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vendredi 13 octobre 2017

Pour Greenpeace, le risque nucléaire est festif, à Cattenom

Intrusion de Greenpeace, ONG illégale, dans la centrale nucléaire de Cattenom

Des militants de Greenpeace France se sont introduits par effraction sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle),  jeudi matin.

Les joyeux lurons y ont déclenché un feu d‘artifice à proximité d‘une piscine d‘entreposage de combustible usé.
Selon EDF, l‘intrusion survenue à 5h37 a immédiatement été détectée par les équipes de sécurité du site et un peloton spécialisé de protection de la gendarmerie a arrêté les militants - au nombre de huit et placés en garde à vue selon la préfecture, à 5h45.
Les militants "sont toujours restés à l‘extérieur des bâtiments et hors zone nucléaire' et "cette intrusion n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations", a comment Electricité de France (EDF) par communiqué. 
Organisation non gouvernementale internationale (ONGI), supranationale et illégale, non accréditée auprès de l'Union européenne, Greenpeace s'en est pris à la nation. EDF est en effet un établissement public national à caractère industriel et commercial (EPNIC) transformé en société anonyme dont le capital social a été transféré à l'État, qui en détient 70 % au moins. Initialement entreprise nationalisée, EDF a été étatisée, ce qui a permis l'ouverture de son capital et sa mise en bourse.
Les militants de l'ONG se montrent dans une vidéo diffusée par Greenpeace

Les activistes s'exhibent en tireurs d'un feu d‘artifice à quelques mètres du bâtiment renfermant la piscine d‘entreposage du combustible usé d'un réacteur.
Les activistes de l'ONG sont incontestablement
à l'intérieur de l'enceinte de la centrale nucléaire

EDF souligne que l‘intrusion constitue une infraction au regard du code de la défense. Elle est passible de plusieurs années de prison et de dizaines de milliers d‘euros d‘amendes. EDF annonce qu'elle va porter plainte.

"Cela va vraiment trop loin, nous avons affaire à des gens irresponsables”, a déclaré lors d‘une conférence téléphonique Olivier Lamarre, le directeur adjoint du parc nucléaire d‘EDF.

Image associée
A l'Assemblée nationale française
"Cette intervention de Greenpeace ce matin n‘a rien démontré, si ce n‘est au contraire que nos dispositifs fonctionnent parfaitement (...). Ce que nous ne voyons pas (sur la vidéo de Greenpeace), c‘est que (...) des gendarmes se positionnent pour faire barrage et empêcher toute approche des équipements importants pour la sûreté et la sécurité”, a-t-il ajouté.

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L'action de l'ONG fait suite à la publication mardi d‘un rapport de Greenpeace selon lequel les piscines d‘entreposage des centrales françaises, qui peuvent chacune contenir plusieurs centaines de tonnes de combustible usé, sont particulièrement exposées à des risques d‘attaques, notamment au moyen d‘avions, d‘hélicoptères ou d‘explosifs.

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Georges Bos, directeur de cabinet du préfet de la Moselle, a déclaré à Reuters que les militants de Greenpeace, placés en garde à vue, n‘avaient eu le temps de franchir qu‘une première enceinte, vraisemblablement en cisaillant ou en escaladant un grillage.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a pour sa part activé son centre d‘urgence situé à Montrouge (Hauts-de-Seine) à la suite du déclenchement par EDF du plan "sûreté-protection" de la centrale de Cattenom.

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EDF annonce qu'elle va porter plainte. Et après ?



EDF souligne que l‘intrusion constitue une infraction au regard du code de la défense. Et en période d'"état d'urgence" antiterroriste... Elle est un délit passible de plusieurs années de prison et de dizaines de milliers d‘euros d‘amendes. 

"Cela va vraiment trop loin; nous avons affaire à des gens irresponsables", a déclaré lors d‘une conférence téléphonique Olivier Lamarre, le directeur-adjoint du parc nucléaire d'EDF.

La loi du 2 juin 2015 renforce la protection des installations civiles abritant des matières nucléaires.
Image associéeUne proposition de loi du député UMP du Loiret Claude de Ganay visait expressément les intrusions de militants anti-nucléaires dans des sites comportant des installations nucléaires de base, mais elle a été remaniée par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale à majorité socialiste, alors qu'initialement elle comblait un vide juridique entourant la violation des règles relatives à l’accès à ces sites sensibles, alors que se concrétisait le risque de survols de centrales et autres installations nucléaires par des aéronefs sans pilotes, dits drones. Une situation qualifiée d’ "anxiogène" par la presse. 



Image associéeLa loi de 2015 instaura néanmoins un nouveau régime de protection pénale.

