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mercredi 28 juin 2017

Giflé en Bretagne, Valls livre sa version des faits

Pleurnichard, Valls se plaint de ses adversaires à la législative contestée

L'ex-Premier ministre se plaint d'avoir été sévèrement corrigé
Résultat de recherche d'images pour "Nolan Lapie"
La position de la main n'étaie pas la thèse du coup de poing,
mais évoque plutôt une quenelle
Résultat de recherche d'images pour "Nolan Lapie"Il est brièvement revenu sur l'agression dont il a été la cible en janvier dernier, alors qu'il était en déplacement en Bretagne à la sortie de la mairie de Lamballe (Côtes-d'Armor), dont le maire PS, Loïc Cauret, ancien chauffeur routier de 64 ans, soutient aujourd'hui Emmanuel Macron. Christine Angot a prêté une oreille complaisante à Manuel Valls ...dans les colonnes de Libération ce mardi, au moment où il annonce qu'il quitte le Parti socialiste. 

"
J'ai eu mal. Il m'a fait mal. Tout le monde a dit 'c'est une gifle', mais non, c'était un coup de poing. C'est pour ça qu'il faut être solide", raconte Manuel Valls dans Libé. L'auteur de cette attaque, Nolan Lapie, ci-dessus, 18 ans, avait été condamné dans la foulée à trois mois de prison avec sursis. Un agresseur dont il a eu indirectement à faire lors des élections législatives, puisqu'il était suppléant de Dieudonné, candidat dans la même circonscription que lui dans l'Essonne.


Manu Valls n'aime pas les arabes, qui le lui rendent bien


L'extrême gauche diffuse l'information selon laquelle l'agresseur serait d'ascendance harkie
et qualifie Nolan Lapie de "porteur de valise des antisémites BBR en Bretagne".

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Une quenelle est un salut nazi inversé
L'ex-Premier ministre s'est par ailleurs indigné du silence de la candidate de la France Insoumise, Farida Amrani.
Au second tour, la candidate de Jean-Luc Mélenchon a reçu le soutien de ... Dieudonné. "C'est presque un angle mort. Comme on est du côté des plus faibles, on dit 'ce sont des victimes'. On croit qu'il faut se mettre de leur côté et on prend les voix. On est mal à l'aise, et on se retrouve à légitimer Dieudonné", a encore dénoncé Manuel Valls.

Cette prise de parole de Valls intervient au moment où le Conseil constitutionnel étudie la requête en annulation de son élection. 
Essonne : Amrani dépose un recours devant le Conseil constitutionnel contre l'élection de Valls
Farida Amrani, la candidate de La France insoumise (LFI), battue au second tour des législatives avec 139 voix d'écart, espère faire annuler le scrutin qui ouvre les portes de l'Assemblée à son adversaire. Elle dit avoir constaté plusieurs irrégularités lors du vote et disposer de preuves.Dans un contexte de participation faible (36,55 %) Manuel Valls (DVG) a obtenu 50,30 % contre 49,70 % pour Farida Amrani (La France insoumise).

Au total, son dossier comporterait plus d'une centaine d'éléments, notamment des photos sur lesquelles on peut voir des signatures douteuses sur les listes d'émargements. "Les signatures censées provenir de la même personne ne correspondent pas entre le premier et le second tour", souligne Farida Amrani qui possède également des clichés, où l'on verrait des bulletins de la candidate être déchirés dans plusieurs bureaux de vote.

La candidate battue aurait également reçu des vidéos avec des scènes d'intimidation appelant à voter Manuel Valls. "Des éléments crédibles et très sérieux, un dossier solide", assurent ses soutiens. Ce sera au juge de trancher et décider s'il invalide l'élection de Manuel Valls, mais la procédure pourrait prendre plusieurs semaines.
Interrogé sur le sujet alors qu'il faisait sa rentrée à l'Assemblée, l'ex-premier ministre s'est montré confiant. "Il n'y a eu aucune irrégularité, Je suis serein sur le résultat", a-t-il affirmé.
En
 attendant, la candidate affirme réfléchir à attaquer Manuel Valls, qui l'a accusée d'antisémitisme, pour diffamation. Or, depuis les années 2010, l'humoriste Dieudonné est considéré comme un militant antisémite.

