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mercredi 29 mai 2013

Bombe au PS: le "baiser de la mort" du candidat PS à Marion Maréchal-Le Pen en Vaucluse ?

Le PS aurait soutenu la candidate Front National à Carpentras

Magouille sous Martine Aubry aux législatives de 2012



Dans un article de l’hebdomadaire "L'Express" publié mardi 28 mai au soir sur son site internet, l'hebdomadaire politique révèle que le PS a permis l’élection dans le Vaucluse de la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, seule députée frontiste présente à l’Assemblée nationale. Des élus socialistes accusent leurs camarades du Vaucluse de tractations secrètes avec le parti d'extrême droite pendant les deux tours des législatives, en 2012. 

Harlem Désir et Valls instrumentalisent par ailleurs le FN en brandissant la peur de violences d'extrémistes de droite lors des manifestations pacifistes d'opposants au mariage pour tous ouvrant la voie à la PMA et à la GPA.

Mardi 28 mai sur France Info, Désir H, premier secrétaire du PS, a eu le "front" d'exhorter le président de l'UMP, Jean-François Copé à cesser ce qu'il a qualifié de "baiser de la mort avec le FN", dans la campagne gouvernementale d'intimidation des opposants à la filiation pour tous. "M. Copé ne le cache même pas, il est dans une volonté de récupération, et de tension", selon le coopté de l'Elysée. "Il faut que M. Copé arrête ce baiser de la mort avec le Front national. Il n'est pas à la recherche d'un bloc républicain, mais d'un bloc droitier", a lancé le fantoche, non sans impudeur.

Lien Eric Woerth dans Le Parisien " Hollande élu grâce aux voix du Front national"

On rappellera à cette occasion l’alliance objective du PS et du FN depuis que le président François Mitterrand a aidé le parti de Jean-Marie Le Pen à passer dans les grands media et permettre ainsi de diviser la droite. Voici quelques révélations de Roland Dumas, son ami et ministre des Affaires Etrangères :


Mais 
Désir continue de dégager des vents pour tenter de dissimuler l'enquête  interne du PS national sur les magouilles des camarades du Vaucluse. Il rendra un rapport "à charge" en fin de semaine. 
La bombe sur le point d'exploser au PS a-t-elle été posée par des Cathos, des "ultras" ? Les "fachos" sont-ils restés fréquentables ?

Des socialistes ont directement contribué à l'élection de Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale , en juin 2012. 

Dans la 3e circonscription du Vaucluse,
la candidate du PS Catherine Arkilovitch, arrivée au premier tour en troisième position derrière l'UMP et le FN, s'était maintenue, malgré les pressions directes de la première secrétaire de l'époque, Martine Aubry, celle qui est si sensible aux salissures. En dépit des pressions de Martine Aubry en faveur d'un "front républicain", Catherine Arkilovitch avait été poussée au maintien par l'entourage du président socialiste du Conseil général du Vaucluse, Claude Haut, sénateur-maire de Vaison-la-Romaine, et ancien soutien de DSK

Un an après les faits, la thèse d'un deal entre le PS et le FN est désormais défendue par des socialistes repentis. Il y aurait eu échange de bons procédés: le maintien de la socialiste 
Arkilovitch dans la circonscription de Marion Le Pen contre le maintien de la candidate FN dans la circonscription voisine, la 5e du Vaucluse, tout cela au profit du socialiste Jean-François Lovisolo qui avait besoin d'une triangulaire avec la présence de la FN Martine Furioli au second tour pour l'emporter face à l'UMP Julien Aubert. 


Au premier tour, Julien Aubert, jeune énarque proche de l'Elysée, arrive en seconde position avec 26,27 %, en ballotage avec le candidat socialiste Jean-François Lovisolo (35,27 %) et la candidate du Front national Martine Furioli-Beaunier (24,41 %). Mais celle-ci se désiste pour faire barrage à la gauche, en désaccord avec la direction du FN. Le 17 juin, au second tour, Julien Aubert est élu député avec 50,33 % des voix dans un duel face à Jean-François Lovisolo maire de La Tour d'Aigues (49,67 %). Une magouille locale qui visait à servir ce socialiste qui sans son papa, Maurice Lovisolo, ex-maire de La Tour d'Aigues (1977-2008) avant lui durant 31 ans et toujours conseiller général, n'aurait pas certainement pas pu être candidat.

