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vendredi 24 avril 2020

Clandestin depuis dix ans, il avait sauvé une nonagénaire des flammes

Le migrant avait sauvé une nonagénaire des flammes 

Le maire se serait-il mobilisé si le héros avait été
Français?


Le 15 avril, un clandestin a sauvé d’un incendie une vieille dame à La Grand-Combe, dans le Gard. Le maire de la commune se mobilise désormais pour lui obtenir un titre de séjour.

Sans-papiers en France depuis une dizaine d’années, un Algérien de 29 ans a sauvé une nonagénaire des flammes: un fait d’armes qui lui vaut le soutien du maire de la commune, qui va demander sa régularisation, après un mois.

"Je vais m’en occuper, le prendre sous mon aile et demander à la Préfecture un dossier de régularisation, a expliqué vendredi Patrick Malavieille, le maire communiste de cette ancienne cité minière durement frappée par le chômage et la pauvreté.


"On parle parfois de la jeunesse avec un a priori, ou alors on évoque les jeunes dans les pages des faits divers où ils ne sont pas toujours à l’honneur. Cet événement met en valeur le courage et la bravoure, a insisté lourdement l’édile de La Grand-Combe (60 km au nord-ouest de Nîmes), un soupçon populiste.

Enfermée à clef

Le 15 avril, en plein confinement, Houari Hakiki avait porté secours, aidé d’un ami, à une femme de 92 ans bloquée dans un immeuble en feu, avant même l’arrivée des secours sur place. Mais il avait pris la fuite en entendant la sirène des pompiers, sans doute par peur.

J’étais avec Houari et on a vu des flammes. Il m’a dit "viens on va voir ce qui se passe", a raconté cet ami, Malik Zaid, 26 ans. A notre arrivée sur place les pompiers n’étaient pas encore là et une dame était au second étage, sur le balcon.

Les deux hommes n’écoutent que leur courage et montent les escaliers, découvrant que la nonagénaire a été enfermée à clef dans l’appartement par son aide-ménagère, partie faire des courses. Ils défoncent alors la porte pour la libérer.

Il fallait absolument la sauver, ça pouvait être ma grand-mère, a estimé Houari Hakiki, considérant son attitude simplement normale : Si c’était à refaire, je le referais.

dimanche 8 mars 2020

Démission: Olivier Gaillard, député du Gard, quitte aussi LREM

Le bilan, la transparence et les comportements de Macron sont-ils en cause ?

Olivier Gaillard, député LREM du Gard, démissionne et quitte La République en marche



Olivier Gaillard va quitter l’Assemblée nationale et LREM au lendemain du premier tour des municipales. 
Regrettant de n’être qu'un élu de seconde zone, le député du Gard a décidé d’abandonner son mandat à l’Assemblée nationale et de quitter La République en Marche. Sa suppléante siégera avec le parti du président.
La notion de citoyen de seconde zone existe. Nous sommes des élus de seconde zone. Ça ne date pas de Macron, je le vis depuis des années, a déclaré le député, confirmant une décision initialement annoncée samedi soir sur le site internet du journal Midi Libre.

Après le premier tour des municipales

Elu aux élections cantonales en 2008 sous l’étiquette du Parti Socialiste, mais LREM en 2017, Olivier Gaillard a précisé qu’il quittera le palais Bourbon au lendemain du premier tour des élections municipales, lors desquelles il briguera la mairie de Sauve (Gard), village de 2.000 habitants situé en bordure du turbulent fleuve Vidourle, face à l’élue sortante Alexandra Masot, comme candidat sans étiquette (DVG). 
Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars, quels qu’en soient les résultats. S’il n’y avait pas eu d’élections, j’aurais quand même démissionné, a-t-il assuré.

L'effectif de députés LREM reste inchangé
Olivier Gaillard a précisé qu’il sera remplacé à l’Assemblée nationale par sa suppléante, Catherine Roux-Daufès, qui elle siégera bien dans le groupe LREM, qui compte donc toujours 297 membres.

