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mercredi 11 janvier 2017

Présidentielle 2017: Bayrou a choisi son camp

L'homme politique virtuel accuse Fillon de "radicalité"

François Bayrou doit cesser de se réclamer du centre

Le paria
Le maire de Pau tergiverse sur une possible candidature à la présidentielle
En revanche, il ne retient pas ses coups contre la droite républicaine, condamnant la "radicalité" revendiquée du candidat officiel de la droite, François Fillon, vainqueur de son favori régional, Alain Juppé, estimant mercredi qu'elle l'expose à un risque majeur de défaite à la présidentielle. En voilà qui ne changera pas...

Le candidat de la droite et du centre a réaffirmé mardi qu'il n'amendera en rien son projet, que le président du MoDem juge "dangereux". Ce même arbitre équitable des vertus s'est tu sur la gestion "désastreuse" de Ségolène Royal, quand elle était présidente de la région Poitou-Charentes, mais s'est placé en juge vertueux de Christine Lagarde et contre son arbitrage en droit dans l'affaire Tapie, alors que les 189 Etats membres du FMI lui ont réaffirmé leur confiance totale.

"Si on dit aux millions de Français qui s'interrogent aujourd'hui, 'c'est à prendre ou à laisser', alors il y a beaucoup de probabilités qu'ils disent 'On laisse'", a assuré sur RTL François Bayrou qui multiplie les sentences sur ses concitoyens bien que les Français ne le "calculent" guère -le parti qu'il préside est en veille- et que ses ambitions personnelles soient en berne.

"Les primaires, ça rend les candidats prisonniers d'un camp. Or le président de la République doit dépasser les camps", a-t-il souligné.

Bayrou condamne aussi bien les primaires de la gauche que de la droite et du centre, sans lui

L'intermittent politique a des aigreurs chroniques
Bayrou, solitaire, sauf
au pays du duffle-coat
"François Fillon serait, à mon sens, modestement, bien inspiré de réfléchir à la différence qu'il y a entre le candidat d'un camp et celui qui veut être le président de tout un pays", a encore lâché le donneur de leçon, simple ministre de l'Education inactif, au co-gestionnaire de la crise économique et financière internationale de 2008. Pour se donner du poids, Bayrou appelle les morts à sa rescousse, en l'occurrence Philippe Séguin, mentor de François Bayrou.

En janvier 1995, alors que Jacques Chirac, qu'il soutenait, paraissait promis à la défaite face à un Edouard Balladur placé en tête par les entreprises commerciales de sondages pour le premier tour de la présidentielle, Philippe Séguin avait lancé : "Arrêtez de croire qu'il va y avoir une élection présidentielle. Le vainqueur a déjà été désigné. Proclamé. Encensé. Circulez, y a rien à voir !" 
François Bayrou est échaudé Lorsque Bayrou présenta sa candidature à l'élection présidentielle du printemps de 2007, les sondages dopèrent sa campagne assurant que les intentions de vote en sa faveur étaient passées de 8 % environ début décembre à 22 % dans la première quinzaine de mars. Simone Veil -que le président du fantomatique MoDem classa avec VGE dans une "collection d'élus épuisés"- déclara en revanche que Bayrou est "le pire de touset que sa candidature est "une imposture". François Bayrou obtint 18,57 % au premier tour de cette présidentielle 2007 se plaçant en 3e position, derrière Nicolas Sarkozy (UMP, 31,18 %) et Ségolène Royal (PS, 25,87 %) à respectivement plus de douze et cinq points.
"C'est exactement la même chose aujourd'hui", a jugé François Bayrou.
"Si on dit aux Français, 'tout a été décidé par la primaire de ce camp', eh bien les Français vont considérer que d'une certaine manière on porte atteinte à ce que doit être le débat présidentiel. Le débat présidentiel n'est pas le débat d'un camp", a encore insisté le maire de Pau, exclu aigri du bipartisme et porte-parole auto-proclamé, obstiné mais ignoré des Français.

