Quand le gouvernement fait de la pédagogie, ça craint !
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Le ministre Blanquer est-il aussi au nombre des "illettrés" stigmatisés par Macron ?
Quand le gouvernement fait de la pédagogie, ça craint !
dimanche 26 juin 2011
Sanctions scolaires: ça va changer à la rentrée
« favorable à l’encadrement militaire des [jeunes] délinquants »,
une mesure inscrite dans son programme présidentiel de 2007
et à nouveau proposé à l'expérimentation à La Rochelle.
(lien LDH)
Depuis le temps qu’on en parle, les travaux d’intérêt général vont vraiment faire leur entrée au collège et au lycée à partir de la rentrée prochaine. En-deça des mesures à l'étude qui envisageaient il y a deux ans le tout-sécuritaire, portiques et caméras partout comme solution radicale aux violences scolaires d'un nouveau type, ils figurent parmi les nouveautés dans le décret qui paraît au « Journal officiel » aujourd’hui.
Un texte qui remet à plat tout l’arsenal des sanctions disciplinaires dans le secondaire applicable sur l'ensemble du territoire.
Harmonisation
Un grand ménage qui n’avait pas été fait depuis 1985.
Prédécesseur de Luc Chatel à l’Education nationale, Xavier Darcos en avait déjà esquissé la nécessité, évoquant même la rédaction d’un « code de la paix scolaire », qui devait harmoniser des punitions et sanctions à géométrie variable, selon les établissements et les régions. « Un même fait de violence n’entraîne évidemment pas la même réaction au fin fond du Limousin qu’en Seine-Saint-Denis », justifie-t-on au ministère. Tout dépend évidemment du climat de l’établissement et partant, du seuil de tolérance. En clair, là où un gros mot de travers emportera illico la convocation d’un conseil de discipline, voire l’exclusion du collège en Corrèze, il en faudra nettement plus dans un environnement régulièrement baigné d’irrespect et de petites violences quotidiennes…
La refonte des sanctions publiée aujourd’hui, qui prendra effet dès la rentrée prochaine, s’est largement inspirée de ses préconisations.
L'arsenal ancien est inadapté aux violences actuelles
La Présidente de la région n'ose plus se rendre à La Rochelle...
lien PaSiDupes
Les cent lignes à copier, qui se situent souvent au niveau de la sottise du potache, continueront d’avoir cours, tout comme les mots du professeur dans le carnet de liaison qui provoquent des réactions ulcérées, voire grossières des parents en flagrant délit d'incompétence. Parce que les enfants-rois continuent de régner sur l’école primaire, où en matière de discipline les règlements intérieurs font la loi et les enseignants y sont souverains, alors le ministre Luc Chatel explique, impuissant: « et parce que le problème n’y est pas le même ». En effet, le nerf de la guerre est entre les mains du maire: son moyen de pression n'est donc pas le nerf de boeuf.
La refonte des sanctions ne vise que les procédures disciplinaires, qui sont inscrites au Code de l’éducation et ne peuvent pour cette raison qu’être modifiées par décret. Au seul choix, aujourd’hui limité, entre heures de colle, avertissement en conseil de classe et exclusion, s’ajoutent désormais une série d’outils « hiérarchisés, pour rendre les sanctions de demain à la fois plus solennelles et plus justes ».
Les punitions au collège sont un maquis dénoncé par le criminologue Alain Bauer en mars 2010 au ministre de l’Education nationale, avant la tenue d’états généraux de la violence à l’école.
Les chiffres d’abord ne sont pas très rassurants, d’autant que les données s’arrêtent en 2003 et que la situation ne s’est pas améliorée depuis.
Sur plus de 11300 collégiens interrogés entre 1999 et 2003 par l’Observatoire international de la violence à l’école, un tiers avouait ne pas connaître le règlement intérieur de l’établissement (pourtant à signer en début d’année), 66% déclaraient avoir été punis (le plus souvent des garçons) pour bavardage intempestif, devoirs pas faits, ou carrément insultes et injures envers un petit camarade… C’est en classe que l’on punit le plus. En tête de gondole, l’incontournable heure de colle (39% des punitions), distribuée principalement par les profs (56%) ou le CPE (11,5%), suivie de près par les lignes à copier (29%), pourtant interdites depuis longtemps par les circulaires officielles, puis la note baissée ou le zéro et le « devoir collectif » — autrement dit la bonne vieille interro surprise décrétée par colère. Et 30% des collégiens trouvent la punition injuste. Alain Bauer relève surtout, pour sa part, que « l’application des punitions et sanctions est souvent maladroite ». Si elle est motivée, la sanction est plus que rarement précédée d’un temps « contradictoire où l’on écoute la défense du puni » et rarement expliquée. Elle perd du coup sa valeur éducative « soit une chance de servir à quelque chose », et renforce le sentiment d’injustice. Se faire virer de cours? Une pratique massive, selon le rapport, au point qu’elle est devenue banale. « On trouve parfois l’équivalent d’une classe d’exclus par heure au collège », observe Alain Bauer. Une sanction distribuée en vrac, pour des irrespects aussi divers que le port d’une casquette, un oubli de matériel ou des transgressions beaucoup plus graves. Problème, elle participe au climat de violence dans l’établissement : l’élève qui traîne dans le couloir a vite fait de se venger en dégradant les locaux, ou de glisser vers un « absentéisme perlé ».
L’exclusion définitive: sanction ultime
Prononcée par le conseil de discipline, elle doit redevenir ce qu’elle… devrait être, la sanction ultime et exceptionnelle: quand l’équipe enseignante n’en peut plus et qu’il faut protéger les autres élèves. Elle tend à être prononcée trop souvent aujourd’hui : 15000 élèves (de collège, essentiellement, et en lycée professionnel) se voient exclure de leur bahut chaque année! « Si j’accédais à la demande de tous mes profs, je ferais un conseil de discipline tous les jours », soupire le principal d’un collège du nord de la capitale. Or l’exclusion définitive « ne fait que déplacer le problème », constate le ministère. L’Education nationale ayant le devoir de scolariser tout le monde jusqu’à 16 ans, le turbulent atterrit au collège voisin. Finalement, « on ne fait que se refiler le bébé » turbulent.
