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mercredi 14 novembre 2018

Immeubles effondrés à Marseille : un député LREM instrumentalise la tragédie

Alors que Macron n'a pas fait le déplacement, Saïd Ahamada fait de la polémique politicienne 

L'ampleur du problème de logement insalubre à Marseille était connu des autorités, note le député LREM des Bouches-du-Rhône, Saïd Ahamada, qui a bien dû poser une question au gouvernement (QAG) dans ce sens, intervention qui est passée inaperçue... 

Résultat de recherche d'images pour "Saïd Ahamada"

Ancien militant MoDem, puis candidat EELV lors des élections législatives de 2012 à Mayotte, avant d'être socialiste, ce macronien de la dernière heure se rappelle aujourd'hui qu'il est pourtant co-président du Groupe d'études villes et banlieues à l'Assemblée... Or, la lutte contre les rodéos motorisés, c'est bien, et la lutte contre la pollution du transport maritime et la promotion des carburants marins alternatifs, c'est mieux, à condition de faire des propositions réalistes de court terme plutôt que de taxer à tour de bras, mais la lutte contre la vétusté des immeubles de sa propre circonscription devrait être une urgence personnelle depuis un an et demi qu'il est élu.
Lorsqu'il a posé une QAG le 7 novembre 2017, c'était au ministre de la cohésion des territoires (Jacques Mézard): "je voudrais vous parler de territoires de notre pays où 42 % de la population connaît la pauvreté, où 25 % de cette population est au chômage et où, dans une ville comme Marseille, trente personnes sont mortes sous les balles l'année dernière. Ces territoires, vous l'avez compris, sont les quartiers prioritaires de la politique de la ville." Belle question populiste, mais qui ignore le sujet qui lui tient tout à coup à coeur... A cette date, le poste de secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires avait été supprimé depuis Emmanuelle Cosse ! Il ne fut rétabli qu'en octobre 2018.
"A la place de Jean-Claude Gaudin, j'aurais démissionné," a affirmé ce premier député issu de l'immigration comoriennemercredi 14 novembre, sur France info. 

La chaîne de radio de service public donnait la parole à ce député de la majorité présidentielle, alors que, le même jour, une marche de récupération de la colère est organisée mercredi soir à Marseille, 9 jours après l'effondrement de 3 immeubles vétustes dans le quartier de Noailles, qui a fait 8 morts. 

"Monsieur Jean-Claude Gaudin est un grand garçon; je le laisse prendre les décisions qu'il estime nécessaires le concernant. Au-delà de sa démission, ce qui m'intéresse, c'est de savoir si les Marseillais sont protégés ou pas", a lâché l'élu. 

Le député récupère la "colère" légitime des familles des victimes après le drame de Marseille, "parce que des personnes sont mortes ["ont perdu la vie" !] , mais surtout parce ce que tout cela était prévisible, assure - après coup - celui qui est pourtant leur député. Ma vraie inquiétude, c'est de savoir quelles sont les mesures qui sont prises pour faire en sorte que ce drame ne se reproduise pas, sachant qu'on a des cas similaires disséminés dans toute la ville, mais surtout dans le centre-ville, le troisième arrondissement et les quartiers nord où je suis élu", a-t-il affirmé. 

Une équipe d'experts appartenant au Centre scientifique technique du bâtiment (CSTB) est chargée d'analyser la situation à Marseille. Une reprise en main de l'Etat que le député voit comme une sorte de mise sous tutelle : "Il y a eu une carence", donc "l'Etat vient à la rescousse. Il faudra que très rapidement les autorités de mairie, de la métropole se mettent en branle pour être à la hauteur de la situation", a estimé Saïd Ahamada.

lundi 1 octobre 2018

Au plus bas dans les sondages, Macron certifie qu'il ne changera pas de politique

Mais Jupiter veut descendre de l'Elysée au contact des "gens qui ne sont rien"

Les media "indépendants" affichent un "retour" de l'ex-banquier "au contact des gens"

FX. Lauch, son chef de Cabinet, derrière, dans un mouvement de recul 
- et de répulsion - face au contact de la plèbe


Sur le point d'achever ce dimanche sa tournée aux Antilles, au retour d'un déplacement aux Etats-Unis, Jupiter dit vouloir tenter une gouvernance moins verticale et retourner au contact des gens, selon des propos tenus dans un entretien avec le Journal du dimanche. Mais, en même temps, l'ex-banquier d'affaires dit également "assumer" son ...style, après une succession de critiques sur son attitude jugée hautaine. Le passage à l'horizontalité n'est donc pas gagné !

"Je ne suis pas parfait", mais je me plais comme ça !

Invité à commenter l'impact de ses propos désobligeants à chacune de ses sorties, donnant à penser qu'il n'aime pas les "gens qui ne sont rien" - "Gaulois réfractaires" aux bénéficiaires du "pognon de dingue" des aides sociales en passant par les "illettrés" bretons ou les Comoriens dont les "kwassa-kwassa [bateau long à fond plat] pêchent plus du comorien que du poisson" - sur son image, Jupiter juge "inévitable qu'il y ait des erreurs (...)". 
Mais il vient encore d'ajouter une nouvelle couche de son mépris, samedi, accablant les habitants pauvres de Saint-Martin qui n'ont pas été fichés de refaire leurs toits", tout en les comparant à leurs riches voisins de Saint-Barth, victimes, comme eux de l'ouragan Irma en août et septembre 2017, alors que, déjà président, il regardait ailleurs. 
"Je ne suis pas parfait". 
Et l'auto-satisfait d'ajouter, pour se disculper : "personne n'est parfait" ! 
"Qu'il y ait des choses qui ne soient pas bien faites, c'est donc normal. Il faut les corriger. Mais il faut aussi éviter de perdre collectivement du temps à parler de sujets qui sont accessoires. [Car ce qui ne va pas est accessoire...] 
Il refuse d'être jugé sur ses réalisations
"On doit juger sur sa capacité à répondre aux problèmes quotidiens des Français et tenir le cap historique pour notre pays", explique le chef de l'Etat. Les Français devront se contenter de son potentiel supposé.

