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lundi 2 septembre 2019

Assurance scolaire - Attention, parents d'élèves, la MAE ne vous apporte pas forcément un plus

Le démarchage de la MAE à la télévision est une arnaque

Résultat de recherche d'images pour "MAE"
La première fois n'est
pas toujours
un succès
La MAE a déjà commencé sa campagne en direction des parents d'élèves, mais l'assurance scolaire que cette mutuelle propose au forcing en milieu scolaire
et spécialement auprès des nouveaux parents stressés à l'entrée de leurs jeunes enfants, n'apporte probablement aucune garantie supplémentaire. 
Ce serait une escroquerie de vous faire croire le contraire.

Les parents pensent que deux précautions valent mieux qu'une et pensent acheter leur tranquillité d'esprit en souscrivant cette assurance, en particulier
à l'instigation des enseignants du primaire, qui ont 'conscience' d'accomplir leur mission en faveur, non point des enfants, mais de...leur syndicat. Car tout est noyauté et militant !

Une assurance est certes exigible par le chef d'établissement pour les activités et sorties facultatives (ex: classe de neige), mais elle ne l'est déjà plus dès lors qu'il s'agit d'activités obligatoires à l'intérieur de l'école (ex: éducation physique) pour les dommages subis et causés par votre enfant.

Une assurance complémentaire -du type MAE- n'est pas indispensable, puisque vos enfants sont déjà couverts par vos contrats de parent(s) en dehors de l'établissement scolaire (ex: activité scolaire facultative hors de l'école ou trajet sur le chemin de l'école).

Dès l'instant que vous avez une assurance responsabilité civile familiale, sans doute incluse dans votre contrat multirisque habitation et d'une "individuelle accidents"pour votre enfant, voire la famille entière, les dommages causés à d'autres par votre enfant sont couverts par votre assurance familiale. Vérifiez simplement que cette assurance protège effectivement votre enfant au cas où il se blesse -ce qui est assez évident-, mais qu'elle complète aussi les remboursements versés par la Sécurité Sociale.

Une assurance scolaire MAE, par exemple, n'est pas chère, mais fait certainement double emploi. 
Vous ne serez pas mieux couvert, ni indemnisé mieux, si vous souscrivez deux fois pour le même risque.L'ARS ne prévoit d'ailleurs pas de financer la souscription à la MAE... Pas encore !
En période de dépenses scolaires lourdes, n'avez-vous pas un usage plus utile de vos deniers?

lundi 25 septembre 2017

Financement des syndicats : l’imprudente provocation de Castaner

Chantage gouvernemental ou nouvel égarement de son porte-parole

Le porte-parole du gouvernement a dégoupillé une grenade ce lundi matin

Le gouvernement compte "remettre à plat le financement des syndicats",
Résultat de recherche d'images pour "castaner bourdin"a révélé Christophe Castaner, qui s'était invité au micro de l'accueillant Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC. Et de repasser une couche : "il faut l’assumer, il faut discuter",  avant d'enfoncer le clou : "ce serait une faute de l’exclure".

Et partout, c’est la stupeur générale face à des propos "un peu démagogiques" et jugés provocateurs, alors que les agriculteurs, les policiers et les routiers défilent en alternance dans les rues de Paris, ainsi qu'en régions.

La déclaration de Castaner a aussitôt mis le feu aux QG syndicaux. 

"Le financement a déjà été remis à plat. Il n’y a plus de place pour le flou, c’est la transparence complète : on a des commissaires aux comptes, les contrôles sont de plus en plus drastiques" semble regretter le président de la CFTC Philippe Louis, extrêmement irrité.

Même stupéfaction à la CFDT où le trésorier Thierry Cadart n’en a pas cru ses oreilles. "Ce mot 'remise à plat' est un peu surprenant. C’est ignorer tout ce qui a été fait notamment depuis trois ans," tempête-t-il, rappelant le chemin parcouru depuis le scandale des caisses noires de l’UIMM en 2007 pour mettre fin aux dérives.
"Pour mettre tout le monde dans la rue, il ne fallait pas s’y prendre autrement" lâche cet autre responsable syndical anonyme en colère pour qui "Castaner est un habitué de ces sorties en live sur des sujets qu’il ne maîtrise pas toujours". Et d’ajouter un brin moqueur de la fragilité des membre du gouvernement : "c’est le syndrome Bourdin. Quand vous êtes face à lui, on est obligé de tout savoir ou alors on perd la face !" On se rappelle en effet que le premier ministre avait fait piètre figure à RMC:

Au ministère du Travail, où les téléphones n’ont cessé de sonner,
Muriel Pénicaud s’est tout de suite employée à déminer le chantage malheureux du porte-parole en crise d'autorité à l'encontre des centrales syndicaux, tant il passe pour un bouffon. 
Et de marteler encore et encore : "Ce sujet a été réglé par la loi du 5 mars 2014" sur le financement des syndicats, via la formation professionnelle, sur laquelle ils ont la haute main, avec les effets désastreux que l'on sait sur les "bénéficiaires" : si 'bénéficiaires' il y a, ce sont les syndicats qui utilise ses crédits comme d'une pompe à fric.

samedi 12 janvier 2013

Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus)

Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois 


Le salaire du nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, s'élève aussi à 4500 euros par mois, tandis que celui de la CGT s'affiche à 2300 euros par mois, .

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, qualifiait de " procès d'intention" "les motivations principales" de la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur le financement des organisations syndicales d'employeurs et de salariés, en juin 2011 sur RTL.

Le niveau de rémunération du cégétiste équivaut au salaire moyen en France

En réponse à une remarque de Nicolas Perruchot, député du Nouveau Centre et initiateur de la commission d'enquête sur "l'opacité" du financement des syndicats  Bernard Thibault avait  expliqué recevoir "un salaire statutaire" (!), étant "dégagé syndicalement d'une entreprise publique", c'est-à-dire détaché de la SNCF, aux frais des utilisateurs du service public
"J'ai donc une rémunération statutaire de l'ordre de 2.300 euros. Il n'y a pas besoin d'une commission d'enquête; il suffisait d'interroger le PDG de la SNCF pour connaître la rémunération du secrétaire général de la CGT", a-t-il observé. Pourquoi le principal intéressé renvoie-t-il à l'absent de l'entretien ?

La CGT ne lui verse pas de rémunération complémentaire et prend simplement en charge sa voiture de fonction, une Citroën C6. Mais reverse-t-il solidairement aux camarades de l'organisation syndicale ?

C'est la CFDT, en revanche, qui prend en charge le salaire de son leader



Le nouveau patron de la CFDT 
et l'ancien

La rémunération du patron de la CFDT s'élève à 4500 euros nets par mois, sur 13 mois, selon Les Echos.

Le SMIC brut étant à 1 425,67 euros par mois (juil. 2012) pour 35 heures hebdomadaires, soit 9,49 € de l'heure (janvier 2013), le SMIC mensuel net (1er juillet 2012) était de 1 118 euros. 
Chérèque touchait quatre fois le SMIC. Sans compter les avantages divers et en espérant que ses avantages fiscaux ne sont pas ...injustes !

Le Leader de FO (Force ouvrière), Jean-Claude Mailly, gagne presque autant (4300 euros par mois sur 13 mois).

Le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, 45 ans, se sucre-t-il à son tour, au mépris de la précarité des salariés dans la crise

Bâton de maréchal ou parachute doré ?

