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samedi 26 janvier 2019

Le porte-parole Benjamin Griveaux devrait parfois se taire !

Griveaux échauffe les oreilles de Philippe Bilger !

"On ne peut pas demander aux manifestants d'être exemplaires si on ne l'est pas soi-même" :  c'est le pavé lancé par Griveaux à la police

"Mais qui peut se prétendre exemplaire ?", s'interroge l'avocat général honoraire.
Rien n'est plus difficile que d'être le porte-parole d'un gouvernement qui ne brille pas par la cohérence et l'efficacité, à quelques exceptions près que je ne veux plus citer parce que trop d'encens pourrait leur nuire.

J'écris ce billet durant la seconde audition d'Alexandre Benalla - il élude beaucoup mais dément l'Elysée sur un point essentiel: une date de restitution - devant la commission sénatoriale parce que je tiens à ne pas laisser parasiter mon prochain post par une périphérie digne d'intérêt mais sans lien avec son objet principal.
 
Benjamin Griveaux a déclaré le 20 janvier: "On ne peut pas demander aux manifestants d'être exemplaires si on ne l'est pas soi-même" (Le Figaro). Cette phrase qui vise la police est extrêmement maladroite parce qu'elle relève de ces affirmations à tiroirs qui naturellement dépassent leur champ initial.
Comment Benjamin Griveaux a-t-il pu ignorer que cette exigence d'exemplarité formulée sur un ton condescendant à l'égard de la police subissant sur le terrain le pire à cause de la crise interminable des Gilets jaunes [si on confond la cause  - la sur-fiscalité qui confisque du pouvoir d'achat -,  et la conséquence - la crise sociale] et donc du pouvoir longtemps impuissant [ou incapable, sinon d'annoncer chaque mois le redressement de la courbe du chômage pour le suivant], va être retournée de plein fouet vers le président, le Premier ministre, le gouvernement et lui-même?

Cette personnalité, beaucoup portraiturée -mi-figue mi-raisin- [à vrai dire plutôt groseille acide] durant la semaine écoulée, est trop intelligente [ironie de la courbette !] pour ne pas admettre que certains de ses propos ont été désastreux et donc contradictoires [insensés ou sots ?] avec l'exemplarité souhaitée.

Et il sait aussi [présomptif Bilger...] que le Premier ministre, ses collègues ministres et l'Elysée - il a eu le courage de dénoncer les dysfonctionnements que cette maison à l'évidence "mal tenue" a connus - n'ont pas été, les uns et les autres, aussi remarquables que la valeur d'exemplarité aurait dû le prescrire [En bref et en clair: la bande à Jupiter sont des nuls prétentieux et des modèles à ne pas suivre].

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Je veux bien que Benjamin Griveaux [ci-contre] donne une leçon de morale à la police mais sa morale a une leçon: qui peut se prétendre exemplaire? Et quand on ne l'est pas à coup sûr, quelle crédibilité ont les semonces même les plus pertinentes sur le fond [pertinence de la cible policière visée ?] ?

Cette exemplarité si largement battue en brèche [disons-le, en ruines] a trouvé malheureusement son pic à l'Elysée où le feuilleton Benalla et ses développements lassants [tuants, au pistolet à eau] et surprenants [abracadabrantesques ?] à la fois, avec, notamment l'arme, les passeports diplomatiques et de service et le téléphone crypté Teorem [sans compter le badge d'accès à l'Assemblée, au nom de la séparation des pouvoirs et de la bonne forme physique de "tabasseur" de manifestants], ont révélé une indéniable incurie au moins de la part du directeur de cabinet et accessoirement du chef de cabinet [celui qui les a nommés avec un indéniable discernement ne révèle donc, quant à lui, aucune marque d'incurie].

Cela n'a pas empêché le premier [Patrice Strzoda] de se vanter, sur une question d'un sénateur, d'avoir dirigé une maison, selon lui, "bien tenue" et de se défausser sur les chefs de service. Il se contente de peu.
Si j'insiste sur ce haut lieu républicain, cela tient au fait que dans sa gestion on espérait l'excellence, la fiabilité et la rectitude, on était même persuadé que ces qualités y seraient respectées plus qu'ailleurs. Pourtant, ce qui se dégage de ces semaines et de ces épisodes à force ridicules, est l'impression d'un déplorable amateurisme qui n'est rassurant que s'il nous permet de relativiser l'accusation renouvelée d'affaire d'Etat. Alors que sans doute il s'agit d'abord de professionnels qui n'ont pas été à la hauteur de leur poste prestigieux [que Bilger se montre rassurant sur le professionnalisme du militaire de haut rang - le chef d'Etat-Major des armées est le général d'armée François Lecointre -  qui dispose des codes de tir nucléaire et peut déclencher la mise à feu, sur ordre du chef de l’Etat qui est le chef des armées et le président du Conseil de défense et de sécurité nationale, où que soit le "monarque nucléaire", Saint-Martin ou ailleurs, depuis le PC "Jupiter" de l'Elysée livré à "une indéniable incurie"]. 

