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jeudi 1 septembre 2016

Des anarcho-syndicalistes inspirent la politique de l'Education selon Hollande

Les défenseurs de l'Ecole roulent-ils tous pour le FN ? interroge J.-P. Brighelli

Mieux vaut à gauche un migrant illégal qu'un Français classé à droite, forcément extrême

La gauche révolutionnaire se donne en exemple à la droite...

C'est la thèse peu subtile de Grégory Chambat [militant syndical CNT-éducation  -Fédération des Travailleuses/eurs de l'Éducation- , ci-contre] dans "L'École des réac-publicains", où Debray, Chevènement, Onfray... se retrouvent à l'extrême droite!
d'après Jean-Paul Brighelli

J'ai l'habitude de rédiger, en fin d'année, des lettres de recommandation pour ceux de mes étudiants qui veulent s'inscrire, après une classe prépa, dans des cursus universitaires exigeants. J'ai donc l'intention d'en faire une afin de pistonner Grégory Chambat auprès du ministre de l'Éducation nationale, tout comme je lui ai recommandé jadis Jean-Loup Salzmann, le président de l'université Paris-XIII qui a tenté trois ans durant d'anéantir un enseignant, Samuel Mayol, qui voulait virer de l'IUT de Saint-Denis les salafistes qui y tenaient le haut du pavé avec la bénédiction des autorités universitaires. [En mars 2015, ce président d’Université dont dépend l'IUT était épinglé par l’Inspection générale de l’Éducation nationale pour son inaction partisane face aux alertes répétées et circonstanciées de Samuel Mayol: "Les dysfonctionnements repérés à l’IUT de Saint-Denis n’ont pas fait l’objet d’un suivi approprié de la part des services centraux de l’université", écrivaient les inspecteurs.
Le 17 mai, l’une des responsables administratives de l’IUT, à l’instar de cinq autres collègues, avait reçu des menaces par texto. Quelques jours plus tard, la porte de son bureau était taguée d’étoiles de David et de croix gammées. Un acte clairement antisémite que Najat Vallaud-Belkacem avait immédiatement dénoncé, pour la forme, avait rapporté Marianne. Le communiqué publié par la ministre de l’Éducation nationale mentionnait également que le président de l’Université Paris-XIII s’engageait à apporter toute "l’aide nécessaire" à la victime pour qu’elle puisse poursuivre ses missions. Comme son directeur d'université, le ministère de la parole avait encore failli]
Salzmann aurait pu être nommé recteur; il n'a été que président de la Conférence des présidents d'université. Bravo quand même — même si les enquêteurs ont finalement donné raison à Samuel Mayol.
Suspendu de ses fonctions de directeur de l'IUT depuis plusieurs mois par la présidence de l’université Paris 13, Samuel Mayol a été blanchi mercredi 3 juillet des accusations de manipulation islamophobe qui pesaient sur lui.
"Il pense comme vous !"
"Madame le ministre (et non 'la' ministre, comme disent tous ceux [et les féministes] qui ne savent pas parler français),


Je me permets de vous recommander particulièrement Grégory Chambat. Enseignant à Mantes-la-Ville, une municipalité de gauche récemment passée au FN, il énumère dans son petit ouvrage tous les adversaires de vos indispensables réformes — et cela fait du monde. En bref, il a le mérite de recenser [une liste noire livrée à la meute lâchée sur les réseaux sociaux], de Jean-Claude Milner [linguiste et philosophe] à moi-même, en passant par
Natacha Polony, Alain Finkielkraut, Jacques Julliard, Michel Onfray, Régis Debray, Jean-Pierre Chevènement et quelques dizaines d'autres, tous les intellectuels qui à son sens sont aujourd'hui au service du FN, ce parti fascistoïde que vous avez si magnifiquement dénoncé dans votre pamphlet à deux voix Réagissez ! Répondre au FN de A à Z 
[lettre "à un citoyen tenté par le Front national", tutoyant le lecteur pour mieux l’interpeller, observait Les InRocks en octobre 2011 les deux socialistes Guillaume Bachelay, proche de Martine Aubry, et Najat Vallaud-Belkacem, soutien de Ségolène Royal, décortiquaient les idées de Marine Le Pen afin de les contrecarrer dans les règles.], Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2011 (1). Pascal Bouchard [ancien chroniqueur à France Culture et soutien des "désobéisseurs" qui nie la crise de l'Ecole et préfère dénoncer le désordre de son administration], que vous connaissez certainement car il partage vos combats, a fait de ce livre une recension enthousiaste… Et Grégory Chambat n'a pas manqué de médias pour y expliquer ses thèses.
"Il vous reste quelques mois pour pistonner vos partisans — pensez à tous vos collaborateurs qui d'ores et déjà se cherchent des points de chute, à l'Inspection générale ou ailleurs. Vous-même allez peut-être diriger la Fondation pour l'islam de France, comme l'a suggéré Laurence Rossignol [plutôt que Jean-Pierre Chevènement: le féminisme ayant priorité sur la compétence ?]. Tout le monde se recycle. Embauchez du sang neuf [en prévision d'une année de campagne présidentielle promise à l'activisme radical]!
"En mai prochain, il sera trop tard. Distinguez donc dès aujourd'hui Grégory Chambat, il le mérite — il pense comme vous…"
Tous FN

Voilà ce que j'aurais pu dire d'un homme auteur d'un pamphlet qui se veut violent (mais pour que la violence passe, en littérature, il faut savoir écrire : n'est pas Voltaire ou Zola qui veut) [violence de bon aloi, toutefois, puisque révolutionnaire !], et qui pratique admirablement l'amalgame.

Le raisonnement de Grégory Chambat est simple.
Les "républicains" (ainsi sont dénommés, effectivement, les membres de cette nébuleuse qui, depuis plus de trente ans, s'oppose au "pédagogisme" des amis de Philippe Meirieu [et nécrophages haineux]) veulent le retour à une école de la transmission des savoirs, où l'apprentissage des Lumières formerait le socle d'un projet éducatif sérieux, et où la référence prioritaire à la langue et à la culture françaises permettrait l'élaboration d'un socle national, seul susceptible de s'opposer à l'entrisme des idéologies mortifères venues d'ailleurs. 
Que d'un "républicain" à l'autre, les différences soient parfois nombreuses, nul n'en disconvient. Sauf Grégory Chambat, qui mêle allègrement Natacha Polony et Christine Boutin (il y en a une au moins que ça fera sourire), Régis Debray et Renaud Camus (pas sûr que Debray s'en amuse), Charles Coutel — vice-président du Comité Laïcité République, pure émanation franc-maçonne — et Valérie Laupiès — conseillère FN en PACA. Qui a crié à l'amalgame ?

