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jeudi 14 mai 2020

Vaccin contre le coronavirus: Sanofi donnera la priorité aux USA

Pour alimenter la polémique,  les pleutres de la presse française se retranche derrière l'AFP

Le Point, Libération ou L'Obs plagient l'AFP avec son accord, de peur d'irriter le laboratoire français, pourvoyeur de rentrées publicitaires 

L'article du Point est le copié-collé de la dépêche de l'AFP

Le 13 mai 2020, Sanofi a annoncé qu'il réservera probablement aux Etats-Unis la primeur d'un éventuel vaccin contre le nouveau coronavirus, car les autorités américaines ont investi dans son développement

"En évoquant la perspective de réserver aux Etats-Unis la primeur d'un éventuel vaccin contre le Covid-19 parce qu'ils collaborent à son développement, Sanofi a provoqué une levée de boucliers dans le monde, de nombreux dirigeants et organisations appelant à un accès "équitable et universel". Les italiques soulignent les immenses précautions prises par l'AFP et, à sa suite, par les lâches organes de presse institutionnelles qui reprennent mot pour mot le titre et la dépêche de l'agence de presse préférée de l'Elysée sur sa page "Desinfox Coronavirus".

Le laboratoire français, l'un des plus grands spécialistes des vaccins du monde, collabore depuis la mi-février avec l'Autorité pour la recherche et le développement avancée dans le domaine biomédical (Barda), qui dépend du ministère américain de la Santé et qui a apporté 30 millions de dollars.

Conséquence de cette prise de risque financière, les Etats-Unis auront "le droit aux plus grosses pré-commandes" et pourront ainsi bénéficier d'une avance de plusieurs jours ou semaines sur le reste du monde, a affirmé mercredi le directeur général de Sanofi Paul Hudson, dans un entretien à [avec] l'agence Bloomberg.

Texte exact de l'agence de presse, 
publié "par L'Obs avec AFP le 14 mai 2020 à 11h25"



Un tel vaccin "doit être un bien d'utilité publique et son accès doit être équitable et universel", a réagi jeudi la Commission européenne, qui a organisé début mai un téléthon mondial pour financer la recherche d'un vaccin ayant permis de rassembler 7,4 milliards d'euros de contributions. Le gouvernement américain n'a pour sa part pas participé à cette levée de fonds, préférant faire cavalier seul.

Réactions tout aussi indignées en France où la président Emmanuel Macron [coucou du paysage politique français] juge "nécessaire que ce vaccin soit un bien public mondial, extrait des lois du marché", selon l'Elysée.

"L'égal accès de tous au vaccin n'est pas négociable", a abondé le Premier ministre français Edouard Philippe après s'être entretenu avec le président du conseil d'administration du groupe pharmaceutique Serge Weinberg, qui a "donné toutes les assurances nécessaires quant à la distribution en France d'un éventuel vaccin Sanofi". [Toute la question reste de savoir quand et après qui ! ]

Un vaccin ou un traitement contre le [LA] Covid-19 devrait même être fourni "gratuitement à tous", insistent plus de 140 personnalités [lien], dont le président sud-africain Cyril Ramaphosa et le premier ministre pakistanais Imran Khan dans une lettre ouverte. [la Seine-Saint-Denis réclame-t-elle le remboursement ?]

Motivée moins par l'humanitaire que par la politique et experte en communication sur la misère de l'Afrique afin d'attirer des fonds, l'ONG radicale Oxfam, a pour sa part dénoncé des déclarations "tout simplement scandaleuses". 

Des "pourparlers" avec l'Europe

Une reprise de la dépêche de l'AFP, ré-écrite:
"La réaction au sommet de l’Etat ne s’est pas fait attendre".
Le ton est donné !
Face à la levée de boucliers, le géant pharmaceutique [transnational, comme les ONG...] assure qu'il n'y a aucune inquiétude à avoir quant au fait que certains pays seraient privés d'un tel traitement.
De fait, le monde "ne sera pas démuni" si un laboratoire comme Sanofi trouve un vaccin, a estimé le virologue Bruno Lina [Université Claude Bernard de Lyon 1], membre du conseil scientifique français [de Macron], tout en regrettant de devoir systématiquement accéder à une "préférence nationale" aux Etats-Unis.

Aux Etats-Unis, la Barda "se mobilise rapidement" et "travaille tôt avec les industriels" pour "s'assurer que les capacités de production soient en place et les risques partagés", a plaidé jeudi Paul Hudson lors d'une conférence organisée par le Financial Times.