Cette loi ne vise que les intrusions terrestres, mais c'est celle qui nous préoccupe actuellement.
Plusieurs infractions peuvent être constituées, selon le statut juridique du site et la nature des faits commis :

- L’infraction de droit commun, à savoir la violation de domicile, définie par l’article 226-4 du code pénal comme étant le fait de s’introduire ou de se maintenir dans le domicile d’autrui à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contraintes, hors le cas où la loi le permet. Cette infraction est punie d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

Appliquée aux personnes morales, la Cour européenne des droits de l’homme (arrêt Colas du 16 avril 2002) a jugé que cette notion de domicile vise le siège social, les agences et les locaux professionnels où cette personne morale poursuit cette activité. La Cour de cassation a confirmé dans l’arrêt de la Chambre commerciale du 30 mai 2007.

- Lorsque les locaux ou terrains clos ont le statut de "zone protégée intéressant la défense nationale" au sens de l’article 413-7 du code pénal, l’introduction sans autorisation à l’intérieur d’une telle zone est passible d’une peine de six mois d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende. Cette infraction est donc moins lourdement sanctionnée que la précédente, alors qu’elle peut être considérée plus grave eu égard au site concerné.

Image associéeLa notion d’une "zone protégée intéressant la défense nationale" est nouvelle et définie, en fonction du besoin de protection, par arrêté du "ministre qui a la charge des installations, du matériel ou des recherches, études, fabrications à caractère secret qu’il désigne" (articles R. 413-1 et suivants du code pénal).  Le ministre actuellement défié frontalement est Florence Parly, une proche der Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann. 
Une semaine après sa nomination aux Armées dans le gouvernement Édouard Philippe, le 21 juin 2017, F. Parly dut quitter les conseils d'administration de Zodiac Aerospace (entreprise aéronautique française spécialisée dans les systèmes embarqués et de sécurité d’avions), Ingenico (parmi les sociétés leaders du marché des terminaux de paiement) et Altran (entreprise de conseil en innovation et ingénierie avancée dans l’équipement automobile, l’électronique grand public et ...le nucléaire).
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"La qualificatiion d’ "intéressant la défense nationale" ne désigne pas nécessairement une affectation militaire. Ainsi, tous les grands sites nucléaires, qu’ils soient exploités par EDF, AREVA ou le CEA, ont été désignés "zones protégées" par arrêté ministériel.
A noter également que le tribunal compétent en premier ressort pour juger les délits d’intrusion dans une "zone protégée" est le tribunal correctionnel "en formation militaire".


Les activistes de Greenpeace exposent la Moselle au risque terroriste

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Qui sont les militants de Greenpeace médiatisés en France ? 
L'ONG pointe les "élus du nucléaire", nommant Jean-Michel Baylet (président du Parti radical de gauche et sénateur du Tarn-et-Garonne), Patrice Prat (député du Gard), François Brottes (député de l’Isère), Christian et Delphine Bataille (respectivement député et sénatrice du Nord), Didier Guillaume (sénateur de la Drôme), Jacques Moignard (député du Tarn-et-Garonne), Michel Destot (député-maire de Grenoble), dont le successeur, Eric Piolle, n'a pas davantage d'états d'âme…
Greenpeace ne cite pas Pascal Canfin, directeur général du WWF France, qui s'engagea en politique avec Les Verts en 2001, milita pour l'association Nouvelle Donne (créée par Pierre Larrouturou), ancien député européen (2009-2012 et 2014), nommé en mai 2012 ministre délégué au Développement auprès du ministre des Affaires étrangères en France, dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.
Jean-Vincent Placé, Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili ont également collaboré avec François Hollande, un président socialiste qui n'est pas réputé actif en matière d'écologie et qui n'a pas fermé de centrales nucléaires comme il s'y était engagé. Ils plaidèrent pour une "écologie de compromis"...

On peut déplorer que cette démonstration médiatique festive constitue 
en fait une menace sur les populations 
proches des centrales nucléaires signalées comme accessibles aux terroristes fondamentalistes, aussi bien anti-nucléaires ou anti-libéraux et révolutionnaires qu'islamistes.

Les anciens directeurs-générauxpour la France cautionnent-ils ces actions menaçant la sécurité des Français ? 

