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vendredi 16 octobre 2015

Régionales: Valérie Pécresse empêchée de tracter par des agents SNCF et... la police de Valls

Le ministre de l'Intérieur durcit la campagne des régionales à Paris 

L'équipe de la candidate d'opposition a été cernée par des policiers et des agents SNCF 
zélés, jeudi 15 octobre.

Le tractage de Valérie Pécresse (LR) entravé à Paris
par l'action conjointe de la police et d'agents SNCF
Les têtes de liste de l'équipe de Valérie Pécresse pour les différents départements franciliens s'étaient réparties dans différentes gares franciliennes pour y distribuer un nouveau document de campagne sur la politique des transports en Ile-de-France. Mais sur le parvis de la gare Saint-Lazare, à Paris, la campagne de tractage a subi la répression des pouvoirs politique et syndical. Au total, rapporte Le Parisien, c'est à une vingtaine d'élus et de militants que Valérie Pécresse avait donné rendez-vous dès 7 h 30 du matin. 

Initiative malheureuse ou c
onsignes politique ciblées ? 
Or, une heure après son arrivée, le groupe de candidats  Les Républicains a été littéralement encerclé par une demi-douzaine de policiers, avec le renfort d' agents de la sécurité de la SNCF.
L'équipe de tractage était alors "priée" de quitter les lieux, faute d'avoir "sollicité une autorisation" pour tracter. Le Parisien, quant à lui, rapporte à l'inverse que ce sont "des agents de sécurité de la SNCF, renforcés par une demi-douzaine de policiers, ont encerclé le groupe, leur demandant instamment de quitter les lieux, faute d’avoir "sollicité une autorisation".

En mars 2014, 
les élections professionnelles ont accordé 35,64 % des votes à la CGT obtient , l'Unsa 22,98 %, Sud Rail 16,99 %, la CFDT 14,7 %, FO 9,40 % et la CFTC 0,29 %. L'extrême gauche a maintenu son emprise sur la société nationale et le pouvoir socialiste peut compter sur elle pour user de méthodes totalitaires.

"Qui a donné cet ordre en pleine campagne ?"

Elus et militants chassés de la gare SNCF
par des cheminots avec renfort policier
Vigipirate ne justifie pas les atteintes à la liberté des élus, sauf s'ils sont présumés... terroristes. L'obligation d'une autorisation pour tracter sur le parvis d'une gare dans le cadre d'une campagne électorale, c'est du Cazeneuve ! 

Le déploiement de force et le motif invoqué ont sidéré les élus, parmi lesquels se trouvaient notamment Pierre-Yves Bournazel, en tête de la liste de droite pour Paris, Brigitte Kuster, maire du 17e, Jean-François Legaret, maire du 1er, et Philippe Goujon, député-maire du 15e. 

Les policiers ont même voulu contrôler l'identité des élus parisiens d'opposition… Tous apparaissent régulièrement à la télévision et aucun n'est un inconnu. "Je me demande qui a donné cet ordre en pleine campagne !" s'est interrogé Philippe Goujon

Quant à Valérie Pécresse, elle a directement appelé Guillaume Pépy,
patron de la SNCF, pour s'étonner du procédé… 
La campagne francilienne des régionales, dont la candidate-tête de liste  des Républicains est donnée gagnante  par les sondages devant le socialiste Claude Bartolone, ne s'engage pas sous les meilleurs auspices républicains.


jeudi 13 août 2015

Radio France se fait pointer pour la gestion calamiteuse de sa cantine

Radio France ne connaît pas la rigueur: dommage pour les redevables ! 

