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mardi 13 septembre 2016

Alstom : "Evidemment, les ministères étaient au courant", lâche Hamon

Cet ancien ministre de l'Education met en cause l'inaction de ses camarades du gouvernement 

Le candidat à la primaire à gauche conteste les affirmations du gouvernement
Le gouvernement était-il au courant de la menace de fermeture du site Alstom de Belfort (Territoire de Belfort) ?
Non, certifie l'exécutif, mardi 13 septembre, notamment par la bouche d'Alain Vidalies, secrétaire d'Etat en charge des Transports. "Ça aurait été un délit d'entrave", s'est-il justifié sur Europe 1, niant toute faute ou défaut de gestion par le gouvernement.

VOIR et ENTENDRE le tableau d'Alstom que dressait Nicolas Doze et sa mise en cause du "redresseur" Montebourg, le 30 avril 2014:


"N’importe quel ministre de l’Industrie ne peut pas découvrir ce qui se passe à Alstom," objecte Hamon
Le candidat à la primaire à gauche n'est nullement convaincu par les propos du pouvoir. "Quand on détient 20% du capital d’une entreprise, on a des représentants dans les instances de décision," a souligné l'ancien ministre de l'Education nationale sur BFMTV et RMC, pointant les ministres successifs de l’Industrie, d'Arnaud Montebourg à  Emmanuel Macron, en passant par Michel Sapin, mardi. Et donc forcément, les choix stratégiques et industriels qui sont réalisés, l’Etat les connaissait. On peut donc s’interroger sur la responsabilité de l’Etat, sur le fait de ne pas avoir anticipé une annonce."
VOIR et ENTENDRE le président Hollande prendre l'engagement depuis la Roumanie, ce mardi 13 septembre que "TOUT sera fait pour que le site de Belfort puisse être pérennisé" (et 400 emplois sont menacés de transfert): 


Alstom : "tout sera fait pour que le site de Belfort puisse être pérennisé", assure Hollande


"C'est la chronique de l'impuissance volontaire"


"C'est pas sérieux de dire qu'on découvre [les annonces d'Alstom]. Evidemment, les cabinets étaient au courant, évidemment les ministères étaient au courant, a-t-il ajouté. C'est la chronique de l'impuissance volontaire."

ENTENDRE les accusations de Hamon et VOIR l'effarement du 'socialo-friendly' J.-J. Bourdin:

vendredi 12 août 2016

"Monsieur le président, si vous avez un peu de dignité, ne vous présentez pas." Signé Philippe Bilger

L'ultime renoncement du quinquennat, le seul qui serait positif

François Hollande se prépare malgré son bilan calamiteux, regrette Philippe Bilger. 
Pour le magistrat honoraire, le président n'a pas les moyens de réunir jusqu'à son propre camp et se défausse en critiques virulentes contre l'opposition.
Chaque semaine, Philippe Bilger prend la parole, en toute liberté, dans FigaroVox. Il est magistrat honoraire et président de l'Institut de la parole. Il tient le blog Justice au singulier et est l'auteur de Ordre et désordres paru aux Éditions Le Passeur en avril 2015.
François Hollande distille ses confidences pour 2017.
Sont-elles bien nécessaires alors que plus personne ne doute du fait qu'il sera à nouveau candidat et qu'il y a une forme d'ironie, voire de cynisme de sa part à feindre des hésitations qu'il n'a plus depuis longtemps?

Ce qui me semble surréaliste est la manière dont on nous présente déjà sa future argumentation et dont lui-même se pourlèche l'esprit devant ce qu'il élabore et qui sera d'abord caractérisé par une critique virulente des projets de l'Opposition.

