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samedi 31 octobre 2015

Retraites complémentaires: accord avec une minorité de syndicats, CFDT, CFTC et CFE-CGC

La gauche comptable se met d'accord avec le MEDEF, sur le dos des faibles

Travailler plus longtemps pour espérer perdre moins ?

Cet accord n'est pas signé entre tous les syndicats et le patronat, mais par certaines organisations syndicales: seulement trois...
Libération se félicite que "le texte de l’accord vise 6,1 milliards d’économies à l’horizon 2020, de manière à limiter à 2,3 milliards d’euros le déficit cumulé des deux régimes." On croirait lire un communiqué de Bercy... 
La négociation durait depuis février et devait s’achever en juin. Les syndicats patronaux (Medef, CGPME, UMPA) et trois syndicats ouvriers (CFDT, CFTC et CFE-CGC) ont finalement validé vendredi, après une "dernière séance" (sic) au siège du Medef, l’accord destiné à renflouer les caisses de retraites complémentaires des salariés du privé.  Libération ne mentionne pas la CGT, FO, SUD et UNSA. Et pourquoi passent-ils à la trappe de leur information sélective ? ILs ont refusé de signer !

L’Agirc et l’Arrco sont en effet menacés d’asphyxie financière:
par la crise économique (celle que la gauche a niée de 2008 à 2012...), l’arrivée de millions de papy-boomers à la retraite (qu'il est permis de racketter, selon l'éthique de la double peine "validée" par Libération, bien qu'ils aient déjà été imposés une première fois sur le revenu tout au long de leur activité) et la réduction des cotisations à cause du chômage élevé (du fait de la gauche socialiste au pouvoir après bientôt quatre ans). 
Ces deux régimes complémentaires ont vu leur déficit se creuser respectivement à 1,985 milliard d’euros et à 1,153 milliard en 2014. Avec, en l’absence d’accord, un risque pour l’Agirc (cadres) de voir ses réserves épuisées d’ici à 2018 et à 2027 pour l’Arrco.
Le texte de l’accord, qui doit être formellement signé dans les jours qui viennent, vise 6,1 milliards d’économies à l’horizon 2020, de manière à limiter à 2,3 milliards d’euros le déficit cumulé des deux régimes. Ses principales mesures sont une incitation à travailler plus longtemps via un système de bonus-malus, une moindre revalorisation des retraites ou encore une fusion des régimes Agirc-Arrco

Bien naturellement, mais "comme prévu" selon Libération,
la CGT et Force ouvrière ont refusé de signer cet accord.
Côté Medef, le négociateur Claude Tendil a, lui, salué "un bon accord pour l’ensemble des partenaires signataires, puisque nous sommes six à signer", Côté syndical, l'exécutif socialiste atteint son objectifCet accord ouvre "selon elles" (à la différence de Libération, propriété des hommes d'affaires multi-millionnaires, Bruno Ledoux et Patrick Drahi, ) la voie à un report de l’âge de départ à la retraite. Philippe Pihet (FO) a dénoncé un texte "déséquilibré", tandis qu’Eric Aubin (CGT) a déploré une "régression"
Dans le détail, l’accord prévoit:

  • Dès 2016
  • 2,1 milliards d’économies à l’horizon 2020:
    Une moindre revalorisation des pensions pendant trois ans (1 point de moins que l’inflation), avec toutefois une "clause plancher" pour empêcher une diminution. 

    1,3 milliard d’économies:
    La date de revalorisation des pensions sera décalée au 1er novembre (au lieu d’avril). 
    100 millions d’euros d’économies: Augmentation du prix d’achat du point pendant trois ans, de manière à diminuer le rendement des régimes pour le futur retraité. Le montant de la retraite complémentaire dépend du nombre de points Arrco (cadres) et Agirc (tous salariés du privé) accumulés. Alors que pour 1.000 euros cotisés, le salarié a actuellement 65,6 euros de rente, il n’aura plus que 60 euros dans trois ans.

  • A partir de 2019

  • 500 millions d’euros d’économies en 2020: Mise en place, à compter du 1er janvier et pour les générations nées à partir de 1957, d’un bonus-malus pour inciter les salariés à travailler un an de plus une fois qu’ils ont rempli les deux conditions nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein (âge légal et durée de cotisation). Sans considération de la longueur des études et de l'âge d'entrée dans la vie professionnelle des étudiants et futurs cadres exposés au burn-out et aux maladies cardiaques. 
    Un salarié disposant de toutes ses annuités et qui prendrait sa retraite à 62 ans, verrait sa retraite complémentaire amputée de 10% par an pendant deux voire trois ans, avant d’obtenir une retraite à taux plein à 65 ans. En revanche, s’il travaillait jusqu’à 63 ans, ce malus temporaire serait annulé. Il bénéficierait pendant un an d’un bonus de 10% s’il restait deux ans de plus en activité, bonus qui grimperait à 20% pour trois ans de plus et 30% pour quatre ans de plus. 
    Les personnes pouvant partir dès 60 ans (carrières longues) et celles devant travailler au-delà de 62 ans pour avoir toutes leurs annuités seront également concernées par ce système, qui s’applique au maximum jusqu’à 67 ans. Les nouveaux retraités exonérés de CSG seront dispensés, ceux qui sont soumis à son taux réduit pourront subir des décotes de 5% pendant 3 ans. Des dérogations sont également prévues pour les salariés handicapés (50% d’incapacité) et les aidants familiaux. 