Le 3 janvier 2013, le président de la République a récompensé un fidèle serviteur
Déjà élu président du Think-thank Terra Nova le 12 janvier 2013 à la satisfaction de François Hollande (lien PaSiDupes), à 56 ans et à quatre ans de la retraite, François Chérèque a été nommé inspecteur général des Affaires sociales, IGAS, (5e tour) en Conseil des ministres à compter du 7 janvier 2013, au statut de haut-fonctionnaire.
sa rémunération est éloquente : de 53.368,14 € à l’entrée, 69 238 € au bout de quatre ans. 

Le candidat socialiste en meeting, le 3 mars 2011 à Dijon, se posait alors pourtant en défenseur de hauts fonctionnaires
"déplacés comme des pions, moqués comme des petits pois, regardés comme des gêneurs, considérés comme des subalternes" et fustigeait des "nominations partisanes parfois issues des cercles les plus intimes" de son prédecesseur.

Le "changement maintenant", c'est un fait, n'a pas encore atteint la haute fonction publique d'Etat non plus.

mardi 6 décembre 2011

La lucrative collecte de fonds pour la formation professionnelle arrive-t-elle à destination ?

L'usine à gaz de la formation professionnelle fuite plus que le nucléaire



Et ce qu'on sait moins:
les syndicats ne sont pas pauvres !




Les partenaires sociaux, qui collectent l'argent de la formation, se servent largement au passage.

Laurence Parisot, patronne du MEDEF, résume la question avec délicatesse : la formation professionnelle, a-t-elle expliqué aux députés, "est un sujet si complexe que l'on peut toujours envisager l'existence d'un problème à un embranchement". Traduction : dans une usine à gaz, une fuite peut toujours se produire. D'ailleurs, lorsque le plombier fait l'inspection des circuits, il ne se déplace généralement pas pour rien. Il n'est donc pas le seul.



Des collectes de fonds s'évaporent
En 2010, 4 000 contrôles ont été réalisés par l'Administration auprès des OPCA, les organismes - gérés à parité par les syndicats patronaux et de salariés - qui collectent auprès des entreprises les sommes qui seront mutualisées pour être redistribuées sous forme d'heures de formation. L'enveloppe contrôlée, qui s'élevait à 200 millions d'euros, a donné lieu à pas moins de 30 millions de redressement !

Ce chiffre souligne la fréquence des "problèmes d'embranchement", ou dysfonctionnements. La machinerie est en effet tentaculaire : une collecte de près de 6,5 milliards, réalisée par une bonne centaine d'organismes collecteurs gérés par les syndicats, et, au bout de la chaîne, des milliers de centres de formation désireux de tirer profit de cette manne. Seuls les initiés savent circuler dans les dédales de la formation professionnelle, monument du paritarisme cogéré à la française qui, malgré des dépenses plus élevées que nos voisins allemands ou britanniques, contribue si mal à faire fonctionner "l'ascenseur social".

Des rapports, comme les commissions et comités Théodules

Plusieurs rapports successifs ont souligné combien ce terrain est propice aux dérives.
Le gâchis d'abord : certains organismes collecteurs (les OPCA) affichent des frais de fonctionnement de plus de 10 % - jusqu'à 30 % ! L'aisance financière dont ils bénéficient conduit les organismes à pratiquer des niveaux de salaires élevés. En 2007, la Cour des comptes a relevé que la rémunération annuelle des dirigeants régionaux de l'Agefos PME (association de gestion des fonds des PME) pouvait atteindre près de 162 000 euros par an, plus divers avantages matériels...

En réalité, membres des conseils d'administration de ces organismes,les organisations d'employeurs et de salariés tirent un revenu substantiel de cette gestion : près de 66 millions d'euros en 2010. Moitié pour le patronat, Medef en tête, moitié pour les centrales syndicales représentant les salariés. Or, les comptes rendus d'utilisation des fonds sont le plus souvent très succincts.

Un système opaque infiltré par les sectes

Des circuits complexes, une quasi-absence de contrôle
: c'est aussi la recette idéale pour que se développent de vraies escroqueries. Lorsqu'un organisme de collecte possède des liens avec un centre de formation, il peut arriver que le premier accepte de payer au second des heures de formation que celui-ci n'effectue pas... Régulièrement, la justice met le doigt sur des formations bidon ou des systèmes de surfacturation. Consciente de ces failles, l'administration du ministère du Travail a affiché l'objectif d'étendre les contrôles - mais les moyens ne sont pas légion. La nouvelle loi devrait également permettre une meilleure sélection des organismes en amont.

Récemment, la Miviludes, instance chargée de lutter contre les sectes, s'est en outre alertée d'un autre phénomène, corollaire du manque de contrôle : l'infiltration des mouvements sectaires dans le milieu de la formation professionnelle. "De nombreuses structures proposent des formations axées autour de notions de psychologie ou du développement personnel", explique Georges Fenech, président de la Miviludes. "Une partie d'entre elles est sujette à caution. Il faut faire preuve de vigilance avant d'envoyer des salariés en stage." Dans la Région Rhône-Alpes, 35 % des contrôles réalisés ont révélé le caractère sectaire de la formation dispensée. Charlatans, voire gourous, tentent par le biais de la formation d'asseoir leur emprise sur des salariés, et de tisser un réseau en entreprise. La Miviludes estime que 10 % des formations dans le domaine comportemental sont sujettes à caution. Ce qui représente pas moins de 1 200 à 1 500 organismes de formation dans le collimateur...
(Source Le Figaro Magazine du 3 décembre, article de Laurence de Charette)

Le trésor de guerre des comités d'entreprise, pour qui ?

La gauche s'enrichit "au service" des défavorisés

Pour commencer, il faut lutter pour

le pouvoir d'achat des syndicats et des CE,

menacé par les patrons...



Les Comités d'entreprise sont des nantis

Les syndicats, CGT en tête, règnent sur une poignée de puissants CE du secteur public, fortement subventionnés par des patrons qui achètent la paix sociale. Tous les excès sont permis.

Au comité central d'entreprise (CCE) de France Télécom, les élus [qui ne se suicident pas comme nombre de leurs 'camarades', mais, le savaient-ils,] partent en voyage d'étude au frais des agences de voyage pour tester les lieux de vacances qui seront proposés aux salariés du groupe. " C'est de la corruption pure et simple ", explique un délégué syndical de l'entreprise. Mais ces pratiques ne sont pas propres à notre CCE. On les retrouve partout. " [L'éthique de l'égalité est sauve !]
La CGT (26,04%), SUD-PTT (22,29%) et CFDT (21,91%), dans cet ordre aux dernières élections professionnelles, se partagent presqu'également les responsabilités.
L'an dernier, un rapport d'audit a révélé que le CCE d'Air France louait pour ses salariés en 2009 " des Mercedes, des Chevrolet et des Peugeot 807 ", alors qu'il possède sa propre flotte de véhicules. Toujours selon ce rapport, 30 ordinateurs portables achetés 39 000 euros " n'avaient toujours pas été distribués fin 2009. [à 1.330 euro pièce, ils sont plaqués or ?]

