusation de dopage


Justice : Cent mille euros demandés par Rafael Nadal à Roselyne BachelotAu  tennis, les balles liftées coûtent cher : 100.000 euros de dommages et intérêts demandés vendredi en justice. La chroniqueuse avait fait l'intéressante  dans une émission de télévision l'année dernière en se joignant à la meute qui tracasse le joueur de tennis sur des soupçons de dopage.


Résultat de recherche d'images pour "Bachelot Nadal"En mars 2016, alors chroniqueuse sur la chaîne C8, Roselyne Bachelot avait accusé Rafael Nadal d'avoir prétexté une blessure pour dissimuler un contrôle antidopage positif. Sur la base de la longue absence du sportif en 2012, l'ancienne ministre de la Santé et des Sports (2007-2010) avait affirmé qu' "on sait que la fameuse blessure de Rafael Nadal, quand il a été arrêté sept mois, est certainement due à un contrôle positif ". 

Pour l'avocat du joueur, Me Patrick Maisonneuve, "ces propos auraient pu avoir des conséquences importantes en ce qui concerne les sponsors actuels ou à venir de Rafael Nadal".

"Ces accusations commencent à me fatiguer," gronde Nadal

Résultat de recherche d'images pour "tendon genou nadal"Maître Maisonneuve souligne que le dossier fait état d'un sérieux problème au tendon du genou gauche du joueur. "Ces accusations commencent à me fatiguer", avait  à l'époque déclaré l'actuel numéro 1 du tennis mondial. 

Le programme antidopage du tennisman "a toujours été d'un laxisme ahurissant", a estimé l'avocat de la chroniqueuse, Me Olivier Chappuis, pointant une "culture de dissimulation des contrôles positifs". 



Des accusations de Bachelot qui vont lui coûter le genou  bras droit.

lundi 22 août 2016

Roselyne Bachelot, le ridicule n'était pas encore achevé

Roselyne Bachelot, la ravie du village médiatique parisien

L'ancienne ministre de la Santé du gouvernement Fillon, son protecteur, a été la risée de Twitter, durant le weekend du 19 août

Les réseaux sociaux ont éclaté de rire à l'annonce par ses soins de l' intégration de la Castafiore à la radio RMC. Cyril Hanouna n'a plus qu'à se bien tenir.  
Les raisons du lynchage sur les réseaux sociaux de la commère des ondes sont diverses: rejet des auditeurs de RMC, rappel de l'humour parfois graveleux de l'ex-animatrice de D8 ou encore réflexions amusées sur le fait que la femme politique remplacera... l'ancienne star du X Brigitte Lahaie ! Une opération prophylactique de RMC ?
Quelle que soit leur motivation politique partisane, les twittos n'ont pas loupé  Roselyne Bachelot sur son arrivée sur RMC.

Comme le jeu de mots de l'animatrice lors de l'affaire Denis Baupin, qui avait déclaré : "Il faut dire que si on avait féminisé le nom de Denis Baupin, on se serait peut-être douté de quelque chose".

Car, sans considération, ni circonspection au vu de son propre entourage familial, cette ex-ministre de l'Écologie et du Développement durable, du gabarit de l'actuelle, s'érige en arbitre des virilités, s'en prenant à Emmanuel  Macron qui partage sa vie avec une femme qui pourrait être sa mère.

La prise d'antenne, pour la première fois à 15h, sur RMC, au côté de Laurence Ferrari, a été saluée comme elle se doit, avant l'heure et a priori. 
Des vieux scandales plus ou moins malsains ont été déterrés. 
En 2009-2010, alors ministre de la Santé dans le gouvernement Fillon, Roselyne Bachelot-Narquin, une pharmacienne, provoqua une vaste controverse pour une commande par son ministère de 95 millions de doses de vaccin pour lutter contre la grippe A (H1N1) et pour le coût global de la campagne de vaccination mise en place par le gouvernement, mais négligée de tous, du fait de la disparition du risque. Seulement 8 % des Français avaient pris l'affaire au sérieux et s'étaient fait vacciner pour 2,2 milliards d'euros
Le principe de précaution n'est toujours pas bon conseilleur d'une bonne gouvernance. Lien PaSiDupes 

Roselyne Bachelot est rhabillée pour l'hiver !

Twitto accroc, 
Bachelot va-t-elle privatiser Twitter en bloquant tout ce qui bouge ?