Un "fossé" entre "la réalité du terrain et la principauté de Paris"
Membre de la commission des Finances, rapporteur spécial pour les crédits relatifs au budget opérationnel de la Défense et rapporteur pour avis de la loi de programmation militaire 2019-2025, Olivier Gaillard explique avoir constaté un fossé entre la réalité du terrain et la principauté de Paris.

L’homme de territoire l’a emporté sur l’homme de parti. Il m’était inconcevable de maintenir un pied à l’intérieur de ce système politique qui ne me convient pas. Ça fait quelques semaines que j’y pense, a-t-il insisté.
Rappelant que ses votes n’ont jamais fait défaut à la majorité à l’Assemblée nationale, Olivier Gaillard précise dans un communiqué de presse ne pas vouloir jouer l’opposition ou la marginalisation.

Issu d’une circonscription située en zone rurale, Olivier Gaillard est déçu de la portée de ses efforts pour la prise en compte des problématiques rurales. Si j’ai un regret, c’est celui de n’avoir pas pu pousser assez les lignes sur la disparition des services publics et la désertification médicale, a-t-il confié.

Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre de la Défense) disait ‘ Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne’.
Une citation que l’on aimerait voir appliquer aux députés LREM sujets à certains états d’âme, conclut le député dans ce texte. 
A la différence de consoeurs "démissionnaires" qui restent apparentées (!) et reconnaissant son échec à "muscler la jambe gauche de Macron", ce Gaillard-là ne gardera pas même un orteil dans la... macronie!

Macron ne fait pas de miracles.
"J’avais plus de chances d’aller à Lourdes que d’être député," déclara, après un ans, le vieux briscard, 51 ans, de la politique locale qui cumulait les mandats locaux et croyait avoir monté en grade en arrivant à Paris. 

lundi 20 juin 2016

Encore trois attaques de permanences du Parti socialiste

Dégradations contre des locaux du PS en Côte-d'or, à Paris et dans le Gard

Trois nouvelles permanences du PS ont été la cible de protestataires, signe d"un "climat de violence inacceptable"

Le Parti socialiste a condamné lundi ces nouvelles dégradations, le même  week-end, sur fond de contestation du projet de loi travail. 

En Côte-d'or, c'est la permanence du député Laurent Grandguillaume, déjà ciblée en mai, qui a été visée. "Tout est fait pour nous empêcher de faire notre travail parlementaire", a-t-il tweeté lundi. 

A la fédération du PS à Paris, des vitres ont été brisées, des insultes ("collaborateurs, menteurs...") inscrites et un liquide a été déversé dans le hall, a précisé le parti. 
Dans le Gard, l'attaque était directement en lien avec la contestation de la loi travail, a-t-on ajouté. 

Condamnation des méthodes socialistes

Le PS  "condamne, à nouveau, avec une extrême fermeté ces exactions commises à l'encontre de ses bâtiments et parfois de ses militants et de ses personnels". Cambadélis "rappelle qu'il porte plainte systématiquement et espère que les enquêtes aboutiront". Pression sur la justice ou mise en garde? 

Au moins une trentaine de locaux du PS ou permanences d'élus socialistes ont été pris pour cible depuis la fin février, 
début de la contestation contre le projet de loi El Khomri, subissant divers types de dégradations (tags, vitres brisées, locaux emmurés, etc.). Le mouvement s'est amplifié depuis que Manuel Valls a décidé d'employer l'article 49-3.



