POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Sivens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sivens. Afficher tous les articles

samedi 29 juin 2019

Nantes : Castaner met le préfet hors d’atteinte des investigations

Le ministère de l'Intérieur a, de fait, verrouillé l'enquête

En faisant le choix de saisir uniquement l’IGPN d’une enquête administrative, le ministère a, de fait, mis le préfet à l'abri
 

Image associée
L’Inspection générale de la police nationale, appelée la police des polices, n’a en effet aucun pouvoir de contrôle sur l’autorité préfectorale, pourtant responsable de l’opération de maintien de l’ordre en cause, l’enquête administrative se limitera aux forces de l’ordre et le préfet n'aura pas à s'expliquer.  

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, n'a pourtant pas hésité à assurer mercredi devant l’Assemblée nationale qu’il fera "toute la transparence" sur la tragique intervention de la police sur le quai Président-Wilson à Nantes, le 22 juin, sachant pertinemment que, pour l’heure, c’est impossible. Un homme est tombé dans la Loire et a disparu.
Une violente charge de police.
Résultat de recherche d'images pour "charge police Nantes"
Le 22 juin dernier, un peu après 4 heures du matin, une vingtaine de policiers issus de différentes unités lancent une charge contre les teufeurs encore rassemblés pour la Fête de la musique. Grégoire Chassaing, commissaire de permanence, encadre l’opération sur place. Tandis que Thierry Palermo, directeur-adjoint départemental de la sécurité publique, responsable du dispositif, suit la soirée depuis la salle de commandement de l’hôtel de police de Nantes. L’enquête de l’IGPN s’arrêtera à cet échelon-là.

Pourtant, en matière de maintien de l’ordre, le préfet a un rôle déterminant. 
Résultat de recherche d'images pour "Castaner Inspection generale administration"L’action des troupes doit être contrôlée en direct par l’autorité civile. "Une nuit de fête comme ça, l’autorité préfectorale doit être sur le pont. A chaque fois qu’on a des incidents de ce type, c’est toujours en fin de course, la nuit, quand tout le monde a envie d’aller se coucher, témoigne un ancien directeur de cabinet du préfet de police de Paris. C’est à ce moment-là qu’il y a des fragilités, qu’il faut être extrêmement vigilant et rester au moins à l’écoute des ondes radio pour pouvoir réagir."

Où était le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, ou à défaut son directeur de cabinet pendant la nuit ? 
Ont-ils été informés de la situation quai Président-Wilson ? Ont-ils donné l'autorisation de charger et d’utilisation de gaz lacrymogène, de grenades de désencerclement et de lanceurs de balles de défense (LBD) ? Ces questions pourraient être posées par l’Inspection générale de l’administration (IGA), seule compétente pour enquêter sur l’action de la préfecture. 
"Dormez en paix, braves gens!"...
Info ou intox, relevant d'un
Conseil de l'Ordre des journalistes ?
Placé directement sous l’autorité de Christophe Castaner, ce corps s’occupe du contrôle supérieur des agents du ministère. L’IGA n’a pourtant pas été saisie. Interrogés à propos de ce choix, la préfecture de Loire-Atlantique et le ministère de l’Intérieur n’ont pas répondu aux questions de la presse.

"Faire l’impasse sur le volet préfectoral, ça conduit à une enquête tronquée"

Image associée
Des chiens et des gaz
"On cherche à mettre un plafond pour ne pas remonter trop haut, et éviter de mettre en cause les copains. C’est choquant", s’indigne un ancien membre de l’IGA confronté plusieurs fois à ce cas et inquiet des dérives du ministère de l'Intérieur.