Bachelot n'arrête pas de prendre son outil de microblogage préféré sur les doigts, mais continue de se blesser à chaque intervention.
Nadejda Allilouïeva-Staline
Passe encore qu'elle confonde information et potins, réflexion et cryptage de programme de minuit sur Canal+, anal-yse et trou de serrure. Mais qu'elle y soit encouragée par RMC est symptomatique de la fin du quinquennat socialiste: pour faire de l'anti-sarkozisme primaire, la radio  satellite de BFM TV n'a plus que la vulgaire Roselyne à se mettre sous la dent pour dépasser le mur du son de l'ineptie et du graveleux et combler le silence radio de la popularité de Hollande dans l'opinion.


Toutes dents (en surnombre)
 dehors, la ricanante animatrice est en fait une méchante hyène, qui rappelle les heures les plus sombres de l'Histoire du... stalinisme. 
Cette politicienne au rancard a un sens tellement vif de la liberté d'expression qu'elle interdit ses contradicteurs, leur opposant sa censure démocratique.
Si donc tou(te)s les déséquilibré(e)s sont susceptibles d'une "radicalisation récente", il faut dare-dare lui dresser une "fiche S" et la placer sous bracelet électronique.

 

jeudi 9 juin 2016

Euro 2016 en France : des retombées à 95% pour l’UEFA

Les concessions de la France à l’UEFA: la mieux disante ?

L’Etat français, où l’Euro 2016 commence vendredi, ne décide de quasiment rien


"Pouvons-nous encore décider nous-mêmes de quelque chose ?" interrogeait l’un des coorganisateurs de l’Euro 2020, lors d’une réunion de préparation avec les représentants de l’UEFA. L’Etat français,lui a répondu : non, ou si peu. Il en est ainsi depuis 2004: le championnat d’Europe de football n’est plus mis en œuvre par le ou les pays d’accueil mais directement par la confédération européenne, sorte d'ONG qui, bien qu'illégitime, a pris le pouvoir. 

Un seul et même homme a la main mise sur chaque Euro de foot, l'un après l'autre, Martin Kallen, entré par le marketing au sein de l’UEFA il y a plus de vingt ans. "L’avantage est qu’on peut contrôler plus étroitement les ressources, travailler de manière davantage coordonnée et efficace en termes d’organisation et de budget", garantit le Suisse.

"On fait le maximum avec le gouvernement," assure Kallen. Le Directeur Général de l'Euro 2016 l'a dit : "Ce sera une grande fête. Dans cette optique, Martin Kallen a annoncé que les 'fan zones' seront maintenues, et que le travail continuera en lien étroit avec le gouvernement de Hollande pour que l'organisation de cet Euro inédit -non pas parce que placé sous la menace du terrorisme islamiste (vous n'y êtes pas!)- , mais du fait qu'il est le premier avec 24 équipes au lieu de 16, soit une réussite."

VOIR et ENTENDRE le maître d'oeuvre de l'Euro en France :  
Lorsque la domination de l'UEFA s'est imposée aux pays d'accueil, c'était en 2004, au Portugal. La Fédération portugaise détenait encore 46 % des parts de la société organisatrice, contre 54 % à l’UEFA. Douze ans plus tard, Euro 2016 SAS est détenue à 95 % par l’UEFA et à 5 % par la Fédération française de football (FFF).
Depuis les Jeux olympiques d’Albertville en 1992, tous les grands événements sportifs organisés en France l’avaient été par une association à but non lucratif ou un groupement d’intérêt public. En mettant sur pied une société commerciale, l’UEFA assume, jusque dans la forme juridique, l’objet véritable des grandes compétitions sportives, ni franchement non lucratif ni tout à fait d’intérêt public. Les esprits naïfs y perdent ce que la franchise y gagne.
Michel Platini, Martin Kallen (à gauche) et Theodore Theodoridis, secrétaire général adjoint de l'UEFA, observent une minute de silence au siège de la confédération après les attentats du 13 novembre à Paris. Photo transmise par Alquier Communication.
Michel Platini, Martin Kallen (à gauche) et Theodore Theodoridis,
secrétaire général adjoint de l'UEFA, observent une minute de silence
au siège de la confédération, après les attentats du 13 novembre à Paris.
"On a donné à l’UEFA une place qui n’aurait pas dû lui revenir"

Les recettes escomptées par l’UEFA s'élèvent à environ 2 milliards d’euros
, un profit gonflé par l’extension de 16 à 24 du nombre de participants. Le bénéfice net devrait osciller entre 700 et 900 millions d’euros, redistribués durant quatre ans aux fédérations et aux clubs. Malgré ses 5 % dans la SAS, la FFF ne sera pas directement intéressée aux résultats financiers de cet Euro. Si les bureaux de la société sont au Trocadéro, les bénéfices sont délocalisés en Suisse, notamment grâce à la vente des droits de retransmission télévisée. "On est une société de services, on ne fait pas de bénéfices", raconte Martin Kallen, directeur général de la SAS. "Les revenus que l’on génère servent à couvrir les coûts," assure-t-il avec la gravité d'un banquier suisse.

