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mardi 18 août 2015

L'allocation de rentrée scolaire (ARS) n'est pas revalorisée en 2015

Combien vos enfants vous rapporteront-ils 

Le versement de l'allocation de rentrée scolaire (ARS) doit commencer à partir de ce mardi. 

Un cartable par an et
toute transmission au puîné interdite 
Les bénéficiaires ne pourront pas compter cette année sur une augmentation du montant de l'allocation de rentrée scolaire. Plus de 3 millions de familles sont concernées. Des baskets pour frimer dans la rue, mais à ménager en sport, un blouson ou jeans de marque, la calculette dernier cri pour contourner l'apprentissage de la table de multiplication, un dictionnaire anglais-français pour conforter l'idée fausse qu'une langue est une simple suite de mots, mais pas de dictionnaire de latin depuis cette année !... Il faut d'ailleurs être un journaliste de plus de cinquante ans (éventuellement bac +5 ?) pour croire encore à l'utilité du dictionnaire à l'heure de l'internet. Et du cartable ? Les Conseils départementaux ont fait passer les collégiens de Lozère (et d'ailleurs) aux clés numériques et les lycéennes l'ont jeté aux orties au profit d'un baise-en-ville  sac à main de bourgeoise du siècle passé.  
Ce serait donc la liste des dépenses -essentiellement vestimentaires- , car on ne parle même plus guère de cahiers (ou de quelques feuilles de classeurs), auxquelles sont "soumis" chaque année les parents pour la rentrée scolaire ou pour tenir compte, de toute façon,  de la croissance physique de leurs enfants. La solidarité nationale rhabille les enfants...

Prévu pour ce mardi 18 août, le versement de l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) arrive donc comme une manne pour des familles qui cumulent ainsi une quantité d'aides et allocations que ne soupçonnent pas les contribuables, qu'elles tombent de la CAF, du Conseil départementale ou de la Mairie. 

De combien pourrez-vous bénéficier (ou non) ?  
Sur le site de la Caisse d'allocations familiales (CAF), les montants pour la rentrée 2015 sont les suivants : 
Pour les enfants de 6 à 10 ans : 362.63 euros (362 euros à...  6 ans: pour retapisser sa chambre ? Et chaque année !) 
Pour les enfants de 11 à 14 ans : 382.64 euros (20 euros de plus pour faire face aux besoins d'un ado de 14 ans...) 
Pour les "enfants" de 15 à 18 ans (ce sont au mieux des ados et au pire des adultes qui ont dépassé l'âge minimum de l'Instruction obligatoire, fixé à 13 ans): 395.90 euros. 

Versée chaque année à près de trois millions de familles

Le montant des allocations familiales reste inchangé par rapport à l'année dernière. L'association Familles de France s'en désole. "Avec une hausse du coût de l'énergie [l'argumentaire type de Familles de France n'a visiblement pas été réactualisé], de la taxe d'habitation, qui n'est compensée par aucune augmentation en matière d'allocation de rentrée scolaire, on ne peut que constater un différentiel négatif, particulièrement néfaste pour les familles qui dépendent de ces aides", grince Thierry Vidor, directeur général de l'association qui semble tombé de la lune et n'avoir pas suivi les cours du pétrole (de schiste) pendant ces derniers mois. 

Conditions d'attribution 
Pour être éligible à ces prestations familiales, les ressources de l'année 2013 ne doivent pas dépasser le plafond disponible sur le site de la CAF
24.306 euros pour un enfant à charge 
29.915 euros pour deux enfants à charge 
35.524 euros pour trois enfants à charge. 
Le montant du plafond augmente ensuite à 5.609 euros par enfant supplémentaire.

Aucune preuve de scolarisation n'est exigée
L'ARS est versée dès que la CAF est assurée que l'enfant, l'étudiant ou l'apprenti est scolarisé, pensez-vous ? Mais le versement n'est nullement conditionné par l'envoi de la preuve de la scolarité de l'enfant. Depuis 2014 (!), le versement de l’ARS devient plus simple grâce à la suppression du certificat de scolarité pour vos enfants de 16 à 18 ans: il vous suffit de déclarer leur situation scolaire en ligne, directement sur l’espace "Mon Compte" du caf.fr, ou sur l’application mobile « Caf - Mon compte"... Une incitation à frauder la CAF ?
Ce qui ne nous épargne pourtant aucune déclaration démagogique sur le coût de la scolarisation de "nos chères petites têtes blondes", expression complètement désuète, en l'occurrence.

lundi 8 juin 2015

Hausse annoncée du prix des cantines scolaires à la rentrée

L'État baisse les dotations: les communes doivent faire face à de nouvelles dépenses

Les mairies vont devoir augmenter les tarifs de cantines scolaire
 
Les cantines scolaires ne sont plus égales
face à  la loi de décentralisation
Les maires, confrontés à la baisse des dotations budgétaires de l'Etat, relèvent les tarifs des cantines pour la rentrée de septembre. 
Valls et Hollande feront leur pub sur l'ARS (allocation de rentrée scolaire) mais dès la prochaine rentrée scolaire les parents devront payer plus cher la cantineLes prix de la cantine scolaire risquent d'augmenter dans de nombreuses communes. Les maires de nombreuses villes augmentent les prix afin de faire face à la baisse des dotations de l'État, confirme Le Parisien. Le pouvoir d'achat va encore en prendre un coup.

Pour les communes, le gouvernement place la barre  de plus en plus haute... Dans le même temps, en effet, le minitre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, voudrait privilégier les approvisionnements locaux dans les cantines publiques, afin de promouvoir le "Made in France" jusque dans les assiettes. Cette initiative a pour objectif de parvenir à 40% de produits dits de qualité (bio, produits localement, etc.) d'ici 2017 dans la restauration collective. Est-ce faisable ? C'est le défi imposé aux élus locaux. 

Le pouvoir socialiste rend les communes de plus en plus inégalitaires

Les nouvelles contraintes budgétaires restent à évaluer 
Elles concernent aussi bien la hausse des prix que les écoles concernées. Certaines municipalités seront plus restrictives sur la composition des repas lorsqu'elles en assurent la préparation, quand la plupart choisissent de moduler en fonction des revenus des parents et du nombre de personnes par foyer.
Ainsi, à Toulouse, la gratuité pour les familles les plus modestes sera levée. Quant à Agen, les tarifs devraient augmenter de 10%, ce qui représente un gain de 50.000 euros pour la commune. 
A Alençon, la mairie met en oeuvre une autre solution de sauvetage du budget communal. Depuis la rentrée 2014, la mairie socialiste met les parents à contribution: ils doivent préparer le repas de leurs enfants qui sera réchauffé sur place. La probématique
   Le problème des repas de substitution est ainsi réglé, mais celui des repas équilibrés ou de la qualité des produits alimentaires reste entier.  
A Sceaux, la ville fera supporter la haussé de 32% du prix de la cantine à certaines familles: les familles les plus aisées paieront plus cher. Les familles auront désormais intérêt à gagner moins pour dépenser moins.