Interrogé sur BFMTV et RMC Info, François Fillon a réaffirmé qu'il est "prêt à accueillir François Bayrou et ses amis, mais pas au prix d'une négociation sur mon programme.
"On n'est pas sous la IVe République où on négociait les programmes au fur et à mesure des élections", a-t-il ajouté, à la stupéfaction du foireux malfaisant.
Bayrou, combien de divisions ?

mardi 28 juin 2016

Popularité : Hollande creuse le fond, Sarkozy devance désormais Juppé

Du jamais vu: seulement 12% des Français font encore confiance au chef de l'Etat 

Jusqu'où peut-il descendre sans démissionner, par respect pour la fonction ?
Seulement 12% des Français font encore confiance à François Hollande, selon un sondage TNS Sofres-Onepoint pour Le Figaro Magazine publié mercredi 29 juin. Il s'agit du plus bas niveau jamais enregistré par le chef de l'Etat depuis son arrivée à l'Elysée, en baisse d'un point par rapport au mois dernier. 

Manuel Valls connaît pour sa part un sursis après une chute brutale en mai, et regagne 2 points à 22%.

A droite, l'ancien chef de l'Etat reprend l'avantage dans son propre camp, même si Alain Juppé reste devant Nicolas Sarkozy, avec 36% (+1 point) d'avis favorables contre 19% (stable), auprès de l'ensemble des Français.

Sarkozy devance Juppé chez les sympathisants de droite

Il gagne 9 points, à 44% chez les sympathisants de droite, frange de l'électorat la plus susceptible de se déplacer pour la primaire de la droite en novembre, quand Alain Juppé en perd 6 à 41%. 

L'écart est encore plus important auprès des seuls proches des Républicains (LR), avec un bond de 17 points de l'ancien chef de l'Etat qui recueille 65% de réponses positives, alors que le maire de Bordeaux chute de 14 points à 52%.

De son côté, François Fillon est stable à 25% auprès de l'ensemble des Français, mais perd 5 points à droite et 9 auprès des seuls sympathisants LR. 

Enquête réalisée en face-à-face du 23 au 27 juin, auprès de 1 000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Bruno Le Maire perd 3 points à 17%. 
Parmi les autres responsables politiques, Emmanuel Macron perd 3 points à 26%, Jean-Luc Mélenchon en perd 3 à 24% et Marine Le Pen est stable à 21%.

jeudi 23 mai 2013

Réforme Peillon des rythmes scolaires venue du froid

Peillon s'inspire des voisins scandinaves


Il faudra que ce qui est bon pour les nordiques le soit pour les méditerranéens

Les petits Marseillais devront travailler sous la chaleur. 
Le ministre français de l'Éducation nationale, chargé de plancher sur la réforme de la semaine de 4 jours et demi, envisage une réduction des vacances d'été à six semaines.  Ce projet innovant du philosophe de la rue de Grenelle sur les rythmes d'apprentissage ne serait qu'une copie conforme du découpage de l'année scolaire d'autres pays européens: vérité au-delà de la Meuse ou de l'Escaut serait une erreur en-deça.

C'est 
également sans compter que les intérêts de l'industrie du tourisme "made in France" et de notre balance commerciale ne sont pas exactement aussi négligeables qu'ailleurs.
Une année scolaire plus longue et des vacances d’été plus courtes. 
Telle est l’idée du projet de réforme des rythmes scolaires étudiée que le ministre français de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, a "mis sur la table" pour le "regarder". "Il faut que nous remontions vers 180 jours pour l'école primaire", a-t-il déclaré dimanche 24 janvier sur BFM-TV. Actuellement, les écoliers français ont classe 144 jours chaque année.

Le projet prévoit également de
passer de la semaine de 4 jours par semaine à 4,5 jours à la rentrée 2013. 
"Ce sera le mercredi matin", avait tranché le ministre, évoquant une possible "souplesse" pour le samedi matin au niveau d'un département ou d'un établissement. Au risque d'un casse-tête familiale, quand les différents niveaux scolaires d'une même commune ne tomberont pas d'accord. Quant aux familles recomposées qui rencontrent déjà des difficultés pour faire se rencontrer les enfants d'une même fratrie, sacrifiées !