Plutôt donc le désordre et l'approximation que la rigueur. Est-ce consolant?
Peut-être n'aurais-je pas dû être aussi surpris par ces maladresses et négligences puisqu'il suffit de considérer les grandes entreprises et les personnalités qui les dirigent, plus généralement les institutions et les services publics de notre pays, pour être au fait malheureusement d'un défaut d'exemplarité aussi bien dans le fond des actions que, le plus souvent, dans leur forme.
On aurait pu imaginer que l'Elysée échapperait à ces dérives trop régulières pour ne pas être consubstantielles à un monde pour lequel l'exemplarité est moins une aspiration, un désir qu'une indifférence. Il y aurait une hiérarchie des tâches entre les essentielles et les dérisoires alors qu'il n'y a pas de domaine réservé où l'exemplarité serait obligatoire et d'autres non. Elle doit être indivisible et ne se découpe pas selon le bon loisir.

Je ne voudrais pas qu'à force, alors qu'on annonce Benjamin Griveaux comme le rival probable d'Anne Hidalgo pour la Mairie de Paris [où il disposerait d'une police municipale sous ses ordres], il perde tout crédit pour cette lutte municipale à venir.
Il devrait parfois se taire. [Qu'il parle plutôt ! Et que les électeurs votent en bonne connaissance de cause, leur évitant ainsi de faire entrer le désordre et l'approximation à Paris où règne le sectarisme et l'autoritarisme.
 
Ce billet a été initialement publié sur le blog de Philippe Bilger.

samedi 19 janvier 2019

Griveaux, tête-à-claques des Gilets jaunes

Benjamin Griveaux a gagné ses galons de bête noire du peuple. 

Il a oublié les fondamentaux de la République qui veulent que le peuple est souverain 

Certains Gilets jaunes sont allés lui rappeler en défonçant sa porte au ministère, le samedi 5 janvier dernier. Ils ne se sont pas trompé d'entrée, bien que l'adresse soit commune à plusieurs secrétariats d'Etat. Une situation hors norme donc mais qui s'explique par le style clivant - voire provoquant, insultant même - du porte-parole.
Même dans son propre camp, on reconnaît qu'il est insupportable. "Benjamin clive comme il respire. Il cogne, il frime, c'est dans sa nature", analyse, dans Le Parisien Week-end, le patron du groupe 'La République en marche' au Sénat, François Patriat, ancien socialiste, ancien ministre de l'Agriculture de Jospin et membre du conseil national de LREM. 

Le prédécesseur de Benjamin Griveaux sous François Hollande, Stéphane Le Foll, qui considère que l'actuel porte-parole du gouvernement n'a pas le profil de l'emploi : la fonction exige, selon lui, "un effacement de soi au profit du collectif", ce qui ne serait pas le point fort du quadra. 

Un ambitieux aigri par son échec au concours d'entrée à l'ENA

Pour l'ancien ministre, ce poste "impose d'être fidèle et conforme à ce qui se décide en conseil des ministres". Ce qui ne correspond pas au portrait qu'il fait de celui qui lui a succédé. "Griveaux, que je connais bien, ne peut s'empêcher de bomber le torse", commente Stéphane Le Foll.
 
Autre ancien ministre (intermittent) de l'Agriculture, le nouveau maire du Mans fait d'ailleurs une prédiction assez sombre dans le cas où Benjamin Griveaux n'accepterait pas de changer de comportement. "Le politiquement incorrect pour le politiquement incorrect produit de l'humiliation et, un jour, ce sentiment mute en colère : le coup d'éclat permanent se paie", met en garde Stéphane Le Foll qui décrit Benjamin Griveaux comme "l'effronté"

Une personnalité qui commence même à agacer certains analystes macroniens. 
"En ces temps turbulents, sa façon de faire des claquettes sourire [narquois] aux lèvres face caméra a quelque chose d'urticant", reconnaît l'un d'eux.

mercredi 28 novembre 2018

Rencontre pour rien avec de Rugy : un "gilet jaune" appelle à manifester samedi à Paris

Ils s'étaient mis  à trois pour "entendre" deux représentants des Gilets jaunes

Le gouvernement est resté fermé à toute écoute


Après une journée d'incertitudes et une prise de parole très verbeuse du président Emmanuel Macron, en matinée, ce mardi, Eric Drouet, l'un des porte-parole des manifestants a déploré que "les Français n'ont pas du tout été convaincus" par les paroles du président Macron.

