POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est revalorisation salariale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est revalorisation salariale. Afficher tous les articles

mardi 31 mai 2016

Le gouvernement tente de regagner son électorat d'enseignants: coût, 1 milliard à financer après 2017

Vallaud-Belkacem annonce une revalorisation des salaires des profs, financée par le prochain président...

Les retraités
, eux, peuvent attendre

Alors que les enseignants de la FSU et de SUD sont dans la rue et que le climat social ne se détend pas, l'exécutif socialiste tente une opération séduction auprès de son électorat traditionnel. Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé une revalorisation progressive de la rémunération des enseignants, avec 500 millions d'euros budgétés dès 2017, année électorale lourde, avec une présidentielle et des législatives, pour atteindre un milliard d'euros en ...2020.
Des professeurs davantage payés à partir du 1er janvier 2017, des carrières accélérées pour les enseignants les plus engagés, notamment en éducation prioritaire : Najat Vallaud-Belkacem fait ce mardi l'annonce d'une première tranche de revalorisations qui prendra effet dans sept mois et cinq mois avant cette présidentielle.

Pourquoi une augmentation ?

[Après quatre années de présidence socialiste] les professeurs français, moins payés que leurs homologues de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), attendent depuis des années d'être augmentés. "Cette revalorisation va permettre, d'après nos estimations, de replacer la France au-dessus de la moyenne de l'OCDE" et "d'atteindre pour les fins de carrière les niveaux des pays les plus favorables, l'Allemagne notamment", a promis la ministre. La dernière réorganisation générale des carrières des enseignants datait d'il y a 25 ans, sous Lionel Jospin, a déclaré Najat Vallaud-Belkacem.

L'objectif est par conséquent "d'accroître l'attractivité du métier", a expliqué la socialiste, accordant à l'argent un pouvoir politique inattendu, mais aussi de "mieux accompagner les enseignants tout au long de leur carrière et de mieux valoriser leur engagement".

De combien les enseignants seront-ils augmentés ?

Lors de leur première année d'enseignement, les professeurs [stagiaires et donc à temps partiel] gagneront à terme, d'ici 2020 [dans quatre ans], 1.400 euros bruts de plus par an [ils bénéficient déjà d'une indemnité annuelle...]. Un professeur des écoles qui exercera dix ans en éducation prioritaire ET deviendra [de surcroît ] directeur d'école [et à cette condition particulière] pourra gagner en fin de carrière 1.000 euros de plus par mois qu'actuellement. [Combien de privilégiés concernés?]

La revalorisation se reflétera aussi dans les retraites, calculées pour les profs sur la base des six derniers mois d'exercice. [un avantage spécifique maintenu, face au secteur privé, et de nature à amadouer les professeurs militants qui s'opposent actuellement à la loi Valls sur la réforme contestée du code duTravail...]  

Une alternance en 2017 peut-elle remettre en cause ce dispositif ? 

Interrogée, lors de la présentation de ces décisions à la presse, sur une éventuelle remise en cause de ces engagements en cas d'alternance, la ministre de l’Education nationale a lancé un défi à l'opposition : "je souhaite bien du courage à celui qui voudra remettre en question ce PPCR[Parcours professionnels, carrières et rémunérations].

Des enseignants choyés pendant le quinquennat ? 

Depuis le début du quinquennat, plusieurs mesures de revalorisation ont été prises, a rappelé la ministre, au risque de livrer les enseignants à la vindicte publique. Vincent Peillon avait créé une indemnité de 400 euros par an pour les professeurs des écoles, qui sera alignée à la rentrée 2016 avec la prime correspondante des professeurs du secondaire fixée à 1.200 euros [soit 800 euros], comme l'a annoncé Manuel Valls, le 3 mai [suite aux violentes manifestations de rue  contre le projet de réforme Valls du Travail]. 
Dans le cadre de la réforme de l'éducation prioritaire, les primes des enseignants y ont été augmentées de 50% en REP et de 100% en REP+.

