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mardi 30 juin 2020

Rebondissement dans l'affaire des violences de LFI contre des policiers lors de la perquisition de son siège

Une enquête préliminaire pour "abus de confiance" vise plusieurs dirigeants de La France Insoumise

Des soupçons visent les "conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont acquittés des amendes et des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés".


L'enquête a été confiée, non pas au PNF, mais à la Brigade financière (BF), division de la police judiciaire parisienne (PJ).
Le Parquet de Paris a précisé que cette enquête vise "plusieurs dirigeants de l'association La France insoumise", confirmant ainsi confirmé une fuite dont a bénéficié le Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste.

L'enquête de la Brigade financière devra établir comment Mélenchon et les dirigeants de LFI ont pu payer les amendes et les dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés" en décembre 2019 dans l'affaire de la perquisition  au siège de LFI le 16 octobre 2018 que Mélenchon et ses camarades ont tenté de perturber par la force.

L'émission quotidien livre le 'rush' de la scène de violences provoquées par LFI:

Mélenchon met le doigt sur les connivences de la justice avec la presse


Le député insoumis Mélenchon a immédiatement dénoncé "une fuite organisée (et rémunérée ?) par tweet" 
VIDEO. Perquisitions au siège de LFI : le parquet ouvre une ...
qui "dit que Madame Champrenault se venge avec une nouvelle enquête préliminaire". Catherine Champrenault est la procureure générale de Paris.

Et de s'étonner : "De quoi s'agit-il ? Je ne sais pas. La justice de Macron, c'est ça."

jeudi 14 décembre 2017

Une députée LREM s'en prend à une association d’intérêt public

La députée macronienne attaque le centre médico-sportif qui l'employait
Députée LREM du Maine-et-Loire depuis juin, Nicole Dubré-Chirat n'a pas tardé pour user de son nouveau statut

L'admiratrice de Macron réclame 13.000 euros d’indemnités au centre médico-sportif d’Angers (CMS), où elle complétait sa retraite de cadre de santé depuis six ans. Elle est la seule, parmi les 11 médecins et trois infirmières, tous retraités, à contester son licenciement. La requête du 13 septembre a été examinée le jeudi 30 novembre par le conseil des prud’hommes.

Quand le CMS ferma, après que la Ville d’Angers ait trouvé un accord avec le CHU pour assurer la même mission et économiser les deniers publics, début septembre, Nicole Dubré-Chirat perçut ses indemnités de licenciement : 3.900 € nets. Elle en veut 13.000 €.

"Au début, on a cru que c’était une blague", confie Philippe Soucheleau, président bénévole depuis 2008. "Le 24 octobre, elle a envoyé un courrier en recommandé au CMS pour réclamer 13.000 euros d’indemnités. Ce serait quelqu’un de lambda, ce serait incroyable. Mais, de par sa fonction d’élue, c’est encore plus choquant car c’est une association qui fonctionnait avec des deniers publics." L'association reçoit une subvention de la Ville d’Angers, socialiste jusqu'en 2014, quand la dame a été embauchée.

"C’est uniquement politique," explique Philippe Soucheleau, ancien président du CMS, pour qui cette demande est "une trahison". Elle estime que le CMS a été fermé de façon brutale; elle veut faire payer la Ville, et à travers elle, Christophe Béchu (maire d’Angers, DVD). Or, la mairie a fait ce qu’il fallait." Et de souligner que l’actuelle députée est "la seule des quatorze salariés licenciés" à contester ces indemnités.

Demandera-t-elle des indemnités quand ses électeurs s'en débarrasseront ?

A l’Assemblée nationale, le 12 juillet.
Deux paires de lunettes différentes
"Je ne suis pas naïve au point de savoir que quand on devient publique, le cloisonnement est un peu difficile, mais c’est une affaire privée antérieure à mon investiture et à mon élection", répond la députée, rappelant que la dissolution de l’association remonte au 24 avril. 