Dieudonné était candidat aux élections législatives, où l’ancien Premier ministre Manuel Valls est arrivé en tête au premier tour. L'humoriste a obtenu 3,8 % des suffrages au premier tour dans la 1re circonscription (Evry-Corbeil-Essonnes). Et il a appelé à voter pour Farida Amrani (FI) au second tour. Un soutien "spontané et sincère", qu’il a annoncé dans une vidéo mise en ligne sur son site.

VOIR et ENTENDRE par les candides qui doutent que l'extrême gauche de Mélenchon puisse tenter de se faire élire avec des voix de l'extrême droite:
Ce dernier lui propose même de venir l’aider dans sa campagne d’ici au second tour.

mardi 27 juin 2017

Manuel Valls déclare Jean-Luc Mélenchon "dangereux"

L'ancien premier ministre liste les diverses accusations du meneur radical

Les griefs de Manuel Valls à l'encontre de Mélenchon justifieraient des poursuites judiciaires
L'extrême gauche déclarée "dangereuse" par un socialiste

Le Catalan trouve sur RTL le député France Insoumise des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon dangereux "par la violence politique qu'il pratique, par les amalgames, par les accusations qu'il a portées vis-à-vis de Bernard Cazeneuve l'accusant d'avoir commandité l'assassinat de Rémi Fraisse" (affaire de Sivens).


Le député contesté de l'Essonne a aussi annoncé son intention de claquer la porte du Parti socialiste

Après 37 ans d'adhésion et cinq années dévastatrices de hollandisme : "Une page pour moi se tourne, (...) une partie de ma vie politique s'achève. Je quitte le Parti socialiste... ou le Parti socialiste me quitte".

L'ancien premier ministre de Hollande rejoindra le groupe des députés apparentés à REM, le parti de Macron, nouveau président de la République, ancien conseiller de Hollande et ministre de Valls.


dimanche 25 juin 2017

La députée Danièle Obono s'étonne de susciter de vives réactions

Crier "vive la France !", arracherait la bouche d'une nouvelle députée La France Insoumise

Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem ont fait des petits

Vulgaire et ravie
Danièle Obono, nouvelle députée France insoumise, n'a pas tardé à se singulariser.
A peine a-t-elle fait son entrée à l’Assemblée nationale que Danièle Obono, députée France insoumise élue dimanche dernier, indigne déjà les Français respectueux du pays qui les a faits.

Mais cette élue de la République de 36 ans s'est refusée à prononcer la formule 'vive la France !', après cette question d’un animateur de l’émission des Grandes gueules de RMC (groups BFM): "Avec votre parcours, d’être devenue députée, vous dites vive la France ?". "Pourquoi Vive la France ?", réplique la députée offensée par cette question saugrenue, voire offensante pour une représentante de la nation. Et un chroniqueur de risquer, histoire de stimuler sa conscience citoyenne : "Parce que vous êtes née au Gabon…". 
Que ne demandait-on pas là à cette élue à la peau noire ? D'exprimer un hommage aux valeurs de la République, singulièrement son ascenseur social, parce que, précisément, elle n’est pas née sur le sol français qu'elle a souhaité fouler et où elle a réussi à se construire ? De manifester un peu de reconnaissance à la France qui l'a accueillie, sans arrière-pensée colonialiste ou de pillage des ressources naturelles ?

La scène tourne au vinaigre lorsqu’un participant évoque une précédente provocation.
L'auteur, Houria Bouteldja,

porte-parole du Parti des 
Indigènes de la République
et bibliothécaire
"Vous signez plus facilement "nique la France" que vous ne dites "vive la France"." L'insolent fait allusion à une pétition signée par Danièle Obono, en 2012 , pour défendre la liberté d’un "artiste" de chanter "Nique la France". 
En belle compagnie (l'indépendantiste Eva Joly, le trotskiste Olivier Besancenot, NPA, le communiste Eric Coquerel et autres activistes radicaux), elle avait apporté son soutien au rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d’expression populaire), mis en examen à l’époque pour "injure publique " et "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence", après une plainte déposée par une association, l’Agrif (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l'Identité Française et chrétienne), étiquetée à l'autre extrême, du seul fait qu'elle met en évidence le racisme et la christianophobie d'extrême gauche, principalement par voie juridique, contre les "atteintes à la dignité de l'identité chrétienne" et "nationale". Sur le même terrain, avec d'autres cibles.

