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dimanche 18 mars 2018

Hulot :pas de réduction de nucléaire sans augmentation du CO2

Nicolas Hulot ne croit pas pouvoir réduire la part du nucléaire à 50% d'ici 2025

La France devrait accroître significativement ses émissions de CO2

Macron renonce à atteindre 50 % de nucléaire contre 75 % aujourd’hui - dans le mix électrique en 2025. C’est le constat que fait le ministre Nicolas Hulot, se fondant sur un rapport de RTE, le gestionnaire du réseau électrique français. Il met en accusation un manque d’anticipation du pays, pour ne pas dire une idéologie dominante irréaliste, car un tel objectif nécessitait de fermer une quinzaine de réacteurs en 7 ans.  

La loi de transition énergétique continue néanmoins de prévoir la réduction de la part du nucléaire de 75 à 50 % en 2025.  C’était la mesure phare de la loi de transition énergétique présentée en Conseil des ministres le 30 juillet 2014 par Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, et signée le 17 août 2015. 
La France, le pays le plus nucléarisé au monde, annonçait la réduction de 75 à 50 % de la part de l’atome dans son mix électrique. Un engagement de François Hollande lors de la campagne de 2012 dans le but d’obtenir un accord électoral avec EELV. 

Le 7 novembre 2017, c’était le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui se résolvait à repousser cette promesse… à laquelle, en réalité, aucun observateur n’a jamais réellement cru. "Il sera difficile de tenir ce calendrier de 2025 sauf à relancer la production d'électricité à base d'énergies fossiles", a-t-il déclaré à l'issue du Conseil des ministres. 
Il assure que le gouvernement va viser "une date plus réaliste" et précise : "Le gouvernement a réaffirmé très clairement son souhait d'atteindre au plus vite l'objectif de 50 % de la part du nucléaire, mais évidemment sans sacrifier ou rogner nos objectifs sur le changement climatique". 

Les écolos consentiraient à un doublement des émissions de CO2 

L’annonce de l’ancien homme d'affaire a été coordonnée avec la sortie d'un rapport très sensible (et plusieurs fois reporté) de RTE, le réseau de transport électrique. Selon ce dernier, l’objectif de réduction à 50 % de la part du nucléaire d’ici 2025 multiplierait pas deux les émissions de CO2 françaises. Soit un passage de 22 millions de tonnes de CO2 émises par le système électrique en 2016 à 42 millions de tonnes en 2035. "Il n’est pas possible de combiner la fermeture des centrales à charbon avec l’arrêt des réacteurs nucléaires" pour répondre à la consommation électrique des Français, explique Olivier Grabette, directeur général adjoint de RTE. 

Le ministre reprend cette analyse à son compte.
"Si l'on veut maintenir la date de 2025 pour ramener dans le mix énergétique le nucléaire à 50 %, ça se fera au détriment de nos objectifs climatiques. Et ça se fera au détriment de la fermeture des centrales à charbon et si l'on voulait s'acharner sur cette date, il faudrait même rouvrir d'autres centrales thermiques". 

Ce report met à mal les campagnes des opposants au nucléaire.
Ils dénoncent déjà ce rapport de RTE issu d’une filiale d’EDF, exploitant des 58 réacteurs français. Prêts à verser dans le complotisme, le député européen Yannick Jadot ou Greenpeace (ONG illégitime) accuse les lobbies nucléaires en France et en Europe. 
Sauf que le président de RTE n’est autre que François Brottes, ancien président (PS) de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, et surtout ancienne éminence grise de François Hollande en matière d’énergie. 
C’est même ce député qui a poussé l’ancien président de la République à mettre en place cet objectif de 50 % de nucléaire… difficile de le taxer de "pro-nucléarisme primaire". 

