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mardi 28 avril 2020

Pourquoi les Agences Régionales de Santé s'attirent-elles la critique ?

Les toutes-puissantes ARS dans le collimateur pour leur gestion de la crise du coronavirus

En matière de Santé publique, le gouvernement est pieds et mains lié à ses "intendants royaux de province"

Coronavirus : pourquoi les Agences Régionales de Santé sont-elles sous le feu des critiques ?
Bordeaux: siège de l'ARS de Nouvelle-Aquitaine 


Suspectées d'un avenir d'usines à gaz dès leur création, le 1er avril 2010, les toutes-puissantes ARS concentrent les rancoeurs pour leur gestion autoritaire - voire sectaire - et étriquée de l’épidémie de Covid-19, mais Macron aux abois c les soutient plus que jamais envers et contre tout car c’est son action qui est visée à travers elles.

Quelle est la fonction des ARS ?

Créées par la loi Bachelot du 21 juillet 2009 (dite 'Hôpital, patients, santé et territoire') pour "assurer un pilotage unifié de la santé en région, mieux répondre aux besoins de la population et accroître l’efficacité du système". les ARS ont remplacé les anciennes agences régionales de l’hospitalisation (ARH) en avril 2010, mais aussi les directions des affaires sanitaires et sociales (Drass, Ddass) et certaines caisses d’assurances maladie (Urcam, Cram). Leur vaste champ d’action englobe hôpitaux, cliniques, soins de ville, médico-social (personnes âgées et handicapées), prévention et environnement (qualité de l’eau et de l’air). Concrètement, un des rôles des ARS était de moderniser et rationaliser l'offre de soins et de veiller à la bonne gestion des dépenses hospitalières et médicales. Au-delà de ces aspects régaliens (tutelle financière, droit des autorisations), ces agences étaient plus largement chargées de transformer le système de santé en développant la coopération, la transversalité et les parcours de santé. Missions accomplies, mais avec une rigueur pointilleuse et une rigidité intransigeante telles que les ARS se reçoivent aujourd'hui une succession de violents "orages cévenoles". 


S’ils n’en ont pas le titre, leurs directeurs sont de véritables préfets sanitaires à l’échelle de leurs régions.
Les ARS "jouent en quelque sorte un rôle de chef d’orchestre", tout en traduisant "une volonté de reprise en main par l’Etat du pilotage des politiques de santé", résume Henri Bergeron, directeur de recherches au CNRS. Elles ont notamment le pouvoir administratif d’ouvrir ou de fermer des services (maternité, chirurgie, urgences) et d’autoriser certains équipements (scanner, IRM). 
Surtout, elles tiennent les cordons de la bourse, distribuant les crédits de fonctionnement des établissements, ainsi que des aides en tous genres à des projets locaux ou des soignants installés dans les déserts médicaux.

Cette tutelle omnipotente a nourri une décennie de frustration et de ressentiment du corps médical.

Il n'a jamais accepté d'être supplanté par une administration sans contre-pouvoir, sans contrôle, sans comptes à rendre. Des griefs renforcés par les restrictions budgétaires de l’époque : nées en temps de crise financière internationale, les ARS ont dès l’origine été accusées de mettre en œuvre une politique d’austérité.

Bras armé de l’Etat centralisateur, les ARS partagent avec lui les reproches: lourdeur bureaucratique, manque de réactivité, communication fluctuante. "On a probablement pris du retard dans la gestion de crise [sanitaire du coronavirus] parce que nous avions affaire plutôt à des acteurs budgétaires qu’à des logisticiens de crise", affirmait ainsi début avril le président de la région Grand Est, le docteur Jean Rottner. Fin mars, au plus fort de l’épidémie, un observateur en première ligne disait son effarement de voir l’armée évacuer des malades de Mulhouse, alors que des hôpitaux et cliniques pouvaient les accueillir à proximité. Décision ubuesque d'un directeur tout-puissant pris de panique et soucieux d'alléger sa charge.

"Les discussions au niveau des ARS sont une catastrophe", affirmait-il, dénonçant "des grosses guerres d’ego", avec des directeurs d’agence qui "règnent en maître sur leur territoire", à tel point que même "le directeur de cabinet du ministre de la Santé n’est pas au courant des décisions prises régionalement". Vindicatifs, les médecins ne les épargnent pas. Ainsi François Honorat, président du Syndicat des anesthésistes libéraux : "Les ARS n’ont pas été à la hauteur. Elles empêchent les gens de fonctionner, il va falloir réformer tout ça".

Colosses aux pieds d'argile, les directeurs d’agence se savent désormais sur un siège éjectable, notamment depuis le limogeage de Christophe Lannelongue, potentat du Grand Est. En pleine crise sanitaire, ce haut fonctionnaire avait exercé son pouvoir absolu en annonçant en pleine crise sanitaire - liée à l'imprévoyance: sous-effectifs, pénuries de lits, de masques et de respirateurs - le maintien du plan de restructuration du CHU de Nancy et ses 600 suppressions de postes, déclenchant l’indignation des élus locaux et des partis d’opposition.