En tout cas, tout ce qui s'oppose au Bien (le PS et Mme Vallaud-Belkacem, à qui l'auteur tresse des couronnes [mettant  en évidence leur radicalité du même coup] est forcément d'extrême droite. Que la plupart des "républicains" aient un passé d'extrême gauche (mais pas celle d'Edwy Plenel, autre idole de Chambat), souvent maoïste ou guévariste, ou soient passés par les rangs chevènementistes n'a aucune importance aux yeux de l'auteur : tous FN !

D'ailleurs, Philippot et Dutheil de la Rochère ayant travaillé pour Jean-Pierre Chevènement (dont le péché originel est, selon les socialistes, d'avoir fait échouer Jospin en 2002 – tiens, moi je croyais que c'était Christiane Taubira [et Hamon et Montebourg en 2017, comme s'ils avaient besoin de se mettre à deux - voire trois avec Lienemann - pour faire barrage à Hollande !]), et Jean-Pierre Chevènement ayant serré la main de Nicolas Dupont-Aignan, tout se tient : dans le bleu-blanc-rouge, il y a forcément du brun [Sans compter Emmanuel Macron, ministre de Hollande qui se rend en Vendée saluer Philippe de Villiers, fondateur du Mouvement pour la France (MPF), parti politique d’inspiration souverainiste et entrepreneur au Puy du Fou et collecteur de devises pour Bercy. 
A noter pour l'anecdote que la famille de Villiers est apparentée aux Saintignon depuis les épousailles, à la fin du 19e siècle, entre Jeanne de Saintignon et Louis Le Jolis de Villiers, dont descendent Philippe de Villiers et Pierre de Saintignon, homme lige de la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, comme premier adjoint et vice-président des Hauts-de-France (ex-région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, fief socialiste historique) présidée par Xavier Bertrand (LR)].

Qui défend la réforme du collège ?

Se mêle à cet amalgame un discours antilibéral qui confond le libéralisme de Guizot avec celui de Hayek (Chambat a été [dé]formé en IUFM; ceci explique cela, on ne peut pas tout savoir), et la revendication d'une barre "à gauche toute" très en vogue actuellement — parlez-en à Gérard Filoche [signataire d'un appel "pour une grande primaire de toute la gauche et des écologistes les 4 et 11 décembre"]…

L'opuscule de Mr Chambat se clôt sur un répertoire de tous les grands noms qu'il vomit [au risque de les grandir] — l'ensemble des "pseudo-z-intellectuels" [qui "commentent la réforme du collège sans avoir lu les textes"] jadis fustigés par Mme Vallaud-Belkacem, comme le savent mes lecteurs les plus assidus. Mais cette liste est en soi impressionnante : elle comporte la quasi-totalité de ce qui pense en France en ce moment. Et en face ? Eh bien en face, il n'y a personne. Ah si, Grégory Chambat et Laurence de Cock (qui ça ? [professeure d’histoire-géographie en lycée à Paris, docteure en Sciences de l’éducation (parce que bien-pensante), et chargée de cours en didactique de l’histoire et sociologie du curriculum à l’Université Paris-Diderot (ex-Jussieu, pour tout dire). Membre du bureau du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH, créé avec un manifeste adopté en juin 2005 dans un contexte marqué par les débats autour de la loi du 23 février 2005 sur le colonialisme et la reconnaissance des Français rapatriés)]), qu'il remercie in fine.

Le raisonnement de cet "intellectuel" est d'une rigueur exemplaire[, observe-t-il, maintenant le ton de l'ironie]. "Le champ couvert par le courant "réac-publicain", écrit-il, concerne un large spectre politique qui correspond, sans le recouper absolument, au "souverainisme" français et au glissement de la gauche, voire d'une fraction de la gauche de la gauche, vers la droite de la droite au prétexte de la défense de l'ordre national et "républicain" ". Tout est dans les guillemets. Et de citer (pour les pointer aux yeux des lecteurs peu avisés en quête de repères) les vecteurs médiatiques qui servent de relais à cette pensée faisandée — le Figaro Magazine, Marianne, Valeurs actuelles, Causeur…

Il oublie Le Point, où la journaliste Sophie Coignard et moi faisons de la charpie des projets du ministère. Et aussi L'Huma, qui tire à boulets rouges sur la réforme du collège ? J'en passe et des meilleurs...

Tectonique des plaques idéologiques

Ce que ne comprend pas Chambat — et il aurait pu commencer par là — c'est pourquoi "sa" ville de Mantes-la-Ville a basculé [du PS] vers le FN. Pourquoi des électeurs de gauche ont voté Marine Le Pen. Ce qu'il ne voit pas, c'est que l'échiquier politique a tourné — et l'éducation est la pierre de touche de cette révolution —, si bien que ce qui se disait à gauche est aujourd'hui dans la mouvance angela-merkelienne, que ce qui était à l'extrême gauche [anti-coloniale, anti-sioniste et pro-palestinienne] a soit viré vers l'islamo-fascisme (c'est le cas de la plupart des trotskistes, à l'exception de mon ami Marc Le Bris), soit, quand ils étaient "maos", vers la défense de la nation.

Le fait est que le combat pour l'école des "républicains" s'apparente à une longue marche dans une contrée — la rue de Grenelle — peuplée de vrais réactionnaires. Le fait est que les idéaux républicains sont aujourd'hui défendus par ce que Chambat appelle "la droite de la droite". Il me reproche [à Jean-Paul Brighelli] d'avoir écrit que j'adhérais à 80 % aux thèses du FN sur l'école : le fait est que le FN a emprunté 80 % de mes thèses [démontant la soi-disant "démocratisation" de l’Ecole décidée sous Giscard d’Estaing, principalement avec la réforme du 'collège unique' en 1975, renforcée par la création des ZEP, la réforme des examens -du Bac notamment, en 1999 et les réformes a minima du lycée en 2010, puis du collège en 2016] — et forcément je m'y retrouve. Et je ne crois pas que ce soit par opportunisme pur : les positions ont tellement bougé (et Chambat peut bien feindre de croire que le FN de Marine est celui de Jean-Marie, les faits disent le contraire) que la République n'est plus défendue que par ceux qui ont compris que le discours sur la "démocratie" prélude à l'instauration d'une dictature molle.