15 réacteurs à fermer en 7 ans… au minimum

Pour atteindre ces 50%, Sortir du nucléaire exigeait la fermeture de plus de 20 réacteurs. La Cour des Comptes avançait un nombre de 17 à 20 tranches. Nicolas Hulot évoquait, quant à lui, jusqu’à 17 réacteurs à arrêter. 
Or, fin 2017, seul l’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin) est programmé. Et encore, cela interviendra début 2019 quand l’EPR de Flamanville (Manche) entrera en service… Cela n’aura donc pas d’impact sur la production nucléaire globale. Il resterait donc 7 ans à la France pour fermer, au bas mot, 15 tranches sur les 58 qu’elle possède. Une impossibilité étant donné un ralentissement du déploiement des renouvelables et la mise à l’arrêt des centrales électriques au fioul et au charbon pour abaisser ses émissions de CO2. 

Sans mise en place d’autres systèmes de production, la fermeture des réacteurs nucléaires mettrait en danger la sécurité d’approvisionnement nationale. Si elle avait voulu réellement tenir cet engagement, la France aurait dû engager la transition énergétique il y a déjà plusieurs années. Or, Pierre-Franck Chevet, le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), avait fait une recommandation en 2012, dès son arrivée en poste… ! 

Vers la prolongation des réacteurs
Reste maintenant à savoir quand cet objectif de 50 % sera fixé. Nicolas Hulot promet qu’une nouvelle date sera annoncée dans les mois à venir. Si le recul est important - et RTE conseille 5 ans - , il va lourdement impacter la décision de la prolongation de la durée de vie des réacteurs au-delà de 40 ans. 
Or, les premiers examens de sûreté en ce sens débuteront en 2019. Sur la décennie à venir, une quarantaine de réacteurs passeront ce cap : l’essentiel du parc a été construit entre 1980 et 1990. La difficulté qu’a rencontré le gouvernement Hollande à faire fermer de manière anticipée la centrale de Fessenheim, laisse présager qu'il faudra tordre le bras d'EDF pour qu'elle éteigne ses unités, d'autant qu'elle aura obtenu une rallonge de dix ans !

jeudi 13 octobre 2016

Notre-Dame-des-Landes : Royal s'oppose à Valls et Ayrault sur une" évacuation par la force"

Notre-Dame-des-Landes fracture le gouvernement

Aide fiscale accordée à l'essence, au risque de pénaliser le groupe PSA

Contrairement à Manuel Valls, Ségolène Royal est "tout à fait opposée à l'usage de la force parce que ça mettrait en danger les forces de l'ordre, qui sont déjà extrêmement mises à contribution, assure la ministre compassionnelle, et les occupants illégaux du site. Je ne renonce jamais à obtenir un résultat par la non-violence, s'est-elle flattée. C'est ce qu'il faut viser. 
Il y a déjà eu un mort à Sivens [projet de retenue d'eau à usage agricole qui avait déchaîné les passions des écologistes radicaux], a rappelé la violoniste à l'archer compatissant. Je ne veux pas connaître ce type de drame une deuxième fois", a répété Ségolène Royal à Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités, ce jeudi matin, brandissant la menace de mort d'extrémistes de gauche, comme ce fut le cas de Rémy Fraisse dans le Tarn, il y a près de deux ans, jour pour jour. 
"Je suis entièrement consacrée à ma tâche", a-t-elle enfin assuré, une de ses ritournelles familières.



Pour diminuer la pollution de l'air aux particules fines, la ministre de l'Énergie et de la Mer annonce "donner à l'essence le même avantage dont bénéficie le diesel. On ne va pas retirer un avantage au diesel, compte tenu des emplois que cette industrie représente en France et lui donner le temps de la mutation vers les transports propres, mais il n'y a aucune raison que l'essence ait un désavantage".

