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jeudi 2 juillet 2009

Bandes violentes : les députés ont adopté le projet de loi de dissuasion

Les bandes violentes n’ont plus qu’à bien se tenir
Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, avait défendu jeudi 11 juin matin sur Europe 1 sa proposition de loi contre les bandes violentes, adoptée la veille par la Commission des Lois. "Aujourd'hui, les bandes sont une nouvelle forme de délinquance", a observé le député-maire de Nice. "Il faut toujours essayer d'avoir une guerre d'avance".
Sa proposition de loi contre les bandes violentes est née d'un constat : "Cerné par toutes les mesures prises par le président de la République ces dernières années, le délinquant essaie de diluer sa responsabilité en s'organisant en bandes", a expliqué Christian Estrosi.
Le député-maire de Nice souhaite donc mettre à jour l'arsenal législatif pour enrayer le problème. "Désormais, le seul fait d'appartenir à une bande constituera un délit lorsqu'on a l'intention de nuire". L'objectif de cette loi est de fournir aux policiers et magistrats "les outils nécessaires" pour lutter contre les bandes.

Il ne sera plus possible de dissimuler courageusement son visage : "Le port de la cagoule n'est pas un délit, mais une circonstance aggravante". Les manifestants violents devront avoir le courage de leurs opinions et des conséquences de leurs actes.

VOIR et ENTENDRE
Christian Estrosi répondait le 6 juin à Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1. Chritian Estrosi a défendu sur Europe 1 sa proposition de loi contre les bandes violentes, adoptée par la Commission des Lois. Le député-maire de Nice était alors secrétaire d'Etat en charge de l'Outre-Mer. Depuis, Ch. Estrosi est devenu ministre de l'Industrie auprès de Christine Lagarde, ministre de l'Economie.

Estrosi : "avoir une guerre d'avance" par Europe1fr

Malgré sa volonté d'oeuvrer dans le domaine de la sécurité, Christian Estrosi a nié toute envie de marcher sur les plates-bandes du ministère de l'Intérieur. "J'ai beaucoup d'estime pour Michèle Alliot-Marie qui fait un excellent travail".

L'examen de la proposition de loi contre la violence en bandes a repris sur les bancs de l'Assemblée lundi 29 juin, à 21h30. La programmation à cette date peut surprendre. Le 24, en effet, l'Assemblée nationale avait brièvement poursuivi l'examen de la proposition, sans en aborder la mesure phare : la création du délit de participation à une bande violente (art.1). La séance avait été levée vers 23h50 et devait reprendre le lendemain jeudi, puis avait été reportée sine die. La député socialiste Delphine Batho n'interprète toutefois pas ce changement de calendrier comme une volonté du gouvernement de passer en force cette proposition de loi.

Promu ministre de l'Industrie la semaine dernière, Christian Estrosi a fait présenter son texte de loi au Parlement par un de ses proches, le député
UMP et président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, qui a été nommé rapporteur du texte.
"Ce texte a pour vocation d'être ferme avec les délinquants et juste avec les victimes", a affirmé Eric Ciotti. "Il nous faut tous ensemble adresser un message clair et unanime. C'est tout l'enjeu de ce texte qui, je l'espère, sera approuvé sur tous les bancs", a-t-il ajouté.

  • Pour le groupe socialiste, cette proposition de loi UMP est "une nouvelle mousse publicitaire qui ne répond en aucun cas aux réalités de la violence et des bandes".
    "Elle risque d'affaiblir l'autorité de la loi et de la République en apportant une nouvelle fois la démonstration de son impuissance", affirme-t-il.
  • "La délinquance change. Il nous faut adapter nos moyens techniques et juridiques à ces changements", a renchéri Michèle Alliot-Marie, la nouvelle Garde des Sceaux.

    Cagoules interdites

    Comme en Allemagne, le texte voulu par le Président de la République introduit une nouvelle mesure de protection des citoyens, assortie d'une peine d'emprisonnement de 3 ans et de 45.000 euros d'amende, visant de façon spécifique la participation à une bande ayant l'intention de commettre des violences.