Les enseignants vont aussi bénéficier du dégel du point d'indice des fonctionnaires, avec deux revalorisations de 0,6%, en juillet 2016 et février 2017.

"Ça va mieux pour la France," mais les enseignants sont-ils toute la France ?

Il a fait valoir [plus que jamais] le redressement des indicateurs économiques : la croissance qui "va mieux" [sic]; les déficits publics à 3,5 % en 2015, et qui seront "à moins de 3 % en 2017"  [mais auxquels il faut toutefois encore ajouter 1 milliard]; l’ "investissement qui repart"; les "créations nettes d’emplois " [compte-tenu des radiations administratives et des défauts d'actualisation à Pôle Emploi ? Cf. lien PaSiDupes].

Ces cadeaux au monde éducatif seront-ils suffisants pour empêcher les perturbations des examens, notamment les épreuves du baccalauréat ? 
En tout état de cause, ils arrivent à temps...

mercredi 24 juin 2015

Actions de rue: l'extrême gauche mobilise taxis, cheminots, santé, etc..., ce jeudi

L'extrême gauche syndicale mobilise ses troupes pour des hausses de salaires

Les mouvements sociaux frappent plusieurs secteurs : hôpitaux, transports, cheminots, taxis, etc 

C'est une journée sociale chargée qui s'annonce.
figarofr: Les salariés de différents secteurs sont appelés à la mobilisation dans toute la France.

Hôpitaux, SNCF, taxis, travailleurs sociaux, secteur de l'énergie...  La CGT, accompagnée d'autres syndicats, appelle à une mobilisation dans toute la France pour réclamer - entre autres - des hausses de salaires. Les revendications sont nombreuses et variées.

• Dans les transports, les cheminots sont invités à «hausser le ton (sur) les salaires, l'emploi et les conditions de l'emploi». Concrètement, la CGT revendique 10% d'augmentation générale des salaires. Le premier syndicat à la SNCF demande également l'abrogation des lois de 2007 et 2012 qui encadrent le droit de grève dans les transports, terrestres et aériens, en instaurant un service minimum garanti aux usagers. De son côté, la direction des chemins de fer prévoit une service «normal» sur les grandes lignes France et international. En région, la grève n'aura un léger impact avec 8 trains sur 10 en circulation.

Les taxis profiteront du mouvement pour se faire entendre également. Une large coalition de fédérations et de syndicats appellent à des rassemblements devant les gares et aéroports partout en France. Les professionnels implorent l'État de multiplier les contrôles - jugés insuffisants - à l'encontre des taxis de la nouvelle concurrence. Depuis plusieurs mois, leur colère corporatiste se cristallise sur le service de transport entre particuliers à prix cassés, avec dans son viseur le géant des VTC, Uber qui bénéficie de l'appétence de la clientèle pour le covoiturage face à l'arrogance de la mafia des taxis traditionnels, chers et désagréables: G7 (qu'Agnès Saal utilisait sans modération), Taxis Bleus ( qui ont le même actionnaire majoritaire que G7, Pierre Rousselet, groupe Canal+), etc... Le rapport du député PS, médiateur chargé de solder le conflit entre taxis et véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC),Thomas Thévenoud (fraudeur phobique et joueur de Scrabble en séance),  n'a rien réglé.


• Dans les hôpitaux, les syndicats protestent contre les 3 milliards d'économies demandées d'ici 2017. Les personnels hospitaliers sont également appelés à s'opposer au projet de loi santé de Marisol Touraine. L‘intersyndicale CGT-FO-SUD dénonce un "malaise général" et redoute les groupements hospitaliers prévus par le projet de loi qui conduiraient à des réductions d'effectifs. Une délégation doit être reçue au ministère à 14 heures. Les personnels médicaux pouvant être assignés, le fonctionnement des hôpitaux ne devrait pas subir de perturbations.