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Après deux heures d'attente au ministère de la Transition écologique et solidaire, à l’hôtel de Roquelaure, 246 du boulevard Saint-Germain à Paris, ci-contre, avant d'être reçus mardi soir, deux représentants des gilets jaunes, Eric Drouet et Priscillia Ludosky, deux des huit porte-parole officiels du mouvement des Gilets jaunes, ont finalement pu rencontrer le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy et ses secrétaires d'Etat Brune Poirson et Emmanuelle Wargon.
Après deux autres heures de réunion, Eric Drouet a appelé à une nouvelle manifestation samedi prochain à Paris, sur les Champs-Elysées. 
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Eric Drouet, un chauffeur routier de Melun (Seine-et-Marne) et père de famille âgé de 33 ans, a créé ce dimanche après-midi un événement Facebook intitulé 'Acte II : toute la France à Paris ! ! ! '. Il a ainsi donné rendez-vous aux Gilets jaunes samedi 24 novembre place de la Concorde, à Paris. A 19 heures, 11.000 personnes s’étaient déjà inscrites sur Facebook au grand rassemblement national des Gilets jaunes au 'Samedi jaune' du 24 novembre. Et 81.000 se disaient intéressées par l’événement.

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Membre d’une association de passionnés d’automobile, Muster Crew, Eric Drouet s’était placé dès la rentrée de septembre dans la roue de Priscillia Ludosky, ci-contre, cette habitante de Seine-et-Marne, près de Melun, qui a lancé la fameuse pétition contre la hausse des taxes sur le prix du carburant qui a recueilli près d’un million de signatures le dimanche soir.

Mais, mardi matin, des organisateurs du mouvement ont exprimé des réserves sur la prestation d'Eric Drouet sur le plateau de 'Bourdin Direct', sur BFMTV. Face à un Jean-Jacques Bourdin offensif, martelant les questions sur les objectifs des Gilets jaunes, Eric Drouet, qui sortait d’une nuit de travail, n’a pas fait l'unanimité dans son camp. 
  
Pourquoi réduire la colère sociale à l'écologie ?

Eric Drouet dénonce l'approche du gouvernement centrée sur l'écologie. "On avait plus de souhaits que ça; on n'était pas que sur la transition écologique, on était sur un débat beaucoup plus grand." 

Manifester de nouveau ce week-end est donc inévitable. "Il y aura le rendez-vous, comme samedi dernier, aux Champs-Elysées. Le souhait de tous les gilets jaunes, c'est de continuer chaque samedi comme ça, aux Champs-Elysées". 


Débats dans tous les départements, sur trois mois : stratégie du délitement


Rugy a admis qu'il était dépassé par l'ampleur des points de colère. 
Il enregistré que "leurs revendications, qu'ils nous ont remises sur deux pages, vont très au-delà des questions de la transition écologique".



Désireux de gagner du temps, le ministre d'Etat a réaffirmé à ses interlocuteurs que l'exécutif est prêt à "organiser des débats dans tous les départements où les citoyens [seulement ceux] qui sont impliqués dans les gilets jaunes pourront venir s'exprimer". 

Dupe de la méthode du pourrissement adoptée par Macron, l'autre porte-parole des gilets jaunes souhaite que "chaque grande région trouve ses représentants" pour parler au nom du mouvement. Priscilla Ludosky, auto-entrepreneuse également reçue au ministère a pour sa part demandé une autre réunion, en présence cette fois du "porte-parole du gouvernement ou le Premier ministre".

mercredi 25 octobre 2017

Macron placerait Castaner d'autorité à la tête de La République en marche

Griveaux prend les militants pour des billes : "Castaner à la tête de LREM, "aussi un choix collectif"...

Le vote du bureau aura lieu le 18 novembre, mais Macron aurait 
déjà choisi  Castaner à la direction de La République en marche!

La direction du parti du président va être confiée à Christophe Castaner : volonté du souverain dit républicain, selon plusieurs sources gouvernementales et parlementaires.

L'autocrate Macron a fait son choix et Castaner pourra même cumuler cette présidence avec sa fonction de porte-parole du gouvernement. 
Macron n'a donc pas mis les formes, puisque sa décision est tombée au dessert lundi soir lors d'un dîner à l'Elysée. D'autant que l'information a aussitôt filtré, avec confirmation de la bouche du même Castaner mardi matin, sur Public Sénat.
  