Ce geste de solidarité, partagé avec Clémentine Autain, Eric Coquerel ou Noël Mamère, Danièle Obono le revendique encore aujourd’hui. "La liberté d’expression de cet artiste fait partie des libertés fondamentales", insiste-t-elle.
Née en 1979 au Gabon, de nationalité franco-gabonaise, Danièle Obono est la fille d'un homme politique gabonais et de mère aujourd'hui décédée. Fonctionnaire (bibliothécaire à la médiathèque Marguerite-Yourcenar du 15e arrondissement de Paris, administré par le LR Philippe Goujon) et militante associative, l'ingrate est arrivée en politique par le mouvement altermondialiste et a été récemment naturalisée française : elle bénéficie de la double-nationalité, à la différence Laetitia Avia, l’avocate d’affaires, Française d’origine togolaise, ou cette autre avocate, Sira Sylla, devenues députées, ou Amal Amélia Lakrafi, la députée des français de l’étranger, d'origine marocaine, qui n'est pas née sur le sol français, le Sénégalais Jean-François Mbaye, arrivé en France en 1998 et désormais député du Val-Marne, le franco-comorien Saïd Ahamada, député des Bouches-du-Rhône, ou le franco-marocain Mounir Mahjoubi, ex-syndicaliste à la CFDT et secrétaire d’État chargé du numérique dans le gouvernement Édouard Philippe. Le 18 juin 2017, la binationale Danièle Obono a été élue députée à l’Assemblée nationale française pour La France Insoumise de Jean Luc Mélenchon dont elle est très proche.Danièle Obono est la deuxième personnalité d’origine gabonaise à siéger à l’Assemblée nationale française après Jean Hilaire Aubame. Elle veut inscrire sa politique, entre autres, dans l’égalité et la lutte contre les discriminations dans les quartiers populaires. Elle a notamment milité pour le vote des étrangers en France.Danièle Obono est la fille d’Edzodzomo Ela, un opposant historique, insoumis au régime Bongo depuis plusieurs décennies et réfugié politique en France, terre d'accueil. En août et septembre 2016, elle avait soutenu la résistance de la diaspora gabonaise en France contre le pouvoir d’Ali Bongo. D'abord membre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), puis du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), elle se revendique marxiste, altermondialiste, afro-féministe, anti-impérialiste, antiraciste et à la fois internationaliste et panafricaniste... Peut-être est-ce tout pour le moment.

Thierry Mariani et David Rachline portent sur Twitter la parole de la France silencieuse.

Claude Askolovitch prend le parti de l'activiste multi-cartes. 

"Les vigilants ont lancé la chasse à Danièle Obono, député insoumise de Paris, coupable de n’avoir pas crié "Vive la France" dans un studio de radio. C’est la nouvelle marotte de la France dolente, ce marais qui stagne des débats du Figaro aux terres spongieuses du frontisme, et bien au-delà [sans voir Askolovitch]. Fervent de la gauche "républicaine", socialistes agités du drapeau, effrayés du Grand Remplacement, tous font chorus contre ceux qui nous détruisent, nous, notre peau blanche, notre foi laïque, notre chrétienté hexagonale, notre histoire sanctifiée. L’ennemie identitaire, ces jours-ci, s’appelle donc Obono." 
Le journaleux bien mis de sa personne s'en prend aux incultes brouillons" (salariées de GAD et bien au-delà...), pour une chanson rappante sur fonds de musette sobrement intitulée "Nique la France" (sic).
Les Français qui ne sont pas branchés 'rap' doivent juger sur pièce : 

Askolovitch s’étonne et moque les animateurs de radio, défendant le droit à niquer la France, si c'est en chanson par Z.E.P. (Saïdou, Salim Sferdjella, Kamel Flouka, Saknes)... Au nom de la liberté d’expression, on nique qui on veut. Certains qui piochent dans l'Histoire de France s'émeuvent, puisque ce pays l’a éduquée. Mais elle s’amuse et biaise, se demande, moqueuse, si on est le 14-Juillet, confirmant aussi qu'elle ne se lève pas tous les matins en chantant 'vive la France'. Tant et si bien qu'un chroniqueur capable d'indignation l'interpelle. "Vous êtes plus facile à soutenir “Nique la France” qu’à dire “Vive la France” ", s'étonne-t-il, déclenchant à gauche la polémique que l’on sait.