• À eux se joindront les travailleurs sociaux. Éducateurs spécialisés, assistants sociaux, aides à domicile et autres auxiliaires de vie sont tous appelés à faire grève. L'intersyndicale CGT-FA/FP-FO-FSU-Solidaires craint la remise en cause de la convention collective de 1966, texte "de référence du secteur" et réclame une reconnaissance des qualifications et une revalorisation du salaire des travailleurs sociaux.

• Enfin, plus discrets, les salariés du secteur de l'énergie sont appelés à faire grève par la CGT et la... CFDT. Les organisations syndicales rejettent un projet de réorganisation qui aboutirait, selon elles, à la suppression d'une centaine de postes en maintenance et à un "moindre maillage" du territoire. Mais du côté de RTE, le réseau de transport d'électricité de France, on prévoit un taux de grévistes "peu important" et "aucune incidence sur le service".

A Paris, un cortège se rendra de Montparnasse au ministère du Travail à partir de 14 heures. 
De nombreux rassemblements sont également prévus devant les préfectures en région.

Il s'agit de la première action de rue de la CGT depuis les manifestations contre l'austérité du 9 avril dernier.

mercredi 3 septembre 2014

Créations de postes à Education nationale: actées, mais non pourvus !

Vallaud-Belkacem enfume l'opinion sur les créations de postes promises 

Mais le SNES 
ne cache pas son inquiétude sur l’effet "assez nul" sur le terrain
Les profs de mathématiques (et autres), 
espèce en voie de disparition ?
" Les 60.000 postes sont actés, a lancé mercredi avec aplomb Najat Vallaud-Belkacem, la nouvelle ministre de l'Education nationale respectueuse des Français, en marge de l’université d’été de la Conférence des présidents d’université (CPU). Je ne les laisserai pas remettre en cause. L’éducation est la priorité budgétaire de ce gouvernement et il faut qu’elle le reste." Des propos de nature à rassurer les syndicats d’enseignants sur les intentions de la nouvelle ministre de l’Education nationale, après les interrogations qu’ils avaient exprimées dans la foulée de la nomination du nouveau gouvernement.

Las, les co-gestionnaires du ministère dénoncent l'embrouille. 
L’effet des créations de postes engagé depuis l’arrivée de François Hollande a été "assez nul", en tout cas "peu sensible sur le terrain", selon Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES, le syndicat dominant du second degré. Car " la moitié des postes créés a servi à financer la décharge des stagiaires - c’est une bonne chose, mais on ne peut pas parler de moyens nouveaux. A la rentrée 2015, cela sera fini. Mais, pour l’instant, on doit financer la réforme des stagiaires."

 "On n’a pas pourvu tous les postes"

Au SNES, Frédérique Rolet pointe la crise du recrutement. Ainsi, l'enseignement aurait perdu tout pouvoir d'attraction et la ministre n'en aurait aucune conscience ? Le double-jeu de l'exécutif mène les jeunes en pédalo: Hollande leur fait des promesses, mais il ne fait rien pour les tenir: trop coûteuses, mais tellement séduisantes...

Le cumul des déficits de recrutement pour 2012 et 2013 se monte, selon le syndicat, à 7.000 postes. Ces 7.000 emplois existent au budget, affirme le SNES, mais "il n’y a pas eu les recrutements pour les pourvoir". Ces 7.000 postes "non consommés" pourraient monter à 10.000 l’an prochain "si on ne prend pas très vite à bras-le-corps cette question de la crise du recrutement et si le phénomène se poursuit".
 
On aurait alors "un affichage de 54.000 postes créés [dans l’enseignement scolaire] et 10.000 emplois qui passeraient à la trappe", prévient Frédérique Rolet. Pour juguler la crise du recrutement, le syndicat insiste sur le développement de l’aide aux étudiants et la revalorisation salariale des enseignants.