"Elle ne mérite pas cet argent"
"J’ai déposé une requête auprès des prud’hommes uniquement par rapport au contrat de travail et au respect du droit. Je ne veux pas qu’on dise que je réclame des cents et des mille", ajoute-t-elle. "8.726,02 euros, en l’occurrence", précise son avocat, en y ajoutant "des dommages et intérêts pour le retard et l’indemnisation de ses frais d’avocat."
"Mon contrat de travail précisait noir sur blanc que je devais travailler 10 heures par semaine, 40 heures par mois, hormis les vacances scolaires", argumente Nicole Dubré-Chirat qui précise qu'elle n'était pas bénévole.

Un Centre médico-sportif a vocation à fournir des certificats médicaux aux sportifs, gratuitement, soit environ 2.500 certificats médicaux par an : le CMS d'Angers fonctionnait... "Le principe, c’était la souplesse, on s’adaptait à la demande," explique la députée investie par la LREM.

"C’est dévastateur sur le plan politique". 
Cerise sur le gâteau, jusqu’à sa démission en septembre, Dubré-Chirat était par ailleurs, présidente du conseil interdépartemental de l’Ordre des infirmières du Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Mayenne.
L'indignation populaire qui commence à soulever une tempête médiatique devrait laisser des traces. 
Cette personne est membre LREM de la Commission des lois, membre de l’Observatoire de la laïcité . 

Quel est le montant des indemnités de cette députée,
outre sa pension de retraite ?
L’indemnité parlementaire comprend trois éléments : l’indemnité parlementaire de base, l’indemnité de résidence et l’indemnité de fonction.
L’indemnité parlementaire de base est fixée par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l’Etat. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus haut des fonctionnaires de la catégorie "hors échelle ".
En outre, les parlementaires reçoivent, par analogie avec le mode de rémunération des fonctionnaires, une indemnité de résidence. Celle-ci représente 3 % du montant brut mensuel de l’indemnité parlementaire de base.
A ces indemnités vient s’ajouter une indemnité de fonction égale au quart de leur montant.
Depuis le 1er février 2017, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
– indemnité de base : 5.599,80 € ;
– indemnité de résidence (3 %) : 167,99 € ;
– indemnité de fonction (25 % du total) : 1.441,95 €.
Soit brut mensuel, 7.209,74 €.
Quand la moralisation de la vie publique se met-elle en marche ?
 

samedi 14 octobre 2017

Rafael Nadal réclame 100.000 euros à Roselyne Bachelot

Rafael Nadal a poursuivi l'ancienne ministre des sports Roselyne Bachelot en diffamation. 

Le sportif espagnol demande réparation de l'accusation de dopage


Justice : Cent mille euros demandés par Rafael Nadal à Roselyne BachelotAu  tennis, les balles liftées coûtent cher : 100.000 euros de dommages et intérêts demandés vendredi en justice. La chroniqueuse avait fait l'intéressante  dans une émission de télévision l'année dernière en se joignant à la meute qui tracasse le joueur de tennis sur des soupçons de dopage.


Résultat de recherche d'images pour "Bachelot Nadal"En mars 2016, alors chroniqueuse sur la chaîne C8, Roselyne Bachelot avait accusé Rafael Nadal d'avoir prétexté une blessure pour dissimuler un contrôle antidopage positif. Sur la base de la longue absence du sportif en 2012, l'ancienne ministre de la Santé et des Sports (2007-2010) avait affirmé qu' "on sait que la fameuse blessure de Rafael Nadal, quand il a été arrêté sept mois, est certainement due à un contrôle positif ". 

Pour l'avocat du joueur, Me Patrick Maisonneuve, "ces propos auraient pu avoir des conséquences importantes en ce qui concerne les sponsors actuels ou à venir de Rafael Nadal".

"Ces accusations commencent à me fatiguer," gronde Nadal

Résultat de recherche d'images pour "tendon genou nadal"Maître Maisonneuve souligne que le dossier fait état d'un sérieux problème au tendon du genou gauche du joueur. "Ces accusations commencent à me fatiguer", avait  à l'époque déclaré l'actuel numéro 1 du tennis mondial. 

Le programme antidopage du tennisman "a toujours été d'un laxisme ahurissant", a estimé l'avocat de la chroniqueuse, Me Olivier Chappuis, pointant une "culture de dissimulation des contrôles positifs". 