"Capital" révèle la mauvaise gestion du restaurant de la radio publique

Le rapport d'un audit externe pointe un manque à gagner considérable. 
C'est un lourd réquisitoire qui risque d'entacher durablement l'image de Radio France. Le rapport d'un audit externe sur la cantine de la Maison ronde est tombé entre les mains de Capital, en exclusivité.
Le contexte de l'interminable grève de Radio France au printemps ne plaide pas non plus en faveur des syndicats, alors que ses salariés plaident l’agression par la direction. Et le prix de la paix sociale a été salé: les mesures récentes prises par l’Etat (…) devaient être appréciées comme "un signe positif", jugea le médiateur, en référence aux 80 millions d’euros débloqués... à titre exceptionnelpour faire face, dit-on, aux besoins de trésorerie engendrés par l’interminable chantier de réhabilitation de la Maison de la radio. La cantine ne semblait pourtant pas affectée...

Sur-effectifs, mauvais management, non-maîtrise des achats, hygiène douteuse... la liste des problèmes est longue et le manque à gagner, considérable, selon le magazine économique du groupe Prisma Media, deuxième éditeur de presse magazine en France (Télé loisirs, Géo ou Ça m'intéresse). 
Cet audit réalisé par un cabinet extérieur aurait été commandé par Catherine Sueur, directrice générale déléguée. Elle serait d'ailleurs sur le point de quitter le groupe, rappelle Capital, qui a décidé de publier des extraits du rapport. 

Les acquis syndicaux qui restent sur l'estomac

Dans un premier temps, la cantine de Radio France emploie trop de salariés, selon le cabinet Diapason Expertise. Géré par le comité d'entreprise dirigé par la CFDT, proche du PS et la CGT, chaque employé du restaurant ne servirait pas plus de 25 repas en moyenne, contre 52 repas par employé dans les autres cantines de sociéténotent les experts. 
Plus accablant encore, le service caisse compterait cinq hôtesses dans ses rangs. Cinq hôtesses à temps plein dont le temps de travail effectif ne serait que "d'environ trois heures", souligne le rapport. 
Autre information du rapport relayée par Capital : un manque à gagner considérable dû aux "repas à l'oeil". Il serait "facile de manger gratuitement", dévoile le magazine. Diapason Expertise aurait dénombré 6.034 "passages non identifiés" en caisse durant le mois de mars 2015. Un manque estimé à 48.750 euros par an. 

Manque d'hygiène 

Tout aussi alarmant, le manque d'hygiène serait monnaie courante, rapporte Capital : normes de températures pas respectées, produits mal identifiés, nettoyage douteux ou encore traçabilité incertaine... Capital donne l'exemple de yaourts conservés à une température de 17 degrés, au lieu de 2 à 4 degrés recommandés.
Le mauvais management fait également partie des problèmes pointés 

"L'encadrement des personnels est plus ou moins laissé à l'abandon", peut-on lire dans le rapport. 

Également mis en cause après cet audit, la mauvaise gestion des achats qui pourrait faire économiser à Radio France  aux contribuables 200.000 euros par an. 

Conclusion : le cabinet d'audit estime une économie possible de 439.000 euros par an en supprimant dix postes. En améliorant la gestion des caisses et des achats, 813.000 euros de gains pourraient être ainsi générés. 

Le secrétaire du comité d'entreprise, Jean-Marc Lescot, a répondu à Capital.
Il accuse l'audit de se fonder "plus sur des commentaires que sur des faits réels ". Il a cependant reconnu que "plusieurs éléments pourraient être améliorés "...


Evoquons par exemple les aides exceptionnelles du CE aux salariés en difficultés 

Douze personnes sont aussi parties en vacances grâce au CE dans l'un des gîtes ou logements appartenant au comité interentreprises (de Radio France, TDF, France Télévisions et de l'Institut national de l'audiovisuel, INA). Et 14 autres collaborateurs ont profité de prêts à taux zéro (jusqu'à 1.500 € sans frais de dossier ni assurance à payer).
"Pour avoir droit à ces aides, les salariés (dès trois mois cumulés d'ancienneté) doivent s'adresser aux assistantes sociales de l'entreprise, détaillent les deux élus. Leur dossier sera présenté devant la commission prêts et entraide du CE. Y siègent le secrétaire du comité, quatre élus syndicalistes et deux assistantes sociales."