Sur Twitter, l'intéressé ne dément pas, mais tente de justifier la méthode jupitérienne de l'autocrate élyséen. 
Et le conseil national de LREM ? Court-circuité !

Les godillots aiment prendre le jus s'il jaillit d'en-haut. 

Statutairement, c'est lors d'une convention - ensemble des adhérents - que le conseil national de LREM - parlement (non élu) du parti, composé à 80 % d'un choix de parlementaires, référents territoriaux et représentants des territoires (membres de droit) et de 20 % de conseillers tirés au sort "à intervalle régulier" parmi les adhérents - doit élire son président (et sa direction nationale). 
Mais le scrutin est truqué, puisque le "bureau national" n'existe pas au nombre des instances nationales, mais il devrait entériner le candidat du président de la République, Christophe Castaner, au poste de délégué général du parti du président,  le 18 novembre à Lyon, près d'un mois à l'avance.  


Son "épaisseur" politique aurait joué pour lui, raconte une source autorisée.

Le nom de Christophe Castaner circulait depuis plusieurs jours comme l'un des deux favoris du président à ce poste, avec le secrétaire d'État Benjamin Griveaux. "C'est bien Christophe Castaner qui a été retenu" entre la poire et le fromage, lundi soir à l'Élysée, a déclaré une source parlementaire qui souligne la lourdeur  "l'épaisseur" politique du secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement. 
Il "incarne bien le parti", risque cette source sous couvert d'anonymat,  qui rectifie le tir, faisant valoir que Castaner est un des membres historiques. L'Élysée "a voulu une marque de centre-gauche", a appuyé un proche du chef de l'État, en référence au passé socialiste, tendance rocardienne, de Christophe Castaner.


Ainsi se confirme la volonté de Macron d'occuper la place laissée vide par le PS 


Le groupe  LREM est en effet déjà cornaqué par un socialiste, le très suspect Richard Ferrand.
Fondateur du mouvement En marche ! en octobre 2016,  Macron désigna déjà Ferrand secrétaire général. Alors qu'en mai 2017 le parti du président était rebaptisé La République en marche ! (LREM), le 14, Ferrand était nommé ministre de la Cohésion des territoires dans le premier gouvernement Édouard Philippe. 
Or, François Bayrou et Richard Ferrand ont été "à deux doigts d'en venir aux mains", le jour de la passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron dans la salle des Fêtes du palais de l'Élysée, juste avant l'allocution du président. Selon plusieurs témoins, il a fallu que s'interposent des 'casques bleus' de l'entourage présidentiel pour éviter un pugilat, illustration de l'opposition observée entre les deux hommes à plusieurs reprises durant la campagne.
En cause, les élections législatives.
Le jour de la publication des candidats investis par le mouvement En Marche !, François Bayrou avait adressé des reproches au nouveau mouvement. Selon lui, il ne respectait pas l'accord sur un nombre de candidats du MoDem, qui est en manque de financement. Un reproche qui avait vite été démenti par Richard Ferrand : "Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais d'accord d'appareils”.Toujours dans Le Journal du Dimanche, François Bayrou a été interrogé au sujet de l'enquête sur des soupçons de conflits d'intérêts qui vise Richard Ferrand.

Le garde des Sceaux n'a pas voulu commenter cette procédure, mais Bayrou a néanmoins distillé son venin. "C'est une difficulté, qui alourdit quelque peu la campagne [des législatives]".
Mais le ministre de la ...Cohésion (des territoires) dut démissionner dès le 19 juin, suite à une affaire immobilière au profit de sa maîtresse, tandis que court toujours l'affaire de ses collaborateurs familiaux au Parlement) et Bayrou, le 21 juin, pour emploi fictif de sa collaboratrice au Parlement européen, après seulement 35 jours passés à la chancellerie. Macron recasa Ferrand à la présidence du groupe des députés LREM qui entérina servilement sa désignation, le 24 juin 2017 et laissa Bayrou à Pau.
Castaner qualifie d'"absolument passionnante" cette présidence partisane

Christophe Castaner se voit déjà à la tête du parti du président. 
Interrogé mardi matin par Public Sénat sur l'"enjeu" qui est le sien, il répondit : "Il faut construire un nouveau mouvement politique, qui va rassembler le plus grand nombre d'acteurs qui sont engagés dans le mouvement en France. Je trouve ça absolument passionnant. Bien sûr que ça m'intéresse", avait-il confirmé.


Va-t-on vers un mini remaniement ? 
Agé de 51 ans, Christophe Castaner fait partie du cercle restreint des premiers macroniens. Député socialiste, il s'est fait apprécier de Macron en 2015, en le servant comme rapporteur de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, CICE, portée par celui qui était alors ministre de l'Économie. 

