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mardi 20 novembre 2018

Le ministre Blanquer est-il aussi au nombre des "illettrés" stigmatisés par Macron ?

Le ministre de l’Éducation nationale fait deux grosses fautes de conjugaison en direct

Quand le gouvernement fait de la pédagogie, ça craint !



Invité dans l'émission Au Tableau ! sur C8, Jean-Michel Blanquer s’est vu proposer une petite dictée surprise par les écoliers. Canal+ est bien soudainement devenue irrévérencieuse à l'endroit du pouvoir... Heureusement, CNews veille à militer quotidiennement contre les "Gilets jaunes" au côté de la macronie.

Mais le ministre de l'Education affiche deux fautes élémentaires de conjugaison au passé simple du verbe "courir". Avant la fin de sa dictée sur le tableau noir, de de nombreuses mains d’écoliers se lèvent. "Vous avez fait deux fautes !", remarque l’une des élèves. Et en effet... Soumis à une petite dictée surprise, l'ancien recteur d'académie s’est mélangé les crayons en conjuguant le verbe 'courir' au passé simple : "je couru" et " il/elle courra". Ca fait tache et le ministre devrait donc aller plutôt donner l'exemple dans les quartiers où les décrocheurs ne seront pas là pour lui faire honte. Il est juste tombé sur des élèves surdoués, selon l'entourage du ministre... Ils  se sont fait un malin plaisir de le corriger : "je courus", "il/elle courut". Le ministre se tourne alors vers le tableau : "Oui, évidemment, bravo !"

A propos, combien de "r" ?

Et que fait la presse aux ordres ? Elle recherche l'équivalent à droite...

La méthode est classique mais, s'agissant d'orthographe, les journalistes incultes - mais décrypteurs condescendants de l'actualité pour "les gens" - se régalent à rechercher des cancres qui les confortent néanmoins dans le statut d'élite auto-proclamée. Et ils se souviennent du ministre de l’Education, Xavier Darcos, "incapable" (notez le terme qu'ils n'appliquent pas aux puissants du moment) d’expliquer une règle de trois, du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire ne sachant pas ce que représente un hectare en mètres carrés, voici un ministre de l’Education qui va devoir suivre une formation accélérée, une remise à jour de ses connaissances - surtout s'il est partisan de faire repasser le code de la route aux plus de 70 ans - , lui qui, conscient d'un besoin personnel 40 ans après avoir quitté l'école publique, a voulu renforcer l'orthographe dans les écoles élémentaires en la rendant quotidienne à la rentrée 2018.

lundi 1 octobre 2018

Au plus bas dans les sondages, Macron certifie qu'il ne changera pas de politique

Mais Jupiter veut descendre de l'Elysée au contact des "gens qui ne sont rien"

Les media "indépendants" affichent un "retour" de l'ex-banquier "au contact des gens"

FX. Lauch, son chef de Cabinet, derrière, dans un mouvement de recul 
- et de répulsion - face au contact de la plèbe


Sur le point d'achever ce dimanche sa tournée aux Antilles, au retour d'un déplacement aux Etats-Unis, Jupiter dit vouloir tenter une gouvernance moins verticale et retourner au contact des gens, selon des propos tenus dans un entretien avec le Journal du dimanche. Mais, en même temps, l'ex-banquier d'affaires dit également "assumer" son ...style, après une succession de critiques sur son attitude jugée hautaine. Le passage à l'horizontalité n'est donc pas gagné !

"Je ne suis pas parfait", mais je me plais comme ça !

Invité à commenter l'impact de ses propos désobligeants à chacune de ses sorties, donnant à penser qu'il n'aime pas les "gens qui ne sont rien" - "Gaulois réfractaires" aux bénéficiaires du "pognon de dingue" des aides sociales en passant par les "illettrés" bretons ou les Comoriens dont les "kwassa-kwassa [bateau long à fond plat] pêchent plus du comorien que du poisson" - sur son image, Jupiter juge "inévitable qu'il y ait des erreurs (...)". 
Mais il vient encore d'ajouter une nouvelle couche de son mépris, samedi, accablant les habitants pauvres de Saint-Martin qui n'ont pas été fichés de refaire leurs toits", tout en les comparant à leurs riches voisins de Saint-Barth, victimes, comme eux de l'ouragan Irma en août et septembre 2017, alors que, déjà président, il regardait ailleurs. 
"Je ne suis pas parfait". 
Et l'auto-satisfait d'ajouter, pour se disculper : "personne n'est parfait" ! 
"Qu'il y ait des choses qui ne soient pas bien faites, c'est donc normal. Il faut les corriger. Mais il faut aussi éviter de perdre collectivement du temps à parler de sujets qui sont accessoires. [Car ce qui ne va pas est accessoire...] 
Il refuse d'être jugé sur ses réalisations
"On doit juger sur sa capacité à répondre aux problèmes quotidiens des Français et tenir le cap historique pour notre pays", explique le chef de l'Etat. Les Français devront se contenter de son potentiel supposé.