Et de  tenter une justification de ce coup de pouce à l'essence. "Les entreprises pourront déduire 80% de la TVA appliquée sur un véhicule à essence, comme c'est le cas actuellement sur les véhicules diesel". Cette mesure se fera "en deux ans".
20% de la masse salariale européenne du groupe PSA menacés de destruction par la disparition du diesel, selon FO

A la différence de la ministre qui s'apitoie sur R. Fraisse, 
la centrale syndicale met en garde contre les conséquences possibles de ce qu'il considère comme une "chasse au diesel"A l'échelle européenne, la fin de la filière de production de véhicules diesel menacerait 18.000 des 58.000 emplois des usines Peugeot et Citroën.

Rassemblement "massif" à Notre-Dame-des-Landes, les 8 et 9 octobre 2016

Les opposants au projet d'aéroport restent mobilisés
Manuel Valls a en effet assuré au quotidien Ouest-France que l'évacuation des occupants du site de Notre-Dame-des-Landes "se fera" dès "cet automne", en réponse à la ministre de l'Environnement Ségolène Royal qui, la veille, s'était déclarée défavorable "à l'évacuation par la violence de la Zad".


Entre 12.800 militants  selon la préfecture et plus de 40.000, selon les organisateurs, ont donc encore manifesté samedi 8 octobre contre le projet d'aéroport dans le bocage nantais. 


Ils disent vouloir répondre à la menace d'évacuation par les forces de l'ordre de la Zad et de ses occupants illégaux.

Trois cortèges se sont ébranlés à travers la Zad (zone à défendre), peu après 10 heures. "On sera des milliers et des milliers", avait prédit Dominique Fresneau, co-président de l'Acipa, l'une des principales associations opposées au projet.

Cette nouvelle journée de protestation, décidée après la victoire du "oui" au référendum sur le futur aéroport Ayrault, s'est poursuivie le lendemain dimanche. Elle visait à "empêcher toute agression contre la Zad" et à "mettre des bâtons dans les roues du projet".

En suspens depuis l'automne 2012, les travaux peuvent officiellement démarrer à l'automne, depuis la publication des derniers arrêtés préfectoraux: Manuel Valls avait promis de faire appliquer le verdict du référendum, en engageant les travaux dès l'automne 2016.


Le type de "blocage [concernant l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes] n'est plus possible parce que j'ai réformé les méthodes de prise de décision pour qu'elles soient plus démocratiques" et transparentes, assure la ministre de l'Écologie et du Développement durable.

Ségolène Royal a en revanche esquivé les questions sur les révélations du nouveau livre sur François Hollande.


"Ne comptez pas sur moi pour alimenter la polémique du jour", a poursuivi l'ex-concubine du chef de l'État et mère de ses enfants, à propos de 'Un président ne devrait pas dire ça', un bouquin de deux journalistes du Monde, journal officieux du PS. 

"D'une façon générale, il faut que le débat politique reprenne de la hauteur, que ce soit aux États-Unis ou en France. Dans les grandes démocraties qui sont regardées par le reste du monde, il faut impérativement que le débat reprenne de la hauteur," a-t-elle répété en boucle dans les 4 Vérités, jeudi matin.

jeudi 29 septembre 2016

L'accord sur le projet nucléaire Hinkley Point est signé: désormais, le PS opine

Le PS émettait des "réserves", mais la nouvelle consigne est à la résignation

La 
 France, la Grande-Bretagne et la Chine ont signé jeudi le contrat de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point

Le PS estimait encore en août dernier que la poursuite du projet controversé de construction de deux réacteurs nucléaires par EDF à 18 milliards de livres, sur le site britannique d'Hinkley Point appelait "à ce stade" des "réserves", après le répit accordé par la justice au projet.
La poursuite de ce projet "impose que soient levées toutes les interrogations et les réserves avant d'aller plus loin", compte tenu de son impact sur "la solidité et la pérennité" d'EDF, affirmait le Parti socialiste dans un communiqué.

De nombreux protagonistes de ce dossier "ont alerté sur le risque financier" pour l'entreprise nationale, rappelle le PS, avec un coût avoisinant "les 22 milliards d'euros", dont "15 milliards" qu'EDF prélèvera "sur ses fonds propres".

