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jeudi 14 novembre 2019

Les députés votent une hausse controversée du budget de l'Elysée

Le budget de l'Elysée ne cesse d'augmenter 

105 millions d'euros, c'est la dotation dédiée à la présidence de la République pour 2020 


Soit une hausse de plus de deux millions d'euros par rapport à 2019.
L'augmentation est de 2,2% par rapport à 2019. Mais, dans la nuit du mardi 12 novembre, l'Assemblée nationale à majorité présidentielle a voté cette hausse, soit une augmentation de 2,136 millions d'euros par rapport à 2019. La dotation allouée à la présidence de la République atteindra ainsi 105,316 millions d'euros l'an prochain.

Cette hausse s'expliquerait, selon la presse aux ordres, notamment par un périmètre budgétaire élargi, avec l'intégration des dépenses des gendarmes et policiers affectés à la sécurité de la présidence. Jusqu'à présent, celles-ci étaient rattachées au budget du ministère de l'Intérieur, a indiqué la majorité. "Un certain nombre de dépenses sont liées à des investissements en termes de télécommunication, de sécurité et de numérique", a raconté le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, MoDem, un mouvement bien connu pour son respect de l'argent public, comme on le voit dans les poursuites dont le parti de Bayrou est l'objet, pour des emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés affectés au parti, présumés certes, mais à l'origine de trois démissions de ministres, Bayrou, Sarnez et Goulard.

A périmètre constant, la hausse du budget est de 628.000 euros, ce qui change tout, d'après la rapporteure Patricia Lemoine (UDI-Agir). Parmi les crédits qui augmentent, ceux des déplacements présidentiels prévus en 2020 (+4%), avec les sommets du G7 aux Etats-Unis en juin, du G20 en Arabie saoudite en novembre et un déplacement en Polynésie française. 
L'immobilisation de l'avion présidentiel pendant trois mois pour maintenance pourrait également générer des coûts supplémentaires.

Pour l'opposition, une hausse dans "l'opacité"

L'opposition de droite comme de gauche a dénoncé l'augmentation du budget. Maxime Minot (député LR de l'Oise, 32 ans) a dénoncé une "opacité" et "insincérité" autour de cette augmentation du budget, tandis que Christine Pires Beaune (PS) a fustigé la "grande vie du premier des Français"
Le ministre Marc Fesneau a regretté des "caricatures", "sans discernement", qui ne rendent "pas service à la démocratie".

Dans un communiqué, le spécialiste PS du train de vie de l'Etat, l'ancien député René Dosière (PS) s'en est pris au rapport de la commission des finances réalisé par Patricia Lemoine (UDI), y voyant "un copié-collé de la présentation officielle du budget", une "régression, pour ne pas dire plus, du contrôle parlementaire sur le budget de l'Elysée".

VOIR et ENTENDRE
la version de Capital, propriété de Prisma Media, comme Gala ou Voici :

lundi 3 novembre 2014

Salaires à Matignon en hausse de 10% sur 2012: des "rémunérations choquantes" en prériode d'austérité

Les feuilles de paie flambent dans les cabinets

René Dosière, député PS, pointe l'augmentation des rémunérations des conseillers du gouvernement Valls par rapport à celui de Ayrault 

 Les conseillers de Matignon auraient touché une augmentation de plus de 1.000 € 
par mois chaque mois sur deux ans  
sur ce qu’ils gagnaient au début du quinquennat de Hollande.

Selon le site d’information trotskiste Mediapart cette semaine,
l’augmentation des salaires des conseillers du chef du gouvernement enclenchée sous Jean-Marc Ayrault aurait ensuite été accentuée avec l’arrivée de Manuel Valls à Matignon.

