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lundi 13 juin 2016

Motion de défiance des journalistes engagés de i-télé contre la direction

Drames professionnels réels ou cabale politique? 

Aux réductions d'effectifs dues à l'état financier de la chaîne
 

"Fusils retournés"
d'information en continu du groupe Canal+, les journalistes - fortement marqués à gauche - ajoutent un sentiment d'inquiétude face aux nouvelles "méthodes éditoriales" de la nouvelle direction.
Notoirement socialistes, les journalistes de la chaîne d'info i-télé ont donc voté massivement (89,5%) en faveur d'une motion de défiance contre leur direction, a indiqué vendredi la Société des journalistes, après l'annonce par la direction d'importantes réductions d'effectifs et de projets de publi-reportages.

A la question : "faites-vous confiance à la direction d'i-télé pour maintenir le cap sur la voie d'une information de qualité et indépendante" [sic] la réponse a été non à 89,5%, sur 88% de participants (191 votes exprimés sur 215 inscrits), a précisé la SDJ de la filiale de Canal+.
Un a priori justifié dans le service public, pourtant soumis à l'alternance politique, mais nettement plus sujet à caution quand on a été sous la tutelle de Canal+  fondé par un proche du socialiste François Mitterrand.
Cette décision intervient après l'annonce d'importantes réductions d'effectifs. Nommé la semaine dernière par Vincent Bolloré pour redresser les comptes de la chaîne, très déficitaire, le directeur de la chaîne Serge Nedjar avait annoncé que les quelque 50 CDD et contrat à durée déterminée d'usage (CDDU) - un quart de la rédaction - ne seraient pas renouvelés. Lors d'une rencontre avec des représentants de la SDJ mercredi, qui s'est déroulée dans un climat tendu, il a aussi donné quelques éléments sur la nouvelle grille, qui pourrait comporter moins de tranches d'info et plus de sport, mais aussi des publi-reportages pour faire revenir les annonceurs.

Leurs confrères de Libération ne se sont-ils pas, eux, finalement bien accommodés de leur rachat par Patrick Drahi, multi-propriétaire capitaliste d'organes de presse?

mercredi 24 juin 2015

Actions de rue: l'extrême gauche mobilise taxis, cheminots, santé, etc..., ce jeudi

L'extrême gauche syndicale mobilise ses troupes pour des hausses de salaires

Les mouvements sociaux frappent plusieurs secteurs : hôpitaux, transports, cheminots, taxis, etc 

C'est une journée sociale chargée qui s'annonce.
figarofr: Les salariés de différents secteurs sont appelés à la mobilisation dans toute la France.

Hôpitaux, SNCF, taxis, travailleurs sociaux, secteur de l'énergie...  La CGT, accompagnée d'autres syndicats, appelle à une mobilisation dans toute la France pour réclamer - entre autres - des hausses de salaires. Les revendications sont nombreuses et variées.

• Dans les transports, les cheminots sont invités à «hausser le ton (sur) les salaires, l'emploi et les conditions de l'emploi». Concrètement, la CGT revendique 10% d'augmentation générale des salaires. Le premier syndicat à la SNCF demande également l'abrogation des lois de 2007 et 2012 qui encadrent le droit de grève dans les transports, terrestres et aériens, en instaurant un service minimum garanti aux usagers. De son côté, la direction des chemins de fer prévoit une service «normal» sur les grandes lignes France et international. En région, la grève n'aura un léger impact avec 8 trains sur 10 en circulation.

Les taxis profiteront du mouvement pour se faire entendre également. Une large coalition de fédérations et de syndicats appellent à des rassemblements devant les gares et aéroports partout en France. Les professionnels implorent l'État de multiplier les contrôles - jugés insuffisants - à l'encontre des taxis de la nouvelle concurrence. Depuis plusieurs mois, leur colère corporatiste se cristallise sur le service de transport entre particuliers à prix cassés, avec dans son viseur le géant des VTC, Uber qui bénéficie de l'appétence de la clientèle pour le covoiturage face à l'arrogance de la mafia des taxis traditionnels, chers et désagréables: G7 (qu'Agnès Saal utilisait sans modération), Taxis Bleus ( qui ont le même actionnaire majoritaire que G7, Pierre Rousselet, groupe Canal+), etc... Le rapport du député PS, médiateur chargé de solder le conflit entre taxis et véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC),Thomas Thévenoud (fraudeur phobique et joueur de Scrabble en séance),  n'a rien réglé.