Les mairies doivent s'adapter en fonction de leurs ressources
Le prix de la cantine s'impose aux communes.  Le Progrès souligne l'aspect inégalitaire de la mesure gouvernementale. Les prix peuvent varier d'une ville à l'autre comme Dans la région de Roanne, les prix varient de 1 à 7. 
Pourtant classée à gauche, la FCPE, la fédération dominante de parents d'élèves, souhaite plus de transparence sur les prix, "mais aussi sur l'attribution des marchés et du contrôle de la qualité des repas servis". Selon la FCPE, le prix moyen d'un repas se situe entre 3,5 à 4 euros par enfant. Certaines familles pourraient être appelées à payer jusqu'à 10 euros par enfant.

L'Education est dite nationale, mais s'arrête aux assiettes.
L'assiette de l'impôt devient de plus en plus indigeste à certains.


mardi 19 août 2014

Aide sociale pour se faire plaisir, l'ARS est en hausse de 0,7% cette année

L'allocation de rentrée scolaire versée aujourd'hui et détournée

L'ARS, supposée aider à payer les cartables et autres fournitures de plus de 5 millions d'enfants et adolescents
, est versée à partir d'aujourd'hui.
Cette allocation versée sous conditions de ressources à 3 millions de familles augmente cette année de 0,7%, comparé à une hausse de 1,2% à la rentrée 2013 et à une revalorisation exceptionnelle de 25% en 2012.

Le montant versé par enfant et par an passe à 363 euros pour les 6-10 ans, 383 euros pour les 11-14 ans, et 396 euros pour les 15-18 ans.

Cette année, les parents d'adolescents de 16 à 18 ans n'ont plus à fournir de justificatif de scolarité..., une attestation sur l'honneur assurant que l'enfant est scolarisé étant suffisante, avait annoncé en juillet le ministère des Affaires sociales.
Cette modification répond à une demande des associations familiales. Elles avaient regretté dans le passé la nécessité d'attendre que la rentrée soit passée pour obtenir un certificat de scolarité auprès de l'établissement, entraînant un délai dans le versement de l'aide qui pouvait peser sur les familles les plus modestes.

Pour bénéficier de l'allocation de rentrée scolaire, il faut avoir eu, en 2012, des ressources inférieures à 24.137 euros pour les familles avec un enfant, 29.707 euros pour celles avec deux enfants, 35.277 euros pour trois enfants. Le montant du plafond augmente ensuite de 5.570 euros par enfant supplémentaire.

Dans un communiqué, la Confédération syndicale des familles (CSF) a salué le versement désormais automatique pour les plus de 16 ans, "une avancée notable", se réjouissant que les familles n'aient plus "à attendre octobre voire novembre" pour la toucher.
La CSF réclame toutefois une "modulation significative de l'ARS tenant compte du montant global du coût de l'année scolaire selon les niveaux" et son élargissement aux lycéens de plus de 18 ans.

Elle souligne enfin le caractère "indispensable de cette allocation", estimant que "pour une famille de trois enfants ayant pour ressources un salaire au Smic, les dépenses de rentrées représentaient en 2013 30,5% des dépenses de septembre (plus de 800 euros)".
ARS


En 2013, l'association Familles de France conseillait de trier et recycler les fournitures de l'année précédente, de toujours comparer les prix, de n'acheter que le strict nécessaire en calculant notamment le prix de revient des articles vendus par lot et de résister aussi bien à l'appel des premiers prix que des articles griffés.

Une allocation détournée, au vu et au su de tous


On estime que l'allocation de rentrée scolaire est mal utilisée par certains parents, servant plutôt à acheter "un écran plat". Il compte déposer un amendement en faveur d'un système de "chèques achats". Dès 2008, le député de l'Oise, Edouard Courtial, jetait un pavé dans la mare sociale. "Il semblerait que certains distributeurs d'électroménager enregistrent des pics de vente d'écrans plats au moment de la rentrée." Le député préconisait donc de remplacer la somme d'argent versée aux familles ayant droit à l'ARS par des "chèques achats rentrée scolaire".
Sur France Info ce matin, un témoin signalait une recrudescence attendue chaque année des ventes de jeux vidéos... Ces chèques achats seraient délivrés sous la forme de "bons d'achat" qui ne permettraient d'acheter que "ce qui est utile à une rentrée scolaire". "Il est anormal que des enfants débarquent avec des bouts de cahiers et des cartables défoncés, mais disposent, à la maison, d'une Playstation toute neuve", insistait le député, ajoutant toutefois que, dans le même temps, "le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué" s'elle est employé dans le respect de sa destination.
A noter néanmoins que l'ARS s'ajoute aux allocations familiales et autres prestations sociales, telles que celles distribuées par les municipalités ou les clés électroniques déversées par les Conseils généraux sur les collèges (Bouches-du-Rhône ou ...Corrèze !)  Elles ne devraient pas servir à acheter les derniers "must" de grande marque.

samedi 10 mars 2012

François Bayrou "déchire" Valls et le programme de Hollande

Le porte-parole de Hollande manque de convictions, selon Bayrou

Valls a muté entre les primaires PS et la campagne du candidat Hollande

Lors de l’émission Des Paroles et des actes de France 2, le jeudi 8 mars, François Bayrou a d’abord flatté son contradicteur, Manuel Valls, avant de le mettre face à ses incohérences.

Bayrou, centriste vicieux et efficace
Bayrou se cantonne à une position " ni gauche " ni " droite ", ni " division " ni " illusion ". Une définition "par opposition", misant davantage sur la formule que sur une " autoréférence ". Or ce type de position appelle toujours le genre de réponse que Valls lui assène.

Valls : "Vous avez dit que Nicolas Sarkozy était le candidat de la division et François Hollande celui de l'illusion. Je crains que votre incapacité à choisir-nous verrons le 22 avril prochain, vous avez dit que vous alliez vous engager- fasse que vous soyez le candidat de la stagnation. François Bayrou, le moment approche où vous devrez vous-même choisir"

Bayrou souligne les incohérences de l'ancien candidat de la primaire socialiste

François Bayrou ne pouvait passer sous silence les incohérences de la girouette
Tôt dans le débat, le centriste a confronté le socialiste rallié à Hollande à ses contradictions entre son discours de campagne des primaires et son discours actuel de directeur de la communication du candidat désigné du PS. Lorsqu'il était concurrent de Hollande, Valls se démarquait sensiblement. Il a mis depuis ses convictions dans sa poche et son mouchoir par dessus...
"Nous ne sommes pas en guerre, ce n'est même pas un duel entre nous" mais "il y a un devoir de vérité", a attaqué F. Bayrou.

