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vendredi 14 août 2015

Pour le sanctionner, la SNCF paie un cadre à ne rien faire

La sanction en or d'un salarié d'entreprise publique

Charles Simon est payé 5.500 euros par mois pour rester chez lui 

A la suite d'un conflit avec son employeur, il attend que l'Etat lui trouve une affectation.  Avant d'avoir atteint l'âge pourtant précoce de la retraite, Charles Simon, ingénieur des mines et diplômé de l'ESSEC de 55 ans et salarié de la SNCF où il est cadre supérieur, a tout loisir de sillonner la France, puisqu'il ne paie pas le train, de rendre visite à ses nombreux copains et de participer à toutes les grèves qui passent. 
Depuis qu'il était quadragénaire, il y a douze ans, l'ingénieur de Saint-Quentin (Aisne), a blanchi sous un harnais froid en attendant que l'entreprise publique l'aiguille sur un nouveau poste. Il ne se plaint pas de la peine qui lui a été infligée au temps de sa jeunesse, car son employeur ne l'a jamais astreint à la moindre présence dans un quelconque bureau. Il est "placardisé", mais à l'air libre, sans aucune contrainte, bracelet électronique ou obligation de pointer où que ce soit. Il prend son mal en patience, "notre" ingénieur (puisque c'est l'Etat qui le paie, c'est-à-dire, n'en déplaise à F. Hollande, le président socialiste à côté de la plaque): le petit nombre de citoyens qui paie des impôts ne savait pas pourquoi il se se levait en maugréant pour aller travailler.
Un emploi fictif parmi d'autres ?
Leur protégé n'est pas banquier comme l'imagine la littérature syndicale de la CGT et politique du Front de gauche. Olivier Besancenot est pourtant porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ex-LCR (Ligue communiste révolutionnaire), mais ça ne le révolutionne pas... Si Charles Simon ne fume pas le cigare et si ses poches ne débordent pas de billets de 50 euros, comme dans les dessins de propagande des anti-libéraux, il est en effet des leurs.
Il perçoit en brut chaque mois 5.496,69 euros en dormant, y compris une indemnité de résidence et une prime de gestion. Pour cette fois, on ne va pas pour autant calculer combien de SMIC sont ainsi dilapidés, ce serait mesquin.  Ces généreux Français-là sont solidaires du travailleur sanctionné et basta ! N'auraient-ils pas pourtant débusqué un spécimen de profiteur, parmi d'autres, d'une niche sombre et profonde, mais 'cosy', comme la gauche au temps où elle était dans l'opposition se gardait bien de les dénoncer?

Le prix du silence ? 

Francetvinfo se range du côté du pouvoir

"Un cadre de la SNCF affirme être payé à ne rien faire depuis 12 ans [...] Ce cadre raconte attendre depuis douze ans une affectation de la part de l'entreprise."

Entré en 1991 à la SNCF, il a été détaché en 2003 auprès de sa filiale Geodis Solutions, société de transport et de logistique. Là, il découvre "une fraude de 20 millions d'euros au préjudice de la SNCF"
Affecté à Saint-Denis, domicilié à Saint-Quentin "Ces manoeuvres frauduleuses concernaient, entre autres, la dissimulation d'un rapport de la Cour des comptes relatif au chantier Éole (ligne E du RER) ainsi que des détournements de fonds lors de la construction du TGV Nord", détaille-t-il. 

Suite à sa remontée de l'information à sa hiérarchie dans un rapport confidentiel, Charles Simon est mis à la disposition de la SNCF qui, depuis, ne lui a jamais proposé d'affectation, affirme la "victime" qui est défendue par l'avocat William Bourdon. Plus précisément, cet ancien lauréat de la Fondation de France est, certes, de temps à autre convoqué par la direction des ressources humaines pour évoquer sa carrière, mais ensuite aucun poste ne lui est proposé.  

Tout cela, Charles Simon l'a expliqué dans une lettre à Guillaume Pepy, datée du 27 mai. Or, le président de la SNCF n'a pas trouvé le temps de lui répondre. Trop occupé à indemniser les retards de trains et à gérer les grèves. 

Pépy a également reçu un courrier de l'ancien ministre socialiste Michel Delebarre (le préfet hors cadre sans avoir jamais été préfet) qui le prie de "bien vouloir apporter des informations sur ce dossier".

Plus militante, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann aggrave son cas en présentant Charles Simon comme un "lanceur d'alerte". La conseillère régionale de la région Nord-Pas-de-Calais (2004) rappelle : "A la suite de la dénonciation de manoeuvres frauduleuses sur plusieurs ouvrages de la SNCF, il se trouve victime de discriminations.

Député de l'Essonne comme la précédente, Nicolas Dupont-Aignan demande à Guillaume Pepy "réparation du préjudice" subi par Charles Simon. 

Pas de dommages et intérêts 

"L'attitude de la SNCF n'est pas défendable. Soit il y a bien eu des agissements frauduleux, et il convenait de mener une enquête pour savoir où sont passés 20 millions d'euros. Soit je me trompe, et la compagnie ferroviaire avait largement le temps de prétendre depuis 2003 que tout était clean et qu'il n'y avait rien à voir. Elle ne l'a jamais fait", constate Charles Simon. 

Curieusement, à 55 ans, son employeur aurait pu le mettre à la retraite, comme tout employé de la SNCF. Pépy et les ministres des Transport l'a laissé... en "activité". La situation ubuesque  de ce cadre "placardisé" est bien connue au plus haut niveau de l'entreprise ferroviaire publique. "Charles Simon est bien employé de la SNCF. Il a déjà déposé une demande de dommages et intérêts, mais il a été débouté par le conseil des prud'hommes de Paris en 2011. Comme nous avons un lien contractuel avec lui, nous ne nous exprimons pas sur le reste", déclare une responsable du service de presse.
Pour aller plus loin, prenez le train suivant.

vendredi 13 mars 2015

La nomination de Harlem Désir au gouvernement: un "emploi fictif" ?

Un placard doré pour un incapable à Paris comme à Bruxelles et Strasbourg

L'absentéisme persistant d'Harlem Désir au Parlement européen

Désir escorte Hollande
Le bac +3comme B. Hamon, à 29 ans..., Jean-Philippe Désir est un boulet. Comme d'autres socialistes, il n'est pas moins inconsistant au gouvernement qu'à l'Europe.