Pas de changement de politique à espérer

Le chef de l'Etat a d'ailleurs affirmé qu'il ne changera pas de politique. Si Macron est prêt à revoir la forme, il s'entête à suivre le cap qu'il s'est fixé, en dépit de la croissance qui stagne, du pouvoir d'achat qui régresse et du chômage qui augmente... Peu importe l'absence d'ivresse, pourvu qu'on ait le flacon !
Dans cet entretien avec le JDD, alors qu'il se trouve une fois de plus à des milliers de kilomètres de la métropole, il affirme en clair qu' "il ne changera pas de politique".

"En aucun cas, je ne changerai de politique. Je me suis engagé à procéder aux transformations que notre pays, depuis des décennies, avait évitées par le petit jeu du tic-tac de droite et de gauche ou par les lâchetés, petites ou grandes. (…) Notre priorité n’est pas de durer, mais de faire", fait valoir le chef de l'Etat. 
Or, précisément, la population attend que ses leçons portent des fruits et, pour cela, il doit pouvoir compter sur tout le monde, y compris les soi-disant lâches, petits ou grands, qu'il honore de son mépris...
"Le méchant arrive et le mépris arrive avec lui".
Proverbe chinois : Le livre de la sagesse chinoise (1876)

mardi 30 janvier 2018

Macron et ses gardes du corps, cul et chemises

"Illettrés", "enfoiré", "salaud" : des rapports de camarades de chambrée

Un vocabulaire de corps de garde logique d’un garde du corps à l’égard d’un président de la République ? 

Résultat de recherche d'images pour "macron et gardes du corps"Emmanuel Macron et ses gardes du corps se tiennent un langage qui renouvelle les pratiques au sommet de l'Etat... Un agent de sécurité s’est fait surprendre tenant un langage peu respectueux de Jupiter. 
Résultat de recherche d'images pour "macron et gardes du corps"
Clairement, la tension intérieure du quadra est plus explosive qu'il y paraît, si on en croyait sa palpation systématique de ses interlocuteurs, ses mains dans le dos ou derrière la nuque, qui jette un doute sur la sincérité de ses marques ostentatoires de sympathie, doute corroboré par ses sourires retenus, voire crispés.  
Le nouveau venu en politique a besoin de soulever le couvercle de la marmite et verse volontiers dans la familiarité. Pendant l’un des bains de foule du chef de l’Etat la semaine dernière à Clermont-Ferrand, les caméras de l’émission Quotidien de Yann Barthès sur TMC, le 26 janvier, ont surpris une scène stupéfiante de vulgarité, en présence d'enfants rassemblés autour de lui pour une séance de dédicaces "improvisée". 

Emmanuel Macron est-il vraiment un "enfoiré" ?

Résultat de recherche d'images pour "macron et gardes du corps"
Alors qu'il cherche un support rigide pour signer ses autographes, "donnez-moi un truc pour signer dessus", lance le chef de l’État à l’un de ses gardes du corps qui s’empresse alors de lui donner une mallette en kevlar, élément de la panoplie du parfait petit garde du corps matériel utilisé comme pare-balles. Dépliable en cas de danger ou de menace, la mallette peut parer aux tirs assassins d'un "déséquilibré". Mais non pas pour lui servir de table apparemment. 

Macron se moque de la mort pour l'exorciser. 
"C’est pas un truc blindé en fait, c’est de la daube !", réplique le gamin taquin, avant d’expliquer pourquoi son agent de sécurité ne dispose pas d’un super attaché-case de cinéma en guise d'..."écritoire", comme au 18e siècle. 
"En fait, ils n’en ont jamais trouvé un qui sait écrire", vanne l'hypertendu.
Ce à quoi l’agent de sécurité réplique, familièrement : "enfoiré", suivi d’un "oh, le salaud". Un moment d'intimité capté, précisons-le, à l’insu des carabins, provoquant le rire gras de la très raffinée conseillère communication Sibeth Ndiaye, bon public au diapason.
Un président à la "parole rare": pas assez ...

samedi 13 janvier 2018

Fake news: une traduction partisane et approximative enflamme les adversaires de Trump

Le problème de l'objectivité et de la décence des traducteurs des propos de Donald Trump est soulevé 

Il était temps que soit mise en cause la fidélité des traductions

Image associée
Les paroles traduites couvrent les propos rapportées: il doit bien y avoir une raison qui n'est pas seulement technique  et le harcèlement débridé de la presse de gauche sur le vainqueur de sa candidate Démocrate fournit l'occasion de démasquer les traducteurs engagés. Pourquoi ne fournit-il pas le texte des termes incriminés, si le correspondant de presse ne prend pas les lecteurs pour des ignares ?... 