    800 millions d’économies attendues des comptables de Bercy
    Augmentation des cotisations patronales, via une augmentation de deux points du 'taux d’appel', passant de 125 à 127%. Economies attendues: 800 millions d’euros. Les cotisations aux régimes complémentaires sont calculées via deux taux, le "taux contractuel" et le "taux d’appel". Le premier ouvre des droits: plus on cotise, plus on engrange de points, plus la retraite sera élevée. Le 'taux d’appel' n’ouvre en revanche pas de droits : même si on cotise plus, la pension ne sera pas plus élevée, ce qui permet de remplir les caisses des régimes. 

    La création d’un nouveau régime fusionnant l’Agirc et l’Arrco est également prévue à cet horizon. Tout comme la mise en place d’une nouvelle répartition des cotisations à l’Agirc: 60% à la charge de l’employeur et 40% à celle des salariés (contre respectivement 62 et 38% actuellement), comme c’est le cas à l’Arrco.

    Des économies à n'importe quel prix et au détriment des retraités, pourquoi pas, selon la majorité présidentielle, le PS et la CFDT, ainsi que leurs media affiliés... La démarche socialiste consistant à frapper les salariés du secteur public et les retraités a quelque chose d'insupportable quand le gouvernement continue a augmenter la dette publique.


    dimanche 8 mars 2015

    Hôpitaux: Marisol Touraine fait le lit de la logique comptable

    Les syndicats ne descendent  plus tousser dans la rue 

    L
    e pouvoir socialiste se décharge sur les régions, 
    mais il prévoit la mise à la diète du budget de la santé et des amputations d'effectifs 

    Les syndicats ont fait fuiter un document confidentiel - le "Kit de déploiement régional du plan Ondam à destination des ARS" - pour prendre le pouls de la population. C’est un plan opérationnel sur trois ans, distribué le mois dernier aux directeurs des agences régionales de santé (ARS), avec mention explicite : "diffusion restreinte". La semaine dernière, le magazine Challenges avait fait état d’une version de ce document qui aurait été débattu avec la ministre de la Santé, Marisol Touraine. 
    Ce plan global de 69 pages n'a qu'un seul objectif: 10 milliards d’économies à l’horizon 2017. Et, dans ce lot, la part des restrictions pour l’hôpital tournent autour de 3 milliards d’euros

    Marisol Touraine veut des pétaudières à la place d'hôpitaux

    Au nom de la démocratie, la ministre socialiste de la Santé veut donner plus de poids aux médecins et réformer la tarification. 
    Pour ce faire, elle entend remettre en cause l'emblématique loi "Hôpital patients santé et territoires" (dite HPST) votée en 2009 par la majorité précédente, en prétendant "un sentiment de démobilisation et de perte des repères" du personnel. "Il faut donc rétablir la confiance", a-t-elle estimé. 
    Son idéologie la conduit à s'attaquer aux symboles. Pour commencer, elle entend rogner les prérogatives du directeur d'hôpital, élargies lors de la loi HPST. Elle assure qu'"une gouvernance équilibrée" redonnera du poids aux médecins dans la stratégie des établissements. "Il n'y aura plus de patron: comme l'hôpital n'est pas une entreprise, c'est un terme plus que malvenu. Attention, cela ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de directeur, a nuancé la ministre. Un médecin a beaucoup de qualités, mais il rencontrerait des difficultés pour faire tourner une blanchisserie ou dresser un compte d'exploitation," a-t-elle admis, soulignant du même coup que son projet constitue un risque.

    Les patients auront aussi leur mot à dire dans la gestion de l'hôpital. 
    Un "comité technique des usagers" - au rôle encore flou - sera mis en place dans les grands établissements. Une mission, confiée à une personnalité du monde associatif en 2013, devait en préciser les pouvoirs "dans les prochains mois". Ce sera peut-être pour 2015... ou les prochaines années. 

    L'hallucinée s'attaque également au mode de financement des établissements. Aujourd'hui, un hôpital est rémunéré pour chaque acte médical qu'il réalise. Or, "cette méthode génère des effets pervers", soutient la ministre, certains hôpitaux multipliant les actes pour générer plus de revenus. Un patient a deux fois plus de chances de se faire opérer de l'appendicite dans certains départements qu'à Paris, dénonce ainsi l'Inspection ­générale des affaires sociales, une niche dorée de retraités méritants de la socialie. C'est ainsi qu'en janvier 2013, l'ancien secrétaire général de la CFDT -proche du PS- a été intronisé inspecteur général des affaires sociales à 7.257,55 euros net par mois. Savoir si le syndicaliste et ses petits camarades, tel Aquilino Morelle, ancien conseiller politique de François Hollande, va être mis à la diète.