Les propos du SNES rappellent le rapport de la Cour des Comptes de mai dernier. La haute juridiction financière considérait ainsi que, pour la rentrée 2013, sur les 8.781 emplois d’enseignants prévus dans la loi de Finances, seuls 5.159 avaient été réalisés

Les comptables de l'Etat concluait à "un écart à la prévision de 3 622 équivalent temps plein (ETP), écart qui souligne les difficultés importantes de prévision du ministère". Surtout, les emplois manquent sur l’école primaire, affirmait la Cour : "Ce n’est pas cohérent avec la priorité affichée pour l’enseignement primaire dans la loi de refondation" de l’école.

L'engagement présidentiel de création de 60.000 postes dans l’Education nationale était clairement menacé fin mars 2014, déjà. Le gouvernement doit trouver de quoi économiser 50 milliards d’euros d’ici 2017, comme l’a demandé François Hollande et au cabinet de Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget, on assurait désormais avoir trouvé où opérer des baisses de dépenses. Dans la ligne de mire, les fonctionnaires et une promesse en particulier, celles faites à l'Education nationale... 

La subite découverte du SNES est-elle honnête?

Juillet 2014: "Les profs de mathématiques en voie de disparition?", selon Le Monde. Belkacem ne lit pas Le Monde? L'éducation nationale ne parvient pas à recruter suffisamment d'enseignants dans cette discipline. Un tiers des postes ouverts restent non pourvus après les résultats du dernier concours des professeurs certifiés. Sur les 1.243 postes à pourvoir, seuls 836 candidats ont été admis... 
Ne nous a-t-on pas dit pourtant que le lauréat de la médaille Fields pour 2014 est françaisArtur Ávila? Petite omission de la presse stalinienne aux ordres: le jeune génie est Brésilien d'origine et n'est arrivé en France qu'en 2003, recruté au CNRS à 23 ans, après avoir été formé au Brésil et au Canada.

mercredi 18 décembre 2013

Trois raffineries Total sont en grève

Joyeux Noël syndical: pénurie de carburants annoncée à compter de lundi

Le gouvernement socialo-écolo 
crée des tensions 
sociales

18 décembre 2013
Un mouvement de grève reconductible à l’appel de la CGT et FO s'est développé à partir du début de semaine dans les raffineries Total en France. "Sur la la production, le taux de gréviste oscille entre 75 et 100%", selon la CGT, mais la direction du groupe a estimé le taux de grévistes "pour la population globale" des salariés de Total en France à environ 20%.

Selon Le Figaro du dimanche 15,
la grève devait affecter la production de deux raffineries Total en France, à Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime) et La Mède (Bouches-du-Rhône). Thierry Defresne, secrétaire général de la CGT Total Normandie, faisait en outre savoir que, sur les cinq raffineries Total touchées par le mouvement, ces deux sites pétrochimiques seraient à l'arrêt à compter du lundi 16.

Le conflit porte sur 
les revalorisations annuelles de salaires
La CGT refuse de signer l'accord soumis par la direction qui prévoit - pour les 19.000 salariés du groupe - "une enveloppe d'augmentations générale et individuelles d'au moins 2,7 %". 
En revanche, deux organisations socialistes, la CFDT et la CFE-CGC, ont ratifié le projet qui sera mis en œuvre dès le 1er janvier, précise l'entreprise, et elles peuvent suffire, car ces deux syndicats pèsent à eux seuls plus de 30 % des effectifs syndiqués - le seuil prévu par la loi pour qu'un accord puisse s'appliquer. La CGT représente pourtant un quart des salariés des raffineries Total.

Combien de temps l'approvisionnement en carburant restera-t-il sous contrôle?

À quelques jours des vacances de Noël, les automobilistes doivent-ils s'attendre à une pénurie de carburants?
 Quand ce n'est pas au moment des départs en vacances d'été, la question se pose d'une prise des Français en otages au moment des fêtes.