En France, la presse est par ailleurs mal placée pour critiquer avec virulence tel ou tel  mot de Trump qui, nous dit-elle, ne passe pas, quand elle-même affiche des indulgences coupables pour les adjectifs méprisants et cinglants utilisés par le président Macron.

Dès le 29 juin 2017 à Paris, lors de l’inauguration jeudi 29 juin, du plus grand incubateur de start-up au monde, Station F, Emmanuel Macron a prononcé une phrase qui a aussitôt indigné : "Dans une gare, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien", a lancé le président de la République, s’attirant une vague de protestations aussi bien à droite qu’à gauche. 
La droite exprima une forte indignation. Thierry Mariani (Les Républicains), dénonça un véritable "mépris". Au Front national, le vice-président Florian Philippot dénonce enfin des "propos honteux".
En revanche, Sud Ouest déclara : "C’est ce qu’on appelle une 'boulette' "...
 
Quand il traite d' "illettrées" les employées de Gad, le Huffington Post parle de "petite polémique du jour", le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, y voit un "mot malheureux" (bien qu' "extrêmement blessant", il prétend pourtant qu'il n'y avait "aucun mépris envers les salariés") et la féministe Caroline de Haas se roule-t-elle par terre ?
Si on se souvient que Macron a servi le socialiste Hollande pendant cinq années à l'Elysée, puis à Bercy), l'Etat PS était particulièrement blessant, puisqu'il y a récidive : le 18 février 2014, au Sénat, le ministre des Finances, Michel Sapin, à l'époque ministre du Travail, avait déjà employé ce terme, comme le rappelle le journaliste politique de L'Humanité Lio Venturi:
Les journalistes engagés de Rue89 [Nouvel Obs) avaient justifié les propos de Macron, dont ils ne soupçonneront pas les signes avant-coureurs d'une déficience mentale, indiquant que l'illettrisme représente "un vrai problème au sein de cette entreprise, où un salarié sur cinq serait concerné (20%, contre 7% dans toute la France). Depuis 2010, des formations sont même dispensées au sein des abattoirs". 

Les excuses que Macron avait présentées aux Bretonnes ne lui avaient guère coûté. "J'ai des regrets parce que j'ai blessé des salariées et que je ne le voulais pas. Je ne m'en excuserai jamais assez", avait-il déclaré sous les sifflets de l'UMP. 

Fort bien, mais Macron président avait repiqué.
En septembre 2017, depuis  la Grèce, il jugea les Français "fainéants, cyniques, extrêmes"... Le Figaro estima simplement que Jupiter "brocardait sévèrement" les adversaires de sa réforme sur le Code du travail, mais l'opposition dénonça "un mépris de classe". La presse était à nouveau du côté du manche.
Macron épingla encore les adversaires de sa réforme, ceux du front social des 12 et 23 septembre 2017, les désignant comme "les égoïstes" et "les pessimistes". Macron ne leur adressa pas de regrets...
Mélenchon réagit sobrement:
"Je pense à mon pays. Je trouve que c'est une situation, inouïe: Le chef de l'État s'en prend aux Français régulièrement, d'un pays à l'autre. En Roumanie, il les a traités d'une chose, en Angleterre d'autre chose, de même en Autriche... Mais là nous en sommes carrément réduits aux injures. Mais qui sont ces fainéants, ces extrémistes, ces cyniques?", s'est encore indigné Jean-Luc Mélenchon. Invité sur France 3 ce dimanche, il dit se sentir visé et souligne que le président de la République française ne doit pas commenter la vie politique française depuis l'étranger. C'est une règle que l'on s'est toujours donnée (…) Et je note que l'on dit de moi que je parle cru et dru (…), eh bien je n'ai jamais empilé les injures comme ils l'ont fait eux", selon le député parachuté sur Marseille.

Lors de son déplacement d'octobre à Egletons en Corrèze, les salariés de GM&S, qui manifestaient ce jour-là, en ont pris à leur tour pour leur grade. Le président s'est encore emporté, s'en prenant à "ceux qui foutent le bordel"...

Sur Mediapart, on lit : "Tel un seigneur de l'Ancien Régime, le Président de la République affiche son mépris pour les manants." Mais les commerçants du sondage servile sortiront des enquêtes (!) pour convaincre que les manants apprécient d'être insultés...