En avril 2014,
Le Canard Enchainé avait également révélé le coût total des dépenses de bouche effectuées par le ministère de l'Economie, sous le précédent gouvernement; il se serait alors élevé à 754.500 euros en un an pour l'attribution de 11 lots de nourriture pour une durée de 12 mois. Au sommet des produits alimentaires commandés par Arnaud Montebourg et son collègue du Budget, Michel Sapin, se trouvaient "les fruits, légumes et jus de fruits frais" (156.000 euros), suivis des "produits frais et surgelés" (143. 000 euros) et la boucherie "viande bovine, ovine, porcine, veau, et produits tripiers" (95.000 euros). Le ministère de l'Economie s'est montré moins glouton, en revanche, concernant les "fromages et crèmeries" (43.000 euros), la "volaille" (24 000 euros), la "boulangerie" (19 000 euros) et la "charcuterie" (14 500 euros). Quant aux "mignardises, macarons, chocolats fins, mini-pièces salées apéritives", les frais sont chiffrés à 14.000 euros. Macron, le nouveau patron de Bercy, va devoir écouler les surplus auprès des Restos du Coeur.

VOIR et ENTENDRE Nicole Bricq, alors secrétaire d'Etat au Commerce, se plaindre que la nourriture est "dégueulasse":

Déficits budgétaires, mais rémunérations choquantes des 
conseillers ministériels

Spécialiste des dépenses de l'État, le député PS a dû sortir de deux années de léthargie pour éplucher le document consacré aux "effectifs des cabinets ministériels", à la date du 1er août. Il est particulièrement intéressant sur les rémunérations perçues par 333 membres de cabinet de Manuel Valls (soit 74% des agents en poste) et sur les indemnités pour sujétions particulières (ISP) perçues par 286 agents, dont certains cumulards figurent aussi dans les 333 sus-nommés ! 
Son analyse, ministère par ministère, qui s'appuie sur des données figurant dans les annexes du projet de budget 2015 (!), ne manque pas d'interpeller sur la réalité de la vertu affichée par Matignon. "Par rapport au gouvernement Ayrault (2013), les rémunérations dans le gouvernement Valls (2014) sont en forte augmentation: +7,1% à 8.201 euros pour la rémunération brute moyenne d'un agent et +4,3% à 2.235 euros pour les indemnités de sujétion", qui correspondent à des primes, relève l'élu de l'Aisne.

A Matignon, moins de conseillers, mais qui coûtent plus cher !

René Dosière note que d'août 2013 à août 2014, le nombre de membres du cabinet du Premier ministre aurait baissé de 12 pour atteindre 55 personnes, au vu de l'annexe au projet de loi de Finances 

Mais s'il pointe "
une diminution (-1,3% comparé à 2013)" du total des rémunérations pour les membres de cabinet du Premier ministre Manuel Valls, il pointe un niveau "plus élevé (13.134 euros mensuels)", primes comprises, de la rémunération moyenne à l'arrivée

VOIR et ENTENDRE
René Dosière dénoncer "augmentation très forte" des rémunérations,  sur Europe 1 :

Des conseillers mieux payés que leur ministre 

Ceux qui travaillent plus, gagnent plus...
"Alors que le gouvernement impose aux Français des efforts de rigueur, les membres des cabinets ministériels ne sauraient en être exonérés", a considéré le député socialiste, renouvelant sa proposition qu'aucune rémunération ne dépasse celle du ministre, ce qui ferait une économie de 3,8 millions d'euros (11% de la masse salariale). 
En effet, "contrairement à la règle appliquée à l'Élysée et à Matignon, où aucun collaborateur ne gagne plus que le Président (ou le Premier Ministre), dans 19 ministères la rémunération moyenne des membres de cabinet est supérieure à celle du ministre", écrit René Dosière.

Globalement, le nombre de membres des cabinets ministériels a diminué de 18,4% sur un an, à 461 équivalents temps plein, au vu des informations communiquées sur les effectifs au 1er août 2014. Mais leur coût a "globalement" augmenté et atteint un total avoué 340 millions d'euros, par mois...

dimanche 8 juin 2014

Les 22 chauffeurs de la ministre Taubira, socialiste exemplaire

Sont-ils tous Blancs ?... 