Vendredi, la juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris a rejeté la demande du comité central d'entreprise (CCE) d'EDF de suspendre le feu vert donné par le groupe public d'électricité au projet, dans l'attente d'une audience décisive fin septembre.

Fruits d'un partenariat franco-chinois, les deux réacteurs nucléaires doivent être construits sur le site d'Hinkley Point, au sud du Royaume-Uni. Par son emplacement géographique, ce projet pourrait être soumis aux "incidences, nombreuses et incertaines, du Brexit", relevait le Parti socialiste, rappelant la décision du Premier ministre britannique, Theresa May, de reporter "la signature du contrat programmée le 29 juillet à une date indéterminée"
Le PS qui avait misé sur une reculade britannique est désormais pris au piège de la signature de T. May.


En juillet 2016, le Parti de gauche dénonçait "la décision suicidaire du CA d’EDF"
Martine Billard, secrétaire nationale à l'écologie, pointait alors "la responsabilité du gouvernement et d'EDF qui venaient de prendre la décision de mettre la société en danger en s’obstinant à vouloir construire les 2 EPR de Hinkley Point en Angleterre pour un "coût supérieur à 20 milliards d’euros". Les gouvernements français, PS comme de droite, sont les derniers en Europe à faire le choix du nucléaire au lieu de s’engager massivement dans les énergies du futur que sont les énergies renouvelables.

Le Parti de Gauche salua aussi le vote "contre" des syndicats rétrogrades qui n'a pas suffi à empêcher ce "projet funeste". L’engagement à arrêter cette obstination pro-nucléaire au détriment de l’intérêt général économique, social et écologique sera une des propositions pour 2017.

Pour Jadot (EELV), Hinkley Point est "une folie qui va tuer EDF"
L'eurodéputé EELV Yannick Jadot, candidat à la primaire écologiste, a dénoncé vendredi 23 septembre le feu vert du gouvernement britannique, "une folie, une folie qui va tuer EDF. Ce ne sont pas les écologistes qui le disent, c'est Thomas Piquemal qui est l'ancien directeur financier d'EDF (...), c'est l'ensemble des syndicats qui sont évidemment pro-nucléaires qui le disent", a déclaré Y. Jadot sur RMC, fustigeant "des choix foireux qui tuent nos entreprises françaises" qui  relancent la construction nucléaire en Europe, à l'arrêt depuis la catastrophe de Fukushima au Japon.
Ce projet de 18 milliards de livres (environ 21 milliards d'euros) dans le sud-ouest de l'Angleterre a donné lieu à des mois de négociations parfois tendues


"Une source proche du dossier" a fait savoir aux journalistes qui avaient été exclus de l'événement que le contrat a été paraphé lors d'une cérémonie à laquelle assistaient le ministre britannique des Entreprises, Greg Clark, le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, et le directeur de l'Administration nucléaire nationale chinoise, Nur Bekri.

Le Premier ministre britannique, Theresa May, avait donné son aval au projet le 15 septembre en y incluant des dispositions lui permettant d'intervenir en cas de vente de la participation de contrôle d'EDF.

EDF détiendra en effet 66,5% du projet tandis que le chinois CGN investira six milliards de livres pour en acquérir 33,5%. "Nous sommes très heureux de cette signature définitive. Je suis conscient du fait que c'était une longue phase de préparation, mais je suis persuadé qu'on sait démontrer qu'une fois les objectifs fixés, nous pouvons les tenir", a déclaré Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF.

Jean-Marc Ayrault (PS) a, quant à lui, parlé d'un "bon accord" à l'issue d'un entretien avec son homologue Boris Johnson. "Je sais qu'il soulève des questions et des interrogations, notamment en France, mais il représente aussi une opportunité pour l'avenir de toute une filière", a-t-il ajouté.

