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mardi 5 février 2019

Loi "anti-casseurs" : très forte dissidence LREM au moment du vote

L'AFP parle pourtant d'un "très large vote de l'Assemblée" malgré un refus inédit dans les rangs de la majorité présidentielle

L'Assemblée nationale a adopté mardi la proposition de loi "anti-casseurs" dénoncée comme "liberticide"

Résultat de recherche d'images pour "Loi "anti-casseurs""
Tribunal correctionnel de Vaucluse
On retiendra que 50 députés LREM ont bravé la discipline de vote - un record - en s'abstenant du fait des dispositions visant à autoriser des interdictions administratives préventives de manifester.
Dans une ambiance agitée, les députés LREM et MoDem soumis, ainsi que des LR et UDI ont voté pour, l'ensemble de la gauche s'étant prononcée contre, de même que les élus RN.
Déjà approuvé dans sa version originelle par la Chambre haute en octobre, le texte amendé a été validé au Palais Bourbon en première lecture par 387 voix contre 92, et 74 abstentions, soit 166 contestataires. 

Cinquante "marcheurs", dont le vice-président de l'Assemblée, Hugues Renson, la présidente de commission Barbara Pompili, ainsi que Matthieu Orphelin, Aurélien Taché et encore Sonia Krimi ont fait le choix de l'abstention, un chiffre jamais atteint depuis 2017 sur un projet de loi défendu par le gouvernement. Mais aucun n'a voté contre, une possibilité  qu'Aurélein Taché avait envisagé pour sa part.
Sur la loi asile-immigration il y a quelques mois au même stade, les abstentionnistes étaient 14 (et un contre).

"Le texte a été voté" et "il n'y a pas de malaise", a prétendu le patron du groupe majoritaire. Lundi, Gilles Le Gendre craignait pourtant une vingtaine d'abstentions  et de votes contre un texte "équilibré"

Sonia Krimi, LREM, qui a un temps envisagé de voter contre, a voulu "envoyer un signal" pour que le gouvernement évolue sur la disposition clé des interdictions préventives de manifester pouvant être prises par les préfets. Plusieurs redoutent à l'avenir que ces représentants de l'Etat soient aux mains d'un "régime mal-intentionné".

Dans le groupe MoDem, dépendant de la majorité, quatre députés se sont abstenus et un, Brahim Hammouche, a voté contre cette proposition "incertaine et confuse", pour que "demain ne rime pas avec gueule de bois". 

Le numéro un de LREM, Stanislas Guerini, avait récusé d'avance le terme connoté de "fronde": sous François Hollande il s'agissait d'"une opposition fondamentale avec la politique qui était portée" et "ce n'est pas le cas ici".

Plusieurs juristes, des avocats de renom, dont deux proches d'Emmanuel Macron, se sont élevés contre une "loi de la peur" (François Sureau, 61 ans, premier rédacteur des statuts d'En Marche!, le parti politique fondé par Emmanuel Macron) ou "une réponse d'un pouvoir qui agit sous la pression et dans l'urgence" (l'ex-socialiste  ete ancien soutien de Ségolène Royal, Jean-Pierre Mignard).
"C’est le citoyen qu’on intimide, et pas le délinquant".Le 4 février 2019, F. Sureau publia dans Le Monde une tribune réquisitoire contre la proposition de loi, dite "anti-casseurs", visant à prévenir les violences - par des décisions administratives et non plus de justice - lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs, estimant notamment que ce texte "vise les 'gilets jaunes', sous prétexte de réprimer des casseurs que le droit pénal ordinaire permet tout à fait de réprimer. Ce sont les manifestations qu’on veut limiter, pas les actes violents."
Jugeant son travail bafoué, cet auteur de plaidoyers contre l'état d'urgence devant le Conseil constitutionnel ajoute
"je ne sais pas où est le 'progressisme' dans cette majorité ou dans ce gouvernement, mais il n'est sûrement pas dans le domaine des libertés publiques. [...] Que personne ne voie la contradiction politique entre la lutte revendiquée contre le "populisme" et ce genre de législation est proprement stupéfiant."