Le PS de Martine Aubry et Désir souillé par les socialistes vauclusiens
En juin 2012, Patrice Lorello était le premier secrétaire de la fédération PS du Vaucluse. Aujourd'hui, il raconte: "Le lundi qui suit le premier tour, en début d'après-midi, je reçois un coup de fil de Claude Haut, le président du Conseil général. Il me dit: ''Il faut prendre la décision du maintien à la réunion de la fédération ce soir. Et il faut que la réunion se termine avant 19 heures, afin qu'Arkilovitch puisse annoncer qu'elle va au second tour avec le soutien de la fédération." 
Ce lundi 11 juin 2012, vers 17 heures, Lorello reçoit un deuxième appel, plus intrigant encore, de Jean-François Loviso, le responsable local de campagne du candidat PS. Dans le jeu de chaises musiclales, Lorello, successeur de Lovisolo à la fédération, simple succursale du CG, lui confie: "Des gens du FN sont passés et ils menacent de faire retirer leur candidate, Martine Furioli, dans la 5e, si Arkilovitch se désiste dans la 3e." 
Un troisième et dernier coup de téléphone de Patrice Lorello ponctue l'après-midi : "Vers 18 heures, j'ai directement notre candidat de la 5e, Lovisolo, qui me dit qu'il faut se maintenir dans la 3e, sans quoi le FN va retirer sa candidate dans la 5e.

Le suppléant de la candidate PS jette l'éponge

Le lundi soir, Catherine Arkilovitch annonce qu'elle persiste à se maintenir, en dépit des consignes venues du PS national. Son suppléant, Roland Davau, démissionne.
Lien PaSiDupes : " Les obsessions sexuelles du PS de Martine Aubry ": Plus sexiste que féministe

Davau raconte aujourd'hui les pressions reçues le lendemain

"Un militant proche du Conseil général m'a dit 'Si vous vous retirez, vous ferez perdre un camarade ailleurs'.'' On m'a également promis des opportunités professionnelles au Conseil général si j'accompagnais Catherine Arkilovitch jusqu'au second tour." Mais le suppléant jette l'éponge. 

Le 12 juin, à 21h17, Martine Aubry lui laisse un mail
: "Bonsoir, je t'appelais pour te remercier. J'ai beaucoup parlé avec Catherine [Arkilovitch]... Quels que soient le travail fait et la difficulté de retirer une candidature, je pense qu'on ne peut pas taper la droite et ne pas faire ce geste-là. Merci encore." 

Le 17 juin, Marion Maréchal-Le Pen est élue députée du Vaucluse avec 42,09% des voix contre 35,8% au candidat UMP Jean-Michel Ferrand et 22,08% à Catherine Arkilovitch. 

Le déroulé de cet entre-deux-tours a fait naître de graves soupçons 

L'antenne vauclusienne du think-tank socialiste Terra Nova, dont l'ex-président
Olivier Ferrand est mort les jours qui ont suivi le scrutin, a récemment rédigé une note de sept pages. Le siège parisien du PS s'est finalement décidé à mener une enquête. Le 21 mars 2013, une mission d'information se rend à Avignon. Dans d'étranges conditions: à la gare TGV d'Avignon, Marc Mancel et Pascal Jailloux, les deux responsables de la mission, sont accueillis par le trésorier de la fédération PS du Vaucluse. Il s'appelle Yannig Joubrel et travaille comme directeur adjoint de cabinet du président du Conseil général. Pendant toute la durée des auditions, il va rester au siège de la fédération pour noter les noms de ceux qui apportent leur témoignage aux enquêteurs de Solférino
Marc Mancel, qui rendra ses conclusions à la fin de cette semaine au premier secrétaire Harlem Désir, confie à L'Express: "Plusieurs personnes m'ont décrit un deal. Mais je n'ai pas eu les preuves concrètes. Néanmoins, compte tenu des éléments, mon rapport sera très à charge. Il n'est pas normal, par exemple, que le président socialiste du Conseil général ait refusé de prendre Martine Aubry au téléphone pendant toute la semaine de l'entre-deux tours.
Le candidat du PS dans la 5e, Jean-François Lovisolo, que de nombreux témoins ont accusé durant les auditions du 21 mars, ne s'est pas présenté devant les enquêteurs venus de Paris. Contacté par L'Express, il se justifie: "Si j'ai quelque chose à dire à Solférino, je le dis directement là-bas." 