Hollande a utilisé son gouvernement comme niche à quantité d'individus transparents et incapables: diplômés, comme Fleur Pellerin, George Pau-Langevin et Patrick Kanner, ou non, comme Myriam El Khomri et Annick Girardin, deux femmes pour faire nombre dans la parité. Ils végètent sous les ors de la République, sans aucune obligation de rendement. Croyez-vous en effet que le commerce extérieur est aidé par deux bras gauches, d'une part l'énarque Matthias Fekl, secrétaire d’État, et d'autre part Carole Delga, également secrétaire d'État? Qui sait aussi que le secrétaire d'État chargé des Sports est Thierry Braillard ? Ou que Valls a affublé Fleur Pellerin d'une secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie, du nom d'Annick Girardin? C'est ainsi que la langue française recule et que le pouvoir socialiste présente les langues étrangères comme meilleures à notre culture et à notre souveraineté... (lien PaSiDupesToutes ces bouches à nourrir n'ont-elles donc trouvé nulle part ailleurs à s'employer?


Contesté à la tête du PS pour son inefficacité -hormis l'invective-,
Harlem Désir a pourtant été nommé secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, en dépit de son manque notoire d'investissement à Bruxelles et Strasbourg. Puisqu'il fallait bien l'écarter, l'Inspection générale des Affaires sociales n'aurait -t-elle pu servir de refuge en jouant sa fonction habituelle de reclassement: à l'IGAS, il aurait retrouvé les vieilles gloires du syndicalisme ou de la politique, les anciens seconds rôles, utilités usées de la gauche.

Laïc et anti-clérical, était-il à sa place?
Le nouveau secrétaire d'État chargé des Affaires européennes trouvait-il l'Europe ennuyeuse et l'exécutif correspond-t-il mieux à ses compétences? La présence de ce fils d'Antillais communiste et anticolonialiste n'est-elle pas redondante avec celles  de la Guyanaise Christiane Taubira, outre celle de George Pau-Langevin 
La question se pose pour celui qui "occupait" nominalement le siège de député européen d'Ile-de-France. Un exemple peu reluisant des scrutins de liste qui imposent de choisir des charrettes d'élus. D'autant qu'en 2011, le montant des indemnités d'eurodéputé s'élève à 7.956,87 € brut par mois, soit 6.200,72 € net, axquels s'ajoutent l'indemnité de frais généraux de 4 299 € par mois et l'indemnité journalière de subsistance de 304 € par jour de présence. Ces encaissements par des absentéistes ne sont-ils donc pas assimilables à des détournements de fonds publics?

Or, selon le site votewatch.eu, qui recense l'assiduité des parlementaires européens, Harlem Désir n'a participé qu'à 50,15% des votes de l'assemblée européenne (752e sur 766). Il a posé 14 questions parlementaires (601ème) et n'a amendé que 12 rapports (660e). Seuls points positifs: il a réalisé 26 propositions de résolutions (212ème) et rédigé une déclaration écrite (263ème), à moins que le travail n'ait été en réalité fourni par ses assistants.
A titre de comparaison, l'UMP Rachida Dati, un temps présentée par un anonyme (repris en choeur et en boucle, notamment par Le Point) d'être la "touriste en chef de l'UMP", a participé à 84.38% des votes à Strasbourg, contre 69.46% de Jean-Luc Mélenchon, 684e... R. Dati se situe en fait à la 473e place sur 766. L'ex-ministre a posé 66 questions parlementaires (241e), amendé 61 rapports (379e).

VOIR et ENTENDRE pourquoi la nomination de Désir est une "offense à l'Europe":

Il n'empêche que Le Monde, qui passe pour sérieux et bien informé, écrit que "Harlem Désir connaît les dossiers communautaires pour siéger au Parlement de Bruxelles depuis 1999."  Il fallait oser et le journal de Pierre Bergé l'a fait...

Certains manient donc la poudre aux yeux et font valoir que le socialiste Désir aurait accouché d'un rapport (sur la "responsabilité sociale des entreprises dans les accords commerciaux internationaux"), tandis que l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy n'en a rédigé aucun. Mais entre rédiger et signer il y a une marge...
A noter au passage qu'un parlementaire qui participe à moins de 50% des votes, ne touche plus ses indemnités. Ce qui pousse certains d'entre eux à ne venir que pour voter et à ne jamais s'investir dans les travaux de l'euro-parlement autrement que par des "nègres".

Harlem Désir est aussi absent comme sous-ministre que comme eurodéputé

2012, aux Antilles
Premier secrétaire délégué du Parti socialiste sans avoir jamais été l'élu d'aucune circonscription, Désir n'est pas non devenu eurodéputé  sur son nom propre. Pareillement, ce roi de l'insulte est devenu secrétaire d'État - à la suite d'une autre lumière noire, Thierry Repentin - par la volonté du prince et non pas du peuple. Et pour faire quoi ? s'interrogent, comme les autres, les désespérés du socialisme.

Désir n'a jamais réussi à s'imposer à la tête du PS ni à trouver la juste distance par rapport au gouvernement: un véritable fiasco. Juste un exemple: l'affaire Léonarda, en octobre 2013, lorsqu'il a défendu la position strictement inverse de celle de François Hollande juste après l'intervention télévisée du chef de l'Etat. Ce qui n'a pas empêché le parano de poser à plusieurs reprises comme le "bouc émissaire" des "couacs" du gouvernement. Où, dans le sillage de Manuel Valls, il a accepté d'entrer !

Désir, secrétaire d'État aux Affaires européennes, n'a pas lancé de campagne d'information civique pour les élections européennes du 25 mai 2014.
Parlement britannique, février 2012
Tous les gouvernements le font pour les autres scrutins. Pas lui. Il a compté sur la page Internet du site du gouvernement, réalisée en partenariat avec Toute l'Europe et accessible via l'url ouijevote.eu, ainsi que l'édition d'un million et demi de dépliants 'Elections européennes: pourquoi voter le 25 mai 2014?' des plaquettes aux maires, présidents de conseils généraux et régionaux, à la disposition des citoyens, et un soutien à la campagne de sensibilisation au vote menée par le Parlement européen.