Résultat de recherche d'images pour "charge police Nantes"
Lorsque Rémi Fraisse avait été tué par l’explosion d’une grenade, en octobre 2014, lors d’une manifestation à Sivens, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, avait lui aussi opté pour une simple saisine des inspections générales de la police et de la gendarmerie. Le rôle du préfet n’avait donc pas été contrôlé. 
Même situation concernant les violences policières et les amputations lors du mouvement des Gilets jaunes. Aucune enquête n’est plus confiée à l’IGA.
Au nom des ministres chargés de l’intérieur et de l’outre-mer, l'Inspection générale de l’administration (IGA) est supposée exercer  le "contrôle supérieur" sur les services ministériels et singulièrement sur  les préfets. Ses missions comprennent, au premier chef, les compétences régaliennes de l’Etat : sécurité intérieure, sécurité civile, exercice de la citoyenneté, relations avec les collectivités territoriales. Plus généralement, l’IGA intervient dans tous les domaines de compétences des préfets L'IGA est considérée comme un grand corps de l'Etat. En 2015, le socialiste Bernard Cazeneuve a placé Michel Rouzeau à sa tête.

dimanche 14 avril 2019

Acte XXII des Gilets jaunes: ils étaient plus nombreux en France

La mobilisation repart à la hausse : 39 % de manifestants de plus en  France (VDN)

L'essentiel se passait en régions
L’image contient peut-être : texte
A quelques heures des annonces d’Emmanuel Macron pour sortir de la crise, plusieurs milliers de Gilets jaunes ont encore manifesté samedi pour l’acte 22 du mouvement, notamment à Paris et Toulouse. "Le grand débat, grand blabla", "Macron on n’attend rien de vos annonces", pouvait-on lire sur les pancartes du cortège parisien.
Si la manifestation a été calme dans la capitale, l'extrême gauche a créé des heurts  à Toulouse, où les Gilets jaunes ont investi le centre-ville pendant plus de huit heures d'affilée. Réplique aux débats-fleuves du président en manches de chemise, lorsque Macron avait préféré défendre ses réformes et sa politique jusqu'à 2h du matin, le lundi 18 mars, mais face à 64 intellectuels !

Des manifestants à la Défense à Paris, samedi 6 avril 2019.
Les manifestations des Gilets jaunes en France ont rassemblé 31.000 personnes, dont 5.000 à Paris, lors du 22e samedi consécutif de mobilisation, ci-contre à La Défense, selon un décompte du ministère de l'Intérieur, à nouveau contesté par les manifestants.

Un "léger regain" concédé par l'AFP, par rapport à la semaine précédente, avant la date "exceptionnelle" du 20 avril.
La semaine précédente, les manifestations avaient rassemblé 22.300 personnes en France, dont 3.500 à Paris, lors de la 21e mobilisation. Le ministère avait comptabilisé 33.700 participants le samedi 30 mars, dont 4.000 à Paris. Difficile pour les media d'affirmer que le mouvement s'essouffle...
A Paris, le cortège a rejoint en début d'après-midi, Place de la République, la marche pour "la liberté de manifester". Organisée par plusieurs associations (dont LDH, Amnesty, Attac, Unef, SOS Racisme...), ce défilé visait à dénoncer la loi anti-casseurs, partiellement retoquée par le Conseil constitutionnel.
La préfecture de police a effectué 27 interpellations et 9.473 contrôles préventifs à 18h30.

Affrontements à Toulouse

Pour l'acte 22 des «gilets jaunes», Toulouse a été proclamée «capitale des §gilets jaunes”». Avant 13h, de premiers incidents ont opposé manifestants aux forces de l'ordre.
A Toulouse, des affrontements entre forces de l'ordre et des militants du 'Black bloc' ont émaillé le rassemblement. Avec deux blessés "en urgence relative" et 23 personnes interpellées signalées par la préfecture à 18 heures, la tension est montée très vite, moins d'une heure après le début du cortège sur une grande avenue (Jean-Jaurès) menant au centre historique.  Parmi les interpellés, "dans le cadre de la loi anti casseurs, plusieurs l'ont été pour dissimulation volontaire de visage", a précisé la préfecture. 