La magouille en Vaucluse serait "purement" socialo-socialiste  

De fait, six jours après les auditions d'Avignon,
Lovisolo et ses amis du conseil général du Vaucluse montent à Paris pour s'expliquer. Ils nient tout deal, pour preuve leur échec pourtant bien involontaire ! Leur argument principal est que si la candidate lepéniste de la 5e, Martine Furioli, s'est finalement retirée, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas eu échange de bons procédés dans les deux circonscriptions. L'argument est fragile pour une raison simple: Martine Furioli n'est pas encartée au FN (elle se présentait au titre du Rassemblement bleu marine), elle s'est sentie libre de désobéir, à la dernière seconde, aux consignes du Front national parisien, qui lui demandait de se maintenir. 
Jean-François Lovisolo ne peut nier qu'un certain nombre d'élus proches du président du CG ont soutenu la candidature de Catherine Arkilovitch pendant l'entre-deux tours. 
Aujourd'hui, Catherine Arkilovitch est "grillée" en politique. Dans son village des Alpes de Haute-Provence, elle certifie, "les yeux dans les yeux" (!), qu'elle n'a pas subi de pressions pour se maintenir, ajoutant néanmoins: "Je suis peut-être le dindon de la farce, oui." 

Marion Maréchal-Le Pen, elle, découvre l'histoire lorsqu'on la lui apprend. 
Elle n'accorde aucun crédit à la thèse du deal entre le PS et le FN et rappelle simplement la haine que les socialistes locaux entretiennent à l'égard du député UMP sortant Jean-Michel Ferrand, son challenger qui aurait pu bénéficier d'un Front républicain...
Quant au vertueux socialiste Jean-François Lovisolo, il n'a pas pas entrepris son auto-critique et ne s'est pas reniflé: "Il y a une différence entre le Vaucluse vu d'avion par des Parisiens et le merdier à supporter sur place lorsque l'on vit dans une circonscription dirigée par Jean-Michel Ferrand,"  conclut l'apprenti-sorcier. 


Désir a déjà eu à nier la collusion PS-FN contre J-F Mancel
Lien PaSiDupes (mars 2013): "Législative partielle: revers à gauche pour Hollande dans l'Oise "


Fait-on au PS le procès de ses alliances avec l'extrême gauche aussi ?


mardi 19 juin 2012

Les obsessions sexuelles du PS de Martine Aubry

Plus sexiste que féministe

Le registre sexuel du PS de Martine Aubry
révèle-t-il une psychose
de la mère castratrice
qui devrait quoi que ce soit à la recherche
de parité en politique ?  

Martine Aubry qualifie F. Hollande de "gauche molle"

Dès son premier meeting de la primaire socialiste en octobre 2011 au gymnase Japy à Paris, la maire de Lille, candidate,avait attaqué la "gauche molle", celle du député de Corrèze.

"On ne pourra pas battre une droite dure avec une gauche molle", avait encore lancé la "mère Tape-dur", à l'occasion du dernier débat pour les primaires socialistes.

Traité de "sans-couilles", le suppléant d'Arkilovitch porte plainte




Les coups sous la ceinture 
n'"abiment" pas  la république "irréprochable" des socialistes, celle de l'insulte et de l'humiliation


Catherine Arkilovitch avait annoncé lundi 11 son maintien au second tour, sous l'étiquette divers gauche, malgré la consigne de retrait donnée par la première secrétaire du PS Martine Aubry. Vendredi, celle-ci lui a en vain demandé une nouvelle fois de "retirer ses bulletins dimanche prochain", afin qu'il n'y ait "aucun député Front national à l'Assemblée nationale". 