Manuel Valls, victime durable de la primaire

Manuel Valls (au geste agressif ci-contre, face à un tueur) a peiné à faire oublier que son actuel discours heurte ses convictions passées. Mis à mal à plusieurs reprises, il n'a eu de cesse de rappeler qu’il est présent désormais représentant du candidat Hollande et du PS et que ses interlocuteurs n'auraient plus le droit de le mettre face à ses convictions personnelles.
Bayrou à Valls : "Ce que je mets en cause ce n'est pas votre conviction, c'est votre cohérence", a-t-il lancé reprochant au député de l'Essonne de défendre avec François Hollande "le contraire" de ce qu'il défendait lors de la primaire PS, quand il faisait sa priorité du désendettement et de la réduction des déficits.

VOIR et ENTENDRE Valls interpeler Bayrou sur les valeurs, "retrouver le sens de la morale", dont la vérité... Bien mal lui en a pris !


Bayrou reproche à Manuel Valls de soutenir un programme qui attente à certaines valeurs, dont celle de vérité: le programme de Hollande "raconte des histoires aux Français", souligne-t-il. Valls a personnellement combattu certains de ses aspects qu'il défend aujourd'hui. Bayrou cite les propos de Valls qui assurait sur les créations de postes de professeurs lors des primaires que "on ne pourra pas dépenser un euro de plus", mais soutient aujourd'hui que Hollande a raison de créer 60.000 nouveaux postes que les Français devront financer 20 milliards pendant 60 ans (41+20 ans).
Sur le rétablissement des comptes publics que Hollande serait en capacité d'assurer , selon son porte-parole, et que Valls, désormais "converti" assure pouvoir défendre avec conviction depuis septembre et octobre.

Bayrou met au défi Hollande de pouvoir créer
- les 60.000 emplois annoncés,
- les 150.000 emplois-jeunes annoncés,
- l'augmentation de 30% de l'allocation de rentrée scolaire,
- l'allocation d'autonomie pour les étudiants.

Bayrou accuse le PS d'avoir défendu dans la rue depuis 2002 l'idée qu'il fallait dépenser plus.
Il rappelle que les socialistes se sont opposés à la réforme des retraites.

S'agissant de l'augmentation de la TVA, Valls ne voyait pas à l'automne comment y échapper pour réduire la dette publique, mais la fustige depuis son ralliement à Hollande. Bayrou évoque l'explosion de la dette publique lors de la récession de l'économie en 1993 mais rend hommage au gouvernement Juppé qui, en dépit des entraves socialistes dans la rue, a fait des efforts "courageux" de ré-équilibrage (réforme des retraites et des régimes spéciaux). En revanche, le problème de la dette a été sous-estimé par Lionel Jospin, à partir de 1997, souligne-t-il. La perte de confiance date de cette période, quand les Français ont commencé à douter que la dette serait maîtrisée et que la croissance pourrait revenir.



Pourriez-vous faire confiance
à cet homme ?


Bayrou dénonce les "hypothèses de croissance fausses" (2,2% ou 2,5%) du projet socialiste
Elles sont "inventées" et "intenables".
Hollande prévoit déjà de ne pas tenir ses engagements
"Si la croissance n'est pas là, on s'adaptera"

Sur la règle d'or, le PS est divisé
Valls assure que " aucun d'entre nous n'était favorable " à son inscription dans la constitution, mais Bayrou lui rafraîchit la mémoire en indiquant que Valls l'était, mais que cette réforme constitutionnelle voulue par Sarkozy a été rejetée par la Ch'tite Brochen-Aubry et Hollande qui refusent de libérer la jeunesse du fardeau.
Bayrou tient à aborder la question "vertueuse" du cumul des mandats
Il réclame un référendum sur le cumul des mandats, mais aussi la proportionnelle et une réduction du nombre des représentants du peuple. Valls trompe les électeurs sur la parité en faisant un amalgame éhonté entre candidatures socialistes et candidats en situation d'éligibilité: la diversité a déjà connu d'amères désillusions dans les scrutins locaux et les femmes dénoncent déjà l'entourloupette dont Hollande et Aubry en font les victimes.


Bayrou dresse la liste des divergences entre Hollande et son porte-parole

En fin de débat, Manuel Valls a fait un appel du pied à François Bayrou en vue du second tour. S'en est suivie une partie de ping-pong entre les deux hommes:

- Valls: "Vous avez dit que Nicolas Sarkozy était le candidat de la division et François Hollande celui de l'illusion. Je crains que votre incapacité à choisir -nous verrons le 22 avril prochain, vous avez dit que vous alliez vous engager- fasse que vous soyez le candidat de la stagnation. François Bayrou, le moment approche où vous devrez vous-même choisir"

- Bayrou: "Peut-être, Manuel Valls, serez-vous vous-même obligé de choisir ?"
- Valls: " C'est le choix des Français et nous verrons bien "
- Bayrou: " Au moins, les Français nous départageront "
- Valls: " Eh bien, je pense que c'est vous qui avez plus de chances de devoir choisir le 22 avril," met-il en garde.
- Bayrou: " Plus de chances, je ne dis pas le contraire, mais ne prenez pas cette probabilité pour une certitude..."
Manuel Valls accuse le centriste Bayrou d'"écarter" les Français, mais l'appelle à se rallier au second tour... En cas de présence, Bayrou débaucherait Valls !...

mercredi 15 septembre 2010

Fraude au titre de séjour: 55 fausses déclarations de paternité

7500 euros mensuels d'allocations diverses pour vivre
La France est bonne fille
Âgé de 54 ans, un Français d'origine sénégalaise se faisait rémunérer de 150 à 200 euros chaque déclaration de paternité frauduleuse. Le préjudice annuel du dispositif pour les organismes sociaux est évalué à près d'un million d'euros.

Mieux que des mariages blancs
Le 31 août dernier, les policiers de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris ont arrêté cet hyper-actif. Moyennant rémunération, il aurait rédigé des dizaines de reconnaissances de paternité, pour permettre aux mères d'obtenir des titres de séjour. Les enquêteurs avaient été alertés fin décembre 2009 après cinq reconnaissances d'enfants suspectes.

Le titre de séjour à 200 euros
L'homme a reconnu avoir rédigé ces documents moyennant la somme de 150 à 200 euros. Une perquisition à son domicile a permis aux policiers de découvrir des documents établissant la domiciliation d'une cinquantaine de personnes à cette adresse.