    Il instaure une circonstance aggravante lorsque certaines violences sont commises par des personnes masquant volontairement leur visage pour éviter d'être identifiées. Cette mesure vise à combattre des actes de violence inédits en France, comme ceux qui ont frappé un quartier de Strasbourg lors du sommet de l’Otan, en avril dernier.
    Un décret publié il y a trois jours interdit donc les manifestations publiques par les porteurs de cagoule ou autre moyen de dissimulation du visage. Les faits sont désormais sanctionnés d'une amende de 1.500 euros.

    Etablissements scolaires

    Le texte protège les fonctionnaires de l'Etat, et singulièrement les enseignants, dont plusieurs, récemment encore, ont été poignardés dans l’exercice de leur profession.
  • Il instaure ainsi une circonstance aggravante lorsque les atteintes aux personnes sont commises, en raison de leurs fonctions, sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements scolaires ou lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité.
  • De même, les intrusions dans un établissement scolaire seront sanctionnées d'un an de prison et 7.500 euros d'amende.
    L'amendement annoncé par Xavier Darcos, alors ministre de l'Education nationale et devenu depuis ministre du Travail, prévoyant c.

    Mercredi 24 juin au soir, les députés ont adopté un amendement soutenu par la droite et la gauche fixant à trois mois, à partir du jugement, la date-butoir pour qu'un juge prononce une sanction éducative.
    Le texte avait déclenché les foudres de l'opposition.

    Le 18 mars dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé sa volonté d'une loi contre les bandes violentes et déclaré qu'il jugeait ce texte prioritaire. Le fait de choisir la voie de la proposition de loi permettait d'éviter l'examen d'un projet de loi par le Conseil d'Etat, qui est chargé d'examiner la régularité des textes présentés.
    Le fameux article 1 concerne non pas un délit effectivement commis, mais une intention délictuelle, qu’il assimile à la préméditation.
  • dimanche 24 mai 2009

    Cartables sécurisés et chiens starisés, par Robert Solé

    Gloires des media et des lettres françaises

    La presse fait actuellement grand cas des chiens, mais, selon elle, il y aurait chien et chien : ceux qu’on caresse, chien de riche, et ceux qu’on craint, pitbull des quartiers. Il y a aussi les "sécuritaires", jusqu'ici sans distingo: sur leur passage, la presse et la gauche les associent dans les mêmes aboiements. Robert Solé s'est penché sur la gente canine sans équité aucune et puis s'est jeté sur les autres, babines retroussées, mais c'est au risque d'attraper par mégarde le mollet rond de Désirdavenir Royal entre ses crocs.(Lire PaSiDupes)

    Robert Solé? Mais c'est qui, ça ?

    L'homme est né en 1946 en Egypte dans une famille chrétienne d'origine syrienne (bio dans evene.fr) Mais s' il est écrivain (parce qu’auteur de plusieurs romans et essais, la plupart consacrés à son pays d'origine), il est surtout journaliste, parce que médiateur du journal Le Monde jusqu’en 2007, où il a fait une belle carrière en France.
    L’ascenseur social fonctionnait donc mieux qu’on ne le dit, et avant même que la notion de diversité n’obnubile presse et politique associés, puisqu’il entra à 23 ans au Monde en 1969.


    Un de ces immigrés qui parlent et écrivent le français. Nos belles lettres peuvent s’enorgueillir de ses écrits dont certains seraient même des ouvrages, autant dire des œuvres, essentiellement consacrées à l’Egypte à la fois« finement et intelligemment reconstituée ». Mais ce qui a priori donne envie de lire cet auteur, c'est qu’il a été nommé directeur du Monde des Livres en 2007...
    Ses billets sont-ils aussi "fins et intelligents" que ses chroniqueurs le prétendent ? Vous allez pouvoir en juger.


  • Première illustration:

    Vie de chien, par Robert Solé

    Non, ce n’est pas Désirdavenir Royal :
    l’attitude altière et figée y est bien,
    mais le sourire commercial est absent