Depuis, plus rien. Il n'accompagnait pas la politique du gouvernement, il accompagne désormais la personne du président.

Désir, escort boy de Hollande en voyage
L'ex-militant de SOS Racisme téléguidé par le président Mitterrand est désormais placé sous la tutelle de l'Elysée, puisque Matignon a été amputé du Secrétariat général des affaires européennes (SGAE), l'organisme chargé de la coordination interministérielle sur les questions communautaires. Une vraie "petite révolution" confirmée par Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. Par cette mesure et la nomination d'une potiche au sous-secrétariat, l'Elysée n'a plus à rendre compte de son action devant le Parlement: ce qui signifie qu'il a toute latitude pour signer un TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, en français), sans aucun contrôle, dans le dos des Français.

Qui, le 14 avril 2012, a dit: "Je n'aurai pas autour de moi des personnes jugées et condamnées" ? François Hollande: une promesse de campagne qui s'inscrivait dans son engagement pour une "République exemplaire".
Or, si Jean-Marie Le Guen a été mis en examen dans l'affaire de la MNEF pour un emploi présumé fictif, il a bénéficié d'un non-lieu pour insuffisance de charges, mais, en plus de Ségolène Royal (Rennes, 2008: licenciements abusifs), le ministre Arnaud Montebourg (2012, pour injures publiques aux anciens patrons de SeaFrance) ou Christiane Taubira (poursuivie aux prud'hommes en 2004 par son ancienne assistante parlementaire), Harlem Désir. Entre 1986 et 1987, alors que l'actuel secrétaire d'Etat aux Affaires européennes était président de SOS Racisme, il percevait 10.500 francs (1.600 euros) de rémunération mensuelle venant d'une autre association : l'Association régionale pour la formation et l'éducation des... migrants. C'était un emploi fictif, mais la condamnation, tombée en 1998, était bien réelle : 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour recel d'abus de bien sociaux.
A la suite du président Mitterrand, Hollande pratique la sanction-promotion.

mercredi 1 octobre 2014

Thomas Thévenoud ne soignera pas sa phobie à (la commission de) la Santé, mais au développement durable !

Thomas Thévenoud reste au Palais Bourbon,
alors que certains "frondeurs" sont placardisés

Sept députés "frondeurs" sanctionnés par le bras armé de Hollande à l'Assemblée

Et hop, envoyés sur le front de l'Est...
Ils sont envoyés sur le front de l'Est...



Puisque le goulag n'existe pas...
Certains "frondeurs" sauvent leurs têtes, mais Bruno Le Roux en sanctionnent sept. Le patron des députés PS a décidé de sanctionner des élus de son aile gauche qui contestent la politique du gouvernement, en changeant  de commission  les parlementaires indisciplinés.  Ainsi, au nom de la "cohérence" dont Le Foll nous a encore rebattu les oreilles ce matin, le cardiologue de la commissions des Affaires sociales ira-t-il exercer ses compétences à celle des Affaires étrangères...

Bruno Le Roux a ainsi opéré 26 changements en commission 

Sur ces 26 changements, 7 sont imposés et visent des frondeurs qui se sont abstenus lors du vote de confiance au gouvernement Valls II.

Voici la liste des députés "fusillés pour l'exemple":

- Jean-Pierre Blazy passe de la commission des Lois à la commission de la Défense.

- Fanélie Carrey-Conte passe de la commission des Affaires sociales à la commission de la Défense.

- Linda Gourjade passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires étrangères.

- Philippe Noguès passe de la commission du Développement durable à la commission de la Défense.

- Christian Paul passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires culturelles.

- Barbara Romagnan passe de la commission des Affaires sociales à la commission du Développement durable.

- Gérard Sebaoun passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires étrangères.

Des proches de Martine Aubry changent eux-aussi de commissions
François Lamy et Jean-Marc Germain (époux Hidalgo), sont "mutés" l'un à la Défense et l'autre aux Affaires étrangères. Mais il ne s'agit pas d'une sanction puisque les deux députés avaient devancé cette nouvelle affectation en la réclamant... Ils étaient cependant également membres de la commission des Affaires sociales.

Certains députés "frondeurs" ont cependant échappé à l'humiliation. Ainsi, Laurent Baumel, Henri Emmanuelli et Michel Vergnier restent à la commission des Finances, même Pascal Cherki, ci-contre, pourtant surpris en plein surmenage. Avec un bracelet électronique? Ils avaient tous les quatre commis le même "crime de lèse-majesté" en s'abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Valls II. 
Deux autres abstentionnistes, Kheira Bouziane et Christian Hutin, restent à la commission des Affaires sociales.

Le Roux-le-pruneau assume l'infantilisation de ses camarades 
19 députés voient quant à eux leur demande de changement de commission validée. Une manière, pour Bruno Le Roux, de récompenser également les députés "bons soldats".

La discrimination du garde-chiourme n'est pas le fruit du hasard

Les prochains mois vont être fortement marqués par les débats sur le budget 2015  à l'Assemblée et sur le budget de la sécurité sociale. Or, la commission des Affaires sociales, où est discuté le budget de la Sécu, est celle où les frondeurs se sont fait le plus entendre par le passé, pour renoncer piteusement au vote contre au final. 

Les  députés sont-ils interchangeables et les travaux vont-ils gagner en qualité?
Mardi 30 septembre, après la réunion du groupe PS à l'Assemblée, la porte-parole Annick Lepetit a nié toute idée de "sanction"

Une nouvelle députée frondeuse a été elle aussi, à sa manière, sanctionnée ce 1er octobre. Nathalie Chabanne a ainsi perdu son poste au bureau de la commission de la Défense, lors du renouvellement annuel des instances de l'Assemblée. Comme 32 autres députés PS, Nathalie Chabanne, élue en 2012 députée des Pyrénées-Atlantiques contre François Bayrou, s'était abstenue le 16 octobre lors du vote de confiance au deuxième gouvernement de Manuel Valls.

Depuis le scandale sur ses impôts, il n'était plus membre de la commission des Finances de l'Assemblée nationale...

Thomas Thévenoud est de retour, si tant est qu'il soit jamais parti. 

Thévenoud est toujours député...