Une partie des syndicats d'EDF avaient demandé le report du projet Hinkley Point en estimant qu'il mettait en péril les finances de l'entreprise. La décision d'investissement du groupe public fait l'objet d'une procédure judiciaire engagée par cinq administrateurs salariés.
Mardi, EDF a souligné que son conseil d'administration a autorisé Jean-Bernard Lévy "à formaliser vis-à-vis du gouvernement britannique l’engagement de ne pas céder le contrôle de (la société dirigeant le projet Hinkley Point) pendant la période de construction sans l'accord du gouvernement britannique".

Les journalistes "experts et décrypteurs", mais aux ordres, évitent d'évoquer un autre sujet d’inquiétude
Aucun EPR, une technologie d’Areva, n’est encore en service dans le monde en raison de dépassements de délais et de coûts des chantiers en cours, notamment à Flamanville (Manche) et en Finlande, qui elle aussi fait confiance en l'expertise nucléaire de la France, même si la direction d’EDF promet de tirer les enseignements de ces expériences malheureuses.

mardi 2 février 2016

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal défie Manuel Valls

La ministre tire un trait sur les engagements du premier ministre

La ministre de l'Écologie commande
 un nouveau rapport à son administration...
Ils se fritent en public
Ségolène Royal n'a que faire de son premier ministre et n'hésite pas à le contredire publiquement. Avec le dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), elle fait sa Taubira. La ministre de l'Écologie a annoncé par surprise qu'un nouveau rapport sera réalisé dans les deux mois afin d'évaluer des projets « alternatifs ou complémentaires » au projet existant qui suscite une forte opposition des milieux paysan, écologiste et altermondialiste. Elle a aussi précisé qu'elle excluait tout recours à la force pour vider la Zad.

Ces déclarations provocantes vont à l'encontre des positions que défend Manuel Valls depuis plusieurs mois. 

A l'occasion d'une rencontre avec le nouveau président de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau (LR), en décembre, le premier ministre assurait que les travaux auraient bien lieu. 
Fin janvier, devant l'Assemblée nationale, il envoya paître Cécile Duflot, alors qu'elle l'interrogeait sur la pertinence du projet.

"Ségolène Royal dit n'importe quoi"
En apportant son soutien aux opposants altermondialistes au projet, elle sème un peu plus la confusion dans les rangs du gouvernement. "La ministre rencontre les opposants au projet, contredit les conclusions publiques d'un dossier capable de créer de l'emploi dans la région, tout en piétinant l'autorité de l'État... 
"Une fois de plus Ségolène Royal dit n'importe quoi", s'insurge Bruno Retailleau, qui en appelle désormais au président Hollande pour trancher publiquement sur ce dossier devenu l'emblème de la mollesse de l'exécutif. 

samedi 8 août 2015

Ségolène Royal souhaite baisser la vitesse sur les autoroutes traversant les villes

Incohérente S. Royal qui bride les Français en se disant opposée à l'écologie punitive

La ministre de l'Écologie veut abaisser à 90km/h la vitesse sur les autoroutes qui traversent les villes




Ce dimanche, elle délègue encore à son cabinet l'annonce de nouvelles brimades, recyclant l'idée du maire de Valence (Drôme), qui  lui a fait cette suggestion mi-juillet.


Royal ne relâche pas son harcèlement de l'automobiliste et Ségolène charge son cabinet d'annoncer son intention, assurant que la ministre soutiendra la demande de Nicolas Daragon, même si la décision doit être prise en "interministériel".
Et "de façon générale, les limitations de vitesse sur les autoroutes urbaines vont dans le bon sens", se félicite-t-on encore dans l'entourage de la ministre. Celle-ci "donnera donc un avis favorable" si d'autres villes formulaient des demandes similaires, ajoute-t-on. Selon le maire de Valence, une quinzaine de villes en France seraient concernées, avec des autoroutes passant à moins de 300 mètres du centre.


