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vendredi 24 août 2012

Lycées et collèges: gaspillage des collectivités locales PS, au vu et au su de tous

Les lycéens revendent des PC offerts par le Languedoc
Près de 32.000 ordinateurs portables sont offerts tous les ans par la région Languedoc-Roussillon. De nombreux élèves n'y voient aucune utilité.

« Bonjour, je vends mon ordinateur DELL offert en début d'année par la région car j'en ai aucune utilité.» La vendeuse est lycéenne dans la région Languedoc-Roussillon et demande 260 euros contre l'ordinateur portable offert quelques mois plus tôt. Des annonces comme celle-ci, il y en a des dizaines sur Internet et dans les pages des journaux locaux, au grand dam du conseil régional.

En septembre dernier, la région Languedoc-Roussillon s'est dotée de 31.900 ordinateurs de la marque Dell pour un montant total de 15,8 millions d'euros. Les bénéficiaires sont les élèves de
seconde. L'opération doit se répéter encore pendant deux ans pour un coup total de 47,4 millions d'eurosrapporte aujourd'hui Midi Libre. Ce programme a pour objectif d'habituer les lycéens à utiliser l'informatique et d'accéder à un espace de travail virtuel qui doit compléter les cours des professeurs.


«Certains professeurs y sont allergiques»


«On nous a distribué l'ordi sans nous demander notre avis, sans explication, comme on nous sert des frites à la cantine», explique Cerise, qui vend son ordinateur 200 euros dans un journal spécialisé dans les petites annonces. Mais ce qui est plus surprenant, c'est que les professeurs de la région refusent souvent que les élèves utilisent leurs ordinateurs pendant leurs cours: «À aucun moment un prof ne nous a demandé de l'utiliser. Je ne vois pas pourquoi je ne le vendrais pas», ajoute Cerise. «On ne peut quasiment pas s'en servir au lycée, et il y a même certains profs qui y sont allergiques», raconte Maxime, lycéen dans l'Hérault. Selon ce dernier, «ce n'est pas une très bonne machine, le pavé tactile est buggé et la batterie ne tient pas longtemps.


«Dire que l'ordinateur est
utilisé systématiquement dans tous les cours serait faux. Mais nous jouons le jeu avec la région, en formant les professeurs», explique au Figaro, Christian Philip, le recteur de l'académie de Montpellier qui note que le ministère de l'Education s'intéresse de près à cette initiative. «J'espère que ça portera ses fruits l'année prochaine, tout n'a pas été parfait la première année», estime-t-il.

Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, n'apprécie pas la démarche des lycéens: «Il y a des travers contre lesquels il faut lutter, notamment en engageant des poursuites», réagit-il. Il précise que des «investigations sont menées» et que «la plupart du temps, nous réussissons à faire retirer les annonces qui sont publiées». La mise à disposition gratuite de la machine ne signifie pas qu'on en devient propriétaire, croit savoir le Midi Libre. «Il y a une convention là-dessus», explique Christian Bourquin sans en détailler les clauses, puisque personne ne lui demande de rendre des comptes.

Interrogé par Le Figaro, un établissement de Montpellier explique que la gestion des ordinateurs n'est pas de leur ressort. En début d'année, les élèves signent uniquement un contrat de maintenance qui permet de faire réparer leur ordinateur gratuitement. Un réparateur se déplace alors dans le lycée après avoir pris rendez-vous avec l'élève.

Par Tristan Quinault Maupoil

vendredi 16 septembre 2011

3 300 iPad pour les collégiens et professeurs de la Corrèze

Les contribuables de Corrèze ont les moyens

Le Conseil général a doté 3 300 élèves et professeurs des collèges d’un iPad

En 2007, la région Ile-de-France offrit à 173 000 lycéens et apprentis une clé USB dotée d’un bureau mobile.

A la rentrée 2010, le Conseil général de la Corrèze a d'abord remis un iPad aux 300 élèves des deux collèges de Tulle, le chef-lieu prioritairement. L’ensemble des 2.500 élèves de 6e et des 800 enseignants des collèges du département s'est ensuite vu doté en décembre 2010.

Le Conseil général justifie son choix de l’iPad d'Apple par sa plus grande légèreté et son moindre encombrement par rapport à n’importe quel ordinateur portable ou netbook. Si petit soit-il, l’écran haute résolution et très réactif de l’iPad doit néanmoins "permettre aux élèves d’utiliser des applications et du contenu tels que les nombreux manuels numériques disponibles aujourd’hui". [dans l'ordre d'importance, selon le CG]
Le CG ne pouvait être de reste: l’Éducation nationale avait en effet équipé les écoles primaires de tableau blanc interactif (TBI) et, après 3 ans de dotation des élèves de 5e par le département, les élèves de 6e étaient « les seuls à n’avoir rien » !
Le coût d’une telle opération est faramineux, puisqu’il s’élève à 1 646 700€ (1,6M€) sur la base de l’acquisition d’un iPad avec Wi-Fi 16Go, pour faire plaisir aux enfants de sixième, rien n'est trop cher.

Le socialiste Hollande fait la pub d'Apple
Le président de la Corrèze, François Hollande, se met en évidence dans le magazine du Conseil général: "J’ai voulu que les Corréziens soient parmi les premiers à s’approprier les nouvelles technologies et qu’ils soient tous à égalité devant ces outils de l’avenir. (…) C’est pourquoi j’ai mis en œuvre, avec l’Education nationale, l’opération Ordicollège, afin que tous les collégiens de notre département, ceux des familles modestes comme les autres [les riches aussi], puissent apprendre sur un ordinateur [une tablette électronique, en vérité] et avoir de meilleures chances de réussir leurs études [le culte de la technologie et les produits américains sont entrés à l'école !].
"Je suis convaincu que d’autres départements ne tarderont pas à nous imiter. Mais les Corréziens auront pris de l’avance. Et demain, si elle sait faire le choix de l’avenir, c’est toute la France qui sera équipée de cette innovation majeure au service de nos enfants."
[Cette tablette électronique est en fait particulièrement orientée vers les media...]

Apple fait la pub du socialiste Hollande
"En tant que fournisseur numéro 1 du secteur de l’Education en France, Apple est ravi que le Conseil général de la Corrèze ait choisi l’iPad pour les élèves et professeurs afin de contribuer à approfondir leur expérience pédagogique numérique", a déclaré Pascal Cagni, vice-président EMEIA d’Apple. "L’iPad est de loin la meilleure manière pour les élèves d’expérimenter le web, l’email, les photos et la vidéo, et avec plus de 40 000 applications iPad disponibles, l’iPad transforme la façon dont les professeurs enseignent et dont les élèves étudient."
[Les enseignants sont donc plus réceptifs et soumis aux programmes d'Apple qu'aux programmes et directives de l'Education nationale et aux circulaires ministérielles !]

Le président socialiste fait sa pub
La première séance de dotation a été précédée d’une conférence de presse en présence de représentants de l’Education nationale et de ...François Hollande.
A la rentrée 2011, la région Languedoc-Roussillon généralisa le "cartable numérique", avec prêt de 32 000 ordinateurs à l'ensemble des élèves qui entreront en seconde sur son territoire, défavorisés ou nantis pour qui ils arrivent en doublon.
Les ordinateurs portables pourront être couplés au Pass junior version lycéen qui inclut un espace de stockage pour les manuels scolaires numériques, mais pas avant qu'un accord soit passé avec le marché de l'édition pour leur diffusion...
Coût de l'opération: près de 27 M d'euros en 2011 pour le fonctionnement du seul système scolaire numérique généralisé aux 87 lycées publics.

L'expérience des Bouches-du-Rhône est éloquente
Avec le noble souci de stimuler l’accès pour tous à l’informatique et à Internet dans les établissements scolaires et au domicile, 25 000 ordinateurs portables sont offerts par le CG - en don définitif - aux élèves de 4e, ainsi qu'une clé USB, chaque année depuis 2007.
Mais le vol en masse des ordinateurs a amené le Conseil Général à s'interroger. Ils étaient en fait revendus sur le terrain vague de la Porte d'Aix où se tenait un marché très haut en couleurs, avant le début des travaux pharaoniques de rhéabilitation entrepris par la mairie en 2011. Mais, quel que soit son coût, le "système D" à la française est une preuve d'intégration et la 'débrouillardise' n'est pas faite pour choquer le président PS Jean-Noël Guérini, mis en examen pour « prise illégale d'intérêts », « trafic d'influence » et « association de malfaiteurs », le 8 septembre dernier, à la dernière rentrée !
Faudra-t-il que le CG socialiste fasse le don d'ordinateurs aux prisons du département ?