Le socialiste passe sa phobie sur les autres

Après sa démission du gouvernement en raison de ses déboires fiscaux,
l'ancien secrétaire d'Etat n'a pas jugé moral de renoncer à son mandat de député de Saône-et-Loire, mais il a dû quitter le groupe PS de l'Assemblée et figure maintenant parmi les non-inscrits.
Etrangement, rien n'atteint le joueur de Scrabble du Palais Bourbon: serait-il franc-maçon? Mais bon, chacun des 577 députés doit siéger dans une commission.

Si malade soit-il, Thévenoud est même désormais membre de la commission du Développement durable, au lieu de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. L'ex-secrétaire d'Etat, porteur notamment de la réforme des taxis et VTC, évincé du gouvernement pour ne pas avoir payé ses impôts, est un couteau suisse de l'exécutif au Parlement.  

Lors de sa conférence de presse du 18 septembre, François Hollande avait déclaré que son ancien secrétaire d'Etat pendant neuf jours, "n'est pas digne de le rester et pas digne de rester non plus à l'Assemblée nationale parce qu'il ne payait pas ses impôts".
Est-ce à dire que ses collègues ne sont pas plus dignes que cet indigne?

vendredi 1 août 2014

Répression: pour avoir critiqué la politique de Taubira, mise au placard du numéro 3 de la gendarmerie

Sanction politique: aucune tête ne doit dépasser
Le général Soubelet, devant la commission parlementaire de "lutte contre l’insécurité" 
La ministre de la Justice, Christiane Taubira, et le Premier ministre, Manuel Valls, ont visiblement souhaité mettre un coup d'arrêt à la contestation dans l'armée, en fusillant le général de corps d'armée Bertrand Soubelet pour l'exemple.

L’homme a été remplacé hier et mis au placard.
C'est ce qu'il en coûte à quiconque n'opine pas aux projets gouvernementaux soumis à concertation vertueuse...
Les deux spécialistes du dialogue n'ont pas apprécié les critiques du numéro trois de la gendarmerie à l’encontre de la politique pénale du gouvernement socialiste, lorsque l’Assemblée nationale se livra à son audition

Le général Soubelet a osé donner un avis personnel et objectif sur la politique pénale de Christiane Taubira. Le 18 décembre dernier, lors de son audition devant la commission parlementaire de lutte contre l’insécurité, ses propos avaient créés un choc. Le général Soubelet, haut fonctionnaire, numéro trois de la gendarmerie, avait déclaré que la politique pénale est "en décalage" avec les infractions constatées. L’homme avait poursuivi son raisonnement en expliquant que le nombre d’incarcérations a diminué de 33%, alors que, dans le même temps, il y a eu une hausse de 14% de personnes inquiétées par les services de la gendarmerie.

Des chiffres qui ne sont manifestement pas du goût du gouvernement. 
Salué par les gendarmes, le général a provoqué la fureur de Manuel Valls. A la suite de la révélation des chiffres exactes du général par l'AFP en janvier, les réseaux sociaux n'ont pas manqué de diffuser les chiffres de cet expert qui contredisent ceux du pouvoir. Beaucoup de gendarmes ont salué le courage du général. Mais le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, ne l’a pas entendu de cette oreille: "opposer justice aux forces de l’ordre est extrêmement contre-productif et affaiblit l’Etat", avait déclaré l'actuel Premier ministre, lors de ses vœux à la gendarmerie. Une sorte d’avertissement, qui visait directement le général Soubelet. 

La direction de la Gendarmerie nationale avait confirmé les propos du général

Elle expliqua que "
son intention n'était pas de mettre en cause la politique pénale ni de critiquer l'institution judiciaire, mais de souligner les difficultés rencontrées au quotidien par les unités dans la lutte contre la délinquance". 

Des explications qui n’ont apparemment pas satisfait l'exécutif. 
Mercredi, lors du Conseil des ministres, il a été décidé que le général Soubelet sera limogé et expédié au "bagne" de Guyane, prendre le commandement de la gendarmerie d’Outre-Mer. L'exécutif a poussé le vice jusqu'à qualifier de "prestigieux" ce poste "de confiance"...
Beaucoup évoquent une mise au placard, comme le député UMP Philippe Goujon, qui est vice-président de la commission parlementaire où le général Soubelet s’est exprimé : "on a censuré un général qui a dit la vérité, c’est de la censure !" fustige l’élu dans des propos rapportés par Le Parisien. 

Une promotion fulgurante
Sous-directeur de la police judiciaire à la direction générale de la gendarmerie nationale en 2012, général de brigade depuis juin 2013, Michel Pattin va remplacer le général de corps d'armée Soubelet au poste de numéro trois de la gendarmerie, selon le compte-rendu du Conseil des Ministres. Dès août, Michel Pattin est à nouveau promu général de division et nommé adjoint coordonnateur des enquêtes internes de l’inspection générale de la gendarmerie nationale.
Dans la foulée, l’un des rares policiers réputés sarkozystes à être resté à son poste, Frédéric Perrin, fait partie de la charrette. Directeur central de la police aux frontières depuis 2009, il a été élevé au rang nommé inspecteur général de la police.

  

samedi 4 février 2012

L'ex-candidate Ségolène Royal fait du chantage à l'actuel candidat Hollande

Hollande, un goujat qui lui manque de respect



L'enfariné et l'entartée...









...auraient tout pour s'entendre




Ségolène exécutera-t-elle sa menace ?


La Présidente du Poitou Charentes fait chanter Hollande
Elle laisse en effet entendre qu'elle pourrait soutenir un autre candidat que François Hollande si on continue à la tenir à l'écart de la campagne socialiste.

Ségolène Royal tient à le faire savoir: elle est une dirigeante socialiste qui a compté, et qui comptera. Car, même si elle travaille pour la victoire de François Hollande, elle a du mal à accepter que le candidat, père de ses quatre enfants, la zappe ostensiblement en public.