Des accusations de Bachelot qui vont lui coûter le genou  bras droit.

vendredi 5 février 2016

Chazal contre TF1 : elle réclame un million d'euros de dommages et intérêts aux prud'hommes

Claire Chazal se croyait propriétaire de son poste

Une séniore qui a retrouvé du boulot 

Cette journaliste sexagénaire est passée sur le service public. C'est France 5 qui l'a recueillie le 18 janvier, alors que Delphine Ernotte veut faire du jeune et vient de congédier Julien Lepers, 66 ans, et alors que Michel Drûcker attend le passage de la charrette.

A quel prix France Télévisions l'a-t-elle embauchée aux commandes de l'émission Entrée Libre, si elle demande un million d'euros à TF1, cinq mois après son départ forcé ? Selon certaines informations, elle devrait percevoir entre 30.000 et 50.000 euros mensuels et aurait demandé une maquilleuse attitrée. Et quelle retraite-chapeau exigera-t-elle de la chaîne publique ?

C'est Michel Field, fraî­che­ment nommé patron de France 5, qui a décidé de la placer aux commandes d’Entrée libre, le maga­zine cultu­rel de la chaîne, à la place de Laurent Goumarre, de sept ans son cadet (1963), qui a créé cette émis­sion de toutes pièces, et que Field a tout simple­ment limogé. "Il en a gros sur le cœur, selon son entou­rage. Il n’a pas désiré ce départ", révèle l’heb­do­ma­daire VSD. Or, Michel Field est lui-même un ancien de TF1 où il remplaça Anne Sinclair en tant que présentateur, producteur de Public, abandonnée après deux ans...

TF1 va encore se faire racketter  

La journaliste vient de saisir le conseil des prud'hommes de Paris à la suite du rajeunissement des cadres de TF1, façon Ernotte, en septembre 2015. Dans un premier temps, le bureau de conciliation se tiendra le 5 juillet prochain. Cette phase est incontournable dans le cas d'un jugement "au fond", même si le salarié et l'employeur semblent irréconciliables. A l'issue de l'audience, si les parties ne trouvent pas d'accord, l'affaire sera renvoyée au bureau de jugement qui se tiendra quelques mois plus tard. 

Pourtant licenciée avec des indemnités de départ substantielles à sept chiffres, la journaliste réclame aussi des dommages et intérêts à son ex-employeur. 

La soudaineté de la séparation - pourtant évoquée par la rumeur depuis plusieurs années -  revêtirait-elle un caractère vexatoire pour la diva du 20h00 ? Pour l'heure, ses récriminations ne sont pas publiques. L'e-cone (réforme de l'ortografe autorise) de TF1 se croit maltraitée malgré une inamovibilité de 25 ans à ce poste, depuis 1991. 
Claire Chazal connaît bien la juridiction prudhommale, laquelle s'expose à un conflit d'intérêts puisque la plaignante y a elle-même siégé. Elle avait été élue en 2008 avant de démissionner.

Indécence de journaliste 

Chazal ne se prend pas non plus pour une queue de cerise.
Alors qu’elle réclamait 3,5 millions d’euros et que TF1 ne semblait pas disposé à débourser plus d’un million d’euros, un accord aurait finalement été trouvé à mi-chemin. La presse spécialisée affirme en effet que TF1 aurait accepté de verser 2,2 millions d’euros à son ancienne présentatrice vedette, bien qu'elle ait profité toutes ces années d'infrastructures télévisuelles et d'une équipe exceptionnels.
Elle devrait toucher 2.500 euros par quotidienne de 20 minutes, soit 12.500 euros par semaine. Un cachet qui pour­rait atteindre 45.000 à 50.000 euros par mois, selon les jours ouvrés, soit cinq fois plus que Laurent Goumarre qui était payé moins de 500 euros par numéro. Michel Field n'est pas seulement un libertin, c'est aussi un joueur de poker avec l'argent de la redevance télévisuelle et alors que France Télévisions crie famine.
Hazal gagne­rait désormais plus que Rémy Pflim­lin, l’an­cien patron de France Télé­vi­sions, dont les émolu­ments s’éle­vaient à 400.000 euros par an – et c’est d'autant plus indécent que les Français vivent sous la menace du chômage – et plus que David Puja­das, à la tête du 20h00 de France 2, dont le salaire avoi­sine les 12.000 euros."