Pas de changement de politique à espérer

Le chef de l'Etat a d'ailleurs affirmé qu'il ne changera pas de politique. Si Macron est prêt à revoir la forme, il s'entête à suivre le cap qu'il s'est fixé, en dépit de la croissance qui stagne, du pouvoir d'achat qui régresse et du chômage qui augmente... Peu importe l'absence d'ivresse, pourvu qu'on ait le flacon !
Dans cet entretien avec le JDD, alors qu'il se trouve une fois de plus à des milliers de kilomètres de la métropole, il affirme en clair qu' "il ne changera pas de politique".

"En aucun cas, je ne changerai de politique. Je me suis engagé à procéder aux transformations que notre pays, depuis des décennies, avait évitées par le petit jeu du tic-tac de droite et de gauche ou par les lâchetés, petites ou grandes. (…) Notre priorité n’est pas de durer, mais de faire", fait valoir le chef de l'Etat. 
Or, précisément, la population attend que ses leçons portent des fruits et, pour cela, il doit pouvoir compter sur tout le monde, y compris les soi-disant lâches, petits ou grands, qu'il honore de son mépris...
"Le méchant arrive et le mépris arrive avec lui".
Proverbe chinois : Le livre de la sagesse chinoise (1876)

lundi 5 juin 2017

Le parachute de Jean-Luc Mélenchon (LFI) ne s'est pas ouvert dans une cité de Marseille

Shampooing aux oeufs frais offert au butor de la France insoumise

Le cordon de sécurité de sa garde rapprochée n'a rien empêché
Candidat parachuté de la France Insoumise dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, , Jean-Luc Mélenchon, a été chahuté samedi à Marseille lors de sa visite dans une cité populaire, avant un meeting devant ses sympathisants du centre-ville.
Le leader de la France Insoumise (LFI) a reçu des oeufs sur la tête, lancés par un groupe de jeunes de moins de 16 ans, lors de son arrivée dans le IIIe arrondissement de la cité phocéenne, 
à la cité populaire Félix Pyat, du nom d'un journaliste de la Commune de Paris, période insurrectionnelle de l'histoire de Paris qui dura un peu plus de deux mois, de mars 1871 à la 'Semaine sanglante' du 21 au 28 mai 1871.
L'insurgé-type de la Commune de 1871 est un travailleur parisien, un homme d'une trentaine d'années. Parmi ces insurgés, on rencontre principalement les ouvriers du bâtiment, les journaliers, et les travailleurs du métal, ouvriers d'ateliers ou de petites fabriques. Ils forment respectivement 17 %, 16 % et 10 % du total. Viennent ensuite les employés (8 %), les artisans et les ouvriers du livre (3 %), fortement politisés, notamment à Belleville et Montmartre. Parce que de petits patrons côtoyèrent des salariés, les marxistes nient donc qu'il y ait eu "lutte des classes" au sens " moderne" du terme. .
"On a bien rigolé tout à l'heure", a ricané Jean-Luc Mélenchon, 
histoire de garder une contenance légère, alors que sa campagne est plombée par son parachutage. "Ici, ils ont une habitude: ils envoient du monde pour gueuler et là c'était (Solange) Biaggi, raconte-t-il, un brin sexiste et méprisant. Il y avait une femme qui criait: 'Marseille réveillez-vous, votez Biaggi' ", la candidate des Républicains dans la 4e circonscription, a-t-il prétendu. Quatrième adjointe au maire, la candidate LR est aussi vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’aménagement du territoire et peut se prévaloir d'avoir mis fin au marché "sauvage" et bigarré de la Porte d'Aix.
La circonscription convoitée par le tribun venu de Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais est le poumon économique de Marseille, au centre-ville, où se fait l’activité, où les gens travaillent et où Marseille peut se développer économiquement car on a dans cette circonscription le port, Euromediterranée, le centre-ville autour du Vieux-Port, l’hyper centre-ville historique, la Canebière, le boulevard Longchamp, la gare, la partie de la Belle de Mai avec le Pôle Média, la Friche de la Belle de Mai réhabilitée et tout le quartier en devenir de Saint-Mauront. C’est pour cela que je pars," explique la candidate LR, tout à fait couleur locale. Fidèlement attachée à la population, elle a été 20 ans pharmacienne sur le Cours Lieutaud.
Mélenchon s'est ensuite rendu sur une place à l'activité nocturne intense du centre de Marseille, le Cours Julien
et prononcé un discours, aux côtés des autres candidats de la France Insoumise dans le département, devant plusieurs centaines de sympathisants.

En écho à son meeting de campagne présidentielle sur le Vieux Port et en réponse à la phrase d'Emmanuel Macron sur les "kwassa-kwassa" (lien PaSiDupes), embarcations de migrants, il a appelé les personnes réunies à observer une minute de silence pour les Comoriens qui meurent en mer.

Jean-Luc Mélenchon, Corinne Versini (une Aixoise, pour le Rassemblement En Marche) et le député sortant Patrick Mennucci (PS) sont les trois candidats donnés en tête sur cette 4e circonscription, selon deux sondages publiés récemment.