Mortifiée par sa mise au placard

Elle estime qu'au Bourget, elle n'a pas eu droit aux égards dus à son rang...
Il est vrai qu'elle n'est pas apparue une seule fois dans le film retraçant le parcours de son ex-compagnon, jusqu'en 2002, et où elle n'a pas été citée à la tribune.
Femme bafouée
La pilule a du mal à passer, alors qu'elle a été la candidate du Parti socialiste à la dernière élection présidentielle. "Ce fut une épreuve, déclare-t-elle. Après l’appel de l’entre-deux-tours de la primaire, il faut avancer, mais il ne faut pas nier l’Histoire. Je veux être respectée. Même si François est haut dans les sondages, j’apporte des voix. Si demain je soutenais Mélenchon ou Bayrou, ça aurait un poids."
La quinqua en a pris.
L'amère Royal serait-elle en train de menacer Hollande et le PS de soutenir un autre candidat ?
Selon le JDD, à qui elle a accordé ces propos de femme humiliée, elle tempère bien vite, et sait bien qu'elle ne le fera jamais: "Les choses vont s’arranger, je suis loyale mais pas inutile dans le décor politique".

Les Français ont d'autres chats à fouetter que la crise d'amour propre de la coquecigrue du marais poitevin qui apparaît très subalterne, voire indécente, au regard de leurs problèmes de fins de mois en période de crise internationale sévère.



jeudi 27 janvier 2011

Les hauts fonctionnaires de la ville de Paris sont-ils grassement payés ?

Débat autour de la gestion de la ville de Paris par Delanoë

Delanoë ramène à la décence les salaires des hauts fonctionnaires de la mairie

Le maire de Paris tente d’apaiser l’indignation suscitée par les révélations de la Chambre Régionale des Comptes en septembre.


Dans un rapport, celle-ci dénonçait
la multiplication et l’envolée des hauts salaires à la Ville de Paris
.

Dans
un courrier adressé aux présidents des cinq groupes politiques du Conseil de Paris, Bertrand Delanoë annonce qu’il va réduire en moyenne de 15 % la prime départementale versée aux 60 plus hauts fonctionnaires de la Ville.
Pour les 10 plus hautes rémunérations, la prime (qui pouvait atteindre les 40 000 € annuels) va être réduite de 20 %.

Au final, la Ville va donc réaliser une économie de 280 000 € et moraliser les inégalités salariales pratiquées par le pouvoir socialiste. Cette réduction sera appliquée dès l’an prochain.

Le maire PS est ainsi poussé à demander à la secrétaire générale d’engager une réforme du régime indemnitaire des cadres dirigeants afin que leurs rémunérations correspondent mieux à leurs fonctions réelles...

VOIR et ENTENDRE les débatteurs réunis par BFM Business, en novembre dernier: Pierre-Yves Bournazel (UMP), conseiller de Paris et conseiller régional d'Ile-de-France, le sénateur Pozzo di Borgo (groupe Centre et Indépendant du Conseil de Paris) et Julien Bargeton, 1er adjoint (PS) à la maire de Paris pour le 20ème arrondissement et rapporteur de la mission d'information de la ville de Paris.
Le parti-pris flagrant de la journaliste - Caroline Brun (chroniqueuse dans les émissions de Pascale Clark et directrice éditoriale du quotidien gratuit Metro - n'échappera à personne, non plus que sa participation intrusive: est-ce ce qu'on appelle "insolence de la presse" ou plutôt son engagement militant ?



Débat sur la gestion Delanoë de la ville de Paris partie 1/3 envoyé par PierreYvesBournazel.

SCRIPT 2e partie

Pierre-Yves Bournazel
Et ça fait dix ans que vous êtes aux responsabilités et il y a de nouvelles erreurs que vous avez commises qui ont été épinglées dans votre gestion.


Julien Bargeton
Non.

Pierre-Yves Bournazel
Et qu'à un moment donné, il faut se poser la question de savoir combien d'investissement on fait pour la ville de Paris, avec quel fonctionnement. Et là je crois qu'il faut rationaliser les dépenses de fonctionnement de la ville de Paris.Dix mille agents supplémentaires en dix ans, c'est quand même lourd ...

Julien Bargeton
(Inaudible).

Pierre-Yves Bournazel
C'est quand même lourd. C'est quand même très lourd. Il faut quand même, au moment où vous augmentez les impôts des Parisiens, s'interroger sur la manière dont on peut mieux évaluer les objectifs et les résultats des fonctionnaires dans leurs missions de service public parce qu'il ne faut jamais oublier que les fonctionnaires sont garants de l'intérêt général et de la continuité du service public et que c'est vis-à-vis des contribuables aussi que vous, vous devez rendre des comptes. Et cela, vous l'avez souvent oublié dans votre gestion.

CAROLINE BRUN
Alors on va poursuivre ...

Julien Bargeton
La ville de Paris est la seule à avoir mis en place un budget en mode loi organique relative aux lois de finances alors que nous ne sommes pas obligés.Nous avons demandé à l'État de pouvoir passer en mode loi organique relative aux lois de finances ...

CAROLINE BRUN
On fait une petite pause...

Julien Bargeton
L'État ne nous l'a pas accordé ...(Brouhaha).

CAROLINE BRUN
On fait une courte pause et on va revenir très longuement sur ce sujet juste après la pub et les infos.

CAROLINE BRUN
Alors je voudrais revenir sur un élément qu'on a eu juste avant la coupure, dans le rapport de la Chambre régionale des comptes il y a l'idée que, au fond, un certain nombre de titres de directeurs généraux ne correspondent pas aux fonctions réellement exercées - et c'est une partie des critiques que vous avez formulées Pierre-Yves Bournazel tout à l'heure en parlant de politisation de l'administration - alors, Julien Bargeton, est-ce que tous les hauts fonctionnaires ont des fonctions, enfin font effectivement le travail qui correspond à leurs fonctions et donc qui pourrait éventuellement justifier une rémunération élevée ou est-ce qu'effectivement il y a un problème de... ? Un peu comme dans la fonction publique, où, quand on a acquis un grade, on ne le perd jamais. Et donc est-ce qu'il y a des gens qui n'exercent pas les fonctions qu'ils devraient exercer et pour lesquelles ils ont des salaires élevés?

Julien Bargeton
Non! Je ne connais pas de fonctionnaire à la ville de Paris - je parle pour tous les agents - qui ne fasse pas son travail, tous les agents de la ville de Paris sont occupés à ce qu'ils doivent faire et sont rémunérés pour cela. Après, il y a la question de la grille par rapport aux collectivités locales et par rapport à l'État, c'est le débat qui nous a intéressé tout à l'heure. Donc il n'y a pas de fonctionnaire qui ne soit pas chargé d'une mission et qui ne travaille pas.Ensuite la question que vous posez est la question du maintien dans le temps d'un certain niveau de rémunération, etcetera, quand on évolue, cela vaut pour l'État d'ailleurs, cela vaut aussi pour les hôpitaux, cela vaut...