Misère d'immigrés, honte pour la France ?
Les calculs des enquêteurs établissent à un million d'euros le préjudice – annuel - de cette fraude pour les organismes sociaux: CAF,etc...
Certaines des bénéficiaires ont déclaré percevoir environ 7500 euros mensuels d'allocations diverses: allocation parent isolé ou allocation de rentrée scolaire, par exemple.
Lien PaSiDupes: débat sur l'ARS

Commercial en permis de séjour
L'homme aurait contacté ces femmes au gré de rencontres sur la voie publique, dans des bars ou discothèques ou directement au Sénégal. Á ce jour, 42 mères ont été identifiées, précise le Panorama hebdomadaire de la préfecture de police, dans lequel l'affaire a été dévoilée. «Toutes sont d'origine africaine, essentiellement originaires du Cameroun, et âgées entre 25 et 50 ans», précise le site d'informations de TF1.

Mères en situation irrégulière
Sur les 17 qui ont été déjà entendues, une seule aurait reconnu avoir payé le présumé innocent, les autres maintenant la version selon laquelle il est bien le père biologique de leur enfant. Des expertises ADN devraient être pratiquées pour vérifier les liens familiaux.
Les mères sont aujourd'hui poursuivies pour « obtention indue de documents administratifs et complicité de déclaration frauduleuse de paternité ».

Placé sous contrôle judiciaire, l'homme est lui poursuivi pour «déclaration frauduleuse de paternité, aide au séjour et complicité d'obtention indue de documents administratifs».

La gauche accuse-t-elle le pouvoir de stigmatiser des mamans africaines ?
Il va sans dire que les enfants sont victimes d'un état policier et que les enfants sont protégés de l'arbitraire par la FSU et RESF ?
Allez, « nous sommes toutes des femmes africaines » !

mercredi 18 août 2010

Débat sur l'allocation de rentrée scolaire

Un bilan s'impose: l'angélisme est-il concevable en temps de crise ?



Vive la rentrée
et
l'Allocation
scolaire
de rentrée







L'ARS
(allocation de rentrée scolaire) est une dépense importante de l'Etat
: un milliard et demi d'euros. Qui ne sont payés ni par Total, ni par L'Oréal...
Elle est versée, sous condition de ressources, à 2,9 millions de familles - à plus ou moins juste titre déclarées modestes- pour contribuer aux frais de scolarité et désormais d'habillement (et pas seulement la tenue de sport) de 10 millions d'enfants. À la dernière rentrée, l'aide était de
- 280,76 euros pour un enfant de 6 à 10 ans (à qui les communes peuvent payer jusqu'aux cartouches d'encre);
- de 296,22 euros pour les 11-14 ans (ce qui ne tient pas suffisamment en compte les poussées successives de croissance et stigmatise les grands);
- et de 306,51 euros pour les 15-18 ans (qui n'inclut pas la fourniture des préservatifs au distributeur du lycée et stigmatise les plus 'chaud(e)s' matures: un prime aux doublants récidivistes, victimes présumées innocentes du système éducatif ?)

Compte tenu du taux d'absentéisme scolaire, le gouvernement trouve avec l'ARS un moyen de ramener les absentéistes à l'école
, plutôt que de leur offrir les moyens vestimentaires d'abandonner le radiateur du fond de la classe...
Lire PaSiDupes sur la responsabilisation des parents

Les familles de plus de trois enfants ne sont pas typiquement occidentales. Le taux de fécondité français a passé le seuil de deux enfants par femme en 2008 (2,02, contre 1,98 en 2007, 2 en 2006), un niveau record en Europe, (le nombre de familles avec enfant de moins de 25 ans était à 8,7 millions en 2005). Le nombre d'enfants de famille polygame (bien souvent mono-parentale)est estimé à 400 000.


Cette année, l'ARS sera versée le 19 août (ce qui stigmatise les parents les plus prévoyants). Les montants de l'allocation ne bougeront pas (ce qui stigmatise les familles les plus proléfiques). En revanche, davantage de familles pourront y prétendre puisque les plafonds de ressources ont été augmentés de 2,8% par rapport à l'an dernier (et "le compte n'y est pas", si on anticipe le discours des démagogues encore en vacances ?).

Pourquoi un versement en bons d'achat ?

L'UMP Édouard Courtial souhaite participer à la lutte contre la gabegie dans la répartition des fonds publics. Il revendique «une forme de moralisation de l'aide sociale ». Bien mal lui en a pris !
Secrétaire national de l'UMP aux fédérations, E. Courtial propose que cette allocation soit versée sous forme de «bons d'achat », et non en argent liquide, comme actuellement. Comme tous les élus de terrain et les « citoyens vigilants » objectifs, il a observé que «cette aide est manifestement dévoyée par certaines familles. » Il ne met donc pas en cause l'ensemble des bénéficiaires, comme le prétendent les ravis de la crèche politique.
Les vertueux devraient saluer cette recherche exigeante de morale sociale, mais l'élu, parce qu'UMP, doit pourtant se justifier. « J'ai recueilli de nombreux témoignages : certains bénéficiaires attendent son versement pour s'acheter un téléviseur ou effectuer d'autres dépenses qui n'ont rien à voir avec l'école », déclare-t-il dans le JDD. Il précise en outre que sa proposition de loi «a reçu 115 signatures de députés UMP ».
Dans l'esprit de cet élu, l'objectif est de « seconder les familles qui ne sont pas assez attentives à la réussite scolaire, en les contraignant à équiper leurs enfants pour le travail en classe ». Bref il s'agirait de «contrôler les devoirs » des bénéficiaires et non de faire des économies en cette période de disette budgétaire.

La marginalité plutôt que la légalité ?
Fournitures scolaires

Nadine Morano est plus 'politique'...
« La proposition d'Édouard Courtial part d'un bon sentiment. D'ailleurs, moi aussi, je me suis posé les mêmes questions. Bien sûr qu'il y a des abus, mais ils sont marginaux comme le démontre une étude conduite auprès de 10.000 familles par dix caisses d'allocations familiales », confie-t-elle au Figaro.

Des abus reconnus d'utilité publique ?
Elle estime que la mise en place de bons d'achat présente aussi des inconvénients. « Elle renchérirait le coût de gestion de l'allocation et risquerait de créer des distorsions de concurrence entre les grandes chaînes du commerce et les petits commerçants. Sans compter que l'on ne serait pas à l'abri d'abus avec ces bons d'achat», poursuit-elle.

Une allocation scolaire qui ne mérite plus son nom
Plus largement, la secrétaire d'État assure que, pour réussir sa scolarité, un enfant n'a pas seulement besoin de vêtements et de fournitures scolaires. « Il lui faut aussi un bon lit pour bien dormir, un bureau pour faire ses devoirs et pourquoi pas un nouveau papier peint pour la réfection de sa chambre », dit-elle ajoutant que « pour bien travailler, un enfant doit étudier dans de bonnes conditions ». De ce point de vue, les écrans plats offrent un plus grand confort pour suivre les programmes de télé-réalité . Non! Les programmes éducatifs cryptés de Canal+ Aidez-moi ! De Arte, c'est ça ! J'ai trouvé...
Et contre les tensions diverses, Zahia, en option, ferait-t-elle aussi l'affaire?