"C'est un modèle rodé, mais [qui] n'existe pas en Europe" [fait-il observer aux plaignants inorganisés et empêtrés dans leurs propres règles et règlements] où "la prochaine étape sera [d'élaborer] l'instrument [ ! ] pour garantir que nous soyons capables d'assurer la production [ ! ] en Europe et dans le reste du monde", a-t-il ajouté. [Les Français ont de grandes réserves de colère et de droits de l'homme, mais sont en pénurie de moyens d'application de leurs concepts d'égalité et de solidarité qu'ils prônent]

"L'objectif, c'est que le vaccin soit disponible à la fois aux USA en France et en Europe de la même manière", a promis le patron du groupe pour la France Olivier Bogillot, dans un entretien à la chaîne BFMTV. [Mais, comme Macron, il nous parle d'objectif...]

"Les Américains sont efficaces en cette période. Il faut que l'UE soit aussi efficace en nous aidant [assistanat à tous les étages !] à mettre à disposition très vite ce vaccin", a insisté M. Bogillot [patron de Sanofi France depuis le 1er mars 2020], rapportant être en "pourparlers" avec les autorités européennes ainsi que des pays comme la France et l'Allemagne.
[Docteur en économie (Université Lyon I), titulaire d’un master en économie de la santé et santé publique et diplômé en biologie moléculaire et physiologie, Olivier Bogillot a travaillé chez Merck KGaA, Amgen ou encore Bristol-Myers Squibb. Il a rejoint Sanofi en 2015, en qualité de directeur exécutif « Global Policy » et était, depuis 2017, le directeur de cabinet du directeur général de Sanofi et coordonnait les activités du Comité Exécutif.Par ailleurs, Olivier Bogillot siège au conseil d’administration du Leem (Les Entreprises du Médicament), depuis octobre 2019. Il préside également la Fédération Française des Industries de Santé (Fefis) depuis décembre 2019 où il a remplacé Jean-Luc Bélingard [PDG de bioMérieux depuis 2011]. En qualité de président de la Fefis, Olivier Bogillot assure la présidence du Comité stratégique de filière (CSF) des industries et technologies de santé et représente également la Fefis au Medef. Créée en 1975, la Fefis regroupe plus de 3.100 entreprises adhérentes totalisant 90 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 455.000 emplois directs et associés].
Il faut donc que les Etats européens la Commission "assurent rapidement le financement de la recherche", a affirmé le président du Conseil européen, Charles Michel, tout en rappelant que "les virus n'ont pas de nationalité".

Sanofi table sur un vaccin prêt d'ici à 18 à 24 mois
 
En temps normal, "développer un vaccin, ça prend dix ans", "on essaie d'accélérer toutes les phases", a argué le responsable de Sanofi [tandis que les mandarins du Conseil scientifique de Macron et autres "sociétés savantes" établissent des protocoles].

L'autorité européenne du secteur, l'Agence européenne des médicaments a, elle, évoqué jeudi un possible vaccin d'ici un an, mais prévenu qu'il s'agissait du scénario le plus optimiste. [Redonner espoir aux "gens qui ne sont rien" ?]

Selon la London School of Hygiene and Tropical Medicine, 157 candidats vaccins sont à l'étude, dont 11 sont entrés en phase d'essais cliniques.
jdy-mhc-neo-cha-mra/cbn

jeudi 21 février 2013

Spanghero poursuivra-t-il des ministres de Hollande dans l'affaire de la viande de cheval ?

L'entreprise française s'estime lésée par son gouvernement

Spanghero menace d'assigner des ministres devant la justice pour non-respect de la présomption d'innocence

L'entreprise de Castelnaudary (Aude), où des investigations se sont poursuivies mercredi, a été pointée du doigt jeudi dernier par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et les ministres délégués à la Consommation Benoît Hamon et à l'Agroalimentaire Guillaume Garot. Selon le gouvernement, la société aurait sciemment commercialisé de la viande de cheval sous l'étiquetage "boeuf".

"La société Spanghero s'élève contre les propos tenus par différents membres du gouvernement affirmant, à plusieurs reprises, qu'elle serait coupable de tromperie, avant la fin des enquêtes externes et internes en cours", déclare l'entreprise, qui compte environ 300 employés.


Les propos de certains ministres ont "des effets lourdement préjudiciables sur la reprise de l'activité de la société".

Dans un communiqué,  Spanghero les juge "prématurés" tant que l'enquête est en cours.

"La société Spanghero, qui cherche à protéger son activité, ses salariés et sa réputation, se réserve donc désormais la possibilité d'engager toute action judiciaire pour faire cesser ces atteintes répétées à son droit à la présomption d'innocence."



Le ministre de l'Agriculture prend l'entrepreneur de haut  


"C'est une plaisanterie, on accuse qui ? ", a raillé Stéphane Le Foll, méprisant.

"On fait une enquête, on tombe sur une entreprise où on s'aperçoit qu'il y a des étiquettes qui ont changé. Donc il y a tromperie. Qu'est-ce qu'on a dit d'autre ? ", se défend le ministre.