Le fascisme n'est plus à l'extrême droite

Quoi que je pense des nostalgiques de Vichy (mais quel âge ont-ils ?). Il est dans cette partie de la gauche qui plaide pour une France métissée, addition de communautarismes qui se regardent en chiens de faïence; il est chez ces pseudo-démocrates qui brocardent les vrais intellectuels parce qu'ils croient au lieu de penser. Le sous-titre de l'ouvrage de Chambat — la pédagogie noire du FN et des néoconservateurs — en dit long sur l'amalgame que pratiquent des gens qui s'identifient au Bien parce qu'ils font le mal — et qu'ils le font bien.

Oui, il faut que l'école rétablisse la méritocratiesinon, elle entérinera les privilèges de la classe au pouvoir. Oui, il faut en finir avec la médiocratie ! Oui, il faut en finir avec l'égalitarisme — et je me permettrai de reprendre une formule de Jean-Claude Milner (De l'école, 1984) que cite Chambat sans la comprendre : "Pour que l'école résiste à l'inégalité, il ne faut pas qu'elle soit égalitaire, il faut qu'elle soit inégalitaire." Et que l'on encourage enfin le mérite, au lieu de le dénigrer.

(1) Je porte à votre connaissance, madame le ministre, que votre livre n'a pu exister que parce que j'ai présenté Guillaume Bachelay, qui était alors de mes amis, à Jean-Claude Gawsewitch, et que j'ai insisté pour qu'il le publie, au nom de la diversité des opinions. Mais je suis un républicain, moi — pas un pseudo-démocrate qui n'accepte que les avis de ses amis.

Jean-Paul Brighelli est délégué à l'éducation au mouvement Debout la France, précise Le Point, beaucoup moins précis sur les préférences des caricaturistes militants qui le dénigrent. 

L'obscur 
Grégory Chambat gagne-t-il à être connu ?


Enseignant depuis 1995, principalement à l'écoute d'élèves non-francophones dans un collège des Yvelines à Mantes-la-Ville, il participe au comité de rédaction de la revue N’Autre école. 
(revue syndicale et pédagogique de la CNT, syndicat révolutionnaire et anarcho-syndicaliste), au site collaboratif Questions de classe(s) -qui se présentent comme de simples "acteurs de l’éducation: parents, travailleurs, chercheurs, issus de différents horizons associatifs, pédagogiques, syndicaux, etc., qui pensent que "la question scolaire est une question politique"- et à la collection d’ouvrages "N’Autre École", aux éditions LIbertalia qui publie son amalgame offensif 'L’école des réac-publicains : la pédagogie noire du FN et des néoconservateurs'.
Une telle production laisse à penser que le métier difficile d'alphabétisation de migrants illégaux n'est pas une tâche à temps plein ou que la décharge horaire est motivante pour ce type de sacerdoce (dans l'Émission Rue des écoles sur France culture, lES Les décharges horaires syndicales profitent à la propagande médiatique.
Voyez le débat sur le service public avec Grégory Chambat, militant révolutionnaire à la CNT; Jean-Paul Mongin, délégué général de l’association SOS Education et Fatiha Boudjahlat, enseignante, secrétaire nationale du MRC [gauche et gauche radicale], un entre-soi du service public dans l'esprit discriminatoire du camp d'été "décolonial" interdit aux Blancs à Reims et autorisé par l'Etat à la fin du mois d'août). Qu'il dégage du temps libre pour l'activisme pédago-politique interpelle néanmoins...

vendredi 1 février 2013

Les enseignants grognent: Peillon leur donne 400 euros

Le gouvernement socialiste lutte contre les dérives budgétaires à coups de primes

Et une prime dès la première petite grève de fonctionnaires, une !

Vincent Peillon a aussitôt pensé à mettre la main à la poche du contribuable pour satisfaire l'électorat de fonctionnaires du pouvoir.
D'après Les Echos, dès le lendemain d'une grève peu suivie par les instituteurs, le ministre de l'Education nationale envisage d'accorder une prime aux enseignants du premier degré. Cette décision pourrait être confirmée vers la mi-février, mis le ministre refuse pour l'instant la transparence.

La grogne des enseignants porte sur tout
Comme la presse qui a fait pression sur Hollande pour faire céder Google, au prétexte que le moteur de recherche fait de la pub à la faveur des référencements qui rendent pourtant leurs journaux plus visibles et accessibles, les fonctionnaires de l'Education ne perdent pas de temps pour monnayer leur soutien électoral de la présidentielle. 
Tout est prétexte à extorsion: en attendant que les effectifs reviennent sur le tapis du chantage, à la question des rythmes scolaires, s'ajoute maintenant celle des revenus. 
A formation et compétence inégales, le ministre est tout disposé à réduire l'écart de traitement entre ceux du premier et du second degré, selon le quotidien économique. Pas question en revanche d'assimiler cette prime à une compensation pour le retour à la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013, lequel suscite bien des protestations. Une deuxième prime resterait donc à venir...

Ces 400 euros seraient versés annuellement  

Crise ou pas crise, ce n'est qu'un premier pas, selon Les Echos. 
Les syndicats n'ont pas renoncé, eux, à  faire aligner ce premier coup de pouce sur la prime des enseignants du secondaire, à savoir 1 200 euros. 

Vincent Peillon envisagerait par ailleurs de revoir le grade des enseignants du premier degré, là aussi pour tendre vers un alignement avec le second degré. 
Reste à connaître la nature du financement de ces mesures. 
Les classes moyennes semblent toutes désignées, quel que soit le vecteur de ponction.

Le quotidien croit savoir qu'une prime annuelle de 400 euros versée aux enseignants de CE1 et de CM2 pour faire passer les évaluations ne serait pas reconduite: ces évaluations n'étaient d'ailleurs pas pratiquées par les enseignants "désobéisseurs", de même que le versement d'heures supplémentaires (défiscalisées ?) aux professeurs des écoles qui prennent en charge des stages de remise à niveau au printemps, en juillet et en août. 
Nous demandons que le ministre accepte la transparence sur les bénéficiaires, lanature et le lieu de ces stages estivaux...