Car en dehors de cette charge qui a déjà commencé - le candidat pointe depuis des mois sous le président -, on perçoit l'extrême difficulté qui sera la sienne. Sur quelles réussites pourrait-il s'appuyer, quelles actions pourrait-il invoquer, de quelle adhésion pourrait-il se réclamer? Le bilan économique et financier est médiocre. Aucun des résultats promis en 2012 n'est à l'ordre du jour. A peine s'est-on vanté d'une baisse mensuelle du chômage que celui-ci reprend. La croissance, quand on l'a annoncée et qu'elle a paru répondre aux vœux du gouvernement, tourne court. La politique de François Hollande ressemble dramatiquement à une Sœur Anne qui désespérément ne verrait jamais rien venir.

Je ne mentionne même pas l'essentiel qui depuis 2015 aurait pu représenter, à cause des tragédies terroristes que la France a subies, pour le président de la République, un actif indéniable. Mais les sondages - le dernier en date sur Atlantico - ne cessent de mesurer le discrédit du gouvernement même dans sa lutte contre l'islamisme meurtrier. L'opposition est jugée largement plus crédible et la police qui est le bras armé d'une démocratie est plébiscitée ce qui manifeste bien que la cible n'est que le pouvoir socialiste. A cause de son impuissance sur ce plan capital comme sur les autres registres.

La conséquence de ces fiascos concrets, de ces carences trop réelles est qu'on tombe dans une sorte de simulacre où le président de la République regarde son pays comme s'il était au théâtre. De haut. Mettre la main à la pâte n'est plus de saison. La pâte a trahi.

Faute de pouvoir proposer aux citoyens une évaluation qui mettrait en balance le positif et le négatif, une approche lucide pour une démocratie responsable, François Hollande joue au rassembleur alors qu'il n'a cessé de diviser depuis 2012, aspire à diffuser sérénité et tranquillité parce que la nation, sans lui, serait orpheline alors qu'elle n'a jamais été plus clivée, y compris dans son propre camp, se pique de célébrer un état [Etat] de droit inaltérable, intangible et momifié, ce qui est dévastateur en ces temps, cherche à nous persuader qu'on aura besoin de lui.

Au fond, on n'est pas un père de la patrie sur commande. Cela survient rarement comme une merveilleuse cerise républicaine qui n'a de sens que sur un gâteau infiniment substantiel. Il faut être un père, et ce n'est pas rien, et avoir maintenu une patrie.

François Hollande va de plus en plus nous rebattre les oreilles avec des abstractions, des commentaires, des analyses, une distanciation ironique et le ressassement d'un discours moral qui pallie tout ce qui aurait dû être accompli et ne l'a pas été.

Quand l'éthique sert de thème essentiel, voire exclusif, c'est que le réel a été mis entre parenthèses, vous a échappé ou bien qu'à chaque seconde il s'oppose douloureusement au président quand le candidat de 2012 imaginait pouvoir le maîtriser.

Je le répète, François Hollande pourrait finir en beauté, avec un courage inouï. Il lui suffirait de tirer les conclusions accablantes de son mandat quasiment terminé et de laisser d'autres destinées aspirer à gauche à l'Elysée. Peut-être Nicolas Sarkozy pourrait-il aussi nous priver de sa présence ?

Le citoyen a le droit de rêver.

Philippe Bilger

Bilger, président !

dimanche 17 août 2014

Politique économique: Valls et Hollande ne peuvent pas mieux

"Hors de question" de changer de politique économique, lance un Valls désarmé
Ce n'est plus de la détermination, mais de l'impuissance
Premier ministre cramé
Le Premier ministre s'en prend au monde entier 
Non seulement il met en cause l'Union européenne et juge également "irresponsables" ceux qui, à gauche, appellent à une autre stratégie, mais  Manuel Valls se fige sur les pattes de derrière, affirmant dimanche au JDD qu'il est "hors de question" pour son gouvernement de changer de politique face à la panne de croissance.  

Un gouvernement qui tient des discours n'agit pas
Tandis que le président Hollande inaugure les chrysanthèmes et parade de célébration en commémoration, se faisant siffler ici et huer là, son premier ministre reprend les mêmes éléments de langage de l'exécutif depuis plusieurs jours parlant de la nécessité de tenir aux Français "un discours de vérité" face à la croissance nulle. Sauf que l'immense majorité des Français ne l'écoutent pas: seuls 18% d’entre eux estiment que l’exécutif peut réduire les déficits publics, 16% améliorer la croissance économique et seulement 15% inverser la courbe des chiffres du chômage.

