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vendredi 23 février 2018

Rugy, hué par les députés après avoir coupé le micro de la ministre des Armées

Le président borné de l'Assemblée interrompt les explications de la ministre des Armées 

Le règlement, c'est le règlement, selon le monstre froid du perchoir...

Assemblée : François de Rugy hué pour avoir coupé Florence Parly en pleine réponse à un député

François de Rugy s'est fait huer par les députés de la majorité pour avoir brusquement coupé le micro de la ministre des Armées
, interrompant la réponse de Florence Parly à un député de la majorité, lors de la séance de questions d'actualité, alors qu'elle détaillait les postes de dépenses du nouveau plan d'investissements des Armées, mercredi 21 février.
"Merci, madame la ministre", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, jugulaire jugulaire, faisant s'élever des huées dans l'hémicycle.


Les 30 secondes de la honte pic.twitter.com/qznKO5cJUt
— Fr Cornut-Gentille (@FCornutGentille) 21 février 2018

Deux minutes, ni plus ni moins,
c'est le temps réglementaire accordé aux ministres pour répondre à une question posée par un député. Et, selon le bourrin du perchoir, cette règle doit être respectée en toutes circonstances. Il est resté sourd aux désapprobations des députés et a donné la parole au porteur de la question suivante, adressée à Elisabeth Borne par Joaquim Pueyo, député DVG de la circonscription Alençon, Orne, à propos du service public ferroviaire.

VOIR et ENTENDRE l'incident, à partir de la 59ème minute de la vidéo de l'Assemblée nationale :


La ministre des Armées avait commencé par un hommage aux deux soldats tués au Mali mercredi, Emilien Mougin et Timothée Dernoncourt, dans le cadre de l'opération anti-djihadiste Barkhane, puis répondu à la question en évoquant les "26 milliards d'euros" qui vont être investis pour améliorer le quotidien des soldats entre 2019 et 2025. Alors qu'elle détaillait les différents postes de dépense, François de Rugy l'a sèchement interrompue d'un "Merci, madame la ministre".

22soldats français sont morts au Mali

Le temps consacré à l'hommage qui leur est rendu est 
déductible du temps de parole de leur ministre de tutelle

Le compteur a été suspendu, a tenté de se justifier le totalitaire.
 

Interloquée, la ministre s'est retournée. "Je tiens à vous dire mes chers collègues que le compteur est systématiquement arrêté lorsque des hommages sont rendus et cela a été fait tout à l'heure", s'est expliqué le robot froid en se retranchement  derrière le règlement, en dépit du temps consacré à l'hommage aux deux soldats morts en mission. 
Les informations détaillées sur les investissements prévus par le plan du gouvernement devront donc attendre une autre question.

vendredi 13 octobre 2017

Pour Greenpeace, le risque nucléaire est festif, à Cattenom

Intrusion de Greenpeace, ONG illégale, dans la centrale nucléaire de Cattenom

Des militants de Greenpeace France se sont introduits par effraction sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle),  jeudi matin.

Les joyeux lurons y ont déclenché un feu d‘artifice à proximité d‘une piscine d‘entreposage de combustible usé.
Selon EDF, l‘intrusion survenue à 5h37 a immédiatement été détectée par les équipes de sécurité du site et un peloton spécialisé de protection de la gendarmerie a arrêté les militants - au nombre de huit et placés en garde à vue selon la préfecture, à 5h45.
Les militants "sont toujours restés à l‘extérieur des bâtiments et hors zone nucléaire' et "cette intrusion n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations", a comment Electricité de France (EDF) par communiqué. 
Organisation non gouvernementale internationale (ONGI), supranationale et illégale, non accréditée auprès de l'Union européenne, Greenpeace s'en est pris à la nation. EDF est en effet un établissement public national à caractère industriel et commercial (EPNIC) transformé en société anonyme dont le capital social a été transféré à l'État, qui en détient 70 % au moins. Initialement entreprise nationalisée, EDF a été étatisée, ce qui a permis l'ouverture de son capital et sa mise en bourse.
Les militants de l'ONG se montrent dans une vidéo diffusée par Greenpeace