Quelques retraités dans la rue produiraient-ils les mêmes effets ?
Les Restos du coeur sont aussi faits pour eux...



jeudi 29 novembre 2012

Amnesty l'a belle de demander l'arrêt des expulsions de Rom

L'organisation supra-nationale n'a pas à gérer ses exigences sur les états


Changement de vocabulaire à gauche qui poursuit les expulsions



le PCF les chassait au bulldozer
et
les bulldozers communistes 
contre des immigrés



Les raccompagnements forcés se poursuivent en France, en violation du droit international, estime jeudi Amnesty International, qui demande leur arrêt immédiat.

Dans un rapport intitulé "Chassés de toutes parts", 
l'organisation non gouvernementale, qui a réalisé plusieurs pseudo-enquêtes de terrain en Ile-de-France où vivent près de la moitié des 15.000 Rom de France, relève notamment un manque de consultation et d'information des populations concernées avant leur expulsion (sic ! ), un délai de préavis insuffisant et des difficultés d'accès aux recours.

Selon des estimations d'associations citées par Amnesty International, bien que partisanes, plus de 9.000 Rom ont été renvoyés dans leurs pays au cours des trois premiers trimestres de 2012, un pic ayant été atteint durant l'été, avec 2.300 expulsions en juillet et août, sous le gouvernement socialo-écolo.
"Jusqu'ici, en dépit des propos encourageants du nouveau gouvernement et de la publication de la circulaire [du 26 août, qui donne des instructions au sujet des expulsions], les expulsions forcées ont continué à se succéder sous le gouvernement actuel", écrit Amnesty International dans son rapport.

Bien qu'elle ne cite pas les chiffres du ministère de l'Intérieur, "Amnesty International salue les propos et l'approche du gouvernement actuel, mais reste préoccupée par le fait que les expulsions forcées se poursuivent à travers le pays, en violation des obligations incombant à la France en vertu du droit international", ajoute l'organisation supra-nationale basée au Canada, demandant l'arrêt immédiat des expulsions forcées et la modification des lois françaises pour les mettre en adéquation avec le droit international.

Une ONG non démocratique tente d'imposer sa loi sur le monde 


Les ONG n'ont aucune légitimité. Si elles ressemblent à un État fédéral, mais les organisations supranationales ne possèdent pas la représentativité d'un État:  les États membres sont souverains et l'organisation ne constitue pas un État. Certains assimilent abusivement Amnesty International à l'Union Européenne qui, elle, possède un Parlement européen (PE) élu au suffrage universel direct.

A la différencie des organisations internationales, les décisions d'Amnesty International sont prises par des institutions propres à l'organisation, et non par la réunion de chefs d'État ou de leurs représentants. 
A la différence des assemblées démocratiquement élues, les ONG ne représentent qu'elles-mêmes et surtout pas les peuples souverains qu'elles ne consultent pas.

L'ONG rappelle que dans un courrier adressé au collectif RomEurope pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait dit "souhaiter" que des solutions alternatives soient proposées aux populations concernées, lorsqu'un campement insalubre est démantelé...


Amnesty n'a aucun droit à dicter sa loi  

Organisation supranationale dont le secrétaire général, Salil Shetty, est un compatriote de Lakshmi Mittal, la bête noire d'Arnaud Montebourg, Amnesty demande également que les démantèlements soient accompagnés d'offres de logement de remplacement. 

"Les expulsions forcées ne règlent pas le problème mais l'exacerbent", a estimé mercredi lors d'une conférence de presse Marion Cadet, "chercheuse-maison" à Amnesty International. La chercheuse auto-proclamée légitime l'occupation du sol par des clandestins par le fait qu'une fois expulsés, les Rom se réinstallent tout aussi illégalement sur d'autres terrains, dans un habitat encore plus précaire.

Plutôt que de harceler les pays d'origine, Amnesty empoisonne les pays investis
Les expulsions à répétition (de populations pourtant identifiées, essentiellement d'origine roumaine ou bulgare) génèrent par ailleurs des problèmes de santé et de scolarisation, ont souligné mercredi plusieurs "acteurs de terrain", termes choisis pour dissimuler que ce sont des militants partisans anonymes sans aucune légitimité
Ces problèmes sont néanmoins gérés par la CAF ou l'URSSAF, comme la couverture maladie universelle, CMU permettant l'accès au soin, le remboursement des soins, prestations et médicaments à toute personne résidant en France, ainsi que par la Croix-Rouge française, le Secours catholique ou les Restos du Coeur soutenus par la générosité publique et  les salariés Français.

Des ONG en réseaux
"L'expulsion sans préparation, et souvent faite dans l'urgence, aboutit à des ruptures de soin", a ainsi témoigné Martin Duteurtre, d'une équipe de soins mobile de Médecins du monde, une autre ONG radicale, d'obédience marxiste, dissidente de Médecins sans Frontières, socialiste.


RESF et le Snuipp (FSU) sont de la partie
Citée par les media, Véronique Decker, directrice d'une école à Bobigny où sont scolarisés une trentaine d'enfants issus de communautés rom roumaines et bulgares, a de son côté fait part de "l'effondrement psychique", voire de "l'abandon" des enfants "habitués de l'expulsion". "Nous créons des enfants qui ne trouvent pas leur place", a-t-elle dit. 
Or, ce que ne dit encore pas la presse partisane, c'est que Véronique Decker, n'est pas une directrice d'école anodine, mais une "désobéisseuse" (voir libellé) en pédagogie Freinet, qu'elle est membre du Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE, qui soutient 4 militants de Tours accusés d'avoir diffamé publiquement l'administration) et appartient au réseau des enseignants du 1er degré en résistance pédagogique. Avec la complicité de la municipalité communiste de Bobigny dont le maire est Catherine Peyge, une enseignante.

dimanche 30 janvier 2011

Des fonctionnaires organisent le sabotage des évaluations de CM2

Des fuites sur Internet bloquent les évaluations de CM2

Luc Chatel réalise mal que des enseignants puissent avoir« un comportement irresponsable »

Pendant la semaine du 17 janvier , durant une heure et demi, tous les élèves de CM2 en France (soit 821.792 élèves) planchaient sur des évaluations en français et maths
voulues par le ministère de l'Education Nationale.

VOIR et ENTENDRE les principes de l'évaluation (22/01/2010):

Pour empêcher les évaluations, des fonctionnaires de l'Etat ont carrément divulgué le contenu des tests sur Internet.