Son régime fiscal privilégié de journaliste ne l'accable en outre pas et Chazal n'était pas payée avec des queues de cerises. 
Depuis qu'est connu le salaire mirobolant que lui verse France Télévisions, on fait désormais circuler le chiffre exorbitant du salaire mensuel de l'animatrice sur TF1 : 120.000€ par mois... Un montant trop élevé pour être vrai?
"Claire Chazal perçoit un salaire supérieur à 120.000 euros mensuels, l'un des plus importants de la chaîne, supérieur à celui du PDG, Nonce Paolini (76.600 euros mensuels, hors bonus et stock-options)," nous apprend Challenges (groupe de presse Perdriel, fondateur du groupe Le Nouvel Obs) qui n'y voit rien d'incongru. 
De quoi faire rêver les midinettes et rager les footballeurs. Et donner de l'appétit aux syndicalistes de la CGT ?

Claire Chazal n’est pas une femme d’argent. Elle l’at­tire malgré elle !

vendredi 14 août 2015

Pour le sanctionner, la SNCF paie un cadre à ne rien faire

La sanction en or d'un salarié d'entreprise publique

Charles Simon est payé 5.500 euros par mois pour rester chez lui 

A la suite d'un conflit avec son employeur, il attend que l'Etat lui trouve une affectation.  Avant d'avoir atteint l'âge pourtant précoce de la retraite, Charles Simon, ingénieur des mines et diplômé de l'ESSEC de 55 ans et salarié de la SNCF où il est cadre supérieur, a tout loisir de sillonner la France, puisqu'il ne paie pas le train, de rendre visite à ses nombreux copains et de participer à toutes les grèves qui passent. 
Depuis qu'il était quadragénaire, il y a douze ans, l'ingénieur de Saint-Quentin (Aisne), a blanchi sous un harnais froid en attendant que l'entreprise publique l'aiguille sur un nouveau poste. Il ne se plaint pas de la peine qui lui a été infligée au temps de sa jeunesse, car son employeur ne l'a jamais astreint à la moindre présence dans un quelconque bureau. Il est "placardisé", mais à l'air libre, sans aucune contrainte, bracelet électronique ou obligation de pointer où que ce soit. Il prend son mal en patience, "notre" ingénieur (puisque c'est l'Etat qui le paie, c'est-à-dire, n'en déplaise à F. Hollande, le président socialiste à côté de la plaque): le petit nombre de citoyens qui paie des impôts ne savait pas pourquoi il se se levait en maugréant pour aller travailler.
Un emploi fictif parmi d'autres ?
Leur protégé n'est pas banquier comme l'imagine la littérature syndicale de la CGT et politique du Front de gauche. Olivier Besancenot est pourtant porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ex-LCR (Ligue communiste révolutionnaire), mais ça ne le révolutionne pas... Si Charles Simon ne fume pas le cigare et si ses poches ne débordent pas de billets de 50 euros, comme dans les dessins de propagande des anti-libéraux, il est en effet des leurs.
Il perçoit en brut chaque mois 5.496,69 euros en dormant, y compris une indemnité de résidence et une prime de gestion. Pour cette fois, on ne va pas pour autant calculer combien de SMIC sont ainsi dilapidés, ce serait mesquin.  Ces généreux Français-là sont solidaires du travailleur sanctionné et basta ! N'auraient-ils pas pourtant débusqué un spécimen de profiteur, parmi d'autres, d'une niche sombre et profonde, mais 'cosy', comme la gauche au temps où elle était dans l'opposition se gardait bien de les dénoncer?

Le prix du silence ? 

Francetvinfo se range du côté du pouvoir

"Un cadre de la SNCF affirme être payé à ne rien faire depuis 12 ans [...] Ce cadre raconte attendre depuis douze ans une affectation de la part de l'entreprise."