Le gouvernement a pris conscience qu’à travers les ARS, c’est son incurie qui est visée
Sur les conseils d'Olivier Véran, politicien isérois - suppléant issu de la société civile de Geneviève Fioraso, PS, nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche par Jean-Marc Ayrault et soutien du socialiste Jean-Jack Queyranne lors de la campagne des élections régionales de 2015 - , mais aussi urologue de terrain - ex-porte-parole de l'Intersyndicat national des internes des hôpitaux, et ex-conseiller titulaire à l'Ordre départemental des médecins de l'Isère - appelé de Grenoble à la rescousse pour remplacer la ministre "démissionnaire" de la Santé liée par son mari Yves Lévy impliqué avec l'INSERM au laboratoire P4 de Wuhan d'où s'est échappé le virus Covid-19, membre de la caste des mandarins parisiens qui mènent le monde de la médecine, Edouard Philippe a ainsi salué leur "travail remarquable pour permettre la montée en puissance des capacités de réanimation", passées  de 5.000 à plus de 10.000 lits, soulignant "en même temps" une pénurie de 50%. Et Olivier Véran ne perd jamais une occasion de rappeler leur "mobilisation" décisive dans la neutralisation du foyer épidémique de Haute-Savoie début février, ou dans les "644 évacuations sanitaires" réalisées "par train, avion et hélicoptère".
A Grenoble, le patron de l'ARS, qui compte près d'un millier d'agents, Aymeric BOGEY est un politique qui a débuté sa carrière en 2001 à la mairie PS de Paris où il était le collaborateur de Dominique Bertinotti, maire PS du 4e arrondissement, chargé notamment du suivi de l'Hôtel-Dieu et des relations avec l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AH-HP).
Palmarès du député socialiste Olivier VéranDéputé de 2012 à 2015 dans les rangs du PS, il suit les dossiers relatifs à la santé à la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Il prend position en faveur de l’ouverture expérimentale de "salle de shoot" (site d'injection supervisée) à Paris, ainsi que l'ouverture du droit de vote des étrangers aux élections locales.En mars 2013, chargé par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, d'une mission sur la filière sang, il s'engage pour le don du sang, anonyme, gratuit et volontaire et milite pour le don du sang par des homosexuels.En décembre 2013, il alerte sur l'impact sanitaire et financier du recours croissant aux médecins intérimaires par les ARS, dénonçant une attractivité hospitalière de très bas niveau.En 2014, en tant que rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015, volet assurance maladie, il défend notamment la création d'hôtels hospitaliers, ainsi que la suppression des franchises médicales pour les bénéficiaires de l'aide à la complémentaire santé (réservée aux personnes dont les ressources sont légèrement supérieures au plafond d'attribution de la CMU-C, elle donne droit, durant un an, à une aide financière pour payer un contrat de complémentaire santé).En 2015, il est rapporteur du volet prévention et promotion de la loi de modernisation de la santé, comprenant le plan anti-tabac, la lutte contre le binge drinking, les salles de consommation à moindres risques, mais il ne préconise pas l'ouverture de lits d'hôpitaux, ni la reconstitution des stocks de masques ou de gants anti-infectieux ou de kits de prélèvement: son orientation est uniquement sociale et sa priorité est l'anorexie, tant qu'elle est dans l'actualité...En 2016, la ministre socialiste de la Santé, Marisol Touraine, celle qui prétend toujours avoir bouché le trou de la Sécurité sociale avant de partir, le charge du pilotage du comité de réforme du mode de financement des établissements de santé. Ancien rapporteur du projet de "loi santé", il s'oppose alors à une suppression de la T2A - tarification à l’activité, un système de cotation des actes médicaux qui régit depuis les années 2000 le financement des hôpitaux, autrement dit l'indexation du budget des hôpitaux sur leur activité réelle qui cristallisait déjà pourtant le mécontentement des personnels hospitaliers et agite toujours le milieu hospitalier -, mais aussi à un retour à la "dotation financière globale".
Quelle que soit l’accusation, le ministre de la Santé protège son administration. 

Incurie dans les Ehpad ? 
Les ARS ont reçu "des instructions très claires pour dresser jour après jour l’état des lieux", mais les médecins sont actionnaires d'Ehpad... 

Pénurie de médicaments ?
 
Elles "établissent les priorités dans la répartition des stocks indispensables". Christophe Lannelongue ? "Un serviteur de l’État qui a cru bien faire". 
Dans un communiqué, le ministre Olivier Véran ajoute que, lors de la conférence de presse donnée vendredi 3 avril, les termes employés par Lannelongue "ont été mal interprétés"...

L’heure des comptes viendra-t-elle jamais ?
Pour le chercheur Henri Bergeron, un "bilan" de l'action des ARS devra bel et bien être mené. "On a pensé un peu naïvement qu’à partir du moment où on créait un organisme de coordination, la coopération entre les acteurs allait s’améliorer". Or, la crise "a révélé des problèmes majeurs de coordination, au niveau national comme au niveau local", souligne-t-il. Mais, si les problèmes de coordination sont réels, ils ne doivent pas masquer les autres et notamment la nécessité d'un contrôle par les élus régionaux de l'activité des agences, ce qui implique également l'introduction d'organismes paritaires dans la prise de décisions. 
Actuellement, les directeurs d'ARS sont des hauts-fonctionnaires ministériels recasés en régions lors des alternances politiques, parfois d'anciens directeurs des DRASS, de l'ARH et URCAM, IGAS, CPAM. D'autres proviennent du monde de la santé (Directeur d'hôpital), de la mutualité, mais certains arrivent du top management de... la grande distribution. 
En Midi-Pyrénées, l'intersyndicale critiqua à demi-mot les "méthodes de management d'un directeur général de l'ARS, DG issu du privé, arrivé tout droit de la grande distribution [Carrefour et Procter & Gamble France] et de la sidérurgie" (UNICEM, et IBM France, usine de Montpellier), Xavier Chastel.

mercredi 20 mars 2019

Castaner sur un siège éjectable : la presse a déjà le doigt sur le bouton

Castaner, un bon bilan à l'Intérieur ? "Pas sûr", estime Jean-Michel Aphatie  

Le limogeage de Michel Delpuech à la suite de la foirade de Castaner, son donneur d'ordre, est une lâcheté de l'exécutif