Les manifestants s'y sont heurté à des barrages des forces de l'ordre, qui ont avancé pour les cantonner, tirant gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Des "individus habillés en noir, masqués ou cagoulés, équipés, ont pris à partie les forces de l'ordre avec de multiples jets de projectiles et feux d'artifices", a affirmé la préfecture, chiffrant à "plusieurs centaines de personnes les profils violents"
La ville de Toulouse est réputée plus rouge et noire que rose. Sivens - où une contestation violente contre la création d'une réserve d'eau a duré de 2011 à 2014 (et la mort de l'activiste Rémi Fraisse) est à une heure de route et les activistes de Bordeaux et Ford-Blanquefort avaient rendez-vous à Toulouse.



Sans parcours défini, les anarcho-révolutionnaires ont  circulé en ville pendant plusieurs heures après les premiers incidents, resserrant régulièrement leurs rangs avant être dispersés par la police, qui a notamment fait usage de canons à eau. 
Des affrontements sporadiques ont aussi opposé les forces de l'ordre à des petits groupes isolés de fauteurs de trouble. Une remorque de chantier, puis plus tard une camionnette et un scooter ont été incendiés, tandis qu'une moto de police, du mobilier urbain et des vitres ont été dégradés. 
A 18 heures, le calme était globalement revenu, mais quelques échauffourées sporadiques ont encore eu lieu avec des groupes de manifestants refusant d'abandonner la rue. 

Un millier de mécontents à Lille, Nancy et Bordeaux

Dans les rues de Lille, ce samedi 13 avril. PHOTO PASCAL BONNIERE
Dans les rues de Lille, ce samedi 13 avril.
Des manifestations ont également eu lieu ailleurs en France. Plus d'un millier de gilets jaunes ont manifesté samedi à Lille, empruntant un parcours alternatif, les défilés ayant été interdits en centre-ville. Ils étaient 950, selon une source policière. 

Des Gilets jaunes ont également déambulé samedi sans incident majeur dans les rues de Bordeaux, encadrés par un important dispositif policier dès le départ du défilé. En début de soirée, un communiqué de la préfecture ne déplorait "aucune dégradation ni destruction matérielle", précisant qu'il avait pourtant été procédé à "six interpellations".

A Nancy, les manifestants ont déambulé. 
Plus de 320 «gilets jaunes» ont bravé l'interdiction de manifester à Nancy samedi. Photo prise lors d'un rassemblement du 19 janvier 2019.
Malgré une interdiction, des Gilets jaunes ont réussi à accéder au centre-ville, certains en traversant des voies ferrées, et "le trafic SNCF de la gare de Nancy a été interrompu de 15h50 à 16h10, car des manifestants circulaient sur les voies", a indiqué la préfecture.
Au cours de la manifestation, qui a réuni 320 protestataires, selon la préfecture, quatre personnes ont été interpellées, pour "participation à une manifestation interdite avec une arme, outrage, rébellion et menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique" et 42 ont écopé d’une amende de 135 euros pour participation à une manifestation interdite.

mardi 27 juin 2017

Manuel Valls déclare Jean-Luc Mélenchon "dangereux"

L'ancien premier ministre liste les diverses accusations du meneur radical

Les griefs de Manuel Valls à l'encontre de Mélenchon justifieraient des poursuites judiciaires
L'extrême gauche déclarée "dangereuse" par un socialiste

Le Catalan trouve sur RTL le député France Insoumise des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon dangereux "par la violence politique qu'il pratique, par les amalgames, par les accusations qu'il a portées vis-à-vis de Bernard Cazeneuve l'accusant d'avoir commandité l'assassinat de Rémi Fraisse" (affaire de Sivens).


Le député contesté de l'Essonne a aussi annoncé son intention de claquer la porte du Parti socialiste

Après 37 ans d'adhésion et cinq années dévastatrices de hollandisme : "Une page pour moi se tourne, (...) une partie de ma vie politique s'achève. Je quitte le Parti socialiste... ou le Parti socialiste me quitte".

