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mardi 31 décembre 2019

La CGT appelle à un "blocage total" des raffineries contre la réforme Macron des retraites

Avant le discours du Nouvel An de Macron, dont la presse serine qu'il est "très attendu",  appel au blocage de toutes les raffineries du 7 au 10 janvier

"On appelle à un grand temps fort dans toutes les raffineries de France, du 7 au 10 janvier"




"Pour faire en sorte qu'aucun produit ne sorte pendant 96 heures"
, annonce Thierry Defresne, le délégué central de la CGT chez Total, lundi 30 décembre.

Quelle forme prendrait cette mobilisation contre la réforme des retraites ? "Ce sera un blocage total, répond Thierry Defresne. A l'issue de ces 96 heures de grève on se posera la question de savoir si l'on passe à l'étape de l'arrêt des installations." La balle est dans le camp de Macron qui refuse une hausse du SMIC - il n'augmente que de 15 euros nets en janvier 2020, une augmentation automatique -. et du "bébé Juppé", Philippe, qui reste "droit dans ses bottes"...

Plusieurs blocages en cours

Résultat de recherche d'images pour "camions blocage approvisionnement   des raffineries"

Sur huit raffineries en France métropolitaine, certaines sont déjà bloquées depuis plusieurs semaines. 
Lundi 30 décembre, les expéditions de carburants sont bloquées depuis trois semaines à la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) et un blocage est également en cours sur la plateforme Total de La Mède (Bouches-du-Rhônemais son bio-carburant - qui traite 60 à 70 % d’huiles végétales brutes 100% durables et 30 à 40 % de matières premières issues de retraitement de déchets - est acheminé vers l'Allemagne : les écologistes français le rejettent car il nécessite l'importation d'une grande part d'huile de palme). Quant à la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), un temps bloquée, elle fonctionne  de nouveau normalement, assure la direction de Total lundi soir.

vendredi 27 décembre 2019

La pénurie de carburants s'étend et le gouvernement la nie

Peut-il nier aussi l'envolée des prix à la pompe?

Mardi soir, veille de Noël, au moins 310 stations étaient déjà officiellement dénombrées en rupture de carburants 

Station-service (photo d'illustration)
L'intox commençait avec un jeu cynique sur les mots : un carburant seulement en rupture d'approvisionnement ou stations fermées faute de la totalité des carburants? La profession assurent que les points de vente sont 11.000 et que les stocks permettent de voir venir pendant une semaine. Sur la hausse des prix, silence radio !
En cause, des blocages de raffineries et de dépôts de carburant dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites. Mais aucun arrêt de production n'est encore officialisé.

VOIR et ENTENDRE Emmanuel Lechypre exposer le sujet de la distribution des carburants :

L'illustre joueur de poker de la Place Beauvau, Castaner, dit "simplet", prend la parole pour à la fois certifier que la situation est sous contrôle  et mettre en garde les usagers contre le risque de panique.

Les journaux faisaient leur pub en diffusant "notre carte" des points chauds.
Outre que c'était la même de l'un à l'autre, "consultez notre carte des 310 stations-service en rupture de stock", elle était aussitôt dépassée et contredite par le terrain, sans que bouge le compteur. 

Les syndicats qui bloquent les raffineries et dépôts de carburants pour s’opposer à la réforme Macron des retraites depuis le 5 décembre, commencent à mettre les stations-service en rupture d’approvisionnement.
"Nous avions [lundi 23 décembre] 2,6 % des stations françaises avec un défaut d’un ou deux produits", a fait savoir mardi le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Francis Duseux, relayé par l'AFP en direction des organes de presse. "La situation est quasi normale", concluait-il, malgré "un peu de tension en zone PACA". Ces pénuries locales s’expliquent par des blocages d’expéditions "perlés" dans la raffinerie bio de La Mède (Bouches-du-Rhône), selon Total, ainsi que par l’arrêt d’une unité de production de la raffinerie de Lavéra (Bouches-du-Rhône), a fait savoir la CGT.

"Toutes les raffineries continuent de produire" et "l’approvisionnement des stations-service continue d’être assuré normalement", a pour sa part réaffirmé
mardi après-midi le ministère de la transition écologique et solidaire dans un communiqué. Il ajoutait que "seule la raffinerie de Grandpuits connaît des difficultés d’expéditions," ainsi que "deux dépôts sur 200". Il suffisait de faire l'addition...
Au moins 41 stations en rupture multiple de carburants, 
186 en rupture unique

Le risque d'une "pénurie" de carburants est rejeté depuis le début du mouvement social contre la réforme Macron des retraites. Encore jeudi, Christophe Castaner a insisté sur le fait qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, mettant toutefois en cause les automobilistes qui se ruent dans les stations-service ouvertes pour s'approvisionner. Message subliminal: ce sont les usagers qui créent la pénurie. Pas les grévistes.