Parmi les permanences d'élus, vandalisées le 16 mai, citons celle de la présidente de la commission des affaires sociales, Catherine Lemorton, dont la façade a été de nouveau couverte d'affiches à Toulouse. Le 3 mai dernier ses locaux avaient été occupés, sans dégradations, par des syndicalistes. Pourtant la députée, assez critique, n'est pas au nombre des soutiens les plus actifs à la loi El Khomri.
Davantage occultés, les dégâts au domicile d'un ancien ministre de Hollande. 
Tandis que les locaux du député de Côte-d'Or, Laurent Grandguillaume, étaient couvert d'affiches et d'inscriptions, c'était le domicile du maire de Dijon, François Rebsamen, qui était souillé. Comme le député PS, l'ancien ministre du Travail annonce son intention de porter plainte suite aux dégradations commises dans la nuit de dimanche à lundi.
Même cause, mêmes effet pour le député Alexis Bachelay, co-fondateur avec Yann Galut de La Gauche forte, collectif de parlementaires PS, adversaire déclaré du 49-3 et dubitatif sur la loi travail. Il s'est à son tour plaint ce mardi sur Twitter de dégradations sur sa permanence à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). «Loi Travail, loi pourrie, député vendu!» ont écrit les manifestants.

C'est ainsi que des militants de la CGT ont muré la permanence toulousaine de Christophe Borgel, secrétaire national aux élections du PS. "Ce genre de geste est parfaitement scandaleux, ça fait plus de trente permanences attaquées depuis le début de la contestation", s'indignait-il, alors que selon les affiches placardées sur la façade, les militants d'extrême gauche réclamaient notamment la semaine de 32 heures.
"Au moins, le mur de parpaing, c'est un symbole qui va dans le sens de la ligne de François Hollande, assurait Borgel: on dit, en économie, que quand le bâtiment tout va !" Droit dans le mur...

samedi 26 mars 2016

Gard: à 15 ans, un adolescent en garde à vue pour le viol d'une femme de 33 ans

Le "drame", selon la presse, est un crime...

Les faits remontant à... trois semaines sont révélés le 26 

Photo Google Maps du parc de Vergèze, Gard,
commune à l'AFP, Yahoo actu!, 20 Minutes, etc
La presse tente pourtant de faire des profits publicitaires 
sur le dos des internautes, à partir de documents mutualisés
Laure Beccuau, la procureur de la République à Nîmes, a confirmé une information du quotidien Midi Libre. "Le garçon a été confondu par son ADN prélevé sur la victime", a-t-elle précisé. Le gamin devrait être déféré dimanche, a-t-on appris du Parquet ce samedi...

Le "drame" avait eu lieu le 1er mars. 
Une femme, âgée de 33 ans, avait été agressée et violée, alors qu'elle faisait son jogging à Vergèze, commune PS du Gard, dont le maire est un ancien instituteur et directeur d'école. Trois semaines plus tard, vendredi, un mineur âgé de 15 ans a été placé en garde à vue pour ces faits - un crime, si on appelle les choses par leur nom -. 

La question de la majorité pénale est à nouveau soulevée

L'identité du criminel n'est pas révélée
"Sur commission rogatoire, la section de recherche de la gendarmerie avait convoqué plusieurs jeunes susceptibles de répondre au signalement fait à la suite de l'agression pour un prélèvement d'ADN, c'est alors que le garçon s'est présenté avec son père", a poursuivi la procureur. 

De nombreuses investigations et des relevés avaient été ensuite effectués par les militaires en charge de l'enquête. Mais c'est grâce aux témoignages d'habitués du site, ayant aperçu des jeunes au comportement étrange traîner sur le sentier, quelques jours avant les faits,  que les enquêteurs ont procédé aux auditions de ces individus et ont demandé des analyses d'ADN en urgence dans un laboratoire privé de Bordeaux.

Malgré les éléments inscrits dans l'ADN et en possession de la Justice, l'origine de l'individu est dissimulée.
L'âge de la responsabilité pénale, c'est-à-dire l'âge à partir duquel les mineurs sont considérés comme suffisamment âgés pour voir leur responsabilité pénale reconnue, n'est pas précisément fixé, en France.
L'âge de la majorité pénale, c'est-à-dire l'âge à partir duquel un délinquant est soumis au droit pénal commun et ne bénéficie plus de l'excuse de minorité, s'établit actuellement à dix-huit ans.
Quant aux sanctions pénales encourues par les délinquants mineurs âgés d'au moins treize ans, elles ne sont pas énoncées par le code pénal, mais par l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante, car le droit pénal des mineurs est un droit autonome.
"La jeune femme avait été frappée sur le crâne avec une bouteille et menacée d'un couteau, avant d'être violée", a en revanche précisé Laure Beccuau.   Nos adolescents se promènent-ils couramment avec un couteau ? La victime a également été mordue...