Mais le chien en arrêt de Matignon, oreilles pointées et queue basse, maintient que "la politique que le président de la République a décidé de mettre en oeuvre nécessite du temps pour produire des résultats". On aura noté qu'il se tient d'ailleurs en retrait, soulignant que la politique qui ne marche pas est celle du président et non la sienne... "Mais il est hors de question d'en changer. Borné, le couple exécutif s'accroche désespérément à sa bouée de sauvetage dégonflée, un soi-disant "pacte" dont personne ne veut: "le pacte de responsabilité et ses 41 millions de baisse du coût du travail vont véritablement entrer en oeuvre maintenant"... Certains  à gauche -de l'aile radicale du PS à l'extrême gauche- dénoncent en effet la part trop belle faite au patronat.

Manuel Valls s'en prend à "certains à gauche [qui] tiennent des propos irresponsables".

Tous appellent le président François Hollande et son gouvernement à rompre avec la politique d'austérité actuelle. Depuis des mois, le Front de gauche, les syndicats CGT et FO, l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot (EELV) ou encore des "frondeurs" socialistes et jusqu'au Radicaux de gauche qui menacent de quitter la majorité, tout le paysage politique est embrasé.

Désemparé, mais hargneux, le Premier ministre tape également sur l'opposition qui "réclame toujours plus. "Nous faisons 50 milliards d'économies. Je serais curieux de savoir comment elle en ferait 50 supplémentaires", lance-t-il. Ainsi, bientôt arrivé à mi-mandat, et bien qu'il exerce le pouvoir sans partage -seul et aujourd'hui isolé- le couple exécutif socialiste n'assume pas son défonçage des réseaux économique, politique et social français, de coups de freins brutaux en reculades et dérapages multiples.  
Comment ose-t-il encore lancer des défis à l'opposition qu'il a traînée dans la boue, collectivement et individuellement, alors qu'il est l'unique responsable d'un changement calamiteux qui conduit la France et les Français au malheur ?

lundi 31 décembre 2012

Valls, ministre sensible et comptable en voitures brûlées

Spectacle de rues: flambée de voitures du 31 décembre

Il n'y a pas de raisons que ça change !

2010 et 2011
La facilité d'annoncer le pire pour que les Français se satisfassent du mauvais, ça devient une manie gouvernementale

"On vous avait prévenus", une annonce qui se traduit par "c'est bien fait !"

Certains pensent pourtant que plutôt que d'annoncer les mauvais chiffres du chômage mois après mois, Michel Sapin ferait mieux de le combattre. A la transparence, les salariés licenciés qui ont connaissance de ces chiffres du malheur avant le ministre préféreraient que Sapin retroussât les manches !

Le perspicace Valls doit penser que cette méthode d'endormissement des masses est la bonne.
Ne voilà-t-il pas en effet qu'il pleure par avance sur les 40 000 voitures brûlées chaque année

C'est la faute à pas de chance
Mais cette convictionrépandue par les media, que c'est choquant, suffira-t-elle pour que les salariés se préparent dans la bonne humeur à partir au travail à pied en pensant, sourire aux lèvres, à leur crédit et aux grognements de l'assureur. 

Valls annonce qu'il annoncera

Quoi ? 
Le nombre de voitures brûlées pour le plaisir, au prétexte de l'entrée tout feu tout flamme dans une nouvelle année qui ne s'annonce pourtant pas flamboyante... 
Ainsi le ministre de l'Intérieur affiche-t-il son fatalisme et son impuissance, alors qu'il est supposé protéger les Français. Et cet élu de la "gauche sociale" d'arroser de ses larmes de crocodile les véhicules mis hors d'usage des plus défavorisés parce qu'ils n'ont pas les moyens de se payer un garage. L'ingénieuse Cécile Duflot va-t-elle réquisitionner les garages vides ? 