A la casserole !
Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, et le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avaient décidé le retrait de l'agrément sanitaire de Spanghero. C'est "condamner à mort 300 personnes et leurs familles, sans compter tous nos partenaires", avait souligné Christophe Giry, directeur commercial de Spanghero, donnant lecture d'un communiqué élaboré avec le personnel lors d'un comité d'entreprise extraordinaire. 

Le jeudi 14 février, le gouvernement avait ouvertement fait de Spanghero le principal responsable du scandale de la viande de cheval retrouvée dans des plats cuisinés étiquettés viande de boeuf. Spanghero savait qu'elle revendait de la viande de cheval pour de la viande de boeuf, elle s'est rendue coupable de "tromperie économique" et sera poursuivie, avait clamé le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait à son tour stigmatisé l'entreprise. En lui retirant son agrément sanitaire le jeudi soir pour le rétablir le lundi matin, quatre jours plus tard dont un weekend, le gouvernement a pris le risque de ternir l'image de Spanghero et donc de lui faire perdre des parts de marché et de détruire des emplois. 
Le Foll, Hamon, Garot,
tiercé perdant de l'économie française
Le pôle santé publique du tribunal de Grande instance de Paris s'est saisi la semaine dernière de cette affaire après la découverte de la viande de cheval dans des plats cuisinés. 

Une enquête préliminaire pour tromperie a été ouverte.

L'enquête a été confiée au service national d'enquête de la Direction générale de répression des fraudes (DGCCRF) et aux gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp).

Au lendemain de perquisitions et d'auditions dans l'usine de Castelnaudary, les investigations judiciaires se sont poursuivies mercredi, a rapporté une source proche de l'enquête.

Mardi soir, les enquêteurs sont repartis avec des documents et des disques durs d'ordinateur, a-t-on précisé.



Devoir de mémoire



Les entreprises françaises trouvent leur principaux détracteurs au gouvernement Ayrault.


Septembre 2011 - SeaFrance

Alors député d'opposition, Arnaud  Montebourg avait injurié Pierre Fa, patron de SeaFrance et les quatre membres du directoire (Katherine Burro-Fleta, Jean-Claude Dechappe, Jean-Luc Drugeon et Vincent Launay) en les traitant d’«escrocs». "On parle souvent de patrons voyous, là il s'agit d'une entreprise publique, c'est curieux... On ne fera pas de miracle, mais on peut dire à la SNCF que s'ils sont des incapables et qu'ils ont mis des escrocs à la tête de SeaFrance, ils vont l'aider à se relever".
Se sentant légitimement offensés, M. Fa et ces quatre personnes avaient assigné l’élu socialiste pour injure.

"JE regrette ces propos que j’ai tenus, puisqu’ils ont été censurés par la justice civile à travers la condamnation symbolique d’une euro", a-t-il déclaré, avant de lâcher un coup de sabot de l'âne. "JE veux quand même observer que la personne qui s’est plaint[e] en justice de mes propos a un casier judiciaire assez lourd. Il a été le patron de SeaFrance, il avait été condamné dans l’affaire Elf à la condamnation - excusez du peu - de 9 mois de prison avec sursis et 40.000 euros d’amende. Et par ailleurs, cette entreprise SeaFrance, il l’a laissée mourir, avec 800 emplois sur le carreau laissant à la concurrence les parts de marché que nous aurions dû conserver", a-t-il attaqué. "JE considère que cette condamnation civile, finalement, permet de passer à autre chose", avait conclu Montebourg. 
SeaFrance, la dernière compagnie française de ferries à relier Calais et Douvres, a été définitivement liquidée le 9 janvier 2012.

Doux, juin 2012

Alors que les difficultés du groupe volailler apparaissaient au grand jour et que le ministre du redressement productif ne parvenait à rien redresser,
Arnaud Montebourg pointa nommément l’ex-PDG du groupe : "Charles Doux a refusé de faire la moindre concession sur son sort personnel, qu’il a privilégié par rapport au projet de restructuration de Bercy".

16 septembre 2012 - Sanofi 

"
J’accepterai votre plan de réorganisation si les syndicats sont d’accord. (…) Vous allez négocier avec les syndicats et nous veillerons à ce que ce soit le cas, sinon nous verrons comment nous réexaminons le dossier Sanofi",
 menaça le ministre sur M6.


25 septembre 2012 - Hyundai

Demandant la remise en cause d’un accord de libre-échange avec la Corée du Sud, le ministre
 accuse la firme automobile de "dumping commercial et social". "Nous, nous sommes solidaires avec les [
en français, 'solidaires des'] travailleurs de Hyundai et de Kia car le dumping commercial ressemble à du dumping social", accuse-t-il.