CAROLINE BRUN
Pour toute la fonction publique!

Julien Bargeton
Pour toutes les fonctions publiques territoriales également, et hospitalières, et d'État, c'est-à-dire effectivement comment on attache mieux et davantage des éléments de rémunération aux fonctions qui sont exercées. Et donc on assume le fait que lorsqu'on change de fonctions, on perde certains éléments de rémunération. C'est cela le sujet. Et effectivement il y a des personnels qui ont des rémunérations parfois élevées, mais lorsque vous dirigez des directions de taille très importante, il est légitime de percevoir la rémunération qui s'y attache; ensuite il y a un travail de cotation de…

CAROLINE BRUN
Quand vous changez de fonction, il y a moins de raisons?

Julien Bargeton
Non! Mais il y a un travail de cotation de poste qui est en cours, il y a un travail de cotation de poste qui est en cours. C'est un terme un peu technique, pardonnez-moi, cela veut dire, finalement de dire: est-ce que toutes les directions valent le même niveau de primes en fonction du nombre de personnes, en fonction des enjeux, en fonction des risques, etcetera ? C'est un travail qui est très lourd, parce que ça ne concerne pas que les directeurs, ça doit concerné aussi les sous directeurs, les chefs de bureaux, etcetera et, donc, on doit avancer sur cette question de dire: Voilà quel est le niveau de responsabilité d'un poste et quel est le niveau de rémunération qui va avec.

CAROLINE BRUN
C'est ça…

Julien Bargeton
Mais je ... Il faut le dire très clairement, c'est effectivement une question qui se pose à l'ensemble des fonctions publiques.

Pierre-Yves Bournazel
Oui! Je voulais dire que c'est... ce que vous venez de dire, on peut l'entendre, mais simplement il y a aujourd'hui des gens qui ont des titres de directeurs et qui ne sont pas directeurs de l'administration, or ils ont été formés par la ville, ils sont administrateurs de la ville de Paris, ils ont un véritable cursus dans la ville de Paris et, aujourd'hui, ils se trouvent placardisés, c'est ce que dit le rapport de la Chambre Régionale des Comptes...

Julien Bargeton
Placardisés ça veut dire quoi? Ils sont...

Pierre-Yves Bournazel
Ca veut dire qu'ils ont des missions qui ne correspondent pas à leur niveau de compétences et vous le savez très bien. Et...

Julien Bargeton
Non! Mais de quoi vous parlez en...

Pierre-Yves Bournazel
Il y a un certain nombre de gens qui ont le grade de directeur et qui ne sont pas à la tête de direction de la ville de Paris et qui, en fait, sont chargés d'une mission. Vous voulez que je vous parle par exemple d'un certain nombre de gens au design, les postes ancrés?

CAROLINE BRUN
Mais...

Pierre-Yves Bournazel
Oui! Je...

CAROLINE BRUN
Pierre-Yves Bournazel...

Pierre-Yves Bournazel
Je voudrais juste insister sur un point!

CAROLINE BRUN
Oui!

Pierre-Yves Bournazel
Moi j'ai fait une recherche 1 parce que, quand j'ai lu ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes, je me suis dit: mais alors, s'il y a une placardisation, qui sont ces nouveaux directeurs?

Julien Bargeton
On a la même recherche!

Pierre-Yves Bournazel
Et donc j'ai fait une recherche - qui a d'ailleurs été publiée dans une interview du « Parisien» il y a quinze jours - et je me suis rendu compte que trente-six pour l'instant - parce que vous savez, les recherches, c'est long-, pour l'instant, trente-six directeurs d'administration ou de société d'économie mixte, qui gèrent les plus gros budgets de la ville de Paris, ce sont des gens issus des cabinets ministériels ...

Julien Bargeton
Non! C'est faux.

Pierre-Yves Bournazel
Monsieur Jospin ou membres du Parti socialiste...

CAROLINE BRUN
Alors ... Non! Mais deux questions...

Pierre-Yves Bournazel
Je dirais même...

CAROLINE BRUN
Est-ce que c'est faux ou est-ce que c'est normal... ?

Pierre-Yves Bournazel
Non! C'est vrai.

CAROLINE BRUN
Je dirais ...

Julien Bargeton
Je vais prendre simplement...

CAROLINE BRUN
Attendez! Juste une...

Julien Bargeton
Je vous en prie!

CAROLINE BRUN
Est-ce qu'on ne peut pas considérer que Bertrand Delanoë s'entoure légitimement de gens ... ?

Pierre-Yves Bournazel
Oui! Alors justement je finis juste là-dessus ...

CAROLINE BRUN
Qui partagent son avis?

Pierre-Yves Bournazel
Juste un mot là-dessus !

CAROLINE BRUN
De même que la mairie de Paris était chiraquienne sous Chirac,Tibéri sous Tibéri...

Pierre-Yves Bournazel
Non! Je vais vous dire une chose ...

CAROLINE BRUN
Et on peut remonter plus loin.

Pierre-Yves Bournazel
Juste un mot! Juste un mot...

CAROLINE BRUN
Oui!

Pierre-Yves Bournazel
Et après, je laisse le débat se faire. Non! Pour deux raisons: d'abord, parce que dans la ville de Paris, il y a déjà des gens compétents, je l'ai dit, qui pourraient être directeurs et qui sont aujourd'hui placardisés, qui n'occupent pas ces fonctions parce qu'on a fait venir de l'extérieur de nouveaux directeurs, ça fait augmenter la masse salariale et ils ont été recrutés sur un seul critère, la préférence socialiste. Ils étaient tous issus des cabinets ministériels de Monsieur Jospin. Il y en a même certains qui sont membres du Parti socialiste et membres de la commission nationale des conflits du Parti socialiste. Ça veut dire très clairement qu'il y a eu un critère de sélection de ces gens qui étaient extérieurs de la ville de Paris qui est extrêmement politicien. Il n'y a rien d'illégal! Mais je trouve que dans la manière de gérer la ville de Paris, il y a quelque chose qui n'est pas transparent et qui ne correspond pas à l'éthique que je me fais de la politique.