[Or, les CCE engorgent les tribunaux
En février 2011 et selon le rapport du tribunal de Bobigny, l'institution avait besoin de 20,5 millions d'euros pour poursuivre son activité en 2011 et éviter la cessation de paiement. Le feuilleton du CCE d'Air France ne faisait en fait que se poursuivre, car l'institution qui chapeaute 7 des 8 comités d'établissements (CE) de la compagnie aérienne devait trouver 20,5 millions d'euros pour poursuivre ses activités en 2011 après avoir déjà eu besoin de 15 millions d'euros supplémentaires pour survivre en 2010.
Et ce CCE a fait l'objet d'un audit en 2009 qui a dénoncé sa gestion et notamment «les dépenses à vocation personnelles» de ses dirigeants.
Et les syndicats d'Air France KLM s'est en outre payé le luxe d'une grève du personnel navigant commercial à cheval sur octobre (3 jours) et novembre (2 jours). La compagnie évalue à 28 Millions d'Euros l'impact de ces cinq jours de grève sur le résultat d'exploitation.
Aux élections professionnelles de mars dernier, la CGT (18, 84 %) et la CFDT (12, 26 %) arrivaient encore largement devant SUD et l'UNSA.]

Chez Disneyland Paris, un récent rapport judiciaire a révélé que 558 000 euros ont été détournés du CE entre 2006 et 2009.


Les cas de corruption et d'enrichissement personnel sont peut-être rares, mais le gâchis est généralisé.

Outre leur rôle de prestataires de vacances et de gestionnaires d'activités sociales et culturelles pour les salariés, les comités d'entreprise sont un bon moyen pour les patrons de choyer leurs délégués syndicaux et d'acheter la paix sociale. [Puisqu'ils se laissent corrompre, tous vertueux qu'ils fussent !] Au fil des ans et des chantages syndicaux, les CE [noyautés par les syndicats] sont devenus de véritables "Etats dans l'Etat". Surtout dans les grands groupes du service public où, comme le dit pudiquement le rapport des députés, " le niveau global de droits syndicaux va bien au-delà du droit commun ".

Ce sont des entreprises gérant des budgets considérables et une masse salariale imposante.
Le comité central d'entreprise d'Air France emploie ainsi 900 salariés. Celui de la SNCF, près de 1 000, et celui de la RATP, 300 employés. Quant à celui d'EDF, le plus gros de France, il rémunère près de 4 000 personnes !
[Ce sont des personnels mis à disposition par l'entreprise]

La direction d'Air France a fini par couper le robinet

Pourtant, depuis deux ou trois ans, le vent semble avoir tourné et les grands comités d'entreprise français sont dans la tourmente. Ceux de la SNCF et de la RATP ont fait l'objet d'une enquête de la Cour des comptes en 2010. Les élus du CCE d'Air France se sont, eux, succédé l'an dernier à la brigade financière, qui enquêtait sur d'éventuelles malversations. La police s'est intéressée à de possibles abus au comité d'établissement de la SNCF à Lyon. Après quatre ans d'enquête, la justice a fini par mettre en examen l'ex-président du comité d'entreprise d'EDF/GDF-Suez - le plus beau fleuron de la CGT - pour emplois fictifs, abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux.

Comment en est-on arrivé là ?

Encouragés par la bienveillance des grands patrons et en l'absence de tout encadrement, les dirigeants des comités d'entreprise ont amassé de véritables trésors de guerre, qu'ils n'étaient pas formés à gérer.
Au risque, parfois, de véritables catastrophes. Celui de France Télécom a frôlé la cessation de paiement en 2010 : l'annulation des vacances et un plan d'économie drastique ont évité le désastre.

Chez Air France, le CCE est englué depuis trois ans dans un conflit entre la CFDT et la CGT, qui se renvoient la responsabilité d'une gestion catastrophique. Le commissaire aux comptes a jeté l'éponge l'an dernier et le CCE a été placé sous la responsabilité d'un mandataire du tribunal de Bobigny, qui essaie vainement d'y voir clair dans les comptes. Pour échapper à la cessation de paiements en 2010, le CCE a dû emprunter 14,5 M€ et envisage de vendre une partie de son patrimoine pour échapper à la faillite.

Mais c'est la Caisse centrale d'activités sociales (CCAS), le comité d'entreprise resté commun à EDF et GDF-Suez, qui a surtout défrayé la chronique ces dernières années. La Cour des comptes, qui avait publié en 2007 un rapport accablant sur le «manque de transparence» de sa gestion, n'a pu que constater trois ans plus tard que ses recommandations étaient restées lettre morte. Pis, comme un pied de nez à la Cour, qui exigeait une maîtrise des coûts, la CCAS a embauché 400 collaborateurs de plus entre 2007 et 2010 ! Il est vrai que ce comité d'entreprise hors norme est financé par un prélèvement de 1 % sur les factures d'électricité et de gaz (et non sur la masse salariale) et que son budget augmente mécaniquement à chaque hausse de tarif... Cela ne l'empêche pas d'accumuler les pertes (encore 70 M€ l'an dernier). Le ministère de l'Energie, censé surveiller les activités de la CCAS (autre bizarrerie de la situation), a proposé «une remise à plat» du système, et notamment du mode de financement de la CCAS.

Un peu partout ailleurs, la crise a imposé un certain retour à la raison.
Air France a ostensiblement mis fin aux sauvetages et autres rallonges consenties à son CCE et prié ses élus de trouver seuls une solution pour redresser la barre. Mais aucune remise en question de l'opulence des comités d'entreprise ni aucune harmonisation ne sont encore à l'ordre du jour en France.
(Source Le Figaro, article de Fabrice Amédéo)

Les représentants syndicaux détachés à temps plein ou partiel, ont-ils aussi droit, dans le calcul des annuités de retraite, à une prise en compte de la "pénibilité" au travail ?...

lundi 5 décembre 2011

Cette niche sociale que les syndicats ne veulent pas supprinmer

Les syndicats, ces riches qu'aime Hollande

Le Figaro Magazine du 3 décembre a obtenu le sésame

Les subventions de l'Etat sont dans leur caverne d'Ali Baba

Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués. Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie... Un rapport parlementaire lève le voile.

Décapant ! Des vacances à Dakar aux frais de France Télécom ! En février dernier, 12 délégués syndicaux du groupe se sont rendus au Sénégal, officiellement pour assister au Forum social mondial. Dans leurs valises, un mandat en bonne et due forme du très imposant Comité central de l'unité économique et sociale (CCUES). Pour représenter les salariés de France Télécom face à la «place importante faite au secteur des télécoms, notamment dans le cadre des relations nord-sud», la délégation a reçu un chèque de 12.000 euros. À l'heure où les entreprises serrent les coûts et l'État taille dans ses dépenses, les syndicats ne rechignent pas à envoyer leurs membres au soleil, tous frais payés, simplement «pour nourrir leur réflexion».

Gonflé ? Non, une pratique plutôt ordinaire dans une France qui n'aime pas ses syndicats mais les nourrit grassement. Car si le syndicalisme n'a jamais été aussi peu représentatif dans notre pays - seuls 8 % des salariés (public et privé confondus) adhèrent à une organisation, le taux le plus bas de l'Union européenne ! -, la machine syndicale, elle, se porte bien, très bien même. Et pour cause: elle vit aux crochets des autres ! C'est la démonstration choc que font les députés dans un rapport rendu public cette semaine, et que Le Figaro Magazine a pu consulter en avant-première.