A la clôture des comptes, la marge d’exploitation de l’Etat français sera moins étincelante que celle de l’UEFA.  La France assume les premiers postes de dépense, sécurité et construction ou réfection des stades, et jouira de revenus directs homéopathiques. L’UEFA ne lui a pas même fait cadeau des 20.000 places achetées en faveur de "personnes en difficulté", celles qui bénéficient déjà de la manne des institutions (nationales et territoriales à tous les niveaux cumulés du millefeuille) pour un montant de 500.000 euros. 
Les bienfaits de l'UEFA sont, en revanche,  retombés sur les villes hôtesses. Si le déséquilibre financier est frappant, la posture d’exécutant dans laquelle la puissance publique a accepté d’être reléguée l’est encore davantage. Deux lois ont été votées au Parlement pour satisfaire les desiderata de l’UEFA: l’une aide la construction ou la rénovation de stades en urgence; l’autre  exempte d’impôts la SAS et ses salariés.
Les profits de l'UEFA sont défiscalisés: alors la France, paradis fiscal, par la grâce de la majorité socialiste ?
Le ministre des sports Patrick Kanner, le premier ministre Manuel Valls, le maire de Bordeaux Alain Juppé et le président de l'UEFA Michel Platini, après un comité de pilotage de l’Euro 2016, à Bordeaux, le 23 octobre.
Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner,
le premier ministre Valls, maire de Bordeaux, Alain Juppé,
et Michel Platini, Président de l'UEFA (2007-2015)
L’article 24 du projet de loi de finances rectificative (PLFR) risque de susciter les plus vives controverses. Et cela a commencé dès mercredi 12 novembre, lors de l’audition du ministre des finances, Michel Sapin, et du secrétaire d’Etat chargé du budget, Christian Eckert, par la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Cet article  du PLFR prévoit désormais d’exonérer fiscalement les structures chargées de l’organisation en France d’une compétition sportive internationale. 
Au départ, l’UEFA est la principale bénéficiaire.  L'instance dirigeante du football en Europe a  en effet obtenu l’ensemble des droits sur l’organisation de l’Euro 2016 de football, par l’intermédiaire de sa filiale Euro 2016 SAS qu’elle détient à 95 % – les 5 % restant étant détenus par la Fédération française de football (FFF).
Ce serait donc à cette filiale, présidée par un proche collaborateur de deux premiers ministres socialistes: Pierre Mauroy, en tant que chef de cabinet, et Pierre Bérégovoy, en tant que conseiller pour la sécurité intérieure et le renseignement, Jacques Lambert, ancien coprésident du comité d’organisation du Mondial de football 1998, que s’appliquerait cette mirifique niche fiscale préservant à la fois bénéfices et rémunérations des impôts et taxes qu’elle devrait normalement acquitter. Euro 2016 SAS compte actuellement 55 salariés. Elle devrait en employer 650 lors du tournoi, et table sur une recette approchant 2 milliards d’euros. Un manque à gagner équivalent pour le budget de la France.
Pour se donner un ordre de grandeur, depuis le 1er juillet 2015 et pour réduire le "trou de la Sécu", 455.000 familles, considérées comme les plus aisées sont frappées par une chute de 50% à 75% de leurs allocations familialesEn plus de la diminution de la prime de naissance. En 2013, la CNAF avait signé avec l'État une convention sur 5 ans (2013-2017) qui prévoyait d'accroître de 275.000 le nombre de places d'accueil de jeunes enfants sur la période. 100.000 places en crèches devaient notamment être créées. Dans son dernier bilan, la Cnaf annonce que 13.421 places en crèches l'ont été l'an dernier (8.918, si l'on tient compte des 4.503 places supprimées en 2015). Soit, depuis 2013, un total de 41.811 nouvelles places, un chiffre qui reste loin des objectifs. En 2012, la majorité socialiste avait déjà abaissé le plafonnement du quotient familial et cette réforme avait déjà rapporté 1,1 milliard d'euros, à elle seule.
"On a donné à l’UEFA, pour l’Euro 2016, une place qui n’aurait pas dû lui revenir. (...) Le vrai problème, c’est que nous avons perdu la main, en quelque sorte, sur l’organisation de cette coupe d’Europe", pestait il y a un an le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Gilles Carrez (LR). Tous les quatre ans, quelques parlementaires s’insurgent en des termes similaires, irrités par les mises en demeure, parfois publiques, de l’UEFA. "Il y a une certaine arrogance, voire une arrogance certaine dans les propos de cette association (fondée en 1954). Il n’y a pas de possibilité de négocier avec elle sur aucun sujet", déplorait en 2006 l’élue démocrate-chrétienne suisse Madeleine Amgwerd.
La désignation du pays organisateur du Championnat d'Europe de football 2016 a eu lieu le 28 mai 2010 à Genève en Suisse. La ministre en charge des Sports était Roselyne Bachelot, une proche de François Fillon.
"Les rapports sont plus déséquilibrés qu’avant"