Les activistes s'exhibent en tireurs d'un feu d‘artifice à quelques mètres du bâtiment renfermant la piscine d‘entreposage du combustible usé d'un réacteur.
Les activistes de l'ONG sont incontestablement
à l'intérieur de l'enceinte de la centrale nucléaire

EDF souligne que l‘intrusion constitue une infraction au regard du code de la défense. Elle est passible de plusieurs années de prison et de dizaines de milliers d‘euros d‘amendes. EDF annonce qu'elle va porter plainte.

"Cela va vraiment trop loin, nous avons affaire à des gens irresponsables”, a déclaré lors d‘une conférence téléphonique Olivier Lamarre, le directeur adjoint du parc nucléaire d‘EDF.

Image associée
A l'Assemblée nationale française
"Cette intervention de Greenpeace ce matin n‘a rien démontré, si ce n‘est au contraire que nos dispositifs fonctionnent parfaitement (...). Ce que nous ne voyons pas (sur la vidéo de Greenpeace), c‘est que (...) des gendarmes se positionnent pour faire barrage et empêcher toute approche des équipements importants pour la sûreté et la sécurité”, a-t-il ajouté.

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L'action de l'ONG fait suite à la publication mardi d‘un rapport de Greenpeace selon lequel les piscines d‘entreposage des centrales françaises, qui peuvent chacune contenir plusieurs centaines de tonnes de combustible usé, sont particulièrement exposées à des risques d‘attaques, notamment au moyen d‘avions, d‘hélicoptères ou d‘explosifs.

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Georges Bos, directeur de cabinet du préfet de la Moselle, a déclaré à Reuters que les militants de Greenpeace, placés en garde à vue, n‘avaient eu le temps de franchir qu‘une première enceinte, vraisemblablement en cisaillant ou en escaladant un grillage.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a pour sa part activé son centre d‘urgence situé à Montrouge (Hauts-de-Seine) à la suite du déclenchement par EDF du plan "sûreté-protection" de la centrale de Cattenom.

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EDF annonce qu'elle va porter plainte. Et après ?



EDF souligne que l‘intrusion constitue une infraction au regard du code de la défense. Et en période d'"état d'urgence" antiterroriste... Elle est un délit passible de plusieurs années de prison et de dizaines de milliers d‘euros d‘amendes. 

"Cela va vraiment trop loin; nous avons affaire à des gens irresponsables", a déclaré lors d‘une conférence téléphonique Olivier Lamarre, le directeur-adjoint du parc nucléaire d'EDF.

La loi du 2 juin 2015 renforce la protection des installations civiles abritant des matières nucléaires.
Image associéeUne proposition de loi du député UMP du Loiret Claude de Ganay visait expressément les intrusions de militants anti-nucléaires dans des sites comportant des installations nucléaires de base, mais elle a été remaniée par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale à majorité socialiste, alors qu'initialement elle comblait un vide juridique entourant la violation des règles relatives à l’accès à ces sites sensibles, alors que se concrétisait le risque de survols de centrales et autres installations nucléaires par des aéronefs sans pilotes, dits drones. Une situation qualifiée d’ "anxiogène" par la presse. 



Image associéeLa loi de 2015 instaura néanmoins un nouveau régime de protection pénale.

Cette loi ne vise que les intrusions terrestres, mais c'est celle qui nous préoccupe actuellement.
Plusieurs infractions peuvent être constituées, selon le statut juridique du site et la nature des faits commis :

- L’infraction de droit commun, à savoir la violation de domicile, définie par l’article 226-4 du code pénal comme étant le fait de s’introduire ou de se maintenir dans le domicile d’autrui à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contraintes, hors le cas où la loi le permet. Cette infraction est punie d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

Appliquée aux personnes morales, la Cour européenne des droits de l’homme (arrêt Colas du 16 avril 2002) a jugé que cette notion de domicile vise le siège social, les agences et les locaux professionnels où cette personne morale poursuit cette activité. La Cour de cassation a confirmé dans l’arrêt de la Chambre commerciale du 30 mai 2007.