Après avoir appris le retrait de son suppléant pour faire barrage à l'élection de Marion Maréchal-Le Pen (FN ), nièce de Marine et petite-fille de Jean-Marie Le Pen, la sansouilles qui "salit" le PS et sa patronne avait déclaré: "Les rats qui quittent le navire, ce sont ceux qui n'ont pas de couilles", avait déclaré mercredi à La Provence Mme Arkilovitch .
"On ne peut pas tenir des propos de ce type, c'est inacceptable!", s'est insurgé le camarade-suppléant, Roland Davau, dans une déclaration expliquant que sa fille de 11 ans s'en était faite l'écho.

Il a également indiqué avoir déposé plainte auprès des gendarmes d'Entraigues-sur-la-Sorgue contre le responsable d'un blog pour des déclarations du même type.



Les pratiques "rentre-dedans" d'un PS totalitaire sont contre-productives
Selon une enquête BVA pour Vaucluse Matin et le Dauphiné publiée vendredi, la candidate d'extrême droite obtiendrait dimanche 36,5% des voix, contre 34,5% pour Jean-Michel Ferrand et 29% pour Arkilovitch, la candidate tactile qui a du ...tact.


Victime du "syndrome des vestiaires"

Martine Brochen-Aubry ne s'en est jamais véritablement remise...

mercredi 13 juin 2012

Législatives: les voies détournées du PS pour battre la candidate FN du Vaucluse

Vaucluse: le suppléant de la candidate socialiste appelle à voter UMP

Le "front républicain" se lézarde

Des socialistes soutiennent l'UMP
Alors que Catherine Arkilovitch (21,98 %)la candidate socialiste arrivée 3e dimanche, avec 21,98% dans la 3e circonscription du Vaucluse (Carpentras), a décidé de se maintenir pour nuire à Marion Maréchal-Le Pen (34,63%) au second tour, son suppléant s'est désolidarisé de sa tête de liste ce mercredi pour appeler à voter pour le candidat UMP 

Le jacobine Martine Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS, avait pourtant insisté depuis Paris pour que Catherine Arkilovitch " retire sa candidature", pour "faire barrage au Front national", disait-elle. Certains poids-lourds du PS vauclusien avait même exercé des pressions sur cette sorte de chauffeur de semi-remorque pour qu’elle s'arrête sur une aire d'autoroute. Arc-boutée sur son volant, elle avait d’abord refusé, persuadée qu’elle pouvait tout de même l’emporter dimanche prochain. Puis elle avait demandé un délai pour réfléchir, jusqu'au soir, quand elle confirma qu'elle irait jusqu'au péage du 17 juin, quitte à être exclue du PS...
"Nous sommes allés déposer hier (mardi) matin notre candidature tous les deux pour le deuxième tour. Ensuite, nous avons déjeuné ensemble et il ne m'a rien dit", fulminait mercredi la candidate socialiste homasse, qualifiant de "sans-couille" Roland Davau et tous les socialistes qui, à la suite de la patronne du PS, appellent à voter UMP. La "gauche molle" prolifère autour de l'amère de Lille...

Roland Davau a expliqué son retrait par le choix local du Front de gauche de Mélenchon et de ses communistes d'appeler finalement à un "front républicain" pour empêcher l'élection de Marion Maréchal-Le Pen.

L'extrême gauche est contre-productive. "Jusqu'à hier (mardi) matin, je pensais y aller mais c'est vraiment le retrait du Front de gauche qui a déclenché ma décision", a expliqué R. Davau.
Le candidat du Front de gauche, Roger Martin, a confirmé dans un communiqué le choix de son mouvement: "Le risque d'une élection de la candidate FN/Ligue du Sud était suffisamment sérieux pour avoir amené la première secrétaire du PS Martine Aubry, SOS Racisme et le maire (PS) de Carpentras à demander le retrait de la candidate socialiste".

R. Davau a expliqué que cette déclaration de SOS Racisme qualifiant Mme Arkilovitch de "candidate de la honte", accusée aux côtés des UMP Nadine Morano et Roland Chassain de faire le jeu du FN, avait "aussi beaucoup compté".
En place depuis 26 ans, le député sortant UMP, Jean-Michel Ferrand, a fait 30,03%.