Juillet 2012 - Peugeot-PSA-Citroën

Après que le groupe PSA a dévoilé un important plan de restructuration, qui se traduit notamment pas la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois, Arnaud Montebourg contre-attaque le 18 juillet. Il soupçonne Peugeot-Citroën d’être un 
"malade imaginaire" et parle de "dissimulations" ayant conduit à un plan "inacceptable". François Hollande avait donné le ton, déclarant le 14 juillet que le plan de restructuration était "en l'état inacceptable" et devait être "renégocié". De son côté, Nono Montebourg avait ajouté avoir "un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, 
le comportement de l'actionnaire", la famille Peugeot.

François Fillon l'accusa  de jouer contre les intérêts d'une entreprise française.

"Montebourg, c'est l'arrière qui tire dans le dos de ceux qui sont au premier rang du combat" économique, observa François Fillon, jugeant le gouvernement "irresponsable" sur ce dossier.
"Quelle est cette attitude qui consiste à taper sur une entreprise, à la dénoncer, à émettre des soupçons, alors que cette entreprise est aux premières loges dans le combat de la mondialisation", avait-il sanctionné sur Europe 1.

dimanche 2 décembre 2012

Montebourg en veut à Hollande de ne pas nationaliser Florange

Montebourg s'en prend à Ayrault, son bouc émissaire




Le triple Z-ayrault
craint le turlupin:
il fuit son regard !


Invité du JT de TF1 samedi soir, Arnaud Montebourg n’a pas commenté le goût de la couleuvre qu’il vient de nouveau d’avaler.
De son propre chef, le ministre du poker-menter improductif a assuré qu’il ne démissionnerait pas : " J’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat."

Par son annonce vendredi soir d’un compromis avec Mittal sur le sort du site sidérurgique Florange, Jean-Marc Ayrault est venu briser net le projet que le ministre du redressement productif défendait avec hargne, pensant avoir la caution du fuyant président Hollande : une nationalisation temporaire du site, en vue de le confier dans quelques mois à un repreneur intéressé, un aciériste " prêt à investir 400 millions d’euros ". 



Cet air penché à gauche
ne présage pas bien
le redressement productif du pays...


Sous la menace d'une nationalisation, ils ne s'étaient pas pressés avant l'arbitrage du très distant Hollande. Après les fantômatiques repreneurs présumés, un Russe et un Belge qui ont démenti Montebourg, pourquoi un nouveau  kamikaze se présenterait-il. Pour le matamore Nono Montebourde, c’était une solution " sérieuse, crédible, durable ", mais elle n'a pas fait long feu, même si Arnaud Montebourg maintient que " la question de la nationalisation temporaire reste sur la table. "

Montebourg insupporte tout le monde et son " chef" présumé 



De Montebourg,
Ayrault en a ras 
sa casquette de "chef"


Entre le Premier ministre et lui, c’est désormais "compliqué ", admet un proche de Montebourg.
Ce qu’on peut sans trop de risque traduire par : " Il ne décolère pas ". Mais pourquoi passer ses nerfs sur la Voix de son Maître après  s'être défaussé sur Hollande en certifiant aux métallos devant des croissants au beurre que l'arbitrage est le fait du chef de l'Etat ?

Sur l’issue elle-même du bras de fer, Montebourg n’a pas trop protesté sur TF1 : il ne devait pas perdre la face ! Mais après tout, Mittal dont "nous ne voulons pas en France" est toujours présent. Il a accepté d'investir de l’argent et préparer l’avenir de son entreprise, mais se refuse à un plan social. L'Apache  Indien s’en tire même bien, puisqu'il recevra des subventions, bien que l'exécutif l'ait accusé de ne jamais tenir ses promesses. Est-ce ce qu'on peut appeler un compromis "juste" ?

La couleuvre reste en travers 

Ayrault a fait connaître l'arbitrage de François Hollande, en ne prévenant son ministre du deal qu'au dernier moment,  dans la soirée de vendredi. Et surtout, Matignon a révélé dans la foulée à la télévision qu’en réalité, il " n’y avait pas de repreneur crédible et ferme pour Florange "! Une façon de taper sur les  doigts de l'arnaqueur Montebourg en le décrédibilisant définitivement.

Psycho-drame au gouvernement

Le ministre a donc demandé à Matignon de démentir ses propos
Alors qu'il s'incruste au gouvernement " Il [Montebourg] juge qu’un tel démenti est indispensable ", commente ce proche de la diva socialiste. Ce proche juge pourtant que Montebourg n’entend pas démissionner du gouvernement. Malgré ces étincelles, " ça tient ", confirme l'anonyme.