L’exclusion temporaire : limitée à huit jours
On pourra continuer de renvoyer huit jours un élève insupportable. Mais plus longtemps, entre une semaine et un mois, est une sanction jugée inefficace, voire contre-productive. Le collégien se retrouve en effet la plupart du temps lâché dans la nature. Ce qui ne l’empêche pas de rôder autour de son établissement : « C’est fou comme ils aiment subitement leur collège dans ces cas-là! » ironise une principale. Or nombre de violences constatées devant certains collèges ont pour origine l’aigreur d’un exclu, qui traîne dehors et fomente sa vengeance.
L’exclusion de classe ne dispense pas de devoirs.
Le TIG, nouvel outilC'était dégradant, humiliant !...
La commission éducative
Chaque établissement va devoir se doter de cette instance supplémentaire. Présidée par le chef d’établissement, qui la constitue librement avec accord du conseil d’administration, mais autant que possible ouverte aux assistantes sociales, médecin scolaire, infirmière. L’idée : outre mettre les professeurs concernés en minorité, avoir un autre lieu que le conseil de discipline, ou le conseil de classe, pour évoquer le cas des élèves et de situations (harcèlement, notamment) qui posent problème, et tenter d’y remédier par un travail d'équipe.
Septembre 2010: Fidèle de Désirdavenir Royal, Maxime Bono soutenait l'idée de voir les militaires encadrer des délinquants, et elle proposait de tester cette initiative au 519e régiment à ...La Rochelle, dont il est le maire.
vendredi 27 août 2010
La paix scolaire, ça indispose la gauche
Luc Chatel a fait ce mercredi un point sur la sécurité à l'école
A quelques jours de la rentrée scolaire, le ministre de l'Education nationale a dressé le bilan des équipes mobiles de sécurité ("EMS") mises en place il y a un an et a énoncé les initiatives prévues pour 2010-2011.
Le ministre de l'Education nationale a demandé à ces équipes mixtes (en partie composées de personnels de l'éducation ou de collectivités locales assistés de gendarmes et policiers détachés) d'être "au cœur de la politique de sécurité en milieu scolaire".
Depuis la rentrée 2009, 63 % de leurs 7.700 interventions réalisées à ce jour ont concerné la prévention, a-t-il précisé.
Le dispositif sera complété
Il leur a fixé leur feuille de route pour 2010-2011, saluant les expérimentations et la complémentarité des actions axées principalement sur l'amélioration de la vie scolaire.
A cet effet, Luc Chatel a refait le point sur les échéances et initiatives prévues par ces rencontres:
- formation des 14.000 personnels de direction d'ici à 2012,
- modules spécifiques dans la formation initiale des enseignants,
- amélioration des statistiques (enquête CIVIS) qui n'évoluent guère depuis 2007 (11,1 incidents graves pour 1.000 élèves en 2009 dans le second degré contre 10 ,6 en 2008 et 11,6 en 2007).
- les 105 établissements des dix académies les plus exposées expérimenteront cette année le programme "Clair" (Collèges, lycées pour l'ambition, l'innovation, la réussite) qui va permettre des innovations : révolution dans le monde d'éducation, le recrutement de professeurs directement par les chefs d'établissements. Cette dernière mesure sera source de tensions, à chaque fois que les qualités humaines du chef d'établissement seront insuffisantes, comme c'est actuellement souvent le cas, particulièrement quand ils accèdent à la fonction, parce que leurs élèves prenaient l'ascendant sur eux dans les classes.
Lire PaSiDupes sur la demande de la FSU de surveillants non formés
Des établissements de réinsertion sociale
Les élèves "très perturbateurs" réclament un "traitement spécifique" et une vingtaine d'"établissements de réinsertion sociale" ont été prévus, mais bien que ces internats aient été envisagés par la candidate de la gauche à la présidentielle 2007, ils ne font plus l'unanimité dans l'opposition !
La lisibilité des sanctions sera "réaffirmée"
Des Equipes mobiles de sécurité
En un an, une EMS (Equipe mobile de sécurité) a été créée dans chaque académie, par son prédécesseur Xavier Darcos. Composées pour moitié de personnels de l'Education nationale et pour moitié de policiers et gendarmes, ces équipes ont pour mission la prévention et la gestion de crise, afin d'améliorer la sécurité en milieu scolaire.
Il a été décidé pour cette rentrée de "renforcer celles des 10 académies où il y a le plus de besoins", jusqu'à atteindre un doublement de leurs effectifs, comme cela avait été annoncé en avril aux états généraux de la sécurité à l'école, a indiqué le ministre.
Les 7.500 interventions depuis un an ont été à 63% de la prévention, "la meilleure réponse aux critiques qui disaient que nous allions faire entrer des policiers dans les écoles", a fait observer Luc Chatel.
Consacrées à 14% à la gestion immédiate de crise, à 8% à l'accompagnement des personnels et à 16% à la formation ou de l'information, elles ont eu lieu à 61% en collèges, 20% en lycées généraux, 17% en lycées professionnels et 2% dans des écoles, a précisé le ministre.
Bilan des actions en cours en matière de sécurité à l'école
Luc Chatel a expliqué que 93% des diagnostics de sécurité des établissements étaient réalisés (77%) ou en cours (16%).
Les voeux exprimés
Dans 56% des cas, il a été demandé diverses mesures comme des alarmes ou un agrandissement des locaux, dans 14% une surveillance aux abords de l'établissement, dans 14% l'installation d'une clôture, dans 14% une vidéoprotection et dans 2% un portique de sécurité.
Les enseignants de la FSU sont-ils maso ?
Amateurs d'insultes, de crachats et de coups de couteau?
Tout en saluant son discours sur les sanctions positives et la pédagogie, dès avril 2010 les syndicats ont jugé le ministre trop porté sur la sécurité.