    LE MONDE
    "On a beau dire, on s'attache. Il n'est pas facile de quitter la Maison Blanche, comme l'indiquent les sourires crispés de George W. Bush. Pas facile de quitter l'Elysée non plus : Sumo, le bichon maltais des Chirac, ne s'en remet pas, selon Bernadette. Il est agité depuis quelque temps, malgré les antidépresseurs qu'on lui a prescrits, et a même mordu son maître.
    Nostalgie du pouvoir ? On nous permettra d'adopter plutôt l'explication de Bruno Legrand, spécialiste de la gente canine, qui avait participé à l'éducation de Sumo. Ce qui se passe, selon lui, "est typique d'une agression hiérarchique". L'ancien président a été trop laxiste avec son chien, qui s'est retrouvé "en position de dominant".
    Rappelons que Jacques Chirac a été également mordu l'autre jour par un animal redoutable, peut-être un faucon maltais, qui l'a traité de "roi fainéant". Moyennant quoi, il a bondi de 6 points dans le sondage mensuel IFOP-Paris Match, avec 70 % d'opinions positives. Nicolas Sarkozy est loin derrière, avec un maigre 46 %. Et, dit-on, il enrage. » [Encore une source anonyme ! A moins qu’il ne s’agisse d’un désir bienveillant de journaliste engagé.
    Ce Le Monde cite Paris Match : le magazine ne peut être totalement mauvais, puisque Le Monde lui fait cet honneur, mais d’autres diront que le quotidien est tombé bien bas pour à la fois se référer à la concurrence et publier les ineptes billets de son propre directeur.]

    Quoi qu'en disent les cabots, mieux vaut être dominé que dominant. »

    Troublante vénération rétrospective du Monde pour Jacques Chirac : il était temps, en effet ! Le journal du soir n’est-il pas devenu encore plus nostalgique et conservateur qu’attendu ?

    Et vous vous choquerez sans doute que, dans sa chronique canine, ce directeur du Monde omette de caresser le chien de Barack Hussein 1er dans le sens du poil. Bo est arrivé trop tard (en avril) pour être traité de chien dominant du Monde monde.

    Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que les sites clonés de Désirdavenir Royal citaient ce billet avec gourmandise, en janvier 2009. C’est bien la preuve de l’objectivité de l’un et des autres. Solé sait comment lécher sa maîtresse…

    Alors ce billet n’est-il pas aussi ‘fin’ et ‘intelligent’ que promis ? Et vous en redemandez ? Le prochain billet nous ramènera à l’actualité brûlante, autant dire à la polémique qui sied à la presse neutre et objective sortie, de l’Ecole de journalisme de Lille, s’il vous plaît.

    Pour son information objective, PaSiDupes les adresse tous à une information capitale qui n’a pas bénéficié de la même exploitation que le chien Bush.
    Mais chez ces gens-là, monsieur, on ne polémique pas sur un chien démocrate. On informe, monsieur !


    On a appris que les Obama se sont fait offrir un chiot.

    Noirs et blancs, ne sont-ils pas charmants ?

    Solé ne pouvait avoir flatté ce chien de la main à l’époque de son billet. Mais qui doute qu'un chien Bush n'arrive pas à la truffe d'un chien Obama ? Il est plus acceptable de montrer l'homme le plus puissant du monde gambader avec un chiot ou dans les couloirs de la Maison Blanche que de présenter un président français offrir le thé aux invitées de son épouse.

    "L'affaire du chiot", c'était, selon le Washington Post qui a aussi de l'humour, le mystère le plus grand depuis l'arrivée de la famille Obama à la Maison Blanche. Quelle sera la race du chien ? Quel en sera le nom ? Tout avait commencé lors de la première conférence de presse du nouveau président américain. Il avait alors confié en plaisantant que l'une de ses principales préoccupations était désormais d'offrir un chien à ses deux filles. Avec cet impératif : trouver une bête hypoallergénique, Malia étant allergique. Et le pays de s'emballer et tenter de trouver une bête répondant à tous ses critères. Nous sommes aujourd’hui invités à verser un pleur sur la solitude affective des filles Obama. Notre compassion est sollicitée par la révélation que Bo-le-chiot est un substitut au papa de Malia, 10 ans, et Sasha, 7 ans. Barack Hussein l'avait promis à ses deux filles pendant la campagne présidentielle, pour se faire pardonner ses longues absences…
    Mais il aura fallu aux Obama en passer par un processus rigoureux: décliner les offres venues du monde entier, renoncer à recueillir un chien de la fourrière ou à prendre un bâtard (un "croisement comme moi", comme l'aurait souhaité M. Obama), et porter son choix sur une race à laquelle Malia ne soit pas allergique.
    Parmi les questions qui hantent la planète plus gravement que le réchauffement climatique est celle de savoir si Bo est suffisamment à l’image de son papa. Il a six mois, et c'est un chien d'eau portugais au pelage frisé noir, avec le dessous du museau, le plastron et le bout des pattes blanc, selon les photos qui, aussitôt, ont envahi les journaux. Les fillettes pourraient donc s’y méprendre.