• Dans les hôpitaux, les syndicats protestent contre les 3 milliards d'économies demandées d'ici 2017. Les personnels hospitaliers sont également appelés à s'opposer au projet de loi santé de Marisol Touraine. L‘intersyndicale CGT-FO-SUD dénonce un "malaise général" et redoute les groupements hospitaliers prévus par le projet de loi qui conduiraient à des réductions d'effectifs. Une délégation doit être reçue au ministère à 14 heures. Les personnels médicaux pouvant être assignés, le fonctionnement des hôpitaux ne devrait pas subir de perturbations.

• À eux se joindront les travailleurs sociaux. Éducateurs spécialisés, assistants sociaux, aides à domicile et autres auxiliaires de vie sont tous appelés à faire grève. L'intersyndicale CGT-FA/FP-FO-FSU-Solidaires craint la remise en cause de la convention collective de 1966, texte "de référence du secteur" et réclame une reconnaissance des qualifications et une revalorisation du salaire des travailleurs sociaux.

• Enfin, plus discrets, les salariés du secteur de l'énergie sont appelés à faire grève par la CGT et la... CFDT. Les organisations syndicales rejettent un projet de réorganisation qui aboutirait, selon elles, à la suppression d'une centaine de postes en maintenance et à un "moindre maillage" du territoire. Mais du côté de RTE, le réseau de transport d'électricité de France, on prévoit un taux de grévistes "peu important" et "aucune incidence sur le service".

A Paris, un cortège se rendra de Montparnasse au ministère du Travail à partir de 14 heures. 
De nombreux rassemblements sont également prévus devant les préfectures en région.

Il s'agit de la première action de rue de la CGT depuis les manifestations contre l'austérité du 9 avril dernier.

dimanche 8 mars 2015

Hôpitaux: Marisol Touraine fait le lit de la logique comptable

Les syndicats ne descendent  plus tousser dans la rue 

L
e pouvoir socialiste se décharge sur les régions, 
mais il prévoit la mise à la diète du budget de la santé et des amputations d'effectifs 

Les syndicats ont fait fuiter un document confidentiel - le "Kit de déploiement régional du plan Ondam à destination des ARS" - pour prendre le pouls de la population. C’est un plan opérationnel sur trois ans, distribué le mois dernier aux directeurs des agences régionales de santé (ARS), avec mention explicite : "diffusion restreinte". La semaine dernière, le magazine Challenges avait fait état d’une version de ce document qui aurait été débattu avec la ministre de la Santé, Marisol Touraine. 
Ce plan global de 69 pages n'a qu'un seul objectif: 10 milliards d’économies à l’horizon 2017. Et, dans ce lot, la part des restrictions pour l’hôpital tournent autour de 3 milliards d’euros

Marisol Touraine veut des pétaudières à la place d'hôpitaux

Au nom de la démocratie, la ministre socialiste de la Santé veut donner plus de poids aux médecins et réformer la tarification. 
Pour ce faire, elle entend remettre en cause l'emblématique loi "Hôpital patients santé et territoires" (dite HPST) votée en 2009 par la majorité précédente, en prétendant "un sentiment de démobilisation et de perte des repères" du personnel. "Il faut donc rétablir la confiance", a-t-elle estimé. 
Son idéologie la conduit à s'attaquer aux symboles. Pour commencer, elle entend rogner les prérogatives du directeur d'hôpital, élargies lors de la loi HPST. Elle assure qu'"une gouvernance équilibrée" redonnera du poids aux médecins dans la stratégie des établissements. "Il n'y aura plus de patron: comme l'hôpital n'est pas une entreprise, c'est un terme plus que malvenu. Attention, cela ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de directeur, a nuancé la ministre. Un médecin a beaucoup de qualités, mais il rencontrerait des difficultés pour faire tourner une blanchisserie ou dresser un compte d'exploitation," a-t-elle admis, soulignant du même coup que son projet constitue un risque.