Au terme d'une commission d'enquête de six mois, de dizaines d'auditions, les élus font ce constat: la collectivité fait chaque année un chèque de 4 milliards d'euros pour financer l'activité syndicale. Presque l'équivalent du budget de l'Enseignement supérieur...
Les cotisations ne représentent qu'une part infime des budgets syndicaux: guère plus de 3 à 4% pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 % selon les cas pour les structures patronales. C'est une «exception française en Europe», relèvent les parlementaires, soulignant qu'ailleurs sur le continent, «les cotisations occupent une part primordiale dans les ressources des syndicats, plus de 80% dans l'ensemble». Leur «légitimité» est à ce prix, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics, glisse le rapport.

Ici, ce sont les détachements syndicaux, les décharges horaires, les subventions aux comités d'entreprise ou encore la gestion des organismes sociaux et de la formation professionnelle qui fournissent le gros des moyens. Un système bien huilé mis en place au lendemain de la guerre et que personne - même en ces temps de crise - n'a osé remettre en cause. Et surtout pas l'État impécunieux, pourtant avide d'économies. Y trouverait-il son compte?

Lorsqu'il a décidé de se pencher sur cette délicate question, Nicolas Perruchot, ce député centriste qui a fait une entrée tonitruante sur la scène politique en 2001, en évinçant Jack Lang de la Mairie de Blois, savait qu'il avançait en terrain miné. L'annonce de sa commission d'enquête a été fraîchement accueillie «en haut lieu», souffle-t-il. À plusieurs reprises, on m'a fait dire qu'une commission d'enquête parlementaire sur le prix de l'essence serait mieux venue», précise Perruchot, pas mécontent de n'en avoir fait qu'à sa tête.

Les syndicats ne se sont pas bousculés à la porte de la commission. «Nous nous sommes même demandé si nous aurions besoin de faire intervenir la force publique, comme nous en avons le droit», confie-t-il. Les représentants de l'UIMM - la puissante fédération patronale de la métallurgie - ou de FO ne se sont présentés à la convocation des députés qu'in extremis, lors de la dernière semaine d'audition.

On comprend leurs réticences. Le tableau que dressent les élus est décapant: «mécanismes de financement structurellement opaques», «absence de prise en considération (...) des mises à disposition de personnels et de locaux», «dérives»... Le schéma descircuits de financement qu'ils ont tenté de reconstituer vaut son pesant d'or, tant il est incompréhensible.

Les députés se sont fondés pour leur enquête sur de tout nouveaux éléments, fournis par les fédérations elles-mêmes. Car, pour la première fois cette année, les organisations syndicales et patronales ont dû se livrer à un exercice d'un genre nouveau: la publication de leurs comptes, en vertu de la loi d'août 2008 sur la représentativité syndicale. Personne n'avait osé leur demander le moindre bilan depuis la loi Waldeck-Rousseau créant les syndicats en... 1884 !

Certes, une incertitude plane encore sur les obligations des puissants syndicats de la fonction publique. En outre, toutes les organisations ne se sont pas pliées aux nouvelles règles du jeu avec le même entrain, certaines les ont même royalement ignorées. On attend toujours les comptes de FO pour 2010, de même que ceux de l'Union nationale des professions libérales (Unapl). Quant à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), elle a carrément fait savoir qu'elle n'entendait pas commencer l'exercice avant l'année prochaine.

Bernard Thibault, lui, a fait le choix de présenter le bilan de la CGT à la presse le 14 novembre. Sur 79 millions d'euros de cotisations versés par ses adhérents, un peu moins de 13 ont été affectés à la confédération pour financer ses activités, a-t-il détaillé. Ce qui lui a permis d'affirmer que près des deux tiers des recettes de la CGT provenaient des adhérents. À l'entendre, on serait donc «très loin» de l'image d'un syndicat «fonctionnant avec l'argent public». Simple question de présentation. Ce que l'on nomme par facilité «syndicat» est juridiquement composé d'une kyrielle de structures: sections d'entreprises, unions locales, départementales, fédérations professionnelles... La maison-mère est souvent elle-même incapable d'indiquer avec certitude le nombre de ses affidés. La CGT, par exemple, hésite entre 25.000 et 30.000 entités.

Quoi qu'en dise M. Thibault, l'essentiel de la richesse de la CGT et des autres syndicats de salariés provient des moyens humains - détachements, décharges horaires, etc. - mis à leur disposition par les entreprises et surtout par l'Etat. Ces petites mains se comptent par dizaines de milliers dans la fonction publique. Ou plutôt, elles ne se comptent pas. Car en la matière, l'unité de mesure, c'est l'estimation. Le doigt mouillé.

Pour en avoir le cœur net, l'Inspection générale de l'administration a épluché l'an dernier les mécanismes de mise à disposition pour les syndicats de la fonction publique dans deux départements, le Rhône et le Loiret. Son rapport, resté confidentiel, montre que l'administration n'est pas tatillonne avec les absences syndicales, qu'elle a parfois même renoncé à comptabiliser. Au service des impôts notamment, les syndicats déclarent que tous les droits syndicaux ont été pris quand la direction, elle, fait état d'une importante sous-consommation des heures de détachement ! De manière générale, les administrations peinent à distinguer les différents types d'absence ou de décharge.

Les abus prospèrent dans un univers où règne le flou. Soumis aux questions des inspecteurs de l'administration, les directeurs des ressources humaines des ministères ont bien dû admettre qu'ils ne disposaient d'aucun tableau de bord détaillé de leurs effectifs. Des réponses au moins aussi vagues ont été données aux députés. Du bout des lèvres, au ministère de la Fonction publique, on reconnaît qu'environ 17.000 agents (en postes équivalents temps plein) seraient mis à la disposition des syndicats dans la fonction publique. Dont près de 1200 à l'Éducation nationale. Les parlementaires ont conclu de cet aveu à moitié officiel que la réalité devait se situer bien au-dessus et Perruchot avance le chiffre de «28.000 équivalents temps plein pour les trois fonctions publiques». Si l'on s'en tient au chiffre officiel, les moyens humains offerts aux syndicats par l'État représenteraient une enveloppe minimale de 1,3 milliard d'euros. «J'ai dit à Valérie Pécresse: rien qu'avec une économie de 10% sur ce budget, je te fais l'équivalent de deux taxes sodas», ironise le rapporteur.

Dans certains services de l'État comme la police, fortement syndiquée, ces mises à disposition ont atteint une telle ampleur que le ministre a dû taper du poing sur la table. Depuis une dizaine de jours, le cabinet du ministre de l'Intérieur reçoit discrètement les syndicats de policiers les uns après les autres. Claude Guéant a lancé un pavé dans la mare en déclarant qu'il comptait «remettre les policiers sur le terrain». Depuis les déclarations du ministre, les langues se délient, et les différentes centrales se renvoient la patate chaude. Les uns ont reconnu des syndicalistes policiers assurant le service d'ordre de manifestation d'un candidat de gauche, les autres dénoncent les moyens humains particulièrement généreux consacrés aux œuvres sociales de la police. Jusqu'où ira le ministre de l'Intérieur? Dans bien des cas, les administrations préfèrent fermer les yeux pour assurer la paix sociale.«Globalement, les quotas de détachement dans la fonction publique ont souvent été dépassés avec la bénédiction des ministères», concède un connaisseur.

Cette stratégie dépasse de beaucoup les détachements de permanents syndicaux. Elle passe aussi par des largesses aux comités d'entreprise, la mise à disposition de locaux et de moyens matériels. Toujours dans la police, à Lyon, les syndicats policiers bénéficient depuis 2008, date de la destruction d'un immeuble ancien, d'un relogement dans le domaine privé pour un loyer annuel de 87.000 euros.