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"Casta m'a tuer" !
Les annonces négligées d'un regain de participation et de promesses de violences mettent en évidence l'incurie du ministre de l'Intérieur. Les "mesures fortes" frappant les subalternes de l'irresponsable Christophe Castaner ne masquent pas les négligences de sa gestion condescendante de l'Acte XVIII des Gilets jaunes infiltrés par l'ultra-gauche

Mercredi matin, le préfet de police Michel Delpuech est officiellement remplacé par Didier Lallement, le préfet d'Aquitaine. Un changement annoncé lundi par Edouard Philippe, dans la foulée des émeutes parisiennes sur les Champs-Elysées. L'éditorialiste Jean-Michel Aphatie met l'entière responsabilité sur le compte d'une mauvaise communication entre les différentes pièces de la maison police dont Castaner a la charge...

"Le limogeage de Michel Delpuech est mille fois justifié, commente le suppôt du pouvoir et caisse de résonance du ministère. Ce n'est pas moi qui le dit, se défend l'antenne-relais, il faut écouter Christophe Castaner, qui s'était invité mardi matin sur la radio de service public France Inter. Là, on se dit vraiment que Michel Delpuech est nul." Ce qui est énorme, si on songe que le sexagénaire est ancien préfet de Corse dont la carrière est jalonnée de fonctions sensibles sous les présidences de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, et de François Hollande comme préfet de Paris et de la région Ile-de-France le 27 février 2017.
 
Un règlement de comptes au sommet
D'abord, Christophe Castaner a commencé par accuser le préfet de police de n'avoir pas appliqué les consignes pour l'utilisation des forces de l'ordre, donc il a été limogé.
Mais surtout, Castaner a raconté deux histoires à propos des LBD, les lanceurs de balles de défense. Ce sont deux histoires sidérantes. On savait déjà que les policiers qui préposés aux LBD avaient été dotés de munitions courtes, moins efficaces que les munitions traditionnelles. Le jour où on attendait beaucoup de casse, le jour de l'"ultimatum", doter les policiers de munitions moins performantes est parfaitement irresponsable. Sauf pour les élus LREM, que rien n'étonne. 
Or, le 23 juillet 2018, dans l'affaire Benalla et des violences commises par les Pieds-Nicklés à la solde de Macron du 1er mai, Delpuech est entendu par la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale. Il répond alors aux révélations du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, en niant toute implication. Il explique l'absence de réaction en rejetant la responsabilité sur l'autorité exécutive. Il y dénonce, en outre, des dérives liées, selon lui, à des "copinages malsains". Impardonnable ! D'où le limogeage en différé.
Castaner a expliqué mardi qu'il n'est ni responsable ni coupable de rien Place Beauvau

C'était un membre de l'état-major de la préfecture de police qui en avait décidé ainsi avant la manifestation de samedi, bien qu'elle ait été annoncée comme "historique". "Et le préfet de police n'était pas au courant. Quand on entend ça, on se dit qu'il n'est pas très bon," conclut Aphatie, en parlant, bien évidemment, du sous-fifre.

Alors, d'où viennent les consignes de laisser-faire dans la "chaîne de commandement" ?
Le "kéké" de Forcalquier a raconté une deuxième anecdote. Il dit : 'dimanche matin, j'étais sur le terrain et je croise un policier [anonyme et, par chance, tenu au secret professionnel] qui me prend à part et me dit que c'est dommage d'avoir donné des consignes restrictives pour l'utilisation des LBD samedi. Je suis très étonné', dit Christophe Castaner, 'parce que moi je n'ai donné aucune consigne de ce type', raconte le  joueur de poker marseillais.

Christophe Castaner raconte avoir enquêté dimanche après la manifestation et assure avoir découvert qu'il y avait une consigne à la préfecture de police d'utilisation restrictive des LBD et que Michel Delpuech n'était pas au courant. Effectivement, si le préfet de police ne sait pas ce qui se passe, il vaut mieux en changer. Et si le ministre ne s'intéresse pas à ce que fait son préfet, qu'est-ce qu'on fait ?

Le préfet de police de Paris avait-il reçu carte blanche ?

Car Christophe Castaner n'était au courant de rien non plus. Qui est le patron réel de l'administration ? Aphatie répond : "C'est Christophe Castaner, et il fait l'aveu qu'il ne sait rien de ce qui se passe à la préfecture de police. Il y a deux décisions crétines qui sont prises avant la manifestation et personne n'alerte le cabinet du ministre de l'Intérieur ? 
Le ministre de l'Intérieur n'a-t-il aucun correspondant [des yeux et des oreilles] à la préfecture de police ? Le cabinet du ministre et la préfecture de police ne se parlent-ils pas ? On se rend compte, quand on écoute Christophe Castaner, que peut-être parmi toutes les administrations françaises, celle de l'Intérieur est peut-être la plus mal gérée. Dans la période actuelle, c'est quand même un problème." 

Macron a-t-il confié à une arsouille la charge de fonctions régaliennes ? 
Certes relégué  au 11e rang, après le démission de Gérard Collomb, son prédécesseur,  numéro 2 du premier gouvernement et ministre d'Etat?

Le responsable devant le président, c'est Castaner.
Et devant le peuple, c'est Macron. 

Le préfet de police est remplacé et Christophe Castaner peut continuer à déléguer à ses collaborateurs. Alors Aphatie estime qu' "on peut se poser la question ce matin de savoir si c'est un bon bilan ou pas. Personnellement, je n'en suis pas sûr."