Et le poisseux Askolovitch ne se sent plus: "Le beauf est un nazi. La France, essentiellement, est un mythe. Le colonialisme est sa vérité, et non pas sa dérive. La République des droits-de-l’homme est une illusion. Tout ceci est, idéologiquement, d’une violence extrême. On est dans la veine d’Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme, révélant "au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’un Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon"…" Rien que ça !

En février 2017, déjà, alors qu'une polémique éclate sur les réseaux sociaux, puis dans la presse, concernant d'anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes de Mehdi Meklat,
Askolovitch, 55 ans, qui a dû quitter Le Point en 2012 du fait de son traitement de l'islam en France, prend la défense de l'ancien blogueur du Bondy Blog, soutenant que ces tweets ne sont que les "blagues Nazes" d'un "gamin"; au journaliste, ainsi qu'à ceux qui défendent Meklat, Martine Gozlan dans Marianne répond : "On croit rêver, c’est à crever. La haine crève l’écran et ils ne veulent pas la voir."

VOIR et ENTENDRE encore ce qui est anodin pour à un journaliste bobo avec abattement fiscale de 7650 euros...

Les citoyens vigilants aux yeux ouverts s'élèvent contre tant de haine
"Hallucinant! La députée France Insoumise défend ceux qui chantent "nique la France" mais hésite à dire "vive la France" ", s’indigne sobrement Thierry Mariani, le député LR sortant, sur Twitter. 
Le sénateur et maire FN, David Rachline, n'hésite pas à remettre en cause la légitimité de l'agresseuse à siéger à l’Assemblée nationale : "Cette Mme Obono semble ne pas avoir pris la mesure des siècles d’Histoire de France qui la contemplent et l’obligent. Elle veut pouvoir "niquer la France" tranquillement ? Alors qu’elle quitte les dorures de la République et renonce à tous les avantages liés !"

L'extrême gauche l'a poussée sur le devant de la scène et la harpie va pouvoir mettre le feu aux débats de l'Assemblée
"Nique la France et son passé colonialiste, 
ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes
Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts", 
peut-on entendre dans la chanson incriminée. Des paroles brûlantes d’actualité.


mardi 13 juin 2017

Mélenchon dénonce le "culte de la personnalité" sur la personne de Macron

C'est un camarade des communistes qui le dit 

Jean-Luc Mélenchon a accusé Macron d'encourager un "culte de la personnalité" et "d'autocélébration" 






autour de sa petite personne depuis son élection, la jugeant "malsaine". 
"Son intérêt est que les choses se passent de la manière la plus suave possible, dans une ambiance d'autocélébration qui a frappé tout le monde et que je juge malsaine, parce que ce n'est pas bon, un tel culte de la personnalité", a déclaré le chef de La France insoumise, sur RTL.
"Depuis l'élection présidentielle, on a eu droit à toutes les variantes, 'Macron à la plage', 'Macron au ski', 'Macron ceci,' etc. et aucun débat", a-t-il observé.



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Tenue Vuitton de campagne

Envers du décor et moralisation de la comm'
"Ce n'est pas possible d'avoir des élections sans débat"



Ce mardi encore, le candidat parachuté à Marseille dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, face à Mme Versini, candidate REM, a en outre dénoncé "l'absence totale de débat national" avant les législatives.
Mélenchon a regretté ne pas avoir pu, avant les législatives, installer à temps dans le débat les grandes questions qui vont arriver", de la réforme du Code du travail et de "la transposition de l'état d'urgence dans le droit commun".

Répétant sa volonté d'incarner une "opposition humaniste" à l'Assemblée nationale, il a aussi dit ne pas craindre les futurs députés REM.
"Moi, ils me font pas peur les 400 de Macron, c'est le contraire, je me pourlèche", a-t-il défié, babines retroussées.