Entré en 1991 à la SNCF, il a été détaché en 2003 auprès de sa filiale Geodis Solutions, société de transport et de logistique. Là, il découvre "une fraude de 20 millions d'euros au préjudice de la SNCF"
Affecté à Saint-Denis, domicilié à Saint-Quentin "Ces manoeuvres frauduleuses concernaient, entre autres, la dissimulation d'un rapport de la Cour des comptes relatif au chantier Éole (ligne E du RER) ainsi que des détournements de fonds lors de la construction du TGV Nord", détaille-t-il. 

Suite à sa remontée de l'information à sa hiérarchie dans un rapport confidentiel, Charles Simon est mis à la disposition de la SNCF qui, depuis, ne lui a jamais proposé d'affectation, affirme la "victime" qui est défendue par l'avocat William Bourdon. Plus précisément, cet ancien lauréat de la Fondation de France est, certes, de temps à autre convoqué par la direction des ressources humaines pour évoquer sa carrière, mais ensuite aucun poste ne lui est proposé.  

Tout cela, Charles Simon l'a expliqué dans une lettre à Guillaume Pepy, datée du 27 mai. Or, le président de la SNCF n'a pas trouvé le temps de lui répondre. Trop occupé à indemniser les retards de trains et à gérer les grèves. 

Pépy a également reçu un courrier de l'ancien ministre socialiste Michel Delebarre (le préfet hors cadre sans avoir jamais été préfet) qui le prie de "bien vouloir apporter des informations sur ce dossier".

Plus militante, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann aggrave son cas en présentant Charles Simon comme un "lanceur d'alerte". La conseillère régionale de la région Nord-Pas-de-Calais (2004) rappelle : "A la suite de la dénonciation de manoeuvres frauduleuses sur plusieurs ouvrages de la SNCF, il se trouve victime de discriminations.

Député de l'Essonne comme la précédente, Nicolas Dupont-Aignan demande à Guillaume Pepy "réparation du préjudice" subi par Charles Simon. 

Pas de dommages et intérêts 

"L'attitude de la SNCF n'est pas défendable. Soit il y a bien eu des agissements frauduleux, et il convenait de mener une enquête pour savoir où sont passés 20 millions d'euros. Soit je me trompe, et la compagnie ferroviaire avait largement le temps de prétendre depuis 2003 que tout était clean et qu'il n'y avait rien à voir. Elle ne l'a jamais fait", constate Charles Simon. 

Curieusement, à 55 ans, son employeur aurait pu le mettre à la retraite, comme tout employé de la SNCF. Pépy et les ministres des Transport l'a laissé... en "activité". La situation ubuesque  de ce cadre "placardisé" est bien connue au plus haut niveau de l'entreprise ferroviaire publique. "Charles Simon est bien employé de la SNCF. Il a déjà déposé une demande de dommages et intérêts, mais il a été débouté par le conseil des prud'hommes de Paris en 2011. Comme nous avons un lien contractuel avec lui, nous ne nous exprimons pas sur le reste", déclare une responsable du service de presse.
Pour aller plus loin, prenez le train suivant.

mercredi 10 juillet 2013

Des chômeurs ont accepté pour 812 millions versés à tort

La solidarité des Français n'incite vraiment pas au travail

La "gauche sociale" prend garde à ne pas stigmatiser les fraudeurs
Mais si ces trop-perçus ont liés à la complexité des dispositifs, à des erreurs, donc, ils sont pourtant aussi imputables à des fraudes.

Ce sont près de 812 millions d'euros qui ont été versés à tort en 2012 à des demandeurs d'emploi, selon un rapport du médiateur de Pôle emploi discuté mercredi au conseil d'administration de Pôle emploi. Ce montant représente 2,5% des 33 milliards d'allocations versées au total en 2012.
Un total de 524 millions (65%) a été récupéré auprès des demandeurs d'emploi.

La ministre des Affaires sociales nous met en condition
Les dysfonctionnements
Le ministère pointe des versements erronés résultant souvent de périodes de travail non déclarées, ou déclarées trop tard, par les inscrits à Pôle emploi, ou d'erreurs lors du calcul des droits par les agents de Pôle emploi, selon le rapport du médiateur Jean-Louis Walter, 60 ans. Ancien secrétaire général CFE-CGC de 1999 à 2006il est membre du conseil économique et social , a occupé des fonctions au sein de l’ANPE, l’UNEDIC et l’APEC (Association pour l'emploi des cadres,) et a réalisé la majeure partie de sa carrière au sein de Peugeot puis de PSA.