Le jeune femme avait réussi à trouver refuge chez des habitants, où elle avait été prise en charge par les secours et transportée à l'hôpital de Nîmes. 
Habituée à courir sur le parcours de santé de ce site boisé communal, la malheureuse - une mère de famille ?- n'a pas entendu son agresseur arriver dans son dos : elle écoutait de la musique avec des écouteurs. Un détail qui l'accable et souligne sa responsabilité ?

vendredi 27 mars 2015

Départementales: agacé par ses revers du 1er tour, Valls (PS) mord les mollets de Sarkozy (UMP)

Pour le premier ministre, l'UMP est la principale menace sur le PS

Manuel Valls accuse Nicolas Sarkozy de "courir après le Front national"
Avril 2012: Hollande drague l'électorat frontiste
Mars 2015: Valls jette sur lui l'anathème du PS
Valls avait visiblement délaissé sa charge de premier ministre pour tenir son avant-dernier meeting de campagne pour les départementales à Tours, jeudi soir. La bave aux babines, Valls s'est transformé de Dr Jekyll en Mr Hyde. Venu soutenir une gauche en mauvaise posture dans l'Indre-et-Loire, dont la présidente était son actuelle ministre de la Santé, MST (la très décriée Marisol Touraine), Valls a asséné ses principaux coups sur le président de l'UMP. Le hargneux petit catalan a considéré qu'au "ni-ni" électoral (consigne de vote ni PS ni FN quand l'UMP n'est pas au second tour) -auquel s'est d'ailleurs rallié le centriste Jean-Christophe Lagarde (UDI) à Marseille - s'ajouterait un projet politique de "moins-moins". 
VOIR et ENTENDRE le président de l'UMP recommander le vote blanc à ses militants et sympathisants, laissant ainsi à chacun la liberté de son choix: 


Valls poursuit dans la caricature avec ce qu'il appelle le "moins-moins" qui serait "moins de services publics, moins de solidarité" ou encore "moins de moyens pour les collectivités territoriales". Or, le moins de cantons, c'est une "avancée" de la gauche. Suite au redécoupage des circonscriptions défini en mai 2013 et assorti des décrets d'application de 2014 le nombre des cantons est tombé de 4.035 à 2.054, mais les élus "conseillers départementaux" seront plus nombreux, du fait de la constitution de binômes indissociables : 4.108 au lieu de 4.035, pour plus de dépenses publiques.
VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des collectivités exprimée par le député Bernard Perrut face à la baisse des dotations territoriales, et la réponse controversée du ministre Eckert:

L'État socialiste veut réaliser au moins 10 milliards d'euros d'économies sur le secteur de la santé.
Il va donc tôt ou tard s'attaquer aux petits hôpitaux qui représentent près de la moitié des dépenses de santé. Mais quiconque a gardé en mémoire les manifestations de médecins et infirmiers soutenues par la gauche contre la réforme de la santé menée par le président Sarkozy, trouve que Valls ne manque ni d'arrogance, ni d'aplomb.

VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des régions qui voient se fermer les blocs ET les hôpitaux de proximité: 

 
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Le Premier ministre s'en est pris à distance à l'ancien président de la République, mettant en veilleuse ses vociférations contre le FN, mais accusant le président du principal parti d'opposition de contribuer à des "polémiques nauséabondes" sur les menus de substitutions dans les cantines. "Quand on prétend 'attaquer le Front national, brutalement, frontalement' " (c'est Valls-le-colérique qui le dit!), comme l'a dit Nicolas Sarkozy, "on ne le fait pas que dans les mots ou dans les discours. On le fait aussi dans les urnes, avec une position claire !" a estimé le Premier ministre, évoquant la recommandation officielle  du "ni-ni" UMP qui ne convient pas aux candidats PS en perdition.
"Non, on n'attaque pas le Front national quand on reprend des polémiques nauséabondes sur l'identité ou sur la laïcité. On ne l'attaque pas: on montre qu'on est plus faible et qu'il est plus fort !" a lancé un Valls à nouveau postillonnant lors de ce meeting socialiste dans la mairie de Tours.

Valls ne défend même plus sa politique; il fait la leçon à ses adversaires

Le socialiste a défendu le communautarisme contre la laïcité
"J'entendais encore récemment le président de l'UMP (...) dire à un de nos compatriotes musulmans que s'ils voulaient que leurs enfants puissent manger conformément à leur foi [le halal n'est pourtant pas un article de foi...], ils n'avaient qu'à aller dans des écoles privées. Pour ne pas avoir - je cite encore - des 'tables de petits musulmans dans les écoles.' On exclut, on encourage le repli communautaire que l'on prétend combattre", a interprété Valls.
VOIR et ENTENDRE Sarkozy exprimer sa pensée véritable, sans filtre rose déformant:


"Ce n'est pas cela M. Sarkozy la République, ce n'est pas cela la laïcité et l'égalité ! Ça, ça s'appelle courir derrière le Front National !" a-t-il lancé, devant quelques centaines de personnes, dont sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

Le Premier ministre s'en est pris à une droite "qui n'apporte aucune solution", selon lui, et qui serait prête, toujours d'après lui, "à tous les bricolages sur les valeurs pour revenir au pouvoir". 

Bête noire des amis des totalitaires communistes, le FN serait "un danger  (plus) mortel"

Manuel Valls s'est également attaqué au  FN, qui a atteint un nouveau sommet au-delà des 25% au premier tour. Le FN est "un danger mortel pour la France", a-t-il averti, mais avant tout pour le PS arrivé en 3e position, totalisant 21,85%, mais avec ses alliés (modérés, PRG, et aussi extrémistes, UG: écologistes EELV, 2%, et communistes, 6%)... "On  ne fera pas avancer le pays en renversant la table, en jetant à l'eau tous nos principes républicains", a-t-il hystérisé en dénonçant le programme du FN (sortie de l'euro, restrictions sur l'IVG,...)

Alors que l'Indre-et-Loire risque de basculer à droite dimanche, dans un scrutin qui s'annonce très serré, Manuel Valls a eu le sentiment que la gauche a "résisté" au premier tour et que sa mobilisation a eu des effets... "Oui, le vote Front national s'installe, s'implante, se banalise (...) Mais nous avons montré qu'en mobilisant les Français (...) en sonnant l'alerte, nous pouvions commencer à inverser le cours des choses", a-t-il estimé. Rendez-vous dimanche soir !

Dans le département d'élection de MST (Touraine), la droite est arrivée en tête dans 16 des 19 cantons mais le PS, sortant, n'a pas abandonné tout espoir. Le second tour s'annonce particulièrement serré dans plusieurs cantons (Amboise, Bléré, Montlouis-sur-Loire ou Tours 1 et 2).
"Il nous faut nous mobiliser pour faire mentir les pessimistes et les résignés. Ici rien n'est joué", a prophétisé Marisol Touraine dans la grande salle des fêtes de la mairie de Tours, municipalité perdue en mars 2014 par le PS.

Manuel Valls a vanté une gauche qui a "le souci des gens, une certaine idée de la solidarité, de la proximité". C'est pourquoi le PS seul a fait environ 14% contre 28,75% UMP-UDI-UD ... Valls aux abois a prévenu qu'il ne lâchera pas Matignon et a renouvelé son appel à l'unité de la gauche, alors que l'exécutif cherche à élargir la base de sa majorité et envisage un remaniement en ce sens.