A défaut d'être volontariste et efficace, Valls se veut compréhensif et larmoyant.
 
Mais en se déclarant "choqué"par ces chiffres lundi sur RTL, ce bon apôtre n'est pas très catholique, puisqu'il glisse que c'est comme ça "chaque année en France", avouant piteusement qu'il n'a plus la baguette magique qu'il avait dans l'opposition, qu'il n'y a donc rien à faire et que les Français doivent s'y résigner: le ministre de l'Intérieur ne peut rien pour eux. 

Valls a confirmé qu'il publiera  les chiffres des véhicules calcinés lors de la Saint-Sylvestre et, puisqu'il est hyper-réactif, cela sera fait dans les meilleurs délais, "dès qu'ils seront consolidés".

Le changement n'est pas pour maintenant
"Ce qui me choque, a dit Manuel Valls, c'est que plus de 40 000 véhicules soient brûlés tous les ans en France, dont un millier pour le 31 décembre." Sont-ce, Monsieur le Ministre, les chiffres de la police ? Si tel était le cas, vous risqueriez de dépasser les prévisions ! Nous osons donc espérer que vous avez prévu de pavoiser grâce aux chiffres gonflés des municipalités dans l'opposition en décembre 2011 et qui réclamaient  des dédommagements à la collectivité... 

Le ministre de l'Intérieur n'entend "pas banaliser des actes qui sont une forme de violence insupportable contre les biens"
La révélation des chiffres de véhicules incendiés durant la nuit de la Saint-Sylvestre avait été abandonnée en 2010 par les prédécesseurs de droite de Manuel Valls, afin d'"éviter toute surenchère ou compétition entre villes". Brice Hortefeux, alors ministre de l'Intérieur, avait livré seulement une tendance sur le nombre de voitures brûlées à la Saint-Sylvestre 2010.

1 147 véhicules avaient été incendiés au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre en 2009, selon un bilan officiel.
Manuel Valls a par ailleurs annoncé que 65 000 agents des services publics (policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, secouristes, tout compris) seraient au total mobilisés en France pour le passage à l'année 2013. 
Maniant l'hyperbole, le ministre de l'Intérieur a enfin lancé un "message de très grande prudence" pour les automobilistes pour la nuit de la Saint-Sylvestre en leur demandant de respecter strictement la réglementation en matière d'alcoolémie au volant.

Le compte n'y est pas, Monsieur le Comptable !

Le 31 décembre 2011 et malgré les réductions d'effectifs dans la police et la gendarmerie, Claude Guéant, le ministère de l'Intérieur, avait déployé plus de 50.000 hommes sur le terrain pour assurer la sécurité du réveillon. Le Figaro rapportait que "Ce samedi matin, Claude Guéant, ministre de l'Intérieur a annoncé sur RTL qu'au total il y aurait '60.000 policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers et sécrouriste' mobilisés." (lien)

mardi 4 décembre 2012

Logement: en ciblant l'Eglise, Duflot s'attire les foudres de la presse

Sa stigmatisation est une "provocation",  cache-misère de l'incurie de l'Etat

La presse condamne le manque de respect antichrétien de Duflot

Plutôt que de réquisitionner les biens dormants de l'Etat, telles les casernes désaffectées, ou de viser les banques ou les assurances, voire les mutuelles, la ministre de Hollande met en demeure l'Eglise qui met pourtant des bâtiments à disposition des sans abri, d'où qu'ils viennent, Français ou clandestins.

La SNCF, également visée au titre d'alibi à l'agression du gouvernement Ayrault, n'a pas communiqué ! C'est bien l'aveu qu'elle ne se sent pas menacée et sert de caution à l'équité de la malveillante...