    La ministre veut donc introduire une "tarification au parcours".
    Elle met par terre un système qui a fait ses preuves, mais qu'elle a décrété médicalement inefficace et mauvais pour les... finances publiques. En clair, le gouvernement socialiste veut réduire la rémunération des hôpitaux avec un forfait pour la prise en charge de certains patients. Et les autres ? Par exemple, lorsqu'il accueille une personne âgée en fin de vie dans son service de soins palliatifs. Il ne fera donc pas bon s'accrocher à la vie. Quant aux "riches", la plupart des Français depuis plusieurs générations, ils ne seront plus bons qu'à financer la CMU et l'AME, l'aide médicale dite de l'Etat, au bénéfice des défavorisés d'ici et d'ailleurs.

    L'entourage de la ministre dresse le public contre le privé
    "Les intentions de la ministre sont bonnes", clame Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France, alliée du gouvernement dans sa politique de décentralisation. Mais il faudrait qu'elles soient suivies par des actes. Or, les cliniques privées ont été favorisées cette année dans les choix budgétaires.»
    Marisol Touraine devait présenter sa loi sur l'hôpital début... 2014 seulement. L'agenda des réformes en cours, des retraites et de la dépendance notamment, ne permettra pas de s'y pencher plus tôt, avait prévu la ministre. Soit un retard augmenté encore d'une année au moins.
      
    Dans un hôpital parisien, en novembre.L’hôpital devra réduire ses effectifs et les malades passer la ceinture de contention

    Après avoir fait obstacle à la réforme de l'hôpital par Nicolas Sarkozy en 2008, la presse aux ordres a entrepris de convaincre les malades que nul ne conteste plus la nécessité d’une forte évolution du paysage hospitalier. Le journal socialiste Libération affirme tout à coup qu'il y a beaucoup d’hôpitaux en France, "voire trop" (sic), et qu'ils coûtent cher. L’hôpital représente 45% des dépenses de santé, insiste le quotidien. Avec près de 3.000 établissements, la France est un pays largement doté, avec 6 lits pour 1.000 habitants, le double de la Suède ou de la Grande-Bretagne. Ces hôpitaux sont en outre souvent mal localisés : trop pour les soins de courte durée, pas assez pour les handicapés et les personnes âgées. Et ils sont trop nombreux dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille.

    Touraine veut défaire la réforme Sarkozy
    Alors, et ce "kit" -cette trousse médicale du ministère de la Santé- permettra-t-il de sauver la vie de l'hôpital public ? "Des économies ? C’est possible", réagit Gérard Vincent, toujours ce même délégué général de la FHF, décidément ravi. Mais ce responsable FHF, qui fédère la totalité des hôpitaux de France se sent mené en bateau : "On a le sentiment d’un double langage. La ministre nous avait promis que ce serait à chaque région, à chaque établissement de s’adapter. Et, là, on voit la technostructure du ministère qui prend le pouvoir." Et d’enfoncer le clou : "Avec ce plan, on assiste à l’étatisation rampante du système hospitalier. Où est la ministre ?" s'agace le responsable, découvrant que Marisol Touraine refuse le dialogue. C'était le cas en décembre quand, après avoir donné satisfaction aux Urgentistes en 48 heures, elle avait renvoyé la concertation avec les médecins du secteur privé à un mois, au milieu janvier. 

    L’Ondam hospitalier (objectif national de dépenses de l’assurance maladie) est un levier fort les pouvoirs publics pour agir sur la masse budgétaire des hôpitaux. Il fixe d’une année à l’autre l’augmentation des budgets des hôpitaux. Si rien n’est fait, le budget des hôpitaux augmente automatiquement de 2,9%, et cela en particulier avec les hausses automatiques de salaires. Là, l’objectif est clair : en 2015, l’Ondam sera de 2,1% en 2015, de 2% en 2016 et de 1,9% en 2017.
    En conséquence, les budgets des hôpitaux vont baisser fortement de plusieurs centaines de millions d’euros. "Si les hôpitaux ne veulent pas augmenter leur déficit, ils doivent faire des économies. Et le premier poste, ce sont les salaires, la masse salariale représentant 65% des charges des établissements de santé, donc de l’emploi", explique un ancien directeur des hôpitaux, sans faux-fuyant, mais anonyme. Et on arrive à la question sensible de l’emploi. Le chiffre de 22.000 postes supprimés a été évoqué pour les trois années à venir dans les hôpitaux. Mais, voilà, le gouvernement ne veut pas assumer. Mercredi, la ministre de la Santé a nié devant les députés que son plan de 3 milliards d’euros d’économies pour les hôpitaux d’ici à 2017 a  vocation à "baisser les effectifs hospitaliers".