Lire PaSiDupes sur le drame de Vitry-sur-Seine
"Je suppose que le ministre est en service commandé par rapport à son électorat mais franchement, ça vient ternir la qualité des débats", a estimé le secrétaire général du syndicat Sgen-CFDT, plus préoccupé de polémique politicienne que de l'intégrité physique et morale des professeurs et des élèves sous la menace de jeunes violents. Aveugle et sourd à la gravité de certaines situations à risques, Thierry Cadart s'est dit "fâché" d'avoir entendu parler de "sanctuarisation, de vouvoiement en cours et d'allocations"...
Les soixante-huitard attardés refusent d'assumer la réalité
Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education a eu le sentiment que "ses conclusions [celles du ministre] restent partielles, parfois floues ou (..) empreintes d'un passéisme en grand décalage par rapport aux réalités des établissements et de leur environnement", car, selon lui, il vaut mieux refuser tout mais tout critiquer.
"Face à la demande unanime d'une meilleure formation initiale et continue des personnels, le ministre n'évoque que des modules de formation à la gestion des conflits dont on voit mal comment ils pourront être assurés dans le contexte actuel", affirme la fédération FSU, sans rien démontrer.
Sur la même ligne politique, la FCPE dénonce l'«agitation sécuritaire» de Chatel.
Mais le président du Comité scientifique des Etats généraux de la sécurité à l’école, Eric Debarbieux, un fin connaisseur des phénomènes de violence à l’école, dit en revanche sa satisfaction d'avoir été entendu "sur certaines choses".
"Admettre enfin que les enseignants doivent être des professionnels formés à des choses aussi basiques que la gestion des conflits ou la gestion de classe, c'est un pas", a-t-il insisté.
jeudi 23 juillet 2009
Le Parlement offre la liberté de travailler le dimanche
En adoptant définitivement le texte sans le modifier, les sénateurs ont décidé de permettre l'ouverture des commerces le dimanche dans les zones touristiques et thermales. La loi doit encore passer le test du Conseil Constitutionnel.
Par 165 voix contre 159, cette proposition de loi UMP a franchi au Sénat l'obstacle des habitudes et des préventions parlementaires dans la nuit de mercredi à jeudi. C'est d'ailleurs un oui hésitant qui met fin à deux ans de bataille législative. Comme à l'Assemblée, où une cinquantaine de voix avaient manqué au sein de la majorité, le texte n'a pas fait l'unanimité des sénateurs UMP, mais fallait-il qu'ils jouent les godillots. Les tractations se sont multipliées jusque tard dans la nuit et c'est l'appoint des sénateurs centristes qui a fait pencher la balance avec six voix d'écart, la plus faible majorité recueillie par un texte au Sénat depuis la rentrée parlementaire.
Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, a reconnu que son groupe «n'est pas sur cette question, unanime». «Il y a mieux à proposer à nos concitoyens que «'métro, boulot, conso'», a persiflé le sénateur UMP André Lardeux, qui a voté contre.
La majorité des sénateurs n'ayant pas modifié le texte, approuvé le 15 juillet par les députés, cette adoption est définitive. Bien que le faible écart de voix soit souvent mis en exergue, ce vote de justesse marque cependant une réussite: la conformité du texte dans les deux Chambres permet d'éviter la réunion d'une commission mixte paritaire, ainsi qu'un ultime aller et retour devant chacune des Assemblées.
Le PS fera ce qu'il sait faire: un recours devant les Sages
Environ 500 communes seront concernées a promis le gouvernement. Mais l'opposition, qui avance le chiffre de 6.000 communes, y voit elle une première «brèche» à une généralisation du travail dominical.
Le groupe socialiste de l'Assemblée a donc confirmé qu'il allait déposer un recours auprès du Conseil Constitutionnel contre ce texte de réforme au programme du candidat Sarkozy, mais vivement critiqué par la gauche et par les organisations syndicales.
Seulement deux types de dérogations au repos dominical sont introduits
dimanche 24 mai 2009
Cartables sécurisés et chiens starisés, par Robert Solé
La presse fait actuellement grand cas des chiens, mais, selon elle, il y aurait chien et chien : ceux qu’on caresse, chien de riche, et ceux qu’on craint, pitbull des quartiers. Il y a aussi les "sécuritaires", jusqu'ici sans distingo: sur leur passage, la presse et la gauche les associent dans les mêmes aboiements. Robert Solé s'est penché sur la gente canine sans équité aucune et puis s'est jeté sur les autres, babines retroussées, mais c'est au risque d'attraper par mégarde le mollet rond de Désirdavenir Royal entre ses crocs.(Lire PaSiDupes)
L'homme est né en 1946 en Egypte dans une famille chrétienne d'origine syrienne (bio dans evene.fr) Mais s' il est écrivain (parce qu’auteur de plusieurs romans et essais, la plupart consacrés à son pays d'origine), il est surtout journaliste, parce que médiateur du journal Le Monde jusqu’en 2007, où il a fait une belle carrière en France.L’ascenseur social fonctionnait donc mieux qu’on ne le dit, et avant même que la notion de diversité n’obnubile presse et politique associés, puisqu’il entra à 23 ans au Monde en 1969.
Ses billets sont-ils aussi "fins et intelligents" que ses chroniqueurs le prétendent ? Vous allez pouvoir en juger.
l’attitude altière et figée y est bien,
mais le sourire commercial est absent
LE MONDE
"On a beau dire, on s'attache. Il n'est pas facile de quitter la Maison Blanche, comme l'indiquent les sourires crispés de George W. Bush. Pas facile de quitter l'Elysée non plus : Sumo, le bichon maltais des Chirac, ne s'en remet pas, selon Bernadette. Il est agité depuis quelque temps, malgré les antidépresseurs qu'on lui a prescrits, et a même mordu son maître.