Les patients auront aussi leur mot à dire dans la gestion de l'hôpital. 
Un "comité technique des usagers" - au rôle encore flou - sera mis en place dans les grands établissements. Une mission, confiée à une personnalité du monde associatif en 2013, devait en préciser les pouvoirs "dans les prochains mois". Ce sera peut-être pour 2015... ou les prochaines années. 

L'hallucinée s'attaque également au mode de financement des établissements. Aujourd'hui, un hôpital est rémunéré pour chaque acte médical qu'il réalise. Or, "cette méthode génère des effets pervers", soutient la ministre, certains hôpitaux multipliant les actes pour générer plus de revenus. Un patient a deux fois plus de chances de se faire opérer de l'appendicite dans certains départements qu'à Paris, dénonce ainsi l'Inspection ­générale des affaires sociales, une niche dorée de retraités méritants de la socialie. C'est ainsi qu'en janvier 2013, l'ancien secrétaire général de la CFDT -proche du PS- a été intronisé inspecteur général des affaires sociales à 7.257,55 euros net par mois. Savoir si le syndicaliste et ses petits camarades, tel Aquilino Morelle, ancien conseiller politique de François Hollande, va être mis à la diète.

La ministre veut donc introduire une "tarification au parcours".
Elle met par terre un système qui a fait ses preuves, mais qu'elle a décrété médicalement inefficace et mauvais pour les... finances publiques. En clair, le gouvernement socialiste veut réduire la rémunération des hôpitaux avec un forfait pour la prise en charge de certains patients. Et les autres ? Par exemple, lorsqu'il accueille une personne âgée en fin de vie dans son service de soins palliatifs. Il ne fera donc pas bon s'accrocher à la vie. Quant aux "riches", la plupart des Français depuis plusieurs générations, ils ne seront plus bons qu'à financer la CMU et l'AME, l'aide médicale dite de l'Etat, au bénéfice des défavorisés d'ici et d'ailleurs.

L'entourage de la ministre dresse le public contre le privé
"Les intentions de la ministre sont bonnes", clame Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France, alliée du gouvernement dans sa politique de décentralisation. Mais il faudrait qu'elles soient suivies par des actes. Or, les cliniques privées ont été favorisées cette année dans les choix budgétaires.»
Marisol Touraine devait présenter sa loi sur l'hôpital début... 2014 seulement. L'agenda des réformes en cours, des retraites et de la dépendance notamment, ne permettra pas de s'y pencher plus tôt, avait prévu la ministre. Soit un retard augmenté encore d'une année au moins.
  
Dans un hôpital parisien, en novembre.L’hôpital devra réduire ses effectifs et les malades passer la ceinture de contention

Après avoir fait obstacle à la réforme de l'hôpital par Nicolas Sarkozy en 2008, la presse aux ordres a entrepris de convaincre les malades que nul ne conteste plus la nécessité d’une forte évolution du paysage hospitalier. Le journal socialiste Libération affirme tout à coup qu'il y a beaucoup d’hôpitaux en France, "voire trop" (sic), et qu'ils coûtent cher. L’hôpital représente 45% des dépenses de santé, insiste le quotidien. Avec près de 3.000 établissements, la France est un pays largement doté, avec 6 lits pour 1.000 habitants, le double de la Suède ou de la Grande-Bretagne. Ces hôpitaux sont en outre souvent mal localisés : trop pour les soins de courte durée, pas assez pour les handicapés et les personnes âgées. Et ils sont trop nombreux dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille.

Touraine veut défaire la réforme Sarkozy
Alors, et ce "kit" -cette trousse médicale du ministère de la Santé- permettra-t-il de sauver la vie de l'hôpital public ? "Des économies ? C’est possible", réagit Gérard Vincent, toujours ce même délégué général de la FHF, décidément ravi. Mais ce responsable FHF, qui fédère la totalité des hôpitaux de France se sent mené en bateau : "On a le sentiment d’un double langage. La ministre nous avait promis que ce serait à chaque région, à chaque établissement de s’adapter. Et, là, on voit la technostructure du ministère qui prend le pouvoir." Et d’enfoncer le clou : "Avec ce plan, on assiste à l’étatisation rampante du système hospitalier. Où est la ministre ?" s'agace le responsable, découvrant que Marisol Touraine refuse le dialogue. C'était le cas en décembre quand, après avoir donné satisfaction aux Urgentistes en 48 heures, elle avait renvoyé la concertation avec les médecins du secteur privé à un mois, au milieu janvier. 