Député des Alpes de Haute-Provence, réélu en juin dernier, il est convenu de dire qu'il s'est imposé comme une figure politique, mais il a en vérité dû abandonner la course à la présidence de la région PACA : il a déclaré forfait en se ralliant à Christian Estrosi (LR)... 
En manque d'élus politiques et bien que Castaner n'ait pas passé le seuil régional, Macron l'a néanmoins recruté après ce flop et propulsé de la mairie de Forcalquier à l'échelon national. On dit maintenant qu'il a marqué la campagne présidentielle. Porte-parole du candidat Emmanuel Macron, il est logiquement devenu celui du gouvernement en mai, incarnant en même temps son aile gauche. 
Son départ programmé pour la tête du parti devrait entraîner un petit remaniement au sein du gouvernement. 

Benjamin Griveaux pourrait ainsi reprendre le porte-parolat, selon des sources concordantes. Mais d'autres accepteraient que le président jupitérien le maintienne dans les deux fonctions cumulées, si telle est la volonté du souverain...

La montée de Castaner en puissance a de quoi inquiéter
François Ruffin (LFI) le déclare "malhonnête et incompétent" sur la base de la liquidation d'Ecopla : 


Les têtes de gondoles de LREM font la tronche.
Ils peinent à trouver démocratique le processus de désignation du futur chef du parti. Selon l'habitude des favoris du président de la République, Christophe Castaner parle d'une volonté de "faire différemment", de se "détourner des vieilles recettes".
Ce mercredi 25 octobre, le porte-parole du gouvernement a officiellement annoncé sur RTL qu'il est "candidat" au poste de "délégué général" du parti, qui sera intronisé lors de son premier "congrès" (ou 'convention' ?) prévu le 18 novembre. 
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"Candidat" mais surtout "candidat unique" élu à coup sûr, à la cubaine ou à la coréenne (c'est le seul choix !) puisqu'il est, à ce stade, seul en marche pour l'hôtel particulier de la rue Sainte-Anne (comme l'hôpital), que LREM a acquis dans le très central deuxième arrondissement, surnommé "arrondissement de la Bourse". 
Tous les parvenus du parti se sont alignés: on ne peut voir qu'une seule tête.

lundi 25 septembre 2017

Financement des syndicats : l’imprudente provocation de Castaner

Chantage gouvernemental ou nouvel égarement de son porte-parole

Le porte-parole du gouvernement a dégoupillé une grenade ce lundi matin

Le gouvernement compte "remettre à plat le financement des syndicats",
Résultat de recherche d'images pour "castaner bourdin"a révélé Christophe Castaner, qui s'était invité au micro de l'accueillant Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC. Et de repasser une couche : "il faut l’assumer, il faut discuter",  avant d'enfoncer le clou : "ce serait une faute de l’exclure".

Et partout, c’est la stupeur générale face à des propos "un peu démagogiques" et jugés provocateurs, alors que les agriculteurs, les policiers et les routiers défilent en alternance dans les rues de Paris, ainsi qu'en régions.

La déclaration de Castaner a aussitôt mis le feu aux QG syndicaux. 

"Le financement a déjà été remis à plat. Il n’y a plus de place pour le flou, c’est la transparence complète : on a des commissaires aux comptes, les contrôles sont de plus en plus drastiques" semble regretter le président de la CFTC Philippe Louis, extrêmement irrité.

Même stupéfaction à la CFDT où le trésorier Thierry Cadart n’en a pas cru ses oreilles. "Ce mot 'remise à plat' est un peu surprenant. C’est ignorer tout ce qui a été fait notamment depuis trois ans," tempête-t-il, rappelant le chemin parcouru depuis le scandale des caisses noires de l’UIMM en 2007 pour mettre fin aux dérives.
"Pour mettre tout le monde dans la rue, il ne fallait pas s’y prendre autrement" lâche cet autre responsable syndical anonyme en colère pour qui "Castaner est un habitué de ces sorties en live sur des sujets qu’il ne maîtrise pas toujours". Et d’ajouter un brin moqueur de la fragilité des membre du gouvernement : "c’est le syndrome Bourdin. Quand vous êtes face à lui, on est obligé de tout savoir ou alors on perd la face !" On se rappelle en effet que le premier ministre avait fait piètre figure à RMC:

Au ministère du Travail, où les téléphones n’ont cessé de sonner,
Muriel Pénicaud s’est tout de suite employée à déminer le chantage malheureux du porte-parole en crise d'autorité à l'encontre des centrales syndicaux, tant il passe pour un bouffon. 
Et de marteler encore et encore : "Ce sujet a été réglé par la loi du 5 mars 2014" sur le financement des syndicats, via la formation professionnelle, sur laquelle ils ont la haute main, avec les effets désastreux que l'on sait sur les "bénéficiaires" : si 'bénéficiaires' il y a, ce sont les syndicats qui utilise ses crédits comme d'une pompe à fric.