Lien "pommequibrille.com" consacré à l'ipad et la pédagogie...

samedi 21 août 2010

Allocation de rentrée scolaire: des parents ne s'opposent pas aux bons d'achat

La FCPE n'est pas représentative de la majorité des parents

L 'A*P et Le Point ignorent une partie des parents d'élèves
La majorité des parents d'élèves n'est pas consultée.
L'idée du député UMP de l'Oise Edouard Courtial de remplacer l'allocation de rentrée scolaire par des bons, pour éviter que certaines familles l'utilisent à des achats d'écrans plats plutôt qu'aux fournitures scolaires ou aux vêtements des enfants scolarisés, comme le prévoit la loi, suscite de vives réactions de la part des intéressés qui ne sont pas nécessairement ceux qu'on croit ni pour des raisons avouables. La presse d'opposition s'est néanmpoins rangée du côté de l'illégalité en faisant barrage aux bons d'achat pour la rentrée scolaire et en encourageant les abus.

L'opposition et la presse dite impertinente se sont rangés derrière la FCPE

Les mères qui lisent Elle sont abusées
« Même son de cloche [d'hostilité aux bons d'achat] du côté DES associations de parents d’élèves. « C'est du contrôle des achats. On ne fait pas ça aux riches, on ne demande pas à ceux qui ont des déductions fiscales ce qu'ils font de leur argent », a réagi, toujours sur RTL, Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE ».

La FCPE est en fortement ancrée à gauche

Créée à la Libération par des enseignants - Henri Aigueperse, secrétaire général du SNI (Syndicat national des instituteurs) et d'Albert Bayet, président de la Ligue française de l'enseignement - elle reste dominée par des enseignants et liée à la galaxie d'organisations apparentées. Bien qu'elle s'en défende, la FCPE est en outre inféodée à la FSU, une fédération d'enseignants socialistes, communistes et trotskiste.

Nadine Morano a les honneurs d'une citation exempte d'insolence! Etrangement, cette presse engagée monte en épingle les réserves de la secrétaire d'Etat à la Famille, sur les bons d'achat, au prétexte qu'ils coûteraient trop cher pour "quelques abus marginaux" constatés. Ainsi, le PS villipende-t-il le train de vie de l'Elysée et stigmatise-t-il les ministres qui ne roulent pas leurs cigarettes, mais les démagogues ne considèrent pas que les dépenses publiques doivent également être assainies.


Défense de contrôler la destination de près de 30 millions d'euros

Le problème n'est pas nouveau: lire PaSiDupes
lien 2008
lien 2010

Les abus continuent en temps de crise
Un contrôle rigoureux de l'usage libre de l'ARS confirmerait ce que les Français ont tous déploré aux caisses des supermarchés: à la différence des responsables de la FCPE, les contribuables aimeraient que l'ARS ne soit pas détournée de son objectif scolaire.
Les parents qui s'inquiètent devant les micros de France Info (cf. PaSiDupes) que les associations sportives ou culturelles n'acceptent plus l'ARS sous la forme de bons d'achat découvrent le pot aux roses.
Outre que l'ARS n'est pas destinée à faire doublon avec les activités sportives scolaires, l'allocation est visiblement détournée vers la nébuleuse FSU.
Car la nébuleuse des associations de la FSU et du PS profitent indirectement de l'allocation, telle la Ligue de l'Enseignement.

La fédération dominante de parents est-elle représentative ?

Avec 300 000 adhérents, la presse qualifie la FCPE de première fédération, ce qui n'a aucun sens, car tout est relatif.

En effet la FCPE n'est pas représentative de l'ensemble des parents d 'élèves
, puisque tous les parents n'adhèrent pas à une fédération et qu'elle n'est pas non plus la seule fédération. La presse en découvrira d'ailleurs d'autres – la PEEP ou l'APEL - en fonction de la récupération ponctuelle qu'ils pourront en faire. Quand on ne méprise pas les minorités et qu'on revendique même leur représentation parlementaire, on n'omet d'ailleurs pas de citer toutes les 'fédérations', dont l'UNAAP
Créée en 1968, l’UNAAPE regroupe près de 500 associations autonomes locales. Elle se défend d’être une fédération, mais revendique son statut "d’union pluraliste, indépendante de toute idéologie, de tout mouvement politique, syndical et religieux".

Démonstration de l'intox médiatique: élections de janvier 2010

Nombre de parents votants
Premier degré : 4 417 347
Second degré : 2 066 998
Répartition des sièges
- Premier degré
listes de parents d’élèves non constituées en association : 56,47 % (- 0,03 %)
FCPE : 18,92 % (- 0,34 %)
listes d’associations locales non affiliées : 13,69 % (- 0,02 %)
listes d’union : 6,43 % (+ 6,43 %)
PEEP : 3,10 % (+ 0,44 %)
UNAAPE (Union nationale des associations autonomes de parents d’élèves) : 1,39 % (+ 0,45 %)
- Second degré
FCPE : 50,68 % (+ 0,35 %)
listes de parents d’élèves non constituées en association : 14,98 % (+ 0,50 %)
listes d’associations locales non affiliées : 14,91 % (+ 0,31 %)
PEEP : 11,50 % (- 0,99 %)
UNAAPE : 1,82 % (- 0,08 %)
Nota : Entre parenthèses, les variations par rapport aux élections 2008-2009.
Taux de participation
Premier degré : participation moyenne : 43,55 % (- 0,81%)
Second degré : participation moyenne : 25,40 % (- 0,9%)
Avec 50%, la FCPE ne représente guère que le quart des familles d'enfants scolarisés.
Les adhérents sont-ils libres et conscients d'être manipulés ?
Outre que les enseignants peuvent être accusés de "conflit d'intérêts", puisqu'ils distribuent eux-mêmes la littérature des fédérations pendant leurs cours et que leur propagande peut aisément orienter le vote final, l'identité des présidents successifs de la FCPE est révélatrice:
Jean Cornec (pendant 24 ans, de 1956 à 1980), fils d'instituteurs syndicalistes du SNI (SNU-ipp), fut membre de la revue La Révolution prolétarienne et fort actif au Comité national d'action laïque (CNAL);
Ses successeurs sont des enseignants:
Jean Andrieu, instituteur;
Jean-Pierre Mailles, militant UNSA éducation (ex-FEN), maître de conférence à Paris I;
Georges Dupon-Lahitt (1997-2006), enseignant-chercheur, membre du CESR d'Aquitaine;
Faride Hamana (2006-2008), professeur de sciences économiques et sociales dans l'enseignement agricole;

Les convergences entre FCPE et enseignants FSU sont naturellement politiques
La FCPE milite pour le grossissement des effectifs d'enseignants, l'ouverture ou le maintien de classes, ou pour le "service public" contre l'école privée, …) et défile systématiquement aux côtés de la FSU ou de RESF. Mais elle ne crée aucun problème à ce professeur qui, année après année, clame dans sa classe (exemple authentique) que les Rachid et autres Ahmed seront tous désormais pour lui des 'Mohamed' : il est syndiqué à la FSU...
Mais la FCPE soutient l'élève agresseur contre la professeure victime: lien PaSiDupes

Jean-Jacques Hazan (2008- ) est directeur de la restauration scolaire et, dans le XIIe arrondissement de Paris d'où il vient, le politiquement correct impose de 'restaurant scolaire' et non plus 'cantine'...
En cas de grève, ni cours, ni ramassage scolaire, ni cantine, avec l'assentiment de la FCPE
Le SNU-ipp perturbe l'évaluation scolaire dans le primaire: lien PaSiDupes
La marque du SNU-ipp pèse sur les programmes scolaires: lien PaSIDupes
La FSU, créatrice de psychoses: lien PaSiDupes
Les crèches en grève, c'est la FSU: lien PaSiDupes

La lutte des classes perdure

Jean-Jacques Hazan considère que
les contribuables n'ont pas à savoir où va leur argent et réagit à la proposition de substituer des bons d'achats à l'ARS trop souvent employée à des achats sans rapport aucun avec l'école: « C'est du contrôle des achats. On ne fait pas ça aux riches, on ne demande pas à ceux qui ont des déductions fiscales ce qu'ils font de leur argent ».