Les cent questions de français et de mathématiques auxquelles devaient répondre les écoliers du public et du privé étaient librement téléchargeables sur le blog « Evaluator » et sur plusieurs autres sites. Provocateurs, les saboteurs de huit demi-journées d'évaluation expliquent : « Nos enfants ne travaillent pas assez. Il faut les aider. Nous publions les évaluations nationales CM2, afin qu’ils puissent apprendre à tricher et à gagner. »

La réaction de Luc Chatel ne s’est pas faite attendre.


Scandalisé, il dénonce « un comportement inadmissible et irresponsable » et des « tentatives de sabotage » « indignes de l’école de la République ».
Il suffit ainsi d'un professeur 'désobéisseur', d'un syndicaliste intouchable, et les enfants et les parents sont maintenus dans l'incertitude du niveau réél des acquisitions et de l'assimilation des connaissances.

Reste alors l'OCDE et PISA pour savoir - mais globalement - quel degré de nivellement par le bas a atteint un groupe national d'élèves. Or, cette enquête n'est menée que tous les trois ans (auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l'OCDE et dans de nombreux pays partenaires), sans que les autres enseignants européens n'adoptent ce comportement frileux des Français.


Le ministre de l’Education « se réserve le droit d’engager les poursuites qui s’imposent ».
Les résultats de ces évaluations ont été divulgués sur Internet par le syndicat d'enseignants SNUipp-FSU de la Meuse, mais aussi par des parents d'élèves FCPE de Haute-Savoie, ce qui pose les questions de savoir:

- d'une part par quels moyens des parents d'élèves peuvent arriver à disposer des questions
- et d'autre part de la connivence entre la FSU et la FCPE.
Quid des enfants des autres fédérations de parents d'élèves ?

Tout travail non fait mérite-t-il salaire ?

VOIR et ENTENDRE : faut-il rémunérer les professeurs au mérite ?


Faut-il rémunérer les profs au mérite ? envoyé par uni-asso-fr.

mercredi 10 mars 2010

Les Français s'abstiendraient quand les Irakiens votent dans les attentats ?

Les lycées, les transports et l'emploi ne concernent pas les électeurs ?

L'Irak, modèle de civisme pour la France

Dimanche 7 mars, des millions d'Irakiens ont bravé obus et bombes qui ont fait 38 morts lors d'un scrutin législatif crucial qualifié de "plutôt transparent" par l'ONU et salué par la communauté internationale.
Selon les premières estimations données par les responsables locaux, les régions sunnites qui avaient boycotté le scrutin en 2005 ont voté davantage que les provinces chiites.
Ainsi, 57% des électeurs se sont rendus aux urnes dans la province de Diyala, 63,8% dans la province d'Al-Anbar, 62% à Salaheddine et 65% à Ninive.
En revanche, dans les régions chiites le pourcentage varie entre 48% à Wassit à 64% à Mouthanna, alors que dans les autres la participation tourne autour de 55%.

Ce taux de participation est un camouflet pour Al-Qaïda qui avait menacé de mort quiconque participerait à ces élections, les deuxièmes depuis le renversement de Saddam Hussein. Al-Qaïda n'a pas réussi à intimider les régions sunnites, malgré les attentats, contrairement à 2005 où par exemple moins d'1% des électeurs avait voté à Al-Anbar.
"Cette journée a montré l'échec du terrorisme et la victoire de la volonté du peuple", a déclaré à la télévision le Premier ministre Nouri al-Maliki.

Le monde nous observe

Les Etats-unis, la Grande-Bretagne, l'Union européenne, outre la France, ont salué "le courage" des Irakiens qui ont exercé leur droit de vote malgré les attentats.
Dès l'ouverture du scrutin, les tirs d'obus de mortier et de roquettes katioucha ont secoué la capitale, survolée par des hélicoptères. Au moins soixante-dix projectiles sont tombés principalement sur les quartiers sunnites. Trente huit personnes ont été tuées par ces tirs. Vingt-cinq ont péri dans l'effondrement d'un immeuble à Our, dans le nord de Bagdad, selon le ministère de l'Intérieur. Les autres sont mortes dans la capitale et ses environs. Le nombre de blessés s'élève à 110 personnes dans tout le pays, dont 13 par des tirs d'obus contre un bureau de vote à Iskandariya, à 50 km au sud de Bagdad.

La France, patrie de la démocratie

Près d'un électeur sur deux bouderait les urnes dimanche 14 prochain lors du premier tour des élections régionales françaises, selon un sondage IFOP pour la Lettre de l'opinion. Si 53% des personnes interrogées disent qu'elles participeront au scrutin, 47% répondent qu'elles s'abstiendront.

Dimanche 14 mars l'abstention serait massive en France
L'opposition nous avait pourtant sorti des specimens rares de "vigilance" démocratique et persuadés de l'émergence d'une population active, éclairée au lumignon de l'extrémisme de gauche. Des "désobéisseurs" responsables que l'activisme réformateur de la majorité n'impressionne pas. Certaines minorités font de la résistance en bloquant tout ce qui peut l'être, d'autres descendent chaque mois dans la rue comme 'débarquent les anglaises' et quelques-uns manient le poignard dans les lycées pour gagner en visibilité inversement proportionnelle de la lisibilité de leurs copies. Les pompiers se font caillaser, les policiers poursuivre en justice et les magistrats condamner pour leur parti-pris.
Pourquoi voterait-on, en effet ?

Les attentats de la crise économique internationale ont donc manqué la France à la mesure de ce que prétend la gauche et bien que l'économie détruise des emplois. Ces dernières semaines, les tirs d'obus de mortier des sondages n'ont donc pas réussi à tirer les classes moyennes de leur torpeur laborieuse. Elles se sont en définitive bien adaptées au coûteux immobilisme des présidents socialistes de région: elles savent pour qui elles travaillent et sont prêtes à en reprendre pour encore six ans. Résignées, auront-elles un sursaut de dernière minute les 14 et 21 prochains ? Alors qu'en Irak les menaces d'Al-Qaïda ont échoué, les tirs de roquettes katioucha des débats télévisés à quatre contre un ont réussi à impressionner les électeurs Français jusqu'au fond de chaque région. Intimidés, oseront-ils déposer leur bulletin dans l'urne ?
La France n'est pas l'Irak, mais allez savoir. La-bas, dimanche dernier, le nombre de blessés s'est élevé à 110 personnes dans tout le pays, dont 13 par des tirs d'obus contre un bureau de vote à Iskandariya, à 50 km au sud de Bagdad.