Nostalgie du pouvoir ? On nous permettra d'adopter plutôt l'explication de Bruno Legrand, spécialiste de la gente canine, qui avait participé à l'éducation de Sumo. Ce qui se passe, selon lui, "est typique d'une agression hiérarchique". L'ancien président a été trop laxiste avec son chien, qui s'est retrouvé "en position de dominant".
Rappelons que Jacques Chirac a été également mordu l'autre jour par un animal redoutable, peut-être un faucon maltais, qui l'a traité de "roi fainéant". Moyennant quoi, il a bondi de 6 points dans le sondage mensuel IFOP-Paris Match, avec 70 % d'opinions positives. Nicolas Sarkozy est loin derrière, avec un maigre 46 %. Et, dit-on, il enrage. » [Encore une source anonyme ! A moins qu’il ne s’agisse d’un désir bienveillant de journaliste engagé.
Ce Le Monde cite Paris Match : le magazine ne peut être totalement mauvais, puisque Le Monde lui fait cet honneur, mais d’autres diront que le quotidien est tombé bien bas pour à la fois se référer à la concurrence et publier les ineptes billets de son propre directeur.]
Quoi qu'en disent les cabots, mieux vaut être dominé que dominant. »
Troublante vénération rétrospective du Monde pour Jacques Chirac : il était temps, en effet ! Le journal du soir n’est-il pas devenu encore plus nostalgique et conservateur qu’attendu ?
Et vous vous choquerez sans doute que, dans sa chronique canine, ce directeur du Monde omette de caresser le chien de Barack Hussein 1er dans le sens du poil. Bo est arrivé trop tard (en avril) pour être traité de chien dominant du Monde monde.
Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que les sites clonés de Désirdavenir Royal citaient ce billet avec gourmandise, en janvier 2009. C’est bien la preuve de l’objectivité de l’un et des autres. Solé sait comment lécher sa maîtresse…
Alors ce billet n’est-il pas aussi ‘fin’ et ‘intelligent’ que promis ? Et vous en redemandez ? Le prochain billet nous ramènera à l’actualité brûlante, autant dire à la polémique qui sied à la presse neutre et objective sortie, de l’Ecole de journalisme de Lille, s’il vous plaît.
Pour son information objective, PaSiDupes les adresse tous à une information capitale qui n’a pas bénéficié de la même exploitation que le chien Bush.
Mais chez ces gens-là, monsieur, on ne polémique pas sur un chien démocrate. On informe, monsieur !
On a appris que les Obama se sont fait offrir un chiot.
Solé ne pouvait avoir flatté ce chien de la main à l’époque de son billet. Mais qui doute qu'un chien Bush n'arrive pas à la truffe d'un chien Obama ? Il est plus acceptable de montrer l'homme le plus puissant du monde gambader avec un chiot ou dans les couloirs de la Maison Blanche que de présenter un président français offrir le thé aux invitées de son épouse.
"L'affaire du chiot", c'était, selon le Washington Post qui a aussi de l'humour, le mystère le plus grand depuis l'arrivée de la famille Obama à la Maison Blanche. Quelle sera la race du chien ? Quel en sera le nom ? Tout avait commencé lors de la première conférence de presse du nouveau président américain. Il avait alors confié en plaisantant que l'une de ses principales préoccupations était désormais d'offrir un chien à ses deux filles. Avec cet impératif : trouver une bête hypoallergénique, Malia étant allergique. Et le pays de s'emballer et tenter de trouver une bête répondant à tous ses critères. Nous sommes aujourd’hui invités à verser un pleur sur la solitude affective des filles Obama. Notre compassion est sollicitée par la révélation que Bo-le-chiot est un substitut au papa de Malia, 10 ans, et Sasha, 7 ans. Barack Hussein l'avait promis à ses deux filles pendant la campagne présidentielle, pour se faire pardonner ses longues absences…
Mais il aura fallu aux Obama en passer par un processus rigoureux: décliner les offres venues du monde entier, renoncer à recueillir un chien de la fourrière ou à prendre un bâtard (un "croisement comme moi", comme l'aurait souhaité M. Obama), et porter son choix sur une race à laquelle Malia ne soit pas allergique.
Parmi les questions qui hantent la planète plus gravement que le réchauffement climatique est celle de savoir si Bo est suffisamment à l’image de son papa. Il a six mois, et c'est un chien d'eau portugais au pelage frisé noir, avec le dessous du museau, le plastron et le bout des pattes blanc, selon les photos qui, aussitôt, ont envahi les journaux. Les fillettes pourraient donc s’y méprendre.
Mais, au bout du compte, Bo est un chien de riches, éduqué et chic. Cadeau du sénateur Edward Kennedy, au pedigree politique attesté et grand propriétaire de chiens d'eau portugais, le chiot est certes d’origine étrangère et peut satisfaire le citoyen américain moyen, mais d’extraction noble qui pourrait faire gronder les plus démunis. Or, malgré son commerce des bons sentiments, la presse bien pensante ne dénonce pas la promesse de campagne -non tenue- que l’élu de la famille Obama serait un bâtard issu d’une fourrière ! Pour s’en plaindre, la presse militante n’a rencontré aucun damné de la terre, rebaptisé ‘défavorisé’ ou salarié ‘précaire’, victime de la crise économique. N’y aurait-il donc qu’en France qu’on trouverait -autant qu’on en veut- des militants associatifs anonymes et des intermittent du spectacle politico-médiatique ?
Grelot au cou des obamamaniaques du Monde, «Bo fait le beau pour les Obama », tel est leur titre.
Interrogé par PaSiDupes, un témoin qui a évidemment souhaité garder l’anonymat, déclare que la Toquée Royal a été sollicitée pour demander pardon aux défavorisés du pays le plus puissant du monde.