Bref, Macron peut se permettre d'insulter à tours de bras, que ce soit toute une catégorie socio-professionnelle, la masse des mécontents de sa politique sociale  ou l'ensemble de la population, la presse couchée devant les annonceurs et les instituts mercantiles de sondage lui apportent leur soutien obligé.  
Ce parti-pris d'indulgence des media participe du mépris général des salariés dans le parti du président. Plusieurs preuves nous ont été assénées en 2017. 
Dès les premiers jours du quinquennat, le 30 juin, Sibeth N'Diaye, la conseillère presse de l'Elysée, se fit épingler pour sa vulgarité dans le Canard Enchaîné. Elle avait envoyé un texto "un brin particulier", selon Closer, le jour de la mort de Simone Veil. "Yes, la meuf est dead." C'est en ces termes insolents que la pauvre femme avait confirmé à un journaliste la mort de Simone Veil. La protégée d'Emmanuel Macron, 37 ans, est devenue depuis la honte de l'Elysée. "Sibeth a pris l'habitude d'appeler les rédactions pour commenter les articles mais la campagne est terminée, une nouvelle ère commence, c'est fini la bande de potes qui dégomme tout ce qui bouge", raille un informateur dans les colonnes du Canard Enchaîné. Le journal satirique écrit que "le manque d'habileté de la jeune chargée de com'" commencerait sérieusement à "agacer" l'Elysée. Justement pas, puisque c'est l'atmosphère - jeune et branchée, voire vulgaire - qui y règne, et qu''elle est toujours en poste.
Closer osera écrire que la protégée de Macron est devenue une "cible" du fait de nombreuses critiques sur son manque de tact [sic] envers l'ancienne [sic] grande figure de la politique française" !

Côté traducteurs, la situation n'est pas plus brillante

L'expression 'shithole countries' employée par Donald Trump est dite délicate à traduire dans certaines langues, sans choquer la sensibilité des lecteurs, alors que plusieurs choix se présentent à eux, tel que "pays pourris". Mais l'intention des interprètes est-elle de restituer fidèlement les propos, d'épargner les âmes sensibles ou plutôt de braquer le plus grand nombre contre le tombeur de leur candidate, Hillary Clinton, victime d'une perte d'équilibre en public, lors de la cérémonie de commémoration du 11-Septembre à New-York en septembre 2016, suite à un AVC ?

Donald Trump est un président 
venu de la "société civile", ce qui a de quoi inquiéter les Français qui se sont mis dans le même cas de figure. Et on l'a vu, si on exclut du langage de Macron  la "poudre de  perlimpinpin", il reste le monceau d'injures qu'il nous a déversés dessus et qui n'ont rien de "croquignolesques", selon ses termes de quadra venu de la banque.

L'un et l'autre, Macron et Trump sont atypiques et souvent sujets à controverses. 
Trump a démentis les propos qui lui sont prêtés, jeudi à la Maison Blanche: s'ils ne correspondent pas à sa pensée, il ne peut les reconnaître et les assumer. A propos d'immigration, il aurait qualifié Haïti et les pays africains de "shithole countries". Une expression vulgaire qui fait référence au point d'évacuation naturelle des déchets du corps humain. A dessein, Les Echos est plus trivial et ajoute : "désignant un endroit bardé d'excréments". Et qu'on n'a pas l'habitude d'entendre dans la bouche d'un président. Sauf en 'off', car chaque pays possède son "trou du cul du monde", en France, entre Clermont-Ferrand et Limoges... Pour l'archaïque Brigitte Macron, ce serait Trifouillis-les-Oies.

Et pour certains media du monde - les merdia, en l'occurence - , le sujet n'était pas de trouver la meilleure équivalence possible à la trivialité du langage de Trump et surtout pas de ménager le public, mais bien de le choquer. Les traducteurs ont suivi leur pente jusqu'à l'insulte, quand ils auraient pu traduire par "trou perdu", trop 'clean' à leur narine...

Les pays où les choses de la vie sont les moins naturelles se pincent le nez.
C'est en Asie que la presse semble pousser le plus fort pour produire le mot juste et éviter d'évoquer ce sur quoi ils sont assis, comme tout un chacun. 
Au Japon, la chaîne NHK a choisi de parler de "pays crasseux", tandis que l'agence Jiji a osé un terme familier: "pays ressemblant à des toilettes", mais pas assez injurieux pour soulever le coeur des délicats. 
Les media chinois se contentent en général de parler de "mauvais pays", évitant d'évoquer la dégoûtante réalité de l'expression. 
Mais la version la moins allusive et la plus chic revient sans conteste à l'agence taïwanaise CNA, qui visualise des "pays où les oiseaux ne pondent pas d'oeufs". L'autre palme de la censure revient à la presse serbe usant de l'allégorie animalière - non pas "trou à rats" - avec l'expression "vukojebina", signifiant "l'endroit où les loups copulent"... Il est des traductions qui font obstacle à la transmission du message.

En France, les media - comprendre des media hostiles - semblent s'être accordés sur la traduction "pays de merde", les plus puritains - mais, par ailleurs, partisans du mariage pour tous - laissant parfois place à l'imagination du lecteur en remplaçant le mot vulgaire par des points de suspension. Cette traduction est proche du sens littéral et conforme au style souvent sans fioritures de Donald Trump, mais ne renvoie pas au 'trou de balle', 'asshole', en anglais. 