"Loi scélérate", pour le moins, aux mains d'un régime présumé bien-intentionné

Outre les interdictions administratives de manifester pouvant être prises par les préfets, et non plus la justice, sous peine de six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende, il est également prévu la possibilité de fouilles pour trouver des "armes par destination", sur réquisition du procureur - soumis au ministre de la Justice - et encore le principe du "casseur-payeur".

La proposition de loi retournera au Sénat dès le 12 mars pour une deuxième lecture, le gouvernement, qui l'a reprise à son compte début janvier, souhaitant une adoption définitive rapide dans le contexte des manifestations récurrentes des "gilets jaunes".

Ce n'est "pas une loi de la peur", a affirmé mardi le ministre sécuritaire de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui entend donner des gages à certains syndicats policiers. Et de certifier que ce n'est "pas une loi de circonstance mais une loi de bon sens" à l'égard des "brutes" qui nuisent à la cause des manifestants.

Côté syndicats, seule la CFDT opine
Hasard du calendrier, plusieurs dizaines de milliers de personnes défilaient dans le même temps partout en France, à l'appel principalement de la CGT, mais aussi pour la première fois avec la participation de "gilets jaunes".

UNSA Police, syndicat majoritaire de la profession, déplore dans une publication à propos de la loi dite anticasseurs : "
L'interdiction de manifester doit rester exclusivement une décision de justice" et propose une "peine complémentaire".
Les syndicats de police majoritaires vont-ils entrer dans la danse ? Alors que jusqu'à présent, les syndicats minoritaires (tel que ViGi ou France Police) et les associations de police (UPNI, CAP, CLIP et MPC) faisaient cavaliers seuls, l'UNSA Police a publié un tract le 31 janvier qui remet en cause la proposition de loi dite "anticasseurs" initialement portée par le groupe Les Républicains (LR) dans un autre contexte et exhumée par la majorité compte tenu de la crise actuelle.

L'ex-député européen Daniel Cohn-Bendit a jugé que "cette loi ne sert à rien" et est "dramatiquement bête".

Les partis politiques les plus radicaux ont clamé leur opposition.
La gauche a dénoncé un texte "inique" (PS), "anti-gilets jaunes" (PCF) et porteur d'une "dérive autoritaire", à l'unisson de certains syndicats et associations.
Fustigeant "une loi scélérate", les Insoumis avaient cherché en vain la semaine dernière à obtenir l'interdiction des lanceurs de balles de défense, qui ont provoqué de nombreuses blessures graves.

Avec les interdictions préalables de manifester, "on se croit revenu sous le régime de Vichy", avait tonné la semaine dernière Charles de Courson, dont le groupe Libertés et territoires a voté majoritairement contre. 

La droite LR et UDI-Agir s'est très majoritairement prononcés pour, malgré les amendements apportés au texte des sénateurs, patron des sénateurs LR qui entendait initialement répondre au phénomène des "black blocs".

Ce texte est pour la majorité
"une bouée de sauvetage dans une forme de naufrage", "d'échec à rétablir l'ordre républicain", a toutefois nuancé Eric Ciotti.

samedi 10 février 2018

Le sceau d'un roi de Judée découvert à Jérusalem

La Judée correspond aujourd'hui à une partie de la Cisjordanie et du sud d'Israël

Découvert il y a cinq ans lors de fouilles près de la vieille ville de Jérusalem, 
ce petit objet est un sceau portant le nom d'un roi de Judée du VIIIe siècle avant Jésus-Christ, Ezéchias, fils d‘Achaz, ont démontré des archéologues israéliens.

De moins d‘un centimètre de diamètre, le rond d‘argile scellait un rouleau de papyrus dont l‘impression des fibres est visible sur le revers, suggérant que le sceau fermait un document signé par le roi lui-même, a précisé mercredi Eilat Mazar, une archéologue de l'Université hébraïque de Jérusalem, qui a dirigé les fouilles.

Cet objet "a très probablement été tenu par le roi Ezéchias", estime l'archéologue

Le sceau porte des motifs de style égyptien, un disque solaire ailé et une ankh, le hiéroglyphe qui signifie "vie".