Vendredi, Manuel Valls est attendu de pied ferme au meeting de Vauvert dans le Gard où il achève quatre semaines de campagne et où le FN a dépassé les 35% au 1er tour.

Elections: les départements PS qui sont sûrs de perdre leur tête

14 des 30 présidents qui vont tomber de leur siège dimanche

Mur des cons de Hollande ou mur des fusillés de Valls ? 

Pourtant s
ouvent installés, ces élus départementaux sont menacés par la grande marée de dimanche. Ces présidents seront-ils encore à la tête des nouveaux conseils départementaux en avril? Rien n'est moins sûr. Qui sont-ils, ceux qui peuvent déjà faire leurs cartons? Sur la liste figurent déjà les socialistes Yves Daudigny (Aisne), Jean-Louis Destans (Eure) ou Alain Cottalorda (Isère).

1. Gérard Bonnet, PS (Corrèze)

Conseiller général de Corrèze depuis onze ans, l’ancien maire de Brandonet de 70 ans ne pensait plus connaître de revers électoraux. C’était sans compter la volonté des électeurs de transformer le scrutin en sanction de la politique du chef de l’Etat, jusqu’à son fief symbolique de Corrèze. Le président du Conseil général, en poste depuis 2012, est en ballotage défavorable dans son canton de l’Yssandonnais face à un binôme UDI-UMP. Le département, passé à gauche en 2004, pourrait revenir dans le giron de la droite dimanche prochain.

2. Rémi Chaintron, PS (Saône-et-Loire)

Cet ancien collaborateur d’Arnaud Montebourg de 42 ans est largement distancé par le binôme UMP dans son propre canton de Louhans. Sans aucune réserve de voix, son maintient au sein du Conseil général paraît compromis. En 2012, il a pris la succession de son mentor à la tête du département. Si il assure encore y croire, la droite pourrait reprendre ce département égaré à gauche depuis 2004.

3. Georges Labazée, PS (Pyrénées atlantiques)

Le sénateur risque de passer un dimanche compliqué. A 71 ans, il risque non seulement d’être bouté hors de son canton où il est en ballotage défavorable, mais également d’assister à la reprise en main du département par son opposant Jean-Jacques Lasserre (MoDem). L’ancien député lui avait arraché la majorité en 2011.

4. Hermeline Malherbe-Laurent, PS (Pyrénées orientales)

Toute fraîche sénatrice, elle pensait surfer sur son succès de l’an passé aux sénatoriales, à 45 ans. Le scénario que sa gestion a écrit depuis 2010 est tout autre. Si le département résiste mieux à la vague bleue que prévu, ses électeurs risquent de ne pas renouveler son mandat de conseillère générale qu’elle occupe depuis 2008. En ballotage face à un binôme FN, elle dispose d’une faible réserve de voix et pourrait laisser sa place à deux conseillers du parti de Marine Le Pen.

5. Jean-Pierre Saulnier, PS (Cher)

Devancé  par un binôme UDI-UMP dans son canton de Bourges 3, le président du Conseil général de 69 ans paraît en mauvaise posture pour l’emporter. L’ancien adjoint au maire de Bourges a d’ores et déjà fait une croix sur la répétition du succès de 2011, où la gauche avait conquis 22 sièges sur 35. Cette année, la droite arrive en tête dans 11 cantons sur 19, après trois années d'Etat-PS.

6. Rachel Mazuir, PS (Ain)

Président du Conseil général depuis 2008, le sénateur est arrivé troisième dans son canton de Ceyzériat. Avec seulement 25,39% des suffrages et peu de voix en réserve, le sectaire de 75 ans a pourtant refusé de se désister au profit de la droite pour contrer le FN arrivé en deuxième position.