Travailler plus ...pour la gloire


Cette refonte du rythme scolaire tend encore à se rapprocher de ceux des pays voisins. Aujourd’hui, dans la classe européenne, la France se distingue par :
Le nombre de jours de classe par an. La France reste encore parmi les pays dont la scolarité est la plus concentrée, avec 144 jours d’école en primaire (178 jours dans le secondaire), tandis que la moyenne des pays de l'OCDE (Organisation de coordination et de développement économiques) est de 187 jours.
La semaine de travail. Depuis l’introduction à la rentrée 2008 de la semaine de 4 jours à l’école, avec 24 heures de classe par semaine (heures de soutien non comprises), le nombre d’heures par jour - en moyenne - est passé à 6 heures, le chiffre plus élevé des pays de l’Union européenne.
Les congés estivaux. Les élèves français se situent dans la moyenne haute avec 9 semaines en été. Mais il faut y ajouter les congés en cours d’année, soit quatre périodes de deux semaines réparties sur les 10 mois de l’année scolaire. Dans la plupart des autres pays, les "petites" vacances dépassent rarement une semaine.

lundi 20 mai 2013

Guillaume Peltier sélève contre l'entreprise de destruction sociétale du pouvoir socialo-écolo

"La gauche, froide, sectaire et mondialisée, brade les piliers de notre société"
Et si Hollande entendait
le point de vue de l'enfant ?
Le vice-président de l'UMP répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie ce lundi matin 20 mai.

VOIR et ENTENDRE 
Guillaume Peltier assurer que la loi pour le mariage entre personnes du même sexe ne sera démocratiquement validée que par un référendum qui pouurait conduire à une union civile:  


Guillaume Peltier : "Il y a toujours au-dessus... par rtl-fr

SCRIPT

Jean-Michel Aphatie:  La loi instaurant le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels a été promulguée, samedi, après l'accord, la validation du Conseil Constitutionnel ; et malgré tout, l'UMP appelle à une manifestation, dimanche, en compagnie des Opposants au mariage homosexuel, donc dimanche prochain dans la rue à Paris, vous y serez vous-même Guillaume Peltier...

Bien sûr.


Ca sert à quoi qu'un parti républicain représenté à l'Assemblée nationale, manifeste contre une loi qui est déjà promulguée ?


C'est la loi d'aujourd'hui et nous la respectons. Mais puisque nous la considérons comme mauvaise, il faudra la supprimer, demain. En politique, il ne faut jamais renoncer, jamais désespérer et toujours s'engager au nom de ses convictions et de sa conscience. Toute l'histoire le démontre, qu'elle soit petite - François Mitterrand en 1984 avec l'Ecole Libre ; Jacques Chirac et le CPE en 2006 - ou qu'elle soit grande, cette histoire, je pense évidemment à Jeanne d'Arc, je pense au Général de Gaulle, le 18 juin 1940. C'est-à-dire qu'il y a toujours au-dessus de la légalité de la loi, la légitimité de la conscience.


On peut sourire parce qu'évoquer Jeanne d'Arc, dans une interview, ce n'est pas facile.

Ah, c'est un de mes modèles.


Ah d'accord !

Luc Chatel, hier, qui est comme vous vice-président de l'UMP, il y a beaucoup de vice-présidents, vous l'êtes tous les deux, dit : "Nous avions déjà pris des positions de ce type-là au moment du PACS, c'est-à-dire l'engagement de supprimer le PACS qui était la première union civile accordée aux homosexuels en 1998 ; et nous ne sommes pas revenus en arrière. Si nous voulons reconquérir le coeur des Français, nous devons être crédibles et responsables. Nous ne reviendrons pas en arrière sur le mariage homosexuel." 