- Lorsque les locaux ou terrains clos ont le statut de "zone protégée intéressant la défense nationale" au sens de l’article 413-7 du code pénal, l’introduction sans autorisation à l’intérieur d’une telle zone est passible d’une peine de six mois d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende. Cette infraction est donc moins lourdement sanctionnée que la précédente, alors qu’elle peut être considérée plus grave eu égard au site concerné.

Image associéeLa notion d’une "zone protégée intéressant la défense nationale" est nouvelle et définie, en fonction du besoin de protection, par arrêté du "ministre qui a la charge des installations, du matériel ou des recherches, études, fabrications à caractère secret qu’il désigne" (articles R. 413-1 et suivants du code pénal).  Le ministre actuellement défié frontalement est Florence Parly, une proche der Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann. 
Une semaine après sa nomination aux Armées dans le gouvernement Édouard Philippe, le 21 juin 2017, F. Parly dut quitter les conseils d'administration de Zodiac Aerospace (entreprise aéronautique française spécialisée dans les systèmes embarqués et de sécurité d’avions), Ingenico (parmi les sociétés leaders du marché des terminaux de paiement) et Altran (entreprise de conseil en innovation et ingénierie avancée dans l’équipement automobile, l’électronique grand public et ...le nucléaire).
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"La qualificatiion d’ "intéressant la défense nationale" ne désigne pas nécessairement une affectation militaire. Ainsi, tous les grands sites nucléaires, qu’ils soient exploités par EDF, AREVA ou le CEA, ont été désignés "zones protégées" par arrêté ministériel.
A noter également que le tribunal compétent en premier ressort pour juger les délits d’intrusion dans une "zone protégée" est le tribunal correctionnel "en formation militaire".


Les activistes de Greenpeace exposent la Moselle au risque terroriste

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Qui sont les militants de Greenpeace médiatisés en France ? 
L'ONG pointe les "élus du nucléaire", nommant Jean-Michel Baylet (président du Parti radical de gauche et sénateur du Tarn-et-Garonne), Patrice Prat (député du Gard), François Brottes (député de l’Isère), Christian et Delphine Bataille (respectivement député et sénatrice du Nord), Didier Guillaume (sénateur de la Drôme), Jacques Moignard (député du Tarn-et-Garonne), Michel Destot (député-maire de Grenoble), dont le successeur, Eric Piolle, n'a pas davantage d'états d'âme…
Greenpeace ne cite pas Pascal Canfin, directeur général du WWF France, qui s'engagea en politique avec Les Verts en 2001, milita pour l'association Nouvelle Donne (créée par Pierre Larrouturou), ancien député européen (2009-2012 et 2014), nommé en mai 2012 ministre délégué au Développement auprès du ministre des Affaires étrangères en France, dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.
Jean-Vincent Placé, Emmanuelle Cosse et Barbara Pompili ont également collaboré avec François Hollande, un président socialiste qui n'est pas réputé actif en matière d'écologie et qui n'a pas fermé de centrales nucléaires comme il s'y était engagé. Ils plaidèrent pour une "écologie de compromis"...

On peut déplorer que cette démonstration médiatique festive constitue 
en fait une menace sur les populations 
proches des centrales nucléaires signalées comme accessibles aux terroristes fondamentalistes, aussi bien anti-nucléaires ou anti-libéraux et révolutionnaires qu'islamistes.

Les anciens directeurs-générauxpour la France cautionnent-ils ces actions menaçant la sécurité des Français ? 