Si Castaner demande au premier ministre, Philippe lui répond-il : "ça va ma poule ?" 
Mais Aphatie commence à douter de l'exécutif, c'est un très mauvais signal. Quand  les rats quittent le navire.

samedi 26 janvier 2019

Le porte-parole Benjamin Griveaux devrait parfois se taire !

Griveaux échauffe les oreilles de Philippe Bilger !

"On ne peut pas demander aux manifestants d'être exemplaires si on ne l'est pas soi-même" :  c'est le pavé lancé par Griveaux à la police

"Mais qui peut se prétendre exemplaire ?", s'interroge l'avocat général honoraire.
Rien n'est plus difficile que d'être le porte-parole d'un gouvernement qui ne brille pas par la cohérence et l'efficacité, à quelques exceptions près que je ne veux plus citer parce que trop d'encens pourrait leur nuire.

J'écris ce billet durant la seconde audition d'Alexandre Benalla - il élude beaucoup mais dément l'Elysée sur un point essentiel: une date de restitution - devant la commission sénatoriale parce que je tiens à ne pas laisser parasiter mon prochain post par une périphérie digne d'intérêt mais sans lien avec son objet principal.
 
Benjamin Griveaux a déclaré le 20 janvier: "On ne peut pas demander aux manifestants d'être exemplaires si on ne l'est pas soi-même" (Le Figaro). Cette phrase qui vise la police est extrêmement maladroite parce qu'elle relève de ces affirmations à tiroirs qui naturellement dépassent leur champ initial.
Comment Benjamin Griveaux a-t-il pu ignorer que cette exigence d'exemplarité formulée sur un ton condescendant à l'égard de la police subissant sur le terrain le pire à cause de la crise interminable des Gilets jaunes [si on confond la cause  - la sur-fiscalité qui confisque du pouvoir d'achat -,  et la conséquence - la crise sociale] et donc du pouvoir longtemps impuissant [ou incapable, sinon d'annoncer chaque mois le redressement de la courbe du chômage pour le suivant], va être retournée de plein fouet vers le président, le Premier ministre, le gouvernement et lui-même?

Cette personnalité, beaucoup portraiturée -mi-figue mi-raisin- [à vrai dire plutôt groseille acide] durant la semaine écoulée, est trop intelligente [ironie de la courbette !] pour ne pas admettre que certains de ses propos ont été désastreux et donc contradictoires [insensés ou sots ?] avec l'exemplarité souhaitée.

Et il sait aussi [présomptif Bilger...] que le Premier ministre, ses collègues ministres et l'Elysée - il a eu le courage de dénoncer les dysfonctionnements que cette maison à l'évidence "mal tenue" a connus - n'ont pas été, les uns et les autres, aussi remarquables que la valeur d'exemplarité aurait dû le prescrire [En bref et en clair: la bande à Jupiter sont des nuls prétentieux et des modèles à ne pas suivre].

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Je veux bien que Benjamin Griveaux [ci-contre] donne une leçon de morale à la police mais sa morale a une leçon: qui peut se prétendre exemplaire? Et quand on ne l'est pas à coup sûr, quelle crédibilité ont les semonces même les plus pertinentes sur le fond [pertinence de la cible policière visée ?] ?

Cette exemplarité si largement battue en brèche [disons-le, en ruines] a trouvé malheureusement son pic à l'Elysée où le feuilleton Benalla et ses développements lassants [tuants, au pistolet à eau] et surprenants [abracadabrantesques ?] à la fois, avec, notamment l'arme, les passeports diplomatiques et de service et le téléphone crypté Teorem [sans compter le badge d'accès à l'Assemblée, au nom de la séparation des pouvoirs et de la bonne forme physique de "tabasseur" de manifestants], ont révélé une indéniable incurie au moins de la part du directeur de cabinet et accessoirement du chef de cabinet [celui qui les a nommés avec un indéniable discernement ne révèle donc, quant à lui, aucune marque d'incurie].

Cela n'a pas empêché le premier [Patrice Strzoda] de se vanter, sur une question d'un sénateur, d'avoir dirigé une maison, selon lui, "bien tenue" et de se défausser sur les chefs de service. Il se contente de peu.
Si j'insiste sur ce haut lieu républicain, cela tient au fait que dans sa gestion on espérait l'excellence, la fiabilité et la rectitude, on était même persuadé que ces qualités y seraient respectées plus qu'ailleurs. Pourtant, ce qui se dégage de ces semaines et de ces épisodes à force ridicules, est l'impression d'un déplorable amateurisme qui n'est rassurant que s'il nous permet de relativiser l'accusation renouvelée d'affaire d'Etat. Alors que sans doute il s'agit d'abord de professionnels qui n'ont pas été à la hauteur de leur poste prestigieux [que Bilger se montre rassurant sur le professionnalisme du militaire de haut rang - le chef d'Etat-Major des armées est le général d'armée François Lecointre -  qui dispose des codes de tir nucléaire et peut déclencher la mise à feu, sur ordre du chef de l’Etat qui est le chef des armées et le président du Conseil de défense et de sécurité nationale, où que soit le "monarque nucléaire", Saint-Martin ou ailleurs, depuis le PC "Jupiter" de l'Elysée livré à "une indéniable incurie"]. 