Il y a 200 dépôts en France, seuls deux sont bloqués au moment où je vous parle, donc il n’y a aucun risque de pénurie, a indiqué Christophe Castaner lors d’un déplacement en Seine-et-Marne consacré à la sécurité routière, au 22e jour du mouvement social qui bat désormais le record de durée de 1995.
Pour
éviter un risque de comportement qui ne serait pas rationnel, Castaner a invité chacune et chacun à ne pas se précipiter dans les stations-service, appelant aussi les media a observer les consignes et éléments de langage gouvernemental en n'alimentant pas "cette petite musique-là" parce que […] c’est une fausse information que d’évoquer le risque de pénurie.

Mince, encore l'un de ces traquenards dont BFM a le secret: 
la chaîne commerciale refuse de partager ses vidéos 
et balance ses pubs cyniquement, en lieu et place

VOIR et ENTENDRE l'imprudente déclaration du présomptueux Castaner :

Selon un décompte du journal Le Monde, ce taux était en vérité monté à 2,8 % mardi à minuit. Sur les quelque 11.000 réparties sur tout le territoire, 72 stations étaient en rupture multiple de carburant et 238 en rupture unique. On pouvait retrouver dans la carte interactive du Monde les stations-service encore en rupture de stock : "consultez notre carte des 310 stations-service en rupture de stock" (le compteur restait donc pourtant bloqué à 310...).

C'est la bataille des mots entre le gouvernement et les grévistes. 

VOIR et ENTENDRE CNews diffuser les éléments de langage gouvernementaux, sachant que la video montrant Castaner nier l'extension de la pénurie a été retirée :


Simplet a aussi appelé à la "responsabilité" de ceux qui veulent bloquer les raffineries, ceux qui veulent bloquer ces dépôts, leur demandant de ne pas empêcher les Français de se déplacer.

Où en est la distribution de carburants ce vendredi 27 ?


Où sont les stations-service touchées par un manque [sic] de carburant?
Un cycliste passe à côté d'une station essence à Montpellier, le 4 décembre 2018 (photo d'illustration).Le magazine est passée de la "pénurie" au "manque"... Son article est assorti d'une illustration indiquant que seul le "diesel" pointé par les écolos serait affecté par les blocages.

VOIR et ENTENDRE une série de reportages de presse faisant état d'une raréfaction inquiétante des produits pétroliers.

Dimanche déjà, la pénurie n'est pas aussi faible qu'indiquée, malgré "des mesures de rationnement" :

La pénurie s'installe, mais il ne faut pas s'inquiéter: 

La pénurie s'étend, mais tout va bien...

Du côté de Lavera, les ponts sont bloqués, la CGT empêchant la circulation des camions-citernes et l'approvisionnement des dépôts de carburants, mais tout va bien Madame la marquise...
Castaner est serein et Macron nous prépare un "grand" et beau discours de bonne année plein de mots (maux ?).

jeudi 15 novembre 2018

Electricité: fermeture possible des centrales à charbon après 2020

Tandis que l'Allemagne rouvre ses mines de charbon : cohérence européenne et harmonisation des politiques ?

Le président Macron autorise la fermeture des centrales à charbon en France après 2020, comme promis ! 

La centrale nucléaire de Fessenheim aussi, mais ...sous conditionS, notamment de ne "fermer aucun autre mode de production", a indiqué jeudi RTE, le gestionnaire du réseau d'électricité à haute tension qui présente ses perspectives sur la sécurité d'approvisionnement 2018-2023.
"Après l'hiver 2020, des marges de sécurité devraient réapparaître" et permettre la fermeture progressive des quatre centrales à charbon et de la centrale nucléaire de Fessenheim.

RTE pose toute une série de conditions, notamment développer fortement les énergies renouvelables, mettre en service trois interconnexions (une avec l'Italie, deux avec la Grande-Bretagne, où les énergies fossiles en déclin continuent toutefois de dominer le mix électrique) et mettre en service l'EPR de Flamanville (Manche) ainsi que la centrale au gaz de Landivisiau (Finistère) dans les délais.
Le Royaume-Uni qui est importateur net de pétrole brut depuis 2005 (et de produits pétroliers depuis 2013) en exporte aussi (mais divisées par 3 entre 2000 et 2016). La France reste la 5e destination des exportations de pétrole brut et de condensats du Royaume-Uni (7% des exportations en 2016).
Il faut également "ne fermer aucun autre moyen de production", selon des documents présentés jeudi par RTE.

Cette présentation intervient alors que le gouvernement s'apprête à dévoiler sa programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour les années 2019-2023 et 2024-2028. 
Macron avait promis durant la campagne présidentielle de fermer les centrales à charbon - très polluantes - durant son quinquennat. Cet objectif a été depuis confirmé plusieurs fois par le gouvernement.
Le pays veut, à terme, moins dépendre du nucléaire pour la production de son électricité mais, pour l'instant, seuls les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim doivent fermer.