CAROLINE BRUN
Alors, Julien Bargeton, est-ce que... ?

Julien Bargeton
Cette chasse aux sorcières est vraiment indigne pour les gens qui la lancent! Par définition la ville de Paris est une collectivité locale, nous l'avons dit tout à l'heure un peu spécifique, mais c'est une collectivité locale et, donc, elle dispose de ressources humaines en interne, il y a donc beaucoup ...

Pierre-Yves Bournazel
Vous en avez rajoutées!

Julien Bargeton
Beaucoup de gens, non, beaucoup de gens qui sont en poste et qui sont issus de l'administration parisienne et y compris directeurs, et y compris secrétaires généraux adjoints, et qui étaient sous-directeurs dans les précédentes mandatures, et c'est bien normal puisque, comme collectivité locale, nous disposons de...

Pierre-Yves Bournazel
Le directeur de...

Julien Bargeton
D'un personnel compétent, etc., et qui est effectivement...

Pierre-Yves Bournazel
Le directeur du développement économique ...

Julien Bargeton
Et qui poursuit sa carrière ...

Pierre-Yves Bournazel
Trente-six!

Julien Bargeton
Comme dans l'administration, on poursuit sa carrière ...

Pierre-Yves Bournazel
Je vous en cite trente-six minimum directeurs!

Julien Bargeton
On poursuit sa carrière, et, effectivement, il y a aussi des personnes qui viennent de l'extérieur. Mais moi je trouve que c'est plutôt un signe d'intérêt, ça fait...

Pierre-Yves Bournazel
Oui ! Mais ils viennent du Parti socialiste.

Julien Bargeton
Non! Ils ne viennent pas du Parti socialiste ...

Pierre-Yves Bournazel
Mais c'est vrai ...

Julien Bargeton
On ne demande pas la carte ...

Pierre-Yves Bournazel
J'ai la liste! Vous voulez que je vous la donne la liste?

Julien Bargeton
On ne demande pas la carte. C'est vraiment...

Pierre-Yves Bournazel
Non! Vous ne la demandez pas la carte, non.

Julien Bargeton
C'est vrai du Maccartisme aux petits pieds!

Pierre-Yves Bournazel
Non! Ce n'est pas bien ce que vous dites.

Julien Bargeton
Pardonnez-moi ...

Pierre-Yves Bournazel
J'ai la liste des gens ...

Julien Bargeton
C'est-à-dire que cette ... cette chasse aux sorcières ...

Pierre-Yves Bournazel
Ce n'est pas une chasse aux sorcières ...

Julien Bargeton
En plus, vous ne remettez jamais ...

Pierre-Yves Bournazel
C'est une chasse à votre gestion.

Julien Bargeton
Vous ne remettez jamais en cause la compétence des agents ...

Pierre-Yves Bournazel
C'est votre gestion.

Julien Bargeton
Vous, vous en prenez…

Pierre-Yves Bournazel
Non! Parce que je m'en prends à Bertrand Delanoë ...

Julien Bargeton
Aux personnes, alors même...

Pierre-Yves Bournazel
Et à vous ...

Julien Bargeton
Non! Avant même que ce sont des personnes qui viennent de l'extérieur... (Brouhaha) ...

CAROLINE BRUN
Alors, attendez, que pense le centriste du débat sur la politisation?

Julien Bargeton
Effectivement enrichissent par leurs compétences, par leur expérience ...

Pierre-Yves Bournazel
Je m'en prends à votre gestion, c'est vous qui les avez choisis.

Julien Bargeton
Certains ont fait du cabinet, c'est une réalité, mais c'est loin...

Pierre-Yves Bournazel
Membres du Parti socialiste ...

Julien Bargeton
C'est loin d'être le cas de tous, ils ne sont pas...

Pierre-Yves Bournazel
C'est une politisation totale.

Julien Bargeton
Il n'y a pas... Ce n'est pas une politisation, c'est un...

CAROLINE BRUN
Yves Pozzo di Borgo !

Pierre-Yves Bournazel
Vous avez fait ce que vous avez dénoncé ... (brouhaha) ...

CAROLINE BRUN
Essayez de les réconcilier, le Centre est toujours là pour ça.

Yves Pozzo di Borgo
Oui! Moi je crois, si je peux me permettre, c'est vrai que vous avez tout à fait raison, un maire qui arrive il est normal qu'il ait ses amis politiques dans son cabinet, c'est d'ailleurs ...

CAROLINE BRUN
Sous Chirac ça été exactement pareil!

Yves Pozzo di Borgo
Dans son cabinet! Et ils sont d'ailleurs très nombreux. Je vous signale d'ailleurs que nous, au groupe, nous avons demandé d'avoir les lettres de mission de tous les membres du cabinet, ça nous a été refusé. Et donc je vous annonce que je vais saisir la Commission d'accès aux documents administratifs pour qu'on puisse avoir ces lettres-là, pour savoir exactement ce que font tous ces membres de cabinet, parce qu'il y en a beaucoup...

Julien Bargeton
II y en a ...

Yves Pozzo di Borgo
Un nombre très conséquent, un nombre ...

Julien Bargeton
Pour la première fois, nous avons adopté une délibération ...

Yves Pozzo di Borgo
Si vous me permettez, Monsieur...

Julien Bargeton
Qui indique les plafonds pour les cabinets. C'est la première fois, ça n'existait pas...

Yves Pozzo di Borgo
Excusez-moi! Mais en au...

Julien Bargeton
Il y a un ...

Yves Pozzo di Borgo
On aimerait avoir les lettres de missions et cela, on ne l'a pas. C'est le premier point. Et donc c'est tout à fait normal qu'un maire ait ses amis politiques au cabinet. Seulement moi... J'ai devant moi simplement la liste de dix directions, ce sont tous des membres qui viennent d'un cabinet socialiste ...

Julien Bargeton
Et ils ne sont pas compétents, ils ne sont pas compétents. Vous remettez en cause leurs compétences?

Yves Pozzo di Borgo
Je n'ai pas dit ça !

Pierre-Yves Bournazel
Il n'y en avait pas des gens compétents à la ville de Paris?

Yves Pozzo di Borgo
Seulement, seulement...

CAROLINE BRUN
Est-ce qu'il y a des gens compétents à Droite?
Voilà!