Les journalistes partisans - communément appelés "shithole sniffers" (renifleurs ou fouilleurs de m**de, justement) - ne veulent pas connaître les dictionnaires bilingues de référence qui offrent des alternatives moins provocantes. Ainsi le Harrap's propose-t-il "porcherie", "taudis" ou "trou paumé". Mais alors, pas de quoi créer la  polémique escomptée.
La presse espagnole est à l'unisson de ses confrères français avec "paises de mierda", des media grecs introduisant quant à eux une nuance : "pays de chiottes". 
Aux Pays-Bas, protestants, le grand quotidien Volkskrant et une bonne partie de la presse néerlandophone esquivent la vulgarité en utilisant le terme "achterlijke", ou "arriéré". 

Donald Trump fracture la presse en deux et tout est bon pour aider les journalistes à creuser le sillon "merdique" ou "merdeux". Ils pourraient s'interroger aussi sur la richesse de la langue française, en la matière, sur cette  zone innommable.

vendredi 24 novembre 2017

Un député communiste déclare une rémunération de 2 milliards d’euros

Ce multimilliardaire se classerait donc parmi les personnes les plus riches de France

La déclaration de revenus du député communiste rétrograde donc Serge Dassault ou Bernard Arnault derrière lui
Stéphane Peu, le député communiste qui déclare une rémunération de 2 milliards d’euros
L'anti-libéralisme nourrit bien son homme ? 
C'est ce qu'a pu croire la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Chargée de contrôler chaque année les déclarations d'intérêts de nos élus, l'institution, créée en 2013, a dû tomber de son haut en épluchant celle du député communiste et vice-président du Conseil de Territoire Plaine Commune, délégué à l'habitat et au foncier.  Stéphane Peu a en effet déclaré plus de deux milliards d'euros de revenus pour 2014, comme l'a découvert Atlantico. Une somme étrangement élevée, d'autant que les deux années précédentes (et suivantes), il n'avait déclaré que 21.848 €.

Un député communiste "illettré"

Ce journaliste et député communiste (PCF et La France insoumise, soutenu par Ensemble !) aux élections législatives de 2017 en Seine-Saint-Denis ((Saint-Denis nord, Pierrefitte, Villetaneuse) face à sa rivale Véronique Avril (La République en Marche) a fait une erreur. Le paresseux a bâclé sa déclaration en copiant-collant le même montant perçu les autres années. Reste à savoir s'il a fait la même erreur sur sa déclaration d'impôts !

Un de plus, avec Henri Krasucki (CGT)...

Le respect de la République, vu de gauche
Il y a ceux qui essaient de tromper l'administration, comme Jean-Marie Le Guen, lequel s'est fait rappeler à l'ordre deux fois par l'institution pour sa fâcheuse habitude de "sous-évaluer ses biens".
Il y a aussi ceux dont le zèle suspect est dissimulateur. Modèle pour la jeunesse, l'ex-ministre de l'Education, Najat Vallaud Belkacem s'était ainsi révélée excessivement consciencieuse sur ce sujet de transparence, de moralisation de la vie publique et de solidarité sociale. Avec son mari, Boris Vallaud, député de l'aide gauche du PS, le couple avait déclaré "trois lits, trois tables, un canapé, deux fauteuils, dix chaises, un réfrigérateur, une machine à laver et des bijoux, ainsi que son fameux scooter évalué à 500€". 
Et l'ancien juge Jean-Louis Nadal, président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, n'y avait pas vu une insulte à magistrat ?

lundi 16 octobre 2017

Macron ne s'estime pas "arrogant" le moins du monde

Le président confirme son auto-satisfaction dans son entretien sur TF1

Emmanuel Macron nie son "arrogance"
 
En réponse aux critiques se ses manières et propos depuis le début de son quinquennat, marqué d'abord par une prise de distance hautaine avec la presse qui l'a qualifié de 'Jupiter' et des propos qui ont alimentés un procès en mépris de classe, il a tenté de se faire comprendre des Français à l'occasion d'un  entretien avec un hebdomadaire allemand, der Spiegel, publié ce samedi. “Je ne suis pas arrogant; je suis déterminé", a répliqué le chef de l‘Etat, qui fait avec cette phrase la une de l‘hebdomadaire allemand. 