    L'étude du "kit" révèle qu'il est prévu 860 millions d’économies sur la masse salariale pour 2015-2017. Pour y parvenir, il est proposé tout un ensemble d’indicateurs et de pistes, comme : "la mise à plat des protocoles ARTT, le réexamen des avantages extra-statutaires ou non conventionnels, l’optimisation des dépenses de personnel médical, la réduction des coûts liés à l’intérim médical". Les bonnes pratiques sont détaillées: "mettre en place des maquettes organisationnelles par unités en fonction de leur taille et procéder à une harmonisation au sein de l’établissement". Si cela ne veut pas dire… diminuer les effectifs !

    L’avenir, c’est l’ambulatoire: dans l'intérêt du patient ?

    Les vertus de l’ambulatoire sont devenu un refrain. les hôpitaux de demain ne doivent plus être des lieux de séjour, le patient ne devra plus s'attarder. Bien des interventions chirurgicales ne nécessitent plus d’hospitalisations et l’hôpital public prend désormais en exemple le privé qu'il décriait.

    Mais, dans ce plan,  la montée en puissance de l’ambulatoire est purement statistique, sans la moindre évaluation de son coût, ni de l’intérêt du patient en termes de santé publique. Des études indiquent, par exemple, que l’ambulatoire peut engendrer des inégalités d’accès aux soins. Qu’importe, un seul objectif est affiché : économiser un milliard en 3 ans. Et des chiffres : "52,1% en 2015, 54,2% en 2016, 57% en 2017".

    8 blocs et 23 actions

    Le plan se décline en 8 blocs (chirurgicaux !), avec 23 actions. Certaines sont pleinement justifiées, comme celui concernant la pertinence des actes médicaux. Pourquoi certaines régions font deux fois plus de césariennes que d’autres ? Et pourquoi y a-t-il aussi des variations en chirurgie cardiaque ? "La réduction du nombre d’actes non pertinents est un enjeu fort",souligne le document.
    Or, le plan ne prodigue  aucun conseil pertinent pour atteindre l'objectif de 140 millions d’euros, dont 50 millions sur les actes hospitaliers.

    Une action forte est prévue, ensuite, sur les médicaments
    Les génériques vont être imposés aux patients, pour "une maîtrise médicalisée de médicaments de spécialités." Ces derniers sont en effet des médicaments extrêmement chers - comme on l’a vu encore récemment avec celui contre le virus de l’hépatite C (45.000 euros, le traitement sur un mois, comme s'il n'existait pas déjà un produit alternatif...). Comment limiter les prescriptions sans ouvrir la voie à une médecine à plusieurs vitesses ? La ministre n'a pas la réponse. Là encore, Marisol Touraine n'a rien à proposer d'autre qu'un objectif économique à atteindre.

    Autres économies : des actions sur le transport sanitaire. Et enfin ce qu’ils appellent les GHT, les groupes hospitaliers de territoire, qui visent à regrouper sur un même territoire des hôpitaux. Objectif : 400 millions d’euros d’économies.

    D’aucuns voient dans le "kit" un plan désespérément technocratique, sans le moindre volet sanitaire. "Mais c’est un peu la loi du genre. Le problème est que ce sujet soit porté de façon cohérente", tempère un ancien ministre. Et de prendre un exemple récent : "Un jour, pour cause d’épidémie de grippe, le ministère va affirmer qu’il n’y aura pas de fermeture de lits. Et, en même temps, il fait paraître ces instructions. Comment voulez-vous mobiliser de cette façon-là ?"

    lundi 30 septembre 2013

    France 2 met Sophia Aram sous tutelle

    Fin du direct pour Sophia Aram

    Il ne suffit pas d'être une femme, insolente et d'origine autre

    Dommage collatéral de
    la république laïque
    France 2 interdit le direct à Sophia Aram
    L'émission "Jusqu’ici tout va bien", ironie de l'affaire, est une cata et va cesser sa diffusion en direct afin de "gommer les éventuelles longueurs ou hésitations." Gag ! Depuis plusieurs jours, le PAF bruissait de rumeurs sur une éventuelle déprogrammation de l’émission diffusée à 18h, qui plafonne à 3% de parts de marché.

    Pour l'heure, elle reste maintenue. 
    Nathalie Darrigrand, directrice de l'unité des programmes magazines de société de France 2 se veut catégorique : "(Sophia Aram) sera à l'antenne lundi." Après avoir démarré à 6.9% de part de marché l’émission a aujourd’hui périclité à 3% et doit subir une "évolution du concept".  

    Sophia Aram doit également être plus cadrée

    Selon Le Monde, "Sophia Aram devrait retrouver une place plus personnelle, mais dans un espace défini, comme un billet ou un édito. Elle était au départ intervenue de façon débridée, en "one woman show", puis l'émission a été rapprochée du format plus classique d'un talk-show cette semaine". 

    La chaîne publique a misé sur une tocard
    Le rendez-vous de l’ "avant soirée" est un carrefour stratégique pour les chaines et en particulier pour France 2 et le service public n'a pas les moyens d'entretenir une danseuse, fût-elle une insolente péronnelle à la langue bien pendue, dans l'air du temps des vulgarités

    D’une part, en raison des spots publicitaires et du respect des redevables, un enjeu crucial pour France 2 qui n'a plus droit aux publicités après 20h: elle est subventionnée et doit offrir des horaires citoyens de coucher. 
    D’autre part, car cette "case" doit être une locomotive pour le 20h00. L'écart moyen entre le JT de TF1 et France 2 atteint 1,9 millions de téléspectateurs aujourd'hui contre 1,5 millions l'an dernier. La jeunesse ne fait pas tout: l'expérience et le talent avaient été sacrifiés. 