En dehors de ces cas exceptionnels, le CE de Radio France attribue chaque année à tous les salariés une aide de rentrée scolaire (80 € par enfant) ou, en fin d'année, des bons d'achat à tous ceux qui gagnent moins de 25.000 € annuels (brut imposable).

Et puis aussi un séjour à l'étranger offert à une salariée souffrant de dépression, un prêt accordé à un collègue surendetté ou des fonds exceptionnels débloqués en faveur d'une mère divorcée… Parmi la myriade d'offres et d'activités que propose le CE de Radio France à ses 5.000 salariés, les aides sociales ont toute leur importance.
Envie de faire de la radio? Et de manger à l'oeil à la table de Patrick Cohen ?

 

vendredi 8 mars 2013

La CGT jette ses casseurs sur Goodyear à Reuil-Malmaison

Les affrontements devant le siège font plus de 20 blessés

La concentration de plusieurs centaines de syndicalistes devant le siège de l'entreprise a tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre.



Les cégétistes de Goodyear à Amiens-Nord étaient venus jeudi pour en découdre devant le siège français du fabricant de pneus à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), à l'occasion d'un nouveau comité central d'entreprise sur le projet de fermeture du site, six ans après un premier projet de restructuration.

Bilan des casseurs: quinze policiers et six salariés ont été blessés 
Cinq policiers ont été hospitalisés et deux salariés ont obtenu un arrêt de travail de 14 jours. 
Le syndicat d'extrême gauche accuse : "Non seulement la violence patronale jette des centaines de familles dans le désarroi, mais aujourd'hui le gouvernement a choisi son camp, celui du capital contre celui des travailleurs".
VOIR et ENTENDRE les assauts de la CGT contre les forces de l'ordre pendant le CCE, à Rueil-Malmaison, le 7 mars 2013:

Goodyear juge pour sa part "inadmissibles" les actes de violence qui se sont déroulés en marge du CCE. "Nous tenons à souligner que seul le dialogue social permettra des discussions constructives et la création des meilleures conditions pour trouver des solutions adaptées pour les salariés d'Amiens Nord", écrit Henry Dumortier, directeur général de Goodyear Dunlop Tires France.

120 millions d'euros pour une remise à niveau

Des casseurs en chasuble de la CGT ont commencé à jeter divers projectiles sur les forces de l'ordre. Au milieu d'un énorme panache de fumée noire de pneus enflammés, les policiers ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène et ont bloqué l'accès au site des Hauts-de-Seine avec des véhicules anti-émeutes. Un activiste protégé par la CGT a été interpellée "pour jets de projectiles sur des forces de l'ordre et participation à un attroupement armé", a précisé une source policière.

Le cabinet Secafi a présenté son rapport, demandé par la CFDT et la CFE-CGC, pendant ces intimidations extérieures. 
Le syndicat de cadres juge le document très "sombre", indiquant que le rapport estime à 100 millions d'euros la somme nécessaire pour relancer l'activité de pneus de tourisme à Amiens-Nord et 10 à 20 millions pour l'activité pneus agricoles.


L'Américain Titan souhaitait reprendre cette seconde activité, avant de renoncer face à l'intransigeance de la CGT et aux insultes de Monteborg.

Lien PaSiDupes - Goodyear: Montebourg met du vinaigre dans les relations sociales " : il prétend ensuite "ramener tout le monde à la table des négociations" 

Secafi, selon la CFE-CGC, a confirmé 22,5 millions d'euros de pertes en Europe l'an dernier, essentiellement à Amiens-Nord. 



La CFE-CGC demande un plan de départs volontaires au lieu de licenciements secs

Le syndicats de cadres souhaite séparer juridiquement les activités tourisme et agricole pour attirer un repreneur, tout en reconnaissant que les chances de reprise sont "infimes". 



La direction, qui n'a pas voulu faire de commentaire, s'est déclarée "ouverte au dialogue social".