Au fil des ans, certains comités d'entreprise de la sphère publique sont devenus de véritables coffres-forts ! Il est vrai que les patrons n'hésitent pas à mettre la main à la poche bien au-delà des obligations prévues par la loi. Manière d'acheter, au prix fort, la paix sociale. Pierre Mongin, à la tête de la RATP, n'aligne-t-il pas 16 millions par an, c'est-à-dire 7 de plus que ce que lui imposent les textes, dans la caisse syndicale? Durant plus de dix ans à la tête d'Air France, Jean-Cyril Spinetta a mis des sommes importantes à disposition de ses comités d'entreprise (3,1 % de la masse salariale). Un compte courant avait même été mis à disposition par l'entreprise pour éponger les dettes et la gestion hasardeuse du CCE. Air France l'a fermé en 2008 et a accepté d'éponger un découvert de 7 millions d'euros. Une goutte d'eau face aux enjeux poursuivis par la direction: faire passer la privatisation de l'entreprise et la fusion avec le néerlandais KLM.

Même chose à EDF, qui abrite la plus grosse cagnotte de la CGT, l'intouchable Caisse centrale d'action sociale (CCAS). «Les magistrats ne comprennent rien aux impératifs économiques!» s'était emporté un certain ministre du Budget en 2004 alors qu'une information judiciaire était ouverte sur les irrégularités de la gestion du comité d'entreprise (4000 permanents syndicaux). Met-on en cause la gestion d'un syndicat majoritaire à la veille d'un changement de statut de l'entreprise? Chez France Télécom-Orange, la direction a trouvé une méthode tout aussi efficace de mettre de l'huile dans les rouages: acheter des pages de publicité dans les journaux syndicaux ou encore louer des stands dans les grands congrès.

Par comparaison, les entreprises privées «contribuent financièrement assez peu, sauf exception, au financement des syndicats de leurs salariés», note la commission d'enquête parlementaire. Hormis les décharges horaires prévues par la loi et les locaux syndicaux mis à disposition et dûment mentionnés dans leurs comptes. Au total, les députés évaluent le coût de la représentativité syndicale dans le secteur privé à 1,6 milliard d'euros. Un chiffre qui «ne correspond pas, à proprement parler, au financement des "syndicats", mais plus précisément à celui de l'activité de représentation, de défense, de revendication menée par les syndicalistes dans les entreprises», note le rapport. En outre, plus des trois quarts de ces syndicalistes sont élus par le personnel et non désignés par leur syndicats.

Les organisations syndicales et patronales se partagent enfin également, depuis plus de soixante ans, le gros gâteau du paritarisme. Ce sont elles qui gèrent le circuit de la formation professionnelle en France (un pactole de 6,3 milliards) et le «1% logement». Elles encore qui sont aux commandes des grands organismes de la Sécurité sociale et de l'Unedic, des mastodontes qui assoient leur puissance et font vivre des dizaines de milliers de militants promus au rang d'administrateurs. Indemnités forfaitaires, frais de formation, prise en charge de secrétariat, voyages d'études...: les députés énumèrent les multiples avantages que procure la gestion des organismes paritaires (voir tableau). «Tout le monde se tient, car tout le monde en croque», résume un dirigeant d'une caisse de retraite complémentaire, la galaxie Agirc-Arrco.

Denis Gautier-Sauvagnac, ancien dirigeant de la très puissante UIMM au sein du Medef, n'a toujours pas livré les secrets de la «fluidification du dialogue social». Dix-neuf millions d'euros ont été retirés en liquide des caisses de l'organisation entre 2000 et 2007, qui auraient majoritairement servi au financement occulte de syndicats, selon les soupçons des enquêteurs.

«Je suis parvenu à la conclusion qu'il existe bien un système, une stratégie globale et une alliance objective entre acteurs concernés, analyse Jean-Luc Touly, syndicaliste lui-même [second de la CGT à la CGE, membre decla Fondation de Danièle Mitterrand et de ATTAC], en cours de rédaction de son deuxième ouvrage sur les financements occultes. Si la CGT n'a pas mené la fronde lors de la réforme des régimes sociaux, comme elle aurait pu facilement le faire, c'est que le gouvernement avait une monnaie d'échange: la loi sur la transparence des comptes syndicaux dont l'incidence est limitée. »

Au plus fort de la crise, les confédérations affichent une insolente santé financière. Toutes les centrales sont propriétaires de vastes locaux parisiens : le siège du Medef est valorisé 24 millions d'euros, l'UIMM dispose d'un trésor de guerre de près de 505 millions d'euros, selon le rapport. François Chérèque, à la tête de la CFDT, avoue avoir du mal à cacher ses économies de plus de 350 millions d'euros, dont 34,7 millions de « trésorerie disponible ». Celle de la CGT est de 42 millions d'euros. Les fruits d'une «gestion de père de famille» ont expliqué, sans rire, plusieurs responsables syndicaux...

Des rentiers, les syndicats français ? Ils fonctionnent en tout cas très bien indépendamment de leur manque de représentativité. Inutile de grandir pour s'enrichir ! À l'extrême, ils n'auraient guère besoin d'adhérents. Premier syndicat français, la CGT en compte 670.000. Très loin des 2,4 millions d'IG Metall, le syndicat allemand des «métallos».

jeudi 27 janvier 2011

Les hauts fonctionnaires de la ville de Paris sont-ils grassement payés ?

Débat autour de la gestion de la ville de Paris par Delanoë

Delanoë ramène à la décence les salaires des hauts fonctionnaires de la mairie

Le maire de Paris tente d’apaiser l’indignation suscitée par les révélations de la Chambre Régionale des Comptes en septembre.


Dans un rapport, celle-ci dénonçait
la multiplication et l’envolée des hauts salaires à la Ville de Paris
.

Dans
un courrier adressé aux présidents des cinq groupes politiques du Conseil de Paris, Bertrand Delanoë annonce qu’il va réduire en moyenne de 15 % la prime départementale versée aux 60 plus hauts fonctionnaires de la Ville.
Pour les 10 plus hautes rémunérations, la prime (qui pouvait atteindre les 40 000 € annuels) va être réduite de 20 %.

Au final, la Ville va donc réaliser une économie de 280 000 € et moraliser les inégalités salariales pratiquées par le pouvoir socialiste. Cette réduction sera appliquée dès l’an prochain.

Le maire PS est ainsi poussé à demander à la secrétaire générale d’engager une réforme du régime indemnitaire des cadres dirigeants afin que leurs rémunérations correspondent mieux à leurs fonctions réelles...

VOIR et ENTENDRE les débatteurs réunis par BFM Business, en novembre dernier: Pierre-Yves Bournazel (UMP), conseiller de Paris et conseiller régional d'Ile-de-France, le sénateur Pozzo di Borgo (groupe Centre et Indépendant du Conseil de Paris) et Julien Bargeton, 1er adjoint (PS) à la maire de Paris pour le 20ème arrondissement et rapporteur de la mission d'information de la ville de Paris.
Le parti-pris flagrant de la journaliste - Caroline Brun (chroniqueuse dans les émissions de Pascale Clark et directrice éditoriale du quotidien gratuit Metro - n'échappera à personne, non plus que sa participation intrusive: est-ce ce qu'on appelle "insolence de la presse" ou plutôt son engagement militant ?