Mais le Français est un petit être craintif, assisté et dépendent, qui a perdu le sens de l'intérêt national et ne sait plus même où se trouve son intérêt personnel. Les Français qui se déplaceront pour voter seront-ils 48%, le taux le plus faible de participation enregistré en Irak. Dans la province de Kirkouk que se disputent Arabes et Kurdes, 70% des électeurs ont fait leur devoir de citoyen.

"Les journées des 14 et 21 montreront-elles l'échec de la paix civile et la tiédeur de la volonté du peuple"

samedi 20 février 2010

Coupe sombre au PS: 50 têtes pro-Frêche ont sauté

Deux ans de purgatoire laïc pour les 50 réfractaires socialistes

Le PS a ses réfractaires socialistes de la guerre d’Algérie (1954-1962) Royal-Aubry (2008-2012)
Une cinquantaine de candidats PS sur les listes Frêche sont désormais "en dehors du parti" pour les régionales en Languedoc-Roussillon, a déclaré lundi Claude Bartolone, proche de Martine Aubry en marge d'un déplacement de la numéro un PS à La Réunion.

Pas de quoi fouetter un chat
Georges Frêche, exclu du PS en 2007 à la suite de plusieurs insultes verbales racistes et xénophobes, a récemment provoqué l'indignation générale en trouvant une "tronche pas catholique" au « mec » Laurent Fabius. Lien PaSiDupes

Les socialistes sont encore à l'unisson !
Pour les uns, le PS se doit d'être plus vertueux que jamais. Au bureau national le 2 février, ils ont investi une proche du Premier secrétaire, la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, à la tête d'une liste concurrente pour le scrutin des 14 et 21 mars en Languedoc-Roussillon.
Pour les autres, les propos antisémites de Frêche sont un détail de la petite histoire du PS. Ils ne justifient pas des simagrées, avec une pseudo-liste concurrente et l'exclusion des petits soldats de province.
Lire PaSiDupes

Circonvolutions limpides
"Tous ceux qui sont sur une liste qui n'est pas celle du PS se sont mis eux-mêmes en dehors du parti", a en effet déclaré Cl. Bartolone lors d'un point-presse impromptu à Saint-Denis-de-la-Réunion.

Le PS sanctionne ses "désobéisseurs"
"Ils ont choisi de se mettre en dehors du parti, les statuts du PS sont très clairs", a-t-il ajouté, citant l'article 11 des statuts et en refusant de parler d'"exclusion". Lire PaSiDupes

Ayrault Héraut
Le député et président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis a précisé que Christophe Borgel, secrétaire national PS chargé des élections, ferait une communication sur ce sujet, lors du bureau national du 23 février en présence de Martine Aubry.

La politique socialiste de prévention à l'épreuve de ses violences internes
Le "citoyen-vigilant" Borgel avait envoyé "un ultimatum" aux fédérations des cinq départements du Languedoc-Roussillon vendredi, a encore indiqué Claude Bartolone.
Il souligne que les insoumis qui soutiennent le président sortant du Conseil Régional, Georges Frêche, ne pouvaient réintégrer le PS "pendant deux ans". "C'est le prix à payer si on veut réussir nos primaires", a-t-il poursuivi.

Contre-attaque confraternelle de Frêche
Un allié de Frêche, président sortant, a assigné jeudi le Parti socialiste afin de faire annuler la liste Mandroux, néanmoins enregistrée lundi, dernier jour fixé pour le dépôt des listes.

Le vice bat la vertu
Les réfractaires du PS conservent toutes leurs chances en mars.

mercredi 20 janvier 2010

Instituteur désobéisseur mis au coin

L'Education nationale, dénationalisée par la gauche

L'école n'est plus seulement un lieu de déformation politique; c'est devenu est un lieu de subversion

Les enseignants, on le sait depuis longtemps, se croient supérieurs au Français moyen
. Ils en sont restés au temps reculé où seuls le curé et le notaire détenait une parcelle du savoir livresque. Mais est venue la démocratisation de l'instruction et sa massification. On est même passé à l'éducation, populaire, il va de soi, sans que les archaïques s'en aperçoivent, car le nez dans le guidon et la tête dans les étoiles, ils ont participé à ce bouleversement sans en anticiper les conséquences. Ils ne réalisent toujours pas que l'élève a souvent dépassé le maître.

Ils se sont vus de plus en plus contestés par les parents et les enfants et font donc de la surenchère en hurlant eux-mêmes de plus belle
.
C'est ainsi qu'à titre d'exemple ils sont non seulement passés de l'état de juges suprêmes à celui de simples évaluateurs. Pour faire bonne mesure et sauver leur pré carré, ils en sont arrivés à remettre en cause les consignes de leur patron, l'Etat, la nation, par conséquent. Comme s'il ne leur suffisait pas de consentir à -voir d'encourager- leur régression, du rang de maître et détenteur du savoir à celui d'animateur de classe soumis à l'écoute des enfants, ils se rebellent comme leurs jeunes élèves contre l'autorité, non pas parentale mais administrative. Comment voulez-vous que ces ados attardés préparent nos enfants à la vie adulte, responsable et professionnelle ?

Déformés en IUFM, poussés par leur syndicat totalitaire que la presse qualifie de dominant, tracassés par leur hiérarchie, malmenés par les parents, insultés par leurs élèves et méprisés par la société, et la presse au premier chef, ils se débattent comme des rats de laboratoire sur leur paillasse.
Il en est qui persistent à se croire supérieurs à tous. C'est le cas de ces instits « désobéisseurs »(lire PaSiDupes) , incités par le SNU-ipp (FSU) et imbus de leur maigre savoir approximatif (ex-aequos avec LePost...) qui se sont dédaigneusement auto-proclamés super-évaluateurs locaux et ont nié par principe la pertinence des évaluations nationales, telles qu’elles sont organisées par le ministère de l’Education. Un maître d’école de Haute-Vienne a décidé de les organiser "à sa sauce". L’enseignant a été immédiatement suspendu, et convoqué avant d’être éventuellement sanctionné…
La joug de la hiérarchie, qu'il soit départemental, académique ou national, pèse désormais aux totalitaires qui voulaient auto-gérer leur ministère et maintenir leur ministre sous tutelle syndicale. Les voilà devenus Jacobins et qui repoussent la main qui les nourrit. Ils ne veulent plus qu'en faire à leur guise et entendent disposer d'eux-mêmes, des moyens qui leurs sont alloués et des enfants qui leurs sont confiés, sans contrôle ni évaluation de leur travail respectifs et de leur niveaux: ils refusent les inspections par leurs supérieurs et les évaluations par l'administration. Tous ces devoirs qu'ils foulent aux pieds sont autant de droits dont ils privent la nation souveraine.