Un prochain CCE est prévu le 22 mars.

Et de nouvelles violences sous couvert d'une proposition de loi d’amnistie sociale issue du parti Communiste, pour les syndicats,votée par le Sénat en première lecture ?



jeudi 28 février 2013

Hollande accordera-t-il l'impunité aux syndicats ?

Le PS permet le vote de la loi sur l'amnistie syndicale au Sénat

Hier, le Sénat a adopté la loi d' "amnistie des faits commis durant des mouvements sociaux"

M. Wamen, CGT Goodyear
La proposition de loi avait été déposée par le PC
Les communistes qui dominent la CGT arguent du fait que c'est Nicolas Sarkozy qui a rogné les lois d'amnistie: il ne convenait pas au PCF que la loi commune s'appliquât à tous équitablement, que les syndicats voyoux soient rendus responsables de leurs actes et que les casseurs puissent donc être poursuivis en justice.

Saccage à PSA Aulnay
Hollande fait des promesses
à PSA Aulnay

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de l'usine PSA d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) nie que le 13 février 2013 "des lances à incendie ont été utilisées contre des personnes, un extincteur a été balancé à travers la vitre d'un bureau dans lequel se trouvaient 10 cadres", comme l'a indiqué une porte-parole de la direction. " Il y a à peu près 80 personnes qui ont totalement disjoncté ce matin", a pour sa part décrit Tanja Sussest, déléguée du syndicat SIA, majoritaire, ajoutant : "Je ne sais pas ce qu'attendent les pouvoirs publics pour intervenir, qu'il y ait un mort ?"

Menaces de mort contre le directeur de PSA 
La majorité socialo-écolo sénatatoriale a largement amendé la proposition de l'extrême gauche pour en réduire la portée. Le PC prônait une amnistie large, mais les sénateurs l'ont appliquée aux faits de dégradation, de menaces et de diffamation (hormis envers les forces de l'ordre), mais ils ont exclu les actes de violence, physique comme psychologique. 
Ills ont aussi réintégré les dirigeants d'entreprise parmi les potentiels bénéficiaires de l'amnistie.

Une loi limitée dans le temps ciblant le quinquennat précédent
Les sectaires du Sénat ont enfin réduit la portée de l'amnistie à la période allant du 1er janvier 2007 à l'élection de François Hollande.

VOIR et ENTENDRE  " La grève de la honte ", reportage à Aulnay dans C dans l’air (5 février 2013):

Achat de la paix sociale et feu vert au laxisme judiciaire


Les détricoteuses du Sénat ont légiféré pour la période où la gauche estime que les juges ont pu commettre des abus,
du fait de la concordance des tensions sociales liées à la crise et de l'installation par le précédent gouvernement d'une " politique pénale très répressive." Les sénateurs PS estiment envoyer ainsi " un signal positif "de circonstance envers les victimes de la crise via un texte " équilibré ", qui constitue un "geste d'apaisement", qui restera aux frais des services vandalisés.

Les Français n'ont pas oublié le saccage de la sous-préfecture de Compiègne par des salariés de l'usine de Clairoix (Oise), sous la conduite de Xavier Mathieu, leader CGT en avril 2009. 
Le syndicaliste de 46 ans avait de surcroît refusé de se soumettre à un prélèvement d'empreinte génétique. 

La Cour d'Appel d'Amiens avait requis une peine d'un mois de prison avec sursis contre lui début mai, mais le leader des "Conti" avait finalement été relaxé fin juin. Début juillet, le Parquet de Compiègne avait fait appel de la relaxe de Xavier Mathieu. 

Quatre candidats de l'extrême gauche à la présidentielle en soutien de Xavier Mathieu. 
Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), le trotskiste Philippe Poutou (NPA) et même l'ex-magistrate altermondialiste Eva Joly (EELV), se sont rendus à Amiens pour faire pression sur la Justice en faveur du syndicaliste de Continental lors de son procès en appel.