"Je connais la vie parlementaire. 400 bizuths qui arrivent, dont la plupart d'entre eux sont des CSP, qui sont habitués à la vie triomphante et glorieuse", ils "n'ont aucune espèce d'idée du monacat qu'est la vie de député", a ajouté le député européen, qui a également siégé au Sénat de 1986 à 2000, puis de 2004 à 2010.
Mélenchon n'a jamais été élu à l'Assemblée nationale.

lundi 5 juin 2017

Le parachute de Jean-Luc Mélenchon (LFI) ne s'est pas ouvert dans une cité de Marseille

Shampooing aux oeufs frais offert au butor de la France insoumise

Le cordon de sécurité de sa garde rapprochée n'a rien empêché
Candidat parachuté de la France Insoumise dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, , Jean-Luc Mélenchon, a été chahuté samedi à Marseille lors de sa visite dans une cité populaire, avant un meeting devant ses sympathisants du centre-ville.
Le leader de la France Insoumise (LFI) a reçu des oeufs sur la tête, lancés par un groupe de jeunes de moins de 16 ans, lors de son arrivée dans le IIIe arrondissement de la cité phocéenne, 
à la cité populaire Félix Pyat, du nom d'un journaliste de la Commune de Paris, période insurrectionnelle de l'histoire de Paris qui dura un peu plus de deux mois, de mars 1871 à la 'Semaine sanglante' du 21 au 28 mai 1871.
L'insurgé-type de la Commune de 1871 est un travailleur parisien, un homme d'une trentaine d'années. Parmi ces insurgés, on rencontre principalement les ouvriers du bâtiment, les journaliers, et les travailleurs du métal, ouvriers d'ateliers ou de petites fabriques. Ils forment respectivement 17 %, 16 % et 10 % du total. Viennent ensuite les employés (8 %), les artisans et les ouvriers du livre (3 %), fortement politisés, notamment à Belleville et Montmartre. Parce que de petits patrons côtoyèrent des salariés, les marxistes nient donc qu'il y ait eu "lutte des classes" au sens " moderne" du terme. .
"On a bien rigolé tout à l'heure", a ricané Jean-Luc Mélenchon, 
histoire de garder une contenance légère, alors que sa campagne est plombée par son parachutage. "Ici, ils ont une habitude: ils envoient du monde pour gueuler et là c'était (Solange) Biaggi, raconte-t-il, un brin sexiste et méprisant. Il y avait une femme qui criait: 'Marseille réveillez-vous, votez Biaggi' ", la candidate des Républicains dans la 4e circonscription, a-t-il prétendu. Quatrième adjointe au maire, la candidate LR est aussi vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’aménagement du territoire et peut se prévaloir d'avoir mis fin au marché "sauvage" et bigarré de la Porte d'Aix.
La circonscription convoitée par le tribun venu de Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais est le poumon économique de Marseille, au centre-ville, où se fait l’activité, où les gens travaillent et où Marseille peut se développer économiquement car on a dans cette circonscription le port, Euromediterranée, le centre-ville autour du Vieux-Port, l’hyper centre-ville historique, la Canebière, le boulevard Longchamp, la gare, la partie de la Belle de Mai avec le Pôle Média, la Friche de la Belle de Mai réhabilitée et tout le quartier en devenir de Saint-Mauront. C’est pour cela que je pars," explique la candidate LR, tout à fait couleur locale. Fidèlement attachée à la population, elle a été 20 ans pharmacienne sur le Cours Lieutaud.
Mélenchon s'est ensuite rendu sur une place à l'activité nocturne intense du centre de Marseille, le Cours Julien
et prononcé un discours, aux côtés des autres candidats de la France Insoumise dans le département, devant plusieurs centaines de sympathisants.

En écho à son meeting de campagne présidentielle sur le Vieux Port et en réponse à la phrase d'Emmanuel Macron sur les "kwassa-kwassa" (lien PaSiDupes), embarcations de migrants, il a appelé les personnes réunies à observer une minute de silence pour les Comoriens qui meurent en mer.

Jean-Luc Mélenchon, Corinne Versini (une Aixoise, pour le Rassemblement En Marche) et le député sortant Patrick Mennucci (PS) sont les trois candidats donnés en tête sur cette 4e circonscription, selon deux sondages publiés récemment.

dimanche 9 avril 2017

Marseille, ville fermée pour Mélenchon: qui indemnise les commerçants ?