Il est dans le même parti que vous, Guillaume Peltier, et il était comme vous opposé à la loi.

Nous devons être crédibles et responsables. 

Oui, c'est ce qu'il a dit.

C'est-à-dire que la droite...

Vous êtes d'accord avec ça.

La droite ne peut plus être courageuse dans l'opposition et frileuse lorsqu'elle arrive au pouvoir et aux responsabilités. Nous avons, nous, la jeune génération,  des responsabilités immenses au nom du peuple de droite, au nom des millions de Français qui s'opposent à cette loi, de tenir nos engagements, de tenir ses promesses. 

Alors, oui, moi je souhaite que l'UMP prenne cet engagement d'organiser en 2017 un référendum qui visera à supprimer la loi Taubira et à la remplacer par une stricte union civile, sans rétroactivité bien entendu, union civile qui interdira les adoptions pour les personnes de même sexe mais aussi la PMA et la GPA. 

Pourquoi un référendum ?

Parce que le mariage n'est pas un droit. C'est une institution aussi ancienne que la Civilisation. C'est une institution qui, à partir du couple, c'est-à-dire de l'altérité sexuelle, fonde la filiation. C'est-à-dire le droit pour chaque enfant de bénéficier d'un père et d'une mère. Il faut jusqu'à nouvel ordre, un homme et une femme pour donner naissance à un enfant.

Et il s'agit là... L'adoption, vous savez, que je sache, c'est avant tout... Ca n'est pas donner un enfant à une famille, c'est offrir une famille à un enfant. Il s'agit-là d'un trésor précieux auquel nous tenons comme à la prunelle de nos yeux. Et j'ajoute que la gauche froide, idéologue, sectaire, mondialisée, a décidé - je le souligne - de briser, de brader les uns après les autres, les piliers de notre société. C'est aujourd'hui  le pilier de la famille ; ce sera demain...

... Rien que ça !

François Hollande vient de le déclarer, le pilier de la citoyenneté, de la nationalité, à travers cette folie absurde du droit de vote des étrangers. 

Eh bien là, nous sommes là peuple de droite, pour dire à cette gauche qu'il est en France comme dans le monde entier, des valeurs qui ne se bradent pas, qui ne se vendent pas, qui ne s'achètent pas, qui ne se marchandent pas. Et la famille fait partie des valeurs inaliénables.

Pour en rester au mariage ; après tout, nous aurons en 2017, quatre années de pratique, et si l'apocalypse que vous prévoyez encore ce matin, ne se réalise pas...    

Je n'ai pas parlé d'apocalypse...    


Ah, l'écroulement de la société, les piliers de la société...    

Ah ça, ça abîme, ça abîme profondément des repères indispensables de la société.


Ca y ressemble tout de même !Est-ce que la pratique ne pourra pas amener les uns et les autres, vous-même, à considérer que cette loi ne portait pas en elle  tous les désagréments que vous évoquez ce matin, au micro ?

Mais non, mais parce que je crois que tout est affaire d'équilibre. Tout amour est respectable. Et c'est la raison pour laquelle nous proposons une Union Civile qui permette une protection juridique, patrimoniale pour les personnes de même sexe. Mais s'attaquer au droit inaliénable de l'enfant à bénéficier d'un père et d'une mère, ça me semble  gravissime. 

On ne peut pas, Jean-Michel Aphatie, au nom de la crédibilité, le dire aujourd'hui comme la plupart des responsables politiques de la droite et en même temps dire dans quatre ans, quand on sera au Pouvoir, on ne le fera pas. Eh bien moi, je ne serai pas de ceux-là. 

Si quatre années de pratique montrent que tout se passe bien, est-ce que le pragmatisme ne peut pas... J'essaie de tester là votre propre capacité à être pragmatique ou alors à demeurer idéologue !

Mais je suis un pragmatique.

D'accord.