La majorité des sommes (66%) concernent le cumul d'une indemnisation et d'un revenu d'activité. Ce dispositif autorise à percevoir une indemnisation lorsqu'on exerce une activité réduite (moins de 110 heures d'activité par mois ou moins de 70% de son salaire antérieur) pendant une durée maximum de 15 mois. Ce qui fait qu'en période de crise, le nombre de chômeurs qui travaillent augmente! Il ne s'agit pas seulement d'une hausse du nombre de "travailleurs au noir", car le cumul est un droit qui avait été décidé pour inciter à la reprise d'activité des chômeurs. C'est ainsi que près de la moitié des chômeurs indemnisés bénéficie de ce cumul.

Les versements indus peuvent être obtenus par de "vrais fraudeurs, volontaires et organisés". 
Il fallait bien y venir, mais Jean-Louis Walter évoque aussi le cas de ceux "que la nécessité contraint à différer ou dissimuler une activité pour conserver leur indemnisation et faire la jonction jusqu'à une autre rentrée d'argent. Et puis, il y a aussi les erreurs et les omissions par manque d'information".

Il faudra bien limiter ces "indus" liés au cumul 

Le médiateur et la ministre Touraine qui l'a désigné préparent depuis des semaines des restrictions de moyens et la déshumanisation des conditions de travail et d’accueil des chercheurs d'emploi.
Le ministère a d'abord fait le choix de mettre en cause des erreurs de ses salariés de Pôle emploi plutôt que de montrer du doigt les fraudeurs et de se mettre à dos les syndicats qui les soutiennent. Après l’immolation d’un demandeur d’emploi à Nantes, le 13 février 2013, les incidents se sont multipliés, comme celui créé par cette demandeuse internée pendant trois jours en soins psychiatriques et placée en garde à vue après avoir menacé: "Si vous ne m’accordez pas de rendez-vous, je reviendrai avec un jerrican et des allumettes", comme nous en informe La Charente Libre. La secrétaire régionale du Syndicat national unitaire Pôle emploi(SNU-CLIAS FSU, dissidents de la CFDT et membre de la ...FSU, proche de la CGT)  déclare : "L’immolation de Nantes a entraîné un effet boule de neige. Les directions locales essayent d’étouffer la plupart des affaires, mais c’est incontestable que la tension augmente."

Il faut changer les règles de calcul de ce dispositif, juge le médiateur de Pôle emploi. Ce dispositif est "incitatif" à la reprise d'activité, juge-t-il, mais il est "de nature à générer des indus par sa complexité" et "est arrivé à saturation".

Le médiateur suggère également d'adapter le système informatique. Pour limiter "les sources de tension avec les demandeurs d'emploi", c'est-à-dire les contacts directs, au risque d'une déshumanisation des relations avec les précaires..., il préconise aussi une meilleure information donnée au demandeur d'emploi et un renforcement de la formation des conseillers. En  psychologie ou en informatique?

U
ne demi-douzaine de chômeurs accusent Pôle emploi de ne pas avoir respecté son obligation de suivi des chômeurs, notamment l'accompagnement dans la recherche d'emploi et la formation. 

Ils ont déposé des demandes de dommages et intérêts pouvant aller jusqu'à 300.000 euros, précisait lundi   la CGT-chômeurs et de leur avocat. "Après avoir été déboutés en octobre dernier sur une procédure d'urgence (référé liberté) par le Conseil d'Etat, nous utilisons désormais la voie judiciaire normale, avec un recours en indemnisation devant Pôle emploi", a expliqué Me Florent Hennequin, l'un des avocats des six chômeurs. Contrairement à l'annonce de leurs avocats, ces six demandeurs d’emploi ne seraient plus que cinq.
Les demandes d’indemnisation vont de 50.000 à 300.000 euros, a indiqué Me Emilie Videcoq, l’un des avocats des demandeurs d’emploi. 
Redoine, 48 ans, ingénieur réseau au chômage depuis 2001, était le seul des cinq demandeurs d’emploi à être présent devant Pôle emploi. "Malgré mes démarches, je n’ai jamais pu bénéficier d’un accompagnement et de propositions complètes. On ne m’a jamais offert de possibilité de me réinsérer sur le marché du travail, alors que Pôle emploi a des dispositifs : j’ai attendu douze ans pour qu’on me propose un contrat aidé", a-t-il témoigné. "Alors que j’ai travaillé pour Axa ou France Telecom, à 48 ans, dans mon métier, je suis pratiquement cuit. On m’a condamné au rebut", lance-t-il. 