Xavier Darcos aurait-il évoqué une possibilité d’introduction de chiens policiers dans les lycées et collèges que Robert Solé aurait tout à coup cessé de célébrer l’amitié franco-allemande et consacré l’un de ses pétillants billets aux bergers allemands. De sa plume légère accoutumée, il aurait aussitôt dénoncé les dobermans aux portes

Voici donc sa dernière production, publiée le23/05/09 :
LE MONDE 22.05.09 14h10 • Mis à jour le 22.05.09 14h10
"Cela permettrait de percer le mystère des cartables trop lourds. On y trouverait probablement un cahier de textes, quelques manuels écornés, un MP3 bourré de chansons piratées, trois Carambar, un fusil d'assaut... Mais une école vraiment sécurisée exigerait davantage. Après avoir franchi les barbelés et s'être fait identifier par ses empreintes biométriques, le potache ôterait baskets et ceinture pour franchir le portique de sécurité. Il se soumettrait à une fouille au corps, puis soufflerait dans l'alcootest en souriant à la caméra de vidéosurveillance. Son professeur arriverait alors en voiture blindée, portant un gilet pare-balles et entouré de ses gardes du corps...
Tout cela ne servirait pas à grand-chose, puisque seulement 1,2 % des actes violents à l'école sont commis avec une arme blanche et 0,1 % avec une arme à feu. Que se passe-t-il dans la tête d'un gamin de 13 ans qui poignarde sa prof de maths pour une mauvaise note ou une réprimande ? Il faudrait fouiller un peu plus la question. » Y-a-ka ! (Article de Robert Solé, paru dans l'édition du 23.05.09).
Le journaliste sexagénaire connaît-il pour autant son sujet
Au puissant questionnement philosophique de son billet grotesque et inutile, il n’apporte aucune réponse, pas même une recette socialiste éculée du type créations de postes, ni même une critique simplement réaliste. Il s’engouffre dans l’hyperbole, comme il sied à l’époque : chacun son fusil d’assaut ! Soumettre Robert Solé à une fouille au corps, c’est rentrer bredouille: que de la caricature et de la dérision, rien de palpable... Tout ce qui est excessif est nul.
A l’âge où, sauf à vouloir prendre sa retraite à 70 ans, la décence aurait pu lui suggérer de céder la place aux jeunes. Il en est resté au carambar, alors que depuis longtemps la drogue circule aux abords des écoles. Il en est aussi à croire qu’un lecteur MP3 peut contribuer à la surcharge des cartables qu’avec les parents de la FCPE il croit chargés de manuels quand ils transportent non seulement des photos suggestives et mots doux (et crus) de flirts, mais aussi des revues porno, des alcools forts et des substances illicites. Ce n'est plus "du second degré", c'est le degré zéro de la responsabilité. Il ne veut pas non plus avoir à connaître des abus sexuels et des comas éthyliques en milieu scolaire. A la différence des littérateurs, c’est pourtant le quotidien des pompiers qui, eux, connaissent la vraie vie. L’alcotest serait moins ridicule que la présentation qui en est faite, donc moins dérisoire et plus salutaire. La presse arrogante, mais inconsciente et déphasée, ne marque au fond pas plus de respect aux jeunes -qu’ils prétendent comprendre- qu’aux éducateurs qui ne peuvent plus enseigner et doivent éduquer pour suppléer aux parents défaillants.
L’hyperbole compense-t-elle la vacuité de la pensée ?
La facilité consiste à décrier, fustiger et salir. Faire du Stéphane Guillon, tout le monde sait faire, mais les humoristes se respectent autant que les comiques irrévérencieux nous manquent de respect. C’est là qu’on retrouve l’opposition, alors qu’elle se pose en force morale, de proposition et d’innovation .
L’opposition se complaît dans ses contradictions.
Elle ne trouve en effet rien à redire aux prises de patrons en otage, mais en revanche s’insurge contre les arrestations de travailleurs illégaux. Ainsi, perd-elle aussi bien le sens du respect de la légalité que la notion d’équité. Les adultes parmi elle ouvre leur sac à l'entrée des magasins mais ne supportent pas que les cartables de leurs enfants soient contrôlés. Elle fait la ola au contrôle des hooligans à l'entrée des stades mais s'oppose à la recherche d'armes dans les sacs à dos de leurs gamins. Elle milite pour la parité ou la diversité dans ses discours, mais en entretient les excès dans les actes. La presse d’opposition nous livre des polémiques en feuilleton, du niveau de Plus Belle la Vie sur FR3. C’est caricatural et excessif, mais social. Le problème avec les socialistes est donc qu’ils font rimer démocratie et démagogie.
Encore faut-il aussi se poser les bonnes questions.
Or, l’approche statistique du journaliste, à l’unisson de la FSU, ne présage rien de bon. Car ceux qui accaparent la parole, et donc au premier chef la presse qui fait l’opinion et s’en glorifie, sont sclérosés par la pensée dominante qui les entrave sans qu’ils le sachent, puisqu’ils vivent et se reproduisent entre eux. La peur de changer son univers familier aveugle le regard, entrave l’innovation et empêche de se projeter. Le conservatisme et la caricature deviennent des moyens de protection contre l'avenir. Et ces billets, comme ceux de France Info ou Canal+, ont la perversité de présenter comme dangereux, tout ce qui bouge et jusqu’à la volonté de changement. Retranchée derrière les barbelés d’une idéologie archaïque, le confort de certitudes socialistes passées fait obstacle au progrès et à un avenir meilleur, ou simplement moins mauvais.
La gauche embourgeoisée ne lutte plus que pour conserver les acquis, par les mots et les slogans, la polémique et le discrédit, les blocages et la violence. Elle appartient désormais à la catégorie de ceux, confortables, pleins d’eux-mêmes et satisfaits, qui ne veulent rien changer. Leur ambition est de conserver le mauvais dans la crainte du pire.
Faire des propositions les exposerait à la critique qu’ils adressent aux réformateurs ! Ils ont manifestement peur d’être jetés à leur tour dans le tourbillon du harcèlement qu’ils pratiquent sur leurs cibles courageuses…
On aura noté que le ton est toujours le même de l’un à l’autre de ces billets d’humeur et sans la moindre originalité, mais au Monde des Livres, ils aiment tellement que les queues frétillent.