    Mais, au bout du compte, Bo est un chien de riches, éduqué et chic. Cadeau du sénateur Edward Kennedy, au pedigree politique attesté et grand propriétaire de chiens d'eau portugais, le chiot est certes d’origine étrangère et peut satisfaire le citoyen américain moyen, mais d’extraction noble qui pourrait faire gronder les plus démunis. Or, malgré son commerce des bons sentiments, la presse bien pensante ne dénonce pas la promesse de campagne -non tenue- que l’élu de la famille Obama serait un bâtard issu d’une fourrière ! Pour s’en plaindre, la presse militante n’a rencontré aucun damné de la terre, rebaptisé ‘défavorisé’ ou salarié ‘précaire’, victime de la crise économique. N’y aurait-il donc qu’en France qu’on trouverait -autant qu’on en veut- des militants associatifs anonymes et des intermittent du spectacle politico-médiatique ?

    Grelot au cou des obamamaniaques du Monde, «Bo fait le beau pour les Obama », tel est leur titre.
    Interrogé par PaSiDupes, un témoin qui a évidemment souhaité garder l’anonymat, déclare que la Toquée Royal a été sollicitée pour demander pardon aux défavorisés du pays le plus puissant du monde.

  • Seconde illustration

    Xavier Darcos aurait-il évoqué une possibilité d’introduction de chiens policiers dans les lycées et collèges que Robert Solé aurait tout à coup cessé de célébrer l’amitié franco-allemande et consacré l’un de ses pétillants billets aux bergers allemands. De sa plume légère accoutumée, il aurait aussitôt dénoncé les dobermans aux portes de la ville> des écoles. Un pitbull eût-il mordu un professeur qu’il se serait plus sûrement indigné que de plusieurs coups de couteau dans le ventre d’un enseignant.
    Voici donc sa dernière production, publiée le23/05/09 :

    Cartables sécurisés, par Robert Solé


    LE MONDE 22.05.09 14h10 • Mis à jour le 22.05.09 14h10
    "Cela permettrait de percer le mystère des cartables trop lourds. On y trouverait probablement un cahier de textes, quelques manuels écornés, un MP3 bourré de chansons piratées, trois Carambar, un fusil d'assaut... Mais une école vraiment sécurisée exigerait davantage. Après avoir franchi les barbelés et s'être fait identifier par ses empreintes biométriques, le potache ôterait baskets et ceinture pour franchir le portique de sécurité. Il se soumettrait à une fouille au corps, puis soufflerait dans l'alcootest en souriant à la caméra de vidéosurveillance. Son professeur arriverait alors en voiture blindée, portant un gilet pare-balles et entouré de ses gardes du corps...
    Tout cela ne servirait pas à grand-chose, puisque seulement 1,2 % des actes violents à l'école sont commis avec une arme blanche et 0,1 % avec une arme à feu. Que se passe-t-il dans la tête d'un gamin de 13 ans qui poignarde sa prof de maths pour une mauvaise note ou une réprimande ? Il faudrait fouiller un peu plus la question. »
    Y-a-ka ! (Article de Robert Solé, paru dans l'édition du 23.05.09).

    Le journaliste sexagénaire connaît-il pour autant son sujet

    Au puissant questionnement philosophique de son billet grotesque et inutile, il n’apporte aucune réponse, pas même une recette socialiste éculée du type créations de postes, ni même une critique simplement réaliste. Il s’engouffre dans l’hyperbole, comme il sied à l’époque : chacun son fusil d’assaut ! Soumettre Robert Solé à une fouille au corps, c’est rentrer bredouille: que de la caricature et de la dérision, rien de palpable... Tout ce qui est excessif est nul.
    A l’âge où, sauf à vouloir prendre sa retraite à 70 ans, la décence aurait pu lui suggérer de céder la place aux jeunes. Il en est resté au carambar, alors que depuis longtemps la drogue circule aux abords des écoles. Il en est aussi à croire qu’un lecteur MP3 peut contribuer à la surcharge des cartables qu’avec les parents de la FCPE il croit chargés de manuels quand ils transportent non seulement des photos suggestives et mots doux (et crus) de flirts, mais aussi des revues porno, des alcools forts et des substances illicites. Ce n'est plus "du second degré", c'est le degré zéro de la responsabilité. Il ne veut pas non plus avoir à connaître des abus sexuels et des comas éthyliques en milieu scolaire. A la différence des littérateurs, c’est pourtant le quotidien des pompiers qui, eux, connaissent la vraie vie. L’alcotest serait moins ridicule que la présentation qui en est faite, donc moins dérisoire et plus salutaire. La presse arrogante, mais inconsciente et déphasée, ne marque au fond pas plus de respect aux jeunes -qu’ils prétendent comprendre- qu’aux éducateurs qui ne peuvent plus enseigner et doivent éduquer pour suppléer aux parents défaillants.