Bruno Rebelle, vétérinaire PS, 
mis en cause dans un reportage du magazine Cash investigation du 24 janvier 2017 sur France 2 et présenté par Élise Lucet, révélant que ce militant écologiste intransigeant s'est mis au service d'un conglomérat indonésien qui procède à des abattages massifs d'arbres en Indonésie ;

Michèle Rivasi, députée européenne PS, puis EELV, 
qualifiée de "bête noire du lobby nucléaire" dans Libération, opposée au remboursement des anti-dépresseurs comme à l'augmentation annoncée du nombre de vaccins obligatoires en France : 
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le Journal international de médecine la qualifie de 'reine de l'alterscience', ciblant notamment sa proximité avec les militants anti-vaccination et son combat contre l'électrosensibilité (moniteurs d'ordinateur, les antennes-relais de la téléphonie mobile et téléphones mobiles eux-mêmes, le WiMAX (système de transmission et d'accès à Internet à haut débit), les lignes à haute tension, les transformateurs électriques, la technologie CPL, les néons, ou encore les téléphones DECT, accusés entre autres de provoquer des irrégularités cardiaques), et l'accusant de colporter des "faits alternatifs" non démontrés ;

Pascal Husting qui, avant d'être nommé au poste de directeur général de Greenpeace France, 
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Résultat de recherche d'images pour "pascal Husting"fut étudiant d'éducation physique à l'Université de Cologne, Allemagne, enseigna dans un centre fermé pour délinquants juvéniles au Luxembourg pendant deux ans, se reconvertit dans le monde de la finance et travailla pendant cinq ans pour Grant Thornton Luxembourg, un cabinet d'audit et d'experts comptables, à compter de 1995,  intégra Greenpeace d'abord au bureau luxembourgeois en tant que directeur financier, puis à la tête du bureau dont il prit la direction générale. Il prit ensuite les rênes du bureau régional de Greenpeace en Méditerranée, qui regroupe les activités de l'organisation en Turquie, au Liban, en Israël et à Malte ;
  
et, depuis 2012, Jean-Francois Julliard
qui est un ex-journaliste entré à Reporters sans frontières en 1998 (successeur à sa tête de Robert Ménard, démissionnaire),
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"Lors du passage de la flamme olympique à Paris en 2008, plusieurs grimpeurs  de RSF accrochèrent des drapeaux représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes, symboles de la campagne de Reporters sans frontières, sur un grand nombre de monuments emblématiques de Paris : Jean-François Julliard choisit de grimper sur la cathédrale Notre-Dame pour y brandir leur drapeau.
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard"Il se fit interpeller à Tunis et expulser de Tunisie pour avoir distribué le mensuel interdit publié par Jalal Zoghlami, leader de l'Organisation communiste révolutionnaire (section tunisienne de la Quatrième Internationale), porte-parole de la Ligue de la gauche ouvrière, membre du Front populaire, après la révolution de 2011 ?

En 1976, l’écologiste canadien Patrick Moore, un des membres fondateurs de Greenpeace, se prononça en faveur de l’emploi de l’énergie nucléaire après s’y être opposé. Selon lui, elle est indispensable pour réduire l’utilisation des combustibles fossiles et l’émission des gaz à effet de serre.

Y voyez-vous un signalement de la centrale nucléaire de Cattenom par Greenpeace à Daech?

mardi 16 mai 2017

Les premiers reniements du président Macron

Conflits d'intérêts, cumul des mandats... Macron, héraut défaillant de la de la moralisation

Emmanuel Macron, lors de la présentation de son programme, avait insisté sur la nécessité de moraliser la vie publique. 

Résultat de recherche d'images pour "Emmanuel Macron, lors de la présentation de son programme, a insisté sur la nécessité de moraliser la vie publique. afp.com/Lionel BONAVENTURE"
Emmanuel Macron, lors de la présentation de son programme,
avait insisté sur la nécessité de moraliser la vie publique
Il était encore question de transparence, lors de la présentation de son projet, le jeudi 2 mars 2017. Le candidat Macron avait proposé une série de mesures  de moralisation de la vie publique, lesquelles avaient été ressenties comme des attaques de campagne contre ses deux principaux rivaux, Marine Le Pen et François Fillon, qui ont été visés par la presse, suivie de la justice. Leurs ennuis judiciaires avaient pollué le débat et donné une tonalité particulière à la présentation du programme présidentiel du candidat par procuration de Hollande, Emmanuel Macron,  qui avait accusé ses deux concurrents "de s'attaquer délibérément à l'Etat de droit".
Or, la transparence de la vie publique n'est pas la spécialité du premier ministre nouvellement nommé. D'après les informations de Mediapart, E. Philippe avait écopé d'un blâme de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) en 2014, suite à une déclaration de patrimoine opaque."La valeur de son appartement à Paris ? 'Aucune idée'. Ses parts dans une résidence de Seine-Maritime ? 'Aucune idée'. Son bien en Indre-et-Loire ? 'Aucune idée'", rapporta Mediapart. Malgré les relances de la Haute autorité, le député s'était toujours refusé à communiquer les valeurs ou le prix d'achat de ses propriétés. Aujourd'hui la constitution du gouvernement serait retardée -nous assure-t-on- pour permettre à la Haute autorité de contrôler ses ministres. "Les 'blancs' d’Édouard Philippe portaient atteinte au 'caractère exact' de sa déclaration et la HADVP n'avait pas estimé pour autant estimé qu’ils justifiaient une quelconque saisine de la justice.Résultat de recherche d'images pour "moralisation cumul des mandats"
L'ancien ministre de l'Economie de Manuel Valls s'était défendu de vouloir  "jeter le soupçon ou l'opprobre sur la totalité des élus". "Il y a nombre d'élus (...) qui ont toujours respecté les lois de la République et la moralité et se trouvent aujourd'hui pris dans ce débat qui est une lèpre pour la dignité de notre vie publique", avait-il déclaré lors de son intervention, par laquelle le candidat Macron s'engageait à une "stratégie de moralisation de la vie publique". 