Le cabinet de la ministre de la Justice dispose de 22 chauffeurs pour seulement 17 collaborateurs
Rachid Kasri a été le chauffeur 
et garde du corps de François Hollande 
lorsqu’il était premier secrétaire du PS 
Un ancien chauffeur de Hollande, Mohamed Belaid, a porté plainte contre l'ancien premier secrétaire socialiste et son chef de cabinet, Faouzi Lamdaoui, pour "travail dissimulé" et "menaces et intimidations visant une victime",a-t-on appris il y a plusieurs années.
Que Hollande feigne de ne pas   aimer les riches, ça fait bien dans le tableau de la "gauche sociale",
mais  qu'il n'ait que des chauffeurs maghrébins  ou de couleur (comme ci-dessus) à son service interpelle le CRAN (ou devrait), d'autant plus qu'il n'aurait pas payé ce chauffeur, ce qui floute quelque peu l'image d'Epinal.
Mais c’est ce qu’affirme  Mohamed Belaid, qui a déposé plainte à Paris pour exploitation. Il affirme en effet que Hollande l’a utilisé comme chauffeur en 2008 et 2009, en lui promettant un emploi… et sans le rémunérer.

Christiane Taubira ferait-elle suer le burnous de 22 hexagonaux ?

Après qu'elle se soit exhibée chevauchant un vélo à travers Paris, le nombre de ses chauffeurs a de quoi surprendre. Selon les données officielles, le cabinet de Christiane Taubira dispose de 22 chauffeurs – un record au sein du gouvernement – alors qu'il compte seulement 17 collaborateurs. Par comparaison, ils sont 12 conducteurs aux Affaires étrangères, 4 à l'Éducation, 18 à l'Écologie, 6 à la Fonction publique… Des situations hétérogènes dont chaque ministre a hérité de ses prédécesseurs.

Le ministère de la Justice précise que son service comprend deux motards, un coursier et deux agents administratifs. Et il assure qu'il fait des efforts. "Au cours des quatre dernières années, nous avons réduit notre effectif de trois chauffeurs", dit un porte-parole. Le parc est passé de 35 à 18 véhicules. 

En théorie, seuls les ministres et la tête de leur cabinet ont droit à un véhicule à plein temps. Les autres sont à disposition des conseillers, même pour des déplacements peu lointains dans Paris. Chaque chauffeur (un policier, le plus souvent) est en binôme et travaille donc une semaine sur deux, avec des horaires larges. 
Tous blancs de peau...
Les dépenses des cabinets ministériels demeurent opaques, sans contrôle réel. Le député PS René Dosière, héraut de la transparence publique, estime que le coût moyen d'un cabinet s'élève à 17 millions par an, dont 5 millions pour la communication. Il réclame que "tous les frais soient rendus publics au fur et à mesure des dépenses effectuées dans l'année" : salaires, déplacements, repas, etc. Une solution pour éviter "les fantasmes", dit-il, et les abus.

jeudi 16 janvier 2014

Cécilia ex-Sarkozy prône un vrai statut de première dame de France

Le statut de "première dame" est-il nécessaire ou obsolète?

Une épouse de président peut-elle revendiquer sa légitimité par alliance ?
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"Si une femme veut s'investir dans la fonction, très bien. Si elle préfère continuer son propre métier ou s'occuper plus de ses enfants, qu'elle en ait la possibilité", a détaillé Cécilia Attias.

Devrait-il exister un "ticket" conjugal?
"A partir du moment où on élit un homme ou une femme, il y a un conjoint à côté et on ne peut pas le gommer littéralement, en lui demandant de ne rien faire, de ne pas sortir et de s'occuper de placer les fleurs sur le buffet." Ephémère première dame de France avant son divorce avec Nicolas Sarkozy, Cécilia Attias a défendu mercredi 15 janvier sur RTL la fonction qu'elle a occupé pendant 5 mois, alors que plusieurs voix se sont élevées pour demander une définition claire du statut de première dame, ou la suppression de cette possibilité de collaboration après les révélations sur la relation réélle entre le président et l'actrice Julie Gayet, puisque le président n'a rien démenti, la confirmant donc implicitement

Epouse ou femme?
L'ex-épouse légitime poursuit par l'absurde : "On ne peut pas du jour au lendemain décider qu'il n'y aura plus de conjoint ou alors il faut élire uniquement des présidents célibataires." Ce qui ne soulève, ni ne règle donc, la question de la légitimité matrimoniale. La détestation qu'inspire Valérie Trierweiler tient pour partie à sa personnalité rugueuse mais aussi à sa situation au regard de l'état civil. Nicolas Sarkozy avait régularisé sa situation; Hollande n'en a rien fait; pire, il a trompé celle à qui il avait conféré une statut officieux et coûteux pour le budget de la présidence. 