7. Jean Denat, PS (Gard)

A 60 ans, le président du Conseil général est une des victimes  de la politique de Valls qui est venu le soutenir, car c'est un 'pote'. Il est en effet en difficulté dans son canton de Vauvert où il est pourtant élu depuis 1998. Engagé dans un duel avec le Front national, il est arrivé au premier tour avec plus de 11 points de retard. Le binôme Front de gauche n'est pas très motivé pour lui verser sa réserve de voix.

8. Yves Rome, PS (Oise)

Conseiller général depuis 1988, président depuis 2004, c’est une page qui vase se tourner pour Yves Rome. L’ancien maire de Bailleul-sur-Thérain est arrivé en troisième position dans son canton de Mouy, loin derrière le binôme de l’Union de la droite et surtout de celui du Front national. Si le sénateur peut compter sur un report de voix de deux binômes divers gauche, ces réserves risquent d’être insuffisantes pour couper la route au parti de Marine Le Pen arrivé en tête. Malgré ce constat, l’élu a refusé de se désister au profit de la droite.

9. Christophe Perny, PS (Jura)

Président du Conseil général depuis quatre ans, ce  frondeur pourrait payer le prix de son  opposition à la fusion des régions et quitter le département par la petite porte. Il est en ballotage défavorable face à un binôme UMP, en tête de près de 15 points dimanche dernier. Pour ce qui est de la majorité départementale, la gauche en a déjà fait le deuil. Tout juste espère-t-elle conserver 8 sièges sur les 34 que compte le territoire.

10. Frédéric Thomas, PS (Indre et Loire)

Le président de ce département conquis en 2008 n'a pas su fédérer. Il s'est mis en danger jusque dans son canton de Tours 1 où il est élu depuis 2004, mais la politique de Valls et Hollande ne l'a pas servi. Son binôme est engagé dans un duel difficile avec un duo d’Union de la droite, dont l’issue est incertaine. Le Premier ministre Valls a fait une tentative de sauvetage jeudi 26, à Tours, où Marisol Touraine l'escortait, pour son malheur: si elle a présidé le département (2011-2012), elle est aussi une ministre contestée de la Santé de Valls en proie à des accès de colère vitupérante et de crises de tremblements irrépressibles...

11. Yves Ackermann, PS (Territoire de Belfort)

Au pays de Chevènement et du Lion de Bartholdi, le président du Conseil général est également en difficulté. Arrivé 1,40 points derrière un binôme UDI, l’ancien sénateur de 65 va devoir faire face à une triangulaire difficile dont le FN est partie prenante. La politique de Hollande et le désintérêt de Valls pour cette terre chevènementiste pourraient faire basculer le territoire de Belfort. La droite est en position favorable pour l’emporter dans cinq des neuf cantons que compte le département.

12. Didier Manier, PS (Nord)

Bien qu’arrivé en tête à l’issu du premier tour, le président du Conseil général de 53 ans est talonné par le binôme d’Union de la droite. Avec sa faible réserve de voix, le canton de Villeneuve-d’Ascq où il est élu depuis 1998 pourrait lui échapper. Ancré à gauche depuis dix-sept ans, son département est déjà sûr de basculer à droite. Arrivé à la présidence en septembre 2014, à la faveur du départ de Patrick Kanner nommé ministre de plein exercice, mais transparent, du gouvernement Valls (Ville, Jeunesse et Sports: qui le sait ?), il aura fait un petit tour avant de s'en aller.

13. Michel Dagbert, PS (Pas-de-Calais)

Il est arrivé quasiment ex-æquo avec le binôme Front national (42,57% contre 42,50%) dans son fief de Noeux-les-Mines. Sans aucune réserve de voix, le président du Conseil général de 53 ans devrait, impuissant, voir -de ses yeux bleu marine- le canton lui tomber des mains, comme sa majorité départementale, et  le parti de Marine Le Pen le ramasser, suite à la multitude d'affaires judiciaires qui plombent le PS depuis de longues années. Le FN est arrivé en tête au premier tour dans 22 des 39 cantons que compte le territoire.