L'ancien premier ministre de Hollande rejoindra le groupe des députés apparentés à REM, le parti de Macron, nouveau président de la République, ancien conseiller de Hollande et ministre de Valls.


jeudi 13 octobre 2016

Notre-Dame-des-Landes : Royal s'oppose à Valls et Ayrault sur une" évacuation par la force"

Notre-Dame-des-Landes fracture le gouvernement

Aide fiscale accordée à l'essence, au risque de pénaliser le groupe PSA

Contrairement à Manuel Valls, Ségolène Royal est "tout à fait opposée à l'usage de la force parce que ça mettrait en danger les forces de l'ordre, qui sont déjà extrêmement mises à contribution, assure la ministre compassionnelle, et les occupants illégaux du site. Je ne renonce jamais à obtenir un résultat par la non-violence, s'est-elle flattée. C'est ce qu'il faut viser. 
Il y a déjà eu un mort à Sivens [projet de retenue d'eau à usage agricole qui avait déchaîné les passions des écologistes radicaux], a rappelé la violoniste à l'archer compatissant. Je ne veux pas connaître ce type de drame une deuxième fois", a répété Ségolène Royal à Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités, ce jeudi matin, brandissant la menace de mort d'extrémistes de gauche, comme ce fut le cas de Rémy Fraisse dans le Tarn, il y a près de deux ans, jour pour jour. 
"Je suis entièrement consacrée à ma tâche", a-t-elle enfin assuré, une de ses ritournelles familières.



Pour diminuer la pollution de l'air aux particules fines, la ministre de l'Énergie et de la Mer annonce "donner à l'essence le même avantage dont bénéficie le diesel. On ne va pas retirer un avantage au diesel, compte tenu des emplois que cette industrie représente en France et lui donner le temps de la mutation vers les transports propres, mais il n'y a aucune raison que l'essence ait un désavantage".

Et de  tenter une justification de ce coup de pouce à l'essence. "Les entreprises pourront déduire 80% de la TVA appliquée sur un véhicule à essence, comme c'est le cas actuellement sur les véhicules diesel". Cette mesure se fera "en deux ans".
20% de la masse salariale européenne du groupe PSA menacés de destruction par la disparition du diesel, selon FO

A la différence de la ministre qui s'apitoie sur R. Fraisse, 
la centrale syndicale met en garde contre les conséquences possibles de ce qu'il considère comme une "chasse au diesel"A l'échelle européenne, la fin de la filière de production de véhicules diesel menacerait 18.000 des 58.000 emplois des usines Peugeot et Citroën.

Rassemblement "massif" à Notre-Dame-des-Landes, les 8 et 9 octobre 2016

Les opposants au projet d'aéroport restent mobilisés
Manuel Valls a en effet assuré au quotidien Ouest-France que l'évacuation des occupants du site de Notre-Dame-des-Landes "se fera" dès "cet automne", en réponse à la ministre de l'Environnement Ségolène Royal qui, la veille, s'était déclarée défavorable "à l'évacuation par la violence de la Zad".


Entre 12.800 militants  selon la préfecture et plus de 40.000, selon les organisateurs, ont donc encore manifesté samedi 8 octobre contre le projet d'aéroport dans le bocage nantais. 


Ils disent vouloir répondre à la menace d'évacuation par les forces de l'ordre de la Zad et de ses occupants illégaux.

Trois cortèges se sont ébranlés à travers la Zad (zone à défendre), peu après 10 heures. "On sera des milliers et des milliers", avait prédit Dominique Fresneau, co-président de l'Acipa, l'une des principales associations opposées au projet.

Cette nouvelle journée de protestation, décidée après la victoire du "oui" au référendum sur le futur aéroport Ayrault, s'est poursuivie le lendemain dimanche. Elle visait à "empêcher toute agression contre la Zad" et à "mettre des bâtons dans les roues du projet".

En suspens depuis l'automne 2012, les travaux peuvent officiellement démarrer à l'automne, depuis la publication des derniers arrêtés préfectoraux: Manuel Valls avait promis de faire appliquer le verdict du référendum, en engageant les travaux dès l'automne 2016.


Le type de "blocage [concernant l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes] n'est plus possible parce que j'ai réformé les méthodes de prise de décision pour qu'elles soient plus démocratiques" et transparentes, assure la ministre de l'Écologie et du Développement durable.