Or, bien que cette rentrée scolaire ne doive pas coûter plus cher que l’an passé et qu'au pire, l’augmentation ne soit que minime, si l’on en croit les associations familiales, JJ Hazan s'indigne: "En plus, cette idée est assez malvenue alors que l'ARS n'a pas augmenté d'un centime. La gratuité d'enseignement est constitutionnelle : que les députés se mêlent de cela, c'est-à-dire de comment distribuer partout livres et fournitures, et que ce soit vraiment gratuit", a-t-il ajouté. "On voit avec ce député que la réflexion sociale et celle sur la gratuité de l'école n'existent plus. Il faut les remettre dans le débat", a polémiqué Jean-Jacques Hazan.
Il faut donc rappeler que « les dépenses seront stables, selon les chiffres de l’Insee, les plus solides », souligne Dominique Marcilhacy, porte-parole de l’Union des familles en Europe.



L'enjeu n'est pas seulement social

Le social a bon dos
On a compris que l'ARS fait l'objet d'une récupération politicienne grossière. Mais il faut mettre en évidence les retombées indirectes de cette allocation.

Quelle est la part des 30 millions d'euros redistribuée aux associations satellites de la FSU ?
La MAE, ou la mutualité rose
« Versée par le gouvernement, l'ARS (allocation de rentrée scolaire) peut certes contribuer à l'entretien des militants de la MAE, mais les familles qui ne soutiennent pas la gauche ou peinent à faire face aux frais de rentrée peuvent -sans dommage- faire l'économie d'une dépense superfétatoire. » Article PaSiDupes de 2009: lien PaSiDupes

Lire l'article de PaSiDupes sur le prêt grâcieux de 'professeurs détachés' aux frais de la princesse: de quoi relativiser les dépenses de l'Elysée ? Lien PaSiDupes

L'école privée retrouve la parole et droit de cité
Les associations de parents d'élèves FCPE (enseignement public) et Apel (privé) ne sont pas plus enthousiastes. "D'abord, c'est du contrôle des achats. On ne fait pas ça aux riches, on ne demande pas à ceux qui ont des déductions fiscales ce qu'ils font de leur argent", a réagi, président de la FCPE, « première » fédération de parents du public.
En mal d'idées, les fédérations font en effet de la surenchère ce qui vaut à l'Apel de se faire instrumentaliser, avant d'être accablée.
Au micro de la radio RMC, la présidente de l'APEL, Béatrice Barraud, a fait une autre proposition : "Je préconiserais davantage que l'Education nationale fournisse à chaque élève à la rentrée une mallette avec les fournitures nécessaires. Là, en terme d'équité, on serait probablement beaucoup plus au point pour l'ensemble des enfants (...), plutôt que d'orienter une ARS vers telle ou telle enseigne via des bons d'achat". Et de préciser : "Je pense d'abord qu'il y aurait moins de gaspillage et puis ce serait un sacré service qui serait rendu par l'Education nationale aux familles, et une économie pour tout le monde", a-t-elle ajouté.
Hélas, l'expérience des Conseils généraux n'a pas servi...
Ils sont clairement plus riches qu'ils ne le prétendent et les opérations Ordina 13 (ou autres) ont été un gigantesque gaspi sur plusieurs années. Toutes les familles, nanties ou non, ont bénéficié d'une donation d'ordinateur avec clé USB !
Lire PaSiDupes: le scandale ordina 13 depuis 2006
Lire PaSiDupes: les régions ne sont pas dispensées de chasse au gaspillage
CG13: un collégien, un ordi
Lire PaSiDupes: depuis les élections les élus se lâchent

Une opposition malsaine

L'ARS a bien été versée le 19 août
Son montant n'augmente pas, mais le plafond de ressources annuelles des parents pour en bénéficier est relevé, passant pour une famille de deux enfants de 32.623 euros en 2009 à 33.536 euros cette année (+ 2,8 %).
A dépenser librement: téléviseurs pour la famille et cours de karaté pour les petits...
Avec la complicité d'une presse sans convictions et à la remorque de la tendance médiatique

La mission de la gauche d'opposition?

mardi 29 septembre 2009

Impôts locaux 2009: les élections passées, les élus se lâchent

Les électeurs doivent maintenant avaler la pillule

6,1% de hausse moyenne de la taxe d'habitation et de la taxe foncière

Le Tiers-Etat supporte les communes et les départements

Prévisibles, les hausses d'impôts locaux sont à l'heure au rendez-vous.
Les avis d'imposition arrivent en ce moment dans les boîtes aux lettres. Les ménages ont jusqu'au 15 octobre pour régler la note de la taxe foncière et jusqu'au 16 novembre pour celle de la taxe d'habitation.

Les élus locaux ne sont pas seuls responsables

Le montant de la taxe foncière et de la taxe d'habitation s'obtient en multipliant la valeur locative du logement, déterminée par l'administration fiscale, par un taux d'imposition. Or, cette valeur locative est majorée chaque année pour suivre l'inflation. Pour 2009, le gouvernement a fixé la barre à 2,5%. S'y ajoute une hausse des taux d'imposition de 3,6%, qui, elle, est du ressort des élus locaux. Quel échelon a été le plus vertueux en 2009 ? Les régions, qui n'ont relevé leurs taux que de 0,7% d'après la Direction générale des collectivités locales (DGCL). Mais les élections restent à venir...

Contrecoup des élections passées

Les communes et les intercommunalités ont voté des hausses de 2,7%.
Les départements demandent plus: 6,3%.

Les régions, quant à elles, n'ont qu'un appétit marginal dans la fiscalité locale : elles mangent à tous les râteliers départementaux et municipaux et ne captent à chaque fois que 9% de la taxe foncière, l'essentiel de cet impôt étant perçu par les communes et intercommunalités (62%) et les départements (29%). Quant à la taxe d'habitation, elle se partage entre l'échelon communal (67%) et le département (33%), deux collectivités qui ont la main lourde cette année.
Les maires et les conseillers généraux élus en 2008 «profitent» du début de mandat pour faire passer la pilule fiscale. À l'inverse, la sagesse des élus régionaux en 2009 s'explique largement par la perspective des élections en 2010.

Déficits interdits

Mais les cycles électoraux ne sont pas seuls en cause.

  • Les départements
    Le retournement de l'immobilier a fait chuter de 35% cette année les recettes des droits de mutation, les fameux «frais de notaire». Or, ces droits représentent 14% des recettes fiscales des départements, voire plus de 25% dans les Alpes-Maritimes, les Yvelines, les Hauts-de-Seine… Et les départements doivent en outre faire face à une hausse des dépenses sociales, du fait de la crise. Ce sont eux qui versent l'essentiel de l'aide sociale à l'enfance, de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et du RSA. Au total, les aides sociales absorbent 60% de leurs dépenses de fonctionnement des Conseils Généraux. «Comme toutes les collectivités, nous n'avons pas le droit d'avoir des budgets de fonctionnement en déficit. Pour boucler nos comptes, nous n'avons d'autres solutions qu'augmenter la fiscalité», se jus­tifie-t-on à l'Assemblée des départements de France (ADF).
    Il faut bien admettre aussi que l'ADF joue un rôle d' uniformisation. Les départements s'y alignent les uns sur les autres: tel anticipe les années de vaches maigres sur tel autre qui traverse une période difficile et ainsi la tendance est-elle à la hausse générale.
  • Les communes, qui perçoivent des droits de mutation et ont des dépenses sociales, mais dans une moindre mesure, ont pris les devants. «Et puis les élus, qui étaient inquiets de la réforme de la taxe professionnelle, ont pu vouloir sécuriser des recettes avec les impôts des ménages», ajoute Philippe Laurent, président de la commission des finances de l'Association des maires de France (AMF).

    Reste que les collectivités auraient aussi pu essayer de faire des économies sur leurs dépenses ordinaires et leur train de vie… Et les dépenses démagogiques, tels les apéritifs offerts par les mairies riches aux diverses catégories socio-professionnelles ou les ordinateurs distribués aux familles des élèves de collèges... (cf. Ordina13, par exemple)

  • Il faut bien payer la note un jour. Est-elle alors équitablement répartie?

    jeudi 22 janvier 2009

    PS : Aubry s’en prend à ses camarades francs tireurs

    Son opposition interne irrite la première secrétaire

    La première secrétaire du PS a des lendemains qui déchantent.
    Elle doit maintenant subir en interne le climat de haine et de guérilla que le parti a développé contre ses concurrents pendant les dernières campagnes électorales et encore aujourd'hui à l'Assemblée Nationale: un juste retour de bâton!