    L’hyperbole compense-t-elle la vacuité de la pensée ?

    La facilité consiste à décrier, fustiger et salir. Faire du Stéphane Guillon, tout le monde sait faire, mais les humoristes se respectent autant que les comiques irrévérencieux nous manquent de respect. C’est là qu’on retrouve l’opposition, alors qu’elle se pose en force morale, de proposition et d’innovation .
    L’opposition se complaît dans ses contradictions.
    Elle ne trouve en effet rien à redire aux prises de patrons en otage, mais en revanche s’insurge contre les arrestations de travailleurs illégaux. Ainsi, perd-elle aussi bien le sens du respect de la légalité que la notion d’équité. Les adultes parmi elle ouvre leur sac à l'entrée des magasins mais ne supportent pas que les cartables de leurs enfants soient contrôlés. Elle fait la ola au contrôle des hooligans à l'entrée des stades mais s'oppose à la recherche d'armes dans les sacs à dos de leurs gamins. Elle milite pour la parité ou la diversité dans ses discours, mais en entretient les excès dans les actes. La presse d’opposition nous livre des polémiques en feuilleton, du niveau de Plus Belle la Vie sur FR3. C’est caricatural et excessif, mais social. Le problème avec les socialistes est donc qu’ils font rimer démocratie et démagogie.

    Encore faut-il aussi se poser les bonnes questions.
    Or, l’approche statistique du journaliste, à l’unisson de la FSU, ne présage rien de bon. Car ceux qui accaparent la parole, et donc au premier chef la presse qui fait l’opinion et s’en glorifie, sont sclérosés par la pensée dominante qui les entrave sans qu’ils le sachent, puisqu’ils vivent et se reproduisent entre eux. La peur de changer son univers familier aveugle le regard, entrave l’innovation et empêche de se projeter. Le conservatisme et la caricature deviennent des moyens de protection contre l'avenir. Et ces billets, comme ceux de France Info ou Canal+, ont la perversité de présenter comme dangereux, tout ce qui bouge et jusqu’à la volonté de changement. Retranchée derrière les barbelés d’une idéologie archaïque, le confort de certitudes socialistes passées fait obstacle au progrès et à un avenir meilleur, ou simplement moins mauvais.
    La gauche embourgeoisée ne lutte plus que pour conserver les acquis, par les mots et les slogans, la polémique et le discrédit, les blocages et la violence. Elle appartient désormais à la catégorie de ceux, confortables, pleins d’eux-mêmes et satisfaits, qui ne veulent rien changer.
    Leur ambition est de conserver le mauvais dans la crainte du pire.

    Faire des propositions les exposerait à la critique qu’ils adressent aux réformateurs ! Ils ont manifestement peur d’être jetés à leur tour dans le tourbillon du harcèlement qu’ils pratiquent sur leurs cibles courageuses…

  • On aura noté que le ton est toujours le même de l’un à l’autre de ces billets d’humeur et sans la moindre originalité, mais au Monde des Livres, ils aiment tellement que les queues frétillent.

    Travaux pratiques

    Distinguer fouille au corps
    et palpation

    Le Président Sarkozy
    donne ici un cours
    de palpation
    (première année)
    à Maud Fontenoy.

    Celle-ci ne semble pas
    être membre de la FCPE.


    Au chapitre du respect de la personne, les victimes de l’Education Nationale sont quantités négligeables pour Le Monde : «seulement 1,2 % des actes violents à l'école sont commis avec une arme blanche ». C’est la faute à pas de chance…

    L’action corporatiste de Reporters sans Frontières est noble, elle, car elle soutient les journalistes victimes de Pinochet, par exemple, mais ce n’est pas Le Monde qui se bougera pour des enseignants victimes de violences scolaires : pour qu’il se mobilise, il lui faut un génocide.