Etre première dame ne serait pas vraiment un choix, mais "un devoir" 
"Quand on a l'honneur d'être l'épouse du chef de l’État, c'est même un devoir d'aider", selon l'ex-épouse de Nicolas Sarkozy. Celle qui s'était notamment investie dans la libération des infirmières bulgares, en a profité pour rendre hommage à Bernadette Chirac affirmant que ce qu'elle a fait, par exemple, "avec les pièces jaunes est considérable".

Un exemple que les premières dames ne sont pas obligées de suivre pour autant. "Une première dame peut s'engager dans l'action humanitaire, voire la culture. Je pense que cette fonction doit être déterminée et puis après il faut laisser le libre choix. Si une femme veut s'investir dans la fonction, très bien. Si elle préfère continuer son propre métier ou s'occuper plus de ses enfants, qu'elle en ait la possibilité", a détaillé Cécilia Attias.
Le raisonnement est toutefois difficile à suivre. Le "devoir" qu'elle invoque peut ainsi s'appliquer au service de l'Etat ou de sa petite famille ou de sa seule personne. Au final, ce devoir n'est donc qu'une entière liberté. 

"Une épouse de chef de l'État peut s'engager discrètement sans pour autant avoir des moyens dispendieux." 
Pour l'ex-première dame, cette fonction ne se réduit pas à la question financière. Concernant le coût pour l'Etat des collaborateurs de Valérie Trierweiler, en mai 2013 que l'actuelle première concubine coûteraît moins cher à l'État que Carla Bruni, mais ce sont les services de Matignon qui le disent et René Dosière, député PS de l'Aisne, n'a pas été remplacé: il s'était notamment illustré dans le contrôle des dépenses de la présidence de la République, mais Hollande n'a pas souhaité lui trouver son pareil...

Appelant de ses vœux une clarification de la situation, Cécilia Attias a expliqué qu'il faudrait établir "des frontières et des barrières pour qu'il n'y ait pas de dérives. Mais il ne faut pas caricaturer cette fonction."

Cécilia Attias a par ailleurs assuré avoir une pensée particulière pour Valérie Trierweiler
"Et comment ne pas en avoir", a-t-elle répondu, alors qu'elle était interrogée sur la situation de la première concubine qui reste hospitalisée depuis une semaine demain. Il n'est pas précisé si elle a trouvé assistance en service public, mais M'dame Touraine va probablement satisfaire la curiosité légitime de la gauche pure et dure.

"Ce sont quand même des fonctions extrêmement exposées. Tout ce que je souhaite c'est qu'on laisse aux gens leur vie privée et le plus de discrétion autour de leur vie privée, et vivre leur histoire le plus discrètement et de la manière la plus apaisée possible", a-t-elle poursuivi.

Pas de soutien en revanche pour François Hollande et son combat pour le respect de sa vie privée. 
Cécilia Attias préfère ne pas "se mêler du débat national", elle en a "trop souffert". Pour elle, il faudrait "parler un peu moins de tout cela" pour "parler plus des vrais problèmes" de la France.

 François Rebsamen avait ouvert le débat sur le statut "désuet" de première dame
Le chef de file des socialistes au Sénat le rappelle : "François Hollande l'avait dit, on élit une personne. Et puis, après tout, cette personne elle vit seule, elle est célibataire avec un autre homme, une femme. Cela ne devrait pas interférer".

Cette opinion est partagée par le député PS René Dosière. 
"Je crois, en réalité, qu'il faut supprimer la notion de première dame. Ce serait le plus simple. Après tout, nous élisons un président, peut-être demain une présidente, et c'est lui qui a toutes les responsabilités et pas son conjoint", a-t-il déclaré à la presse. "Son conjoint doit rester au maximum dans l'ombre, vivre sa vie comme il l'entend, continue à garder son travail, bénéficier d'une protection pour éviter une pression éventuelle sur lui. Faire en quelque sorte comme les choses se passent en Allemagne", a poursuivi le député de l'Aisne.