Plutôt donc le désordre et l'approximation que la rigueur. Est-ce consolant?
Peut-être n'aurais-je pas dû être aussi surpris par ces maladresses et négligences puisqu'il suffit de considérer les grandes entreprises et les personnalités qui les dirigent, plus généralement les institutions et les services publics de notre pays, pour être au fait malheureusement d'un défaut d'exemplarité aussi bien dans le fond des actions que, le plus souvent, dans leur forme.
On aurait pu imaginer que l'Elysée échapperait à ces dérives trop régulières pour ne pas être consubstantielles à un monde pour lequel l'exemplarité est moins une aspiration, un désir qu'une indifférence. Il y aurait une hiérarchie des tâches entre les essentielles et les dérisoires alors qu'il n'y a pas de domaine réservé où l'exemplarité serait obligatoire et d'autres non. Elle doit être indivisible et ne se découpe pas selon le bon loisir.

Je ne voudrais pas qu'à force, alors qu'on annonce Benjamin Griveaux comme le rival probable d'Anne Hidalgo pour la Mairie de Paris [où il disposerait d'une police municipale sous ses ordres], il perde tout crédit pour cette lutte municipale à venir.
Il devrait parfois se taire. [Qu'il parle plutôt ! Et que les électeurs votent en bonne connaissance de cause, leur évitant ainsi de faire entrer le désordre et l'approximation à Paris où règne le sectarisme et l'autoritarisme.
 
Ce billet a été initialement publié sur le blog de Philippe Bilger.

jeudi 27 mars 2014

Forte reprise du chômage: un "supplice chinois" -pour Hollande- selon les éditorialistes

Touchante empathie des humanistes de la presse éditoriale française

" 'Chômage: un '
supplice chinois' pour Hollande qui doit "réagir vite' "
 
Et nos éditorialistes dissertent

C'est ainsi que L'Express gémit en titrecompatissant à l'incurie de l'exécutif. L'hebdomadaire cite les éditorialistes de la presse nationale qui reprennent les termes de la dépêche AFP, laquelle diffuse les éléments de langage préparés par les services de l'Elysée. C'est ainsi que circule l'information, du haut vers le bas, par les tuyaux d'un pouvoir préoccupé de sa seule survie et à qui le sort des 31.000 foyers s'ajoutant à 5 millions déjà frappés par le malheur importe finalement assez peu.

Le quotidien Libération constate la forte hausse du chômage en février (+0,9%), mais qu'elle atteigne le niveau record de 3,34 millions de chômeurs. a un sens aigu du respect de et reprend la même image de l'AFP.

Un "coup de bambou" -pour le gouvernement-
, commente l'humoriste Fabienne Sintès, journaliste du service public à ses heures, qui raconte sa vie à l'antenne, la tête à mille lieues des difficultés des gens "normaux".

Quand Hollande reçoit le président chinois, toute la presse vit à l'heure chinoise


"Le chômage explose"
, assène en Une Le Figaro qui observe que "la gauche panique". Pour Les Echos, toujours en Une, "c'est le chiffre qui tombe mal pour Hollande". "Loin de nous l'idée d'offenser le vénérable président chinois Xi Jinping (...) Il n'empêche que la rituelle publication des chiffres du chômage prend, pour l'exécutif, l'allure d'un vrai 'supplice chinois'", ironise Jacques Camus, dans la Montagne Centre France.

L'indécent angle de vue de la presse


Pour Jean-Francis Pécresse (Les Echos), "le gouvernement ne pouvait guère redouter pire coup de massue" avec "cette note économique calamiteuse", à quatre jours du second tour des municipales. C'est faire peu cas des nouveaux, comme des anciens demandeurs d'emploi. Une augmentation du chômage que "François Hollande, se prend de plein fouet, ruinant ses pronostics pour le moins aventureux", écrit Hubert Coudurier, dans le Télégramme. On va donc le plaindre ! "Un coup dur pour le gouvernement", abonde Aline Gérard, dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. Effectivement, reconnaît Libération, "ce ne sont pas les chiffres du chômage qui risquent de remonter la cote du gouvernement." Ni le pouvoir d'achat des ménages...<br>Mépris des conséquences humaines

Cette hausse du chômage "est venue rappeler une préoccupante vérité: ce gouvernement paraît dépassé par les événements", juge Paul-Henri du Limbert, pour Le Figaro. "Et, cette fois, les circonlocutions gouvernementales n'y pourront rien", prévient Jean-Francis Pécresse (Les Echos). La "publication" plus que les chiffres, du chômage"enterre encore un peu plus la politique économique du chef de l'Etat"relève Christophe Bonnefoy, pour le Journal de la Haute-MarneLa foi socialiste chevillée au moral, Hubert Coudurier (Le Télégrammea toutefois le sentiment que le gouvernement a "commencé à changer de paradigme économique", mais il "le fait trop lentement pour obtenir des résultats". En somme, il ferait le nécessaire, mais n'aurait pas vraiment la "détermination" dont se prévaut le Premier ministre.

François Hollande doit "réagir vite"


"D'où la demande de Jean-Louis Hervois, dans la Charente Libre, avec "l'urgence d'une communication forte, d'une volonté nouvelle pour reprendre la main sur le cours des événements." Le verbe d'abord, ensuite l'action et peut-être la réflexion ! Les amis de Ségolène Royal sont les meilleurs conseilleurs qui soient... Les payeurs sont, en revanche, les chômeurs et aussi les contribuables solidaires. 
Pour Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute Marne), le président de la République "se voit obligé de réagir" et "plus vite que prévu". Sans doute faut-il dons continuer de croire, après dix-huit mois de mesures productrices de chômage, que ces nouveaux mauvais chiffres n'étaient pas prévisibles. "Le chef de l'Etat n'est plus seulement condamné à accélérer vivement son pacte de responsabilité, mais à le rendre bien plus ambitieux et favorable à la compétitivité qu'il ne l'est aujourd'hui", commente sans conviction Jean-Francis Pécresse (Les Echos).  