Ezéchias, roi de Judée - de 716 à 687 a notamment fait fortifier Jérusalem et y a fait acheminer l‘eau potable par un canal qui a été découvert au XIXe siècle.
"Il mit sa confiance dans Yahweh, Dieu d‘Israël, et il n‘eut pas son semblable parmi tous les rois de Juda qui vinrent après lui ou qui le précédèrent", dit de lui le Deuxième Livre des Rois (18:5).
Le royaume de Juda fut un des deux royaumes de l'ancien État connu sous le nom de royaume d'Israël (ou royaume des Hébreux), à la suite du schisme dans le peuple hébreu, à la mort de Salomon en 931 av. J.C. Il était constitué de deux des douze tribus, celles de Juda et de Benjamin.
Selon la Bible Hébraïque,
le royaume de Juda apparut pour la première fois après la mort du Roi Saül (1030-1010), lorsque la tribu de Juda choisit David (1010-970) pour régner sur eux. Selon le Second Livre de Samuel (5 : 6 et 7), sa capitale fut Jérusalem.
Suite à la Guerre israélo-arabe de 1948-1949, une partie de la Judée est redevenue israélienne, l'autre jordanienne. La Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies en date du 22 novembre 1967, à la suite de la guerre des Six Jours, et la Résolution 338 du Conseil de sécurité des Nations unies en date du 22 octobre 1973, donnent le contrôle de toute la Judée à Israël, mais les accords d'Oslo de 1993 confient l'administration d'une partie aux Palestiniens, alors que la question des implantations juives dans les territoires occupés restait très sensible.

mardi 29 octobre 2013

L'Elysée enquête illégalement sur Nicolas Sarkozy

Valeurs Actuelles accuse 

L'hebdomadaire accuse la présidence de la République de violer la loi 

Hollande diligente des fouilles dans les archives protégées de Nicolas Sarkozy

Le journal Valeurs Actuelles fait des "révélations sur le cabinet noir de l'Elysée" Selon l'hebdomadaire, une "cellule officieuse" orchestrerait les offensives judidiaires contre Nicolas Sarkozy, et surtout les fuites dans la presse qui les ont accompagnées. 

Le journaliste Geoffroy Lejeune a récemment rencontré l'ex-chef du service des télécommunications et de l'informatique de la présidence de la République, Bernard Muenkel. rétrogradé pour avoir, selon lui, "refusé de se plier à une demande illicite de la part du 'cabinet noir' de l'Elysée"
La demande? 
Une recherche illicite dans les archives de l'ancien chef de l'Etat, exigée par le colonel Eric Bio-Farina, commandant militaire de l'Elysée et proche du directeur adjoint de cabinet de François Hollande. 

Sont notamment concernées quelques unes des personnalités de l'ancienne majorité en délicatesse avec les juges
Les cibles privilégiées seraient Bernard Tapie, Christine Lagarde, Claude Guéant, François Pérol ou Patrick Ouart, ancien magistrat français, ancien conseiller pour la justice d'Édouard Balladur à Matignon (1993-1995), puis pour les affaires judiciaires auprès du Président de la République, Nicolas Sarkozy (2007-2009).  

La procédure contrevient à la loi Informatique et Libertés

Elle viole également le protocole de remise d'archives
signé entre le ministère de la Culture, chargé d'en prendre soin, et Nicolas Sarkozy. L'hebdomadaire y voit la preuve que certaines des informations publiées par les journaux ces derniers mois provenaient bien de sources élyséennes. Ce qu'on appelle "journalisme d'investigation" se résume à peu de chose !

Un "véritable scandale d'Etat", accuse Geoffroy Lejeune. 

Contacté "à plusieurs reprises", l'Elysée est resté muet
Les services du président "normal" précisent simplement qu'ils ont certes été sollicité par des réquisitions judiciaires mais que, "à chaque fois, ils ont répondu à la justice dans le strict respect des règles du droit."

mardi 23 juin 2009

Les bandes violentes ne pourront plus sévir impunément

Christian Estrosi dévoile son projet en faveur des personnes menacées

Aperçu des principales propositions présentées ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale...