Ségolène Royal a en revanche esquivé les questions sur les révélations du nouveau livre sur François Hollande.


"Ne comptez pas sur moi pour alimenter la polémique du jour", a poursuivi l'ex-concubine du chef de l'État et mère de ses enfants, à propos de 'Un président ne devrait pas dire ça', un bouquin de deux journalistes du Monde, journal officieux du PS. 

"D'une façon générale, il faut que le débat politique reprenne de la hauteur, que ce soit aux États-Unis ou en France. Dans les grandes démocraties qui sont regardées par le reste du monde, il faut impérativement que le débat reprenne de la hauteur," a-t-elle répété en boucle dans les 4 Vérités, jeudi matin.

vendredi 30 octobre 2015

COP21, sous la menace de Black Blocs qui s’entraînent en France

Les altermondialistes européens ont mené une opération, ce week-end en Bretagne
Black Blocs en action à Strasbourg en 2009
pendant un sommet de l'OTAN


Passée inaperçue, cette action dans le Finistère était pour certains une répétition avant la COP21 


"Ils ont fait une répétition avant de frapper pendant la conférence climat en décembre à Paris". Voilà comment un proche de Manuel Valls analyse cette manifestation du week-end dernier dans le Finistère. 

Rassemblés sous le prétexte d'un hommage à Rémi Fraisse, une centaine de jeunes anarcho-révolutionnaires ont tenté d’envahir la poudrerie Nobel Sport où sont fabriquées des grenades lacrymogènes. Lors d’une manifestation sur le barrage de Sivens dans le Tarn, c’est  une  grenade offensive lancée par un policier qui a atteint le sac à dos du jeune homme. Il s'était enflammé en entrant en contact avec une matière inflammable qu'il contenait, dit-on, causant la mort, il y a un an, de l'activiste d'extrême gauche qui est présenté comme un inoffensif petit biologiste.



L' "usine d'armement" de Pont-de-Buis a été la cible de l'extrême gauche

La mobilisation a commencé sur les ondes, avec radio Poudrière (98,6) qui a diffusé en continu les infos utiles aux activistes,
raconte Mediapart. Cela a commencé, non loin de Carhaix, dans le champ prêté par un habitant - à mi-chemin entre Quimper et Brest - avec d’énormes Dazibao en papier mâché représentant les fameuses armes et munitions avec lesquelles la police mutile et tue (sic). Ils ont organisé des barrages filtrants, en riposte aux routes barrées tenues par les gendarmes qui disposaient d'un hélicoptère pour la journée.

Ils étaient 400 personnes dans le centre de Pont-de-buis (PS), selon les organisateurs. 
Quelques tags : "Face à la police, légitime défiance", "Nobel sport, noble mort"
Quelques slogans : "Les policiers à la vaisselle, les Flash-ball à la poubelle." "Nobel Sport, marchand de mort ".
Et puis une grande, très grande banderole peinte sur lequel on reconnaît le visage de Rémi Fraisse avec l’inscription : "Rémi, présent dans nos luttes."

A l’entrée de l’usine, canon à eau et grille anti-émeute attendent les manifestants. L’assemblée des blessés se tient là, réunissant des "petits biologistes" blessés, par des tirs de Flash-ball et de LBD 40 pour une conférence de presse.

De fait, une interdiction de manifester... pacifiquement
Depuis la mort de Rémi Fraisse, le gouvernement remet régulièrement en cause le droit de manifester, écrit Mediapart, pratiquant des arrestations préventives, en bloquant les manifestants dans de gigantesques nasses, etc. Le préfet dit ne pas avoir interdit la manifestation, mais il a mis tout en place pour empêcher son déroulement, selon les gentils organisateurs.
Lors d'une tentative pour sortir du centre, ils tombent sur un autre... barrage, mais sont repoussés par des gaz lacrymogène et retournent au campement en colonne motorisée. 
Le soir, c'était festnoz.