Royal veut mettre les automobilistes au pas

La ministre de l'Écologie et du Développement durable, Ségolène Royal, veut donner plus de pouvoir aux maires qui souhaitent réduire la vitesse de circulation sur les portions d'autoroutes traversant leur ville. "Lorsque les maires demanderont un ralentissement de la vitesse de circulation dans les agglomérations traversées, je leur donnerai cette responsabilité-là", a annoncé la ministre sur Europe 1, promettant de "donner davantage de pouvoir d'autonomie aux élus locaux" sur ce sujet.

Vers une limitation à 90km/h, au lieu de 110 km/h

Le maire Les Républicains de Valence, Nicolas Daragon (un gérant de société de 43 ans), a fait sa demande au ministère le 17 juillet, pour réduire les émissions de particules dans l'air. "Ma demande est issue de l'enquête parlementaire - qui chiffre la pollution à 100 miliards d'euros par an d'effets induits - sollicitée par la ministre à qui il a été remis il y a quinze jours et de trois autres études conduites localement, qui disent que la pollution atmosphérique sur le territoire de Valence est générée essentiellement par le transport routier, parce qu'on a très peu d'industries polluantes à Valence et très peu besoin d'utiliser le chauffage", argumente le maire, également 4e vice-président du Conseil départemental, chargé de l'économie, du Tourisme et de l'emploi.


Le cas particulier de Valence s'imposera-t-il  aux autres ?
Toutes les villes traversées par des autoroutes ne profitent pas des avantages qui ont fait la prospérité commerciale de Valence dans le couloir rhodanien. Cette ville est en effet dotée de transports et de communications plus favorables que bien d'autres: deux gares ferroviaires (Valence-Ville et Valence-TGV), un port de commerce, un port de plaisance et un aéroport. Toutes les villes visées ne cumulent pas non plus ses inconvénients environnementaux spécifiques sur des axes  autoroutiers majeurs à la croisée de A7, de l'A49 et de la RN7. 
Ville la plus peuplée de la Drôme, Valence est traversée par l'A7, "l'autoroute du soleil", très fréquentée pendant les vacances, mais aussi le reste de l'année, pour sa position stratégique en vallée du Rhône. Actuellement, la vitesse y est déjà réduite de 20 km/h, à 110 km/h. 


La ministre de l'Écologie tient le prétexte qui lui permet de sévir.
55 décès attribués à la pollution
Cette pollution serait la cause de 55 décès dans l'agglomération, ajoute le maire, soucieux de la santé des Valentinois, citant des données de l'Institut de veille sanitaire.  

Mais la gendarmette saura-t-elle maîtriser sa tendance naturelle à la répression et éviter de se jeter sur cet exemple pour l'étendre à d'autres moins évidents ? Les circonstances, à l'approche de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP21), la portent à faire du zèle.
L'annonce sera faite à la rentrée.

mardi 14 octobre 2014

Autoroutes gratuites: "niet" de Matignon à la populiste Royal

Valls envoie l'amère Royal sur la bande d'arrêt d'urgence

La 
monomaniaque fait-elle une fixette sur les autoroutes ?
Mémère a-t-elle seulement
son permis de conduire?

La technique du doigt mouillé
n'a jamais fait ses preuves...

Royal, la ministre de l'Écologie voulait des autoroutes gratuites le week-end, en plus de la suspension sine die du dispositif d'écotaxe sur les poids lourds...
Ségolène Royal s'est encore faite contrôlée avec un taux de populisme élevé ! La semaine dernière, elle enterrait d'une phrase les portails Écomouv' qui suscitaient la colère des transporteurs routiers. Aujourd'hui, elle annonce que les péages autoroutiers pourraient devenir gratuits le week-end. "Par exemple", lançait-elle, comme ça, à jeûn ?
 