L'avocat militant de Clichy évoque une "action électrochoc"
 
"Soit on obtient une réponse positive de la part de Pôle emploi, ce qui a peu de chances d’arriver, soit on poursuivra en justice devant le tribunal administratif", a expliqué Me Florent Hennequin, l’un des avocats des cinq chômeurs. : "Plusieurs centaines de milliers de gens sont dans le même type de situation, mais on ne veut pas être exhaustifs, il ne s’agit pas d’une "class action", mais d’une action nécessaire et symbolique pour pointer des dysfonctionnements".

Les deux avocats, accompagnés de membres de la CGT-chômeurs, ont été reçus une dizaine de minutes par des membres de la direction de Pôle emploi, qui les «ont écoutés», «sans réagir», selon Me Hennequin. La CGT-chômeurs, à l’origine de la procédure, avait déployé une banderole devant le siège de Pôle emploi pour réclamer «un véritable service public de l’emploi, pour le respect de la liberté fondamentale du droit au travail».

Début septembre 2012, un premier chômeur de 54 ans, ancien
chargé de clientèle chez Veolia, avait déposé une plainte contre Pôle emploi pour violation de ses obligations. Le plaignant n'aurait obtenu que trois rendez-vous depuis son inscription sur les listes de l'établissement public en février 2009. C'était la première fois que Pôle emploi était visé par une plainte de ce type. D'après les avocats du demandeur d'emploi, Me Émilie Videcoq et Me Florent Hennequin, leur client aurait tenté d'alerter à de nombreuses reprises l'agence locale d'Issy-les-Moulineaux (Haut-de-Seine) au sujet de sa situation, sans toutefois recevoir de réponse.

"Cet ex-cadre livre désormais des journaux à temps partiel", précise son avocat.


Heureusement que depuis la fusion entre les Assedics et l'ANPE, les chômeurs ont un guichet unique depuis 2008...


dimanche 12 mai 2013

Des droits des descendants d'esclaves outre-mer à ceux des serfs en France

Nous sommes tous des descendants de serfs

Rendons la Savoie au royaume de Piémont-Sardaigne, donc à l'Italie

La Savoie fut soumise par les révolutionnaires en 1792 et fut conservée sous la Terreur ! 

En guerre contre l'empereur d'Autriche, les révolutionnaires français se méfiaient du souverain sarde Victor-Amédée III, allié de l'Autriche, alors ils annexèrent les terres sardes. Les descendants des acheteurs de biens nationaux, rarement des paysans propriétaires, mais plutôt des bourgeois,  au premier rang desquels  des notaires. Tremblez notaires de père en fils! 

Le traité de Paris rendra l'ensemble de la Savoie à Victor Emmanuel Ier, rentré de son exil en Sardaigne pour récupérer le Piémont, Nice et la Savoie. Et voilà que nous pourrions aussi avoir à rendre Nice !