    La première secrétaire du PS a regretté qu'il y ait "encore quelques réfractaires" au sein du parti, déplorant les propos de François Rebsamen, sénateur-maire PS de Dijon. Ce proche de Sa Cynique Majesté Royal avait estimé hier que le "contre-plan de relance" socialiste ne présentait "aucune grande idée novatrice" et avait proposé un contre-projet intitulé "pacte d'union" Etat-Collectivités locales.

    Rebs piégé : il critique sans avoir lu

    "C'est exactement ce que nous proposons : un pacte de confiance entre l'Etat et les collectivités locales", lui a répondu la Ch’tite Aubry sur France Info. Un 'pacte de confiance'! Elle a de ces mots...
    Il faut "faire en sorte que l'Etat donne aux collectivités locales ce qu'il n'a pas donné depuis plusieurs mois en nous donnant des missions sans nous donner de financements", a-t-elle précisé.
    On savait que Frère Rebsamen ne sait pas compter (et il l'a admis en séance du conseil municipal de Dijon). Voilà que Martine découvre qu'il ne sait pas lire .

    L’opposition n’est pas crédible

    La réalité du terrain est bien différente. PaSiDupes a eu à connaître des projets prétentieux du maire socialiste d’Istres. Pour célébrer sa réélection après avoir été condamné et invalidé, François Bernardini est allé dresser un jet d’eau, le plus haut de France, sous des feux multicolores, dans un étang aux abords immédiats de la commune. Outre que cette érection monumentale soulève une question à la fois physiologique et psychologique de l’ordre intime de la compensation, il nous regarde en revanche de savoir comment il finance et le jet et ses illuminations inaugurés en grande pompe le 5 décembre dernier. Indépendamment de cette dispendieuse réalisation, les contribuables devront en effet subir une hausse annoncée de 13% des impôts locaux due au colossal endettement de la ville.

    Pour mémoire
    François Bernardini était devenu secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône avant d’être rattrapé dès 1995 par les « affaires »… En 2001, le PS lui refusa l’investiture à Istres, alors il déposa une liste dissidente, ce qui provoqua sa suspension puis son exclusion du PS, ainsi que celle de tous ses co-listiers.

    Comment les contribuables locaux tomberaient-ils dans le panneau du mauvais procès relancé par la larmoyante première secrétaire ? Ne voient-ils pas sur place comment le fruit de leur travail est dépensé par les collectivités locales, le plus souvent avec une démagogie écoeurante. Dans les Bouches-du-Rhône encore, PaSiDupes a déjà signalé la gabegie liée à Ordina13, une opération particulièrement répandue dans les départements socialistes mais qui est si peu pédagogiquement productive qu’elle a été assortie dans le 13 et par la grâce du généreux papa J-Noël Guérini en distribution gratuite de clés USB individuelles aux élèves de collège, en plus des ordinateurs mis à disposition définitive des parents.

    Martine Aubry est grotesque. Les Français qu’elle croit crédules se sentiront évidemment méprisés.

    jeudi 18 septembre 2008

    Sarkozy, un hyper président aux « bras ballants », selon l’amère Royal

    Hargne et injustice, le tout avec respect
    Vous avez peut-être manqué l’entretien de Jean-Jacques Bourdin sur RMC avec Désirdavenir Royal, le 19/9/2008.
  • Partie 1
    'En marge' mais 'au cœur du débat', le don d'ubiquité ?

    Sa Cynique Majesté Royal ne danse pas la 'valse des égaux'
    Etes-vous toujours candidate au poste de premier secrétaire : elle met la question de côté et la "gèle" à des fins personnelles. Elle évacue la question, car la situation du PS ne la préoccupe pas autant que la promotion du bouquin que Tourraine Alain (et non Marisol) écrit et qu’elle co-signe : ils y font ses propositions en marge du débat interne…
    Elle reste néanmoins un ‘acteur’ du débat, rencontre ‘individuellement’ les militants plutôt que ses collègues et peut donc apporter sa contribution et même faire des propositions car elle a une responsabilité particulière en tant que candidate battue.

    L’amère de Melle se réserve pour le débat de fond !
    Car elle reste nostalgique de l’époque de sa candidature à la présidentielle qui la place au-dessus de la mêlée et la différencie du commun des mortels... Sa responsabilité est de tirer vers le haut… Elle « montre l’exemple » !
    Son calcul politique est-il né de son impossibilité à réunir des partisans? Certes non ! Ses aigreurs apparentes sont (en vérité!) une exigence sur la façon de faire de la politique et le respect des militants.

    Mater dolorosa "Trahie par Hollande" ? ‘Moi je, moi, je…’ évacue, car elle est venue pour ne faire aucun commentaire : « moi, je ne veux pas de çà !»
    Arlette et Marie-Ségolène, même combat : Besancenot a donc du souci à se faire
    Comme la LCR, elle a quelque chose qui lui fait mal, tel le « pognon des grandes banques » qui grugent les « travailleuses, travailleurs» et c’est aussi la responsabilité des partis et des lobbys.
    Sarkozy reste là "les bras ballants" pendant que la crise financière internationale fait rage, et il ne fait pourtant rien que d’inventer des impôts nouveaux.
    C'est ce qu'elle appelle sa 'cohérence'.
  • Prime de 200 euros aux étudiants ? Des 'gadgets' ! Des 'gadgets', 200 euros, par mois? ‘On en a assez !’, brame-t-elle. Et en plus, elle n’aime pas le chocolat des médailles ! Sans 'maternalisme', la dame patronesse régionale donne en revanche 1000 euros et un ordi aux étudiants scientifiques: ce sont ses bonnes oeuvres, mais rien pour les lettreux et le technologique ? Est-ce égalitaire bien que quelque peu discriminatoire ? A noter que, dans les Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le papa Noël socialiste du coin, fait encore plus fort, avec un ordinateur portable à chaque famille de collégien et une clé USB à chaque élève... (lire PaSiDupes à ' Ordina 13 ')
    Darcos veut cesser de former les enseignants de la pré-maternelle au changement des couches. Le 'grand agrégé' mépriserait, selon elle, les instits, mais en fait c’est peut-être leur témoigner du respect que de leur proposer un emploi qui prend en compte leurs niveaux d’étude et de formation…

    VOIR et ECOUTER ce qu’en campagne la 'révolutionnaire' promet aux enseignants, avec respect, donc sans mépris aucun… 35 heures dans les établissements (ce qui fait pas mal de couches à changer), sans compter les 'devoirs' à la maison (préparations, corrections et formation) : la 'double journée pour tous, la parité hommes-femmes !
    (pub)

  • Partie 2
    Edvige
    : elle adresse un salut amical à la ministre Michèle Alliot-Marie et fustige le manque de 'fair play' du Président Sarkozy !
    Et Borloo et la fiscalité écologique : elle suggère d'aller au bout du processus d’industrie écologique.
  • Bonus malus : Borloo est dans le juste, mais elle réclame des règles et des moyens d’investiss comme une banque pour les PME, axée sur le développement écolo et des emplois
    L’aide au transport (remboursement de 200 euros par les entreprises) en baissant la fiscalité sur l’essence. Plafonner les niches fiscales ne lui suffit pas, il faut les supprimer pour en injecter le produit – moins 1000 euros
    Afghanistan
    Quitte à laisser le terrain aux taliban et à abandonner le pouvoir légitime Afghan aux islamistes, Sa Cynique Majesté Royal s'oppose à l'envoi de troupes supplémentaires, selon elle, "pour répondre à la demande de Bush" : elle préconise rien moins que le retrait complet , comme le signe d’une volonté d’autres moyens de rétablissement de la stabilité du pays, et un calendrier de retrait.
    Les moqueries la laissent de glace: elle les met au 'réfrigérateur' et affirme qu'elle incarne la chaleur humaine...
    "On vous aime ou on vous déteste", observe J.J. Bourdin. Réponse de l'anti-'bling-bling'? Un rendez-vous 'paillettes' à son prochain show du Zénith !
  • Questions :
    Aucune taxe n’a sa préférence, pas même écologique malgré son soutien au Grenelle de l'Environnement, car les Français sont « matraqués » et l'économie se porte aussi bien que possible, tout comme le dette publique. Il suffit de débloquer l'argent des riches; c'est pourtant simple. Arlette Laguiller lui a passé le flambeau et on murmure qu’elle est passée conseillère de Sa Cynique Majesté Royal, au côté de la camarade Sophie Bouchet-Petersen (lire PaSiDupes à ce nom). Mais vous n’êtes pas obligé de me croire, comme dit l’autre.
    LIRE et ECOUTER lien RMC
  • lundi 1 septembre 2008