Xavier Mathieu

  • M.G. Buffet (PCF) dénonça les actionnaires voyous. Elle propose "pour sortir la France de la crise de défendre l’industrie et d’augmenter les salaires ". Selon elle, " Il faut des hommes et des femmes qui luttent et puis des politiques pour traduire dans de nouvelles lois les aspirations des travailleurs ".
  • Eva Joly (Europe Ecologie-les Verts) affirma que "quand nous serons au pouvoir, nous modifierons le texte de loi qui sanctionne les syndicalistes et les faucheurs volontaires ".
  • Poutou du NPA  ne traça d'autre perspective que "d’aller dans le sens d’une explosion sociale ". Concluant sur " Vive la révolte. On ne lâche rien ". 
  • Depuis, l'extrême gauche a remis l' "explosion sociale" aux calendes grecques... Et Sa Cynique Majesté Royal n'a plus de volonté de "vent de révolte"! 

    La gauche développe les exceptions syndicales

    Pierre Charon (UMP) a dénoncé une loi d'exception
    "Notre rôle n'est pas d'excuser ce qui ne doit pas l'être pour des raisons idéologiques et clientélistes ! " La droite a mis l'accent sur les violences sur le site PSA d'Aulnay

    Et Laurence Parisot (MEDEF) a jugé ce vote " très choquant".


    Le risque pour le gouvernement est d'apparaître comme distribuant un cadeau aux syndicats, après celui fait la semaine dernière aux fonctionnaires sur la fin du jour de carence. Cela explique sa grande prudence. 
    La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a estimé que l'amnistie ne concernerait que " quelques dizaines de condamnations ". L'examen du texte à l'Assemblée surviendra dans le cadre d'une niche réservée au PC.

    En marge de sa prise de parole lors de son procès en appel, Xavier Mathieu avait glissé à l'attention du candidat Hollande que "ceux qui sont absents commettent une erreur politique", même si "le PS a lâché la classe ouvrière depuis longtemps déjà".

    jeudi 21 février 2013

    Goodyear: courrier virulent de Montebourg au patron de Titan

    Piqué au vif, Montebourg répond à tort et à travers

    Arnaud Montebourg a déclaré la guerre au patron de Titan


    Sollicité par le redresseur négatif, le repreneur américain préfère passer son chemin


    Le patron de Titan dénonce au passage les moeurs syndicales françaises.
    Le "grizzli", comme on le surnomme aux Etats-Unis, stigmatise les syndicats français, notamment la CGT, qu'il a cotoyée dans ses négociations pour la reprise de l'usine de Goodyear à Amiens. 


    La lettre incendiaire du patron de Titan à Montebourg
    "Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures"...
    'Les Echos' ont rendu publique la  lettre du président du groupe américain Titan, Maurice M. Taylor Jr, à Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif. Dans ce courrier au langage très peu diplomatique, datée du 8 février, M. Taylor refuse sèchement d'examiner plus avant la faisabilité d'une reprise de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens. 


    "Monsieur, écrit le patron sollicité par Arnaud Montebourg, 
    votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français". 
    "J'ai visité cette usine plusieurs fois, poursuit le "chairman" de Titan. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures. 
    Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'est comme ça en France (...)".

    Avec un incroyable cynisme, le patron américain conclut qu'il préfère acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, "payer moins d'un Euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens nord".

    En somme, Titan procède comme Zadig & Voltaire, une marque française de vêtements en lin et cashmere produits dans des pays à bas coût de main d'oeuvre et portés par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui se flatte d'acheter du 'Made in France'... 

    Parisot juge "choquante" et "inacceptable" la lettre du patron de Titan

    La présidente du Medef s'en est indignée jeudi. 
    "C'est une affaire qui révèle une ambiguïté", a réagi Laurence Parisot, interrogée sur RTL. "Il y a quelque chose de tout à fait inacceptable dans la lettre du président de Titan. Il pointe des anomalies qui ont peut-être existé dans l'entreprise (...), mais il le fait d'une telle façon qu'il généralise à ce que serait l'ensemble du fonctionnement des entreprises de France, à ce que serait la France finalement et cette généralisation est choquante et elle provoque chez moi vraiment un rejet absolu."