Des schémas de remplacement
Sur ses huit raffineries en France, les cinq sites concernés de Total ne sont pas alignés de la même façon sur ce mouvement. 
  • À Donges (Loire-Atlantique), la fin de la grève a été votée dès lundi après-midi. 
  • À Grandpuits (Seine-Maritime), où l'installation n'a jamais été complètement arrêtée, les personnels se sont prononcés mardi pour un retour à la normale, effectif dans la soirée. 
  • En revanche, les trois raffineries de Normandie (Gonfreville-l'Orcher), Provence (La Mède) et Feyzin (Rhône) poursuivent le mouvement. 

  • Reste à voir dans quelle mesure il va se durcir, ou non"
    , hésite un observateur.
    L'Ufip, qui ne nie pas "des tensions dans la chaîne des approvisionnements", assure néanmoins que "des schémas de remplacement sont déjà sur les rails". "Pour le moment, la situation est sous contrôle, précise Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Plus de la moitié des raffineries en France fonctionnent, de même que les dépôts pétroliers." 

    Il s'agit de modifier certains circuits de distribution, de manière à allouer des livraisons supplémentaires dans les zones concernées par les mouvements de grève. "Par ailleurs, nous pouvons compter sur les importations très importantes de gazole", poursuit Jean-Louis Schilansky. Dans ces conditions, l'Ufip ne voit aucune raison pour que les automobilistes se rendent prochainement dans les stations-service pour effectuer des achats de précaution. Tout en restant très vigilante sur l'évolution de la situation.

    Les besoins français

    Actuellement, il s'écoule en France
    environ 140.000 m3 de carburants, pour un total annuel de 50 millions de m3. Le pays s'appuie parallèlement sur un réseau de 200 dépôts dont les capacités de stocks dépassent les 500 m3. La dernière fois que la distribution de carburants a été impactée de manière significative remonte à 2010, lors des mouvements sociaux contre la réforme des retraites. Pendant cette période, l'ensemble des raffineries s'était interrompu pendant plusieurs semaines 
    Les douze raffineries françaises avaient fait grève: Donges (DvG, Loire-Atlantique) était déjà l'un des piliers du mouvement qui dura 17 jours contre la réforme des retraites. Les salariés des terminaux de Fos-Lavera (PS, proche de La Mède, Bouches-du-Rhône), maillon crucial de la chaîne pétrolière, n'avaient repris le travail qu'au 33e jour de grève contre la réforme portuaire, tout comme ceux de Grandpuits (SE, Seine-et-Marne, dont le sénateur local est PCF) et de Gonfreville (PCFSeine-Maritime). Les dépôts de carburants s'étaient également mis en grève, au point de paralyser le pays. 

    L'Ufip est formelle: la situation actuelle n'est en rien comparable à cette époque qui laisse de très mauvais souvenirs aux automobilistes. Ainsi qu'aux pouvoirs publics, qui savent combien ce type de mouvements joue sur l'opinion publique.

    L’usine de fluides d’Oudalle (Seine-Maritime) et l’établissement des Flandres (Nord) sont toutefois entrés dans le mouvement, alors que les travailleurs de Donges ont terminé leur grève lundi après la signature d'un accord par la CFDT et la CGC. "C’est parti pour durer puisque des consignes d’arrêt total des unités ont déjà été posées dans deux raffineries: Gonfreville-l’Orcher et La Mède" à Châteauneuf-les-Martigues, a indiqué M. Sellini. "Il faut compter entre trois et cinq jours pour redémarrer", a-t-il précisé.

    vendredi 1 février 2013

    Les enseignants grognent: Peillon leur donne 400 euros

    Le gouvernement socialiste lutte contre les dérives budgétaires à coups de primes

    Et une prime dès la première petite grève de fonctionnaires, une !

    Vincent Peillon a aussitôt pensé à mettre la main à la poche du contribuable pour satisfaire l'électorat de fonctionnaires du pouvoir.
    D'après Les Echos, dès le lendemain d'une grève peu suivie par les instituteurs, le ministre de l'Education nationale envisage d'accorder une prime aux enseignants du premier degré. Cette décision pourrait être confirmée vers la mi-février, mis le ministre refuse pour l'instant la transparence.