Bruno Rebelle, vétérinaire PS, 
mis en cause dans un reportage du magazine Cash investigation du 24 janvier 2017 sur France 2 et présenté par Élise Lucet, révélant que ce militant écologiste intransigeant s'est mis au service d'un conglomérat indonésien qui procède à des abattages massifs d'arbres en Indonésie ;

Michèle Rivasi, députée européenne PS, puis EELV, 
qualifiée de "bête noire du lobby nucléaire" dans Libération, opposée au remboursement des anti-dépresseurs comme à l'augmentation annoncée du nombre de vaccins obligatoires en France : 
Résultat de recherche d'images pour "Michèle Rivasi"
le Journal international de médecine la qualifie de 'reine de l'alterscience', ciblant notamment sa proximité avec les militants anti-vaccination et son combat contre l'électrosensibilité (moniteurs d'ordinateur, les antennes-relais de la téléphonie mobile et téléphones mobiles eux-mêmes, le WiMAX (système de transmission et d'accès à Internet à haut débit), les lignes à haute tension, les transformateurs électriques, la technologie CPL, les néons, ou encore les téléphones DECT, accusés entre autres de provoquer des irrégularités cardiaques), et l'accusant de colporter des "faits alternatifs" non démontrés ;

Pascal Husting qui, avant d'être nommé au poste de directeur général de Greenpeace France, 
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Résultat de recherche d'images pour "pascal Husting"fut étudiant d'éducation physique à l'Université de Cologne, Allemagne, enseigna dans un centre fermé pour délinquants juvéniles au Luxembourg pendant deux ans, se reconvertit dans le monde de la finance et travailla pendant cinq ans pour Grant Thornton Luxembourg, un cabinet d'audit et d'experts comptables, à compter de 1995,  intégra Greenpeace d'abord au bureau luxembourgeois en tant que directeur financier, puis à la tête du bureau dont il prit la direction générale. Il prit ensuite les rênes du bureau régional de Greenpeace en Méditerranée, qui regroupe les activités de l'organisation en Turquie, au Liban, en Israël et à Malte ;
  
et, depuis 2012, Jean-Francois Julliard
qui est un ex-journaliste entré à Reporters sans frontières en 1998 (successeur à sa tête de Robert Ménard, démissionnaire),
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard ND Paris"Lors du passage de la flamme olympique à Paris en 2008, plusieurs grimpeurs  de RSF accrochèrent des drapeaux représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes, symboles de la campagne de Reporters sans frontières, sur un grand nombre de monuments emblématiques de Paris : Jean-François Julliard choisit de grimper sur la cathédrale Notre-Dame pour y brandir leur drapeau.
Résultat de recherche d'images pour "Jean-Francois Julliard"Il se fit interpeller à Tunis et expulser de Tunisie pour avoir distribué le mensuel interdit publié par Jalal Zoghlami, leader de l'Organisation communiste révolutionnaire (section tunisienne de la Quatrième Internationale), porte-parole de la Ligue de la gauche ouvrière, membre du Front populaire, après la révolution de 2011 ?

En 1976, l’écologiste canadien Patrick Moore, un des membres fondateurs de Greenpeace, se prononça en faveur de l’emploi de l’énergie nucléaire après s’y être opposé. Selon lui, elle est indispensable pour réduire l’utilisation des combustibles fossiles et l’émission des gaz à effet de serre.

Y voyez-vous un signalement de la centrale nucléaire de Cattenom par Greenpeace à Daech?

mercredi 4 octobre 2017

Vente de Rafale: proposition illégale de la France à la Belgique

La France avait tenté de contourner un appel d’offres

Jugé biaisé, Macron proposait un accord intergouvernemental à Bruxelles sur 34 Rafale


Résultat de recherche d'images pour "Macron Eurofighter Typhoon"
Le ministre de la Défense belge assure que la France s’est ainsi mise hors-jeu. Pour vendre 34 Rafale à la Belgique, Macron avait en effet tenté de contourner un appel d’offres, en proposant un accord intergouvernemental à Bruxelles.
   