lundi 7 août 2017

Mort de Nicole Bricq : sa suppléante au Sénat déraille, comme un convoi SNCF

L'indécent commentaire :"Nicole est morte, me revoilà peut-être sénatrice"

Le filtre de l'élection au suffrage indirect lâche parfois des monstres dans le paysage politique 

Appelée à prendre pour quelques semaines la succession au Sénat de Nicole Bricq, brutalement décédée à 70 ans, Hélène Lipietz n'améliore pas l'image d'Europe Écologie Les Verts (EELV). La réaction de sa remplaçante écologiste (ci-dessus à gauche au côté de son frère Alain) au Sénat stupéfie les internautes seuls. La classe politique, notamment socialiste, reste indifférente.
Si Christophe Castaner tweete, c'est pour valoriser le président Macron :  



Cette récupération confirme la mission de propagande qui lui est allouée.

Se croit-il à la tête d'un ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande (Reichsministerium für Volksaufklärung und Propaganda, RMVP) ?

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La remplaçante s'est révélée telle qu'en elle-même, confirmant un intérêt de cette formation politique plus grand pour la planète que pour l'humain, en dépit de ses prises de parti démago-politiques pour les migrants. C'est avec une incroyable irresponsabilité ego-centrée qu'elle commente cette disparition sur son site… 

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Ancienne ministre - en chaussettes hautes, ci-contre au Koweit - du Commerce Extérieur de François Hollande et soutien d’Emmanuel Macron, la sénatrice Nicole Bricq est morte ce dimanche 6 août à l’âge de 70 ans, des suites d’une chute accidentelle dans un escalier.
Hélène Lipietz, avocate membre d’Europe Ecologie-Les Verts et soeur de l'homme politique EELV Alain Lipietz (70 ans et parrain de la revue Jeune République qui ne paraît plus), et quatrième sur la liste d’union de la gauche aux élections sénatoriales de Seine-et-Marne en 2011, est appelée à lui succéder au Sénat jusqu’au renouvellement de septembre. Elle l’avait déjà remplacé lors de sa nomination au gouvernement. Mais sur son blog, dimanche, elle a rendu hommage à Nicole Bricq d’une très curieuse façon... 

Avocate hallucinée

"Le pire des scénario (sic), et pour elle et pour moi", lâche Hélène Lipietz, en introduction de son billet finement intitulé : "Nicole est morte. Me revoilà peut-être sénatrice… pour 6 semaines". On sent, d'entrée, que la militante écologiste a subi un traumatisme, mais remontant à sa tendre enfance. 

Dès le deuxième paragraphe, l'avocate fait un jeu de mots d’un goût douteux : la remplaçante de Nicole Bricq souligne que la fan du président Macron est décédée "d’une chute d’une marche, alors que sénatrice d’En marche. Subtil premier degré ! "Elle avait décidé de ne plus se représenter à 70 ans", poursuit la bientôt sexagénaire.
Et d'enchaîner, ironique : "Un bon petit soldat du socialisme". 

Hélène Lipietz peut bien préciser, avec toute la sincérité dont elle est capable, qu'elle "pense très fort" au compagnon de Nicole Bricq, et saluer "une grande sénatrice", virée en 2012 du ministère de l’Ecologie "pour avoir dit la vérité" sur des permis d'exploration en vue de forages au large de la Guyane, mais le mal est fait. 

Lipietz Helène ne vaut pas mieux que son frère Alain
L'aigreur est une marque de famille. La barjot bio n’a visiblement pas très bien digéré le fait que Nicole Bricq ait repris son mandat au Palais du Luxembourg après avoir été écartée du gouvernement en 2014. "Elle voulait rester au Sénat pour être un bon petit soldat du socialisme…", tacle l'écologiste radicale . 

Et H. Lipietz de conclure en remarquant qu’elle ne siégera "sans doute pas" d’ici aux élections sénatoriales de septembre, puisque la session parlementaire est terminée pour les sénateurs. "Mais pendant 6 semaines j’aurai le plaisir de reprendre le clavier pour répondre aux citoyens-citoyennes comme je l’ai fait pendant 22 mois, laissant de côté ma nouvelle profession, que je n’ai même pas eu le temps de vous présenter : cuistote-bouquiniste :-)" à Avallon (Yonne) depuis 2014, écrit-elle, tout en légèreté. 