    La grogne des enseignants porte sur tout
    Comme la presse qui a fait pression sur Hollande pour faire céder Google, au prétexte que le moteur de recherche fait de la pub à la faveur des référencements qui rendent pourtant leurs journaux plus visibles et accessibles, les fonctionnaires de l'Education ne perdent pas de temps pour monnayer leur soutien électoral de la présidentielle. 
    Tout est prétexte à extorsion: en attendant que les effectifs reviennent sur le tapis du chantage, à la question des rythmes scolaires, s'ajoute maintenant celle des revenus. 
    A formation et compétence inégales, le ministre est tout disposé à réduire l'écart de traitement entre ceux du premier et du second degré, selon le quotidien économique. Pas question en revanche d'assimiler cette prime à une compensation pour le retour à la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013, lequel suscite bien des protestations. Une deuxième prime resterait donc à venir...

    Ces 400 euros seraient versés annuellement  

    Crise ou pas crise, ce n'est qu'un premier pas, selon Les Echos. 
    Les syndicats n'ont pas renoncé, eux, à  faire aligner ce premier coup de pouce sur la prime des enseignants du secondaire, à savoir 1 200 euros. 

    Vincent Peillon envisagerait par ailleurs de revoir le grade des enseignants du premier degré, là aussi pour tendre vers un alignement avec le second degré. 
    Reste à connaître la nature du financement de ces mesures. 
    Les classes moyennes semblent toutes désignées, quel que soit le vecteur de ponction.

    Le quotidien croit savoir qu'une prime annuelle de 400 euros versée aux enseignants de CE1 et de CM2 pour faire passer les évaluations ne serait pas reconduite: ces évaluations n'étaient d'ailleurs pas pratiquées par les enseignants "désobéisseurs", de même que le versement d'heures supplémentaires (défiscalisées ?) aux professeurs des écoles qui prennent en charge des stages de remise à niveau au printemps, en juillet et en août. 
    Nous demandons que le ministre accepte la transparence sur les bénéficiaires, lanature et le lieu de ces stages estivaux...

    Quelques retraités dans la rue produiraient-ils les mêmes effets ?
    Les Restos du coeur sont aussi faits pour eux...