Ainsi, le candidat proposa-t-il concrètement d'interdire à tout élu ou ministre d'embaucher un membre de sa famille. Mais on apprit bientôt qu'il comptait bien pourtant donner un rôle officiel à son épouse en faisant créer le statut de Première Dame... 

Il souhaita également interdire aux parlementaires d'exercer une activité de conseil parallèlement à leur mandat "pour mettre fin aux conflits d'intérêts". Un serpent de mer qui, depuis toujours, agite les flots politiques lors de la sortie de fonction des ministres et hauts fonctionnaires, mais qu'il promettait de dompter, en même temps qu'il contrôlerait les entrées de membres du gouvernement issus de la société civile. Ce qui vaut aux grévistes de Whirlpool et aux salariés d'entreprises en cours de licenciements, tels ceux de GM&S société menacée de liquidation judiciaire à La Souterraine dans la Creuse, ou des magasins Tati, mis en vente, d'attendre 48 heures de plus la constitution du nouveau gouvernement et la réunion du premier Conseil des ministres. Résultat de recherche d'images pour "moralisation activité de conseil  mandat"
Or, le nouveau premier ministre, Edouard Philippe, a travaillé pour le groupe Areva en tant que directeur des affaires publiques (2007-2010), c'est-à-dire en charge du lobbying pro-nucléaire de cette multinationale, alors qu'il venait tout juste d'être membre du cabinet d'Alain Juppé, ministre de l'Ecologie (2007).
Il souhaita également fiscaliser "l'intégralité de la rémunération des parlementaires notamment l'indemnité représentative de frais de mandat". "Un parlementaire doit vivre comme un cadre commercial. Il a des frais liés à son activité? Très bien, il peut les déduire. Mais il doit donner ses justificatifs, contrôlables par le fisc", confia Emmanuel Macron au Parisien

Il proposa enfin d'interdire à tout détenteur d'un casier judiciaire de se présenter à une élection et prôna la suppression du régime spécial des retraites des parlementaires. 

Limitation du cumul dans le temps

Héraut du renouvellement, le président trentenaire qui n'a jamais exercé aucun mandat électif, clamait sa volonté d'interdire le cumul de trois mandats identiques successifs. Pour assurer le "pluralisme de la vie politique", l'ex-banquier s'engagea sur une série de mesures: réduction d'un tiers du nombre de parlementaires (et ce n'est encore pas valable pour la législative de juin), renforcement des obligations des partis en terme de parité et rénovation du fonctionnement du Parlement, qui passerait plus de temps à contrôler l'action du gouvernement qu'à voter la loi. Macron n'a-t-il pas énoncé son appétence pour le gouvernement par ordonnances ?
Or, Jean-Yves Le Drian, 70 ans, que le président Macron pressentirait à nouveau pour un grand ministère régalien (de la Défense ?), avait déjà exercé deux mandats ministériels (secrétaire d'État à la Mer Ministre de la Défense (2012-2017) et a été six fois député du Morbihan (1978-2007) et cumulard au Conseil régional de Bretagne qu'il préside en même temps qu'il dirige les Armées. La presse fait de la dissimulation en le présentant comme président de la région Bretagne de 2004 à 2012 (8 ans), puis comme simple membre depuis 2015 (pour six années de plus). Incarne-t-il le renouvellement des personnels et des moeurs politiques ?
Comment assurer une meilleure "participation" des citoyens à la vie publique? 
Résultat de recherche d'images pour "moralisation vie politique"Emmanuel Macron s'engage sur deux pistes. Le travail des parlementaires serait évalué par des "dispositifs innovants", comme des jurys citoyens
Les communes seront enfin encouragées à développer les "budgets participatifs" et "consulter" ainsi directement les citoyens sur l'utilisation de l'argent public.
Reste à savoir si les citoyens constitués en jurys seront dotés de la capacité de sanction.