Arnaud Montebourg se gave de  croissants  de couleuvres quand il n'avale pas son chapeau. 
Depuis son arrivée et avec ce nouvel épisode des déboires de Nono, le numéro 3 des primaires socialistes, qui a pris le melon, a dû accepter la rigueur budgétaire, le revirement sur PSA, sans même parler du plan social chez Sanofi ou du désaccord sur le nucléaire.

Comme pour la paire de ministres Europe Ecologie-les Verts, la question se pose du maintien de cette nuisance au gouvernement.


Adieu, Votre Grâce !

mercredi 14 novembre 2012

Austérité: flop des manifestations de révolutionnaires d l'extrême-gauche

14 novembre : " l'Europe des travailleurs hausse le ton " (PGE/PCF)


Les cinq grands syndicats français avaient prévu une centaine de manifestations et rassemblements le 14 novembre en France, dans 77 départements. 

A l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats  (CES) et de plus de 40 organisations syndicales, des manifestations ont lieu eu simultanément dans 23 pays européens, notamment en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Italie, où des violences ont été enregistréespour protester contre les politiques d’austérité qui mènent l'Europe droit dans le mur. Des grèves, manifestations ou actions plus symboliques ont eu lieu  et dans une quinzaine d'autres pays, à l'appel de la Confédération européenne des syndicats (CES).A Paris le rendez-vous était fixé à 14 heures, à Montparnasse (Place du 18 juin) jusqu'à l'école militaire. 

La Confédération Européenne des Syndicats (CES), relayée par L'Humanité, organe du PCF, explique: "Cette journée européenne d’action et de solidarité a pour objectif de demander aux dirigeants de montrer leur volonté de s’atteler véritablement à la détérioration de l’emploi et de répondre à l’angoisse sociale grandissante des citoyens européens. L’austérité est une impasse totale qui doit être abandonnée. La protection sociale et les salaires ne peuvent plus être sacrifiés. Il y a urgence sociale, il est temps d’écouter ce qu’ont à dire les citoyens et les travailleurs et de changer de cap." .

Outre les manifestations, les organisations CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires, rejointes par la CNT anarcho-syndicaliste, mais boudée par Force Ouvrière (FO), ont également appelé à des grèves sectorielles, en particulier dans les services publics. "A ce jour, sur 77 départements, nous recensons 100 manifestations et rassemblements", indique la CGT.



France: manifestations clairsemées
Sur toute la France, 100.000 personnes ont défilé ce mercredi à travers plus de 130 manifestations ou rassemblements, selon la CGT, mais les cortèges étaient souvent clairsemés. A Paris, le syndicat a dénombré 15.000 manifestants et la police de Manuel Valls 5.200.

Il s'agissait de la première mobilisation commune CGT-CFDT, avec le renfort de l'Unsa, de Solidaires et des enseignants de la FSU, depuis l'arrivée de la gauche socialo-écolo au pouvoir.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé en début d'après-midi à Paris des abords de Montparnasse vers le siège du MEDEF, le syndicat patronal, dans le VIIe arrondissement, plutôt que vers Matignon, avec pour slogan "Non à l'austérité, oui à l'Europe sociale".

La gauche syndicale allemande est entrée en campagne
"Que dans tous les pays européens, les syndicats se soient mis d'accord pour un même jour, dans un même mouvement, dénoncer les politiques d'austérité en Europe, c'est un acte fort qui doit être entendu par tous les chefs d'Etat européens", a déclaré Bernard Thibault, pour la CGT, au départ de la manifestation.

Présent également, François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a plaidé pour une relance européenne. "Pensons européen, essayons de sortir des solutions nationales, qui deviennent dans certains pays malheureusement nationalistes, faisons en sorte que cette relance soit européenne", a-t-il dit, bien que partisan du dialogue avec François Hollande et malgré la politique  protectionniste du Made in France de Nono Montebourg.

Hollande récupère les manifestations de l'extrême gauche

François Hollande assure que les manifestants soutenaient sa demande d'une politique de croissance...
Il a estimé mardi que les mots d'ordre de ces manifestations n'étaient pas dirigés contre le gouvernement.
"Je considère que les manifestations ne vont pas mettre en cause nos politiques, mais plutôt les soutenir", a-t-il affirmé la veille, lors de sa conférence de presse du 13 novembre.

Mais pour François Chérèque, le mouvement vise bien à interpeller les chefs d'Etat européens.

"Cette manifestation est pour dire aux chefs d'Etat européens, collectivement, 'Vous ne pouvez pas imposer de la rigueur de ce type, c'est trop dangereux pour l'économie, surtout dangereux pour le social'", a-t-il dit sur France inter.

Le "changement maintenant", c'est pour quand ?
Très critique du soi-disant "pacte" de compétitivité de 20 milliards d'euros d'aides aux entreprises par le gouvernement socialiste, Bernard Thibault a estimé que la politique du gouvernement socialiste n'est "pas suffisamment en rupture" avec celle de Nicolas Sarkozy.