Résultat de recherche d'images pour "fermeture des centrales à charbon Aubagne"
Il reste quatre sites en activité: deux d'EDF à Cordemais (Loire-Atlantique) et au Havre (Seine-Maritime), et deux autres d'Uniper (entreprise allemande) à Gardanne (Bouches-du-Rhône, photo ci-contre) et Saint-Avold (Moselle). Elles doivent être converties ou fermées avant 2022, alors qu'elles représentent une capacité de 1.200 MW.

Mais à propos d'alternative énergétique, rappelons que la transformation du site Total à La Mède, Bouches-du-Rhône, suscite une controverse. 
Les 'bio' ou 'agro' carburants, obtenus à partir de produits végétaux pour être mélangés aux carburants fossiles, soulèvent de nombreux problèmes écologiques car essentiellement basés sur l’utilisation de l’huile de palme, non pas que cette huile soit nocive, mais parce que sa production est cause de déforestation en Indonésie ou au Congo.

Après lui avoir fait la guerre dans nos assiettes, l’huile de palme trouve une seconde vie dans nos réservoirs. Le projet de bioraffinerie de Total à La Mède (Bouches-du-Rhône) a obtenu le feu vert de l’Etat pour démarrer son exploitation de 'biocarburant'. 
Depuis, plusieurs associations tirent la sonnette d’alarme. Et pour cause, le groupe pétrolier prévoit d’importer 300 000 tonnes d’huile de palme par an pour développer son site. Avec des conséquences lourdes pour l’environnement. "Je leur demande […] de réduire au maximum l’utilisation d’huile de palme […] et d’essayer, d’année en année, de réduire la part d’huile de palme et d’augmenter la part d’huiles usagées". Sur BFMTV, Nicolas Hulot avait ainsi tenté d’appeler Total à la modération, alors que le permis d’exploitation de leur 'bioraffinerie' de La Mède venait de leur être délivré… par l’Etat lui-même. "Je ne peux pas leur demander, alors qu’ils ont fait ces efforts et ces investissements, de renoncer", s’est justifié le ministre.

Les biocarburants déjà présents dans nos stations services. 
Résultat de recherche d'images pour "biodiesel"
Le groupe pétrolier français a lancé en 2015 le projet de transformation de sa raffinerie de La Mède, sur l’étang de Berre, alors déficitaire. Il a cessé d’y raffiner du brut et l’a convertie, au prix d’un investissement de 275 millions d'euros, en y installant notamment un dépôt pétrolier, une ferme solaire, un centre de formLtion et cette bioraffinerie.

Un marché émergent déjà critiqué
Le carburant qui y sera produit, dit de "première génération", issu d’huiles végétales brutes et de graisses animales, est censé faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. Ce "fioul propre" est d’ailleurs déjà dans les réservoirs de nos voitures. L’éthanol est incorporé à l’essence, et le biodiesel, au diesel. "A la pompe, tous les carburants distribués en France contiennent une partie de biocarburants", rappelle l’Institut français du pétrole, un organisme public de recherche dans les domaines de l’énergie et des transports.
Liquide incolore, volatile, inflammable et miscible à l'eau en toutes proportions, l'éthanol est un psychotrope et l'une des plus anciennes drogues récréatives, sous la forme de boisson alcoolisée. Mais il est aussi utilisé par l'industrie agroalimentaire (à la production de spiritueux notamment), la parfumerie et la pharmacie galénique (comme solvant), ainsi qu'en biocarburant (bioéthanol).
En Europe, le marché des biocarburants continue de progresser discrètement, à l’instar de l’aviation d’affaires qui a annoncé, le 29 mai 2018, son intention de s’engager en faveur des biocarburants dans le transport aérien. Pourtant, non seulement cette progression manque encore de soutien, mais, pire, elle est confrontée à un nombre grandissant d’opposants, notamment écologistes. 

mercredi 18 décembre 2013

Trois raffineries Total sont en grève

Joyeux Noël syndical: pénurie de carburants annoncée à compter de lundi

Le gouvernement socialo-écolo 
crée des tensions 
sociales

18 décembre 2013
Un mouvement de grève reconductible à l’appel de la CGT et FO s'est développé à partir du début de semaine dans les raffineries Total en France. "Sur la la production, le taux de gréviste oscille entre 75 et 100%", selon la CGT, mais la direction du groupe a estimé le taux de grévistes "pour la population globale" des salariés de Total en France à environ 20%.