Mais c'est la vertu, la noblesse de l'engagement politique. Aucune personnalité, aucun journaliste, aucun politique, aucune majorité d'aujourd'hui ne peut dessaisir la majorité de demain, la Majorité future. Pourquoi ? Parce que c'est la loi d'airain de la démocratie. C'est la pierre angulaire de la République. C'est-à-dire que ce référendum permettra de réparer cette double déchirure de la loi Taubira, de cette loi brutale qui a privé le peuple non seulement de débats, mais aussi de paroles. Et c'est aussi un engagement important pour la droite de demain.

Si cette affaire du mariage pour tous est aussi importante pour vous, Guillaume Peltier, pensez-vous que Nathalie Kociusko-Morizet qui est candidate aux primaires de l'UMP à Paris (nous ne sommes pas encore dans l'élection municipale), candidate aux primaires qui, elle, n'a pas voté contre cette loi - elle s'est abstenue - peut valablement représenter l'UMP dans une élection municipale ? 

Le peuple de droite à Paris sera souverain. Mais il est vrai... 


... Et donc, on peut choisir entre plusieurs candidats...

Au nom de cette conviction, moi j'appelle l'ensemble des Parisiennes et des Parisiens à se mobiliser, à s'inscrire, alors non seulement à se mobiliser le 26 mai, c'est très important, parce que ce sera un moyen de faire pression sur la gauche française, sur François Hollande pour obtenir au moins la clause de conscience pour les maires. Cette clause de conscience existe. 

Là vous parlez de la manifestation  !

Oui, je vais vous répondre...


Non, je vous parlais de Nathalie Kociusko-Morizet !


Ne vous inquiétez pas, je vais vous répondre.

Parce que le temps passe, vous savez.

Mais c'est très important cette clause de conscience qui existe pour les avocats, pour les pharmaciens, pour les journalistes doit pouvoir exister pour les maires. Ce sera aussi un moyen de faire pression sur la droite française et de ses dirigeants.

Elle n'existe pas dans la loi.

Concernant Paris et la primaire parisienne, oui moi je souhaite et j'appelle l'ensemble de nos adhérents, de nos sympathisants, de nos militants à se mobiliser pour ceux qui défendent au mieux nos convictions et qui portent au mieux nos valeurs. Il y en a deux, par exemple.

Contre Nathalie Kociusko-Morizet.

Pierre-Yves Bournazel et Jean-François Legaret ont eu tous les deux une position très claire puisqu'ils ont dit que s'ils avaient été parlementaire, ils se seraient opposés à cette loi dite Taubira du mariage pour tous. Maintenant, je suis quelqu'un de loyal, je souhaite que ça ne soit pas Nathalie qui soit désignée ; mais si elle était désignée, je la soutiendrais parce que je préfère Nathalie à madame Hidalgo. Je préfère la droite à la Gauche.

Et vous qui êtes un fervent partisan de Nicolas Sarkozy, vous avez noté que samedi, au Parc des Princes, Nicolas Sarkozy a souhaité s'afficher au côté de Nathalie Kociusko-Morizet, précisément pour la Primaire à Paris.

Oui, enfin, Paris vaut sans doute plus qu'un match de foot  et même, paraît-il, plus qu'une messe, fut-elle sportive.

vendredi 1 février 2013

Les enseignants grognent: Peillon leur donne 400 euros

Le gouvernement socialiste lutte contre les dérives budgétaires à coups de primes

Et une prime dès la première petite grève de fonctionnaires, une !

Vincent Peillon a aussitôt pensé à mettre la main à la poche du contribuable pour satisfaire l'électorat de fonctionnaires du pouvoir.
D'après Les Echos, dès le lendemain d'une grève peu suivie par les instituteurs, le ministre de l'Education nationale envisage d'accorder une prime aux enseignants du premier degré. Cette décision pourrait être confirmée vers la mi-février, mis le ministre refuse pour l'instant la transparence.