C’était la tentative de la dernière chance pour vendre le Rafale à la Belgique. 
Il semble bien que le coup de poker a foiré. Le ministre de la Défense belge Steven Vandeput a indiqué mercredi 4 octobre que la France n’a pas répondu dans les règles à l’appel d’offres lancé par le gouvernement belge pour l’achat de 34 avions de combat destinés à remplacer ses vieillissants F-16. "Aucune offre de prix, ni aucune réponse n’a été transmise par la France aux 164 questions posées aux candidats dans le RfGP (Request for Government Proposal) et qui aurait dû constituer la proposition gouvernementale attendue, a indiqué le ministre devant la commission de la Défense de la chambre des députés. Nous ne pouvons que constater que les Français ne souhaitent pas participer à la compétition telle que définie par la décision du Conseil des ministres du 17 mars (lançant l’appel d’offres)." Le message est clair : en tenant de la contourner, la France s’est mise hors-jeu sur cette compétition.

Jugeant l'appel d'offres calibré pour le F-35 américain,
 
le gouvernement français, avait tenté un coup de poker début septembre

Paris avait refusé de répondre à l’appel d’offres en tant que tel, et avait formulé, par une lettre de la ministre des armées Florence Parly, une proposition d’accord de gouvernement à gouvernement. 
Celui-ci porterait sur "la fourniture de l'avion de combat Rafale, mais aussi une coopération approfondie entre nos deux armées de l'air dans les domaines opérationnels, de formation et de soutien, ainsi qu'une coopération industrielle et technique impliquant des entreprises des deux pays".

F-35 contre Eurofighter


Image associée

La sortie du ministre de la Défense belge montre que ce pari osé semble bel et bien perdu. Certes, Steven Vendeput laisse une – petite - porte ouverte, soulignant qu’il revient au gouvernement belge de se prononcer sur la proposition de la ministre des Armées de Macron, Florence Parly. Mais Steven Vandeput a souligné que cette offre n’est pas recevable juridiquement, si l’on se base sur l’appel d’offres de mars 2017. En clair, si le Rafale n’est pas officiellement hors course, il n’est pas loin de l’être. "Je ne vois aucun élément qui n’aurait pas permis à la France de remettre une proposition gouvernementale détaillée, conformément à ce qui était demandé", a martelé Steven Vandeput. 

La mise à l’écart du chasseur français ne laisserait que deux concurrents en lice sur les cinq contactés par la Belgique en mars dernier : le F-35 américain, ultra-favori, et l’Eurofighter Typhoon proposé par Airbus, BAE et Leonardo. 

Boeing, qui proposait le F-18, avait jeté l'éponge en avril, un mois seulement après le lancement de la compétition, jugeant la compétition inéquitable. "Nous regrettons qu'après avoir examiné la demande, nous ne voyions pas l'opportunité de concourir avec des règles du jeu véritablement équitables avec le Super Hornet F/A-18", indiquait le groupe dans un communiqué. 

Quelques semaines plus tard, c'était au tour du
suédois Saab, candidat avec son Gripen, de renoncer à concourir. 

Appel d'offres biaisé ? 

Dassault avait aussi émis des doutes sur l’impartialité de la compétition belge. "Il y a des demandes très particulières pour des avions OTAN, que seuls les Américains peuvent faire, expliquait le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier au journal l'Echo en juin dernier. Est-ce que c'est éliminatoire? Rédhibitoire ? Nous avons posé la question depuis longtemps aux autorités belges. Nous n'avons pas eu de réponse."  
Le PDG de Dassault s’interrogeait aussi ouvertement sur l’abandon surprise de Boeing. "La question que l'on se pose tous, c'est : est-ce que les jeux sont faits ? Est-ce que Boeing s'est retiré avec son F-18 parce qu'il y a eu un choix entre la Belgique et les Etats-Unis pour acheter du F-35 et qu'ils l'ont l'appris ? Ce qui serait bizarre alors que l'appel d'offres est en cours." 

Le choix du F-35 par la Belgique serait un nouveau signal négatif pour l'Europe de la défense, après la demande d'informations adressée par l'Allemagne à Lockheed Martin pour son F-35, et à Boeing pour ses F-18 et F-15. Sur le Vieux continent, le F-35 a déjà été commandé par le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège.

L'autocrate Macron a voulu jouer au plus malin en s'affranchissant des règles de bonne conduite et semble bien avoir perdu