    Bien que journaliste, Robert Solé est un étourdi.

    Bien sûr, la sous-ministre de Jospin n'était pas digne d'intérêt. En 1998, Sa Cynique Majesté Royal bataillait pour exister et n'était pas encore candidate, mais les journalistes militants ont en plus occulté ses décisions les plus marquantes. C'est que les strings, ça ne marque pas...
    Mais les autres n’ont sans doute pas oublié la tempête de réactions qu’avait suscitée en son temps l’intervention du 5 avril 1998 de Ségolène Royal ( alors sous-ministre aux enseignements scolaires ) sur France 2 où elle avait estimé que « des fouilles ou des mises en place de portiques de détections d’armes pouvaient être envisagées dans certains cas, sur des opérations ponctuelles : on ne voit pas pourquoi on fouillerait à l’entrée de certains grands magasins et pas à l’entrée des établissements scolaires où il y a eu des signalements de détentions d’armes ».

    La presse engagée n'a pas oublié;
    elle a seulement eu des absences...
  • lundi 8 octobre 2007

    La FCPE et l’intox de la pesée des cartables

    La fédération prépare les élections des représentants de parents d’élèves !
    La FCPE se soucie-t-elle vraiment du poids des cartables ? Pourquoi ce retour d’intérêt pour le poids des cartables de nos enfants ? Tout ce volume médiatique -plus de 30 jours après la rentrée- a seule fin d’arriver en tête des élections de représentants de parents d’élèves !
    Les élections des représentants des parents d'élèves au conseil d'école et au conseil d'administration des établissements du second degré ont lieu en 2007 le vendredi 12 ou le samedi 13 octobre. N’est-ce pas une coïncidence que la FCPE se penche sur les scolioses de nos petits et de nos grands, avant cette date, plutôt qu’après ?
    La date du scrutin est annoncée. Elle est ensuite choisie, entre ces deux jours, par la commission électorale dans le premier degré et par le chef d'établissement dans le second degré. La date de l’ouverture de la campagne de la FCPE anticipe logiquement le scrutin.
    D’autres fédérations existent qui ne tombent pas dans ces méthodes cousues de fil blanc : c’est la différence entre la pudeur et la démagogie. La fédération de gauche a fait son choix de berner les parents et ce n’est qu’un début… Comment s’y prend-elle ?