jeudi 29 septembre 2016

L'accord sur le projet nucléaire Hinkley Point est signé: désormais, le PS opine

Le PS émettait des "réserves", mais la nouvelle consigne est à la résignation

La 
 France, la Grande-Bretagne et la Chine ont signé jeudi le contrat de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point

Le PS estimait encore en août dernier que la poursuite du projet controversé de construction de deux réacteurs nucléaires par EDF à 18 milliards de livres, sur le site britannique d'Hinkley Point appelait "à ce stade" des "réserves", après le répit accordé par la justice au projet.
La poursuite de ce projet "impose que soient levées toutes les interrogations et les réserves avant d'aller plus loin", compte tenu de son impact sur "la solidité et la pérennité" d'EDF, affirmait le Parti socialiste dans un communiqué.

De nombreux protagonistes de ce dossier "ont alerté sur le risque financier" pour l'entreprise nationale, rappelle le PS, avec un coût avoisinant "les 22 milliards d'euros", dont "15 milliards" qu'EDF prélèvera "sur ses fonds propres".

Vendredi, la juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris a rejeté la demande du comité central d'entreprise (CCE) d'EDF de suspendre le feu vert donné par le groupe public d'électricité au projet, dans l'attente d'une audience décisive fin septembre.

Fruits d'un partenariat franco-chinois, les deux réacteurs nucléaires doivent être construits sur le site d'Hinkley Point, au sud du Royaume-Uni. Par son emplacement géographique, ce projet pourrait être soumis aux "incidences, nombreuses et incertaines, du Brexit", relevait le Parti socialiste, rappelant la décision du Premier ministre britannique, Theresa May, de reporter "la signature du contrat programmée le 29 juillet à une date indéterminée"
Le PS qui avait misé sur une reculade britannique est désormais pris au piège de la signature de T. May.


En juillet 2016, le Parti de gauche dénonçait "la décision suicidaire du CA d’EDF"
Martine Billard, secrétaire nationale à l'écologie, pointait alors "la responsabilité du gouvernement et d'EDF qui venaient de prendre la décision de mettre la société en danger en s’obstinant à vouloir construire les 2 EPR de Hinkley Point en Angleterre pour un "coût supérieur à 20 milliards d’euros". Les gouvernements français, PS comme de droite, sont les derniers en Europe à faire le choix du nucléaire au lieu de s’engager massivement dans les énergies du futur que sont les énergies renouvelables.

Le Parti de Gauche salua aussi le vote "contre" des syndicats rétrogrades qui n'a pas suffi à empêcher ce "projet funeste". L’engagement à arrêter cette obstination pro-nucléaire au détriment de l’intérêt général économique, social et écologique sera une des propositions pour 2017.

Pour Jadot (EELV), Hinkley Point est "une folie qui va tuer EDF"
L'eurodéputé EELV Yannick Jadot, candidat à la primaire écologiste, a dénoncé vendredi 23 septembre le feu vert du gouvernement britannique, "une folie, une folie qui va tuer EDF. Ce ne sont pas les écologistes qui le disent, c'est Thomas Piquemal qui est l'ancien directeur financier d'EDF (...), c'est l'ensemble des syndicats qui sont évidemment pro-nucléaires qui le disent", a déclaré Y. Jadot sur RMC, fustigeant "des choix foireux qui tuent nos entreprises françaises" qui  relancent la construction nucléaire en Europe, à l'arrêt depuis la catastrophe de Fukushima au Japon.
Ce projet de 18 milliards de livres (environ 21 milliards d'euros) dans le sud-ouest de l'Angleterre a donné lieu à des mois de négociations parfois tendues


"Une source proche du dossier" a fait savoir aux journalistes qui avaient été exclus de l'événement que le contrat a été paraphé lors d'une cérémonie à laquelle assistaient le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark, le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, et le directeur de l'Administration nucléaire nationale chinoise, Nur Bekri.

Le Premier ministre britannique, Theresa May, avait donné son aval au projet le 15 septembre en y incluant des dispositions lui permettant d'intervenir en cas de vente de la participation de contrôle d'EDF.