Pour le porte-parole des députés PS, Thierry Mandon le statut de première dame relève d'un "archaïsme de la République" et du "reste de monarchie". "Si les présidents veulent une vie privée, il faut qu'il n'y ait de première dame ou de premier homme de France", a-t-il soutenu sur Canal+.

vendredi 2 août 2013

Hollande, président socialiste on ne peut plus "normal" ?

François Hollande succombe aux charmes discrets de la Lanterne 

Le changement, pour le président socialiste, c'est de séjourner régulièrement dans ce pavillon de chasse du château de Versailles, comme son prédécesseur. Traditionnellement réservée aux premiers ministres, Hollande s'est attribué cette résidence situé sur un terrain situé en bordure de l'ex-ménagerie royale, offert au comte de Noailles,  prince de Poix, par le roi Louis XV, son père. 
Le président-monarque entretient ainsi la tradition socialiste, puisque la petite Mazarine Pingeot, fille cachée du roi  président François Mitterrand, y montait à cheval.

Hollande était sans-abri

Il n'a pas oublié les critiques qui ont afflué en réaction à son exposition médiatique d'août 2012 dans le Var où il était allé importuner les vacanciers jusque sur les plages.  
Hébergé l'été dernier au fort de Brégançon (ci-contre), résidence des présidents de la République, le chef de l'État n'avait pas apprécié l'austérité de la place forte moyenâgeuse: 
Oh, hisse !
"Brégançon, c'est très bien, sauf que vous y êtes enfermé comme à l'Elysée.
Or, être en vacances, c'est pouvoir s'échapper, être libre", a-t-il confié aux journalistes de la presse présidentielle mi-juillet. 
La liberté, François Hollande l'a trouvée à la résidence de la Lanterne, où le président de la "gauche sociale" doit passer quelques jours pendant ses congés d'été, en toute modestie: le bling-bling, ça ne devait pas être pour lui !






Surprise ! Malgré le matraquage publicitaire, Hollande évitera la Tunisie...

Toujours moins complexé au côté des chefs de petits états quémandeurs qu'auprès des grands de ce monde, Hollande  - une nouvelle fois en Afrique - il y a un mois, fut le premier président français à se rendre en visite d'Etat en Tunisie depuis la révolution qui a chassé du pouvoir l'ancien président Ben Ali (début 2011), Hollande avait annoncé à Tunis l'annulation d'une partie de la dette tunisienne, qui s'élève à environ un milliard d'euros, et l'octroi d'un demi milliard de prêts et de dons. 

Il avait également accordé sa confiance au gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahda et son soutien au tourisme tunisien en déclarant à plusieurs reprises que la Tunisie est un pays sûr. Pas assez pour le couple Hollande-Trierweiler...


Deux semaines après son élection, en mai 2012, le chef de l'État avait découvert les charmes de cet ancien pavillon de chasse
construit en 1787 dans un recoin du parc du château de Versailles par le prince de Poix [et non de Poisse], un guerrier qui fut fait maréchal par Louis XVI. Un domaine de quatre hectares, tenu à l'écart des regards indiscrets par un haut mur d'enceinte et une longue allée bordée de peupliers. Son survol en avion est en outre est interdit. Pour François Hollande, qui compte multiplier les déplacements pendant ses congés, la résidence est idéalement placée.

Entre 1959 et 2007, la Lanterne était officiellement la résidence de villégiature des premiers ministres. Seule exception: André Malraux, ministre de la Culture, qui y a séjourné pendant sept ans. Dans un ouvrage publié en 2010, le journaliste Patrice Machuret raconte comment tous, sauf Édith Cresson, sont tombés sous le charme des lieux. Michel Rocard y a fait construire une piscine et un tennis, Edouard Balladur y a fait enterrer son chien, Lionel Jospin y passait presque tous ses week-ends avec son épouse Sylviane Agacinski. Laquelle se souvient, dans son Journal interrompu, d'un lieu qui "nous mettait à l'abri du temps présent et des crises". Dominique de Villepin, lui, garde en mémoire sa cave à vins, "l'une des plus belles de la République".
L'austérité ne passe pas la grille et Hollande a trouvé le cocon qui le protège, pense-t-il, des tracas qu'il a accumulé au-dessus de sa tête...