La République des Pyréneées, tient la solution: la même que l'AFP et ses confrères ! Outre "des annonces rapides et énergiques", son éditorialiste de 68 ans, le soixante-huitard Jean-Marcel Bouguereau, ex-collaborateur de Libération et ancien rédacteur en chef du Nouvel Observateur, attend, comme la majorité des éditorialistes, "un remaniement lui-aussi fort, avec une équipe resserrée de ministres plus professionnels." C'est croire que Hollande pourrait se priver de des amis qu'il a placés autour de lui, notamment Michel Sapin, ministre du Travail, qui a fait la preuve de sa haute sensibilité au moindre tressaillement de la courbe du chômage et de sa maîtrise de l'enfumage, mais impuissant à redonner du travail à ses concitoyens.

Tous les éditorialistes brodent en fait sur la dernière résolution du gouvernement.
Aucun de ces éditorialistes aux ordres n'évoque plus.la "courbe du chômage" que le magicien Hollande promettait de maîtriser, il y a déjà plusieurs mois maintenant. Le mot d'ordre aux acteurs économiques est désormais "plus vite, plus fort". 

Le "Plus haut" de Coubertin et non de Sapin, c'est la courbe actuelle du chômage !

lundi 17 février 2014

Sotchi: "la fédé a oublié de m’inscrire", gronde un patineur de vitesse français

Ewen Fernandez privé de 10.000m pour un oubli de son directeur technique fédéral...

Incurie de la France du gouvernement à l'encadrement sportif
 
Le patineur de vitesse français, Ewen Fernandez, ne pourra pas participer au 10.000m de mardi, car la Fédération française des sports de glace a dérapé à l'inscription, comme le révèle "L'Equipe".
"Je viens d'apprendre par mon coach [le Néerlandais Bart Veldkamp] que je ne peux pas courir le 10 000m mardi. La fédé a oublié de m'inscrire dans les pré-listes de janvier, ou ici, je ne sais pas exactement. C'est malheureux parce que j'avais rempli les critères de temps. Je suis dégoûté."

Suite au forfait d'Alexis Contin, en raison d'une hyperthyroïdie, Ewen Fernandez avait été autorisé à prendre sa place pour le 1.500 mètres samedi dernier, puisqu'il en avait réalisé les minima au cours de la saison. Sur le même principe, ayant réalisé les temps requis, il pouvait remplacer son compatriote sur le 10.000. Au lieu de ça, il n'y aura aucun Français au départ, regrette "L'Equipe".
"Je m'étais préparé mentalement à le faire. Mon coach espérait que j'aille chercher une performance, un top 12 peut-être. Il a contrôlé les listes et n'a pas vu mon nom. Je trouve ça lamentable qu'une fédération puisse oublier une inscription dans le cadre des Jeux."

Le Directeur Technique National et team leader, Xavier Sendraest coupable de cette négligence
 
C'est lui qui devait effectuer ses tâches administratives. "Je ne veux pas croire que c'est intentionnel, plutôt que c'est une méconnaissance de notre sport. Ils disent qu'ils savent tout, mais ils ne savent rien", constate, amer, Ewen Fernandez. "Avant les Jeux, il a fallu déjà tout leur expliquer, que si Alexis ne courait pas, il ne fallait pas oublier de m'inscrire parce que je rentrais dans les critères. Je pense que c'est un simple oubli, une bêtise."

Le patineur disputera la poursuite par équipe avec Alexis Contin et Benjamin Macé. Après, il ne sait pas : "Au fond je voudrais continuer. Mais avec la politique actuelle, ce n'est pas possible."
Fourneyron aurait mieux su faire...

lundi 21 janvier 2013

Transports: les réseaux de France gelés par la neige

Cuvellier gère: la propagande va bon train, mais les transports calent

Les transports par les airs, les rails et la route sont tous impactés par les chutes de neiges et le verglas 

Roissy, le 20 janvier 2013,
emblématique de notre économie

Amateurisme: 53 départements
couvrant la moitié nord et le sud-ouest de la France ont été placés en vigilance orange par Météo France.

Les déplacements étaient difficiles ce dimanche matin. 
40% des vols au départ des aéroports de Roissy et d’Orly ont dû être supprimés, à la demande de la Direction générale de l'aviation civile. Dans le reste de la France, les vols sont également perturbés. Il était recommandé aux voyageurs de s’assurer que leur vol est maintenu avant d’entreprendre de se rendre à l’aéroport.
"A l'heure actuelle, il n'y a pas de retards ou d'annulations de vols supplémentaires, mais les chutes de neige vont sans doute s'intensifier dans le courant de la matinée" a indiqué une porte-parole d’ADP (Aéroports de Paris) dimanche matin. Selon elle, "des perturbations supplémentaires sont possibles".

Les vols longs-courriers assurés par Air France

Air France avait fait savoir qu'elle assurerait l'ensemble de ses vols long-courriers, mais seulement 60% de ses vols court et moyen-courriers au départ des deux aéroports parisiens, prévenant que "des retards et annulations de dernière minute ne sont néanmoins pas à exclure".

Coté ferroviaire, la SNCF avait prévenu qu’elle avait dû réduire la vitesse de circulation de ses TGV. Ces trains roulent habituellement à une vitesse comprise entre 300 et 320 km/h, mais avaient dû ralentir à 220, voire 170 km/h sur certains tronçons de voies, par mesure de sécurité. En conséquence, des retards de 25 à 40 minutes sur toutes les destinations ont donc été enregistrés. Aucune immobilisation de train n’avait toutefois été signalée sur le réseau ferroviaire français, précisa la SNCF.