Gilles Lehmann est l’un des signataires de "L’Appel des 200 maîtres" (terminologie archaïsante d'un appel comme il en vient comme un point noir chaque matin dans la glace), une mobilisation de 200 instituteurs pour le boycottage – total ou partiel – des évaluations nationales de CM2, organisées cette semaine encore, comme chaque année depuis deux ans. Dans sa classe de Condat-sur-Vienne, ce maître d’école a décidé de n'en faire qu'à sa tête en matière d’évaluation. De se comporter en suzerain sur le petit peuple de ses élèves.

Ce qui devait arriver, une fois n'est pas coutume, arriva. Il fut logiquement suspendu de ses fonctions, mais seulement ...le temps des évaluations ! Le recteur est vraiment inhumain: probablement vichyste ! Gilles Lehmann est convoqué vendredi par l’inspecteur d’académie qui jugera de l’opportunité d’engager une procédure disciplinaire contre ce petit chef. "Il a faussé le sens de l’évaluation (…) il l’étale sur trois semaines, alors qu’elle est prévue sur trois jours. Elle n’a donc plus de signification car elle n’a de sens que si tous les élèves la font dans les mêmes conditions", justifie Jean-Pierre Gainand.

Les sottises n'ont pas tardé à suivre

"Doit-on comprendre que le ministre a décidé de sortir bientôt de leur classe manu militari les milliers [sic !] d’enseignants qui, d’une façon ou d’une autre, refusent de mettre en œuvre le protocole national (au moins 30% de la profession l’an dernier ? ", s’interroge dans un communiqué "L’appel des 200 maîtres". Le collectif n’y va pas à demi mot, dénonçant un "acte odieux sans précédent depuis l’époque de Vichy" . Leur connaissance livresque de l'époque ne les incite ni à la retenue, ni à la pudeur.
Les "200 maîtres" rappellent que la suspension immédiate d’un enseignant est utilisée pour "des choses gravissimes (…) violences, pédophilie, alcoolisme". Ces fonctionnaires rebelles ne sont pas des non-violents puisqu'ils faussent le processus. Ce sont des anti-républicains qui contestent les droits de l'Homme selon la déclaration de 1789: ils lui préfèrent celles de 1793, celle de la Terreur, celle de la violence révolutionnaire. Mais ils n'estiment pas que leur activisme est une violence contre l'égalité entre les enfants et contre l'autorité de l'Etat.

Les quelque 790.000 élèves de CM2 sont évalués cette semaine en français et en mathématiques.

Or, l’ « Appel des 200 maîtres » s’oppose à ce dispositif d’évaluation, car il vise, selon cette petite minorité radicale, à "évaluer en milieu d’année scolaire une année entière, qui plus est sur des nouveaux programmes récemment imposés". Il faudrait sans doute évaluer trop tard pour préparer la rentrée prochaine: on comprend mieux que l'autogestion syndicale a produit l'Education nationale grippée que nous connaissons. Gérer, c'est prévoir. La chienlit ne se gausse-t-elle pas après coup d'une prévoyance responsable de l'Etat en matière de virus H1N1 ? Il valait mieux ne rien faire et laisser venir, comme en milieu scolaire...
Le collectif croupion se déclare néanmoins favorable à des "évaluations bien faites" ! Que d'arrogance quand on songe que, parents instruits, nous sommes chaque jour témoins de leurs approximations ou insuffisances et de leurs méthodes sur lesquelles nous ne pouvons pas agir en concertation, puisque le dialogue est très difficile avec ces sourcilleux.

Prise d'otages scolaire

Ce collectif n'a aucune légitimité.
Il ne représente que lui-même, la frange minoritaire et extrémiste de la profession. Il est anti-démocratique.

Le réfractaire compte imposer ses préférences politiques au milieu scolaire qui devrait rester un havre de paix dédié à l'étude et non pas une tribune et un enjeu. D'ailleurs, ce collectif révolutionnaire ne prend pas même l'avis des parents qui veulent que des mesures soient prises contre le coulage de l'école et qui n'ont pas besoin de ces affrontements en période économique plus difficile pour eux que pour les fonctionnaires.
Ces privilégiés, des fauteurs de trouble, appellent les enseignants du primaire à "s’opposer selon les modalités de leur choix : boycottage, simple passation des compétences déjà travaillées, notation plus intelligente, autre usage des documents".
Les enfants assistent à ce spectacle navrant. Une manière de les former aux luttes par des travaux pratiques ? On ne veut imaginer les justifications tendancieuses à leur opposition dont ils accablent les petites têtes blondes pendant les heures de maths et de français sacrifiées avant les évaluations...

Ces tests, organisés sur trois jours, doivent permettre de connaître les acquis des élèves avant le passage en classe de sixième. Cette procédure permet de repérer les lacunes des enfants et les défaillances du système pour mieux y remédier. La remédiation n'était-elle pas l'une des potions magiques de Jospin pour remettre l'EN sur pieds ?

mardi 6 octobre 2009

Cagnotte scolaire: Meirieu n’est plus pour gaspiller les crédits de l’EN

Il ne s’agit pas de payer des élèves, mais de leur filer de la thune

Le nouveau ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a assuré mardi que la cagnotte scolaire destinée à encourager l'assiduité des lycéens professionnels ne consiste pas à "payer les élèves" mais à se rapproche d'une "bourse au mérite", qu'il n'a pas exclu de "généraliser". Il ne faut y voir aucune discrimination ni favoritisme, puisque seuls les élèves de lycée professionnel sèchent les cours…

Une expérience affligeante

Cette "expérimentation" prévoit la mise en place dans trois lycées professionnels de l'académie de Créteil, à partir du 5 octobre, d'une cagnotte collective pour financer un "projet éducatif" défini avec les élèves.
En cas de respect par les lycéens des engagements pris en matière d'assiduité et de comportement, cette cagnotte d'un montant initial de 2.000 euros pourrait gonfler durant l'année scolaire, jusqu'à atteindre le niveau maximal de 10.000 euros.
"J'ai demandé au recteur (de l'académie) des garanties, je lui ai demandé de recevoir les syndicats, je lui ai demandé de recevoir les parents d'élèves et je lui ai demandé de créer un comité de suivi de cette expérimentation pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté", a-t-il ajouté.
Qui a eu cette idée folle ?