Travaux pratiques
Distinguer fouille au corps
et palpation
Le Président Sarkozy
donne ici un cours
de palpation
(première année)
à Maud Fontenoy.
Celle-ci ne semble pas
être membre de la FCPE.
Au chapitre du respect de la personne, les victimes de l’Education Nationale sont quantités négligeables pour Le Monde : «seulement 1,2 % des actes violents à l'école sont commis avec une arme blanche ». C’est la faute à pas de chance…
L’action corporatiste de Reporters sans Frontières est noble, elle, car elle soutient les journalistes victimes de Pinochet, par exemple, mais ce n’est pas Le Monde qui se bougera pour des enseignants victimes de violences scolaires : pour qu’il se mobilise, il lui faut un génocide.
Bien que journaliste, Robert Solé est un étourdi.
Bien sûr, la sous-ministre de Jospin n'était pas digne d'intérêt. En 1998, Sa Cynique Majesté Royal bataillait pour exister et n'était pas encore candidate, mais les journalistes militants ont en plus occulté ses décisions les plus marquantes. C'est que les strings, ça ne marque pas...
Mais les autres n’ont sans doute pas oublié la tempête de réactions qu’avait suscitée en son temps l’intervention du 5 avril 1998 de Ségolène Royal ( alors sous-ministre aux enseignements scolaires ) sur France 2 où elle avait estimé que « des fouilles ou des mises en place de portiques de détections d’armes pouvaient être envisagées dans certains cas, sur des opérations ponctuelles : on ne voit pas pourquoi on fouillerait à l’entrée de certains grands magasins et pas à l’entrée des établissements scolaires où il y a eu des signalements de détentions d’armes ».
elle a seulement eu des absences...
samedi 23 mai 2009
Education Nationale : la fouille ou le poignard
La gauche prend le risque du poignard…
L’évocation par Xavier Darcos d'une fouille des élèves pour lutter contre la violence à l'école relance le débat dans le monde politique.
Faire face à la situation ou laisser courir ?
Mener une réflexion
Le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, en visite au collège de Fenouillet, en Haute-Garonne, où une enseignante à été grièvement poignardée, vendredi 15 mai (Lire PaSiDupes), a envisagé l’installation de portiques de détection de métaux devant certains établissements.
Le journal Le Monde cite les paroles du ministre, le 15: “Nous sommes en face d’un fait divers grave, face auquel il faut chercher des solutions, mais nous ne sommes pas en face d’un problème structurel”, a déclaré M. Darcos après s’être entretenu avec les enseignants et les parents d’élèves du collège François-Mitterrand.
“Est-ce que nous sommes capables d’empêcher que des armes par destination puissent entrer dans les établissements ?”, a demandé M. Darcos. Il a annoncé l’organisation mercredi d’une réunion des services du ministère “avec les responsables des établissements que sont les départements et les régions”. Il s’agit, a-t-il dit, “d’examiner toutes les solutions possibles : on peut imaginer dans certains établissements des portiques, des systèmes de fouille. Nous verrons. Les collectivités territoriales estimeront peut-être que dans certains établissements, c’est une réponse possible”.
Reconnaître le problème, c’est déjà progresser
Il a par ailleurs annoncé que le recteur et l’inspecteur d’académie de Haute-Garonne reviendraient lundi au collège de Fenouillet pour faire “un diagnostic”. Si “cet établissement n’a pas de difficultés particulières, il y a un public scolaire qui se dégrade un peu”, a-t-il dit. “Cet établissement de 600 élèves est très bien doté [...] Vous ne réglerez pas avec un demi-poste de surveillant de plus le fait qu’un enfant de 13 ans arrive avec un couteau pour frapper un professeur alors qu’on n’a aucun signalement de violence”, a-t-il souligné.
Vendredi, le ministre de l’éducation a pris connaissance d’une liste de 184 établissements scolaires considérés comme particulièrement vulnérables aux intrusions. Des mesures devraient être mises en place rapidement pour renforcer la sécurité de ces collèges et lycées.
Le président Sarkozy avait annoncé la “sanctuarisation” des établissements scolaires et le recensement des plus exposés aux intrusions, le 18 mars à Gagny en Seine-Saint-Denis, huit jours après une expédition punitive menée dans un lycée de la ville par une vingtaine de personnes capuchonnées et armées de barres de fer, bâtons et couteaux, .
Polémique ou réflexion et action ?
"Ce que nous voulons, c'est dissuader les candidats à la violence", a-t-il expliqué à la presse. "Il faut pour cela donner aux personnels des établissements des moyens juridiques et matériels d'agir."
La gauche condamne sans discussion
Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, dénigre aussitôt, bien qu’elle ne souhaite ni mandat électif ni responsabilité: "toutes ces mesures sont très démagogiques". "Que veut-il faire croire ? Qu'il suffira de faire porter un uniforme de policier aux enseignants pour qu'il n'y ait plus de violence, de comportements agressifs dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées ? Non, ça personne ne le croira", a-t-elle dit sur France 2. La trotskiste ferait-elle donc de la surenchère sécuritaire ?
"Le problème n'est pas tant d'avoir une brigade spéciale ou de demander aux enseignants de fouiller les cartables des enfants, le problème est d'avoir un encadrement de surveillants" suffisant, a déclaré le député parisien. Un bataillon de surveillants à temps partiel, sans uniforme, ni formation ? Combien d’heures croit-il qu’ils doivent à l’E.N. pour assurer la continuité du service ? 28 heures à temps complet, mais le plus souvent 14 heures à temps partiel.
"Nous refuserons de devenir des agents supplétifs des forces de sécurité", déclare, en guise de discussion, le syndicat, qui prétend que les statistiques des violences graves dans les établissements scolaires ne seraient pas en augmentation.
L’actualité montre que le PS est à côté de la plaque.
Le 22 mai, le journal Le Parisien titre : « Yvelines : la conseillère rouée de coups au collège »
« Un adolescent de 16 ans été mis en examen jeudi à Versailles après avoir mercredi matin à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), roué de coup sa conseillère principale d'éducation. Mercredi matin vers 9 h 30 l'employée du collège René-Cassin, âgé de 32 ans, surprend trois élèves dans les couloirs de l'établissement.