En province, les syndicats n'ont pas fait le plein.

Plus de 5.000 personnes, selon les syndicats, et 1.500 d'après la police de Manuel Valls, ont défilé à Nantes, ex-ville du Premier ministre socialiste,  et 2.000 à Marseille., deuxième ville de France

A Bordeaux, la CGT a compté 5.000 manifestants et la police seulement 1.350, soit 3,5 fois moins... "Il s'agissait d'exprimer notre ferme opposition aux mesures d'austérité qui font plonger l'Europe dans la stagnation économique, voire la récession, et aggravent les déséquilibres et les injustices", a dit Julien Ruiz, de la CGT.

A Toulouse, 1.600 personnes ont battu le pavé, selon la police, 5.000 selon les syndicats. Le cortège était composé des adhérents des principaux syndicats et de différentes entreprises privées, telles qu'EDF, La Poste, ou encore Sanofi, dont la direction a été traitée de "patrons-voyous" par le maire socialiste Pierre Cohen, du fait d'une succession de plans de réduction des coûts.

Les manifestants n'étaient que 1.000 à Toulon, 500 à Strasbourg, et 500 à 700 à Rennes.

Des dirigeants et militants du Parti communiste et du Parti de gauche se sont joints aux cortèges.

Le candidat des communistes à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), a accusé François Hollande de s'être rallié sans conditions à l'idéologie libérale en fustigeant les dépenses publiques et en ordonnant un plan massif de baisse d'impôts pour les entreprises.
"Pour la première fois, un homme de gauche dit à la télévision que l'Etat dépense trop, qu'il faut contracter la demande et surtout on entend une chose que peut-être seuls les spécialistes suivent vraiment, c'est que désormais la gauche se réclame de la politique de l'offre", a-t-il souligné sur France 2.

samedi 20 octobre 2012

BPI: querelle Hollande-Jouyet sur le dos des salariés

Hollande assure que Florange n'est pas un "canard boiteux"

J.-P. Jouyet avait prévenu que la BPI "aura vocation à maintenir l'activité et non pas à aider les canards boiteux", en réponse à la question d'Europe 1  vendredi matin : "Est-ce que la BPI devra sauver Florange ? "


Mittal, propriétaire indien du site Arcelor,avait annoncé début octobre la fermeture des deux hauts-fourneaux de l'usine, déjà à l'arrêt depuis quatorze mois. Le président François Hollande a répliqué aux propos du futur président de la Banque publique d'investissement (BPI), Jean-Pierre Jouyet.

Le matin du vendredi 19 octobreHollande nie  que l'aciérie de Florange, en Moselle, est un "canard boiteux". "Florange fait partie d'ArcelorMittal et, à ma connaissance, ArcelorMittal n'est pas un canard boiteux", a mondialisé le président à la fin du sommet européen, ajoutant que "ce dossier ne relève donc pas de la BPI". En clair, Hollande remet le sort des salariés de Florange entre les mains exclusives de Mittal.

Vendredi après-midi, J.-P. Jouyet a accepté de s'auto-flageller, assurant, mais un peu tard dans un communiqué, qu'il a "le plus grand respect" pour les salariés de Florange.


Walter Broccoli, délégué FO à Florange, a immédiatement exprimé sa colère sur BMF-TV après les propos de l'homme de mains de Hollande. "C'est inadmissible de nous traiter de canards boiteux, aujourd'hui surtout vu que la situation est difficile. Si on est soutenu par le gouvernement, on ne comprend pas pourquoi la banque d'investissement nous traite de la sorte", a déclaré le délégué syndical. 

Le problème des salariés, c'est que - sur ordre du président socialiste - le gouvernement lâche Florange.

Hollande et FO à Florange, 24 février 2012
"Il faudrait signaler [à M. Jouyet] que nous, à Florange, ne sommes pas des canards boiteux puisque le rapport Faure [commandé par le gouvernement et remis en juillet] a dit qu'on était viable", a-t-il ajouté, estimant que "maintenir l'emploi à Florange, ce n'est pas sauver un canard boiteux, c'est plutôt sauver une entreprise d'avenir".


La BPI va réunir les moyens du Fonds stratégique d'investissement (
FSI), de l'entité de capital-investissement CDC Entreprises (dédié au financement des entreprises en croissance) et de la banque publique OSEO, pour proposer des financements aux entreprises ainsi que des prises de participation au capital. Détenue à parité par l'Etat et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), elle devrait voir le jour début 2013, dans au moins trois mois encore.

Profitez que l'article n'est pas payant pour lire le décryptage : A quoi sert la Banque publique d'investissement, promesse du candidat Hollande ?