Dans le département de la Seine-Saint-Denis, l'Eglise qui ne fait pas de prosélytisme, a d'ores et déjà ouvert ses portes aux exclus. Plusieurs salles paroissiales de Montfermeil, Bondy, Pierrefitte ou Drancy vont se transformer en accueil de nuit. C'est le Secours Catholique qui pilote ces opérations, pour accueillir des sans-abri aidés par le Samu social, le 115.

Une transformation qui implique l'aménagement des locaux, ainsi que la formation de bénévoles. "Par principe, je ne peux pas donner d'argent, parce que je ne peux pas donner à tout le monde. Mais cela me fait de la peine. C'est pour ça que je me suis dit que je ferais quelque chose cette année", explique Monique, l'une des bénévoles.
En revanche, l'association Coeur du 5 accueille les sans-abri 24 rue Daubenton, dans le 5e arrondissement de Paris et ses bénévoles oeuvrent à leur ré-insertion (lien)



Autres liens correcteurs des préjugés ministériels :

Le secours Catholique
http://www.secours-catholique.asso.fr/v3/delegation/delegation_paris.htm

Emmaüs
http://www.emmaus.asso.fr
Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement
http://www.ccfd.asso.fr/

Mouvement ATD Quart Monde
http://www.atd-quartmonde.asso.fr/

Fondation Notre-Dame, association catholique de bienfaisance:
http://www.fondationnotredame.fr/

Créée en 1992 par le Cardinal Jean-Marie Lustiger et reconnue d'utilité publique, elle est dédiée, entre autres actions sociales, à l'accompagnement des familles sans logement ou des personnes sans domicile fixe.

En 2009, dans un contexte d’augmentation du nombre de situations de détresse, la Fondation Notre Dame créa un fonds d’aide d’urgence à Paris doté de 100 000 euros pour aider les paroisses à venir en aide à ceux qui en ont besoin. Une nouvelle fondation abritée " Fondation pour l’insertion par le logement " voit le jour.Début 2010, deux nouvelles fondations rejoignent la fondation Notre Dame, la Fondation Sainte Geneviève et la Fondation Saint Irénée.


Quoi qu'en pense Cécile Duflot, l'archevêché de Paris porte à la connaissance de l'opinion intoxiquée son opération "Hiver solidaire", qui met ses paroisses à la disposition des SDF en compagnie de bénévoles. «Cette année, ce sont vingt-six paroisses parisiennes qui se mobilisent - contre vingt l'an dernier - pour accueillir chacune de trois à dix personnes dans leurs locaux. Ces sans-abri sont ainsi reçus pour le dîner, la nuit et le petit déjeuner pendant deux à trois mois en continu et suivis par des bénévoles spécialement formés», souligne Charles Gazeau, délégué épiscopal pour la solidarité du diocèse de Paris.

Mais l'accompagnement ne se cantonne pas à la période hivernale.
"Notre but est de leur apporter un climat chaleureux et convivial et de tisser des relations de confiance. Le plan humain est en effet capital dans cette démarche et nous maintenons un contact même après avec eux", poursuit-il.

A Lyon, pour la seconde année, le diocèse prête des locaux à l’association ALYNEAdans la maison diocésaine Saint-Irénée.
Lien presse

La ministre du Logement de Ayrault a appelé à un "choc de solidarité" le lundi 3 décembre, et a annoncé avoir écrit à l'archevêché de Paris pour lui demander de mettre à disposition de l'État certains de ses bâtiments vides pour héberger des sans-abri. 


Une "franche" tendresse !
La ministre parachutée sur Paris à la suite de magouilles avec la chrétienne Martine Delors-Aubry a déjà choqué par ses renoncements sur le nucléiare. 
Une complicité
de bon aloi...

Très peu solidaire sur les affaires qui agitent ses camarades Verts extérieurs au gouvernement, à Notre-Dame-des-Landes ou sur le TGV Lyon-Turin, la ministre partisane a sommé l'archevêché de Paris à la suite de son opposition au mariage entre personnes du même sexe. 


Mais l'Église rappelle qu'elle n'a pas attendu les injonctions de l'écologiste pour s'occuper des plus démunis.