    dimanche 15 juillet 2012

    Education nationale cherche professeurs désespérément

    Salaires, valorisation du métier, rien ne suscite des vocations d'enseignants




    Il conviendrait de détecter
    les candidats incapables d'enseigner




    Le métier d'enseignant attire de moins en moins:
    faibles salaires, conditions de travail détériorées, formation bouleversée, dégradation du comportement des élèves... Les motifs de crise des vocations sont nombreux et les solutions difficiles à mettre en place.
    A la rentrée 2012, les postes d'enseignants de collèges et lycées ne seront pas tous pourvus par concours, faute de candidats: aux concours du CAPES externe, 706 postes sont restés vacants, soit 15% des postes à pourvoir.
    C'est un peu moins qu'en 2011, mais la pénurie pénalise des disciplines fondamentales comme les mathématiques, les lettres et l'anglais.
    La France n'est pas le seul pays dans ce cas
    L'OCDE qui suggère d'offrir de "meilleures perspectives en termes de statut, d'autonomie professionnelle et de carrière", dans un rapport publié en mars sur les enseignants et les dirigeants de l'enseignement du XXIème siècle.
    En Finlande, les enseignants bénéficient d'un statut social supérieur à celui de la plupart des professions. Singapour assure aux élèves-enseignants une rémunération mensuelle qui rivalise avec les salaires des nouveaux diplômés dans d'autres secteurs.
    Il est primordial d'améliorer les rémunérations, préconise l'OCDE. Les salaires des enseignants français sont parmi les plus faibles des pays de l'organisation, et ils reculent depuis 1995.
    Malgré la revalorisation des débuts de carrière par la droite, les enseignants débutants gagnent "à peine 1.500 euros nets par mois", dit Hubert Raguin, du syndicat FO. "L'image du métier d'enseignant dépend beaucoup de son niveau de rémunération et de ses conditions de travail qui sont mauvaises à cause des suppressions de postes drastiques. Or ces sujets sont dramatiquement absents de la concertation lancée par Vincent Peillon", ajoute-t-il.
    "Une autre conception du métier"
    Augmenter le salaire de 800.000 enseignants a une lourde incidence budgétaire. "On ne s'interdit pas d'y penser", avait déclaré V. Peillon, mais c'était pendant la campagne présidentielle à propos d'une revalorisation salariale.
    La présenatation qu'a faite la gauche de la réforme de la formation des enseignants ("masterisation"), a contribué à décourager les vocations. Depuis 2010, les études durent cinq ans après le bac au lieu de trois, mais l'année de stage est supprimée. Les enseignants débutants se retrouvent sans préparation pédagogique devant une classe, mais les IUFM proposaient une formation théorique inadaptée à la demande des élèves-enseignants.
    En outre, l'argument crème-à-la crème d'un financement difficile d'études longues par des jeunes d'origine modeste ne tient pas la route. D'une part, il peut s'appliquer quelque soit la filière et la charge est moindre pour une formation d'enseignant que pour celle en école d'ingénieur ou de commerce. Le métier d'enseignant était pour eux "un ascenseur social", avance Christian Chevalier (SE-UNSA), qui accueille favorablement le projet d'un pré-recrutement dès la troisième année de licence, - au niveau donc du nouveau système en vigueur -, mais assorti d'une rémunération, envisagée par le gouvernement. Ce qui ne règle toujours pas la question de la formation des enseignants.
    Dans ce contexte, mettre en oeuvre la promesse du gouvernement de créer 60.000 postes sur cinq ans, d'enseignants, s'annonce d'autant plus délicate que le coup de pouce n'est pas prévu essentiellement pour des professeurs, mais plutôt pour des infirmières et des personnels d'encadrement.
    Marie Duru-Bellat, sociologue, dénonce "la gestion des ressources humaines catastrophique de l'Education nationale" - en cogestion avec les syndicats (dont la FSU, classée très à gauche): "d'un simple point de vue de bon sens, les conditions de premier exercice décourageraient un régiment", prétend-elle. "Il faut voir les jeunes enseignants en région parisienne, affectés à deux établissements où ils trouvent des élèves debout sur les tables". Il faut dire en contrepartie que les conseillers principaux d'éducations se plaisent à faire davantage de psychologie, dévoreuse de temps, que d'encadrement et de surveillance: la prévention ne semble pas avoir produit les effets positifs escomptés...
    "L'incapacité des différents gouvernements à maîtriser cette question de la vie scolaire et des comportements des élèves est une cause essentielle de la baisse des vocations à partir de 2000", relève Jean-Pierre Obin, inspecteur général honoraire, un dénigreur pourtant situé en responsabilité au sommet de la hiérarchie et a fortiori de discipline, jugée aussi vulgaire qu'une bonne orthographe !
    Sans craindre la caricature, Jean-Louis Auduc, ancien directeur des études de l'IUFM de Créteil, critique "le manichéisme" qui fait que l'on est affecté "soit en ZEP soit en classe 'prépa' des lycées prestigieux parisiens". Ce type de remarque démagogique est symptomatique de l'état d'esprit "lutte des classes" qui sévissait dans les instituts de (dé)formation des "maîtres" qui ne maîtrisent plus rien. Il faudrait "pouvoir faire les deux, mais cela suppose une autre conception du métier". Grotesque ! A l'inverse, ne voit-on pas aussi bien de vieux agrégés dans des collèges. Ce sont donc plutôt les mentalités des enseignants qu'il conviendrait de faire évoluer et la responsabilité des directeurs des études de l'IUFM et des inspecteurs généraux est alors pleinement engagée.