Une idée "difficilement envisageable", réplique Matignon. Au terme d'une réunion avec les sociétés d'autoroute, Manuel Valls a répété sur le perron de Matignon sa détermination à parvenir "dans les prochaines semaines" à un accord "profitable à tous" sur les concessions des sociétés d'autoroute en France. "Cette réunion a été utile parce qu'il faut bâtir un partenariat gagnant-gagnant entre l'État [et] les sociétés concessionnaires des autoroutes. La parole de la France évidemment, sera honorée, ne sera jamais remise en cause", a déclaré le Premier ministre à la presse.
L' "homme fort" du gouvernement s'attache à créer l'illusion de la concertation
"Il y aura donc maintenant dans les semaines qui viennent des réunions de travail entre ces sociétés et le ministère des Transports et Bercy pour trouver un accord qui soit profitable à tous, à l'État, aux usagers et à l'économie française." Le Premier ministre a dit vouloir arriver à un accord "dans les prochaines semaines". "Je pense que ça peut aller vite à condition qu'on privilégie l'intérêt général", a raconté Manu Valls.

Sur l'autoroute du pouvoir, Valls se fait doubler à vive allure  

La concertation se grippe au sein du gouvernement Valls
Tandis que Ségolène Royal roule seule en tête, Valls veut donner le sentiment qu'il dialogue. "La Cour des comptes, l'Autorité de la concurrence ont déjà fait un certain nombre de préconisations. Le Parlement à travers une mission à l'Assemblée nationale aussi sera amené à faire un certain nombre de propositions dans quelques semaines. Moi, je souhaite que ce débat se déroule dans la sérénité et dans l'intérêt de tous, et ça a été le sens de cette réunion". Bla-bla-bla...
La réunion à Matignon a réuni pendant une heure trente M. Valls, M.-S. Royal, les secrétaires d'État au Budget, Christian Eckert, et aux Transports, Alain Vidalies, ainsi que les représentants des sociétés d'autoroute (Vinci, Eiffage/APRR, Sanef, Asfa). Tout ça pour arriver à ce couac gouvernemental !

Ségolène Royal cherche le moyen de compenser la suspension sine die du dispositif d'écotaxe sur les poids lourds Le manque à gagner du prélèvement sur les profits des autoroutes est considérable. 
Le ministre des Finances Michel Sapin redoute un blocage des routes et autoroutes par les transporteurs, alors il pointe la difficulté de taxer les sociétés autoroutières en raison de la solidité des contrats de concession signés par ces groupes. 
"Il ne s'agit pas de créer une taxe. Puisque je fais une taxe, elles vont en effet la répercuter. Ça suffit. Les discussions vont commencer pour les mettre devant leur responsabilité", a insisté Ségolène Royal.

La divagation de la ministre de l'Écologie révèle un bras de fer au gouvernement
La ficelle de M.-S. Royal est grossière: opposer les automobilistes aux sociétés autoroutières. Mais les sociétés concessionnaires des autoroutes accusées de s'engraisser sur le dos des usagers réagissent vivement, sans que les propriétaires de diesel, même propre, taxés de 4 euros, n'y trouvent leur compte et la sortie de route de la mémère Royal ne satisfait personne.  

 

mardi 16 septembre 2014

Prix du gazole: les salariés vont payer l'écotaxe

Les plus modestes incités à préférer le diesel plus propre et moins cher paieront plus

L'écotaxe passe à la charge de tous les Français
Royal S tente de faire supporter l'écotaxe
par 60% des Français sans distinction
Le gazole devrait coûter 4 centimes de plus à la pompe l'année prochaine. Cette piste pour compenser l'écotaxe est inéquitable.

L'écotaxe (poids lourds) pour tous ! Les Français dénoncent la hausse "sérieusement envisagée" du prix du gazole, de 2 centimes par litre, auxquels s'ajoutent 2 autres centimes imputables à la taxe carbone. 4 centimes sur un litre qui oscille entre 1,25 et 1,60 euros en France, pour un carburant toujours aussi exagérément critiqué pour sa pollution aux particules fines et à l'oxyde d'azote, en dépit de l'immense chemin parcouru pour l'amener à presque rien sur les véhicules récents.