    VOIR et ENTENDRE le compte-rendu d'Europe 1:

    Le "Grizz" raconte, en imitant l'accent de Montebourg, que dans ses missives, le ministre lui demandait de "relancer les négociations". "Je lui ai dit 'vous êtes dingue' ", ajoute-t-il. Il n'y a pas de négociations possibles puisque "nous sommes les seuls au monde à avoir voulu mettre de l'argent dans l'usine".


    Cette lettre souligne des "anomalies" que la France "ne veut pas regarder", admet toutefois la patronne des patrons. "Par cette façon très provocante de dire des choses, il [M. Taylor] met en avant des anomalies et des dysfonctionnements que nous devons corriger", a-t-elle poursuivi.

    L'accusation de Taylor est vraie !
    Les salariés de Goodyear "ne travaillent que 3 heures" et c'est exact, mais uniquement pour le site d’Amiens-Nord, du fait d'un contexte particulier : le bras-de-fer entre les syndicats et la direction s’est durci depuis cet automne, si bien que l’usine tourne au ralenti. Elle ne produit que 3.000 pneus tourisme par jour, ce qui est très peu pour un site de cette taille. Les salariés sont donc physiquement sur place, mais ne travaillent que de 3 à 4 heures par jour en moyenne, ce que les employés reconnaissent eux-mêmes.

    "Les ouvriers français travaillent bien mais le problème", c'est que "on ne peut pas les suspendre, on ne peut pas les licencier", déplore encore le patron américain, ajoutant que "bientôt, en France (il n'y aura plus d'emplois) et tout le monde passera la journée assis dans les cafés à boire du vin rouge".

    Montebourg hausse le ton et promet des réprésailles

    "Vos propos aussi extrémistes qu'insultants témoignent d'une ignorance parfaite qu'est notre pays, la France", réplique le ministre du Redressement productif, dans un courrier virulent rendu public mercredi soir.

    "Soyez assuré de pouvoir compter sur moi pour faire surveiller par les services compétents du gouvernement français avec un zèle redoublé vos pneus d'importation", a menacé  Montebourg, champion du pouvoir syndical.

    Titan International avait proposé de reprendre plus de 500 salariés de l'usine en difficulté Goodyear d'Amiens-nord, mais c'était en 2012, année de la présidentielle et la CGT avait fait capoter le projet: un rachat aurait pu servir les intérêts du président sortant, Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle. La relance musclée du gouvernement en 2013 avait alors provoqué la rupture et  la lettre controversée du patron du groupe américain de pneumatiques agricoles
    "Goodyear a essayé pendant plus de quatre ans de sauver une partie des emplois à Amiens, qui sont parmi les mieux payés, mais les syndicats et le gouvernement français n'ont fait rien d'autre que de discuter", a écrit le PDG Maurice M. Taylor, parlant de "syndicat fou" et insistant sur la responsabilité du gouvernement français dans ce dossier. 

    Montebourg appelle La Fayette à sa rescousse
    Dans sa réponse mercredi, le ministre français fait travailler la mémoire. 
    Il rappelle le nombre d'entreprises américaines installées en France et insiste sur les liens historiques unissant les deux pays, en invoquant les liens historiques entre les deux nations, que ce soit l'aide du Marquis de La Fayette à l'Indépendance américaine ou le débarquement américain en Normandie du 6 juin 1944.
    Montebourg se fait arrogant et blessant
    "Savez-vous au moins ce qu'a fait (le marquis de) La Fayette pour les Etats-Unis d'Amérique? Pour notre part, nous Français, n'oublierons jamais le sacrifice des jeunes soldats américains sur les plages de Normandie pour nous délivrer du nazisme en 1944", écrit encore M. Montebourg.