Lorsque Nicolas Sarkozy fut élu le 6 mai 2007, La Lanterne devint la propriété du chef de l'État. Idéalement située à 30 minutes en voiture de Paris, la Lanterne devint donc le deuxième lieu du pouvoir le plus important après l'Elysée. 
La gauche dénonce un "hold-up" et en fit un symbole d'une "hyperprésidence" qui ne perd jamais une occasion de reléguer son premier ministre au rang de simple "collaborateur". Consulté par François Hollande sur le train de vie de l'Élysée, le spécialiste des dépenses publiques René Dosière lui avait recommandé de rendre la Lanterne au premier ministre. "Ça me paraissait plus convenable, d'autant que le logement du premier ministre à Matignon est peu fonctionnel. Et puis, l'image monarchique d'un président qui loge dans un domaine royal à Versailles, ça n'est pas idéal", regrette le député socialiste de l'Aisne. Visiblement, le président "normal" n'en a cure.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra !

lundi 1 octobre 2012

Elysée: Hollande veut des sondages sur mesure

Le président "normal" veut fabriquer ses propres sondages 



Le candidat Hollande avait promis que l’Elysée ne commanderait plus d’enquêtes d’opinion


Las, il y en aura bien finalement, mais " en toute transparence ", car ne jurait-il pas vouloir en finir avec les mauvaises pratiques de son prédécesseur, le 15 avril dans le JDD ? C'est donc encore une promesse d'ivrogne à classer au rang des bonnes intentions.

"On ne gouverne pas l’œil rivé dessus ", maintient pourtant un proche de Hollande.
Ce qui change, c’est que c'est désormais Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande, qui fera comme avant, décortiquer les sondages, réunissant parfois, à titre gracieux, quelques sondeurs en vue de la place de Paris.


Pas d'évaluation après l’intervention du chef de l'Etat


Depuis l’été, les courbes de popularité du président ont brutalement chuté. Et l’état de l’opinion est devenu un sujet brûlant à la présidence de la République.  Dans les tout prochains jours, l'Elysée va donc signer une convention avec le Service d’information du gouvernement (SIG), qui dépend de Matignon, pour pouvoir commander par son intermédiaire des sondages sur l’image et l’action du chef de l’Etat. " La convention prévoit que l’Elysée demande au cabinet du Premier ministre de passer commande au SIG pour la réalisation d’études qualitatives ou quantitatives ", confirme Philippe Guibert, nommé le 5 septembre à la tête du SIG. Un organisme gouvernemental dont la mission est de sonder le pays sur les réformes et d’engager des campagnes de communication.
A cent jours, Hollande fait moins bien que ses prédécesseurs: lien 
 
Quel budget y sera consacré ? 
Crise oblige, M. Guibert promet " une pratique raisonnée et raisonnable " et " pas de dépenses excessives ". Et, à Matignon, on précise que les enquêtes qui seront diligentées à la demande de la présidence seront intégralement « remboursées » au SIG.


Hollande ne fait pas mieux que son prédécesseur

Le sujet est ultra-sensible depuis les polémiques sur la facture " sondagière " du dernier quinquennat
Au printemps 2010, la Cour des comptes avait tapé du poing sur la table en découvrant que l’Elysée ponctionnait le budget du SIG pour sonder les Français sur Sarkozy. Le palais avait dû rembourser 369105 € au SIG, cessant dès lors d’avoir recours à ses services.

A prétendre changer les pratiques, Hollande s’est retrouvé dans une situation ubuesque
Tandis que Matignon peut en théorie commander des sondages sur Jean-Marc Ayrault, l’Elysée en est réduit à éplucher les enquêtes publiées par la presse sur François Hollande. Aucune évaluation par exemple n’a pu être achetée après l’intervention du président sur TF1 dimanche 9 septembre.
Patron du SIG de 2008 à 2010, Thierry Saussez sourit : " Une fois de plus, ils font des annonces pour faire le contraire de Sarkozy pour ensuite se rendre compte que c’était une erreur et revenir en arrière. Bienvenue sur terre, il est temps d’atterrir ! " 
" Il n’y aura pas de frénésie de commandes de sondages sur Est-ce que Jean-Marc Ayrault est bien coiffé ? Est-ce que le président a bonne mine ? " se défend  Matignon, promettant une pratique " propre, claire et transparente ". 
Ayrault a d’ailleurs reçu le rapport qu’il a commandé à la Cour des comptes sur le passé du SIG… 

René Dosière a-t-il devoir aller à la pêche ?