Le suppléant socialiste indépendant a précisé rester de facto suppléant "à l'insu de son plein gré"
"J'ai tenté une démarche à la préfecture pour faire enregistrer ma déclaration de retrait de candidature (...) Ils vont refuser mon retrait, mais il faut distinguer l'acte administratif de l'acte politique", a-t-il fait valoir.

Un conseil national du PS devrait prononcer mardi la sanction de la forte tête Catherine Arkilovitch, a fait savoir la direction parisienne du PS.

Le centralisme démocratique du Parti socialiste

Ce mode d'organisation interne du PS impose autoritairement que les décisions des congrès, dont les délégués sont démocratiquement élus par la base, doivent être appliquées par tous. Le centralisme démocratique se caractérise donc par la liberté de débat interne et une stricte  discipline en externe. Une phrase de Lénine résume assez bien ce mode d'organisation : " liberté totale dans la discussion, unité totale dans l'action."

Comme le Parti communiste français, Lénine Aubry se reconnaît parfaitement dans le centralisme démocratique: c'est l'un des fondements des organisations léninistes. Mais, comme le dogme fumeux du "front républicain"
et réagissent vivement  aux ordres venus de Paris.

mardi 12 juin 2012

Législatives 2012: le FN en arbitre de 29 triangulaires

Législatives: trente-cinq triangulaires dont 29 avec le FN pour le second tour
Droitisation du paysage politique

La progression de la gauche est un trompe-l'oeil
Tandis que le centre se vide et que le PCF (FG) déçoit les travailleurs, le FN tire les marrons du feu.
Maintien d'une socialiste face à Marion Le Pen-Maréchal et à l'UMP dans le Vaucluse, retrait d'un UMP au profit du FN dans les Bouches-du-Rhône et inversement dans les Pyrénées-Orientales et le Vaucluse: des scénarios imprévus se présenteront dans une poignée de circonscriptions pour le second tour des législatives dimanche.

Globalement toutefois les consignes des états-majors parisiens ont été respectées, alors que les candidats avaient jusqu'à 18h00 pour se déclarer officiellement à la préfecture.

Trente-cinq triangulaires, au lieu des 46 envisagées au soir du premier tour, auront lieu, dont 29 mettant aux prises la gauche ou la droite au Front national.

Mardi, les regards étaient braqués sur le département du Gard et sa 2e circonscription, où était très attendue la décision du député sortant UMP Etienne Mourrut, arrivé dimanche en troisième position, de se maintenir ou non dans la triangulaire face à l'avocat Gilbert Collard (FN) et Katy Guyot (PS).
Hésitant après l'appel de Me Collard à se désister en sa faveur, E. Mourrut a finalement décidé de se maintenir pour "porter haut et dignement les valeurs de la droite et du centre". Il a qualifié le FN d'"allié objectif de la gauche tout au long de ces dernières années". Son maintien rend très ouvert le sort de cette circonscription.

Cas par cas

Du coup,dans la circonscription voisine (la 3e) du Gard, Gilles Caïtucoli,  le candidat FN a décidé de se maintenir contre le candidat UMP-Droite populaire.

A l'UMP, seul Roland Chassain, dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône (Arles) aura donc enfreint la consigne du bureau politique du parti donnée lundi à tous ses candidats de se maintenir chaque fois que possible.
M. Chassain s'était retiré au nom du "tous contre Michel Vauzelle", président socialiste de la région PACA, le candidat PS et président de la région PACA, ouvrant la voie à une possible élection de la candidate du "Rassemblement bleu marine" Valérie Laupies.
Les deux retraits FN vont faciliter la tâche de l'UMP et fragiliser l'élection de Vauzelle, député sortant, qui n'a pas mobilisé l'état-major parisien. Mais Jean-François Copé a «condamné»i la décision de l'UMP Roland Chassain.

Dans la circonscription de Perpignan-Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), le vice-président du FN Louis Aliot, lui-même candidat dans ce département, a annoncé le retrait de la candidate frontiste Irina Kortanek, "sans aucune contrepartie".
Il a invoqué la personnalité du candidat UMP et le "risque de voir la gauche l'emporter".