    "Loin de vos propos aussi ridicules que désobligeants, l'ensemble de ces entreprises (américaines) connaît et apprécie la qualité et la productivité de la main d'oeuvre française", écrit M. Montebourg.

    Et il porte l'estocade
    "Puis-je vous rappeler que Titan, l'entreprise que vous dirigez, est 20 fois plus petite que Michelin, notre leader technologique français à rayonnement international, et 35 fois moins rentable", poursuit-il.
    Mais qui prendrait un tel avocat ?
    Me Montebourg évoque malencontreusement Michelin. Car comment explique-t-il que ce "leader technologique français à rayonnement international" n'est nullement intéressé par le boulet cégétiste Goodyear ?

    Arnaud Montebourg agrave son cas
    Jeudi, dans un entretien au très pro-gouvernemental ...Libération, le ministre radical de la gauche du PS qualifie à nouveau M. Taylor d'"extrémiste"


    Et, bien qu'il ait failli donner sa démission à la suite de son désaveu par Matignon dans le dossier ArcelorMittal,  le ministre  assure que Taylor "a montré son isolement, y compris dans son propre pays. Ce monsieur s'est présenté à la primaire républicaine aux Etats-Unis et n'a recueilli que 1% des voix avec un programme marqué à l?extrême droite".
    Combien Montebourg a-t-il obtenu  à la législative ?
    50,34 % des suffrages...


    mercredi 20 février 2013

    Le PDG de Titan dit leurs quatre vérités aux syndicats

    Titan, le repreneur de Goodyear courtisé par Montebourg, tacle les acquis sociaux français

    Montebourg trouvait Titan à sa convenance

    Titan a repris une partie des activités du producteur de pneumatiques dans le monde, mais en septembre 2012 a dû renoncer à reprendre le site français d'Amiens-Nord, qui compte près de 1.200 salariés, faute d'accord avec la CGT sur un plan de départs volontaires. Le ministre du Redressement productif avait pourtant clamé sur RTL que l'Etat français était prêt à reprendre le dialogue avec le groupe américain. Nono Montebourg avait même fait des grâces à la CGT,  jugeant "constructives" les dernières déclarations de son secrétaire général, Bernard Thibault. Mais Montebourg, ce fin négociateur consensuel, s'est couché pour rien devant Titan en début d'année et a finalement dû avouer son échec le 12 février dernier: le repreneur américain présenti avait décidé de ne pas reprendre les négociations sur l'avenir du site.

    Le PDG de Titan International fustige maintenant les "soi-disant ouvriers" français
    Bien que menacés de licenciement,  les salariés du syndicat dominant de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord cristallisent les remontrances  du repreneur dans une lettre adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg publiée mercredi par Les Echos.
    "J'ai visité cette usine plusieurs fois", écrit Maurice M.Taylor Junior dans cette lettre en anglais datée du 8 février. "Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures."
    "Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'est comme ça en France", révèle-t-il.
    Dans sa lettre, le PDG de Titan fait référence à un courrier envoyé par le ministre du Redressement productif le 31 janvier dans lequel Arnaud Montebourg l'a prié d'entamer de nouvelles discussions.
    "Monsieur, votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion", écrit-il. "Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français."
    "Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin", ajoute-t-il, visiblement irrité. "Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord."

    Les dommages collatéraux du matérialisme dialectique

    En annonçant le 31 janvier la fermeture de son site d'Amiens-Nord, la direction de Goodyear a assuré que c'était "la seule option possible après cinq années de négociations infructueuses."


    Mickaël Wamen (CGT): Maurice Taylor (repreneur Titan),
    "plus proche de l'asile psychiatrique que 
    de pouvoir tenir les rênes d'une multinationale"
    Invité sur Europe 1 mercredi matin, le délégué CGT de Goodyear à Amiens-Nord, Mickaël Wamen, a dénoncé une "lettre insultante", tout en confirmant le comportement syndical.