    Abus d’aide sociale: écran plat et allocation de rentrée scolaire

    Partis et presse de gauche n’ont rien remarqué !
    Nous, Français moyens et lecteurs de PaSiDupes, aurons bientôt tous assisté à une scène pourtant devenue typique des abus de la rentrée scolaire, mais à laquelle ont échappé les syndicalistes et élus politiques de gauche ou autres vertueux de la gauche compassionnelle, tels que journalistes à LePost, au hasard !
    Il y a de cela déjà de nombreuses années, je me trouvais un jour dans un Flunch pour déjeuner, quand, devant moi à la caisse, une maman, suivie du compagnon et de leurs trois enfants, tendit un bon en paiement du repas de … gâteaux. La caissière au SMIC sourcilla et refusa le bon. La famille se ligua et l’employée dut appeler son supérieur. Celui-ci fit valoir qu’il ne pouvait accepter à la cafeteria un bon d’aide sociale de la mairie, destiné à l’achat de fournitures scolaires. J’en parlai ensuite à une collègue de travail qui, des éclairs au chocolatdans les yeux s’indigna que de pauvres travailleurs ne puissent pas se payer de la pâtisserie aux frais de la mairie et de l’impôt local : c’était pour elle un droit légitime de choisir entre religieuse au café et feutres fluo rouges, roses ou verts.

    Or, en cette rentrée 2008, un homme au contact de la réalité a mis les pieds dans le plateau. D’une part, il n’est pas coupé de ses électeurs et, d’autre part, il ne craint pas de se faire descendre par les compassionnels institutionnels. Il s’agit donc d’un élu de droite, le député UMP de l’Oise. Edouard Courtial estime que l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) est mal utilisée par certains parents, servant plutôt à acheter "un écran plat" que le cartable annuel. Il compte déposer un amendement en faveur d'un système de "chèques achats", puisque l'ARS est "détournée pour des achats pour la famille".
    Il faut bien dire que ce détournement de solidarité nationale est institutionnalisé depuis plusieurs années par des Conseil généraux qui se plaignent de l’accroissement de leurs charges, mais distribuent des ordinateurs portables à toutes les familles, riches et pauvres, égalitairement et indistinctement, des collégiens scolarisés pour leurs recherches à la maison (Lire les articles de PaSiDupes au libellé 'Ordina 13', ci-dessous). Chaque élève se voit offrir une clé USB pour remettre ses devoirs à ses professeurs. Sachant que par ailleurs la plupart des collèges sont dotés par les conseils généraux d’un double jeu de livres scolaires qui permet d’en laisser un à la maison, on comprend que les contribuables trouvent leurs impôts plus lourds que le cartable des gosses, quoi qu’en dise la FCPE qui d’ici un mois va derechef se lancer dans la même campagne douteuse du poids des cartables. D’autant que la télévision nous montre Gilles Moindrot, le pédagogue syndicaliste, secrétaire général du SNUipp-FSU, le sac à dos fixé à la mode adolescente par une seule bretelle : l’exemple vient des maîtres de la gauche…

    Les duettistes de la FCPE et du SNUipp-FSU n’ont pas fait le même constat que le député !

    "Il semblerait que certains distributeurs d'électroménager enregistrent des pics de vente d'écrans plats au moment de la rentrée", révèle Edouard Courtial qui assure même avoir, comme nous, "entendu récemment quelqu'un dire : 'on s'offrira une télé quand on aura touché l'ARS !'" Mais ça peut être le premier acompte de la BM... Il doit, comme les Ségollande, entendre des voix (Lire encore PaSiDupes au sujet de l'université d'été du PS, par exemple), mais alors, nous sommes quelques-uns dans ce cas, et le Sonotone va peut-être connaître à son tour un pic de vente dans son Centre-audition de la Rue de Solférino…
    "L'ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat", selon le député, qui préconise ainsi de remplacer la somme d'argent versée aux familles ayant droit à l'ARS par des "chèques achats rentrée scolaire".

    Des "chèques achats rentrée scolaire" pour "ce qui est utile"
    Le jeune député UMP préconise l’envoi de « chèques achats rentrée scolaire » plutôt qu’un « simple virement » par les caisses d’allocations familiales. Ces chèques seraient délivrés sous la forme de "bons d'achat" qui ne permettraient d'acheter que « ce qui est utile à une rentrée scolaire » : n’est-ce pas plus moral et respectueux de la volonté du législateur? Mais on peut préférer les dérives de républiques bananières….
    L’idée serait que « dès la rentrée 2009… des agréments seraient donnés à certains distributeurs ou petits détaillants acceptant ce mode de paiement [les bons d’achats]. Ceux-ci les renverraient ensuite à l’Etat qui les rembourserait sous forme de numéraire. Parallèlement, le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué. »

    « Il est anormal que des enfants débarquent avec des bouts de cahiers et des cartables défoncés », clame le député à la satisfaction des élus de gauche qui ne disent pourtant mot. Car le malicieux a observé que les défavorisés en questions, « disposent, à la maison, d'une Playstation toute neuve".
    Le député ajoute que, dans le même temps, "le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué". Edouard Courtial voit dans cette mesure la preuve d'un changement de paradigme avec l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.

    Contre la société de consommation, mais pour le cartable neuf annuel
    LePost s’est encore laissé aller à la facilité de la dénonciation . Voici sa version tendancieuse au ton qui pue la démagogie :
    Pour le député UMP de l’Oise, la réponse est non !
    Dans un entretien au journal Le Parisien Dimanche, il a estimé que « l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) est "détournée pour des achats pour la famille ».
    Il ne veut pas que cela serve à acheter un écran plat !
    …"il semblerait que certains distributeurs d'électroménager enregistrent des pics de vente d'écrans plats au moment de la rentrée"…
    …"L'ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat"…
    Alors, il a une idée…
    Il va déposer un amendement à la session d’automne pour que l’ARS soit remplacée par des « chèques achats » !
    Evidemment, ce serait des bons d’achat qui ne permettraient d'acheter que "ce qui est utile à une rentrée scolaire ».
    Il semble ne pas apprécier non plus que certains enfants achètent une Playstation et négligent les fournitures scolaires et les cartables.
    La réforme qu’il propose serait même dans la lignée de celle du « du contrôle des chômeurs »…
    On voit bien ainsi que ce jeune député cherche à faire des économies plutôt chez ceux qui sont en bas de l’échelle sociale ! Il doit bien y avoir d’autres secteurs qui rapporteraient plus !

    Dans la même veine, Karine Lemarchand faisait sa rentrée ce matin dans Les Maternelles sur France 5. La présentatrice traîne toujours un pesant cartable en cuir bouilli et n’est toujours pas mieux inspirée. Parmi les poncifs préférés de l’émission (sexisme, racisme et populisme), elle a repiqué aux inégalités sociales. Ce qui est étrange et, pourquoi ne pas le dire, incohérent, c’est qu’elle a dodeliné de la tête, l’œil humide, pour s’exclamer en signe de désapprobation: « Quand on ne peut pas s’acheter trop de choses ! » « S’acheter » et « plein de choses » (c’est le sens de ‘trop’), c’est la revendication du lundi. Mais la critique du mardi sera les exigences des profs en matériel scolaire inutile et celle du jeudi la société de consommation. Une maman invitée pour sa bonne maîtrise des fournitures scolaires de ses enfants achète toutefois? non pas descrayons, mais des... 'Criterium' !
    L’émission de vendredi sera-t-elle consacrée au pouvoir d’achat ?

    3 millions de foyers modestes viennent de toucher l’ARS.
    Mais le député UMP entend bien « jeter un pavé dans la mare» et le marigot de la gauche s’émeut que, pour Edouard Courtial, l’allocation de rentrée scolaire ne puisse profiter qu’aux enfants scolarisés pour leurs besoins strictement scolaires. Le jeune parlementaire de 35 ans déposera, au début du mois de novembre, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale discuté alors à l’Assemblée.
    Il est temps d'assainir l’ARS, quitte à mécontenter ceux qui détournent l’allocation depuis toujours, et de contractualiser l’aide sociale en France, évidemment nécessaire.