Le premier article de la proposition de loi donne le ton. Toute participation à «une bande ayant l'intention de commettre des violences» sera punie de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Et lorsqu'un délit sera commis en réunion par plusieurs personnes dont l'une au moins est porteuse d'une arme, la condamnation pourra aller jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. Des mesures strictes et spécifiques censées «adapter notre législation» à une «délinquance en constante mutation», selon le rapporteur de la proposition de loi, Christian Estrosi. En avril dernier, Nicolas Sarkozy avait confié au député-maire (UMP) de Nice le soin de rédiger une proposition de loi pour lutter contre le phénomène des «bandes violentes».
Si les députés de la majorité suivent l'appel lancé par Frédéric Lefebvre, la proposition de loi pourrait être votée mercredi à l'Assemblée. Le porte-parole de l'UMP a en effet appelé dimanche les parlementaires à voter «à l'unanimité» ce texte.

Les principales mesures prévues par la proposition de loi:

-> La prison: Toute «participation à une bande ayant l’intention de commettre des violences ou des atteintes aux biens concertées, dont la définition est directement inspirée de celle de l’association de malfaiteurs» donnera lieu à une incrimination spécifique. Même s'il s'agit d'une participation temporaire, la personne encourra, selon les circonstances, jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Le texte précise qu'il ne s’agit «aucunement de réprimer le simple fait d’être en groupe avec une "bande de copains" et qu'il faut appartenir à ce groupement en connaissance de cause». Le fait de se retrouver inopinément à proximité de ce groupement n’est donc pas punissable. Reste à savoir comment les enquêteurs prouveront cette «intention».
->Le port d'arme: Le texte prévoit l'extension du délit de participation délictueuse à un attroupement en étant porteur d'une arme (trois à cinq ans de prison et 45.000 à 75.000 euros d'amende) à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente.

-> La cagoule: La proposition instaure une circonstance aggravante nouvelle lorsque certaines violences sont commises par des personnes dissimulant volontairement leur visage (par exemple à l'aide de cagoules) afin d'éviter d'être identifiées. Cette mesure complète le décret du ministère de l’Intérieur qui interdit les cagoules dans les manifestations.
-> La caméra: Le texte prévoit des modalités selon lesquelles les arrestations lors des opérations de maintien de l'ordre peuvent faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel par les services de police judiciaire. Mais attention, la diffusion de ces enregistrements fait l'objet d'une nouvelle incrimination (un an de prison et 15.000 euros d'amende).
->Les profs: La proposition prévoit l'instauration d'une circonstance aggravante lorsque des atteintes aux personnes sont commises, sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements d'enseignement scolaire, dans l’exercice ou du fait de leurs fonctions. D’autre part, le texte prévoit de protéger spécifiquement les proches de ces personnels, ainsi que toutes les personnes chargées d’une mission de service public, dès lors que les violences seraient commises en raison des fonctions exercées.
->Les écoles: Outre les profs, les lieux d’enseignement seront également protégés. Une circonstance aggravante sera considérée lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité. Les intrusions dans un établissement scolaire seront punies d'un an de prison et 7.500 euros d'amende et de trois ans de prison et de 45.000 euros d'amendes si elles sont commises en réunion.

Les amendements

Plusieurs amendements à la proposition de loi sont également prévus.

  • Xavier Darcos doit présenter la fouille des cartables en séance publique. Il prévoit d'habiliter certains personnels à fouiller les cartable. De même, des portiques pourront être installés dans certains établissements.
  • Autre amendement, celui concernant les halls dimmeubles. Le député UMP Philippe Goujon a introduit une modification de la définition du délit d'attroupement dans les halls d'immeuble. Et une peine complémentaire telle que le travail d'intérêt général a été introduite par le rapporteur du texte, Christian Estrosi.
  • dimanche 24 mai 2009

    Cartables sécurisés et chiens starisés, par Robert Solé

    Gloires des media et des lettres françaises

    La presse fait actuellement grand cas des chiens, mais, selon elle, il y aurait chien et chien : ceux qu’on caresse, chien de riche, et ceux qu’on craint, pitbull des quartiers. Il y a aussi les "sécuritaires", jusqu'ici sans distingo: sur leur passage, la presse et la gauche les associent dans les mêmes aboiements. Robert Solé s'est penché sur la gente canine sans équité aucune et puis s'est jeté sur les autres, babines retroussées, mais c'est au risque d'attraper par mégarde le mollet rond de Désirdavenir Royal entre ses crocs.(Lire PaSiDupes)

    Robert Solé? Mais c'est qui, ça ?