Conclure un billet sur la mort d’une personne par un smiley, voilà la dernière curiosité que s’autorise Hélène Lipietz, sénatrice intermittente... et visiblement profondément barrée. 
Son père Georges, dénoncé et arrêté pour ses origines juives en mai 1944 à Pau, il est remis à la SNCF à Toulouse, transporté pendant une trentaine d’heures dans des wagons à bestiaux, puis interné au camp de Drancy. Il échappe de peu à la déportation, du fait de la libération du camp le 18 août 1944. En effet, il devait partir par le dernier train pour l’Allemagne, mais un cheminot conseilla aux nazis d’emporter plutôt les œuvres d’art.Après le décès de son père, des membres de sa famille, dont elle et son frère Alain, reprennent l’action qu'il avait engagée devant le tribunal administratif de Toulouse contre l’État et la SNCF pour complicité de crime contre l’humanité dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
Hélène Lipietz récidive

Interpellée dans les commentaires de son post sensible, Hélène Lipietz assume totalement ses propos, comme il se doit dans cette catégorie de féministes insensibles. 

Image associéeA un internaute qu'elle choque, celle qui siégea à la commission des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale répons ce lundi 7 août : "Il n’y a pas de larmes lourdes, puisqu’il n’y a pas de larmes, sauf pour Jean-Paul dont j’ai apprécié l’humour", nouvelle référence au compagnon de Nicole Bricq (ci-dessus). 

Suite à un autre commentaire,
elle réaffirme son refus de "verser des larmes de crocodile" sur la disparition de l’ex-ministre. "Je suis triste pour Jean-Paul, j’admire la femme politique qu’a été Nicole, mais je ne partage pas ses dernières idées voire même les regrette, mais en même temps je trouve que la vie me fait une sacrée farce", insiste encore Hélène Lipietz. Avec, à la clé, un nouveau smiley...

Nouveau raté de la moralisation de la vie politique.

 

vendredi 21 juillet 2017

Castaner bave sur le général de Villiers, homme d'honneur

Violente attaque du porte-parole du gouvernement contre le général chef d'état-major démissionnaire

En service commandé après la crise de nerfs d'Emmanuel Macron


Le nouveau chef d'Etat-major accepte la laisse ?
contre le chef militaire des armées à la suite des coupes sombres budgétaires et la démission médiatisée du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, le chef de l’Etat a rencontré le défenseur des troupes dans un huis clos secret.

Parallèlement, dans un numéro grossier de duettistes, 
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Christophe Castaner, obscur collaborateur ministériel fabriqué par Emmanuel Macron comme porte-parole du gouvernement a, quant à lui, mené une charge violente contre le général démissionnaire. 

Le président jupitérien craint de conserver longtemps les stigmates de sa crise d'autoritarisme. Il envoie donc son collaborateur sur le front pour se tenir à l'arrière garde. Dans les colonnes du Figaro de ce vendredi 21 juillet, la Voix de son Maître, chargé des relations avec le Parlement, caillasse le général cinq étoiles sur son "comportement" et dénonce la communication faite autour de sa démission.

Le chef d’état-major a été déloyal dans sa communication, selon l'Elysée. Il a mis en scène sa démission, assure son porte-voix. Une agression qui fait suite à l'arbitraire présidentiel et qui stupéfait, vu le goût immodéré de l'adjudant de quartier pour les mises en scène et les coups de com' : s'il s'exhibe beaucoup, le petit chef se veut en revanche un président à "la parole rare" qui ne s'exprime qu' 'ex cathedra'. 
Sa crainte pathologique des indiscrétions de journalistes interpelle. Que cachent ce goût du secret et des huis-clos, cette crainte des media ? Ils n'ont que très peu de contacts avec ses communicants placés sous la houlette de Sylvain Fort et Sibeth Ndiaye. Ainsi, lors du premier Conseil des ministres, journalistes et photographes ont-ils été pressés de quitter la cour d'honneur de l’Élysée, sans pouvoir, comme c'est l'usage, interroger et filmer les ministres à la sortie. Lors de son premier point de presse après le Conseil, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a d'ailleurs longuement confirmé que le président exige de ses ministres "confidentialité" et "discrétion" envers la presse.
Question comportement, les sociétés des journalistes d'une vingtaine de grands media ont fait part à Emmanuel Macron de leurs "inquiétudes quant à l'organisation de la communication présidentielle en train de se mettre en place" (AFP, BFMTV, Europe 1, Le Figaro, France Info, France Inter, Libération, Mediapart, Le Parisien, Le Point, RFI, RTL, RMC, TF1, Télérama, Le Monde...) et Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, ont signé.
Christophe Castaner doit donc pallier les carences du comportement présidentiel.
Puisque le président veut pouvoir choisir les journalistes qui peuvent le suivre et recevoir sa parole "complexe", Castaner, parlant au nom du président, conduit le procès du général dans un contexte de verrouillage. "C’est son comportement qui a été inacceptable. On n’a jamais vu un Cema s’exprimer via un blog [pas plus qu'un président sur Twitter ?], ou faire du off avec des journalistes ou interpeller les candidats pendant la présidentielle, comme cela a été le cas. Il s’est comporté en poète revendicatif. On aurait aimé entendre sa vision stratégique et capacitaire plus que ses commentaires budgétaires."