Parmi les manifestants, ce week-end, il y avait des "pros"


C'est ce que note un élu breton qui précise qu'ils étaient armés d’explosifs, casqués, cagoulés, habillés entièrement de noir et qu’ils n’étaient pas tous Français. Xénophobie ?...

Pour lui, cette action dans le Finistère n’était une répétition avant la COP21. L’exécutif craint que des manifestations dégénèrent à cette occasion. "Il faudra les bloquer aux frontières," conseille ce connaisseur anonyme. "C’est le boulot des services de renseignements et eux aussi ils ont pu s’entraîner ce week-end" conclut le député. Notamment en prenant tous les renseignements utiles sur les manifestants du Finistère.

jeudi 29 octobre 2015

Sivens: qui a fait disparaître la sculpture dédiée à Fraisse ?

Qu'est devenu la sculpture-hommage à Rémi Fraisse, 

La stèle en mémoire de Rémi Fraisse a été retirée dans la nuit de mardi à mercredi
 
La sculpture de 1,8 t et de plus de 2 m de haut s'est volatilisée. 
Erigée par des inconnus dans la nuit du 19 au 20 octobre à Sivens (Tarn) en hommage à Rémi Fraisse, tué il y a un an par une grenade offensive lancée par un gendarme et qui a enflammé un combustible dissimulé dans le sac à dos du "jeune  botaniste" qui n'était visiblement pas venu herboriser... Elle représentait une main en pierre de Castries sur laquelle est posée la planète Terre en roues de charrette de bois cerclées d'acier. Sous la stèle disparue, on pouvait lire: " Nous, humains, enfants de la terre, continuons le combat pour la vie."

"Elle a été enlevée cette nuit", a indiqué mercredi matin le lieutenant-colonel Sylvain Rénier, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn. Des ayatollahs verts instrumentalisent l'écologie que leurs activistes radicalisent pour déstabiliser l’Etat et son prétendu "fascisme". Cette accusation de l'extrême gauche internationaliste est reproduite ici et là où il y a de la violence depuis Malik Oussekine (tué en 1986, lors de violentes manifestations contre la loi Devaquet et à qui la ville de Carhaix à érigé une stèle) et trouve ses stratèges chez les gauchistes qui ont aussi falsifié l’affaire Méric, autre militant d’extrême gauche, membre de l’Action antifasciste Paris-Banlieue (des antifa) et de Solidaires Étudiant-e-s (dont le noyau est la Fédération SUD Étudiant, des révolutionnaires trotskistes), à la suite de leurs rixes habituelles avec des Jeunesses nationalistes révolutionnaires d'extrême droite.

Dimanche dernier, des dizaines de militants étaient venues rendre hommage à Rémi Fraisse devant cette sculpture,
pour le premier anniversaire de sa mort.
Installée sur une propriété privée par un groupe d'activistes proches du militant qui s'était présenté comme "La Pelle Masquée", un réseau qui se consacre à la lutte contre la prospection par téléphone, portant atteinte à notre vie privée.
"Ce monument, avait-il déclaré, rend hommage à la mémoire de Rémi Fraisse tombé sous les tirs des gendarmes il y a un an et à toutes celles et ceux qui continuent à lutter pour l'environnement et l'humanité." 

L'oeuvre déparait-elle l'environnement naturel ?

Si la vue de la stèle peut paraître déplacée dans cet environnement, le fait que le monument ait été retiré "n'est pas une infraction", a précisé le lieutenant-colonel Rénier, et "il n'y a pas eu de plainte déposée". 

"La seule infraction est le fait que la stèle ait été
installée sur une propriété privée," propriété de la CACG (Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne). 
Cette société est maître d'ouvrage délégué du projet de barrage contesté dans la zone humide du Testet riche en biodiversité, situé dans la forêt de Sivens, mais barrage utile aux agriculteurs de la zone. 
La CACG "avait envisagé un temps de déposer une plainte"indique le haut responsable de la gendarmerie, après la découverte de la sculpture. A la CACG, la responsable de la communication n'a pas souhaité polémiquer.

dimanche 19 juillet 2015

Prix de la viande: Hollande sacrifie le pouvoir d'achat des Français

Les "sans dents" s'en privent; les consommateurs doivent payer leur viande plus cher ! 