"Je mets fin au copinage entre les politiques et les media."
“Pour un président, être constamment en train de parler avec des journalistes, être constamment entouré de journalistes, n‘a rien à voir avec le fait d’être proche du peuple", s'est-il justifié. "Un président doit garder les media à distance".
Depuis son élection le 7 mai dernier, Emmanuel Macron avait opté pour une communication verrouillée : parole raréfiée par rapport aux précédents quinquennats, déclarations la plupart du temps sans questions, distance avec les journalistes et priorité à l‘image.
Pendant les cinq années de présidence de Hollande, d'abord comme conseiller de l'Elysée, puis comme ministre de l'Economie, Macron a vécu de l‘intérieur l‘effet ravageur des prises de parole intempestives et mensongères. Sous l'effet de sondages en chute libre dès les quatre premiers mois et manifestations de rues contre la mise en oeuvre au bulldozer d'une politique personnelle qui lui vaut l'étiquette d'"autocrate",  il a ensuite fait quelques pas vers ces media dont il se méfie tant, accordant une série d'entretiens, à la presse internationale comme à la presse française et, au bout de seulement cinq mois, il s'est même fait inviter sur TF1 pour une émission qui lui est dédiée, dimanche soir.

Après une rentrée sociale agitée, Emmanuel Macron a entamé cette semaine son deuxième chantier social, la réforme de la formation professionnelle, de l'apprentissage et de l‘assurance chômage, après avoir signé les ordonnances Macron qui a imposé son Code du travail fin septembre. 

Or, le chef de l'Etat a récidivé, s'exposant à une recrudescence de critiques de l‘opposition suite à une nouvelle provocation.
Ce chef de l'Etat s'est livré à des stigmatisations de classe. 
Ainsi, depuis le Morbihan, 1er juin 2017, l'ex-banquier a-t-il mentionné les Kwassa-Kwassas de Mayotte, ces barques de pêche que les passeurs utilisent pour emmener des immigrants comoriens à Mayotte, taclant  les pêcheurs dont " le Kwassa-Kwassas pêche peu: il amène du Comorien"; 
ou le 29 juin 2017, alors qu’il inaugurait Station F, le plus grand incubateur de start-ups du monde, dans l'entre-soi de jeunes entrepreneurs, discriminant les Français d'une gare typique comme "un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien";
le 17 septembre 2014, stigmatisant  les salariées "illettrées" des abattoirs GAD (Finistère), depuis Paris, au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

Ce chef de l'Etat parle peu, mais pour agresser les opposants politiques. 
Dans un discours à Athènes, il s'était attaqué aux "fainéants, les cyniques et les extrêmes qui empêchent la France de bouger", le vendredi 8 septembre, à la veille de la grande manifestation contre sa loi travail. Il avait ainsi tenté de se justifier, mais n'avait réussi qu'à réactiver le malaise provoqué par des propos prononcés à Bucarest, en Roumanie, le 24 août, où il avait jugé, sûr de lui, que : "la France n’est pas réformable. Les Français détestent les réformes. La France ne se réforme pas, parce qu’on résiste, on se cabre, on contourne";
il a encore récidivé le 4 octobre, dans un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine à Egletons en Corrèze, pointant "ceux qui foutent le bordel", évoquant cette fois les syndicats, sans les nommer.

Emmanuel Macron n'a eu de cesse qu'il ne blesse ses concitoyens, cinq fois en cinq mois, souvent depuis l'étranger. Le trentenaire est ainsi apparu en "président souverain" imbu de sa petite personne toute-puissante, intransigeante avec toutes les sections de la population, et rigide.

Mais le parvenu nie en bloc ses agressions. 
"Certains voudraient juste me coller une étiquette, s'est-il plaint auprès des Allemands. Comme des entomologistes le feraient avec un papillon séché, et puis dire : 'regardez, c‘est le banquier qui n‘aime pas les gens' ", explique l'incompris dans les colonnes du Spiegel.
"Si c’était le cas, je ne serais pas là. Je ne suis pas arrogant à l’égard des Français, je suis déterminé", insiste-t-il. "Pendant la campagne présidentielle, j‘ai voyagé dans tout le pays. J'aime mon pays et les Français. J'adore leur parler et les convaincre (...), mais je ne dois pas succomber à la démagogie et aux mensonges." Tant d'amour qui ne trouve pas preneur...

"Je ne fais pas cela pour aider les riches," s'est-il par ailleurs défendu

Emmanuel Macron, le 8 septembre, lors de son discours en Grèce.Dans le sillage de la présentation du projet de budget pour 2018, le couple exécutif a également tenté d'endiguer les critiques montant contre le "président des riches".
Baisse de l‘aide publique au logement (APL), réduction des emplois aidés, suppression de l‘impôt sur la fortune (ISF): une majorité de Français regrette amèrement d'avoir contribué - par son vote ou son abstention- à l'élection de ce jeune président odieux de 39 ans.