VOIR et ENTENDRE divers témoignages : 
On apprendra ci-dessous que 
le ministre Cuvillier avait anticipé...

Transports en commun partiellement suspendus

Sur les routes, la neige ralenti les déplacements, les réseaux de transports en commun en bus sont parfois perturbés voire suspendus. A Paris, la RATP a dû interrompre la circulation de ses bus, il en est de même dans d’autres grandes villes comme à Toulouse par exemple.


VOIR et ENTENDRE Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports de Hollande, alors que ce socialiste assurait le 27 décembre 2012, que gouverner, c'est gérer:

Une propagande grossière 
et des assurances ministérielles hasardeuses 


Au total,
cinquante-trois départements étaient en vigilance orange pour neige et verglas. 
Ces intempéries ont causé au moins  la mort de 6 personnes sur les routes, dont trois militaires en partance pour le Mali et un couple d'Espagnols. La vigilance orange courrait au moins jusqu'à dimanche 21h,  indiquait Météo France.

mardi 4 décembre 2012

Logement: en ciblant l'Eglise, Duflot s'attire les foudres de la presse

Sa stigmatisation est une "provocation",  cache-misère de l'incurie de l'Etat

La presse condamne le manque de respect antichrétien de Duflot

Plutôt que de réquisitionner les biens dormants de l'Etat, telles les casernes désaffectées, ou de viser les banques ou les assurances, voire les mutuelles, la ministre de Hollande met en demeure l'Eglise qui met pourtant des bâtiments à disposition des sans abri, d'où qu'ils viennent, Français ou clandestins.

La SNCF, également visée au titre d'alibi à l'agression du gouvernement Ayrault, n'a pas communiqué ! C'est bien l'aveu qu'elle ne se sent pas menacée et sert de caution à l'équité de la malveillante...


Dans le département de la Seine-Saint-Denis, l'Eglise qui ne fait pas de prosélytisme, a d'ores et déjà ouvert ses portes aux exclus. Plusieurs salles paroissiales de Montfermeil, Bondy, Pierrefitte ou Drancy vont se transformer en accueil de nuit. C'est le Secours Catholique qui pilote ces opérations, pour accueillir des sans-abri aidés par le Samu social, le 115.

Une transformation qui implique l'aménagement des locaux, ainsi que la formation de bénévoles. "Par principe, je ne peux pas donner d'argent, parce que je ne peux pas donner à tout le monde. Mais cela me fait de la peine. C'est pour ça que je me suis dit que je ferais quelque chose cette année", explique Monique, l'une des bénévoles.
En revanche, l'association Coeur du 5 accueille les sans-abri 24 rue Daubenton, dans le 5e arrondissement de Paris et ses bénévoles oeuvrent à leur ré-insertion (lien)



Autres liens correcteurs des préjugés ministériels :

Le secours Catholique
http://www.secours-catholique.asso.fr/v3/delegation/delegation_paris.htm

Emmaüs
http://www.emmaus.asso.fr
Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement
http://www.ccfd.asso.fr/

Mouvement ATD Quart Monde
http://www.atd-quartmonde.asso.fr/

Fondation Notre-Dame, association catholique de bienfaisance:
http://www.fondationnotredame.fr/

Créée en 1992 par le Cardinal Jean-Marie Lustiger et reconnue d'utilité publique, elle est dédiée, entre autres actions sociales, à l'accompagnement des familles sans logement ou des personnes sans domicile fixe.

En 2009, dans un contexte d’augmentation du nombre de situations de détresse, la Fondation Notre Dame créa un fonds d’aide d’urgence à Paris doté de 100 000 euros pour aider les paroisses à venir en aide à ceux qui en ont besoin. Une nouvelle fondation abritée " Fondation pour l’insertion par le logement " voit le jour.Début 2010, deux nouvelles fondations rejoignent la fondation Notre Dame, la Fondation Sainte Geneviève et la Fondation Saint Irénée.


Quoi qu'en pense Cécile Duflot, l'archevêché de Paris porte à la connaissance de l'opinion intoxiquée son opération "Hiver solidaire", qui met ses paroisses à la disposition des SDF en compagnie de bénévoles. «Cette année, ce sont vingt-six paroisses parisiennes qui se mobilisent - contre vingt l'an dernier - pour accueillir chacune de trois à dix personnes dans leurs locaux. Ces sans-abri sont ainsi reçus pour le dîner, la nuit et le petit déjeuner pendant deux à trois mois en continu et suivis par des bénévoles spécialement formés», souligne Charles Gazeau, délégué épiscopal pour la solidarité du diocèse de Paris.

Mais l'accompagnement ne se cantonne pas à la période hivernale.
"Notre but est de leur apporter un climat chaleureux et convivial et de tisser des relations de confiance. Le plan humain est en effet capital dans cette démarche et nous maintenons un contact même après avec eux", poursuit-il.

A Lyon, pour la seconde année, le diocèse prête des locaux à l’association ALYNEAdans la maison diocésaine Saint-Irénée.
Lien presse

La ministre du Logement de Ayrault a appelé à un "choc de solidarité" le lundi 3 décembre, et a annoncé avoir écrit à l'archevêché de Paris pour lui demander de mettre à disposition de l'État certains de ses bâtiments vides pour héberger des sans-abri. 


Une "franche" tendresse !
La ministre parachutée sur Paris à la suite de magouilles avec la chrétienne Martine Delors-Aubry a déjà choqué par ses renoncements sur le nucléiare. 
Une complicité
de bon aloi...