Le délégué épiscopal à la solidarité du Diocèse de Paris, Charles Gazeau, tient à rappeler que 
les paroisses parisiennes contribuent déjà à cet effort depuis plusieurs années :



C'est ainsi qu'auprès des passagers de la péniche du "Fleuron St Michel" , centre d’hébergement et de réinsertion (365 jours sur 365), qui accueille 50 hommes, de 18 à 55 ans à Asnières (PS), l'Ordre de Malte -en partenariat avec le Samu social - poursuit sa vocation d'institution hospitalière caritative dans le monde, au service de la dignité humaine et de ceux qui souffrent.

Ce sont en vérité plus de 400 bénévoles mobilisés chaque année :

  • En Haute Garonne (31) à Toulouse
  • En Haute Savoie (74) à Annecy
  • A Paris
  • Dans les Yvelines (78) à Versailles,
  • Dans le Var (83) à Toulon
  • Dans les Hauts de Seine (92) à Boulogne Billancourt et Rueil Malmaison

Lien Ordre de Malte: solidarité (précaires et migrants)





C'est bien l'Eglise
qui est stigmatisée
et son activité caritative
ancestrale niée




Rendons hommage d'une part aux bénévoles meurtris par l'odieux amalgame de la ministre écologiste radicale et d'autre part à leur action quotidienne, salie devant les caméras. 

A titre d'exemple, citons le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri fondé par des laïcs, Gabriel Rosset et Antoine Martel, des chrétiens " dévoré de l’amour du Christ et des pauvres, qui poussa le don de soi jusqu’à l’héroïsme ".


Le délégué épiscopal à la solidarité du Diocèse de Paris, Charles Gazeau, tient à rappeler que les paroisses parisiennes contribuent déjà à cet effort depuis plusieurs années :



La ministre EELV a le verbe haut, mais le sens morale dans les chaussettes

Après avoir choqué les catholiques pratiquants ou non, la ministre du Logement s'attire les foudres des media. Par malveillance, la ministre d'Europe Ecologie-les Verts méprise l'ensemble des organisations charitables chrétiennes.
Le Figaro s'indigne et titre sur "la provocation de Duflot". 

"C'est une insulte qui vient s'ajouter aux attaques que cette ministre profère déjà contre une institution qui la gêne dans son combat pour le mariage homosexuel. C'est irresponsable", tonne l'éditorialiste du quotidien conservateur, Yves Thréard.

Extraits d'un entretien à Libération
du 22 novembre 2012



Le reste de la presse n'a pas plus d'indulgence pour une ministre de la République qui s'affaire à ses basses besognes de règlements de comptes plutôt qu'à la construction de centres d'accueil pérennes.

La Croix
 souligne que "la question des logements vides est une épine dans le pied de bien des institutions". Sous la plume de Dominique Quinio, le quotidien catholique et progressiste, rappelle que, malgré les préjugés partisans de la ministre de Hollande, "l'Église catholique n'est pas la dernière à agir, il serait injuste de ne pas le reconnaître".

Peu suspect de complaisance à l'égard de l'institution catholique, le quotidien communiste L'Humanité voit dans "le fait que (Cécile Duflot) en appelle à l'Eglise pour offrir un toit aux sans-abri (...) un signe inquiétant de la mollesse du gouvernement face aux banques et aux grands groupes immobiliers", écrit Paule Masson.


Pour La République du Centre et son éditorialiste Jacques Camus, "cette initiative de Cécile Duflot rappelle les gesticulations d'Arnaud Montebourg. Réquisitions et nationalisations sont des mots consolateurs brandis avec force pour masquer une forme d'impuissance devant des dossiers difficiles".

Même analyse chez Dominique Garraud dans La Charente libre, pour qui "la désignation de boucs émissaires pour justifier l?impuissance publique durable face au fléau de la pauvreté extrême est indigne et contre-productive".