Le président socialiste dresse les agriculteurs contre les grandes surfaces

"Nuit de l'élevage en détresse", opération escargot des agriculteurs bretons 
qui lancent une opération N12, entre Lamballe et Saint-Brieuc 
(Côtes-d'Armor, PS de 1949 à 2015, jeudi 2 juillet 2015)
Le président de la République dégage sa responsabilité sur la grande distribution pour qu'elle augmente la rémunération des éleveurs et sur les consommateurs pour qu'ils achètent de la viande française, afin de sortir l'élevage de la crise qui ronge le milieu agricole, alors que la sécheresse menace les exploitations jusque sur les zones humides, comme à Sivens, où les écologistes radicaux ont entravé la création d'un barrage et d'une réserve d'eau à destination des exploitations agricoles du Tarn

En visite en Lozère samedi 18 juillet, pour suivre la 14e étape du Tour de France, le président socialiste a demandé aux enseignes des grandes surfaces, qui représentent près de 80% des achats de viande en France, de réduire leurs marges pour soutenir les éleveurs en détresse.
"Je lance encore un appel à cette grande distribution, pour qu'elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix", a lâché le président, rappelant les engagements souscrits le 17 juin lors d'une table-ronde autour du ministre de l'Agriculture. "Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer", a-t-il insisté, en l'absence de Stéphane Le Fol, le ministre intermittent de l'Agriculture et alors que les  traitements des fonctionnaires et les pensions de retraites sont bloqués depuis mai 2013.
VOIR et ENTENDRE le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau, énoncer les raisons du désespoir des agriculteurs:

Il faut que les consommateurs fasse un effort

Sur la ligne d'arrivée de l'étape du Tour de France, le président a incité "les consommateurs à faire aussi un effort" face à la gravité de la crise et "à manger autant qu'il est possible les produits de l'élevage français". Quitte à payer quelques centimes de plus pour leur steak ou leur jambon. Les musulmans sont dispensés d'effort national !...

Le patron du groupe Système U assure qu'il n'y a "rien de neuf". En début de soirée, le socialiste Serge Papin a assuré que "les enseignes sont unanimes pour payer les prix" convenus lors de la table-ronde.
Mais sur France Info, il a surtout appelé à "un plan de sauvegarde de l'agriculture française" face aux distorsions de concurrence avec les voisins allemands, qu'il accuse de pratiquer du "dumping social"dans les ateliers d'abattage et de transformation.
Ça ne coûte rien à l'Etat: c'est le consommateur qui paye
Ainsi l'éthique de la solidarité socialiste est-elle conditionnée par le patriotisme des consommateurs, lesquels sont déjà des vaches à lait: travailleurs au pouvoir d'achat bloqué, donc réduit, "riches" pressurés d'impôts, familles aux allocations familiales abaissées et tous, des automobilistes traqués.

Retraités et fonctionnaires, familles matraquées et nouveaux demandeurs d'emploi, seniors et jeunes, faites plaisir à Pépère, avec le sourire. Lui, indifférent à tout, garde le moral: à des adolescents, futurs chômeurs qui devront en outre payer la facture de l'endettement socialiste, il a lancé: "Il n'y a pas de pôle emploi des présidents."

jeudi 16 avril 2015

Castres,Tarn: profanation de tombes chrétiennes

La presse minimise et floute les informations

Les journalistes parlent d'abord de "vandalisme" ordinaire

"Des dizaines de tombes ont été vandalisées mercredi mercredi 15 avril dans un cimetière de Castres, dans le Tarn." Viennent les formules automatique pour dire que le pouvoir a bien fait son boulot: "Les forces de l'ordre ont rapidement bouclé la zone. Les visiteurs, choqués, ont trouvé porte close."  Les journalistes craintifs passent ainsi rapidement à l'anecdote, au risque d'auto-censure de l'information sur le fond : "A proximité du lieu, une habitante, dont le père est enterré ici depuis 17 ans, qualifie ce vandalisme de 'dégueulasse'," rapporte BFMTV, privilégiant l'émotionnel