    Jean-Pierre Coffe la prendra sous son aile dès ce soir

    Une erreur de notre part:
    autant pour nous !
    "Jusqu’ici tout va bien" sera désormais co-animé. Et d'un coût plus élevé car, pour cornaquer Sophia Aram, Jean-Pierre Coffe était libre. L’ex-chroniqueur dominical de Michel Drucker est un visage bien connu des fameuses "ménagères de plus de cinquante ans": c'est dire que l'avant-JT va attirer les jeunes. 
    Sa présence rassurera-t-elle les annonceurs ? 
    A voir. L'information de cette présentation à deux têtes, qui circulait depuis ce matin sur twitter, a été confirmée par Patrick Cohen sur le site de France Inter. "C’est la prestation de Coffe, invité de l’humoriste mercredi dernier, qui aurait donné l’idée à la production", précise le matinalier d’Inter. Désaveu pour Sophia Aram , ce choix du tandem Coffe-Aram ne manquera pas d’être commenté.

    Logique comptable
    Audiences catastrophiques obligent, les annonceurs ont fui. Résultat, non seulement la chaîne se rabat sur un septuagénaire de 75 automnes, mais doit un casser les prix, révèle ce lundi Le Parisien : "Les 30 secondes avant l’émission sont désormais facturées 1 500 euros au lieu de 3 400, et celle d’après 4 900 contre 7 400 euros", précise le quotidien. De 943.000 téléspectateurs (soit 6,9% du public), le 16 septembre dernier, la tête de gondole n'a plus drainé que 3% (2,9% de part d’audience et 351 000 téléspectateurs lundi, 2,9% de pda et 345 000 téléspectateurs jeudi, la semaine dernière à deux reprises.

    Le produit d'appel de France 2 était avarié et c'est Coffe qui est chargé de le rafraîchir !...

    mardi 1 janvier 2013

    Saint-Sylvestre: Valls a 1193 véhicules incendiés à son actif

    Valls, le ministre qui  peut dénombrer les voitures calcinées


    1193 véhicules incendiés 



    Dont 344 par ...propagation: surréaliste, non ? 
    Faut-il les retrancher et dire aux propriétaires que c'est la faute à pas de chance ? br>Lors d'un point presse organisé le 1er janvier en fin au ministère de l'Intérieur, Manuel Valls a donné le chiffre des voitures et deux-roues incendiés, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre et "comptabilisés en fin d'après-midi": il en reste à venir... 

    Comment positiver un échec
    Un "exercice de vérité", a commenté le locataire de la place Beauvau, bien que l'annonce de ce comptage ait fait polémique ces derniers jours

    En revanche, le ministre n'a pas communiqué les chiffres de l'an dernier
    Il se justifie évidemment. Valls estime qu'ils étaient trop "fluctuants".Le précédent gouvernement avait jugé que les bilans pouvaient devenir des objectifs à dépasser et se refusait à susciter une surenchère malsaine. A partir de quoi, il peut donc sainement exprimer son sentiment qu'il n'y avait "pas d'évolution notable concernant ces incendies". 

    Brice Hortefeux est critique de la publication d'un bilan

    Sur BFMTV, Brice Hortefeux a expliqué comment Manu Valls  a "tort" de rendre public le nombre de véhicules brûlés, rappelant avoir de son côté "décidé de ne pas alimenter un championnat stupide".

    Manuel Valls, qui a pris le risque de ce qu'il appelle la "transparence", a cédé à la tentation d'une comparaison hasardeuse, puisqu'ancienne. Il a rappelé que les "derniers chiffres publiés sont ceux du 31 décembre 2009", quand 1147 véhicules avaient été incendiés, selon un bilan officiel vieux de trois ans.
    VOIR et ENTENDRE (lien i-tele qui accorde l'exclusivité à Dailymotion: mafia ?Manuel Valls soutenir - pendant 18 minutes, avec une élocution particulièrement laborieuse - qu' "il n'y a pas eu d'évolution notable":


    Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

    Un comptage raffiné que les Français n'avaient qu'une hâte de connaître


    Le changement ? 
    339 interpellations, 
    contre 290 l'an dernier


    Quelque 83 véhicules brûlés en Seine-Saint-Denis
    Le ministre de l'Intérieur a donné le détail des feux, ...par zones. 
    En zone de police nationale, 907 véhicules ont été brûlés dont 267 par propagation.
    Sur la zone de la préfecture de police de Paris, qui comprend la capitale et trois départements de la petite couronne, 209 véhicules ont été incendiés, dont 154 par propagation. Enfin, en zone de gendarmerie, 77 véhicules incendiés, dont 23 par propagation, ont été enregistrés.