    L'auto-critique n'est pas le fort du syndicat extrémiste
    "Elle [cette lettre] nous conforte dans le fait que nous avons eu raison d'agir ainsi", a-t-il estimé, avant de s'en prendre au repreneur tant espéré.  "M. Taylor fait aujourd'hui état d'une usine qu'il vantait dans des entretiens il y a quelques semaines."
    "Titan a du mal à percer en Europe. Ce n'est pas avec des propos comme il a tenu aujourd'hui qu'il pourra percer en Europe", a-t-il accusé, inconscient du fait que la CGT n'a pas les moyens de camper sur des positions aussi radicales et suicidaires.

    Autre signal répulsif en direction d'un autre repreneur
    Lors d'une manifestation le 12 février dernier devant le siège de Goodyear près de Paris, Mickaël Wamen avait annoncé son intention de faire condamner Titan pour avoir "soutenu un projet qui n'existait pas"  et pour être responsable du co-projet de fermeture du site, selon lui.

    Le prochain comité central d'entreprise se tiendra le 7 mars au siège du groupe à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). La CGT a appelé les salariés du groupe à manifester ce jour-là.

    La CGT a effacé des cartes d'adhérents ses emblèmes, la faucille et le marteau, mais a conservé les méthodes du marxisme révolutionnaire.

    mardi 25 septembre 2012

    Hollande remet le sort des salariés de PSA aux mains du tribunal

    Montebourg, sous la coupe des syndicats

    Le candidat de la gauche avait pris des engagements

    Le candidat Hollande leur avait fait des promesses le 2 mai : photo

    Le président Hollande a entretenu l'espoir
    en recevant l'intersyndicale de l'usine 
    PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) à l'Elysée le jeudi 20 septembre.
    Cet entretien, ajouté à l'agenda officiel du président Hollande, s'est tenu alors que les syndicats de l'usine appelaient les salariés à participer à un mouvement de grève pour manifester sous les fenêtres de  l'Elysée.

    PSA a annoncé un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 postes, dont les 3 000 de salariés employés en contrat à durée indéterminée à Aulnay-sous-Bois, après la fermeture du site, et 1 400 à Rennes. Mandaté par Bercy pour établir un diagnostic du groupe PSA, l'expert a jugé "inévitable" ce plan social. Les salariés en avaient appelé à François Hollande qui avait promis, au cours de la campagne électorale, de les rencontrer: promesse de Gascon.


    3000 emplois menacés par la fermeture du site
    Le président s'est également engagé devant les représentants de l'usine La Janais-Rennes, à "tout faire pour réduire l'ampleur des suppressions de postes" chez PSA.
    Des salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois ont procédéà des opérations péage gratuit à Senlis (Oise) le weekend du 15 septembre, tandis qu'une manifestation rassemblait  à Rennes de 2 500 (préfecture) à 4 000 personnes (syndicats) pour la sauvegarde de l'emploi sur le site de l'usine PSA de Rennes-La Janais.

    Hollande a déçu, les espoirs sont envolés

    L'avenir du plan social de PSA est entre les mains du tribunal de grande instance de Paris. Saisi par deux syndicats, Il doit rendre aujourd'hui sa décision de suspendre ou non ce plan social- 8000 suppressions de postes, fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois- pour vice de forme. La direction de PSA Peugeot Citroën n'aurait pas répondu à ses obligations légales.


    Si le TGI de Paris reconnaissait le bien-fondé de la requête des syndicats ce mardi, cela ne remettrait pas pour autant en cause le plan sur le fond. 


    En revanche, Montebourg accepte le plan de Sanofi

    ..."si les syndicats sont d'accord" !
    La restructuration menace de 1200 à 2500 postes dans l'Hexagone.
    Le pouvoir est passé non plus aux tribunaux seulement, mais aux syndicats, aussi !
    Le gouvernement Ayrault est devenu une simple chambre d'enregistrement.