Débat sur la gestion Delanoë de la ville de Paris partie 1/3 envoyé par PierreYvesBournazel.

SCRIPT 2e partie

Pierre-Yves Bournazel
Et ça fait dix ans que vous êtes aux responsabilités et il y a de nouvelles erreurs que vous avez commises qui ont été épinglées dans votre gestion.


Julien Bargeton
Non.

Pierre-Yves Bournazel
Et qu'à un moment donné, il faut se poser la question de savoir combien d'investissement on fait pour la ville de Paris, avec quel fonctionnement. Et là je crois qu'il faut rationaliser les dépenses de fonctionnement de la ville de Paris.Dix mille agents supplémentaires en dix ans, c'est quand même lourd ...

Julien Bargeton
(Inaudible).

Pierre-Yves Bournazel
C'est quand même lourd. C'est quand même très lourd. Il faut quand même, au moment où vous augmentez les impôts des Parisiens, s'interroger sur la manière dont on peut mieux évaluer les objectifs et les résultats des fonctionnaires dans leurs missions de service public parce qu'il ne faut jamais oublier que les fonctionnaires sont garants de l'intérêt général et de la continuité du service public et que c'est vis-à-vis des contribuables aussi que vous, vous devez rendre des comptes. Et cela, vous l'avez souvent oublié dans votre gestion.

CAROLINE BRUN
Alors on va poursuivre ...

Julien Bargeton
La ville de Paris est la seule à avoir mis en place un budget en mode loi organique relative aux lois de finances alors que nous ne sommes pas obligés.Nous avons demandé à l'État de pouvoir passer en mode loi organique relative aux lois de finances ...

CAROLINE BRUN
On fait une petite pause...

Julien Bargeton
L'État ne nous l'a pas accordé ...(Brouhaha).

CAROLINE BRUN
On fait une courte pause et on va revenir très longuement sur ce sujet juste après la pub et les infos.

CAROLINE BRUN
Alors je voudrais revenir sur un élément qu'on a eu juste avant la coupure, dans le rapport de la Chambre régionale des comptes il y a l'idée que, au fond, un certain nombre de titres de directeurs généraux ne correspondent pas aux fonctions réellement exercées - et c'est une partie des critiques que vous avez formulées Pierre-Yves Bournazel tout à l'heure en parlant de politisation de l'administration - alors, Julien Bargeton, est-ce que tous les hauts fonctionnaires ont des fonctions, enfin font effectivement le travail qui correspond à leurs fonctions et donc qui pourrait éventuellement justifier une rémunération élevée ou est-ce qu'effectivement il y a un problème de... ? Un peu comme dans la fonction publique, où, quand on a acquis un grade, on ne le perd jamais. Et donc est-ce qu'il y a des gens qui n'exercent pas les fonctions qu'ils devraient exercer et pour lesquelles ils ont des salaires élevés?

Julien Bargeton
Non! Je ne connais pas de fonctionnaire à la ville de Paris - je parle pour tous les agents - qui ne fasse pas son travail, tous les agents de la ville de Paris sont occupés à ce qu'ils doivent faire et sont rémunérés pour cela. Après, il y a la question de la grille par rapport aux collectivités locales et par rapport à l'État, c'est le débat qui nous a intéressé tout à l'heure. Donc il n'y a pas de fonctionnaire qui ne soit pas chargé d'une mission et qui ne travaille pas.Ensuite la question que vous posez est la question du maintien dans le temps d'un certain niveau de rémunération, etcetera, quand on évolue, cela vaut pour l'État d'ailleurs, cela vaut aussi pour les hôpitaux, cela vaut...

CAROLINE BRUN
Pour toute la fonction publique!

Julien Bargeton
Pour toutes les fonctions publiques territoriales également, et hospitalières, et d'État, c'est-à-dire effectivement comment on attache mieux et davantage des éléments de rémunération aux fonctions qui sont exercées. Et donc on assume le fait que lorsqu'on change de fonctions, on perde certains éléments de rémunération. C'est cela le sujet. Et effectivement il y a des personnels qui ont des rémunérations parfois élevées, mais lorsque vous dirigez des directions de taille très importante, il est légitime de percevoir la rémunération qui s'y attache; ensuite il y a un travail de cotation de…

CAROLINE BRUN
Quand vous changez de fonction, il y a moins de raisons?

Julien Bargeton
Non! Mais il y a un travail de cotation de poste qui est en cours, il y a un travail de cotation de poste qui est en cours. C'est un terme un peu technique, pardonnez-moi, cela veut dire, finalement de dire: est-ce que toutes les directions valent le même niveau de primes en fonction du nombre de personnes, en fonction des enjeux, en fonction des risques, etcetera ? C'est un travail qui est très lourd, parce que ça ne concerne pas que les directeurs, ça doit concerné aussi les sous directeurs, les chefs de bureaux, etcetera et, donc, on doit avancer sur cette question de dire: Voilà quel est le niveau de responsabilité d'un poste et quel est le niveau de rémunération qui va avec.

CAROLINE BRUN
C'est ça…

Julien Bargeton
Mais je ... Il faut le dire très clairement, c'est effectivement une question qui se pose à l'ensemble des fonctions publiques.

Pierre-Yves Bournazel
Oui! Je voulais dire que c'est... ce que vous venez de dire, on peut l'entendre, mais simplement il y a aujourd'hui des gens qui ont des titres de directeurs et qui ne sont pas directeurs de l'administration, or ils ont été formés par la ville, ils sont administrateurs de la ville de Paris, ils ont un véritable cursus dans la ville de Paris et, aujourd'hui, ils se trouvent placardisés, c'est ce que dit le rapport de la Chambre Régionale des Comptes...

Julien Bargeton
Placardisés ça veut dire quoi? Ils sont...

Pierre-Yves Bournazel
Ca veut dire qu'ils ont des missions qui ne correspondent pas à leur niveau de compétences et vous le savez très bien. Et...

Julien Bargeton
Non! Mais de quoi vous parlez en...

Pierre-Yves Bournazel
Il y a un certain nombre de gens qui ont le grade de directeur et qui ne sont pas à la tête de direction de la ville de Paris et qui, en fait, sont chargés d'une mission. Vous voulez que je vous parle par exemple d'un certain nombre de gens au design, les postes ancrés?

CAROLINE BRUN
Mais...

Pierre-Yves Bournazel
Oui! Je...

CAROLINE BRUN
Pierre-Yves Bournazel...

Pierre-Yves Bournazel
Je voudrais juste insister sur un point!

CAROLINE BRUN
Oui!

Pierre-Yves Bournazel
Moi j'ai fait une recherche 1 parce que, quand j'ai lu ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes, je me suis dit: mais alors, s'il y a une placardisation, qui sont ces nouveaux directeurs?

Julien Bargeton
On a la même recherche!

Pierre-Yves Bournazel
Et donc j'ai fait une recherche - qui a d'ailleurs été publiée dans une interview du « Parisien» il y a quinze jours - et je me suis rendu compte que trente-six pour l'instant - parce que vous savez, les recherches, c'est long-, pour l'instant, trente-six directeurs d'administration ou de société d'économie mixte, qui gèrent les plus gros budgets de la ville de Paris, ce sont des gens issus des cabinets ministériels ...

Julien Bargeton
Non! C'est faux.

