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vendredi 21 juillet 2017

Castaner bave sur le général de Villiers, homme d'honneur

Violente attaque du porte-parole du gouvernement contre le général chef d'état-major démissionnaire

En service commandé après la crise de nerfs d'Emmanuel Macron


Le nouveau chef d'Etat-major accepte la laisse ?
contre le chef militaire des armées à la suite des coupes sombres budgétaires et la démission médiatisée du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, le chef de l’Etat a rencontré le défenseur des troupes dans un huis clos secret.

Parallèlement, dans un numéro grossier de duettistes, 
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Christophe Castaner, obscur collaborateur ministériel fabriqué par Emmanuel Macron comme porte-parole du gouvernement a, quant à lui, mené une charge violente contre le général démissionnaire. 

Le président jupitérien craint de conserver longtemps les stigmates de sa crise d'autoritarisme. Il envoie donc son collaborateur sur le front pour se tenir à l'arrière garde. Dans les colonnes du Figaro de ce vendredi 21 juillet, la Voix de son Maître, chargé des relations avec le Parlement, caillasse le général cinq étoiles sur son "comportement" et dénonce la communication faite autour de sa démission.

Le chef d’état-major a été déloyal dans sa communication, selon l'Elysée. Il a mis en scène sa démission, assure son porte-voix. Une agression qui fait suite à l'arbitraire présidentiel et qui stupéfait, vu le goût immodéré de l'adjudant de quartier pour les mises en scène et les coups de com' : s'il s'exhibe beaucoup, le petit chef se veut en revanche un président à "la parole rare" qui ne s'exprime qu' 'ex cathedra'. 
Sa crainte pathologique des indiscrétions de journalistes interpelle. Que cachent ce goût du secret et des huis-clos, cette crainte des media ? Ils n'ont que très peu de contacts avec ses communicants placés sous la houlette de Sylvain Fort et Sibeth Ndiaye. Ainsi, lors du premier Conseil des ministres, journalistes et photographes ont-ils été pressés de quitter la cour d'honneur de l’Élysée, sans pouvoir, comme c'est l'usage, interroger et filmer les ministres à la sortie. Lors de son premier point de presse après le Conseil, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a d'ailleurs longuement confirmé que le président exige de ses ministres "confidentialité" et "discrétion" envers la presse.
Question comportement, les sociétés des journalistes d'une vingtaine de grands media ont fait part à Emmanuel Macron de leurs "inquiétudes quant à l'organisation de la communication présidentielle en train de se mettre en place" (AFP, BFMTV, Europe 1, Le Figaro, France Info, France Inter, Libération, Mediapart, Le Parisien, Le Point, RFI, RTL, RMC, TF1, Télérama, Le Monde...) et Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, ont signé.
Christophe Castaner doit donc pallier les carences du comportement présidentiel.
Puisque le président veut pouvoir choisir les journalistes qui peuvent le suivre et recevoir sa parole "complexe", Castaner, parlant au nom du président, conduit le procès du général dans un contexte de verrouillage. "C’est son comportement qui a été inacceptable. On n’a jamais vu un Cema s’exprimer via un blog [pas plus qu'un président sur Twitter ?], ou faire du off avec des journalistes ou interpeller les candidats pendant la présidentielle, comme cela a été le cas. Il s’est comporté en poète revendicatif. On aurait aimé entendre sa vision stratégique et capacitaire plus que ses commentaires budgétaires."

VOIR et ENTENDRE toutefois le candidat Macron s'expliquer avec véhémence 
sur un off malheureux à propos de Mohamed Saou sur BeurFM :
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Lien PaSiDupes : Les laïcs reprochent à Macron sa complaisance envers l'islam radical

Contrairement aux analyses fines des décrypteurs de la presse, "son départ [celui du chef d'état-majot des Armées] n’a rien à voir avec son audition par la commission de la Défense", assure cependant Christophe Castaner faisant allusion à cette réunion à l’Assemblée nationale où le général annonçait qu’il n’allait pas se "laisser baiser par Bercy" après les annonces de coupes sombres dans le budget de nos troupes en opération sur plusieurs théâtres de guerre à l'étranger et de sécurisation de la population hexagonale exposée au terrorisme islamiste
Cette petite phrase, qu'un député anonyme avait fait fuiter dans la presse, avait provoqué une crise d'autorité chez le jeune Emmanuel Macron qui l’avait tancé devant les troupes, et donc humilié, rappelant 'je suis votre chef" et jugeant "pas dignes" les critiques sur le budget de la Défense. 
"Il aura non pas un budget à défendre, parce que ce n'est pas le rôle du chef d'état-major, c'est le rôle de la ministre des Armées", avait martelé le souverain républicain sur le plateau du Vélo club lors de sa présence sur une étape du Tour de France, concluant : Il aura des troupes à conduire, des opérations à mener, une stratégie, des capacités à défendre et à proposer au chef [politique] des armées qui est le président de la République. C'est comme ça que la République fonctionne bien."

VOIR et ENTENDRE Michèle Alliot-Marie, ancien (et première femme) ministre de la Défense, fournir les tenants et les aboutissants de cette affaire à Raphaëlle Duchemin, menton pointé, sur BFMacronTV :
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VOIR et ENTENDRE la synthèse du général Desportes sur la question du "vol" de 850 millions aux Armées :

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CV du général Desportes, à comparer avec le pedigree du verbeux CastanerSaint-Cyrien (1972-1974), issu de l'arme blindée et cavalerie, sa carrière a alterné affectations en unités de combat, en états-majors et diverses activités opérationnelles.Ingénieur, titulaire d'un DEA de sociologie, d'un DESS d'administration des entreprises (CAAE), docteur en histoire, le général de division Desportes est aussi breveté de l'École supérieure de guerre et diplômé de l'United States Army War College, équivalent du Centre des hautes études militaires pour l'armée de terre des États-Unis.
Attaché militaire près de l'ambassade de France aux États-Unis d'Amérique, puis conseiller défense du Secrétaire général de la défense nationale (SGDN), il fut ensuite directeur du Centre de doctrine et d'emploi des forces (CDEF) jusqu'en juillet 2008.
Vincent Desportes est aussi codirecteur avec Jean-Francois Phelizon de la collection 'Stratégies & doctrines' aux éditions Economica.
Le général Vincent Desportes a été à la tête du Collège interarmées de défense (CID), de 2008 jusqu'à l'été 2010.
Il est aujourd'hui professeur associé à Sciences Po et enseigne la stratégie à HEC. Conférencier international, il s'exprime sur les thèmes de la géostratégie, de la stratégie et du leadership. Il est régulièrement consulté par les pouvoirs publics et les grands media sur les affaires internationales et militaires.
Un conflit avec l’armée qui semble être la première vraie crise institutionnelle
Le successeur du chef d'état-major des Armées 
fait la leçon au président Macron
traversée par
le nouveau locataire de l’Elysée
qui, pour l’occasion, s’est attiré les foudres de tous les bords politiques. 
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"Faute irresponsable, méthode humiliante, etc... : Emmanuel Macron essuie les critiques - exception faite du MoDem, par la bouche de Marc Fesneau, 46 ans, coupe de cheveux à la Donald Trump - depuis la démission de Pierre de Villiers. (sur CNews, Philippe Vigier est en fait Damien Abad, membre du parti Les Républicains).
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