Jouyet  confirme l'indifférence de Hollande aux salariés des grands groupes


Les grands groupes ne pourront compter que sur eux-mêmes  
Interrogé sur le cas de PSA Peugeot Citroën, constructeur automobile en difficulté, et sur l'opportunité pour la BPI d'intervenir dans le dossier, l'homme de main du Président n'a laissé aucun espoir aux salariés de l'automobile. "Je ne dis pas que ça ne nous regarde pas", a nuancé l'ancien secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avant de prévenir que "la BPI aura vocation à financer essentiellement des PME et des entreprises de taille intermédiaire".
"Les exemples que vous avez cités relèvent de grands groupes. C'est une chose qui est différente", a-t-il insisté: qu'ils aillent se faire voir, patrons et salariés, sous-traitants et familles, tous autant qu'ils sont. La BPI "sera une banque pour prévenir les difficultés des entreprises et c'est une banque au service de l'avenir", a ajouté  Jouyet.

Les "canards boiteux" à la trappe, pour solde de tout compte
A Florange, Hollande soutenu par la CGT et la CFDT

A Florange, Hollande s’engage le 24 février 2012
à déposer une loi
pour éviter les démantèlements d'usine

"
Nous souhaitons aider à des projets d'avenir

pour compenser les difficultés que vous avez citées", a-t-il expliqué, en référence, outre
Florange et PSA, à Sanofi, Alcatel-Lucent, Air France et Areva. "Elle fera de la prévention contre le chômage, elle aidera à ce qu'il y ait de nouvelles activités. Pour le reste, c'est à d'autres dispositifs de jouer si nécessaire", selon lui.


Jouyet ne mélange pas les torchons et les serviettes de la banque publique

La future Banque publique d'investissement sera "indépendante", a aussi assuré Jean-Pierre Jouyet vendredi sur Europe 1. 
"Elle est présidée par quelqu'un qui, s'il a beau avoir beaucoup de sympathie et d'amitié pour le président de la République, a une réputation d'indépendance. Donc, elle sera indépendante", a revendiqué Jouyet, cumulard également directeur général de la Caisse des dépôts (CDC). L'ancien secrétaire d'Etat aux affaires européennes est un proche de François Hollande, qu'il a côtoyé à l'ENA, au sein de la promotion Voltaire, celle des quinqua en mal de pouvoir.

La "gauche molle" a un problème avec l'emblème du lion de PSA ou du CL
"Ce n'est pas une banque spéculative, ce n'est pas une banque qui a pris des risques. Elle est adossée à la Caisse des dépôts [...] qui a fait un travail sérieux en toute indépendance", se flatte Jouyet. Il a affirmé ne pas être inquiet "du tout" quant à l'éventualité d'engagements douteux de la BPI, en réponse à un parallèle visant le Crédit lyonnais, banque publique qui s'est effondrée en 1993.

Dommage, vous ne pourrez pas lire lire l'entretien du Monde avec Jean-Pierre Jouyet : 'La BPI ne devra pas s'interdire de vendre les parts dans les grands groupes' (lien abonnés)

Qu'en pensent Montebourg et Filippetti ?


Devoir de mémoire:

VOIR et ENTENDREGuy Bedos engagé "plutôt à gauche" et pour François Hollande.  En mars dernier, l'humoriste appelait à une "révolution citoyenne" à Florange: 

Il parle beaucoup de lui, mais a aussi déclaré sur BFMTV: "je suis là pour rendre visibles des choses dont certains pourraient faire mine de ne pas les connaître". "Ce n’est pas rien, une usine qui s’arrête, ce n’est pas rien des gens qui se retrouvent au chômage. " Balasko et la petite Béart ne diraient pas mieux... 
Guy Bedos a par ailleurs affirmé son soutien à François Hollande. "Je pense que c’est important de changer d’équipe. Faut nettoyer ! ," a-t-il conclu, en mars 2012.
A bientôt, père et fils, à l'Elysée, pour le grand nettoyage?

mardi 9 octobre 2012

Emploi: Hollande fait déchanter la CGT

Pour l'emploi, des milliers de salariés ont repris le chemin de la rue

Des dizaines de milliers de salariés sont descendus dans la rue mardi à l'appel de la CGT

Tandis que le Redresseur productif prétend avoir déjà sauvé 15.000 emplois, l'organisation syndicale d'extrême gauche a pris le pari d'organiser seule une mobilisation visant le gouvernement socialo-écolo qu'elle enjoint de protéger l'emploi, sans céder aux sirènes du patronat.  

Sur fond de plans sociaux en cascade et d'envolée du chômage, la CGT a appelé à des arrêts de travail et à des manifestations, sa première initiative depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir.La centrale s'est félicitée de cette forte mobilisation qui, selon elle, a réuni 90.000 manifestants dans tout le pays.