Après la Coupe du monde 1998, la Cour des comptes avait déjà pointé des rapports de force "défavorables aux responsables nationaux", l’Etat s’étant laissé enfermer "dans sa position de solliciteur". Toutefois, des marges de manœuvre existaient encore, notamment sur la répartition des recettes.
"Il y avait eu des négociations acharnées, longues et pénibles, mais très bénéfiques à la France et au Comité français d’organisation (CFO), se souvient Philippe Villemus, directeur marketing de l’épreuve. La Coupe du monde 1998 était certainement la dernière de l’ancien temps. Le comité d’organisation défendait les intérêts de la France, essayait d’arracher le plus de recettes possible."
Devenu professeur d’économie à la Montpellier Business School, Philippe Villemus observe, désabusé, l’évolution de ces grandes compétitions : "Tout est davantage contractualisé. Les rapports sont encore plus déséquilibrés qu’avant. L’ensemble des droits est du côté de la fédération internationale, et l’ensemble des obligations et des devoirs revient à l’Etat et aux villes organisatrices."

Directeur général du CFO de la Coupe du monde 1998 et président d’Euro 2016 SAS, Jacques Lambert  fait le lien entre ces deux époques. Il personnifie aussi ce renversement de paradigme. Chargé au siècle passé de défendre l’intérêt financier de l’Etat pour dresser un bilan équilibré – il fut même bénéficiaire –, il se décrit aujourd’hui comme "le missi dominici personnel de Michel Platini [patron de l’UEFA et jadis coprésident du CFO] en France", "le représentant personnel du comité exécutif de l’UEFA".

"Pas des fous furieux accrochés à leur milliard"


Restent, pour résister à l’UEFA, quelques parlementaires et les villes hôtesses.

Malgré un front allant de la droite au Parti communiste (lequel a pourtant eu une ministre des Sports, Marie-George Buffet). Les premiers, en minorité au parlement, n’ont pas réussi à faire réagir le gouvernement, soucieux de faire respecter la parole donnée par son prédécesseur et qui a étendu l’exemption fiscale à tous les autres événements sportifs dont l’attribution sera décidée d’ici deux ans – afin de ne pas donner l’impression de protéger uniquement le football et de garantir la tranquillité fiscale au Comité international olympique (CIO) pour attirer les JO 2024 à Paris. A l’échelle des dépenses engagées par la puissance publique pour l’accueil de l’Euro, l’exemption fiscale, estimée à 50 millions d’euros sur trois ans, est ..."symbolique", selon la presse gouvernementale, et devrait être largement compensée par les recettes de TVA, impôt injuste qui taxe les plus défavorisés sur un sport dit "populaire". A noter à ce propos que le prix des places de l'Euro 2016 est officiellement fixé à moins de 30 euros (!), mais plus sérieusement autour des 60 euros, minimum, et depuis juin 2016, il faut pouvoir payer au moins 140 euros au minimum et peuvent atteindre 800 euros (et plus?) au marché noir...