Présidentielle 2017: le coeur de Marseille bloqué pour le meeting en plein air de Mélenchon 

La capitale régionale était placée sous haute protection policière pour la venue du leader de l'extrême gauche masquée derrière le slogan "France insoumise".
 
Meeting du candidat du Front de Gauche a l'election présidentielle 2017, Jean Luc Melanchon, sur le Vieux port de Marseille face a la Canebière
Jean-Luc Mélenchon a organisé un nouveau grand rassemblement à Marseille ce dimanche 9 avril, mais situé en plein air - sur le Vieux-Port, au centre commercial et touristique, et placé sous haute surveillance policière, ce type de rassemblement a un coût pour l'activité économique et pour les services publics.

La venue du candidat anti-libéral constitue un dommage collatéral qui impacte les finances locales. Après le meeting de Marseille, Mélenchon sera le mercredi 12 à Lille et le dimanche 16 à Toulouse, des villes qui se voient imposer des nuisances dont elles se seraient bien passées, avant, pendant et après, à la charge des services municipaux de sécurité et de nettoyage.  Alors qu’il se trouvera à Dijon,  le 18 avril, à cinq jours du premier tour, les doubles du candidat en hologramme soulageront Mélenchon, sans épargner des désagréments aux six villes de France où les militants sauront se passer de sa présence,  à Clermont-Ferrand, Grenoble, Montpellier, Nancy et Nantes et Le Port, à la Réunion. Des villes de gauche qui acceptent ce surcoût associé à la campagne. Mais tous les contribuables locaux sont-ils des sympathisants volontaires ?

Les organisateurs ont certes aussi déployé un service d'ordre d'environ 300 fonctionnaires, selon LCImais seulement environ 200, selon Challenges  qui semble vouloir minimiser la charge sur les effectifs policiers: ils comptaient sur la venue de plus de 40.000 personnes. 

La préfecture de police avoue la
mobilisation de plus de 300 policiers autour de la réunion publique du candidat de la France insoumise

Burger King a-t-il fait du chiffre ?
Marseille  devait réunir plusieurs dizaines de milliers de personnes.
Toutes les rues d'accès au périmètre étaient bloquées par des camions pour éviter l'intrusion d'un véhicule suspect : pas moins de 37 rues commerçantes interdites à la circulation. 
En 2012, Jean-Luc Mélenchon en avait rassemblé le double sur les plages du Prado mais n'avait recueilli que 11,10% des suffrages. L'engagement financier des mairies en vaut-il la chandelle ?

Ce dimanche 9 avril, en début d’après-midi, les organisateurs auraient compté près de 70.000 personnes sur la Canebière. Mais les partisans de Mélenchon ne sont pas des acheteurs et les commerçants n'ont pas fait leurs affaires.
Mélenchon non plus, car avec une affluence divisée par deux par rapport à 2012, logiquement, il ne doit plus compter sur sur 6% ?

Dimanche en fin d'après-midi, Marseille accueille également la rencontre de rugby Toulon-Toulouse, match phare de la 23e journée du Top 14. 
Les supporteurs auront intérêt à éviter le centre-ville, car l'accès à la ville sera une épreuve pour tous.

 

dimanche 19 mars 2017

Gauche radicale anti-flics: violences de manifestants contre des violences policières ce dimanche

Deux gendarmes mobiles blessés par des activistes anti-flics

Des activistes ont fait des blessés au nom de la non-violence

Les forces de l'ordre ont dû faire usage de grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants d'extrême gauche contre les violences policières dimanche à Paris, quelques semaines après l’affaire Théo.
La préfecture de Paris chiffre à 7.000 ou 7.500 les manifestants rassemblés place de la Nation pour gagner la place de la République. Son communiqué met en cause un sur sept d'entre eux, certains cagoulés, déterminés à en découdre avec les forces de l’ordre. "Environ 1.000 personnes positionnées en fin de cortège se sont masquées et ont commis, à partir de la mi-parcours, quelques dégradations [sic] qui ont pu être contenues par l’intervention rapide des forces de l’ordre qui ont dû faire usage de gaz lacrymogène".

"Des jets de projectiles ont visé des gendarmes mobiles, blessant légèrement deux des leurs", précise la préfecture.

Les CRS ont fait état également de jets de cocktail Molotov sur les barrages des forces de l'ordre à l'arrivée du cortège place de La République, cette fois sans faire de blessé.