La presse apprécie la chasse au gaspi à la tête du client
Surprise ! Edouard Courtial ne rencontre pas le succès du député PS René Dosière, grand scrutateur du train de vie de l'État. Celui de certaines familles peut bien interpeller leur entourage et nous pouvons bien avoir tous été témoins d'anomalies criantes, la presse n'a rien observé, la gauche n'a rien remarqué et certains responsables politiques ne veulent rien entendre. Ce n'est pourtant pas l'imminence d'élections qui, cette fois, explique leur frilosité.

Mais si E. Courtial veut manifester du respect aux contribuables qui, par leur travail, versent des impôts et contribuent ainsi à l'ARS, il ne trouve semble-t-il pas le consensus que son initiative devrait rencontrer.

Il a, à vrai dire, le soutien de tous ceux que la presse militante n'interroge pas et des acteurs politiques qui ne font que veiller à leur réélection. Il ne s'agit certes pas seulement de mettre un terme aux versements aux possesseurs des 150 Ferrari du 9.3 (lire PaSiDupes) ! Si des excès aussi manifestes ne parviennent pas à indigner les populistes patentés, comment des abus par milliers, si discrets mais réels soient-ils, le pourraient-ils? Logique ! L'éradication des escroqueries sociales est insupportable aux professionnels de la justice sociale. Ces « humanistes », puisque telle est leur carte de visite, ne sont pas seulement de fieffés démagogues. Ils achalandent en effet le marché frontiste en travailleurs laborieux, lucide et mécontents. Qui en effet apprécie de travailler pour des allocataires de l'ARS qui ne sont même pas tous des escrocs, mais pour la plupart de simples profiteurs des facilités qui leur tendent les bras.

La presse honorable faillit à sa mission en ne présentant pas les contre-enquêtes qui s'imposent en réaction à la propagande.
Qu'importe si les accusations de stigmatisation des parents à l'encontre d'E. Courtial sont injustes et si la gauche fait bien peu cas de la charge fiscale. «Ce projet, je l'avais déjà proposé il y a deux ans », dit-il ajoutant avoir reçu à l'époque «près de 400 courriels de soutien, y compris de gens de gauche ».
Alors que les exploiteurs de l'Etat sont de plus en plus nombreux, le politiquement correct interdit de les démasquer et les efforts louables en faveur du respect des réglementations sont présentés comme autant de stigmatisations des contrevenants.

L'illégalité devient la règle
, qu'il s'agisse des clandestins ou des gens du voyage qui occupent des terrains communaux par la force.
Madame la ministre déçoit beaucoup en ne remplissant pas sa mission d'assainissement.

lundi 1 septembre 2008

Abus d’aide sociale: écran plat et allocation de rentrée scolaire

Partis et presse de gauche n’ont rien remarqué !
Nous, Français moyens et lecteurs de PaSiDupes, aurons bientôt tous assisté à une scène pourtant devenue typique des abus de la rentrée scolaire, mais à laquelle ont échappé les syndicalistes et élus politiques de gauche ou autres vertueux de la gauche compassionnelle, tels que journalistes à LePost, au hasard !
Il y a de cela déjà de nombreuses années, je me trouvais un jour dans un Flunch pour déjeuner, quand, devant moi à la caisse, une maman, suivie du compagnon et de leurs trois enfants, tendit un bon en paiement du repas de … gâteaux. La caissière au SMIC sourcilla et refusa le bon. La famille se ligua et l’employée dut appeler son supérieur. Celui-ci fit valoir qu’il ne pouvait accepter à la cafeteria un bon d’aide sociale de la mairie, destiné à l’achat de fournitures scolaires. J’en parlai ensuite à une collègue de travail qui, des éclairs au chocolatdans les yeux s’indigna que de pauvres travailleurs ne puissent pas se payer de la pâtisserie aux frais de la mairie et de l’impôt local : c’était pour elle un droit légitime de choisir entre religieuse au café et feutres fluo rouges, roses ou verts.

Or, en cette rentrée 2008, un homme au contact de la réalité a mis les pieds dans le plateau. D’une part, il n’est pas coupé de ses électeurs et, d’autre part, il ne craint pas de se faire descendre par les compassionnels institutionnels. Il s’agit donc d’un élu de droite, le député UMP de l’Oise. Edouard Courtial estime que l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) est mal utilisée par certains parents, servant plutôt à acheter "un écran plat" que le cartable annuel. Il compte déposer un amendement en faveur d'un système de "chèques achats", puisque l'ARS est "détournée pour des achats pour la famille".
Il faut bien dire que ce détournement de solidarité nationale est institutionnalisé depuis plusieurs années par des Conseil généraux qui se plaignent de l’accroissement de leurs charges, mais distribuent des ordinateurs portables à toutes les familles, riches et pauvres, égalitairement et indistinctement, des collégiens scolarisés pour leurs recherches à la maison (Lire les articles de PaSiDupes au libellé 'Ordina 13', ci-dessous). Chaque élève se voit offrir une clé USB pour remettre ses devoirs à ses professeurs. Sachant que par ailleurs la plupart des collèges sont dotés par les conseils généraux d’un double jeu de livres scolaires qui permet d’en laisser un à la maison, on comprend que les contribuables trouvent leurs impôts plus lourds que le cartable des gosses, quoi qu’en dise la FCPE qui d’ici un mois va derechef se lancer dans la même campagne douteuse du poids des cartables. D’autant que la télévision nous montre Gilles Moindrot, le pédagogue syndicaliste, secrétaire général du SNUipp-FSU, le sac à dos fixé à la mode adolescente par une seule bretelle : l’exemple vient des maîtres de la gauche…

Les duettistes de la FCPE et du SNUipp-FSU n’ont pas fait le même constat que le député !

"Il semblerait que certains distributeurs d'électroménager enregistrent des pics de vente d'écrans plats au moment de la rentrée", révèle Edouard Courtial qui assure même avoir, comme nous, "entendu récemment quelqu'un dire : 'on s'offrira une télé quand on aura touché l'ARS !'" Mais ça peut être le premier acompte de la BM... Il doit, comme les Ségollande, entendre des voix (Lire encore PaSiDupes au sujet de l'université d'été du PS, par exemple), mais alors, nous sommes quelques-uns dans ce cas, et le Sonotone va peut-être connaître à son tour un pic de vente dans son Centre-audition de la Rue de Solférino…
"L'ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat", selon le député, qui préconise ainsi de remplacer la somme d'argent versée aux familles ayant droit à l'ARS par des "chèques achats rentrée scolaire".