Cette expérimentation est-elle justifiable ?

Et qui permet cette expérimentation effarante ? Xavier Darcos ? Mais qui la justifie ? Luc Chatel. Plus surprenant encore, Philippe Meirieu n’est nullement en cause.
Lancé sur le sentier de "la guerre contre l'absentéisme et le décrochage scolaires", Luc Chatel a expliqué sur RTL que "nous expérimentons: il n'y a pas de science exacte". "Il faut regarder lycée par lycée quelles peuvent être les solutions face à ce décrochage" scolaire.
"Le propre d'une expérimentation, c'est de la laisser se dérouler, l'évaluer et de décider si on l'arrête ou si on la généralise", a-t-il avancé. "Nous verrons ensuite ce que nous ferons".

De plus, "le mot de 'cagnotte' me semble inapproprié: il ne s'agit pas de donner de l'argent aux élèves parce qu'ils viennent en cours. Si c'était ça, je me serais mis en travers de cette mesure", a assuré Luc Chatel.
"C'est un peu une bourse au mérite" avec "l'idée que nous allons financer un projet collectif pour raccrocher les élèves", "de la même manière (qu')il existe des projets collectifs au lycée" général, a-t-il ajouté. "Cette initiative a sans doute été mal présentée".

Voilà que Meirieu condamne !

Dans un article publié par le journal Le Monde le samedi 3 octobre, Philippe Meirieu, encore professeur en sciences de l'éducation à Lyon 2,
Université Lumière ;) et maître à penser pédagogie de Lionel Jospin, fait la critique -éFreinet– de cette expérience affligeante que -pour une fois- il n’a pas initiée !

'Galvauder la notion de présence et de projets'
«
Je suis viscéralement horrifié par cette initiative. La difficulté d'éduquer déclenche chez certains adultes une forme de panique, amenant à envisager les options les plus abracadabrantes.[procès d'intention] C'est aussi une des conséquences de l'obstination des adversaires de la pédagogie. A force de ne pas vouloir traiter sérieusement la question de la motivation des élèves, on en vient à ces aberrations.[méprisant]
On nous dit que c'est pour financer des projets dans les classes concernées, mais ces projets sont bien subordonnés à une sorte de rémunération de la présence. C'est scandaleux.[subjectif plus que 'scientifique'] C'est galvauder à la fois la notion de présence et celle de projet. En phase avec un contexte général de marchandisation [vision politique], c'est un renversement complet du sens de l'école [sens de l'Histoire ?], lequel ne serait plus donné que par une rétribution. C'est une atteinte à ce qui fonde anthropologiquement l'échange éducatif. Car cet échange doit donner à la personne le goût d'aller au-delà [le pontif y est-il parvenu ?], de se projeter dans l'avenir. Ce qui fait grandir l'élève [Meirieu le sait, lui !], c'est la gratification symbolique [et ça marche ?], [non] pas matérielle. C'est la fierté d'avoir réussi, d'avoir relevé un défi, franchi une étape.[poncif] Le registre matériel clôt l'échange alors que le symbolique l'ouvre.
[postulat]»


Philippe Meirieu fait l'objet de critiques, notamment de la part de Jean-Paul Brighelli, Liliane Lurçat, Natacha Polony, Agnès Joste, Christine Tasin, l'association Sauver les lettres ou l'association Reconstruire l'École.

Depuis que la gauche a fait de Meirieu son gourou,
le professeur ne transmet plus les savoirs. L’enseignant a muté en éducateur et doit s'efforcer de transmettre des normes sociales pour favoriser l'insertion de l'enfant dans la société. Mais il doit aussi lui apprendre à penser par lui-même et à examiner de manière critique les règles sociales existantes.

Puisque les professeurs sont payés, alors que, dans le système Meirieu, ils doivent se tenir sur la touche, en observateurs, ne serait-il pas naturel –en bonne logique- que les élèves qu’il place au centre du dispositif scolaire soient tous rémunérés ?

Xavier Bertrand demande à être "convaincu"

  • Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, demande aujourd’hui mardi "à être convaincu" sur le principe de ‘cagnotte’ scolaire. "Je demande à être bien convaincu sur cette question: il ne faut pas que ça serve à rémunérer les élèves", a-t-il expliqué sur LCI. "Dans des lycées professionnels où il n'y a parfois pas assez de crédits pour financer des projets de classe, là ça peut se regarder".

    X. Bertrand préfère pour sa part responsabiliser les parents via la suspension des allocations familiales.
    L'ancien ministre du Travail a rappelé que "la vocation première des élèves, c'est l'assiduité, et là il y a une responsabilité des parents, que les parents s'assurent que les enfants sont présents en classe".
    Pour "les parents défaillants, qui ne voudraient absolument pas assumer leurs obligations, il y a la question des allocations familiales: quand il n'assument pas leurs responsabilités, qu'il n'envoient pas les enfants à l'école, il y a aujourd'hui des textes qui doivent être appliqués pour suspendre toute ou partie des allocations familiales", a-t-il prévenu.
  • "Qu'ensuite on puisse avoir des expérimentations de ce genre, je demande à être convaincu, je demande à avoir des éclaircissements. Luc Chatel l'a fait, cela me va, mais n'oublions pas la responsabilité des parents", a conclu le No1 de l'UMP.

    Et les professeurs démagogues ou foireux que l’on qualifie joliment de ‘laxistes’, doivent-ils être pénalisés lorsqu’ils laissent courir ?
    Ces activistes -payés par l’Etat qu’ils conspuent- , qui se labellisent ‘désobéisseurs’ et n’en font qu’à leur guise parce qu’ils savent mieux que quiconque, parents et élus du peuple, ce qui est bon pour les enfants des autres. Ces fonctionnaires qui déclarent dans leurs classes qu’on peut réussir sans rien faire et refusent d’être contraints par les textes officiels … Ou ceux qui ne remettent pas les copies, au prétexte qu’elles sont mauvaises, mais qu’en fait ils n’ont pas corrigées, parce qu’ils étaient au théâtre ou à la maison des syndicats et prétendent qu’ils sont partisans, non pas du moindre effort et de la contestation, mais de la pédagogie de la réussite ?