    Mais non au renouvellement du cartable et des vêtements de ville chaque année aux frais de la princesse ARS.
    Que cessent ces ABUS DE BIENS SOCIAUX-là !

    lundi 28 avril 2008

    Mouvement lycéen: presse et syndicat désinforment

    Manifestations de lycéens : une contestation rituelle et idéologique
    Mardi 15 Avril [2008], les lycéens ont manifesté pour la cinquième fois en deux semaines, réunissant à chaque fois plusieurs milliers de personnes. Ils protestent contre l’annonce par le Ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, de la suppression de 11 200 postes d’enseignants [NON ! ne pas confondre postes d'enseignants et postes dans l'ensemble de l'Education Nationale!...] dans les lycées [et collèges] à la rentrée prochaine. Les principales organisations lycéennes, l'Union nationale lycéenne (UNL) et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) sont à l’initiative de ce mouvement. Depuis ils ont été rejoints avec enthousiasme par les syndicats d’enseignants, FSU en tête [qui jusque là tiraient sournoisement les ficelles sans risque de retenues salariales...], et par des organisations de parents d’élèves .


    Dans les médias ce conflit se présente comme une bataille d’arguments, souvent numériques [et encore plus souvent sous forme de slogans réducteurs et de mensonges]. Xavier Darcos insiste sur la baisse du nombre de lycéens, que personne ne conteste [1] [mais que les syndicats et la presse occultent]: 19 000 élèves de moins dans le second degré en 2007, un nombre en baisse constante depuis 1994. Il souhaite en profiter pour faire des économies dans un ministère qui représente 22% du budget de l’Etat français [le plus lourd en Europe]: 120 Milliards d’euros en 2007 [2] selon le site officiel du ministère, ce qui représente le premier budget de l’Etat. Le site se félicite même d’avoir un budget en hausse continuelle (+1,32% en 2007) et ajoute que le budget a été multiplié par 1,8 en euros constants depuis 1980.

    Les lycéens quant à eux réclament plus de professeurs en croyant ainsi améliorer la qualité de l’enseignement dispensé [c'est mobilisateur, mais trompeur, puisque la loi a déjà été votée par le Parlement]. Ils soulignent ensuite le renversement de tendance démographique qui fait qu’actuellement le nombre d’élèves en primaire augmente et au collège l’augmentation devrait avoir lieu à la rentrée 2008 [précisément!], ce qui se répercutera inévitablement au lycée. Enfin les organisations syndicales s’inquiètent de la réduction des débouchés pour les professeurs en formation.
    Hélas cette bataille d’arguments est tout à fait stérile et occulte les vraies questions posées par cette mesurette.
    Le premier élément dont on ne parle jamais est le plaisir évident que les lycéens prennent à descendre dans la rue. Entre suivre des cours comme tous les jours et descendre avec ses copains et copines dans la rue en chantant et en faisant la fête, le choix est vite fait pour le lycéen lambda (mais on notera que si le lycéen rate volontiers les cours, aucune manifestation n’a eu lieu le week-end ou dans les académies actuellement en vacances) [Les profs qui les encadrent seraient-ils également en vacances?]. Ajoutez à cela les discours des syndicats de lycéens [et leurs professeurs syndiqués et militant pendant leurs heures de service...] exhortant leurs camarades à entrer en résistance contre la casse de notre beau système et vous obtenez des lycéens gonflés à bloc, partagés entre le plaisir de manifester et la sensation d’être utiles au reste de la société en luttant pour la préservation du système [tout en écrivant une page d'histoire... Voyez-les chercher les objectifs des photographes!]. Chaque mouvement social dégage un romantisme qui attire très fortement les lycéens [en révolte contre leurs nullités de parents qui font des heures sup pour leur bien-être], majoritairement de gauche [car c'est aussi l'âge de la révolte contre la société: du pain béni un filon pour les extrémistes !]. Enfin les lycéens savent parfaitement que pas un seul gouvernement depuis des décennies n’a su résister aux démonstrations de force syndicales. Dans ces conditions ils auraient tort de se priver ! Faire chuter une réforme, ou mieux, un ministre, est devenu un véritable rite de passage pour chaque génération de lycéens imprégnés malgré eux de pensée socialiste.
    Deuxièmement l’échec du système d’éducation public, « gratuit », et centralisé. Cet échec peut se mesurer de différentes manières. Que ce soit l’illettrisme qui atteint 9 % de la population contre moins de 8% à la fin du dix-neuvième siècle
    [3] [au temps des 'hussards de la république'], , ou encore les efforts déployés par les parents de tous les milieux sociaux qui se battent pour inscrire leurs enfants dans les lycées publics les plus réputés ou tout simplement dans des établissements privés [pour preuve de la bonne presse de l'enseignement public mais aussi ... laïc et idéologique !] . Ou enfin la violence qui ne cesse d’augmenter, le climat général qui se dégrade et le manque de moyens alors que le budget augmente [au rythme des 'classes vertes' ou 'de neige', car l'école est aussi 'centre aéré', en doublon!]. Comme partout et en tous temps l’argent public est mal dépensé, car il n’y a aucun impératif d’efficacité [les pédagogues ne sont ni de froids gestionnaires, ni de viles comptables]. L’argument qui consiste à dire que l’éducation serait forcément déficitaire est faux. Le déficit étant bien financé par ailleurs, au total on ne peut pas dépenser plus que ce que l’on a. Une bonne gestion des ressources matérielles, des effectifs, et une meilleure adéquation des programmes avec les besoins de formation permettraient de rendre l’éducation parfaitement rentable. C’est pourquoi il est urgent d’instaurer la concurrence dans le système scolaire en France. Pour que chaque établissement puisse déterminer de façon autonome ses besoins en professeurs et en matériel tout en optimisant la réussite des élèves, et donc son propre succès. Pour un enseignement non politisé, ne dépendant plus de l’idéologie des professeurs tout puissants, mais plutôt pragmatique et adapté aux besoins réels de la société.

    Il est impératif d’instaurer une réelle concurrence entre établissements : c’est le seul moyen de les pousser à obtenir de meilleurs résultats et à satisfaire la demande légitime des parents en matière d’éducation de leur enfant. Aujourd’hui l’Etat enseigne naturellement aux enfants ce qui lui est favorable : obéissance fiscale pour « l’intérêt général », défense inconditionnelle des systèmes publics de santé et de retraite pourtant en faillite depuis longtemps, mise en valeur du rôle de l’Etat dans l’histoire, etc. Mis en concurrence, les établissements les plus mal réputés voyant fuir leurs élèves se verront obligés de se remettre en question et de fournir une éducation au niveau de l’attente des élèves et de leurs parents [et de la société]. Par ailleurs chacun reconnaît qu’il n’existe pas de méthode de gestion uniformément applicable à tous les lycées, mais qu’au contraire la liberté pour un lycée de se gérer lui-même conduirait à une meilleure prise en compte des spécificités [et l'Ecole serait assurément 'investie' par les professeurs-militants syndicalistes: nous observons déjà l'omniprésence des collectivités territoriales, les mairies dans les écoles primaires et les Conseils Généraux (LIRE les articles PaSiDupes libellés 'ordina 13') dans les collèges, qui tiennent l'Ecole par le biais des crédits et subventions et par le militantisme d'enseignants élus ou engagés, qui tiennent la communauté éducative sous leur coupe] .