EDF détiendra en effet 66,5% du projet tandis que le chinois CGN investira six milliards de livres pour en acquérir 33,5%. "Nous sommes très heureux de cette signature définitive. Je suis conscient du fait que c'était une longue phase de préparation, mais je suis persuadé qu'on sait démontrer qu'une fois les objectifs fixés, nous pouvons les tenir", a déclaré Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF.

Jean-Marc Ayrault (PS) a, quant à lui, parlé d'un "bon accord" à l'issue d'un entretien avec son homologue Boris Johnson. "Je sais qu'il soulève des questions et des interrogations, notamment en France, mais il représente aussi une opportunité pour l'avenir de toute une filière", a-t-il ajouté.

Une partie des syndicats d'EDF avaient demandé le report du projet Hinkley Point en estimant qu'il mettait en péril les finances de l'entreprise. La décision d'investissement du groupe public fait l'objet d'une procédure judiciaire engagée par cinq administrateurs salariés.
Mardi, EDF a souligné que son conseil d'administration a autorisé Jean-Bernard Lévy "à formaliser vis-à-vis du gouvernement britannique l’engagement de ne pas céder le contrôle de (la société dirigeant le projet Hinkley Point) pendant la période de construction sans l'accord du gouvernement britannique".

Les journalistes "experts et décrypteurs", mais aux ordres, évitent d'évoquer un autre sujet d’inquiétude
Aucun EPR, une technologie d’Areva, n’est encore en service dans le monde en raison de dépassements de délais et de coûts des chantiers en cours, notamment à Flamanville (Manche) et en Finlande, qui elle aussi fait confiance en l'expertise nucléaire de la France, même si la direction d’EDF promet de tirer les enseignements de ces expériences malheureuses.

vendredi 8 juillet 2016

Feu vert du gouvernement aux premières éoliennes françaises en mer

Hollande balaie les craintes sur la protection de la biodiversité de la mer  

Les trois premiers parcs d'éoliennes en mer en projet au large des côtes françaises, pilotés par EDF, ont désormais le feu vert des préfectures
 
Trois projets ont été choisis en avril 2012 lors du premier appel d'offres passé par le gouvernement. 

Il
 a permis d'attribuer les sites au large 
de Fécamp (PS jusque 2014, Seine-Maritime,  PS jusque 2014, 500 MW), 
de Courseulles-sur-Mer, UMP (Calvados, UDI, 450 MW) 
et de Saint-Nazaire, PS (Loire-Atlantique, PS), 480 MW) au consortium associant EDF Energies Nouvelles, Dong Energy Power (Danemark) et Alstom (France, actionnariat flottant à 47,79 %). 
La construction et l'exploitation du parc de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor, 500 MW) a été confiée au consortium composé d'Iberdrola, Eole-Res et Areva. 
Ces quatre parcs devraient entrer en service en 2019. 
En mai 2014, dans le cadre du second appel d'offres, les sites du Tréport (Seine-Maritime, 500 MW) et des Îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée, 500 MW) ont été attribués au consortium formé par GDF Suez, Areva, EDP Renewables (USA) et Neoen Marine. La construction des parcs devrait être lancée à l'horizon 2019.
La Loire-Atlantique pourrait être le premier département français à voir pousser des éoliennes en mer. Les recours contre ce projet de 480 MW (80 éoliennes à 12 km des côtes) doivent être déposés au plus tard le 25 juillet. Or, Prosimar, association locale membre du réseau Pulse opposé à l'éolien offshore, expliquait mardi ne pas avoir pour l'heure les fonds nécessaires à son combat.

France nature environnement est favorable aux trois projets qui prévoient des suivis environnementaux mais restera "vigilante" sur leur mise en oeuvre. Son président a été conseiller municipal écologiste (EELV) à Quimper, dont le maire fut Bernard Poignant (PS), battu par la droite en 2014, mais conseiller intime de François Hollande à l'Élysée.

Les opposants ont quatre mois pour saisir la cour d'Appel administrative de Nantes à compter de la publication ces derniers mois des arrêtés préfectoraux "autorisant l'implantation et l'exploitation" de ces parcs situé au large de quelques-unes des plages du Débarquement.
Début avril 2016, Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement, en était encore à lancer deux appels d'offres éolien en mer pour la construction de six parcs offshore, pour une puissance totale de 3 GW d'ici à 2020 (contre 6 GW visés par le Grenelle). 
En France, des opposants se sont organisés sous forme d'associations: par exemple l'association bretonne C du Vent (communale) ou la fédération Vent de Colère ! (qui fait "échouer 60% des projets éoliens", se vante Alain Bruguier, président de la fédération), qui regroupe plus de 300 de ces associations.
Des associations travaillent à des recours 