Des "chèques achats rentrée scolaire" pour "ce qui est utile"
Le jeune député UMP préconise l’envoi de « chèques achats rentrée scolaire » plutôt qu’un « simple virement » par les caisses d’allocations familiales. Ces chèques seraient délivrés sous la forme de "bons d'achat" qui ne permettraient d'acheter que « ce qui est utile à une rentrée scolaire » : n’est-ce pas plus moral et respectueux de la volonté du législateur? Mais on peut préférer les dérives de républiques bananières….
L’idée serait que « dès la rentrée 2009… des agréments seraient donnés à certains distributeurs ou petits détaillants acceptant ce mode de paiement [les bons d’achats]. Ceux-ci les renverraient ensuite à l’Etat qui les rembourserait sous forme de numéraire. Parallèlement, le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué. »

« Il est anormal que des enfants débarquent avec des bouts de cahiers et des cartables défoncés », clame le député à la satisfaction des élus de gauche qui ne disent pourtant mot. Car le malicieux a observé que les défavorisés en questions, « disposent, à la maison, d'une Playstation toute neuve".
Le député ajoute que, dans le même temps, "le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué". Edouard Courtial voit dans cette mesure la preuve d'un changement de paradigme avec l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.

Contre la société de consommation, mais pour le cartable neuf annuel
LePost s’est encore laissé aller à la facilité de la dénonciation . Voici sa version tendancieuse au ton qui pue la démagogie :
Pour le député UMP de l’Oise, la réponse est non !
Dans un entretien au journal Le Parisien Dimanche, il a estimé que « l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) est "détournée pour des achats pour la famille ».
Il ne veut pas que cela serve à acheter un écran plat !
…"il semblerait que certains distributeurs d'électroménager enregistrent des pics de vente d'écrans plats au moment de la rentrée"…
…"L'ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat"…
Alors, il a une idée…
Il va déposer un amendement à la session d’automne pour que l’ARS soit remplacée par des « chèques achats » !
Evidemment, ce serait des bons d’achat qui ne permettraient d'acheter que "ce qui est utile à une rentrée scolaire ».
Il semble ne pas apprécier non plus que certains enfants achètent une Playstation et négligent les fournitures scolaires et les cartables.
La réforme qu’il propose serait même dans la lignée de celle du « du contrôle des chômeurs »…
On voit bien ainsi que ce jeune député cherche à faire des économies plutôt chez ceux qui sont en bas de l’échelle sociale ! Il doit bien y avoir d’autres secteurs qui rapporteraient plus !

Dans la même veine, Karine Lemarchand faisait sa rentrée ce matin dans Les Maternelles sur France 5. La présentatrice traîne toujours un pesant cartable en cuir bouilli et n’est toujours pas mieux inspirée. Parmi les poncifs préférés de l’émission (sexisme, racisme et populisme), elle a repiqué aux inégalités sociales. Ce qui est étrange et, pourquoi ne pas le dire, incohérent, c’est qu’elle a dodeliné de la tête, l’œil humide, pour s’exclamer en signe de désapprobation: « Quand on ne peut pas s’acheter trop de choses ! » « S’acheter » et « plein de choses » (c’est le sens de ‘trop’), c’est la revendication du lundi. Mais la critique du mardi sera les exigences des profs en matériel scolaire inutile et celle du jeudi la société de consommation. Une maman invitée pour sa bonne maîtrise des fournitures scolaires de ses enfants achète toutefois? non pas descrayons, mais des... 'Criterium' !
L’émission de vendredi sera-t-elle consacrée au pouvoir d’achat ?

3 millions de foyers modestes viennent de toucher l’ARS.
Mais le député UMP entend bien « jeter un pavé dans la mare» et le marigot de la gauche s’émeut que, pour Edouard Courtial, l’allocation de rentrée scolaire ne puisse profiter qu’aux enfants scolarisés pour leurs besoins strictement scolaires. Le jeune parlementaire de 35 ans déposera, au début du mois de novembre, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale discuté alors à l’Assemblée.
Il est temps d'assainir l’ARS, quitte à mécontenter ceux qui détournent l’allocation depuis toujours, et de contractualiser l’aide sociale en France, évidemment nécessaire.


Mais non au renouvellement du cartable et des vêtements de ville chaque année aux frais de la princesse ARS.
Que cessent ces ABUS DE BIENS SOCIAUX-là !

mercredi 20 août 2008

Coût de la rentrée : « Plus de 7% », c’est une baisse, et non une hausse !…

Une certaine presse a l’art de l’ambiguïté militante
Il convient de lire attentivement les titres, si gros soient-ils.
Prenons garde à un titre comme celui-ci : « Coût de la rentrée en baisse de plus de 7% par rapport à 2007 ? » Qu’est-ce que cela signifie, si on lit vite dans les transports : une augmentation ou une baisse ?
Si, dans une lecture distraite, nous appliquons, « de plus de 7% » à un « coût de la rentrée», si nous sommes concomitamment invités à nous retourner sur 2007, et enfin au cas improbable où nous serions conditionnés par l’opposition qui fait campagne sur le pouvoir d’achat, nous pourrionsêtre saisis d’un doute sur le ‘coût’, négatif ou positif. Avons-nous encore l’esprit en vacances ou cette presse essaierait-elle par hasard de tromper l’opinion ?

Est-ce le but recherché d’un titre d’agence de presse française ? Pour faire taire la suspicion qui pèse sur le militantisme d’une certaine presse, il suffisait qu’elle annonçât, ne lui en déplaise, une « Baisse de plus de 7% du coût de la rentrée ».

La dépêche d’agence se termine par un rappel de nature à entretenir également la confusion. Sa dernière information est-elle destinée à laisser une impression négative au moyen de chiffres, certes anciens, qui auraient la vertu d’être défavorables ? Que souligne le/la journaliste bien intentionné(e), tout en en faisant endosser la responsabilité à Familles de France ? « A la rentrée 2007, selon l'organisation, le coût de la rentrée s'élevait à 206,68 euros, en hausse de 2 % par rapport à 2006. » Allez, c’est involontaire…


Assez bizarrement, les estimations varient, d’une association à l’autre, en fonction de ses options politiques…
Les organisations de gauche polémiquent sur le sujet comme sur le reste :
La Confédération syndicale des familles (CSF) avertit : "On ne sera certainement pas sur les chiffres" de Familles de France. CSF doit publier la semaine prochaine ses observations mais minimise la baisse en évoquant d’ores et déjà une possible "petite hausse", "pas très différente des autres années". Cette confédération, de gauche, on l’a compris, n’est pas plus motivée que cela par le pouvoir d’achat des parents d’élèves, puisqu’elle n’est pas encore en mesure de produire ses chiffres.
Quant à l'Union des Familles Laïques (UFL), une petite association, elle a en revanche carrément constaté une hausse "d'environ 3%" du coût de la rentrée, à partir d'une étude sur un "panel d'une quinzaine de fournitures scolaires et de vêtements". Et de vêtements… Des vêtements scolaires ?