    Le Top 10 des zones sinistrées
    Triste record, la Seine-Saint-Denis arrive en tête comme souvent avec 83 véhicules brûlés, devant le Haut-Rhin (72), le Bas-Rhin (70), le Nord (61), les Bouches-du-Rhône (51), le Rhône et le Val-de-Marne (49), le Val-d'Oise (48), et la Haute-Garonne (44).

    Valls, tendu, sur le terrain,
    à la St Sylvestre 2012, Paris 
    L'ancien maire d'Evry (Essonne) a par ailleurs souligné que seuls deux véhicules avaient été incendiés dans sa circonscription. "Je dis cela pour éviter que vous posiez la question", a-t-il polémiqué lors de la conférence de presse, au risque en prenant les devants de trahir sa crainte de donner un mauvais signal dans l'opinion. 

    En janvier 2011, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, chargé des questions de sécurité au PS, qualifia de "démonstration de force" le déploiement policier à l'occasion du réveillon du Nouvel an.


    Le malheureux a été victime de l'explosion d'un ...gros mortier de pétard 
    Car dans le Bas-Rhin, on manipule couramment de gros mortiers. Et de compter sur ses doigts quatre personnes blessées suite à la manipulation d'artifices ...interdits. 

    Cet homme de 20 ans est mort mardi matin à l'hôpital de Strasbourg, où il avait été admis après avoir été atteint au visage peu après minuit par un mortier de pétard dont l'allumage a mal fonctionné, selon 
    Gilbert Roth, le maire de Dorlisheim (commune de 2.500 habitants Bas-Rhin), où a eu lieu l'accident.
    Parmi les blessés graves figurent un autre jeune Alsacien, hospitalisé à Colmar (Haut-Rhin) pour un accident similaire, qui se trouvait dans un état critique mardi soir, mais aussi un homme de 28 ans à Lens (Pas-de-Calais) et un homme de 43 ans dans les Charentes de Marie-Ségolène Royal



    Dans la région de Strasbourg, les services spécialisés dans la chirurgie de la main ont dénombré une vingtaine d'interventions dues aux pétards.
    Le ministre Valls a rendu hommage aux forces de l'ordre mobilisées lors du réveillon. 

    Ils devaient être 50.000 mais, par un prompt renfort, ils se retrouvèrent 53.000 au final, tout compris: sapeurs pompiers, secouristes, etc. Mais l'escalade des chiffres ne s'est pas arrêtée là.



    La magie de Beauvau ? 
    Ceux qui étaient inclus se retrouvent exclus mais additionnés. "Plus de 53 000 policiers et gendarmes étaient engagés sur le terrain, avec beaucoup de sapeurs pompiers, secouristes, soit 65 000 personnes au total", a-t-il habilement calculé. 
    Trois policiers et quatre gendarmes ont été légèrement blessés, a-t-il indiqué. Alors curieusement - quand ça l'arrange - Valls revient aux comparaisons avec 2011, estimant que ce bilan est comparable à celui de l'an dernier.

    Le comptable est un apprenti Père Fouettard

    Si peu d'affrontements ont été signalés, en dehors de ceux du quartier populaire du Neuhof à Strasbourg (PS, Bas-Rhin - cf. photo ci-contre) et à Mulhouse (UMP, Haut-Rhin), le nombre d'interpellations, lui, est en hausse : 339, contre 290 l'an dernier. 

    Le secrétaire national de l'UMP à la sécurité Eric Ciotti a critiqué "une grossière entreprise de communication", soulignant que le ministre a avoué ne donner qu' "un bilan très partiel".

    Quant à la présidente du FN Marine Le Pen, elle a dénoncé une "même incapacité à agir, avec des résultats aussi pitoyables que ceux des anciens ministres Hortefeux et Guéant". Le vice-président mouvement, Florian Philippot, ajoute sur BFMTV, que  "le laxisme est érigé en idéologie d'Etat, sous l'UMP ou le PS."

    En janvier 2012, le Parti socialiste avait réclamé un rendez-vous au ministre de l'Intérieur 
    Les socialistes dans l'opposition doutaient de la "véracité" du bilan du nouvel an en matière de sécurité. Brice Hortefeux avait fait état d'une nuit globalement calme, sans incident majeur, saluant la mobilisation des forces de l'ordre qui avaient procédé à 501 interpellations pendant la nuit.


    Logique comptable

    Mais alors pourquoi le PS mobilise-t-il plus de monde pour ne pas faire mieux ?

    lundi 31 décembre 2012

    Valls, ministre sensible et comptable en voitures brûlées

    Spectacle de rues: flambée de voitures du 31 décembre

    Il n'y a pas de raisons que ça change !

    2010 et 2011
    La facilité d'annoncer le pire pour que les Français se satisfassent du mauvais, ça devient une manie gouvernementale

    "On vous avait prévenus", une annonce qui se traduit par "c'est bien fait !"

    Certains pensent pourtant que plutôt que d'annoncer les mauvais chiffres du chômage mois après mois, Michel Sapin ferait mieux de le combattre. A la transparence, les salariés licenciés qui ont connaissance de ces chiffres du malheur avant le ministre préféreraient que Sapin retroussât les manches !