Très peu solidaire sur les affaires qui agitent ses camarades Verts extérieurs au gouvernement, à Notre-Dame-des-Landes ou sur le TGV Lyon-Turin, la ministre partisane a sommé l'archevêché de Paris à la suite de son opposition au mariage entre personnes du même sexe. 


Mais l'Église rappelle qu'elle n'a pas attendu les injonctions de l'écologiste pour s'occuper des plus démunis.


Le délégué épiscopal à la solidarité du Diocèse de Paris, Charles Gazeau, tient à rappeler que 
les paroisses parisiennes contribuent déjà à cet effort depuis plusieurs années :



C'est ainsi qu'auprès des passagers de la péniche du "Fleuron St Michel" , centre d’hébergement et de réinsertion (365 jours sur 365), qui accueille 50 hommes, de 18 à 55 ans à Asnières (PS), l'Ordre de Malte -en partenariat avec le Samu social - poursuit sa vocation d'institution hospitalière caritative dans le monde, au service de la dignité humaine et de ceux qui souffrent.

Ce sont en vérité plus de 400 bénévoles mobilisés chaque année :

  • En Haute Garonne (31) à Toulouse
  • En Haute Savoie (74) à Annecy
  • A Paris
  • Dans les Yvelines (78) à Versailles,
  • Dans le Var (83) à Toulon
  • Dans les Hauts de Seine (92) à Boulogne Billancourt et Rueil Malmaison

Lien Ordre de Malte: solidarité (précaires et migrants)





C'est bien l'Eglise
qui est stigmatisée
et son activité caritative
ancestrale niée




Rendons hommage d'une part aux bénévoles meurtris par l'odieux amalgame de la ministre écologiste radicale et d'autre part à leur action quotidienne, salie devant les caméras. 

A titre d'exemple, citons le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri fondé par des laïcs, Gabriel Rosset et Antoine Martel, des chrétiens " dévoré de l’amour du Christ et des pauvres, qui poussa le don de soi jusqu’à l’héroïsme ".


Le délégué épiscopal à la solidarité du Diocèse de Paris, Charles Gazeau, tient à rappeler que les paroisses parisiennes contribuent déjà à cet effort depuis plusieurs années :



La ministre EELV a le verbe haut, mais le sens morale dans les chaussettes

Après avoir choqué les catholiques pratiquants ou non, la ministre du Logement s'attire les foudres des media. Par malveillance, la ministre d'Europe Ecologie-les Verts méprise l'ensemble des organisations charitables chrétiennes.
Le Figaro s'indigne et titre sur "la provocation de Duflot". 

"C'est une insulte qui vient s'ajouter aux attaques que cette ministre profère déjà contre une institution qui la gêne dans son combat pour le mariage homosexuel. C'est irresponsable", tonne l'éditorialiste du quotidien conservateur, Yves Thréard.

Extraits d'un entretien à Libération
du 22 novembre 2012



Le reste de la presse n'a pas plus d'indulgence pour une ministre de la République qui s'affaire à ses basses besognes de règlements de comptes plutôt qu'à la construction de centres d'accueil pérennes.

La Croix
 souligne que "la question des logements vides est une épine dans le pied de bien des institutions". Sous la plume de Dominique Quinio, le quotidien catholique et progressiste, rappelle que, malgré les préjugés partisans de la ministre de Hollande, "l'Église catholique n'est pas la dernière à agir, il serait injuste de ne pas le reconnaître".

Peu suspect de complaisance à l'égard de l'institution catholique, le quotidien communiste L'Humanité voit dans "le fait que (Cécile Duflot) en appelle à l'Eglise pour offrir un toit aux sans-abri (...) un signe inquiétant de la mollesse du gouvernement face aux banques et aux grands groupes immobiliers", écrit Paule Masson.


Pour La République du Centre et son éditorialiste Jacques Camus, "cette initiative de Cécile Duflot rappelle les gesticulations d'Arnaud Montebourg. Réquisitions et nationalisations sont des mots consolateurs brandis avec force pour masquer une forme d'impuissance devant des dossiers difficiles".

Même analyse chez Dominique Garraud dans La Charente libre, pour qui "la désignation de boucs émissaires pour justifier l?impuissance publique durable face au fléau de la pauvreté extrême est indigne et contre-productive".

A sept mois au pouvoir, la gauche socialo-écolo n'a pas prévu l'arrivée de l'hiver. Et singulièrement la cigale Duflot occupée à régler sa séparation avec le frère de Bertrand Cantat ! Jean Levallois y voit, dans la Presse de la Manche, "un terrible aveu de l'impéritie de l'État qui n'a pas fait son travail".

"On est en droit de se demander si son appel n'est pas le moyen de masquer l'impuissance de l'État face au problème du mal-logement", renchérit Christophe Lucet dans Sud-Ouest.

Suspectant la ministre d'arrières-pensées, Hervé Chabaud juge, dans L'Union/L'Ardennais, "commode d'agiter des clichés mensongers autour d'une église riche et suffisante qui ne partage pas"... "qui plus est lorsqu'elle se fait entendre pour dire les raisons de son désaccord avec le projet de loi du mariage pour tous".


Une ministre ne tombe sa muselière que pour diviser les Français

Est-elle aussi bête que méchante ?

Sachant ce que pourraient valoir des excuses de Cécile Duflot, nous ne lui demandons même pas d'exprimer de simples regrets. Nous nous adressons au président Hollande - qui la cautionne par son silence - de lui repasser la muselière et, mieux, de nous en débarrasser, en la remettant à EELV, pour quelqu'usage de bénévolat social - et "solidaire " - qui lui serait un "choc solidaire " salutaire et "juste": des maraudes de nuit, par exemple...