    Et que feraient alors les parents n’ayant pas les moyens d’inscrire leur enfant dans un établissement privé ? Liberté Chérie propose le système des chèques éducation (
    voir notre argumentaire « Enseignement » ) : une aide de l’Etat utilisable seulement pour des dépenses de scolarité. Ainsi l’accès à l’éducation serait garanti, mais chacun pourrait mesurer le coût des dépenses éducatives dans un système libre. Car faire croire que l’éducation est gratuite est un mensonge éhonté [même les retraités financent par l'impôt]. Chaque lycéen coûte en moyenne 10 140 euros par an. Cette somme est intégralement payée par les parents via l’impôt et l’endettement de l’Etat. Mais noyées dans la masse des prélèvements obligatoires dont personne ne connaît la destination, ces dépenses passent inaperçues et trop de Français croient encore que l’éducation est gratuite parce que l’Etat l’a décidé. Ils en payent pourtant jusqu’au dernier centime [quand ils participent aux frais de sortie en séance de cinéma ou de théâtre -éducatif et populaire- sur les heures de cours, ils contribuent aussi aux heures non faites d'enseignement] . La situation risque d’empirer en attendant une prise de conscience suivie de véritables réformes, débarrassées de l’éternelle peur de fâcher les syndicats et autres professionnels de la banderole et du haut-parleur [mégaphone].
    Par Pierre Schweitzer, le 16/04/08

    [1] http://media.education.gouv.fr/file/82/0/5820.pdf
    [2] http://media.education.gouv.fr/file/97/1/20971.pdf
    [3] Jean-Pierre Pélissier et Danièle Rébaudo, « Une approche de l’illettrisme en France », Histoire et mesure, XIX - N° 1/2 - Varia, mis en ligne le 15 juin 2007, référence du 16 avril 2008, disponible sur : http://histoiremesure.revues.org/document816.html.

    lundi 17 mars 2008

    Incinérateur de Marseille à Fos-sur-Mer : Guérini n’en veut pas

    Pourtant, les Guérini sont des as du nettoyage
    "Après avoir « toiletté » les fichiers des adhérents du PS des Bouches-du-Rhône, en 2000, Jean-Noël Guérini s'est attaqué aux fraudeurs du RMI sitôt que la loi de décentralisation le lui a permis. C'est, avec le plan Ordina 13 (un ordinateur portable pour chaque élève de quatrième et de troisième (LIRE plutôt PaSiDupes pour apprécier la réalité du terrain), l'une de ses plus grandes réussites, inégalée pour le moment dans l'Hexagone : de 71 000, en 2004, les RMIstes ne sont plus que 55 000 aujourd'hui (dont 40 000 à Marseille). Ce qui représente encore la bagatelle de quelque 400 millions d'euros d'allocations. Fait méconnu : de 1990 à 1995, Jean-Noël Guérini a été salarié d'une filiale de la Générale des eaux (devenue Vivendi), comme attaché de direction de la Sarp. Cette société s'occupait de l'élimination de déchets toxiques, notamment en Italie, où il se rendait tous les deux mois.
    Une spécialité familiale, semble-t-il, car son frère cadet, Alexandre, personnage craint dans les milieux socialistes du cru, est aujourd'hui à la tête d'une entreprise de traitement de déchets, qui exploite une décharge située à Vautubière. Détail amusant, ce dernier, par ailleurs éleveur de chevaux - classé 55e au palmarès national, en 2006, juste devant François Bayrou - a remporté quelques succès sur les champs de courses avec Lord du Sud, fils de... Marseillaise." (d’après L’Express)
    Vous pariez qu'il n'aime pas les riches?...

    vendredi 14 mars 2008

    A Marseille, Guérini, c'est le clientélisme

    Guérini régale aux frais de la collectivité
    Pour lui, tout homme à un prix.
    Depuis son richissime Conseil général, il arrose,
    mais ce n'est pas le logement social qui pousse !
    Guérini , c'est l'oncle d'Amérique des électeurs des Bouches du Rhône,
    voire même le parrain des socialistes.
    Même ceux qui ne peuvent le voir, ni en photo, ni au naturel, le recoivent à la maison: on tombe sur son portrait à chaque page du Magazine de la région: on ne peut lui échapper !
    PaSiDupes a déjà révélé que
    - le Président du Conseil général invite facilement au CG pour de copieux buffets (le dernier à la veille du 1er tour à l'occasion de la Journée internationale de la Femme);
    - ou que les collégiens sont informatisés jusqu'aux dents (opération Ordina 13): ordinateur à la maison fourni à toutes les familles, sans distinction de ressources, et les ados ont reçu des clés USB du Père Jean-Noël, cette année justement...
    Nous pouvons ajouter que lorsque les Men in Black du Conseil général débarquent dans les collèges, les profs ne sont plus maîtres de leur enseignement, outre que ces 'missi dominici' sont hautains.
    La vaste salle de spectacle marseillaise, le Dôme, possède un carré VIP, réservé au personnel du Conseil général et aux amis du CG: ce large espace reste longtemps vide et se peuple d'individus d'une espèce supérieure au regard toisant la masse. D'après nos sources, on n'y sert pas le champagne...
    Nous avons aussi appris par nos amis lecteurs que dans le premier secteur, où Mennucci se présente, les passants ont eu droit à une distribution de cadeaux, à l'aveugle: ratissage extra large !
    Un rateau le 16 mars est la réponse adéquate au ratissage...
    Les Marseillais sont-ils tous des africains du 19° siècle que la gauche leur achète avec de la verroterie: les électeurs peuvent exiger d'eux la repentance coloniale et les sanctionner dimanche...
    VOIR et ENTENDRE pour en savoir plus:
    Et qu'écrit L'Express en décembre 2007 à son sujet?
    "Fidèle à la culture méditerranéenne et aux délices de la vie politique marseillaise, Jean-Noël Guérini s'est aussi préoccupé de tisser ses réseaux. Et de s'adonner au clientélisme le plus classique. Il faut dire qu'avec un budget de 2 milliards d'euros en 2007, le conseil général, l'un des plus riches de France, peut se montrer généreux. D'autant que sa gestion, plutôt prudente, lui donne de substantielles marges de manœuvre. Pas moins de 136 millions d'euros sont ainsi distribués aux communes du département, souvent à travers des contrats d'objectifs. De quoi s'attirer la reconnaissance de nombreux édiles, de gauche et de droite, de leurs électeurs et d'entrepreneurs heureux bénéficiaires des chantiers engagés. On comprend pourquoi le président Guérini fut ovationné lors de la dernière assemblée générale du BTP du département.
    L'équité dans la répartition des mannes du conseil général est toutefois vivement contestée par certains élus. Tel Jean Bonfillon, maire (divers droite) de Fuveau, qui s'étonne que sa commune ait reçu, en 2006, le même montant de subventions (100 000 euros) que l'association locale des Amis de l'instruction laïque [AIL], relais zélé du Conseil général. Saintes-Maries-de-la-Mer et Roquevaire, mairies UMP, seraient aussi «punies» par le président du Conseil général. Sans oublier Venelles, qui ne disposerait plus d'aucune aide du département, et Marseille, dont les édiles de droite dénoncent l'aumône que le conseil général consentirait à la municipalité. «Guérini fonctionne assez au feeling avec les élus locaux, note un conseiller UMP. Il peut donc manifester de l'ostracisme envers certains, même à gauche.» L'homme semble être plutôt rancunier. Il n'a, en particulier, pas encore digéré le redécoupage de certains cantons, en 2004, qui nourrit, à l'époque, bien des espoirs de conquête à droite. «On a voulu m'abattre! s'indigne théâtralement ce personnage aux accents pagnolesques, mais je me suis battu et mes adversaires ont subi une lourde défaite.» Reste que, «depuis, confie sa camarade en corsitude Maryse Joissains-Masini, maire (UMP?, réélue) d'Aix-en-Provence, les financements sont plus durs à obtenir. Mais la fêlure se colmate».
    Une France plus 'juste'?...

    jeudi 13 mars 2008

    Municipale à Marseille : bipartisme au sein même du MoDem...

    Des candidats orange refusent d’avaler les pépins
    Le MoDem marseillais connaît depuis hier un début de fronde, après l'accord conclu dans leur dos entre son chef de file, Jean-Luc Bennahmias, et le candidat socialiste Jean-Noël Guérini. Une demi-douzaine de candidats marseillais du MoDem –pour l’heure- se sont réunis hier pour dénoncer « le manque de démocratie » dans ce choix stratégique. Il faut pourtant être innocents pour s’étonner de méthodes anti-démocratiques locales, puisque, par son autoritarisme, Bayrou a déjà fait éclater l’UDF et fuir les membres éclairés qui refusaient d’être manipulés comme les petits chevaux de son haras.
    Ainsi, Otmane Aziz, un candidat orange de la diversité, en 3° position sur la liste du 1er secteur du camarade ex-trotskiste et ex-Verts mais encore MoDem, Jean-Luc Bennahmias, se plaint d'avoir été sacrifié par cette tête de liste et demande le respect des promesses d'avant le premier tour...
    A défaut d'une logique concertation locale (à défaut d'accord national), « On a essayé d'informer les militants, mais à un moment donné il faut trancher, riposte un proche de Jean-Luc Bennahmias! Et c'est le chef de file, investi par François Bayrou, qui a tranché. » Même chef, même petit chef... Le "débat participatif" n'est pas pratiqué non plus au MoDem: un point commun avec le PS. Les frondeurs –laissés pour compte- réclamaient hier une réunion exceptionnelle du bureau du MoDem 13 pour « ne donner officiellement aucune consigne de vote pour le second tour ». Mais c'est Jean-Noël Guérini qui décide au MoDem et il n'a pas accordé ne serait-ce qu'une mandarine au candidat issu de la diversité. C'est déjà ce que font les socialistes de leurs "divers issus de l'immigration" au PS...