Une barre d'éoliennes,
comme on connaît les barres d'immeubles
Le projet de Courseulles-sur-mer (75 éoliennes développant 450 MW à 10 km des côtes) semble le plus exposé à des recours. Les opposants ont jusqu'au 10 octobre pour le contester.
"On va déposer un recours. Avec plusieurs associations, on va plancher tout l'été. Notre argument principal est l'incompatibilité de ce projet avec celui de classement des plages du Débarquement au patrimoine de l'Unesco", explique Elsa Joly Malhomme, de l'association Libre Horizon (qui milite pour que ce parc soit situé non pas à 10 mais à 20 km au large), membre du réseau Pulse. Leur avocat, Francis Monamy, a obtenu en 2014 l'annulation du schéma régional éolien d'Ile-de-France.
Association française et internationale, Robin des bois affirme elle aussi préparer un recours contre Courseulles. Ce parc qu'elle juge tout aussi "surdimensionné" que les deux autres,  menace la biodiversité et la sécurité des navires.

A Fécamp (83 éoliennes produisant 498 MW à 13 km des côtes), un recours est juste "envisagé", selon l'association locale du réseau Pulse. Les opposants ont jusqu'au 22 août pour saisir la justice.

Le coût: une facture d'au moins 2 milliards, par parc 

EDF Energies Nouvelles doit prendre sa décision finale d'investissement au premier semestre 2017sur les trois parcs, pour une mise en service en 2020, sauf recours. Le groupe mène ces projets en partenariat avec le canadien Enbridge et Alstom Renewable Power.
Ce dernier a inauguré fin 2014 la première usine de pièces d'éoliennes, la seule à ce jour en France. La pose de la première pierre d'une seconde usine Alstom est espérée à Cherbourg pour "fin 2016, début 2017", après avoir été repoussée de plus d'un an.
Un quatrième projet, 62 éoliennes pour 496 MW, en tout à 17 kilomètres au large de Saint-Brieuc, avait aussi remporté l'appel d'offres. Il est mené par l'espagnol Iberdrola avec Adwen, la coentreprise d'Areva avec l'espagnol Gamesa, dont Areva est en train de se retirer. L'enquête publique préalable à l'arrêté préfectoral d'autorisation doit démarrer le 4 août et durer deux mois. La mise en service est annoncée pour 2020.

Ces quatre parcs représentent un investissement de 2 à 2,5 milliards d'euros chacun.

Deux autres projets, menés par Engie, ont été ensuite choisis, en 2014, par le gouvernement, au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée, dans les Pays de la Loire, un Conseil régional présidé par le PS Jacques Auxiette). La mise en service est envisagée à partir de 2021.

Au large du Royaume-Uni, EDF EN a déjà mis en service 62 mégawatts éoliens.
Fin 2015, l'Europe totalisait 3.230 éoliennes offshore réparties dans 84 parcs dans 11 pays (en incluant les sites en construction), pour une capacité cumulée de 11.027 MW, soit l'équivalent d'environ 11 réacteurs nucléaires et 1,5% de la consommation électrique totale de l'UE. Les plus grands parcs éoliens extraterritoriaux se trouvent au Danemark, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

lundi 15 février 2016

Menaces sur EDF, surexploitée par l'Etat-actionnaire

A force, EDF, pompe à fric du pouvoir PS, pourrait avoir besoin d'une augmentation de capital

Le premier producteur d'électricité au monde peine à boucler son financement
L'Etat a saigné EDF en faisant peser sur lui, l'établissement public n'en peut plus,  entre le projet de construction de deux EPR en Angleterre, le rachat d'Areva NP et autres contraintes.

En mars 2015, le président Hollande avait voulu un "rapprochement" entre EDF et AREVA, pour sauver la multinationale de notre secteur énergie, au risque d'hypothéquer les bijoux de familles de la France:

Manuel Valls avait fait écho au président : "Areva et EDF doivent travailler ensemble," avait-il affirmé.

Nicolas Doze avait alors commenté les propos du gouvernement qui demande aux dirigeants d'Areva et d'EDF de coopérer plus étroitement pour donner un avenir à la filière nucléaire française. (Good Morning Business, du 5 mars, sur BFM Business):

En juin 2015,
alors qu'EDF est censé racheter l'activité réacteur d'Areva, le PDG d'Areva avait estimé que le compte n'y était pas:
La pression des écologistes sur le nucléaire obscurcit encore davantage l'avenir d'Areva.

En juillet 2015, le ton monta sur la prise de participation majoritaire au capital d'Areva:

Tout le monde amorçait un rapprochement sous la contrainte, en traînant les pieds:
Or, on le sait en juillet, le rapprochement Areva et EDF est une opération coûteuse:
A partir de décembre, Klépierre (société d'investissement immobilier) remplace EDF au sein du CAC 40.