    Le perspicace Valls doit penser que cette méthode d'endormissement des masses est la bonne.
    Ne voilà-t-il pas en effet qu'il pleure par avance sur les 40 000 voitures brûlées chaque année

    C'est la faute à pas de chance
    Mais cette convictionrépandue par les media, que c'est choquant, suffira-t-elle pour que les salariés se préparent dans la bonne humeur à partir au travail à pied en pensant, sourire aux lèvres, à leur crédit et aux grognements de l'assureur. 

    Valls annonce qu'il annoncera

    Quoi ? 
    Le nombre de voitures brûlées pour le plaisir, au prétexte de l'entrée tout feu tout flamme dans une nouvelle année qui ne s'annonce pourtant pas flamboyante... 
    Ainsi le ministre de l'Intérieur affiche-t-il son fatalisme et son impuissance, alors qu'il est supposé protéger les Français. Et cet élu de la "gauche sociale" d'arroser de ses larmes de crocodile les véhicules mis hors d'usage des plus défavorisés parce qu'ils n'ont pas les moyens de se payer un garage. L'ingénieuse Cécile Duflot va-t-elle réquisitionner les garages vides ? 

    A défaut d'être volontariste et efficace, Valls se veut compréhensif et larmoyant.
     
    Mais en se déclarant "choqué"par ces chiffres lundi sur RTL, ce bon apôtre n'est pas très catholique, puisqu'il glisse que c'est comme ça "chaque année en France", avouant piteusement qu'il n'a plus la baguette magique qu'il avait dans l'opposition, qu'il n'y a donc rien à faire et que les Français doivent s'y résigner: le ministre de l'Intérieur ne peut rien pour eux. 

    Valls a confirmé qu'il publiera  les chiffres des véhicules calcinés lors de la Saint-Sylvestre et, puisqu'il est hyper-réactif, cela sera fait dans les meilleurs délais, "dès qu'ils seront consolidés".

    Le changement n'est pas pour maintenant
    "Ce qui me choque, a dit Manuel Valls, c'est que plus de 40 000 véhicules soient brûlés tous les ans en France, dont un millier pour le 31 décembre." Sont-ce, Monsieur le Ministre, les chiffres de la police ? Si tel était le cas, vous risqueriez de dépasser les prévisions ! Nous osons donc espérer que vous avez prévu de pavoiser grâce aux chiffres gonflés des municipalités dans l'opposition en décembre 2011 et qui réclamaient  des dédommagements à la collectivité... 

    Le ministre de l'Intérieur n'entend "pas banaliser des actes qui sont une forme de violence insupportable contre les biens"
    La révélation des chiffres de véhicules incendiés durant la nuit de la Saint-Sylvestre avait été abandonnée en 2010 par les prédécesseurs de droite de Manuel Valls, afin d'"éviter toute surenchère ou compétition entre villes". Brice Hortefeux, alors ministre de l'Intérieur, avait livré seulement une tendance sur le nombre de voitures brûlées à la Saint-Sylvestre 2010.

    1 147 véhicules avaient été incendiés au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre en 2009, selon un bilan officiel.
    Manuel Valls a par ailleurs annoncé que 65 000 agents des services publics (policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, secouristes, tout compris) seraient au total mobilisés en France pour le passage à l'année 2013. 
    Maniant l'hyperbole, le ministre de l'Intérieur a enfin lancé un "message de très grande prudence" pour les automobilistes pour la nuit de la Saint-Sylvestre en leur demandant de respecter strictement la réglementation en matière d'alcoolémie au volant.

    Le compte n'y est pas, Monsieur le Comptable !

    Le 31 décembre 2011 et malgré les réductions d'effectifs dans la police et la gendarmerie, Claude Guéant, le ministère de l'Intérieur, avait déployé plus de 50.000 hommes sur le terrain pour assurer la sécurité du réveillon. Le Figaro rapportait que "Ce samedi matin, Claude Guéant, ministre de l'Intérieur a annoncé sur RTL qu'au total il y aurait '60.000 policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers et sécrouriste' mobilisés." (lien)

    jeudi 2 avril 2009

    Education : les contre-vérités syndicales

    Ce que les media militants ne disent pas

    SUPPRESSIONS DE POSTES : UNE LOGIQUE COMPTABLE ?

    􀂃 Pour commencer, il ne s’agit pas de suppressions de postes, mais de
    non renouvellements de postes libérés par des départs à la retraite.

    􀂃 Ensuite, nous faisons preuve de pragmatisme : l’évolution des emplois tient compte des évolutions de la démographie scolaire.
    On met des moyens là où c’est le plus utile
    : dans le premier degré où le nombre d’élèves est en augmentation, on crée 800 postes nouveaux ; dans le second degré qui a perdu 145 000 élèves depuis 2005 et qui en perdra 40 000 de plus à la rentrée prochaine, on réduit des postes superflus.