L’Ondam hospitalier (objectif national de dépenses de l’assurance maladie) est un levier fort les pouvoirs publics pour agir sur la masse budgétaire des hôpitaux. Il fixe d’une année à l’autre l’augmentation des budgets des hôpitaux. Si rien n’est fait, le budget des hôpitaux augmente automatiquement de 2,9%, et cela en particulier avec les hausses automatiques de salaires. Là, l’objectif est clair : en 2015, l’Ondam sera de 2,1% en 2015, de 2% en 2016 et de 1,9% en 2017.
En conséquence, les budgets des hôpitaux vont baisser fortement de plusieurs centaines de millions d’euros. "Si les hôpitaux ne veulent pas augmenter leur déficit, ils doivent faire des économies. Et le premier poste, ce sont les salaires, la masse salariale représentant 65% des charges des établissements de santé, donc de l’emploi", explique un ancien directeur des hôpitaux, sans faux-fuyant, mais anonyme. Et on arrive à la question sensible de l’emploi. Le chiffre de 22.000 postes supprimés a été évoqué pour les trois années à venir dans les hôpitaux. Mais, voilà, le gouvernement ne veut pas assumer. Mercredi, la ministre de la Santé a nié devant les députés que son plan de 3 milliards d’euros d’économies pour les hôpitaux d’ici à 2017 a  vocation à "baisser les effectifs hospitaliers".

L'étude du "kit" révèle qu'il est prévu 860 millions d’économies sur la masse salariale pour 2015-2017. Pour y parvenir, il est proposé tout un ensemble d’indicateurs et de pistes, comme : "la mise à plat des protocoles ARTT, le réexamen des avantages extra-statutaires ou non conventionnels, l’optimisation des dépenses de personnel médical, la réduction des coûts liés à l’intérim médical". Les bonnes pratiques sont détaillées: "mettre en place des maquettes organisationnelles par unités en fonction de leur taille et procéder à une harmonisation au sein de l’établissement". Si cela ne veut pas dire… diminuer les effectifs !

L’avenir, c’est l’ambulatoire: dans l'intérêt du patient ?

Les vertus de l’ambulatoire sont devenu un refrain. les hôpitaux de demain ne doivent plus être des lieux de séjour, le patient ne devra plus s'attarder. Bien des interventions chirurgicales ne nécessitent plus d’hospitalisations et l’hôpital public prend désormais en exemple le privé qu'il décriait.

Mais, dans ce plan,  la montée en puissance de l’ambulatoire est purement statistique, sans la moindre évaluation de son coût, ni de l’intérêt du patient en termes de santé publique. Des études indiquent, par exemple, que l’ambulatoire peut engendrer des inégalités d’accès aux soins. Qu’importe, un seul objectif est affiché : économiser un milliard en 3 ans. Et des chiffres : "52,1% en 2015, 54,2% en 2016, 57% en 2017".

8 blocs et 23 actions

Le plan se décline en 8 blocs (chirurgicaux !), avec 23 actions. Certaines sont pleinement justifiées, comme celui concernant la pertinence des actes médicaux. Pourquoi certaines régions font deux fois plus de césariennes que d’autres ? Et pourquoi y a-t-il aussi des variations en chirurgie cardiaque ? "La réduction du nombre d’actes non pertinents est un enjeu fort",souligne le document.
Or, le plan ne prodigue  aucun conseil pertinent pour atteindre l'objectif de 140 millions d’euros, dont 50 millions sur les actes hospitaliers.

Une action forte est prévue, ensuite, sur les médicaments
Les génériques vont être imposés aux patients, pour "une maîtrise médicalisée de médicaments de spécialités." Ces derniers sont en effet des médicaments extrêmement chers - comme on l’a vu encore récemment avec celui contre le virus de l’hépatite C (45.000 euros, le traitement sur un mois, comme s'il n'existait pas déjà un produit alternatif...). Comment limiter les prescriptions sans ouvrir la voie à une médecine à plusieurs vitesses ? La ministre n'a pas la réponse. Là encore, Marisol Touraine n'a rien à proposer d'autre qu'un objectif économique à atteindre.