Pourtant, "c'est une manifestation de grande ampleur puisque 250 tombes environ ont été 'touchées' ", a indiqué le maire de Castres, Pascal Bugis (DVD), présent sur les lieux. 
"80 tombes et non 250 ont été dégradées", a contesté la procureur-adjointe de Castres, Charlotte Beluet. 'Des éléments posés sur des sépultures ont été arrachés, renversés et deux croix ont été descellées. Une statue de la vierge a aussi été arrachée", a-t-elle en revanche précisé.

La presse nie bientôt l'évidence 

"Les policiers n'ont trouvé aucun signe pouvant indiquer un acte à connotation politique, raciale ou religieuse." Les arrachages de crucifix ou de statue ne sont donc pas en soi connotés...

Les services de l'Elysée, quant à eux, ont encore lâché l'un de leurs communiqués automatiques. Ils prêtent à Hollande qui se trouve en Suisse, une froide déclaration condamnant ces "actes indignes" qui "portent atteinte aux valeurs de notre République": le service minimum obligé. 
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, devrait se rendre sur place ce jeudi. Sans doute le ministricule s'imagine-t-il que ses mots vont régler la question des agressions inter-religieuses.

Aucun tombeau n'a été ouvert, "seuls les symboles ont été abîmés, des croix arrachées et certaines stèles ont été cassées", a ajouté Pascal Bugis. "Ce saccage est intolérable. Cette atteinte à la mémoire des morts est terrible", a regretté l'élu, qui était accompagné du préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme.

Il filtre enfin que des crucifix et des statues ont été arrachés

80 tombes vandalisées dans un cimetière de Castres
Les "dizaines de tombes" -qui sont en vérité près d'une centaine- n'ont pas été vandalisées, selon la procureur-adjointe de la République, mais profanées. Il ne s'agit pas de pots de fleurs renversés ou de plaques mortuaires cassées, mais de  tombes ciblées et de signes religieux dégradés, voire d'objets sacrés bafoués.

Aucune inscription, aucun tag, ni revendication n'a été trouvé dans le cimetière, insiste le maire de Castres, Pascal Bugis (DVD).

Il n'est pas anodin que la profanation a lieu au cimetière Saint-Roch de Castres 



D'une part, Castres est une ville DVD et, d'autre part, elle est située dans le Tarn socialiste. 
Le climat y est irrespirable depuis que les altermondialistes ont radicalisé la question de la retenue d'eau de Sivens réclamée par les exploitants agricoles. Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, le conflit a fait un mort, un opposant au projet de barrage, et les tensions dans la population restent très vives. Thierry Carcenac, le président PS du Conseil général qui est également sénateur du Tarn était l’un des principaux promoteurs du réservoir. 

Pourquoi la ville de Castres est-elle ciblée, puisque Carcenac est élu du canton d’Albi Nord-Est,
à 52 km?

Quand des milliers de manifestants défilèrent à l'appel notamment de la FNSEA, pour exiger le maintien du projet de barrage de Sivens (Tarn) et exprimer leur "ras-le-bol" des "zadistes", c'était à Albi, ville préfecture. Castres, quant à elle, héberge le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (8e RPIMa) dont le Guadeloupéen Loïc Liber, caporal-chef parachutiste, seule victime rescapée -mais tétraplégique- du djihadiste français Mohamed Merah en mars 2012, et certaines victimes des théâtres d'opérations militaires du président Hollande. 
Le 29 avril 2013, le caporal-chef Stéphane Duval du 1er RPIMa (Bayonne) est mort pour le Mali et deux militaires du 8eme RPIMA (Castres) ont été tués lors d'un accrochage en Centrafrique.

A la différence de certains organes de presse, le premier ministre a finalement admis la vérité du ciblage.
Manuel Valls a qualifié cet acte "d'offense insoutenable" et exprimé son soutien aux familles touchées par ces profanations.