    L'homme est né en 1946 en Egypte dans une famille chrétienne d'origine syrienne (bio dans evene.fr) Mais s' il est écrivain (parce qu’auteur de plusieurs romans et essais, la plupart consacrés à son pays d'origine), il est surtout journaliste, parce que médiateur du journal Le Monde jusqu’en 2007, où il a fait une belle carrière en France.
    L’ascenseur social fonctionnait donc mieux qu’on ne le dit, et avant même que la notion de diversité n’obnubile presse et politique associés, puisqu’il entra à 23 ans au Monde en 1969.


    Un de ces immigrés qui parlent et écrivent le français. Nos belles lettres peuvent s’enorgueillir de ses écrits dont certains seraient même des ouvrages, autant dire des œuvres, essentiellement consacrées à l’Egypte à la fois« finement et intelligemment reconstituée ». Mais ce qui a priori donne envie de lire cet auteur, c'est qu’il a été nommé directeur du Monde des Livres en 2007...
    Ses billets sont-ils aussi "fins et intelligents" que ses chroniqueurs le prétendent ? Vous allez pouvoir en juger.


  • Première illustration:

    Vie de chien, par Robert Solé

    Non, ce n’est pas Désirdavenir Royal :
    l’attitude altière et figée y est bien,
    mais le sourire commercial est absent

    LE MONDE
    "On a beau dire, on s'attache. Il n'est pas facile de quitter la Maison Blanche, comme l'indiquent les sourires crispés de George W. Bush. Pas facile de quitter l'Elysée non plus : Sumo, le bichon maltais des Chirac, ne s'en remet pas, selon Bernadette. Il est agité depuis quelque temps, malgré les antidépresseurs qu'on lui a prescrits, et a même mordu son maître.
    Nostalgie du pouvoir ? On nous permettra d'adopter plutôt l'explication de Bruno Legrand, spécialiste de la gente canine, qui avait participé à l'éducation de Sumo. Ce qui se passe, selon lui, "est typique d'une agression hiérarchique". L'ancien président a été trop laxiste avec son chien, qui s'est retrouvé "en position de dominant".
    Rappelons que Jacques Chirac a été également mordu l'autre jour par un animal redoutable, peut-être un faucon maltais, qui l'a traité de "roi fainéant". Moyennant quoi, il a bondi de 6 points dans le sondage mensuel IFOP-Paris Match, avec 70 % d'opinions positives. Nicolas Sarkozy est loin derrière, avec un maigre 46 %. Et, dit-on, il enrage. » [Encore une source anonyme ! A moins qu’il ne s’agisse d’un désir bienveillant de journaliste engagé.
    Ce Le Monde cite Paris Match : le magazine ne peut être totalement mauvais, puisque Le Monde lui fait cet honneur, mais d’autres diront que le quotidien est tombé bien bas pour à la fois se référer à la concurrence et publier les ineptes billets de son propre directeur.]

    Quoi qu'en disent les cabots, mieux vaut être dominé que dominant. »

    Troublante vénération rétrospective du Monde pour Jacques Chirac : il était temps, en effet ! Le journal du soir n’est-il pas devenu encore plus nostalgique et conservateur qu’attendu ?

    Et vous vous choquerez sans doute que, dans sa chronique canine, ce directeur du Monde omette de caresser le chien de Barack Hussein 1er dans le sens du poil. Bo est arrivé trop tard (en avril) pour être traité de chien dominant du Monde monde.

    Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que les sites clonés de Désirdavenir Royal citaient ce billet avec gourmandise, en janvier 2009. C’est bien la preuve de l’objectivité de l’un et des autres. Solé sait comment lécher sa maîtresse…

    Alors ce billet n’est-il pas aussi ‘fin’ et ‘intelligent’ que promis ? Et vous en redemandez ? Le prochain billet nous ramènera à l’actualité brûlante, autant dire à la polémique qui sied à la presse neutre et objective sortie, de l’Ecole de journalisme de Lille, s’il vous plaît.