Autres économies : des actions sur le transport sanitaire. Et enfin ce qu’ils appellent les GHT, les groupes hospitaliers de territoire, qui visent à regrouper sur un même territoire des hôpitaux. Objectif : 400 millions d’euros d’économies.

D’aucuns voient dans le "kit" un plan désespérément technocratique, sans le moindre volet sanitaire. "Mais c’est un peu la loi du genre. Le problème est que ce sujet soit porté de façon cohérente", tempère un ancien ministre. Et de prendre un exemple récent : "Un jour, pour cause d’épidémie de grippe, le ministère va affirmer qu’il n’y aura pas de fermeture de lits. Et, en même temps, il fait paraître ces instructions. Comment voulez-vous mobiliser de cette façon-là ?"

mardi 11 septembre 2012

François Hollande conduit la France dans une impasse

Les socialistes nous mènent droit dans le mur

Le gouvernement socialiste ne traite que les conséquences des problèmes et non pas leurs causes


C'est le constat de Laurent Pinsolle, porte-parole du parti Debout la république dirigé par Nicolas Dupont-Aignan, qui observe que le PS aune fois de plus choisi la voie "sociale-libérale".

Un petit "coup de pouce" au SMIC trois fois moins important que celui de Jacques Chirac en 1995, une baisse symbolique du prix des carburants, un gel du point d’indice de la fonction publique et des coupes drastiques dans les effectifs, l’acceptation de la camisole budgétaire, l’austérité en temps de crise : François Hollande est dans une impasse. 



Hier, Le Point annonçait que le rapport commandé par Arnaud Montebourg sur la fermeture de l’usine PSA, et qui devait être initialement publié le 25 juillet, devrait, malheureusement mais logiquement, valider le choix du constructeur automobile, comme chacun pouvait le prévoir en juillet. C'est aujourd'hui le tribunal de Commerce qui autorise la mise au chômage des 2/3  des salariés du groupe volailler Doux. Autant de signes de l’incapacité chronique du gouvernement socialiste à sortir du cadre idéologique dans lequel il s’enferme et qui fait qu’il ne traite que les conséquences des problèmes et non pas les causes.



Des causes et des conséquences de la démondialisation


Super Mario Montebourg la rêvait, mais le "redresseur positif" s'en mord les doigts
Il est tout de même incroyable que la "gauche sociale" fasse trois fois moins pour les petits salaires que Jacques Chirac en 1995. Il est tout aussi invraisemblable de voir le PS souscrire au logiciel néolibéral d’interprétation de la crise, réduire les déficits de 30 milliards et rejeter la lecture d’économistes comme Paul Krugman, qui dénonce dans son dernier livre les plans d’austérité appliqués en Europe

Les socialistes qui ont libéré les échanges et la finance jouent désormais aux infirmières des conséquences de cette libéralisation. Pire, cette libéralisation et le carcan européen privent le pouvoir tous les jours davantage des moyens d'y parvenir. En fait, le PS traite les conséquences de la mondialisation en semblant à peine se soucier des causes des problèmes et dans tous les cas, sans jamais avoir rien fait pour les remettre en cause, du fait d’un fond idéologique trop internationaliste et libertaire.


L’avenir s'assombrit


Opus aux puces, Zou !
,  
au rebut
ouste  !
Entre les trois gauches, le PS a opté pour le social-libéralisme, comme l’expliquait Laurent Bouvet en 2010. Excepté entre 1981 et 1983, temps des dévaluations de François Mitterrand, c’est toujours la voie qu’il a choisie. Le Général de Gaulle n’a-t-il pas déclaré qu’il "n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes" ? Mais le problème est que le pouvoir destructeur de la mondialisation s’est considérablement renforcé depuis l’émergence de la Chine et des pays émergents à faibles coûts sociaux et salariaux. La crise de la zone euro et l’austérité accentuent le problème. 