VOIR et ENTENDRE toutefois le candidat Macron s'expliquer avec véhémence 
sur un off malheureux à propos de Mohamed Saou sur BeurFM :

Lien PaSiDupes : Les laïcs reprochent à Macron sa complaisance envers l'islam radical

Contrairement aux analyses fines des décrypteurs de la presse, "son départ [celui du chef d'état-majot des Armées] n’a rien à voir avec son audition par la commission de la Défense", assure cependant Christophe Castaner faisant allusion à cette réunion à l’Assemblée nationale où le général annonçait qu’il n’allait pas se "laisser baiser par Bercy" après les annonces de coupes sombres dans le budget de nos troupes en opération sur plusieurs théâtres de guerre à l'étranger et de sécurisation de la population hexagonale exposée au terrorisme islamiste
Cette petite phrase, qu'un député anonyme avait fait fuiter dans la presse, avait provoqué une crise d'autorité chez le jeune Emmanuel Macron qui l’avait tancé devant les troupes, et donc humilié, rappelant 'je suis votre chef" et jugeant "pas dignes" les critiques sur le budget de la Défense. 
"Il aura non pas un budget à défendre, parce que ce n'est pas le rôle du chef d'état-major, c'est le rôle de la ministre des Armées", avait martelé le souverain républicain sur le plateau du Vélo club lors de sa présence sur une étape du Tour de France, concluant : Il aura des troupes à conduire, des opérations à mener, une stratégie, des capacités à défendre et à proposer au chef [politique] des armées qui est le président de la République. C'est comme ça que la République fonctionne bien."

VOIR et ENTENDRE Michèle Alliot-Marie, ancien (et première femme) ministre de la Défense, fournir les tenants et les aboutissants de cette affaire à Raphaëlle Duchemin, menton pointé, sur BFMacronTV :

VOIR et ENTENDRE la synthèse du général Desportes sur la question du "vol" de 850 millions aux Armées :

CV du général Desportes, à comparer avec le pedigree du verbeux CastanerSaint-Cyrien (1972-1974), issu de l'arme blindée et cavalerie, sa carrière a alterné affectations en unités de combat, en états-majors et diverses activités opérationnelles.Ingénieur, titulaire d'un DEA de sociologie, d'un DESS d'administration des entreprises (CAAE), docteur en histoire, le général de division Desportes est aussi breveté de l'École supérieure de guerre et diplômé de l'United States Army War College, équivalent du Centre des hautes études militaires pour l'armée de terre des États-Unis.
Attaché militaire près de l'ambassade de France aux États-Unis d'Amérique, puis conseiller défense du Secrétaire général de la défense nationale (SGDN), il fut ensuite directeur du Centre de doctrine et d'emploi des forces (CDEF) jusqu'en juillet 2008.
Vincent Desportes est aussi codirecteur avec Jean-Francois Phelizon de la collection 'Stratégies & doctrines' aux éditions Economica.
Le général Vincent Desportes a été à la tête du Collège interarmées de défense (CID), de 2008 jusqu'à l'été 2010.
Il est aujourd'hui professeur associé à Sciences Po et enseigne la stratégie à HEC. Conférencier international, il s'exprime sur les thèmes de la géostratégie, de la stratégie et du leadership. Il est régulièrement consulté par les pouvoirs publics et les grands media sur les affaires internationales et militaires.
Un conflit avec l’armée qui semble être la première vraie crise institutionnelle
Le successeur du chef d'état-major des Armées 
fait la leçon au président Macron
traversée par
le nouveau locataire de l’Elysée
qui, pour l’occasion, s’est attiré les foudres de tous les bords politiques. 
"Faute irresponsable, méthode humiliante, etc... : Emmanuel Macron essuie les critiques - exception faite du MoDem, par la bouche de Marc Fesneau, 46 ans, coupe de cheveux à la Donald Trump - depuis la démission de Pierre de Villiers. (sur CNews, Philippe Vigier est en fait Damien Abad, membre du parti Les Républicains).