Dans la 5e du Vaucluse également, la candidate FN s'est retirée, là aussi "pour faire barrage à la gauche", laissant face à face UMP et PS, un choix condamné "fermement" par Marine Le Pen.

Couacs

A gauche, la première secrétaire du PS Martine Aubry a fait pression  dans la matinée sur la candidate socialiste dans la 3e circonscription du Vaucluse, arrivée 3e, pour qu'elle fasse barrage à Marion Le Pen-Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen. Le candidat UMP restant en lice appartient à la Droite populaire.
Or, partisane du "ni-ni", la candidate socialiste, Catherine Arkilovitch, a décidé  ce soir de se maintenir : " Je ne veux ni du Front national ni de la droite populaire, il n'y a pas de front républicain ", a-t-elle dit.  

Dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais,jugeant sa victoire "impossible",  Hervé Poher, le DVG, s'est désisté au profit de la socialiste Brigitte Bourguignon, qui sera donc seule en lice face à Frédéric Wacheux (UMP).

En revanche, dans l'Aisne, le candidat officiel du PS au premier tour dans la 1ère circonscription, Fawaz Karimet, conseiller municipal de Laon et vice-président du Conseil général, s'est vu retirer le soutien du PS au profit de René Dosière arrivé en tête, mais il a confirmé son maintien. Dosière, le député sortant, connu pour son épluchage des comptes de l'Elysée, part néanmoins favori du 2e tour.

Parmi les autres défis aux consignes ou accords d'états-majors, Patrick Braouezec, député sortant (Front de gauche) de la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, se maintient face au seul autre candidat, le socialiste Mathieu Hanotin, malgré un accord départemental de désistement à gauche.

A Roubaix dans le Pas-de-Calais, en plein accord avec le PS selon ce parti, Slimane Tir, candidat EELV-PS soutenu le 1er juin par la paire diabolique Martine Aubry et Cécile Duflot mais devancé le 10 juin par un maire socialiste dissident, a choisi de l'affronter en duel.

Six triangulaires sans le FN

Quatre verront s'affronter deux candidats de droite ou du centre et un candidat de gauche
, et deux seulement deux candidats de gauche et un de droite.

Dans 
la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantique, où François Bayrou (23,6%) sera opposé à Nathalie Chabanne (PS, 34,9%) et Eric Saubatte (UMP, 21,7%).

Dans
la 3e des Yvelines, le dissident UMP Olivier Delaporte a laissé le champ libre à Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.


L'amère Royal et Maxime Bono, son escort boy, passent sans un regard devant une affiche de Falorni

 

Notons pour mémoire, au passage, que Sa Cynique Majesté Royalinvestie fin novembre par le bureau national du PS sans passer par une primaire locale et parachutée sur La Rochelle, est tombée sur un bec : le candidat désigné par les militants et  Olivier Falorni se maintient.

La " liste noire" du FN

Marine Le Pen a appelé ce lundi à faire battre deux socialistes seulement, mais quatre UMP, dont les ex-ministres Nathalie Kosiuscko-Morizet, Xavier Bertrand et Georges Tron
La présidente du FN a donné les noms des deux responsables socialistes qu'elle souhaite voir battus: François Pupponi, candidat PS à Sarcelles (Val d'Oise)  et Jack Lang (PS, parachuté du Pas-de-Calais sur les Vosges), lequel a opéré au premier tour un atterrissage à risques.

Et un coup de pied de l'âne du MoDem (Centre pour la France)

Damien Guttierez, (Alliance centriste), l'un des sept candidats, dont trois députés sortants,  investis par le MoDem dans la 7e circonscription du Var, où il a obtenu ...1,13%, a annoncé lundi qu'il appelle à voter pour le FN au second tour afin de faire battre le candidat de l'UMP Jean-Sébastien Vialatte. 
Contacté par Francetv 2012, le secrétaire général du MoDem, Marc Fesneau, a indiqué que la ligne du parti centriste était sans appel : "Aucun accord, aucune compromission avec le FN".