Tant de propreté annoncée ne fait pas que des heureux...

A la présidence du Sénat, Jean-Pierre Bel a déjà dit être agacé par l'appel aux économies du député socialiste de l’Aisne. René Dosière, auteur de plusieurs rapports et ouvrages critiques sur les finances publiques, a notamment prôné de supprimer la réserve parlementaire du Sénat, mais pas celle des députés. "Ces propos sont absolument ahurissants alors qu’au Sénat, on a choisi la transparence et que l’on a décidé que cette dotation aux collectivités serait répartie entre les groupes politiques à la proportionnelle du nombre d'élus", a déclaré le sénateur de l’Ariège, en marge des journées parlementaires du PS à Dijon.

Equité et concertation au PS sont à nouveau mis à l'épreuve des réalités...
René Dosière va avoir matière à publication et les maisons d'édition se frottent déjà les mains.

mardi 12 juin 2012

Législatives 2012: le FN en arbitre de 29 triangulaires

Législatives: trente-cinq triangulaires dont 29 avec le FN pour le second tour
Droitisation du paysage politique

La progression de la gauche est un trompe-l'oeil
Tandis que le centre se vide et que le PCF (FG) déçoit les travailleurs, le FN tire les marrons du feu.
Maintien d'une socialiste face à Marion Le Pen-Maréchal et à l'UMP dans le Vaucluse, retrait d'un UMP au profit du FN dans les Bouches-du-Rhône et inversement dans les Pyrénées-Orientales et le Vaucluse: des scénarios imprévus se présenteront dans une poignée de circonscriptions pour le second tour des législatives dimanche.

Globalement toutefois les consignes des états-majors parisiens ont été respectées, alors que les candidats avaient jusqu'à 18h00 pour se déclarer officiellement à la préfecture.

Trente-cinq triangulaires, au lieu des 46 envisagées au soir du premier tour, auront lieu, dont 29 mettant aux prises la gauche ou la droite au Front national.

Mardi, les regards étaient braqués sur le département du Gard et sa 2e circonscription, où était très attendue la décision du député sortant UMP Etienne Mourrut, arrivé dimanche en troisième position, de se maintenir ou non dans la triangulaire face à l'avocat Gilbert Collard (FN) et Katy Guyot (PS).
Hésitant après l'appel de Me Collard à se désister en sa faveur, E. Mourrut a finalement décidé de se maintenir pour "porter haut et dignement les valeurs de la droite et du centre". Il a qualifié le FN d'"allié objectif de la gauche tout au long de ces dernières années". Son maintien rend très ouvert le sort de cette circonscription.

Cas par cas

Du coup,dans la circonscription voisine (la 3e) du Gard, Gilles Caïtucoli,  le candidat FN a décidé de se maintenir contre le candidat UMP-Droite populaire.

A l'UMP, seul Roland Chassain, dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône (Arles) aura donc enfreint la consigne du bureau politique du parti donnée lundi à tous ses candidats de se maintenir chaque fois que possible.
M. Chassain s'était retiré au nom du "tous contre Michel Vauzelle", président socialiste de la région PACA, le candidat PS et président de la région PACA, ouvrant la voie à une possible élection de la candidate du "Rassemblement bleu marine" Valérie Laupies.
Les deux retraits FN vont faciliter la tâche de l'UMP et fragiliser l'élection de Vauzelle, député sortant, qui n'a pas mobilisé l'état-major parisien. Mais Jean-François Copé a «condamné»i la décision de l'UMP Roland Chassain.