    La FCPE, fédération de parents d'élèves de l'enseignement public est très marquée à gauche.
    Elle est à l’origine une émanation du SNIuipp et de la FSU et ses membres sont encadrés par des parents-profs… La FSU sera la seule fédération de fonctionnaires à tenter de mobiliser ses professeurs, le 18 octobre, avec la CGT. Elle défendra les régimes spéciaux de retraites, alors que les retraites de professeurs ont déjà été alignées sur le privé et qu’elle n’a donc pas su défendre leurs intérêts ! Elle compte donc participer à cette journée de grève, renouvelable : combien de cours vont encore sauter ? Mais ça ne suffit pas.
    La FCPE organise depuis ce 8 octobre et jusqu'au 20 octobre "la quinzaine de pesée des cartables" pour "alerter" l'ensemble de la communauté éducative sur le "danger des cartables trop lourds". Rien de nouveau. Il suffit d’observer que les élections de parents d’élèves auront lieu pendant la campagne de la FCPE… Le procédé est-il équitable ?
    Depuis lundi, des parents membres de la FCPE sont appelés à peser les élèves de CM2, 6e et 5e, de manière anonyme, et sans contrôle ! Ils remplissent une fiche indiquant le poids de l'élève, et celui de son cartable, pour démontrer que les enfants transportent un lourd matériel scolaire sur le dos toute la journée. On sait par avance ce qu’il faut démontrer… Et ce, alors qu'une note ministérielle d'octobre 1995 stipule que le cartable ne doit pas dépasser 10% du poids de l'élève. Sachant que de nombreux profs, qui ne respectent pas cette circulaire, sont aussi des parents et des représentants de parents d’élèves de la FCPE, la boucle est bouclée ! Encore de l’esbroufe et de la propagande.
    Cette directive "n'est pas respectée", dénonce pourtant la FCPE, qui souhaite, par cette opération, pointer tous les autres partenaires: "les pouvoirs publics de l'Education nationale, de la Santé, les collectivités territoriales et l'ensemble des interlocuteurs concernés, éditeurs, équipe pédagogique, parents et élèves pour qu'ils prennent la mesure du danger des cartables trop lourds". La FCPE souhaite avant tout se faire un coup de pub, obtenir un bon score aux élections et recevoir des subventions de l’Etat. Il faut bien vivre, et tant pis si c’est sur le dos des enfants…
    "Le poids du cartable, le mauvais port de charge, les mauvaises sollicitations de la colonne sont les facteurs responsables du mal de dos", rappelle la FCPE qui réclame "un projet de santé publique". Les cartables ne sont pourtant pas le seul facteur, mais la FCPE n’est pas dans une logique médicale de vérité.
    La Fédération des conseils de parents d'élèves demande la création d'"une commission interministérielle entre les ministères de la Santé et de l'Education" et le fait "de la doter de moyens pour mettre en place un programme d'éducation vertébrale dans l'intérêt de tous".
    Il est vrai que les cartables sont lourds, mais la FCPE n’est pas en position de responsabiliser les parents au moment des élections. Si ses intentions étaient pures et sa volonté de pédagogie plus évidente, elle n’occulterait pas certaines réalités où la politique n’a rien à voir, malgré sa tentative de politisation.
    Que les parents apprennent à leurs enfants à ‘faire’ leurs cartables. Qu’ils veillent à ce que ceux-ci soient refaits chaque soir et non pas alourdis chaque jour davantage d’éléments devenus inutiles. Sans parler des objets personnels sans rapport aucun avec les cours. Et nous ne mentionnons pas les battes de baseball…
    La FCPE déplace les responsabilités et demande à l’Etat de faire ce qu’elle ne consent pas à pratiquer elle-même: informer et éduquer les parents pourrait être du ressort des fédérations de parents d'élèves. Mais il est plus facile de militer, dénoncer, rendre le ministre responsable et d’affirmer que la question doit "être mise à l'ordre du jour du premier conseil d'administration ou d'école".

    La fédération de gauche propose plusieurs mesures poudre au yeux, comme "une concertation entre parents et enseignants pour l'achat de matériel scolaire adéquat. Ce qui existe déjà, mais la FCPE veut ignorer qu’au final les parents achètent ce que veulent leurs enfants ! La fédération demande aussi plus de cohérence : que le matériel scolaire ne soit pas redondant d'une matière à l'autre", alors que, pendant plusieurs semaines, les collégiens bourrent leurs classeurs de feuilles au maximum de leurs capacités. Une vraie fausse idée. Elle réclame aussi des mesures locales "pour réduire le poids des cartables qui devront être contrôlés par l'établissement avant chaque rentrée scolaire". Vérifier les cartables avant la rentrée scolaire, ça veut dire faire rentrer les enfants avant la rentrée scolaire, et leurs parents avec ?... Très drôle!
    De plus, les parents de gauche ne mentionnent pas l’existence depuis plusieurs années déjà, d’une part de casiers individuels pour éviter le transport de matériels, et, d’autre part, de jeux de livres distribués par les professeurs dans les petites classes et relevés en fin de cours. Pas de transports de livres lourds, par conséquent. Le rappeler serait honnête.
    Enfin, de nombreux Conseils généraux offrent (ou offriront), d’une part des ordinateurs portables qui resteront à la maison, dans le but inavoué de faciliter l’accès incertain des parents à l’informatique, et, d’autre part, des clés pour charger des documents scolaires et les devoirs à faire à la maison. Quel est le poids d’une clé USB? Logiquement, le poids du cartable n’est-il pas déjà considérablement allégé? S’il reste lourd, les parents pourraient sans doute apporter leur contribution à la protection des dos juvéniles en consacrant davantage de temps à l'éducation de leurs gosses…
    Une bizarrerie subsiste pourtant, qui en dit long sur les intentions cachées de la gauche.
    Vous trouverez de vous-même la raison pour laquelle la distribution des clés et des ordinateurs n’a pas encore eu lieu, ou commence seulement et lentement, pour probablement s’achever après le … 13 octobre !