La jeune femme ordonne aux ados de la suivre pour aller dans le bureau du directeur. Arrivée à destination, la jeune femme menace le minot de le faire renvoyer du collège. Il s'énerve devient incontrôlable et s'en prend physiquement à la conseillère. Il la frappe à coups de poings et de pieds. Elle n'a que trois jours d'incapacité temporaire totale (itt) mais elle a été touchée à l'œil et il y a des risques de lésions. L'agresseur a été remis en liberté à l'issue de sa présentation devant le juge pour enfants qui a ordonné un suivi éducatif. »
Cette CPE n’aurait-elle pas manqué de respect à ces ‘gamins’ ? S’est-elle montrée assez psychologue ? A-t-elle reçu une formation suffisante ? En bref, est-elle apte à former des brigades de jeunes surveillants ?
Les statistiques dissimulent la réalité
Avec la complicité des élus locaux et des syndicats dominants, les chefs d’établissements maquillent la vérité, font pression sur les victimes et truquent les statistiques. Les chiffres des incivilités et des agressions sont minorés pour préserver la réputation et des communes et des établissements et attirer les inscriptions. Seule une faible partie des actes répréhensibles est connue et prise en compte.
Selon le ministère de l'Education, une vingtaine de faits avec arme sont recensés chaque mois dans des établissements scolaires en France.
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a défendu les "propositions innovantes" du ministre de l'Education au nom du "droit à la sécurité" des enseignants et des familles.
L’opposition n’est pas unanime… <br>La gauche sera sensible au rafraîchissement de mémoire que propose PaSiDupes sur un avis de Sa Cynique Majesté Royal. Elle n’a pas fait de déclaration depuis longtemps et c’est exact, mais elle va pourtant devoir demander pardon pour ses propos de 1998.
Ces fachos de parents qui auraient le courage d’exercer un contrôle parental sur les fréquentations Internet de leurs ados enfants ont-ils prévu ça ?
dimanche 10 mai 2009
Les blocages d’université ne donnent pas droit à "des licences ès-grève"
La chienlit des universités
Encore en pointe de la contestation le 5 mai, Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Paris-IV et Toulouse-II Le Mirail étaient bloquées ou en grève quasi-totale. D'autres sont en grève partielle, les cours y étant perturbés dans certaines facultés, souvent de lettres ou sciences humaines: Amiens, Artois, Besançon, Caen, Dijon, Lille-I, II et III, Lyon-II, Lorient, Orléans, Paris-III, VIII, X et XII, Poitiers, Toulon, Toulouse-III et Tours.
Dans une dizaine d'universités au moins la tenue des examens est incertaine ou encore non programmée : Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Lille-III, Paris-III, IV, VIII et XII, Toulouse-II et III. L'incertitude sur les examens est complète à Toulouse-II Le Mirail où "la plupart des cours n'ont pu se dérouler" depuis le début du blocage le 4 mars, selon son président, Daniel Filâtre.
A Toulouse, bastion de la contestation, l'intersyndicale appelait encore enseignants et autres personnels "à ne pas organiser les examens jusqu'à satisfaction des revendications", à l'instar de l'appel lancé la semaine dernière par la Coordination nationale des universités (CNU)...
Dans un autre bastion, Paris-IV Sorbonne, enseignants lundi 4 mai, étudiants et autres personnels mardi 5 ont reconduit la grève. La direction a affirmé qu'elle ferait malgré tout le "maximum" pour organiser les examens d'ici juillet mais, si ce n'était pas possible, elle "neutraliserait" le deuxième semestre.
Les blocages radicaux
A l'inverse, des bastions du mouvement ont choisi de reprendre les cours, comme Rennes-II ou Montpellier-III.
Et d'autres universités ont décidé de décaler les examens, entre fin mai et début juillet, pour qu'ils puissent se tenir: Amiens, Artois, Besançon, Evry, Grenoble-II et III, Le Mans, Lille-II, Lorient, Montpellier-III, Nantes, Pau, Poitiers, Nice, Paris-I, VII, XI et XIII, Rennes-II et Tours.
Alors que nombre d'étudiants s'inquiètent pour les examens, la Confédération étudiante appelle à la reprise des cours et à l'organisation des examens avant l'été, estimant que ce sont encore "près de 300.000 étudiants" qui n'ont pas cours et "aucune idée de ce qui va se passer d'ici fin juin".
La ministre de l’Université garde le cap de la fermeté.
Elle a réaffirmé mardi 5 mai à l’Assemblée Nationale son refus de diplômes au rabais, même si le temps manque pour rattraper le retard pris du fait de la contestation étudiante.
"J'ai une responsabilité vis-à-vis de l'image de l'université française et de la qualité des diplômes nationaux. Je le dis solennellement, nous serons intransigeants : pas de diplômes bradés, pas de diplômes sans rattrapage".
Le ministre de l’Education sur la même longueur d'onde
A son tour, ce lundi à RTL à propos du blocage de certaines universités, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos a assuré "qu'il n'y aura pas de licence ès-grève".
"On ne donnera pas de diplôme à ceux qui font en sorte que l'Université de fonctionne pas", a-t-il affirmé, précisant que 28 des 85 universités sont "en partie troublées par quelques dizaines d'individus qui bloquent les cours", des blocages qui "nuisent aux étudiants les plus fragiles".
Alors que des mouvements minoritaires de protestation font peser des incertitudes sur la tenue des examens et, partant, sur la validation de l'année universitaire, le ministre de l'Education s’est résolument placé du côté de la majorité des étudiants pris en otages. Pour cela, il a prévenu les extrémistes : "Je le dis aux bloqueurs, méfiez-vous, l'opinion se retourne", ajoutant qu'il n'y aura pas de licence es-grève, de master en pétition ou de doctorat en blocage".