Dans la circonscription de Perpignan-Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), le vice-président du FN Louis Aliot, lui-même candidat dans ce département, a annoncé le retrait de la candidate frontiste Irina Kortanek, "sans aucune contrepartie".
Il a invoqué la personnalité du candidat UMP et le "risque de voir la gauche l'emporter".

Dans la 5e du Vaucluse également, la candidate FN s'est retirée, là aussi "pour faire barrage à la gauche", laissant face à face UMP et PS, un choix condamné "fermement" par Marine Le Pen.

Couacs

A gauche, la première secrétaire du PS Martine Aubry a fait pression  dans la matinée sur la candidate socialiste dans la 3e circonscription du Vaucluse, arrivée 3e, pour qu'elle fasse barrage à Marion Le Pen-Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen. Le candidat UMP restant en lice appartient à la Droite populaire.
Or, partisane du "ni-ni", la candidate socialiste, Catherine Arkilovitch, a décidé  ce soir de se maintenir : " Je ne veux ni du Front national ni de la droite populaire, il n'y a pas de front républicain ", a-t-elle dit.  

Dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais,jugeant sa victoire "impossible",  Hervé Poher, le DVG, s'est désisté au profit de la socialiste Brigitte Bourguignon, qui sera donc seule en lice face à Frédéric Wacheux (UMP).

En revanche, dans l'Aisne, le candidat officiel du PS au premier tour dans la 1ère circonscription, Fawaz Karimet, conseiller municipal de Laon et vice-président du Conseil général, s'est vu retirer le soutien du PS au profit de René Dosière arrivé en tête, mais il a confirmé son maintien. Dosière, le député sortant, connu pour son épluchage des comptes de l'Elysée, part néanmoins favori du 2e tour.

Parmi les autres défis aux consignes ou accords d'états-majors, Patrick Braouezec, député sortant (Front de gauche) de la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, se maintient face au seul autre candidat, le socialiste Mathieu Hanotin, malgré un accord départemental de désistement à gauche.

A Roubaix dans le Pas-de-Calais, en plein accord avec le PS selon ce parti, Slimane Tir, candidat EELV-PS soutenu le 1er juin par la paire diabolique Martine Aubry et Cécile Duflot mais devancé le 10 juin par un maire socialiste dissident, a choisi de l'affronter en duel.

Six triangulaires sans le FN

Quatre verront s'affronter deux candidats de droite ou du centre et un candidat de gauche
, et deux seulement deux candidats de gauche et un de droite.

Dans 
la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantique, où François Bayrou (23,6%) sera opposé à Nathalie Chabanne (PS, 34,9%) et Eric Saubatte (UMP, 21,7%).

Dans
la 3e des Yvelines, le dissident UMP Olivier Delaporte a laissé le champ libre à Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.


L'amère Royal et Maxime Bono, son escort boy, passent sans un regard devant une affiche de Falorni

 

Notons pour mémoire, au passage, que Sa Cynique Majesté Royalinvestie fin novembre par le bureau national du PS sans passer par une primaire locale et parachutée sur La Rochelle, est tombée sur un bec : le candidat désigné par les militants et  Olivier Falorni se maintient.

La " liste noire" du FN

Marine Le Pen a appelé ce lundi à faire battre deux socialistes seulement, mais quatre UMP, dont les ex-ministres Nathalie Kosiuscko-Morizet, Xavier Bertrand et Georges Tron
La présidente du FN a donné les noms des deux responsables socialistes qu'elle souhaite voir battus: François Pupponi, candidat PS à Sarcelles (Val d'Oise)  et Jack Lang (PS, parachuté du Pas-de-Calais sur les Vosges), lequel a opéré au premier tour un atterrissage à risques.

Et un coup de pied de l'âne du MoDem (Centre pour la France)

Damien Guttierez, (Alliance centriste), l'un des sept candidats, dont trois députés sortants,  investis par le MoDem dans la 7e circonscription du Var, où il a obtenu ...1,13%, a annoncé lundi qu'il appelle à voter pour le FN au second tour afin de faire battre le candidat de l'UMP Jean-Sébastien Vialatte. 
Contacté par Francetv 2012, le secrétaire général du MoDem, Marc Fesneau, a indiqué que la ligne du parti centriste était sans appel : "Aucun accord, aucune compromission avec le FN".