Sur la méthode, de surcroît, la présidence normale - et flottante - ne parvient pas à  convaincre. Pour des raisons plus concrètes et objectives, les sondages et les media désenchantés ne sont pas moins critiques que sous Nicolas Sarkozy. En refusant de remettre en cause le cadre de la mondialisation et de cette Europe néolibérale, le gouvernement actuel n’a strictement aucune marge de manœuvre et se retrouve à essayer de rendre un peu moins injuste une grande régression sociale qu’il ne remet paradoxalement pas en cause.


Un PS dans le sillage de la Grèce

Le pouvoir socialiste est-il à ce point aux abois qu'en appliquant les recettes du PASOK en Grèce, il en accepte sciemment le  destin  ? 

Le Parti Socialiste semble parti pour nous entraîner dans un naufrage au moins aussi violent que celui de 1993 en 2017. Il ne reste plus qu'à positiver en espérant que l'échouage du pédalo de Hollande permettra de faire émerger une alternative extrême, autre que l'un ou l'autre Front,  National ou de Gauche, et que nous échapperons à une cohabitation droite-gauche,  que la nécessité imposerait, comme en Grèce aujourd’hui. 
Alors qu'au moment opportun, la gauche avait refusé l'union nationale à Sarkozy, une partie de l'ancienne majorité - toute aussi incrédule qu'elle soit - n'est-elle pas en train de trouver quelque vertu au projet de loi socialiste d'emplois d'avenir ? En désespoir de cause et plutôt que de ne rien tenter !
Le PS n'en est qu'au début de sa descente aux enfers 

Les décrypteurs sont déboussolés

Favorables au cadre actuel, ils tombent néanmoins à bras raccourcis sur ce gouvernement suicidaire qui se précipite tête baissée vers sa fin. 

Bien que, par ses options civilisationnelles sur le mariage entre personnes de même sexe ou des salles de "shooting", elle se livre au saccage de notre civilisation, la "gauche sociale" compte fort sur le patriotisme viscéral de la droite et sur la réunion des conditions d’une recomposition politique.

lundi 14 avril 2008

Réforme de l’Etat : logement, ambassades, armée, dans l’œil du cyclone

La gauche s’est gardée d’approuver bruyamment...
Le Président est à l’écoute et fait ce qu’il a promis. Ce qui s’applique aux postes d’enseignants -et de personnels non enseignants- de l’Education Nationale est également valable dans d’autres ministères.
Pour évaluer plus justement la propagande de la gauche relayée par ses journalistes militants dans toutes les rédactions de la presse écrite et radio-télévisuelle, il convient de mettre en valeur ce que les partisans évacuent, au profit de tous les sujets compassionnels touchants les plus défavorisés, les femmes et les enfants. Tandis que les vieillards sont tombés dans l’oubli depuis la canicule, les scolaires sont en revanche au centre de toutes les attentions et manipulations : le joli mois de Mai oblige !

Logement : les aides ciblées
Telle que la presse transmet l’information, la communication du gouvernement n’est pas très satisfaisante, lorsque les Français apprennent que les plafonds de ressources pour l'accès au logement social vont être abaissés de 10 % et les «surloyers» relevés. Ici ‘abaisser’ veut en effet dire que les possibilités d’accession vont donc 'augmenter'.
C’était une priorité des Français, qui y ont consacré un quart de leurs revenus l'an passé. Pas question, indique le cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement, de remettre en cause les objectifs affichés depuis un an, à savoir la construction de 500 000 logements, dont 120 000 sociaux, l'accession populaire à la propriété et l'application du droit au logement.
Quatre axes de travail devraient être avancés.
1- Le premier concerne les aides au logement (allocation logement, APL). Conçues comme un coup de pouce à la location, elles ont donné lieu à des abus. L'Élysée pourrait proposer une remise à plat du système, et notamment un encadrement plus strict des publics visés. Huit millions de personnes perçoivent l'APL.
2- Les dispositifs d'investissement locatif défiscalisés (Robien, Borloo, etc.), qui ont soutenu la construction de neuf pendant plusieurs années, devraient aussi subir un aménagement. Les professionnels anticipent la suppression de la zone C (zones rurales et communes de moins de 50 000 habitants) où se sont concentrées les tensions locatives. D'autre part, le mécanisme de défiscalisation dans les DOM-TOM (Girardin) pourrait être suspendu le temps que le marché immobilier locatif se détende dans ces zones-là.
3- Également dans la ligne de mire, la gouvernance du 1 % logement organisme de collecte auprès de 217 000 entreprises qui gère plus de 3,5 milliards d'euros, permettant notamment de financer la rénovation urbaine et le logement social. Les comptes du «1 %» ont été pointés du doigt par le rapport Attali et par la Cour des comptes. «Entre le montant de la collecte et celui qui est injecté dans le secteur du logement, l'écart s'est creusé», constate un observateur. Bercy n'exclut pas de récupérer tout ou partie de la collecte. Christine Boutin a souhaité à plusieurs reprises «plus de transparence» et, pourquoi pas, «l'instauration d'un contrôle parlementaire».
4- Enfin, ce sont les plafonds de ressources d'accès au logement social qui devraient baisser de 10 %. Les organismes HLM craignent une déconnexion de ces plafonds du pouvoir d'achat des ménages. Cette mesure aurait pour effet mécanique de diminuer la file d'attente. Les surloyers payés par les ménages dont les revenus ont augmenté depuis leur entrée dans le parc social devraient par ailleurs être revus à la hausse. Objectif : éviter de transformer les HLM en «ghettos» de pauvres, selon un expert.