    􀂃 Demander le maintien des emplois sans tenir compte de cette réalité, c’est comme si l’on demandait aux cantines scolaires de préparer 40 000 repas de plus par jour que ceux qui seront effectivement consommés !

    􀂃 L’évolution des emplois tient compte de notre capacité à mieux mobiliser l’emploi existant : l’équivalent de 5 000 emplois sur les 8 800 emplois supprimés dans le second degré seront ainsi compensés par les heures supplémentaires qu’effectueront les enseignants volontaires.

    􀂃 Enfin, tout le monde profitera des économies réalisées : les élèves auxquels nous proposerons de nouveaux services et les enseignants qui bénéficieront d’un milliard d’euros de pouvoir d’achat lié aux heures supplémentaires.

    ON FAIT DES ECONOMIES SUR LE DOS DE NOS ENFANTS ?

    􀂃 Il faut sortir d’une logique purement quantitative d’augmentation des moyens : dans le premier degré, on a perdu 200 000 élèves ces 20 dernières années, tandis que nous avons recruté 12 000 enseignants supplémentaires. Avec quel résultat ? Toutes les enquêtes nationales et internationales montrent une baisse du niveau scolaire.

    􀂃 Dans un pays comme la France où le budget de l’Education nationale a été multiplié par deux en 20 ans, où la dépense moyenne par lycéen est supérieure de 22% à celle de tous les pays développés, il est faux et malhonnête de dire que l’école souffre d’un manque de moyens.

    􀂃 En revanche, le Gouvernement reste ouvert au dialogue, dès lors qu’il s’agit de parler des réformes d’avenir qui permettront à notre système éducatif de redevenir une référence et un modèle en matière de réussite des élèves.

    􀂃 Pour preuve, les économies réalisées ont déjà permis d’offrir de nouveaux services aux élèves et aux enseignants :

    - accompagnement éducatif personnalisé de deux heures par jour après les cours;

    - stages de soutien scolaire gratuits pendant les vacances pour les élèves de CM1 et de CM2 en difficulté ;

    - réaffectation des heures de cours supprimées le samedi matin sous forme de soutien personnalisé aux élèves en difficulté.

    LA SUPPRESSION DES COURS LE SAMEDI MATIN, L’ACCOMPAGNEMENT EDUCATIF, CE NE SONT QUE DES PRETEXTES POUR FAIRE PASSER DES REFORMES IMPOPULAIRES !

    􀂃 Au contraire : en passant de 26h à 24h hebdomadaires pour tous, on allège le rythme scolaire des enfants à un niveau comparable à celui des pays dont l’école obtient les meilleures performances.
    Et en réaffectant les heures de cours supprimées le samedi matin sous forme de
    soutien personnalisé aux élèves en difficulté, on permet aux 15% d’élèves en grande difficulté qui ne savent ni lire ni écrire d’être mieux accompagnés et de progresser.

    􀂃 L’opposition refusait la mise en place lors des dernières vacances de printemps de stages de remise à niveau. Or cette mesure est un succès : 80 000 élèves de CM1-CM2 en ont bénéficié grâce à 15.000 enseignants volontaires. Il est incompréhensible que l’opposition refuse une mesure à caractère social. Les élèves qui ont bénéficié de ces stages sont issus de familles modestes et ne peuvent pas accéder à des cours privés.

    CE QUE DENONCENT LES SYNDICATS, N’EST-CE PAS L’ABSENCE DE CONCERTATION, NOTAMMENT POUR LES NOUVEAUX PROGRAMMES DU PRIMAIRE ?

    􀂃 Au contraire, la transparence et l’objectivité ont été totales. En deux mois, 1 100 synthèses ont été adressées à Xavier Darcos à partir de la consultation organisée auprès des 380 000 enseignants. Ils ont aussi été soumis à l’avis de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale, et de la commission des affaires culturelles du Sénat.

    􀂃 Notre but, c’est de retrouver le consensus entre l’école et les familles. Comment peut-on être contre des programmes qui se recentrent sur les fondamentaux, et que 93 % des personnes sondées approuvent ?

    Verbatim
  • Xavier Darcos : « Sur les 25 dernières années, il y a eu 18 manifestations lycéennes qui ont en général conduit à ce que tous les ministres de l'Éducation successifs, avec un grand courage, ont dit 'eh bien puisque les lycéens sont dans la rue, on renonce'. Ils ne devaient pas avoir beaucoup de conviction. »
  • Nicolas Sarkozy, le 24 avril 2008 dans son intervention télévisée:
    « L'école, c'est les trois-quarts de la solution de la croissance et de l'emploi dans notre pays »
  • Le Premier Ministre, François Fillon:
  • « L'école que je veux pour nos enfants, c'est une école où l'autorité et le respect ne seront plus bafoués. C'est une école qui offre des services nouveaux aux élèves et leur donne les moyens d'atteindre les objectifs. C'est enfin une école qui aide et accompagne tous ceux qui rencontrent des difficultés. »

    Pour aller plus loin (lien):
    -> Projet de programme pour l'école primaire
    -> Service minimum d'accueil (SMA)