La Lorraine et la Corse, aussi, et la Bourgogne ? Descendants des Burgondes, à vous les vignobles...
Or, à l’occasion de la journée de commémoration de l’esclavage, vendredi, les illuminés du Comité représentatif des associations noires (CRAN) ont indiqué qu’ils allaient déposer plainte contre la Caisse des dépôts pour avoir "profité de l’esclavage ", selon lui en recueillant notamment la "rançon" imposée à Haïti pour son indépendance. Une initiative hallucinante, mais le CRAN est coutumier du fait…
François Hollande a souligné vendredi "l'impossible réparation" des ravages de l'esclavage, "outrage fait par la France à la France" (sic), à l'occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.
Evoquant "l'impossible réparation" de la traite négrière, François Hollande a cité le poète antillais Aimé Césaire, dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la naissance.
"'Il y aurait une note à payer et ensuite ce serait fini ? Non, ce ne sera jamais réglé'", a dit le président français, en écho à cette figure de la vie martiniquaise, célébrée au Panthéon, non loin des jardins du Luxembourg où se tenait la cérémonie.
"L'histoire ne s'efface pas. On ne la gomme pas", a-t-il ajouté. "Elle ne peut faire l'objet de transactions au terme d'une comptabilité qui serait en tous points impossible à établir. Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, le plus responsable, c'est celui de la mémoire, c'est la vigilance, c'est la transmission."
Le chef de l'Etat s'exprimait en présence de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui est à l'origine de la loi de 2001 reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité.
"Tout crime appelle réparation, et quand on refuse la réparation, c'est qu'on refuse qu'il y ait eu véritablement crime. Il faut une réparation globale : morale, culturelle, financière, symbolique, matérielle", a dit Louis-Georges Tin à des journalistes. "Ce chemin de justice doit être ouvert", a-t-il ajouté.


François Hollande : "l'histoire ne s'efface... par lemondefr
 
Et de reprocher au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,  de ne "pas avoir tenu parole", puisque des conseillers avaient reçu des membres de son association en octobre.

Le CRAN a besoin d'huile dans les rouages mentaux


La position du CRAN n'est pas partagée par Serge Romano, président du Comité marche du 23-Mai, qui a notamment aidé de nombreux Antillais à retrouver la trace de leurs ancêtres.

Lui-même refuse la "posture de la réparation", qu'il juge "politiquement dangereuse". "Une fois qu'on aura donné de l'argent, tout sera fini ? Vous serez réhabilité, réparé ? Non, ce n'est pas sérieux et c'est surtout dangereux parce que se baser sur le ressentiment, c'est encore une fois être dans le confit et ne pas être dans la solution", a-t-il fait valoir auprès de journalistes.


Le sujet laisse "sceptique" la nouvelle présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, Myriam Cottias.
"Que la question des réparations soit posée, je le comprends", a-t-elle déclaré. "Mais les enjeux sont beaucoup plus de travailler à lutter contre les représentations racialisées, racialisantes des personnes issues de l'esclavage. C'est un enjeu sociétal et politique beaucoup plus important."

Pas plus de races que de sexes différents...
Un projet de loi demandant la suppression du mot "race" de la Constitution, une promesse de campagne de François Hollande, a été déposé par des parlementaires ...communistes.

François Hollande temporise en amusant la galerie de sémantique
Il a dénoncé l'esclavage, "outrage fait par la France à la France, à son propre honneur, à sa grandeur", et a rappelé la nécessaire lutte contre "toute discrimination, ce poison contre l'égalité".
"Si l'esclavage a disparu en France, la haine, le mépris qui l'ont rendu possible sont, eux, toujours là", a-t-il dit, appelant à combattre le racisme "sans répit, sans faiblesse et sans silence". Stéphane Hessel n'aurait pas pu dire mieux !

Au cours de sa visite d'une exposition sur la traite des Noirs, il a repassé une couche, évoquant la construction, qui vient de commencer, d'un "Mémorial ACTe" en Guadeloupe, voulu par Victorin Lurel.
"La traite nous renvoie à la dette souscrite à l'égard de l'Afrique", a ajouté François Hollande, qui avait salué la mémoire des esclaves sur l'île de Gorée, au large de Dakar, en octobre dernier.
Il a fait un lien entre cette dette et l'intervention de l'armée française lancée en janvier contre les rebelles islamistes au Mali. "Aujourd'hui, c'est au nom de cette solidarité que la France est intervenue au Mali pour lutter contre l'intolérance, le fanatisme et la terreur", a-t-il dit.


Mais Hollande n'a rien dit du servage


Le servage personnel a sensiblement chuté en France après la guerre de Cent Ans, mais il faut attendre
l'ordonnance du 8 août 1779 pour que le servage soit aboli par Louis XVI ce qui démontre que les serfs étaient privés du droit d'héritage.


Amis, Taubira nous ouvre de grands espoirs.