Yves Pozzo di Borgo
Attendez! Excusez-moi. Il y a deux choses: il y a les membres de cabinet...

CAROLINE BRUN
C'est la question que vous posez.

Yves Pozzo di Borgo
Et vous êtes très nombreux membres de cabinet, vous avez quand même les ministres, même le ministre de Bercy, pourtant ministre des Finances, n'a pas un nombre de cabinets comme...

Julien Bargeton
C'est faux!

Yves Pozzo di Borgo
Mais...

Julien Bargeton
Mais c'est complètement faux.

Yves Pozzo di Borgo
C'est faux ...

Pierre-Yves Bournazel
Non! C'est vrai, il a raison, ils sont beaucoup ...

Yves Pozzo di Borgo
Mais ce n'est pas vrai! Mais c'est complètement fou, le nombre de chargés de missions auprès du maire de Paris mais c'est surréaliste, est-ce que...

Pierre-Yves Bournazel
Il y a quarante membres !

Yves Pozzo di Borgo
Mais non!

Pierre-Yves Bournazel
Donc…

Yves Pozzo di Borgo
Et puis il y a quarante membres. Dans un ministère de Bercy, c'est vingt...

Pierre-Yves Bournazel
Vingt! Oui.

Julien Bargeton
Non!

Yves Pozzo di Borgo
Excusez-moi, Monsieur Bargeton ...

Julien Bargeton
Non!

CAROLINE BRUN
Mais ce sont vingt officiels ...

Yves Pozzo di Borgo
Vingt! Oui, officiellement vingt... (Brouhaha) ...

CAROLINE BRUN
Et quelques informels. Oui! Oui.

Yves Pozzo di Borgo
Mais globalement, heureusement, vous n'avez pas...

Julien Bargeton
Eh bien on a pris une délibération pour le plafonner...

Yves Pozzo di Borgo
Ca, sans compter...

Julien Bargeton
Ils sont aujourd'hui trente-cinq ...

Yves Pozzo di Borgo
Sans compter...

Julien Bargeton
Et le plafond de quarante. Voilà!

Yves Pozzo di Borgo
Monsieur Bargeton, sans compter ce que dit la Chambre régionale des comptes, il y en a plus de cent soixante, cent soixante-trois qui ont été recrutés sans l'accord du Conseil de Paris et qui sont ses adjoints, alors arrêtez de dire ça...

Julien Bargeton
Ce n'est pas vrai! Ils sont...

Yves Pozzo di Borgo
Écoutez-moi! C'est dans le rapport ...

Julien Bargeton
Nous avons voté une délibération ...

Yves Pozzo di Borgo
De la Cour des comptes ...

Julien Bargeton
Non!

Yves Pozzo di Borgo
Lisez-le!

Julien Bargeton
Non! Nous avons voté une délibération, soyez précis ...

Yves Pozzo di Borgo
Lisez-le! Premier point.

Julien Bargeton
Nous avons voté une délibération, il y a cent trente ...

Yves Pozzo di Borgo
Non! Mais premier point...

Julien Bargeton
Il y a un plafond de cent trente chargés de mission ...

Yves Pozzo di Borgo
Monsieur Bargeton...

Julien Bargeton
Pour les adjoints ...

Yves Pozzo di Borgo
Premier point...

Julien Bargeton
Et il y a aujourd'hui cent vingt-cinq ...

Yves Pozzo di Borgo
Il est tout à fait normal...

Julien Bargeton
Donc... et c'est la première fois qu'on vote cette délibération ...

Yves Pozzo di Borgo
Monsieur Bargeton, il est tout à fait normal que le maire ait un cabinet politique, mais il est excessif. Deuxième point, c'est là où ce n'est pas normal, c'est que tous les postes de directeurs - et c'est pour ça qu'on crée des postes de directeurs qu'on met dans les placards de l'administration de la ville de Paris -, qui sont des gens compétents, ils sont sur la touche et ils sont dans des placards et on les met à la place des amis politiques ...

Julien Bargeton
Ce n'est pas vrai! Ce n'est pas vrai.

Yves Pozzo di Borgo
C'est là le problème. Je dis...

Julien Bargeton
Ce n'est pas le cas de ...

Yves Pozzo di Borgo
Écoutez! J'ai devant moi la liste de dix directeurs qui viennent tous de cabinets Jospin ...

Julien Bargeton
Tous des cas de ...

Yves Pozzo di Borgo
Enfin excusez-moi Monsieur Bargeton ... (brouhaha) ... ce n'est pas un reproche, je dis simplement - et le maire de Paris s'en est lui-même rendu compte d'ailleurs au Conseil de Paris ...

CAROLINE BRUN
Un tout petit peu mot de conclusion, parce que là je sens qu'on ne va vous mettre d'accord, Pierre-Yves Bournazel, mais on conclut.

Pierre-Yves Bournazel
Non, Je voudrais juste dire une chose…

CAROLINE BRUN
Non! Mais on conclut.

Pierre-Yves Bournazel
Je voudrais juste dire une chose en conclusion, je voudrais ... Non! Je voudrais dire que moi ce que je ...

CAROLINE BRUN
Non, vous n'aurez pas le ...

Pierre- Yves Bournazel
Ce n'est pas les fonctionnaires, c'est la gestion de Delanoë ...

CAROLINE BRUN
Vous n'aurez malheureusement pas le temps de le dire ... (brouhaha) ... Merci à tous.

Rappelons que la gestion socialiste de la Ville de Paris crée de plus en plus de polémiques

Bertrand Delanoë est ainsi accusé du financement de la CGT.
Selon Capital (lien), la mairie de Paris n'en a pas fini avec les emplois fictifs. Dans une lettre, révélée par le mensuel en octobre 2010, la CFTC accuse la Ville de Paris de financer des heures syndicales au bénéfice de la CGT.
L'inspection générale de la capitale chiffrerait à 1,2 million d'euros par an le coût de ces emplois. Selon Le Figaro (lien), le rapport de l'inspection générale indiquait en 2005 : " ce genre de mise à disposition s'analyse comme une fiction qui consiste à considérer qu'un fonctionnaire est en activité, occupe un emploi et a droit à la rémunération afférente à son grade, alors qu'il est au service d'un organisme distinct de la collectivité qui l'emploie".