"Distribuer de l'argent public, c‘est ce que certains attendent, notamment l‘extrême gauche", dénonce Emmanuel Macron.
"Ils pensent que vous aidez les gens en leur donnant de l‘argent", raille-t-il. "Mais, c‘est une erreur, explique-t-il, seul contre tous, parce que ce n‘est pas moi qui distribue l‘argent, mais les futures générations. Donc, c‘est mon devoir de dire : quelque chose doit changer."

Concernant la suppression de l‘ISF, "contrairement à ce que certains prétendent, je ne fais pas cela pour aider les riches", assure l'ancien ministre de l'Economie de Hollande. "Mon prédécesseur a taxé les riches à un taux jamais égalé. Et qu‘est ce qu‘il s‘est passé ? Ils sont partis. Est-ce que le chômage a baissé ? Non". CQFD ?

Sur TF1, l'arroseur-arrosé a cherché à colmater les brèches qu'il a ouvertes

La parole présidentielle s’est étalée sur 8 pages dans un hebdomadaire allemand, alors qu'elle se voulait rare dans les media français. 
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L'entretien avec der Spiegel a paru la veille de celui sur TF1 et LCI dimanche soir, une primauté  ressentie par tous, au mieux comme une maladresse, au pire comme un énième geste de mépris à l'encontre la presse hexagonale, notamment de gauche. 
Le choix de s’adresser d’abord aux Allemands n'apparaît pas en soi anodin à celui qui veut positiver la démarche élyséenne. Alors que la Chancelière, Angela Merkel, a dernièrement entamé une sorte de virage stratégique à gauche dans la nécessité d'une coalition gouvernementale avec les Verts et les centristes du FDP, Emmanuel Macron serait plus sensible au vent de critiques venu d’outre-Rhin et à l'apparition d’éventuels obstacles aux projets qu’il voudrait communs à la France et à l’Allemagne. Ne compte-t-il pas sur les retombées françaises de la reprise économique allemande ? Reste que, pour l'heure, cette première à la télévision depuis son élection embrouille toujours plus les relations intérieures du président de la République.

Macron a revêtu les habits du "héros politique"
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"Je ne me prends pas pour un roi. Mais la fonction de Président n'est pas une fonction normale. On doit l'intégrer quand on l'occupe. Pour moi, la fonction n'est d'abord ni politique ni technique, elle est symbolique. (…) Pour cela nous avons besoin d'une forme d'héroïsme politique. Ce qui ne veut pas dire que je veux jouer les héros. Mais nous devons être prêts à nouveau à écrire l'Histoire," a déclaré le président "hors norme" au Spiegel et aux "envieux". Dimanche soir, pour ses propos ennuyeux, flous et embrouillés, le président était un piètre héros de BD.
Après avoir supprimé la traditionnelle rencontre du 14 juillet avec la presse et les Français, à l'issue du défilé militaire où il a descendu les Champs Elysées à bord d'un 'command car' (ce James Bond devait ensuite se faire hélitreuiller d'un hélicoptère sur le sous-marin 'Le Terrible' ! : un fantasme de la sexagénaire en mal de stimuli) et après avoir multiplié les chantiers et propos clivants, se tenant au-dessus des bisbilles subalternes du microcosme, tout en suscitant lui-même des polémiques en rafale, la soirée du président je-sais-tout s'annonçait chargée à la télévision, avec quatre bombes à désamorcer. Sur RTL le porte-parole du gouvernement, l'ineffable Christophe Castaner a pontifié pour noter qu'il est enfin temps de faire un peu de "pédagogie nécessaire" sur les réformes en cours, tant les Français sont obtus.  

Bombe #1 : le président des riches
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C'est le sparadrap qui collera à la peau d'Emmanuel Macron en capitaine Haddock de kwassa-kwassa dans les aventures de "Tintin aux Comores". La confirmation de son intention de réformer l'ISF de manière à le rendre moins lourd pour les "pluzézés" (les plus aisés) a agité la gauche disqualifiée par la présidentielle et les législatives, notamment La France insoumise. 
Il s'agit certes d'une promesse de campagne présidentielle d'En Marche!, mais le timing de Jupiter a fait gronder la vallée : le surdoué de l'Elysée a trouvé malin d'enchaîner avec l'annonce de la baisse de l'APL, allocation logement essentielle aux petits revenus, singulièrement les jeunes. L'exécutif a bien tenté de rattraper le coup par de la pédagogie mais, les professeurs le savent, même peut-être la première retraitée de France, les jeunes sont réfractaires aux pédagos, et le grand mou de Matignon, Edouard Philippe, est resté sec et a échoué à capter  l'attention des grands ados, rares devant leurs écrans pour 'L'Emission politique' de France 2.
Pour contrebalancer, Emmanuel Macron s'est lancé dans de grandes considérations soporifiques sur sa réforme à venir de l'assurance-chômage, censée apporter de nouveaux droits et de nouvelles protections aux salariés.
 