Pourquoi EDF a-t-elle quitté le CAC 40 ?
 Le 21/12, selon Nicolas Doze, le géant de l'énergie a raté son épisode boursier à cause de la présence de l'Etat qui possède 85% de son capital, ce qui a limité ses opérations:
EDF rencontre des difficultés avec ses syndicats.

Vers une augmentation de capital de 5 milliards d'euros pour EDF ? 


Ce scénario, qui inquiète à la fois les marchés, l'Etat et l'électricien public, a été évoqué ce lundi matin, alors que sont publiés ses résultats 2015, mardi.
EDF pourrait avoir besoin de d'une augmentation de capital de l'ordre de 5 milliards d'euros, alors que son bénéfice net 2015 devrait être inférieur à deux milliards d'euros. Les provisions sur le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires, et de dépréciations d'actifs en Europe, sont mises en cause, a rapporté lundi Le Figaro. L'État et son électricien travaillent donc toujours aux solutions permettant de renforcer le bilan du groupe, en évitant le recours à une augmentation de capital.

L'Etat n'a malheureusement pas les moyens de ses ambitions
La direction du groupe EDF et l'État (actionnaire à 85%) ont des relations de plus en plus tendues. Certes, ce mardi, EDF publiera des résultats 2015 de bonne facture, assis sur une exploitation supérieure aux objectifs de début d'année de son parc en France, et un résultat opérationnel en croissance de plus de 3%. 
Or, le bénéfice net du groupe devrait passer sous les 2 milliards d'euros (contre 3,7 milliards en 2014), du fait notamment de 800 millions d'euros de provisions sur le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (100.000 m3 de déchets atomiques), et de dépréciations d'actifs en Europe.

Et après 2015 ?  Côté dépenses, EDF a devant lui des chantiers colossaux à financer.
L’enfouissement de déchets radioactifs à Bure coûtera 25 milliards d’euros (lien Le Monde)




L'électricien et l'État travaillent aux solutions permettant de renforcer le bilan du groupe, en évitant le recours à une augmentation de capital.

L'entreprise publique cherche des solutions qui lui permettront de respecter les engagements pris vis-à-vis des investisseurs, considérant la chute des tarifs d'électricité sur le marché, un environnement plus concurrentiel, un recul de la part des tarifs réglementés dans les revenus du groupe.
"De sources concordantes, EDF risque, à défaut de décisions, d'avoir besoin d'une augmentation de capital de l'ordre de 5 milliards d'euros. Un scénario que tout le monde espère hypothétique, mais qui circule à la fois dans l'entreprise et à Bercy," tandis que le contribuable ou/et l'usager ne soupçonnent rien. 


EDF et l'Etat cherchent à éviter  le recours à une augmentation de capital et l'Etat pourrait ainsi accepter de percevoir son dividende en actions (en 2018) - et non en numéraire -, comme cela avait déjà été le cas pour l'acompte versé à l'automne. "Sa décision pour la totalité de sa rémunération au titre de 2015 est imminente".

S'agissant de ces comptes annuels, l'électricien avait annoncé mi-janvier de nouvelles provisions supplémentaires pour 800 millions d'euros, après avoir été informé par le gouvernement de l'estimation, supérieure à sa propre prévision et à celle d'Areva AREVA.PA, du coût du site d'enfouissement des déchets radioactifs de Bure (Meuse). 

"Certes, ce mardi, EDF publiera des résultats 2015 de bonne facture, assis sur une exploitation supérieure aux objectifs de début d'année de son parc en France, et un résultat opérationnel en croissance de plus de 3 %. Mais le bénéfice net du groupe devrait passer sous les 2 milliards d'euros".

Ce mardi, lors d'une conférence avec les analystes, Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF EDF.PA, a confirmé que le groupe planche sur l'hypothèse d'un dividende payé en cash en 2018 et annonce pourtant que le programme d'investissement dans le parc nucléaire français atteindrait désormais environ 50 milliards d'euros sur dix ans, contre 55 milliards auparavant. 


Réuni  lundi 15 février pour approuver les comptes 2015, le conseil d'administration d'EDF n'a  toutefois pas prévu de prendre une décision concernant le projet de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point, en 
Grande-Bretagne, a-t-on dimanche d'une source proche du dossier. 

Avoir des ambitions est une chose. En avoir les moyens en est une autre. 
Cela, c'est pour 2015. Mais ensuite ? Les paramètres sont bien connus. Côté dépenses, EDF a devant lui des chantiers colossaux à financer.