Pierre-Yves Bournazel
Monsieur Jospin ou membres du Parti socialiste...

CAROLINE BRUN
Alors ... Non! Mais deux questions...

Pierre-Yves Bournazel
Je dirais même...

CAROLINE BRUN
Est-ce que c'est faux ou est-ce que c'est normal... ?

Pierre-Yves Bournazel
Non! C'est vrai.

CAROLINE BRUN
Je dirais ...

Julien Bargeton
Je vais prendre simplement...

CAROLINE BRUN
Attendez! Juste une...

Julien Bargeton
Je vous en prie!

CAROLINE BRUN
Est-ce qu'on ne peut pas considérer que Bertrand Delanoë s'entoure légitimement de gens ... ?

Pierre-Yves Bournazel
Oui! Alors justement je finis juste là-dessus ...

CAROLINE BRUN
Qui partagent son avis?

Pierre-Yves Bournazel
Juste un mot là-dessus !

CAROLINE BRUN
De même que la mairie de Paris était chiraquienne sous Chirac,Tibéri sous Tibéri...

Pierre-Yves Bournazel
Non! Je vais vous dire une chose ...

CAROLINE BRUN
Et on peut remonter plus loin.

Pierre-Yves Bournazel
Juste un mot! Juste un mot...

CAROLINE BRUN
Oui!

Pierre-Yves Bournazel
Et après, je laisse le débat se faire. Non! Pour deux raisons: d'abord, parce que dans la ville de Paris, il y a déjà des gens compétents, je l'ai dit, qui pourraient être directeurs et qui sont aujourd'hui placardisés, qui n'occupent pas ces fonctions parce qu'on a fait venir de l'extérieur de nouveaux directeurs, ça fait augmenter la masse salariale et ils ont été recrutés sur un seul critère, la préférence socialiste. Ils étaient tous issus des cabinets ministériels de Monsieur Jospin. Il y en a même certains qui sont membres du Parti socialiste et membres de la commission nationale des conflits du Parti socialiste. Ça veut dire très clairement qu'il y a eu un critère de sélection de ces gens qui étaient extérieurs de la ville de Paris qui est extrêmement politicien. Il n'y a rien d'illégal! Mais je trouve que dans la manière de gérer la ville de Paris, il y a quelque chose qui n'est pas transparent et qui ne correspond pas à l'éthique que je me fais de la politique.

CAROLINE BRUN
Alors, Julien Bargeton, est-ce que... ?

Julien Bargeton
Cette chasse aux sorcières est vraiment indigne pour les gens qui la lancent! Par définition la ville de Paris est une collectivité locale, nous l'avons dit tout à l'heure un peu spécifique, mais c'est une collectivité locale et, donc, elle dispose de ressources humaines en interne, il y a donc beaucoup ...

Pierre-Yves Bournazel
Vous en avez rajoutées!

Julien Bargeton
Beaucoup de gens, non, beaucoup de gens qui sont en poste et qui sont issus de l'administration parisienne et y compris directeurs, et y compris secrétaires généraux adjoints, et qui étaient sous-directeurs dans les précédentes mandatures, et c'est bien normal puisque, comme collectivité locale, nous disposons de...

Pierre-Yves Bournazel
Le directeur de...

Julien Bargeton
D'un personnel compétent, etc., et qui est effectivement...

Pierre-Yves Bournazel
Le directeur du développement économique ...

Julien Bargeton
Et qui poursuit sa carrière ...

Pierre-Yves Bournazel
Trente-six!

Julien Bargeton
Comme dans l'administration, on poursuit sa carrière ...

Pierre-Yves Bournazel
Je vous en cite trente-six minimum directeurs!

Julien Bargeton
On poursuit sa carrière, et, effectivement, il y a aussi des personnes qui viennent de l'extérieur. Mais moi je trouve que c'est plutôt un signe d'intérêt, ça fait...

Pierre-Yves Bournazel
Oui ! Mais ils viennent du Parti socialiste.

Julien Bargeton
Non! Ils ne viennent pas du Parti socialiste ...

Pierre-Yves Bournazel
Mais c'est vrai ...

Julien Bargeton
On ne demande pas la carte ...

Pierre-Yves Bournazel
J'ai la liste! Vous voulez que je vous la donne la liste?

Julien Bargeton
On ne demande pas la carte. C'est vraiment...

Pierre-Yves Bournazel
Non! Vous ne la demandez pas la carte, non.

Julien Bargeton
C'est vrai du Maccartisme aux petits pieds!

Pierre-Yves Bournazel
Non! Ce n'est pas bien ce que vous dites.

Julien Bargeton
Pardonnez-moi ...

Pierre-Yves Bournazel
J'ai la liste des gens ...

Julien Bargeton
C'est-à-dire que cette ... cette chasse aux sorcières ...

Pierre-Yves Bournazel
Ce n'est pas une chasse aux sorcières ...

Julien Bargeton
En plus, vous ne remettez jamais ...

Pierre-Yves Bournazel
C'est une chasse à votre gestion.

Julien Bargeton
Vous ne remettez jamais en cause la compétence des agents ...

Pierre-Yves Bournazel
C'est votre gestion.

Julien Bargeton
Vous, vous en prenez…

Pierre-Yves Bournazel
Non! Parce que je m'en prends à Bertrand Delanoë ...

Julien Bargeton
Aux personnes, alors même...

Pierre-Yves Bournazel
Et à vous ...

Julien Bargeton
Non! Avant même que ce sont des personnes qui viennent de l'extérieur... (Brouhaha) ...

CAROLINE BRUN
Alors, attendez, que pense le centriste du débat sur la politisation?

Julien Bargeton
Effectivement enrichissent par leurs compétences, par leur expérience ...

Pierre-Yves Bournazel
Je m'en prends à votre gestion, c'est vous qui les avez choisis.

Julien Bargeton
Certains ont fait du cabinet, c'est une réalité, mais c'est loin...

Pierre-Yves Bournazel
Membres du Parti socialiste ...

Julien Bargeton
C'est loin d'être le cas de tous, ils ne sont pas...

Pierre-Yves Bournazel
C'est une politisation totale.

Julien Bargeton
Il n'y a pas... Ce n'est pas une politisation, c'est un...

CAROLINE BRUN
Yves Pozzo di Borgo !

Pierre-Yves Bournazel
Vous avez fait ce que vous avez dénoncé ... (brouhaha) ...

CAROLINE BRUN
Essayez de les réconcilier, le Centre est toujours là pour ça.

Yves Pozzo di Borgo
Oui! Moi je crois, si je peux me permettre, c'est vrai que vous avez tout à fait raison, un maire qui arrive il est normal qu'il ait ses amis politiques dans son cabinet, c'est d'ailleurs ...

CAROLINE BRUN
Sous Chirac ça été exactement pareil!

Yves Pozzo di Borgo
Dans son cabinet! Et ils sont d'ailleurs très nombreux. Je vous signale d'ailleurs que nous, au groupe, nous avons demandé d'avoir les lettres de mission de tous les membres du cabinet, ça nous a été refusé. Et donc je vous annonce que je vais saisir la Commission d'accès aux documents administratifs pour qu'on puisse avoir ces lettres-là, pour savoir exactement ce que font tous ces membres de cabinet, parce qu'il y en a beaucoup...

Julien Bargeton
II y en a ...

Yves Pozzo di Borgo
Un nombre très conséquent, un nombre ...