    Les électeurs du MoDem risquent de trouver que le pouvoir d’achat de Guérini les écrase, sans que n’aient augmenté les prix des matières premières agricoles (comme l’orange).
    Veulent-ils vraiment avoir dimanche soir un goût d'orange amère à la bouche ?
    Guérini achète tout.
    Ainsi, les femmes invitées et nourries au Conseil Général pour la Journée internationale de la Femme se sont vues offrir -aux frais des contribuables territoriaux- ... des chaises longues !
    Depuis des années, il achète le vote populaire avec des ordinateurs destinés à rester à la maison et, depuis cette année à l'occasion des municipales, ... des clés USB pour les collégiens: LISEZ PaSiDupes en cliquant sur le libellé Ordina 13 ( ou ICI).

    lundi 8 octobre 2007

    La FCPE et l’intox de la pesée des cartables

    La fédération prépare les élections des représentants de parents d’élèves !
    La FCPE se soucie-t-elle vraiment du poids des cartables ? Pourquoi ce retour d’intérêt pour le poids des cartables de nos enfants ? Tout ce volume médiatique -plus de 30 jours après la rentrée- a seule fin d’arriver en tête des élections de représentants de parents d’élèves !
    Les élections des représentants des parents d'élèves au conseil d'école et au conseil d'administration des établissements du second degré ont lieu en 2007 le vendredi 12 ou le samedi 13 octobre. N’est-ce pas une coïncidence que la FCPE se penche sur les scolioses de nos petits et de nos grands, avant cette date, plutôt qu’après ?
    La date du scrutin est annoncée. Elle est ensuite choisie, entre ces deux jours, par la commission électorale dans le premier degré et par le chef d'établissement dans le second degré. La date de l’ouverture de la campagne de la FCPE anticipe logiquement le scrutin.
    D’autres fédérations existent qui ne tombent pas dans ces méthodes cousues de fil blanc : c’est la différence entre la pudeur et la démagogie. La fédération de gauche a fait son choix de berner les parents et ce n’est qu’un début… Comment s’y prend-elle ?

    La FCPE, fédération de parents d'élèves de l'enseignement public est très marquée à gauche.
    Elle est à l’origine une émanation du SNIuipp et de la FSU et ses membres sont encadrés par des parents-profs… La FSU sera la seule fédération de fonctionnaires à tenter de mobiliser ses professeurs, le 18 octobre, avec la CGT. Elle défendra les régimes spéciaux de retraites, alors que les retraites de professeurs ont déjà été alignées sur le privé et qu’elle n’a donc pas su défendre leurs intérêts ! Elle compte donc participer à cette journée de grève, renouvelable : combien de cours vont encore sauter ? Mais ça ne suffit pas.
    La FCPE organise depuis ce 8 octobre et jusqu'au 20 octobre "la quinzaine de pesée des cartables" pour "alerter" l'ensemble de la communauté éducative sur le "danger des cartables trop lourds". Rien de nouveau. Il suffit d’observer que les élections de parents d’élèves auront lieu pendant la campagne de la FCPE… Le procédé est-il équitable ?
    Depuis lundi, des parents membres de la FCPE sont appelés à peser les élèves de CM2, 6e et 5e, de manière anonyme, et sans contrôle ! Ils remplissent une fiche indiquant le poids de l'élève, et celui de son cartable, pour démontrer que les enfants transportent un lourd matériel scolaire sur le dos toute la journée. On sait par avance ce qu’il faut démontrer… Et ce, alors qu'une note ministérielle d'octobre 1995 stipule que le cartable ne doit pas dépasser 10% du poids de l'élève. Sachant que de nombreux profs, qui ne respectent pas cette circulaire, sont aussi des parents et des représentants de parents d’élèves de la FCPE, la boucle est bouclée ! Encore de l’esbroufe et de la propagande.
    Cette directive "n'est pas respectée", dénonce pourtant la FCPE, qui souhaite, par cette opération, pointer tous les autres partenaires: "les pouvoirs publics de l'Education nationale, de la Santé, les collectivités territoriales et l'ensemble des interlocuteurs concernés, éditeurs, équipe pédagogique, parents et élèves pour qu'ils prennent la mesure du danger des cartables trop lourds". La FCPE souhaite avant tout se faire un coup de pub, obtenir un bon score aux élections et recevoir des subventions de l’Etat. Il faut bien vivre, et tant pis si c’est sur le dos des enfants…
    "Le poids du cartable, le mauvais port de charge, les mauvaises sollicitations de la colonne sont les facteurs responsables du mal de dos", rappelle la FCPE qui réclame "un projet de santé publique". Les cartables ne sont pourtant pas le seul facteur, mais la FCPE n’est pas dans une logique médicale de vérité.
    La Fédération des conseils de parents d'élèves demande la création d'"une commission interministérielle entre les ministères de la Santé et de l'Education" et le fait "de la doter de moyens pour mettre en place un programme d'éducation vertébrale dans l'intérêt de tous".
    Il est vrai que les cartables sont lourds, mais la FCPE n’est pas en position de responsabiliser les parents au moment des élections. Si ses intentions étaient pures et sa volonté de pédagogie plus évidente, elle n’occulterait pas certaines réalités où la politique n’a rien à voir, malgré sa tentative de politisation.
    Que les parents apprennent à leurs enfants à ‘faire’ leurs cartables. Qu’ils veillent à ce que ceux-ci soient refaits chaque soir et non pas alourdis chaque jour davantage d’éléments devenus inutiles. Sans parler des objets personnels sans rapport aucun avec les cours. Et nous ne mentionnons pas les battes de baseball…
    La FCPE déplace les responsabilités et demande à l’Etat de faire ce qu’elle ne consent pas à pratiquer elle-même: informer et éduquer les parents pourrait être du ressort des fédérations de parents d'élèves. Mais il est plus facile de militer, dénoncer, rendre le ministre responsable et d’affirmer que la question doit "être mise à l'ordre du jour du premier conseil d'administration ou d'école".

    La fédération de gauche propose plusieurs mesures poudre au yeux, comme "une concertation entre parents et enseignants pour l'achat de matériel scolaire adéquat. Ce qui existe déjà, mais la FCPE veut ignorer qu’au final les parents achètent ce que veulent leurs enfants ! La fédération demande aussi plus de cohérence : que le matériel scolaire ne soit pas redondant d'une matière à l'autre", alors que, pendant plusieurs semaines, les collégiens bourrent leurs classeurs de feuilles au maximum de leurs capacités. Une vraie fausse idée. Elle réclame aussi des mesures locales "pour réduire le poids des cartables qui devront être contrôlés par l'établissement avant chaque rentrée scolaire". Vérifier les cartables avant la rentrée scolaire, ça veut dire faire rentrer les enfants avant la rentrée scolaire, et leurs parents avec ?... Très drôle!
    De plus, les parents de gauche ne mentionnent pas l’existence depuis plusieurs années déjà, d’une part de casiers individuels pour éviter le transport de matériels, et, d’autre part, de jeux de livres distribués par les professeurs dans les petites classes et relevés en fin de cours. Pas de transports de livres lourds, par conséquent. Le rappeler serait honnête.
    Enfin, de nombreux Conseils généraux offrent (ou offriront), d’une part des ordinateurs portables qui resteront à la maison, dans le but inavoué de faciliter l’accès incertain des parents à l’informatique, et, d’autre part, des clés pour charger des documents scolaires et les devoirs à faire à la maison. Quel est le poids d’une clé USB? Logiquement, le poids du cartable n’est-il pas déjà considérablement allégé? S’il reste lourd, les parents pourraient sans doute apporter leur contribution à la protection des dos juvéniles en consacrant davantage de temps à l'éducation de leurs gosses…
    Une bizarrerie subsiste pourtant, qui en dit long sur les intentions cachées de la gauche.
    Vous trouverez de vous-même la raison pour laquelle la distribution des clés et des ordinateurs n’a pas encore eu lieu, ou commence seulement et lentement, pour probablement s’achever après le … 13 octobre !