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jeudi 13 juillet 2017

Attentat islamiste de Nice: Paris Match empêché de publier des photos embarrassantes

Un référé pour empêcher la diffusion de Paris Match

Le procureur de Paris veut bloquer la vente du numéro.

A la veille du premier anniversaire de la tragédie, l'hebdomadaire publie cette semaine des captures d'écran de la vidéo surveillance de Nice, le jour de l'attentat islamiste du 14 juillet 2016.

Mercredi 12 au soir, le procureur de Paris, François Molins, a lancé une procédure de "référé d’heure à heure" pour tenter de faire interdire la diffusion et la vente de Paris Match. Dans son dernier numéro qui devrait être en kiosque jeudi 13 juillet, l’hebdomadaire publie notamment, un an après, des images de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, sur une double page.

Ces photos sont des captures d’écran issues de la vidéo surveillance de la ville de Nice et versées dans l’enquête judiciaire. Dès ce mercredi, les associations de victimes FENVAC et l’Association Promenade des Anges avaient publié un communiqué via leur avocat Me Eric Morain, dénonçant une publication qui "porte atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches".



Près d'un an après l'attaque, rares sont les victimes indemnisées

Le 14 juillet, la ville de Nice commémorera le 1er anniversaire de l'attentat islamiste sur la promenade des Anglais qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés. Une partie des victimes de l'attentat de Nice attendent toujours d'être indemnisées, un an après le drame.
Un an après, seuls 25 millions d'euros ont été versés aux victimes sur les 300 millions promis par l'Etat. Et seules celles qui ont perdu un proche - environ une centaine de personnes sur 3.000 victimes - ont été indemnisées.

Une pénurie de pédopsychiatres. 
Les blessés, eux, patientent. Or, les frais médicaux coûtent cher et tout n'est pas adapté. Il y a par exemple aujourd'hui une pénurie de pédopsychatres à Nice, alors que de nombreux enfants ont été victimes de l'attentat.

"On est dans une situation absurde". 
Pour protester contre la lenteur du processus d'indemnisation, quelques familles ont décidées de ne pas se rendre à la cérémonie d'hommage, le 14 juillet prochain. Elles attendent des garanties de l'Etat et s'inquiètent de la suppression du secrétariat général des victimes des attentats. "Aujourd'hui on arrive dans une situation absurde alors que l'on avait un dispositif qui marchait et qui avait le soutien unanime des victimes", explique Stéphane Gicquel, de la fédération des victimes des attentats. "Ces familles ont besoin d'être rassurées et à Nice, on est au delà d'un problème de droits et d'indemnisation, on est face à un problème de santé publique."
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Être reconnu comme victime.
Cela fait des mois que les associations n'ont pas eu de réunion de suivi avec un référent du gouvernement. Certains attendent tout simplement d'être reconnus comme victime. La moitié a pour le moment obtenu ce statut, les autres ont rempli leur dossiers, mais restent en attente d'une réponse.

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