Affaires Étrangères : des ambassades communes
Le ministère des Affaires étrangères n'est pas épargné. On y prévoit 900 départs à la retraite dans les trois ans à venir sur un effectif total de 16 000 personnes (dont 4 000 en France et 12 000 à l'étranger), sachant que seul un emploi sur deux (comme dans toute la fonction publique) sera remplacé.
Un plan de départ très spécifique concerne actuellement les ambassadeurs, trop nombreux pour le nombre de postes. Il s'achève en juin et le ministère aimerait bien le voir suivi d'un autre, ce qui permettrait de faire partir plus de monde, le problème du Quai d'Orsay étant sa pyramide des âges. Le ministère a mis en route des chantiers de grande envergure, en l'occurrence la création des ambassades communes avec d'autres pays. Le Mozambique (avec sa capitale Maputo) et le Bangladesh vont voir rapidement l'ouverture d'ambassades communes à la France et à l'Allemagne. Des discussions sont en cours avec l'Espagne et l'Italie pour mettre en commun des locaux et du personnel. Afin de mieux identifier les missions culturelles de la France, qui varient souvent d'un pays à l'autre (à la différence de l'Allemagne qui dispose d'un Institut Goethe un peu partout), le ministère entend créer une seule et unique entité clairement identifiée.
Enfin, deux pays vont servir de galop d'essai à des ambassades tests. Il s'agit du Sénégal (avec Dakar) et de l'Allemagne (avec Berlin). L'objectif affiché est de voir comment il est possible de s'organiser pour être plus productif.

Armée : des réductions de postes à double détente
Les armées ne sont pas porteuses et qui sont les Françaisqui savent qu’elles font également l’objet de restructurations ?
La réforme des armées est une fusée à deux étages.
Il y a d'abord les réductions d'effectifs qui découlent de la révision générale des politiques publiques. Rien n'est encore totalement bouclé mais le chiffre retenu actuellement est celui de 48 000 suppressions de postes, dont 15 000 externalisations. Et ce, essentiellement sur la prochaine loi de programmation militaire (LPM), entre 2008 et 2014. Ces coupes dans les rangs ne doivent concerner que le «soutien», les grandes infrastructures de la défense, ce qu'Hervé Morin appelle le «back-office».
Mais il va falloir compter aussi avec les conclusions du livre blanc commandé par Nicolas Sarkozy, qui devrait être bouclé fin avril. Deux scénarios sont actuellement à l'étude, selon le «contrat opérationnel» retenu.
- Si ce contrat est de pouvoir projeter 30 000 hommes en opérations extérieures, seuls 2 500 postes seraient supprimés.
- Si le contrat tombe à 20 000 hommes, grâce à l'amplification des réorganisations que cela permettrait, ce sont pas moins de... 22 000 postes qui pourraient être supprimés, et qui s'ajouteraient aux 48 000 de la RGPP. Un scénario intermédiaire est actuellement à l'étude.
Dire que le gouvernement Fillon ne fait rien pour les Français, n'est-ce pas injuste ?