    Pour son information objective, PaSiDupes les adresse tous à une information capitale qui n’a pas bénéficié de la même exploitation que le chien Bush.
    Mais chez ces gens-là, monsieur, on ne polémique pas sur un chien démocrate. On informe, monsieur !


    On a appris que les Obama se sont fait offrir un chiot.

    Noirs et blancs, ne sont-ils pas charmants ?

    Solé ne pouvait avoir flatté ce chien de la main à l’époque de son billet. Mais qui doute qu'un chien Bush n'arrive pas à la truffe d'un chien Obama ? Il est plus acceptable de montrer l'homme le plus puissant du monde gambader avec un chiot ou dans les couloirs de la Maison Blanche que de présenter un président français offrir le thé aux invitées de son épouse.

    "L'affaire du chiot", c'était, selon le Washington Post qui a aussi de l'humour, le mystère le plus grand depuis l'arrivée de la famille Obama à la Maison Blanche. Quelle sera la race du chien ? Quel en sera le nom ? Tout avait commencé lors de la première conférence de presse du nouveau président américain. Il avait alors confié en plaisantant que l'une de ses principales préoccupations était désormais d'offrir un chien à ses deux filles. Avec cet impératif : trouver une bête hypoallergénique, Malia étant allergique. Et le pays de s'emballer et tenter de trouver une bête répondant à tous ses critères. Nous sommes aujourd’hui invités à verser un pleur sur la solitude affective des filles Obama. Notre compassion est sollicitée par la révélation que Bo-le-chiot est un substitut au papa de Malia, 10 ans, et Sasha, 7 ans. Barack Hussein l'avait promis à ses deux filles pendant la campagne présidentielle, pour se faire pardonner ses longues absences…
    Mais il aura fallu aux Obama en passer par un processus rigoureux: décliner les offres venues du monde entier, renoncer à recueillir un chien de la fourrière ou à prendre un bâtard (un "croisement comme moi", comme l'aurait souhaité M. Obama), et porter son choix sur une race à laquelle Malia ne soit pas allergique.
    Parmi les questions qui hantent la planète plus gravement que le réchauffement climatique est celle de savoir si Bo est suffisamment à l’image de son papa. Il a six mois, et c'est un chien d'eau portugais au pelage frisé noir, avec le dessous du museau, le plastron et le bout des pattes blanc, selon les photos qui, aussitôt, ont envahi les journaux. Les fillettes pourraient donc s’y méprendre.

    Mais, au bout du compte, Bo est un chien de riches, éduqué et chic. Cadeau du sénateur Edward Kennedy, au pedigree politique attesté et grand propriétaire de chiens d'eau portugais, le chiot est certes d’origine étrangère et peut satisfaire le citoyen américain moyen, mais d’extraction noble qui pourrait faire gronder les plus démunis. Or, malgré son commerce des bons sentiments, la presse bien pensante ne dénonce pas la promesse de campagne -non tenue- que l’élu de la famille Obama serait un bâtard issu d’une fourrière ! Pour s’en plaindre, la presse militante n’a rencontré aucun damné de la terre, rebaptisé ‘défavorisé’ ou salarié ‘précaire’, victime de la crise économique. N’y aurait-il donc qu’en France qu’on trouverait -autant qu’on en veut- des militants associatifs anonymes et des intermittent du spectacle politico-médiatique ?

    Grelot au cou des obamamaniaques du Monde, «Bo fait le beau pour les Obama », tel est leur titre.
    Interrogé par PaSiDupes, un témoin qui a évidemment souhaité garder l’anonymat, déclare que la Toquée Royal a été sollicitée pour demander pardon aux défavorisés du pays le plus puissant du monde.