A sept mois au pouvoir, la gauche socialo-écolo n'a pas prévu l'arrivée de l'hiver. Et singulièrement la cigale Duflot occupée à régler sa séparation avec le frère de Bertrand Cantat ! Jean Levallois y voit, dans la Presse de la Manche, "un terrible aveu de l'impéritie de l'État qui n'a pas fait son travail".

"On est en droit de se demander si son appel n'est pas le moyen de masquer l'impuissance de l'État face au problème du mal-logement", renchérit Christophe Lucet dans Sud-Ouest.

Suspectant la ministre d'arrières-pensées, Hervé Chabaud juge, dans L'Union/L'Ardennais, "commode d'agiter des clichés mensongers autour d'une église riche et suffisante qui ne partage pas"... "qui plus est lorsqu'elle se fait entendre pour dire les raisons de son désaccord avec le projet de loi du mariage pour tous".


Une ministre ne tombe sa muselière que pour diviser les Français

Est-elle aussi bête que méchante ?

Sachant ce que pourraient valoir des excuses de Cécile Duflot, nous ne lui demandons même pas d'exprimer de simples regrets. Nous nous adressons au président Hollande - qui la cautionne par son silence - de lui repasser la muselière et, mieux, de nous en débarrasser, en la remettant à EELV, pour quelqu'usage de bénévolat social - et "solidaire " - qui lui serait un "choc solidaire " salutaire et "juste": des maraudes de nuit, par exemple...




mercredi 31 octobre 2012

L'aéroport de Nantes, nouveau boulet de Ayrault

Pas un projet du gouvernement qui ne divise la gauche

Cécile Duflot dénonce l'intervention des CRS à Notre-Dame-des-Landes


La ministre du Logement de Triple-Z-ayrault, ex-député-maire de Nantes et accessoirement premier ministre, a désapprouvé mercredi sur RTL l'intervention des forces de l'ordre menée la veille contre des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).La ministre soutient les squatteurs écologistes "Il y a un désaccord sur ce projet-là, qui est un désaccord ancien (...) Mon désaccord sur ce point est connu par le Premier ministre, a dit l'ancienne dirigeante d'Europe-Ecologie-Les Verts, parti hostile à ce projet. Je ne crois pas que sur des projets aussi compliqués la répression et le manque de dialogue, ce qui est le cas, soient la bonne méthode". "Mon désaccord sur ce point, il est connu par le Premier ministre", a précisé la ministre. Sous-entendu, Ayrault ne peut rien contre moi et je vais ce que je veux, puisque l'Elysée est un immeuble vide à réquisitionner... Une opposition qui tranche toutefois avec le soutien qu'avait apporté Jean-Marc Ayrault à Cécile Duflot fin septembre. Le Premier ministre avait alors estimé que la ministre du Logement faisait un "travail formidable" au sein de son gouvernement, après les remous créés par la décision d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) de voter contre le traité budgétaire européen.VOIR et ENTENDRE la ministre de Hollande, visiblement empâtée par l'inaction:

Le même jour, le député écologiste Noël Mamère a estimé que le gouvernement a "dépassé les limites" après ces affrontements
Il juge que la question du soutien des écologistes au gouvernement se pose. "Le gouvernement a dépassé les limites (...) On est en droit de s'interroger sur la poursuite de notre soutien à un gouvernement qui utilise la force comme ses prédécesseurs pour imposer un projet dont ne veulent pas les habitants", avait estimé le maire Europe Ecologie-Les Verts (EELV) de Bègles (Gironde).

"Quand un gouvernement qui, dans sa majorité, a des écologistes, renie à ce point ses engagements sur la transition écologique en défendant par les moyens de la force (...) un projet inutile, on est en droit (...) de s'interroger sur la sincérité de ce gouvernement", avait affirmé l'élu. Selon lui, le projet d'aéroport Grand Ouest, défendu de longue date par le Premier ministre, "est un symbole des projets dont on ne veut plus, qui sont gaspilleurs, producteurs de gaz à effets de serre et qui sont la trace d'une économie ancienne dont on doit tourner la page".