La grogne des enseignants porte sur tout
Comme la presse qui a fait pression sur Hollande pour faire céder Google, au prétexte que le moteur de recherche fait de la pub à la faveur des référencements qui rendent pourtant leurs journaux plus visibles et accessibles, les fonctionnaires de l'Education ne perdent pas de temps pour monnayer leur soutien électoral de la présidentielle. 
Tout est prétexte à extorsion: en attendant que les effectifs reviennent sur le tapis du chantage, à la question des rythmes scolaires, s'ajoute maintenant celle des revenus. 
A formation et compétence inégales, le ministre est tout disposé à réduire l'écart de traitement entre ceux du premier et du second degré, selon le quotidien économique. Pas question en revanche d'assimiler cette prime à une compensation pour le retour à la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013, lequel suscite bien des protestations. Une deuxième prime resterait donc à venir...

Ces 400 euros seraient versés annuellement  

Crise ou pas crise, ce n'est qu'un premier pas, selon Les Echos. 
Les syndicats n'ont pas renoncé, eux, à  faire aligner ce premier coup de pouce sur la prime des enseignants du secondaire, à savoir 1 200 euros. 

Vincent Peillon envisagerait par ailleurs de revoir le grade des enseignants du premier degré, là aussi pour tendre vers un alignement avec le second degré. 
Reste à connaître la nature du financement de ces mesures. 
Les classes moyennes semblent toutes désignées, quel que soit le vecteur de ponction.

Le quotidien croit savoir qu'une prime annuelle de 400 euros versée aux enseignants de CE1 et de CM2 pour faire passer les évaluations ne serait pas reconduite: ces évaluations n'étaient d'ailleurs pas pratiquées par les enseignants "désobéisseurs", de même que le versement d'heures supplémentaires (défiscalisées ?) aux professeurs des écoles qui prennent en charge des stages de remise à niveau au printemps, en juillet et en août. 
Nous demandons que le ministre accepte la transparence sur les bénéficiaires, lanature et le lieu de ces stages estivaux...

Quelques retraités dans la rue produiraient-ils les mêmes effets ?
Les Restos du coeur sont aussi faits pour eux...



vendredi 28 décembre 2012

Le Guen conteste le premier secrétaire PS de Paris

"À Paris, le PS n'a ni projet ni stratégie", selon Le Guen

Jean-Marie Le Guen dénonce la tentative de "passage en force" pour organiser des primaires ouvertes.

Député PS de Paris, il a été premier secrétaire de la fédération de Paris entre 1987 et 2000 et reste un possible candidat à des primaires PS face à Anne Hidalgo aux municipales de 2014. Le Figaro a ausculté le docteur.


LE FIGARO. - Que vous inspire la proposition du premier secrétaire PS de Paris d'organiser des primaires ouvertes ?

J.-M . LG. - La proposition faite par Rémi Féraud, et ceux qui l'inspirent, manifeste encore une fois une tentative de passage en force. Ce sont des propositions non concertées, non seulement avec le PS mais aussi avec l'ensemble des forces qu'elle prétend rassembler. Ce calendrier et ces modalités sont un élément supplémentaire de division.

Que proposez-vous?

Je propose une autre méthode, un autre calendrier, une réelle concertation, sans a priori, avec nos partenaires. À commencer par ceux avec qui nous partageons les responsabilités au gouvernement. Je propose donc pour ma part des primaires mais à l'automne et surtout dans un ­cadre préalablement discuté avec nos partenaires. Au PS, je propose l'élaboration d'un projet qui rassemble toute la famille socialiste. Aujourd'hui, nous n'avons ni débat, ni projet, ni stratégie

Comment se manifeste cette absence de débat?

J'ai demandé il y a deux mois un débat sur le Grand Paris. Apparemment, ce n'est toujours pas accepté, alors même que le gouvernement s'apprête à légiférer sur le sujet… 
Les prises de position socialistes individuelles se multiplient, en particulier à la région et à la Ville de Paris. C'est regrettable face à une réforme aussi décisive pour l'avenir de la capitale et de l'Ile-de-France, qui concerne de près les socialistes parisiens. Je ne peux que regretter cette situation qui conduit à l'impasse, au détriment de la réforme nécessaire de la mé­tropole. Parfois, je me demande d'ailleurs si certains n'organisent pas la confusion pour justi­fier l'immobilisme… Mais j'ai confiance dans le gouvernement et dans la majorité au Parlement pour surmonter les blocages.