  • Seconde illustration

    Xavier Darcos aurait-il évoqué une possibilité d’introduction de chiens policiers dans les lycées et collèges que Robert Solé aurait tout à coup cessé de célébrer l’amitié franco-allemande et consacré l’un de ses pétillants billets aux bergers allemands. De sa plume légère accoutumée, il aurait aussitôt dénoncé les dobermans aux portes de la ville> des écoles. Un pitbull eût-il mordu un professeur qu’il se serait plus sûrement indigné que de plusieurs coups de couteau dans le ventre d’un enseignant.
    Voici donc sa dernière production, publiée le23/05/09 :

    Cartables sécurisés, par Robert Solé


    LE MONDE 22.05.09 14h10 • Mis à jour le 22.05.09 14h10
    "Cela permettrait de percer le mystère des cartables trop lourds. On y trouverait probablement un cahier de textes, quelques manuels écornés, un MP3 bourré de chansons piratées, trois Carambar, un fusil d'assaut... Mais une école vraiment sécurisée exigerait davantage. Après avoir franchi les barbelés et s'être fait identifier par ses empreintes biométriques, le potache ôterait baskets et ceinture pour franchir le portique de sécurité. Il se soumettrait à une fouille au corps, puis soufflerait dans l'alcootest en souriant à la caméra de vidéosurveillance. Son professeur arriverait alors en voiture blindée, portant un gilet pare-balles et entouré de ses gardes du corps...
    Tout cela ne servirait pas à grand-chose, puisque seulement 1,2 % des actes violents à l'école sont commis avec une arme blanche et 0,1 % avec une arme à feu. Que se passe-t-il dans la tête d'un gamin de 13 ans qui poignarde sa prof de maths pour une mauvaise note ou une réprimande ? Il faudrait fouiller un peu plus la question. »
    Y-a-ka ! (Article de Robert Solé, paru dans l'édition du 23.05.09).

    Le journaliste sexagénaire connaît-il pour autant son sujet

    Au puissant questionnement philosophique de son billet grotesque et inutile, il n’apporte aucune réponse, pas même une recette socialiste éculée du type créations de postes, ni même une critique simplement réaliste. Il s’engouffre dans l’hyperbole, comme il sied à l’époque : chacun son fusil d’assaut ! Soumettre Robert Solé à une fouille au corps, c’est rentrer bredouille: que de la caricature et de la dérision, rien de palpable... Tout ce qui est excessif est nul.
    A l’âge où, sauf à vouloir prendre sa retraite à 70 ans, la décence aurait pu lui suggérer de céder la place aux jeunes. Il en est resté au carambar, alors que depuis longtemps la drogue circule aux abords des écoles. Il en est aussi à croire qu’un lecteur MP3 peut contribuer à la surcharge des cartables qu’avec les parents de la FCPE il croit chargés de manuels quand ils transportent non seulement des photos suggestives et mots doux (et crus) de flirts, mais aussi des revues porno, des alcools forts et des substances illicites. Ce n'est plus "du second degré", c'est le degré zéro de la responsabilité. Il ne veut pas non plus avoir à connaître des abus sexuels et des comas éthyliques en milieu scolaire. A la différence des littérateurs, c’est pourtant le quotidien des pompiers qui, eux, connaissent la vraie vie. L’alcotest serait moins ridicule que la présentation qui en est faite, donc moins dérisoire et plus salutaire. La presse arrogante, mais inconsciente et déphasée, ne marque au fond pas plus de respect aux jeunes -qu’ils prétendent comprendre- qu’aux éducateurs qui ne peuvent plus enseigner et doivent éduquer pour suppléer aux parents défaillants.

    L’hyperbole compense-t-elle la vacuité de la pensée ?