Il y a aussi ceux qui n’ont toujours pas anticipé la rentrée.
Certains parents sont en effet seulement préoccupés du poids des cartables à l'époque des élections de leurs représentants: peu importe s'ils n'ont rien à faire que leurs rejetons ne boivent aucun laitage et s'ils portent ces cartables pourtant ergonomiques sur une seule épaule ...
"Nous attendons les chiffres de la CSF", qui, dans un souci d’opposition constructive en faveur des Français, n'a évidemment "pas passé d'accord avec le ministère", ont commenté de leur côté les parents d'élèves de la FCPE, nettement gauchisante.
L'enquête de Familles de France porte sur 46 produits (fournitures papetières, trousses, cartables et articles de sport). Articles de sport?
Les familles doivent-elles maintenant acheter les ballons ? Et les contribuables doivent-ils être astreints au renouvellement des vêtements des petites têtes blondes ?

La rentrée scolaire, à la charge de tous les Français

En septembre prochain, le coût de la rentrée pour un enfant entrant en sixième est estimé à 190,82 euros cette année, en baisse de 7,67% par rapport à 2007, a indiqué mardi l'association des Familles de France à la presse mardi, "pour la première fois depuis 24 ans", a souligné Henri Joyeux, le président de l'association Familles de France, d'après son enquête annuelle sur le coût de la rentrée scolaire.
La liste Darcos
Cette baisse s'explique surtout par la baisse de 30,27% du coût moyen d'équipement d'un collégien dans les magasins spécialisés (papeteries, enseignes de sport), cette année par rapport à 2007. En grandes surfaces, le coût moyen est stable par rapport à 2007: -0,23 % dans les supermarchés et +0,98% dans les hypermarchés.
"Le ministre (de l'Education) a entendu Familles de France et la ‘liste Darcos’ a été respectée", s'est réjoui M. Joyeux.
Le 10 juillet, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, avait en effet trouvé un accord avec la grande distribution sur une modération des prix des fournitures scolaires essentielles, sur la base d'une liste élaborée avec des représentants des familles, dont Familles de Frances, et les parents d'élèves de la PEEP.
Les distributeurs se sont engagés à proposer cette liste d'une quarantaine de produits de mi-juillet à mi-septembre, "efforts d'information" à l'appui.
Selon Familles de France, face à l'élaboration de cette liste par les grandes surfaces, "les magasins spécialisés ont réagi" en baissant leur prix "pour ne pas être laissés-pour-compte" et pour pouvoir "rivaliser".
La baisse s'imposait aussi du fait du comportement des parents, qui "ne vont plus avec les enfants faire leurs courses", a déploré M. Joyeux. Cette observation souligne certes le désengagement des parents dans le quotidien de leurs enfants mais aussi l’incohérence du discours des familles qui disent avoir des difficultés à joindre les deux bouts mais dont l’absence au moment des achats de rentrée jette un doute sur l’ampleur réelle de la baisse du pouvoir d’achat.
Dans son enquête, l'organisation a noté que tous les distributeurs s'étant engagés avec le ministère en juillet proposaient bien des articles de la "liste Darcos", mais qu'il pouvait parfois en manquer.
En outre, "la signalétique de l'opération n'est pas toujours très visible en magasin et rares sont les vendeurs qui connaissent l'existence de la liste des fournitures essentielles", dit l'enquête. Pareillement, les familles ne sont pas toujours au courant de son existence.

Par ailleurs, M. Joyeux a estimé que le montant de l'Allocation de rentrée scolaire (ARS), modulée cette année en fonction de l'âge de l'enfant, était "nettement suffisant" pour le primaire (272,59 euros), "correcte" pour le collège (287,59 euros) mais "insuffisant" pour le lycée (297,59 euros). Il en suggère donc une répartition plus réaliste en fonction des besoins réels, d’autant que des communes assurent la fourniture du petit matériel de base, tels les cartouches d’encre et le papier.

Il est dit qu’en France l’éducation est à la charge de la collectivité et que l’entretien de enfants d’âge scolaire n’incombe plus guère aux familles.
Familles de France exprime un autre bémol : les "frais annexes" (transport, cantine, sorties, inscriptions extrascolaires etc.) ont eux augmenté "de 50%" pour l'année passée. Les inscriptions extrascolaires ne sont plus un extra. S’il s’agit des activités sportives de nos petits, on voit bien, à la lecture du palmarès de nos athlètes aux J.O. de Pékin, que l’impôt n’est pas d’un grand rapport dans es stades. A populations égales, le Royaume Uni est en passe de glaner deux fois plus de médailles que la France (et sans parler de l’or !) : le montant de l’Allocation de Rentrée Scolaire (ARS) de notre voisin serait-il deux fois plus élevé ?...
Quiconque a fait un petit tour à Décathlon a pu constater que nous sommes pourtant une nation sportive. Les scolaires, avec ou sans leurs parents, grouillent dans les rayons. Ils ont le souci de leur équipement sportif. A moins qu’il s’agisse plutôt de se rhabiller, sur le ‘dos’ de l’ARS… qui est décidemment bien insuffisante ! C’est l'Union des Familles Laïques qui nos le dit, bientôt suivie de la Confédération syndicale des familles. Vous savez, l’amie de la FCPE, qui est aussi l’amie du PS. Royal de Melle préconisera-t-elle la prise en charge de l'écran plasma? Après tout, des Conseils Généraux socialistes, dans les Bouches-du-Rhône, n'offrent -ils pas déjà l'ordinateur portable aux collégiens, pour le travail à la maison... C'était toutefois avant les élections: l'opération se poursuivra-t-elle après?... Les jeunes provençaux reçoivent aussi une clé USB pour le transport des devoirs. Et les cartables sont toujours plus lourds, selon la FCPE...
Les enfants seront-ils bientôt une source nouvelle de rentrées au budget familial ?

Royal de Melle va bientôt remuer les lèvres…

samedi 21 juin 2008

Hausse modulée de l'allocation de rentrée en faveur des plus défavorisés

Préserver le pouvoir d’achat des familles à faible revenu avec enfants
C’est un supplément de 50 millions d'euros qui sera versé aux familles dans le besoin, au titre de l'allocation de rentrée scolaire (ARS). Ce budget supplémentaire sera modulée à la rentrée 2008 en fonction de l'âge. Le gouvernement a voulu envoyer un signe clair de sa bonne compréhension des difficultés sociales des ménages. Les associations familiales n’ont pas manqué de faire connaître leur approbation. La modulation de l’ARS, en particulier en fonction des niveaux et filières scolaires, est réclamée par l’UNAF depuis plusieurs années. Sa Cynique Majesté Royal pourra toujours se joindre au chœur des satisfaits… Elle sera pour sa part davantage proccupée de bizutage et de strings...