Julien Bargeton
Pour la première fois, nous avons adopté une délibération ...

Yves Pozzo di Borgo
Si vous me permettez, Monsieur...

Julien Bargeton
Qui indique les plafonds pour les cabinets. C'est la première fois, ça n'existait pas...

Yves Pozzo di Borgo
Excusez-moi! Mais en au...

Julien Bargeton
Il y a un ...

Yves Pozzo di Borgo
On aimerait avoir les lettres de missions et cela, on ne l'a pas. C'est le premier point. Et donc c'est tout à fait normal qu'un maire ait ses amis politiques au cabinet. Seulement moi... J'ai devant moi simplement la liste de dix directions, ce sont tous des membres qui viennent d'un cabinet socialiste ...

Julien Bargeton
Et ils ne sont pas compétents, ils ne sont pas compétents. Vous remettez en cause leurs compétences?

Yves Pozzo di Borgo
Je n'ai pas dit ça !

Pierre-Yves Bournazel
Il n'y en avait pas des gens compétents à la ville de Paris?

Yves Pozzo di Borgo
Seulement, seulement...

CAROLINE BRUN
Est-ce qu'il y a des gens compétents à Droite?
Voilà!

Yves Pozzo di Borgo
Attendez! Excusez-moi. Il y a deux choses: il y a les membres de cabinet...

CAROLINE BRUN
C'est la question que vous posez.

Yves Pozzo di Borgo
Et vous êtes très nombreux membres de cabinet, vous avez quand même les ministres, même le ministre de Bercy, pourtant ministre des Finances, n'a pas un nombre de cabinets comme...

Julien Bargeton
C'est faux!

Yves Pozzo di Borgo
Mais...

Julien Bargeton
Mais c'est complètement faux.

Yves Pozzo di Borgo
C'est faux ...

Pierre-Yves Bournazel
Non! C'est vrai, il a raison, ils sont beaucoup ...

Yves Pozzo di Borgo
Mais ce n'est pas vrai! Mais c'est complètement fou, le nombre de chargés de missions auprès du maire de Paris mais c'est surréaliste, est-ce que...

Pierre-Yves Bournazel
Il y a quarante membres !

Yves Pozzo di Borgo
Mais non!

Pierre-Yves Bournazel
Donc…

Yves Pozzo di Borgo
Et puis il y a quarante membres. Dans un ministère de Bercy, c'est vingt...

Pierre-Yves Bournazel
Vingt! Oui.

Julien Bargeton
Non!

Yves Pozzo di Borgo
Excusez-moi, Monsieur Bargeton ...

Julien Bargeton
Non!

CAROLINE BRUN
Mais ce sont vingt officiels ...

Yves Pozzo di Borgo
Vingt! Oui, officiellement vingt... (Brouhaha) ...

CAROLINE BRUN
Et quelques informels. Oui! Oui.

Yves Pozzo di Borgo
Mais globalement, heureusement, vous n'avez pas...

Julien Bargeton
Eh bien on a pris une délibération pour le plafonner...

Yves Pozzo di Borgo
Ca, sans compter...

Julien Bargeton
Ils sont aujourd'hui trente-cinq ...

Yves Pozzo di Borgo
Sans compter...

Julien Bargeton
Et le plafond de quarante. Voilà!

Yves Pozzo di Borgo
Monsieur Bargeton, sans compter ce que dit la Chambre régionale des comptes, il y en a plus de cent soixante, cent soixante-trois qui ont été recrutés sans l'accord du Conseil de Paris et qui sont ses adjoints, alors arrêtez de dire ça...

Julien Bargeton
Ce n'est pas vrai! Ils sont...

Yves Pozzo di Borgo
Écoutez-moi! C'est dans le rapport ...

Julien Bargeton
Nous avons voté une délibération ...

Yves Pozzo di Borgo
De la Cour des comptes ...

Julien Bargeton
Non!

Yves Pozzo di Borgo
Lisez-le!

Julien Bargeton
Non! Nous avons voté une délibération, soyez précis ...

Yves Pozzo di Borgo
Lisez-le! Premier point.

Julien Bargeton
Nous avons voté une délibération, il y a cent trente ...

Yves Pozzo di Borgo
Non! Mais premier point...

Julien Bargeton
Il y a un plafond de cent trente chargés de mission ...

Yves Pozzo di Borgo
Monsieur Bargeton...

Julien Bargeton
Pour les adjoints ...

Yves Pozzo di Borgo
Premier point...

Julien Bargeton
Et il y a aujourd'hui cent vingt-cinq ...

Yves Pozzo di Borgo
Il est tout à fait normal...

Julien Bargeton
Donc... et c'est la première fois qu'on vote cette délibération ...

Yves Pozzo di Borgo
Monsieur Bargeton, il est tout à fait normal que le maire ait un cabinet politique, mais il est excessif. Deuxième point, c'est là où ce n'est pas normal, c'est que tous les postes de directeurs - et c'est pour ça qu'on crée des postes de directeurs qu'on met dans les placards de l'administration de la ville de Paris -, qui sont des gens compétents, ils sont sur la touche et ils sont dans des placards et on les met à la place des amis politiques ...

Julien Bargeton
Ce n'est pas vrai! Ce n'est pas vrai.

Yves Pozzo di Borgo
C'est là le problème. Je dis...

Julien Bargeton
Ce n'est pas le cas de ...

Yves Pozzo di Borgo
Écoutez! J'ai devant moi la liste de dix directeurs qui viennent tous de cabinets Jospin ...

Julien Bargeton
Tous des cas de ...

Yves Pozzo di Borgo
Enfin excusez-moi Monsieur Bargeton ... (brouhaha) ... ce n'est pas un reproche, je dis simplement - et le maire de Paris s'en est lui-même rendu compte d'ailleurs au Conseil de Paris ...

CAROLINE BRUN
Un tout petit peu mot de conclusion, parce que là je sens qu'on ne va vous mettre d'accord, Pierre-Yves Bournazel, mais on conclut.

Pierre-Yves Bournazel
Non, Je voudrais juste dire une chose…

CAROLINE BRUN
Non! Mais on conclut.

Pierre-Yves Bournazel
Je voudrais juste dire une chose en conclusion, je voudrais ... Non! Je voudrais dire que moi ce que je ...

CAROLINE BRUN
Non, vous n'aurez pas le ...

Pierre- Yves Bournazel
Ce n'est pas les fonctionnaires, c'est la gestion de Delanoë ...

CAROLINE BRUN
Vous n'aurez malheureusement pas le temps de le dire ... (brouhaha) ... Merci à tous.

Rappelons que la gestion socialiste de la Ville de Paris crée de plus en plus de polémiques

Bertrand Delanoë est ainsi accusé du financement de la CGT.
Selon Capital (lien), la mairie de Paris n'en a pas fini avec les emplois fictifs. Dans une lettre, révélée par le mensuel en octobre 2010, la CFTC accuse la Ville de Paris de financer des heures syndicales au bénéfice de la CGT.
L'inspection générale de la capitale chiffrerait à 1,2 million d'euros par an le coût de ces emplois. Selon Le Figaro (lien), le rapport de l'inspection générale indiquait en 2005 : " ce genre de mise à disposition s'analyse comme une fiction qui consiste à considérer qu'un fonctionnaire est en activité, occupe un emploi et a droit à la rémunération afférente à son grade, alors qu'il est au service d'un organisme distinct de la collectivité qui l'emploie".