"Après les actions des 'bonnets rouges', il fallait s'y attendre, soupire un internaute. Au lieu de faire payer les transporteurs, et surtout les étrangerspiste évoquée par Ségolène Royal, mais rejetée, ce sont les salariés français qui vont payer
Sur la même longueur d'ondes, un autre renchérit: "Les socialistes parlent souvent de justice sociale, c'est un fait. Phase n°1: "écotaxe" pour les poids lourds. Taxe annulée ou reportée pour le moment donc. Phase 2: on reporte le montant de cette taxe sur le prix du gazole pour tout le monde, soit les ménages. Logique socialiste. Et ils s'imaginent que nous sommes dupes?"

Le dialogue n'a lieu que sur la toile

Sur les réseaux sociaux, la France profonde lâche des commentaires virulents, mettant en cause la validité même de la sanction du diesel par la taxe. Ainsi, lit-on: "On oublie d'évoquer la nouvelle norme Euro 6 qui rend le gazole plus propre." 
 
Certains internautes ironisent sur le coût effectif pour le consommateur d'une hausse de 4 centimes par litre. Ainsi, un lecteur du Figaro qui ne connaît visiblement pas les fins de mois difficile, raille : 
Distance moyenne parcourue: 15000 km par an et par petit Français, soit 900 litres de gazole.
Augmenter de 4 centimes, ça nous emmènerait à un prélèvement de...36 euros par an.
C'est vraiment du lourd.
Mais bien entendu ça va faire une révolution.
A côté de ça les Français se font pomper des milliers d'euros sur des impôts délirants qui augment infiniment plus en dérivée naturelle, mais là surtout ils ne disent rien.
Pathétique.
A la différence de Bercy, ce comptable finaud n'a ni addition, ni multiplication sur sa calculette.

Enfin, certains Français qui sont passés au travers de la sur-fiscalisation sont pour une plus forte taxation. Un socialo-godillot (non frondeur ou écolo) rappelle qu'en 2012 l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a officiellement reconnu les moteurs diesel comme étant "cancérogènes certains".Tel anonyme pointe en revanche "les dangers» du méthyle tertiobutyl éther (MTBE, un additif présent dans l'essence) et appelle à "en prendre conscience". Et un autre d'opposer qu'il "n'est pas une cause de pollution de l'air". Des organisations de santé américaines pointent en effet davantage les problèmes de pollution de l'eau liés à cet additif.
Bénéfice escompté sur les futurs véhicules équipés: une division par deux des émissions d'oxydes d'azote.

Les incohérences qui tuent

Favorisé par une politique fiscale avantageuse et des avancées technologique en matière environnementale,
le diesel s'est fortement développé en France : il équipe moins de 60 % de notre parc automobile aujourd'hui, contre à peine plus du quart en 1995. Réputé meilleur pour l'air que le moteur à essence en générant moins de CO2 au kilomètre, le diesel émet en revanche des particules fines.
Ces particules, émises aussi par le chauffage au bois et par l'industrie, seraient en France à l'origine de quelque quarante-deux mille morts prématurées chaque année, selon le ministère de l'écologie. Mais déboisant d'immenses espaces de forêts au nom des bio-énergies, des municipalités vertueuses s'équipent en chaudières à granulés de bois et mixtes (bûches/granulés). Ainsi, à Chartres, la piscine de La Conterie et les serres municipales sont équipées de chaudières à bois. A Milly-la-Forêt, la société coopérative "d'intérêt collectif" (sic? Non, SCIC) lancée par le parc naturel régional (PNR) du Gâtinais, s'inscrit dans une "démarche pionnière" en Ile-de-France, nous dit-on. Dans le Gâtinais (36 villes de l'Essonne, 33 en Seine-et-Marne), c'est le parc naturel régional (PNR, avec 69 communes adhérentes et 82000 habitants) qui fournit le bois qui pollue