Les dix villes, quant à elles, ont haussé le ton à l’été 2014, menaçant même de ne pas signer les contrats les liant à l’UEFA. La négociation, en direct avec Michel Platini, leur a rapporté 2 millions d’euros chacune. Elles en espéraient 10. Une obole ? Non, "une première historique", se félicite Jean-François Martins, adjoint trentenaire chargé du Tourisme et des Sports à la mairie de Paris (un MoDem rallié à Anne Hidalgo), lequel sera gracieusement habillé en costume Smuggler, comme la maire Anne Hidalgo. Les villes tentent maintenant d’obtenir une participation de l’UEFA à la sécurisation des fan-zones, qui risque d’être plus coûteuse que prévu.

"Ce ne sont pas des fous furieux accrochés à leur milliard d’euros, assure Jean-François Martins au sujet de ses interlocuteurs d’Euro 2016 SAS. Ils sont soucieux de la marque laissée par l’événement. Ils sont dans une attitude plus positive qu’on ne l’a jamais eue."

"Les règles du jeu sont claires depuis le début"
Député bruxellois qui a dirigé le comité d’organisation de l’Euro 2000, organisé par les fédérations belge et néerlandaise, Alain Courtois est le dernier homme à avoir organisé un Euro sans la surveillance de l’UEFA. "L’UEFA n’était même pas représentée au comité d’organisation, se souvient le premier échevin de la capitale belge. On pouvait faire un peu ce que l’on voulait, même si l’on rapportait à l’UEFA. Elle nous garantissait une partie des droits de retransmission, des droits commerciaux et des ressources de billetterie. Nous avions fait un bénéfice de 12 millions d’euros." C'était il y a seize ans.

L’UEFA n’était pas pour autant une association caritative. 
Elle prévenait qu’un déficit éventuel – comme celui, léger, de l’Euro 1996 en Angleterre – serait entièrement à la charge des fédérations organisatrices. La société de marketing ISL (International Sport Leisure, également associée à la FIFA et au CIO jusqu’à sa faillite en 2001, et plus tard au centre d’une enquête pour corruption) pinaillait déjà sur l’utilisation de l’expression "Euro 2000", allant jusqu’à obtenir son retrait du site officiel du gouvernement et saisissant des ballons promotionnels de la gendarmerie belge.

Il n’était pourtant pas encore question d’obtenir une exemption fiscale
Alain Courtois se remémore avec nostalgie un cahier des charges moins contraignant pour les pouvoirs publics. Aujourd’hui, il prépare le passage à Bruxelles de l’Euro 2020, qui se jouera dans 13 villes européennes. Sur 32 pays intéressés pour accueillir la compétition, seulement 19 ont déposé un dossier après avoir étudié les conditions fixées par l’UEFA, fait-il observer. "Mais lorsqu’on est candidat, on connaît les conditions..."

Martin Kallen ne dit pas autre chose : "Les règles du jeu sont claires depuis le début. De plus, il est évident que le pays hôte bénéficie de toutes les retombées économiques et fiscales liées aux emplois et au surcroît d’activité générés par l’organisation du tournoi, mais également à la venue du million et demi de touristes attendus. Enfin, il bénéficie également d’une exposition médiatique internationale majeure." Sans compter les retombées politiques

"Pour beaucoup d’Etats, organiser un grand événement sportif est un enjeu politique". "Les villes-candidates sont prêtes à accepter l’ensemble des desiderata des fédérations, complète la députée communiste Marie-George Buffet, ministre des sports pendant la Coupe du monde 1998. C’est l’instrumentalisation des grands événements par les politiques qui pose le premier problème.
C’est d’ailleurs cette compétition qui est à l’origine de l’inflation des coûts d’organisation et, désormais, du "dumping fiscal", estime l’économiste du sport Wladimir Andreff, professeur à l’université Paris-I : "Chaque candidat doit surenchérir sur les autres s’il veut obtenir l’événement."

L’investissement du secteur public dans l’organisation des grands événements sportifs ne divise pas la classe politique française.
De gauche à droite, les acteurs politiques soulignent les effets positifs sur le moral et la pratique sportive, source de progrès en matière de santé et de cohésion sociale, quand des Benzema et des Cantona ne saisissent pas cette opportunité politique de la fracturer par des polémiques insensées (cf. les libellés PaSiDupes à ces deux noms. Egalement celui du comique ambigu Jamel Debbouze). 
Or, le coût pour le contribuable de cet engouement pour le sport ne baissera pas tant que les Etats ne se mettront pas d’accord pour fixer des limites aux organisateurs
Mais les apprentis élyséens de l'intox ne doivent pas non plus se faire d'illusions: les emplois créés pour l'Euro 2016 seront essentiellement précaires.