    La facilité consiste à décrier, fustiger et salir. Faire du Stéphane Guillon, tout le monde sait faire, mais les humoristes se respectent autant que les comiques irrévérencieux nous manquent de respect. C’est là qu’on retrouve l’opposition, alors qu’elle se pose en force morale, de proposition et d’innovation .
    L’opposition se complaît dans ses contradictions.
    Elle ne trouve en effet rien à redire aux prises de patrons en otage, mais en revanche s’insurge contre les arrestations de travailleurs illégaux. Ainsi, perd-elle aussi bien le sens du respect de la légalité que la notion d’équité. Les adultes parmi elle ouvre leur sac à l'entrée des magasins mais ne supportent pas que les cartables de leurs enfants soient contrôlés. Elle fait la ola au contrôle des hooligans à l'entrée des stades mais s'oppose à la recherche d'armes dans les sacs à dos de leurs gamins. Elle milite pour la parité ou la diversité dans ses discours, mais en entretient les excès dans les actes. La presse d’opposition nous livre des polémiques en feuilleton, du niveau de Plus Belle la Vie sur FR3. C’est caricatural et excessif, mais social. Le problème avec les socialistes est donc qu’ils font rimer démocratie et démagogie.

    Encore faut-il aussi se poser les bonnes questions.
    Or, l’approche statistique du journaliste, à l’unisson de la FSU, ne présage rien de bon. Car ceux qui accaparent la parole, et donc au premier chef la presse qui fait l’opinion et s’en glorifie, sont sclérosés par la pensée dominante qui les entrave sans qu’ils le sachent, puisqu’ils vivent et se reproduisent entre eux. La peur de changer son univers familier aveugle le regard, entrave l’innovation et empêche de se projeter. Le conservatisme et la caricature deviennent des moyens de protection contre l'avenir. Et ces billets, comme ceux de France Info ou Canal+, ont la perversité de présenter comme dangereux, tout ce qui bouge et jusqu’à la volonté de changement. Retranchée derrière les barbelés d’une idéologie archaïque, le confort de certitudes socialistes passées fait obstacle au progrès et à un avenir meilleur, ou simplement moins mauvais.
    La gauche embourgeoisée ne lutte plus que pour conserver les acquis, par les mots et les slogans, la polémique et le discrédit, les blocages et la violence. Elle appartient désormais à la catégorie de ceux, confortables, pleins d’eux-mêmes et satisfaits, qui ne veulent rien changer.
    Leur ambition est de conserver le mauvais dans la crainte du pire.

    Faire des propositions les exposerait à la critique qu’ils adressent aux réformateurs ! Ils ont manifestement peur d’être jetés à leur tour dans le tourbillon du harcèlement qu’ils pratiquent sur leurs cibles courageuses…

  • On aura noté que le ton est toujours le même de l’un à l’autre de ces billets d’humeur et sans la moindre originalité, mais au Monde des Livres, ils aiment tellement que les queues frétillent.

    Travaux pratiques

    Distinguer fouille au corps
    et palpation

    Le Président Sarkozy
    donne ici un cours
    de palpation
    (première année)
    à Maud Fontenoy.

    Celle-ci ne semble pas
    être membre de la FCPE.


    Au chapitre du respect de la personne, les victimes de l’Education Nationale sont quantités négligeables pour Le Monde : «seulement 1,2 % des actes violents à l'école sont commis avec une arme blanche ». C’est la faute à pas de chance…

    L’action corporatiste de Reporters sans Frontières est noble, elle, car elle soutient les journalistes victimes de Pinochet, par exemple, mais ce n’est pas Le Monde qui se bougera pour des enseignants victimes de violences scolaires : pour qu’il se mobilise, il lui faut un génocide.

    Bien que journaliste, Robert Solé est un étourdi.

    Bien sûr, la sous-ministre de Jospin n'était pas digne d'intérêt. En 1998, Sa Cynique Majesté Royal bataillait pour exister et n'était pas encore candidate, mais les journalistes militants ont en plus occulté ses décisions les plus marquantes. C'est que les strings, ça ne marque pas...
    Mais les autres n’ont sans doute pas oublié la tempête de réactions qu’avait suscitée en son temps l’intervention du 5 avril 1998 de Ségolène Royal ( alors sous-ministre aux enseignements scolaires ) sur France 2 où elle avait estimé que « des fouilles ou des mises en place de portiques de détections d’armes pouvaient être envisagées dans certains cas, sur des opérations ponctuelles : on ne voit pas pourquoi on fouillerait à l’entrée de certains grands magasins et pas à l’entrée des établissements scolaires où il y a eu des signalements de détentions d’armes ».

    La presse engagée n'a pas oublié;
    elle a seulement eu des absences...