Lire les résultats du sondage CSA dans un précédent article de PaSiDupes.
jeudi 2 avril 2009
Formation des enseignants: étalement de la réforme jusqu'à 2011
La réforme de la formation des enseignants du premier et second degrés cristallisait les mécontentements dans le monde conservateur de l'Education, depuis la maternelle jusqu'aux universités. Nombre d'acteurs ont demandé le report d'un an de sa mise en oeuvre et l'ouverture de négociations.
Le 13 mars dernier, au lendemain d'une énième journée de mobilisation massive dans le monde de l'éducation, on disait les deux ministres prêts à faire un geste.
Depuis une quinzaine de jours, on sait que les ministres en charge du système éducatif et de la recherche de la maternelle à l’université ont pris en compte les revendications, mais ils n’ont pas été entendus des extrémistes de ce jeudi 2 avril qui maintiennent les manifestations prévues.
La réforme de la formation des enseignants aura bien lieu. Elle prendra toutefois un «caractère transitoire» en 2009-2010 et verra son «aboutissement à l'occasion des concours 2011». Les syndicats reprochaient en effet la suppression de l'année de stage prévue dans la réforme. La mise en œuvre de la mesure n'est donc pas reportée, mais étalée, pour permettre aux étudiants d’en prendre connaissance et de s’adapter à leur époque..=> Comme annoncé, les étudiants en master 1 et 2 bénéficieront d'un dispositif de stages afin de «permettre une préparation progressive à l'exercice du métier d'enseignant».
Bourses et stages rémunérés ne satisfont pas les bloqueurs
Rémunérations
Des enseignants-chercheurs, à l’origine de ces actions revendicatrices, appellent à la reprise des cours là où ils sont empêchés.
Les enseignants-chercheurs de la faculté de lettres et sciences humaines à Aix-Schuman (Université de Provence) ont cosigné ce matin un communiqué dans lequel ils disent avoir "décidé de tourner la page". "Le gouvernement a répondu à une série des préoccupations qui se sont exprimées dans la communauté universitaire, expliquent-ils. " Il est temps pour nous de retrouver la voie de la raison, il en va de la crédibilité de notre université ainsi que des obligations juridiques et morales envers nos étudiants", pour lesquels, privés de cours depuis plus de huit semaines, "la situation est tout à fait récupérable dès lors que les rattrapages se mettent en place à partir de cette semaine". (La Provence, le 1er avril 2009)
C’était un poisson d’avril ! Au troisième mois de grèves et de blocages, le sujet n’est-il donc pas aussi grave qu’il y paraît ?
=> Dans un texte adopté à l'unanimité en assemblée plénière, la Conférence des présidents d'université (CPU) stipule, jeudi 26 mars, que "les enseignements doivent reprendre" et que l'organisation des examens doit être mise en oeuvre dans les établissements universitaires "perturbés".
Les manifestations du jeudi 2 avril sont-elles justifiées ?
jeudi 26 mars 2009
Le SMA résiste au Sénat
Plusieurs centristes y étant favorables (sans plus de précisions par la presse partisane...) et l'UMP ne disposant pas de majorité sans eux, leur groupe a fait l'objet d'intenses tractations pour qu'il ne mette pas en minorité le gouvernement et sa majorité. La proposition a été repoussée par 169 voix contre 163 : le PCF et le PS ont soutenu en vain la proposition du RDSE.
Le président du groupe RDSE (ici à la gauche de Baylet), Yvon Collin, (Tarn-et-Garonne) a dénoncé une "loi inapplicable" qui "consiste à faire porter sur les collectivités locales l'organisation et le coût de l'accueil des enfants".Mais le sénateur Yvon Collin (âgé de 64 ans et qui compte travailler jusqu’à 70…), non réélu le 16 mars 2008, car battu par François Bonhomme (UMP) est amer. "C'est un nouveau désengagement de l'Etat et un nouveau transfert de charges vers les collectivités locales qui n'ont rien demandé", a-t-il prétendu.
Collin a également estimé que cette loi qui n'exige "aucune qualification minimale" pour le personnel d'accueil "fait courir des risques aux élèves". L’homme ne doit pourtant pas être considéré comme sécuritaire, par confusion avec son homonyme héraultais, ancien enfant de troupe (jusqu’en 1959) et instituteur auteur d’un Journal d'un enfant de troupe et d’un Journal d'un instituteur de campagne, ce qui donnerait toutefois du poids à la proposition radicale..
L’actualité du jour démontre aussi qu’on peut être professionnels de l’éducation et remettre à un enfant de 8 ans la mise en fuite d’un kidnappeur de fillette. (lien Libération). Par conséquent, affirmer que de jeunes retraité(e)s et des mères de familles bénévoles ne seraient pas compétents pour la surveillance de nos chères têtes blondes et pour l’organisation d’une partie de colin-maillard, c’est vraiment se moquer du monde ! D’autant que des parents sont déjà appelés à participer à l’encadrement des déplacements scolaires.
Jacqueline Gourault (Loir-et-Cher, voir libellé PaSiDupes), une professeure ( !) d’histoire-géographie qui a voté pour, a critiqué une "véritable usine à gaz". "J'ai toujours fait un service d'accueil, on se débrouillait, on est grand, on n'a rien demandé, tout est maintenant plus compliqué" a-t-elle ajouté. Précision que la presse militante omet malencontreusement d'indiquer: la petite dame est vice-présidente du Mouvement démocrate,(MoDem) de Bayrou (ici à sa gauche) … Le ministre de l'Education, Xavier Darcos a évidemment douté qu'il "soit plus dur d'appliquer cette loi dans une commune de moins de 2.000 habitants que dans une ville de plus de 100.000 habitants".
Défendant cette "avancée majeure pour le droit des familles et signe de maturité pour notre dialogue social", il a par ailleurs souligné que le nombre d'enfants accueillis était passé de "50.000 en octobre 2008 à 450.000 en janvier" dernier.Et quasiment autant de mères soulagées de cette responsabilité et dont les enfants ont véritablement pu bénéficier de la scolarité obligatoire.