Bombe #2 : répondre aux "fainéants"

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Depuis son élection, Emmanuel Macron boudait les media français et s'adressait à leurs confrères étrangers, une manière de leur manifester son souverain mépris ou de faire croire aux Français qu'il n'était pas redevable à la presse de son accès au logement à l'Elysée, pour cinq ans et cinq euros de moins par mois ? Au fond, son intervention majeure restait un entretien-fleuve exclusif accordé à ses amis du magazine Le Point en septembre, un retour d'ascenseur dans lequel le chef de l'État déclarait vouloir renouer avec "l'héroïsme politique". Pour le reste, des étrangers comme CNN ou, plus récemment, Der Spiegel ont été jugés mieux aptes à recueillir l'expression de sa "pensée complexe". 

Des media pusillanimes sont toutefois restés du côté du manche, relayant certaines paroles accessibles à leur entendement, prononcées soit par le président soit par son entourage, et qui ont pareillement choqué l'opinion publique. Un déferlement d'insultes contre "les fainéants, les cyniques et les extrêmes" de la CGT et de La France insoumise. A CNN, le 20 septembre, comme on sait, le 'héros politique' a déclaré : "la démocratie, c'est pas la rue" et les salariés de l'équipementier automobile creusois GM&S en ont pris plein la tronche : "Y'en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire, hein. Et c'est pas loin de chez eux", s'est-il emporté, alors qu'une caméra du "pool" de journalistes était encore dans les parages. 

Bombe #3 : Mélenchon, l'opposant qui arrange ?

Résultat de recherche d'images pour "Macron melenchon"Soi-disant mal-aimés de l'un comme de l'autre mal-embouchés, les media trouvent leur compte au contexte d'apparente lutte des classes entretenus par le théâtreux Emmanuel Macron et le tribun Jean-Luc Mélenchon, auto-proclamé "premier opposant" à l'exécutif, comme le suggèrent les deux entretiens des compères l'un, dans Marianne, quelques jours après celui de l'autre, dans Le Point.
Très spectaculaire à l'Assemblée nationale, le groupe des 17 députés de La France Insoumise (LFI) ne cesse de ferrailler contre La République en marche (LREM).

Bombe #4 : une popularité en berne

Résultat de recherche d'images pour "macron impopulaire"Malgré une majorité de godillots néophytes et malléables à l'Assemblée transformée en machine à voter son programme, l'autocrate a perdu la confiance du peuple.  Une enquête Kantar Sofres-OnePoint parue le 5 octobre dans Le Figaro Magazine, confirme que le président est avant tout soutenu par les catégories aisées. Il est en baisse continue chez les plus modestes, qu'il s'agisse des employés ou des ouvriers, les "illettrés" et les "fainéants", ces "gens qui ne sont rien", mais "foutent le bordel"... 
D'après l'institut de sondage Ifop, Macron est passé de 68% à 44% d'approbation, au mois d'octobre. Il s'agit d'une chute libre historique. S'il avait pour objectif de restaurer la dimension régalienne de la fonction présidentielle, malmenée, selon lui, par le "président normal" qui lui a pourtant servi de marche-pied, Emmanuel Macron a renvoyé une image décalée qui, adossée à une politique jugée trop libérale, menace de le couper d'une part encore plus large des Français. 
Christophe Castaner l'a dit lui-même samedi: "Nous sommes sur une étape charnière [...]  "en même temps, Emmanuel Macron ne s'est jamais rien interdit dans sa communication. Il a juste évité une présidence bavarde, il a voulu une présidence d'action". "Il y a des moments où il doit aussi échanger avec les Français dans des formes plus traditionnelles [vulgarités comprises ?], et celle d'un 20 heures lui a paru la bonne", a argumenté Christophe Castaner.
A-t-il su éviter de les agresser ?

Sur TF1, il restait du Tartufe chez Macron

Avec sa prof de français il était allé la veille voir Tartufe donné au théâtre...
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Macron, l'épouvantail
Interrogé sur son insulte à "ceux qui foutent le bordel", visant les syndicats, le président a juré par tous les saints -et le pape François vient d'en faire 35 de plus, en une fois- qu’il n’a "pas cherché à humilier". Il n'y a même pas pensé au fond de lui-même ? Il a donc assumé cette phrase, sans la renier, et revendiqué l’usage par un président d’un mot du registre "populaire", par opposition aux " élites (…) habituées à ne plus dire les choses, à avoir un discours en quelque sorte aseptisé". Macron n'est pas le président des riches, puisqu'il parle mal...

"Il a répondu sur son vocabulaire, une manière de montrer qu’il est proche des Français car il parle comme eux"
, observe le politologue Bruno Cautrès, le chercheur au CNRS et au CEVIPOF. 
Tous les Français sont vulgaires ! C'est l'idée que se fait d'eux leur héros jupitérien.