Selon Le Figaro du dimanche 15,
la grève devait affecter la production de deux raffineries Total en France, à Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime) et La Mède (Bouches-du-Rhône). Thierry Defresne, secrétaire général de la CGT Total Normandie, faisait en outre savoir que, sur les cinq raffineries Total touchées par le mouvement, ces deux sites pétrochimiques seraient à l'arrêt à compter du lundi 16.

Le conflit porte sur 
les revalorisations annuelles de salaires
La CGT refuse de signer l'accord soumis par la direction qui prévoit - pour les 19.000 salariés du groupe - "une enveloppe d'augmentations générale et individuelles d'au moins 2,7 %". 
En revanche, deux organisations socialistes, la CFDT et la CFE-CGC, ont ratifié le projet qui sera mis en œuvre dès le 1er janvier, précise l'entreprise, et elles peuvent suffire, car ces deux syndicats pèsent à eux seuls plus de 30 % des effectifs syndiqués - le seuil prévu par la loi pour qu'un accord puisse s'appliquer. La CGT représente pourtant un quart des salariés des raffineries Total.

Combien de temps l'approvisionnement en carburant restera-t-il sous contrôle?

À quelques jours des vacances de Noël, les automobilistes doivent-ils s'attendre à une pénurie de carburants?
 Quand ce n'est pas au moment des départs en vacances d'été, la question se pose d'une prise des Français en otages au moment des fêtes.

Des schémas de remplacement
Sur ses huit raffineries en France, les cinq sites concernés de Total ne sont pas alignés de la même façon sur ce mouvement. 
  • À Donges (Loire-Atlantique), la fin de la grève a été votée dès lundi après-midi. 
  • À Grandpuits (Seine-Maritime), où l'installation n'a jamais été complètement arrêtée, les personnels se sont prononcés mardi pour un retour à la normale, effectif dans la soirée. 
  • En revanche, les trois raffineries de Normandie (Gonfreville-l'Orcher), Provence (La Mède) et Feyzin (Rhône) poursuivent le mouvement. 

  • Reste à voir dans quelle mesure il va se durcir, ou non"
    , hésite un observateur.
    L'Ufip, qui ne nie pas "des tensions dans la chaîne des approvisionnements", assure néanmoins que "des schémas de remplacement sont déjà sur les rails". "Pour le moment, la situation est sous contrôle, précise Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Plus de la moitié des raffineries en France fonctionnent, de même que les dépôts pétroliers." 

    Il s'agit de modifier certains circuits de distribution, de manière à allouer des livraisons supplémentaires dans les zones concernées par les mouvements de grève. "Par ailleurs, nous pouvons compter sur les importations très importantes de gazole", poursuit Jean-Louis Schilansky. Dans ces conditions, l'Ufip ne voit aucune raison pour que les automobilistes se rendent prochainement dans les stations-service pour effectuer des achats de précaution. Tout en restant très vigilante sur l'évolution de la situation.

    Les besoins français

    Actuellement, il s'écoule en France
    environ 140.000 m3 de carburants, pour un total annuel de 50 millions de m3. Le pays s'appuie parallèlement sur un réseau de 200 dépôts dont les capacités de stocks dépassent les 500 m3. La dernière fois que la distribution de carburants a été impactée de manière significative remonte à 2010, lors des mouvements sociaux contre la réforme des retraites. Pendant cette période, l'ensemble des raffineries s'était interrompu pendant plusieurs semaines 
    Les douze raffineries françaises avaient fait grève: Donges (DvG, Loire-Atlantique) était déjà l'un des piliers du mouvement qui dura 17 jours contre la réforme des retraites. Les salariés des terminaux de Fos-Lavera (PS, proche de La Mède, Bouches-du-Rhône), maillon crucial de la chaîne pétrolière, n'avaient repris le travail qu'au 33e jour de grève contre la réforme portuaire, tout comme ceux de Grandpuits (SE, Seine-et-Marne, dont le sénateur local est PCF) et de Gonfreville (PCFSeine-Maritime). Les dépôts de carburants s'étaient également mis en grève, au point de paralyser le pays. 

    L'Ufip est formelle: la situation actuelle n'est en rien comparable à cette époque qui laisse de très mauvais souvenirs aux automobilistes. Ainsi qu'aux pouvoirs publics, qui savent combien ce type de mouvements joue sur l'opinion publique.

    L’usine de fluides d’Oudalle (Seine-Maritime) et l’établissement des Flandres (Nord) sont toutefois entrés dans le mouvement, alors que les travailleurs de Donges ont terminé leur grève lundi après la signature d'un accord par la CFDT et la CGC. "C’est parti pour durer puisque des consignes d’arrêt total des unités ont déjà été posées dans deux raffineries: Gonfreville-l’Orcher et La Mède" à Châteauneuf-les-Martigues, a indiqué M. Sellini. "Il faut compter entre trois et cinq jours pour redémarrer", a-t-il précisé.