L’ARS est apparue avec le Président Giscard d’Estaing en juillet 1975, Jacques Chirac étant Premier ministre, et non pas avec un gouvernement de gauche sociale.

L'ARS, d'un coût total de 1,3 milliard d'euros, bénéficie à 4,6 millions d'enfants, selon la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Les CAF les versent sous conditions de ressources, à chaque rentrée scolaire, pour aider les familles à faire face aux dépenses occasionnées par la rentrée.
Vendredi, la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, a précisé que l'ARS resterait de 272,57 euros pour les 5-10 ans à la rentrée 2008. Son montant atteindra 287,57 euros pour les 11-14 ans et 297,57 euros pour les 15-18 ans, soit respectivement 15 et 25 euros supplémentaires par rapport à la rentrée 2007.

A l'Union des familles laïques (Ufal), même si "cela va dans le bon sens", on regrette que la modulation ne se fasse pas aussi "en fonction des classes", le coût d'une rentrée en section technologique étant "deux fois supérieur" à celui d'une classe normale.
Cette association fait partie des 7 mouvements familiaux « généralistes », membres de l'UNAF (Union nationale des associations familiales). Elle est l'une des associations fondatrices d'ATTAC et fait partie du Collectif "2 peuples, 2 États" qui milite pour l'application de l'Initiative de Genève pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.
L'Union des Familles en Europe (qui est parfois jugée très à droite, représente 5.000 familles), parle elle d'une "arnaque" menant à une "perte de pouvoir d'achat de 8 euros pour les enfants en primaire" du fait de l'inflation.
Et pour la Confédération syndicale des familles (CSF), "le compte n'y est pas" si l'on considère les "200 millions d'euros économisés sur le dos des familles avec la récente majoration unique des allocations familiales" à 14 ans.
"Nous aurions souhaité plus, mais c'est déjà une avancée", s'est aussi félicité François Fondard, le président de la puissante Union nationale des associations familiales (Unaf), qui regroupe quelque 800.000 familles.
Familles de France, certes favorable à une modulation de l'ARS, avait toutefois plaidé pour un montant un peu inférieur pour le primaire et supérieur au lycée (400 euros).Pour
le président de la CNAF, Jean-Louis Deroussen (CFTC), cette mesure est une "satisfaction pour les partenaires sociaux" et prouve que "la branche famille ne sera pas oubliée" par le gouvernement.

Le président de l'Ufal, Bernard Teper, admet ses préjugés.
"Avec la modulation de l'ARS et le démarrage sur le statut de beau-parent, il est évident qu'il y a un changement de politique qui nous semblait, jusqu'ici, essentiellement comptable et faisait fi des caractères sociaux et familiaux".
Cette majoration, entrée en vigueur le 1er mai, avait été fortement contestée a priori en février par les associations familiales, qui avaient estimé qu'elle faisait perdre près de 600 euros annuels aux familles.
En avril, la réflexion menée sur la carte familles nombreuses SNCF, menacée mais maintenue par le Président Sarkozy, avait souligné la volonté du gouvernement de mettre en place une politique familiale mieux ciblée sans hérisser des associations familiales promptes à exprimer leur indignation, notamment auprès des élus locaux.
Le gouvernement a donc mené à bien son étude de la situation. En ce samedi de juin, lors de l'assemblée générale de l'Unaf à Toulouse, le ministre du Travail Xavier Bertrand et Nadine Morano sont venus en personne lire un message du président de la République disant sa volonté "de conduire une politique familiale généreuse et adaptée à notre temps".

dimanche 7 octobre 2007

Violences urbaines à St-Dizier: appel à témoins

Contre l’omerta: que les langues se délient !
Au lendemain des violences du Vert-Bois à Saint-Dizier (Haute-Marne), le calme était revenu vendredi dans le quartier sensible commises par 30 à 40 jeunes cagoulés contre la police et les pompiers. Le préfet de Haute-Marne, le procureur de la République de Chaumont et le maire de Saint-Dizier ont appelé dans l'après-midi les témoins potentiels à venir déposer pour identifier les auteurs des graves incidents.
Ces derniers ont fait en effet deux blessés légers, un policier souffrant "de coupures dues aux éclats de verre" et un pompier "frappé sur un bras avec une barre de fer", a précisé le directeur de cabinet du préfet de Haute-Marne, Guillaume Audebaud. Par ailleurs, "16 véhicules ont été brûlés et 19 autres dégradés à coup de battes de base-ball ou de barres à mine". Les cartables sont lourds : on finit toujours par savoir pourquoi… N’hésitez pas à alerter les professeurs ou le chef d’établissement lorsque les fournitures scolaires demandées ne laissent pas assez de place au transport des battes de baseball et des barres à mine dans les cartables.
"Les 30 à 40 jeunes ont agi très vite et il fallait en premier lieu protéger personnes et biens", a précisé le directeur de cabinet du préfet.
Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, a jugé "important de mettre tout le monde autour d'une table pour que chacun exprime son point de vue. La sécurité, ça n'est pas la responsabilité d'un seul. La responsabilité, c'est une chaîne qui englobe tout le monde", a-t-elle dit, citant l'éducation, les municipalités, les associations, la police, les pompiers et la justice.
Selon les autorités, il semble que le petit groupe de fauteurs de troubles est en partie identifié, bien que beaucoup portaient des cagoules et étaient habillés uniformément de noir. Une mode fort pratique : les caméras de surveillance n’y peuvent rien. Le noir leur va si bien. Quant aux capuches, c’est pour les jeunes à santé délicate… L'Association des Familles de France nous avait prévenus: l'Allocation de rentrée scolaire ne suffit pas pour habiller nos jeunes casseurs défavorisés qui salissent beaucoup, selon leurs mères... (pour 2 enfants, 27 066 €)
Aucune interpellation n'avait encore eu lieu vendredi soir. En effet, les enquêteurs exploitent toujours les cassettes de vidéosurveillance, les témoignages et les indices matériels qui ont pu être laissés, pour confirmer ces identités.
Dans ce quartier sujet à des vagues de violences urbaines, la tension était perceptible depuis plusieurs jours. L'expédition punitive de jeudi soir aurait été préméditée et préparée pour venger l'un des leurs emprisonné pour avoir, il y a quelques jours, … frappé un policier ! La violence est 'sporadique' dans ce quartier, qui compte à lui seul 12.000 habitants et pourtant réhabilité.
Témoigner est une occasion de lutter contre la loi, celle du silence. C'est le défi citoyen à la violence. Mais la loi du silence, c’est tellement romantique. « On n’est pas des balances, nous, bouffon ! »
C’est pourtant un devoir civique. Qu’on ne pratique pas à RESF et qu’on n’enseigne pas dans l’Education nationale de la FSU qui, apolitique, à la différence des fédérations de la Fonction publique, appelle à la grève le 18 octobre, comme la CGT !…