SOS Racisme dénonce "une logique de confrontation"

Photo
Les manifestants répondaient à l’appel d’organisations hétéroclites d'extrême gauche dont le fonds de commerce est  notamment l'antiracisme, de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) aux Indigènes de la République, auxquelles se sont joints la CGT, la FSU et le MRAP, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (soutien d'une "attitude obscurantiste et sexiste vis-à-vis des femmes musulmanes") - proches du Parti communiste - , mais aussi par SOS Racisme - proche du Parti socialiste - qui a dénoncé une "logique de confrontation".

La foule a scandé des slogans tels que : "Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on ne pardonne pas", "Police partout, justice nulle part" - ou "urgence, urgence, la police assassine en toute impunité", des slogans approuvés par le PCF et la PS.
Dans le cortège flottaient des drapeaux de révolutionnaires, tels les trotskistes du NPA (Nouveau parti anticapitaliste de Philippe Poutou, candidat à la Présidentielle, et Besancenot) accompagnés d'un ballon Solidairesdu DAL (Droit au logement)
Les altermondialistes d'ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), les communistes de la CGT et les anarcho-syndicalistes du CNT, activistes de l'action directe, défilaient derrière des pancartes, telles que "Les bamboulas, les bougnouls, les niakoués […] vous emmerdent"
Les manifestants instrumentalisaient les incertitudes sur un viol présumé lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de Théo, jeune sportif costaud de 22 ans, début février, par un policier.
Plusieurs nuits de violences urbaines dans des villes de la banlieue parisienne n'ont, semble-t-il, pas suffi aux extrémistes. "Théo n’est pas juste une exception. On est là pour rappeler qu’il ne s’agit pas de faits divers isolés; c’est pas des bavures, ça fait partie d’un système", ont déclaré deux participantes de Rennes qu'il n'est pas besoin de briefer, Lucile Moigno-Flaux, 25 ans, membre de La Fabrique Citoyenne, amatrice de démocratie participative, et Jasmine Morice, 21 ans, militante de Solidaires étudiant-e-s qui dénonce par ailleurs le harcèlement sexuel et psychologique dont deux enseignantes de Rennes-2 disent avoir été victimes de la part de trois collègues masculins.
Venue avec sa fille de 16 mois, malgré les risques de dérapages, Béatrice, productrice vidéo, est là parce que "c’est important pour l’avenir" de sa fille,"pour qu’elle vive dans un monde meilleur, plus juste," raconte-t-elle.

Des manifestations ont également eu lieu dans quelques villes de province Manifestation en soutien à Théo, Montpellier © Benjamin POLGE
comme à Montpellier (près de 200 participants, photo ci-dessus et ci-dessous), avec sit-in sur les rails, à la Gare TGV de Montpellier Saint-Roch,
 Manifestation en soutien à Théo, Gare de Montpellier Saint-Roch, Montpellier © Benjamin POLGEToulouse (environ 200, avec les révolutionnaires de Lutte Ouvrière dont Nathalie Artaud est la candidate trotskiste à la Présidentielle),
Photo illustration, archives DDM
Nantes (quelques dizaines), selon des sources policières, malgré une forte organisation notamment par les partisans de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, aussi "contre le racisme, la hogra (pour ceux qui, en France, ne sont pas Algériens : oppression, exclusion ou brimade, en un mot le supposé "mépris" du pouvoir blanc) et la chasse aux migrant.e.s et pour soutenir les familles des trop nombreuses victimes de violences policières".
Au cours de ces échauffourées, deux gendarmes des forces de l'ordre républicain ont été blessés et transportés à l’hôpital, a indiqué la préfecture 

De l’immobilier urbain et les vitrines de cinq établissements bancaires ont été saccagés, selon la même source. Des filtrages en amont de la manifestation avaient permis de récupérer plusieurs projectiles et un sac de pavés cachés dans un bac à fleurs sur le parcours de la manifestation, précise le communiqué.

"Onze extrémistes ont été interpellés", notamment pour port d'arme, dégradations, agression et jets de projectiles sur les forces de l'ordre, a indiqué dans la soirée la préfecture de police de Paris, puis une seule interpellation, a-t-on rectifié. On attend de savoir si l'activiste a été relâché.