Avez-vous décidé de participer aux primaires pour faire vivre ce débat?

Les choses sont déjà bien assez précipitées comme ça. Il n'est pas question que je m'aligne sur un calendrier totalement décalé.

Rémi Féraud, c'est qui ça ?

Ce quadra, diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris et de Sciences-Po (1995), est maire du 10e arrondissement de Paris depuis 2008, à la suite de Tony Dreyfus qui s'est fait connaître comme avocat de la CFDT et des ouvriers de l’usine Lip de Besançon: un avocat septuagénaire qui est juge à la Cour de justice de la République.

Quant à Le Guen, il gagnerait à se faire oublier


Décembre 2011
: Toujours dans la mesure et le respect, Jean-Marie Le Guen , compagnon de Lang dans les virées avec Gbagbo, avait affirmé que la rencontre Sarkozy/Merkel sur la crise de l'euro, c'était "Daladier à Munich."


Si nos chers lecteurs et lectrices veulent encore le suivre, nous suggérons de le rechercher à son nom parmi les libellés, ci-dessous.

lundi 19 novembre 2012

Les militants français sont-ils de bons démocrates ?

Les militants UMP imitent à s'y méprendre leurs homologues socialistes
L'UMP a deux papas...

par Ivan Rioufol le 19 novembre 2012 12h51 

L’UMP se ridiculise avec ses deux papas, tandis que la France silencieuses’affirme dans son rôle de contre-pouvoir à propos du mariage homosexuel. Le spectacle que donne la droite ce lundi matin, déchirée entre François Fillon et Jean-François Copé qui se disent chacun vainqueur, est à comparer avec le succès, samedi, de l’initiative contre le mariage gay lancée par la parodiste Frigide Barjot. Sa manifestation parisienne a rassemblé à elle-seule au moins 100.000 participants, soit dix fois plus que l’objectif espéré. Ce chiffre est certes très en deçà de la manifestation pour l’école libre du 24 juin 1984 (plus d’un millions de participants), comme le font remarquer certains commentateurs. Mais ceux-là oublient de dire que ce point d’orgue, qui allait faire reculer François Mitterrand, avait été précédé de nombreuses mobilisations dans les grandes villes de France. Il est à remarquer que les contre-manifestations, organisées en province ou à Paris, n’ont pu mobiliser que quelques centaines de militants au plus. Une dynamique contestataire s’est créée samedi, au coeur de la société civile. Le monde politique serait bien inspiré de ne pas prendre ce réveil à la légère.

Dans ce contexte, la pénible prestation de l’UMP vient souligner sa part de légèreté, voire d’immaturité. 
La gauche et la droite,
la main dans les urnes
 

Comme l’a reconnu Alain Juppé ce lundi, "l’existence même de l’UMP est en jeu". Le jugement des Français risque d’être sévère, si Fillon et Copé ne parviennent pas à s’entendre sur le nom du vainqueur de la consultation d’hier, visiblement mal organisée par endroits. Ce qui apparaît déjà est un parti divisé, sans leadership, mais dont les militants ont néanmoins déjoué tous les pronostics. Alors que les sondages donnaient, la veille encore, Fillon largement vainqueur face à Copé (67% contre 32%), ce dernier peut se targuer d’avoir su imposer sa vision d’une droite "décomplexée". Ce premier succès lui appartient incontestablement. Reste à l’UMP d’être à la hauteur de cette France des oubliés qui est en train de prendre elle-même les choses en main et, peut-être, d’écrire l’histoire. La droite ne peut se permettre de courir sans cesse derrière une opinion de plus en plus excédée.