Partout, dans les défilés, les salariés victimes de plans sociaux -PSA, Florange, Fralib, Doux... - étaient en première ligne.
Cette journée est "une réussite", clame Bernard Thibault, numéro un de la centrale, au départ du défilé parisien place d'Italie. La CGT a annoncé 25.000 participants dans la capitale, la police 11.000.
Cette journée est "un avertissement", à la fois aux "pouvoirs publics et au patronat" et "une mobilisation pour obtenir des négociations qui sécurisent l'emploi", a lancé B. Thibault.



L'autre grande centrale, la CFDT, épaule le gouvernement 

Elle compte sur les négociations en cours avec le patronat pour obtenir des avancées, alors que la CGT prône l'affrontement et clame qu'il ne faut "pas s'en remettre au seul terrain de la négociation", a prévenu le leader cégétiste pour qui il faut faire pression sur le gouvernement afin qu'il adopte rapidement la loi promise empêchant les licenciements abusifs.



"Hollande, qu'est ce qu'il glande ?", lançaient au mégaphone plusieurs dizaines de salariés d'ArcelorMittal montés à Paris. Les métallurgistes et sidérurgistes lorrains , qui forment le gros bataillon du cortège parisien, faisaient éclater pétards et fumigènes. Nono "Montebourg bricolo", renchérissaient leurs camarades des sites de Dunkerque (PS) et Fos-sur-Mer (PS), fumigènes en main.



Les usines en sursis "ne peuvent attendre trois mois une loi", déclarait  Sébastien Thomas, délégué CGT à Fos.

Les villes socialistes particulièrement visées

Au Mondial de l'automobile, des incidents ont éclaté
Des centaines de salariés d'entreprises, dont PSA, qui tentaient, à l'appel de la CGT et d'autres syndicats, de pénétrer dans le salon, en ont été empêchés par les forces de l'ordre usant de gaz lacrymogènes.

L'appel de la CGT a été aussi entendu par les 2.400 dockers et les 1.200 agents du port UMP du Havre, fortement perturbé, selon la CGT. 
Grévistes et militants - quelque 3.000- ont défilé dans les rues pour dire que "cette Europe-là on n'en veut pas", alors que l'Assemblée nationale a adopté mardi le traité budgétaire européen voulu par Nicolas Sarkozy.

Quelque 30% des effectifs du grand port PS de Nantes-Saint Nazaire et une partie de la manutention avaient aussi observé une grève, selon la direction.

A Rennes, les salariés de Doux, de PSA, des chantiers navals, d'EDF, des hôpitaux, venus de toute la Bretagne et des Pays de la Loire se sont rassemblés en un cortège de 5.500 personnes, selon la CGT, la moitié selon la police. 

Des salariés de Technicolor à Angers, dont l'usine est menacée, étaient aussi là. 

Un cortège à Bourges, a rassemblé 310 salariés, selon la police, 400 selon le syndicat.

Les patrons "plus rapaces que pigeons"

Ils étaient 3.500 selon la police, 7.000 selon le syndicat, à Bordeaux (UMP). "On veut lancer un signal d'alerte au gouvernement et au MEDEF. Les grands patrons, pas tous mais la plupart, sont plus des rapaces que des pigeons", lance Philippe Mediavilla, secrétaire régional Aquitaine de la CGT.

A Lyon (PS), 10.000 manifestants, selon la CGT, 3.300 selon la préfecture, ont défilé, venant des huit départements de la région Rhône-Alpes. Une centaine d'arrêts de travail ont été enregistrés, dans la métallurgie et la chimie, a indiqué la CGT.

Une délégation des ouvriers de Fralib dans les Bouches-du-Rhône socialistes a défilé aux côtés de quelque 2.000 salariés à Marseille: "On est là pour défendre nos emplois", disaient-ils. Un éléphant géant emblème de la marque Lipton était installé sur un camion tandis que des haut-parleurs rythmaient le cortège: "A bas les profiteurs, les patrons, les voleurs, vivent les travailleurs !".

Quelque 9.000 personnes selon la CGT, 2.500 selon la police, ont défilé à Toulouse, parmi eux de nombreux salariés de Sanofi, Freescale, le fabriquant de crème glacée Pilpa de Carcassonne (PS), en butte à des fermetures d'entreprise.

A Epinal, 3.000 manifestants venus du Grand Est selon la CGT, la moitié selon la police, sont descendus dans la rue. Dans les cortèges des salariés de deux sous-traitants de PSA - TRW et Cimest - placés en redressement judiciaire et de Bihr, leader français de la corderie agricole.

A Besançon, le service des transports en commun de l'agglomération était assuré à 55% et plus d'une centaine de personnes ont défilé.