14. Christian Namy, UDI (Meuse)

C'est comme si il était socialiste: il est arrivé à près de 400 voix derrière le binôme divers droite de son vice-président de département, Serge Nahant. Il est également en danger dans son propre canton de Dieue-sur-Meuse. Le sénateur de 76 ans dit pouvoir compter sur une réserve de voix pour arracher un nouveau mandat, dans son canton qu’à la tête du département qu’il dirige depuis 2004.


mercredi 25 mars 2015

Départementales dans le Gard: le FN a égalité face à l'ensemble de la gauche

Les électeurs de droite feront la différence, pour ou contre Valls-Hollande


Manuel Valls se croit encore indispensable en meeting vendredi à Vauvert


A la limite du délai légal d'obligation de réserve, le premier ministre sera en meeting d'entre-deux-tours dans le Gard. Vendredi soir, à 18h30, à la salle Bizet à Vauvert, Manuel Valls retrouvera les militants, mais aussi l'opposition à sa politique. Il vient stimuler les convictions défaillantes en Petite Camargue, fief FN et dans le canton de son ami Jean Denat, en ballottage délicat
Lors de la dernière commission permanente, le Conseil général a attribué environ 400.000 euros au canton de Vauvert, parce qu'il les vaut sans doute bien, mais officiellement pour soutenir la mission locale, le milieu artistique et celui de l'insertion. On a vu en PACA voisine ce que la socialiste Sylvie Andrieux a fait de ce type de subventions pour la conduire en justice...

Pour se faire élire à la tête du Conseil général du Gard l'automne dernier, le socialiste avait promis qu'il quitterait son siège de maire, comme l'impose la loi: au jeu de chaises musicales, sa première adjointe est devenue maire et il a pris sa place...
Mais avant de passer la main, le président sortant du CG a pris soin d'embaucher Katy Guyot, 54 ans, au Conseil général. Or, la dame était justement sa candidate à sa succession à la mairie PS de Vauvert, ce qui continue de faire grincer des dents. Au Conseil général, on n'a trouvé personne de plus brillante pour occuper le poste de conseillère juridique. Le responsable socialiste se défend tant bien que mal : "Katy Guyot est une fonctionnaire territoriale [à l’Office de tourisme de Vauvert, après avoir été responsable du service de presse de Georges Frêche à Montpellier et attachée parlementaire du député gardois Fabrice Verdier]. Le poste était disponible et elle est très compétente".

Le candidat socialiste dans le canton de Vauvert est un proche de Manuel Valls. 
Depuis 2 ans, Manuel Valls vient chaque année, au début de l'été, pour un discours politique et un soutien à son réseau. Mais pas que, puisque le redécoupage profitant souvent à ceux qui ont les ciseaux, Valls a veillé à ce que les arrières de Jean Denat soient assurés. La presse, Le Midi libre comme  Le Monde, ne connaît d'ailleurs que le candidat PS. "Si la victoire de la majorité départementale doit passer quelque part, c'est bien par Vauvert, " ont décidé les socialistes.
Président sortant du Conseil général du Gard, Jean Denat est pourtant en ballottage -avec près de 12 points de retard au 1er tour- face au binôme FN:. 42.69% pour le FN et 30.82% pour le binôme DVG/PS. La droite battu réalise 18.23% et le Front de gauche 8.26%. C'est dire que les vitupérations de Valls contre la droite vont peser dans la balance.

Vers un vote-sanction de la politique de Valls

Le FN est présent dans tous les cantons du Gard au second tour. 
Le FN, l'extrême droite et l'union de la droite représentent désormais 61% des votes dans le Gard. Le recul de la gauche  se confirme à chaque élection dans ce département qui lui est traditionnellement acquis depuis 1945Le président de l'ex-Conseil général mise donc sur le "vote  utile." "Nous devons tirer les leçons des dernières sénatoriales. La gauche, divisée, a perdu un sénateur en septembre (…) Ce que les partis n'ont pas su faire, il faut que les électeurs le fassent". Ce à quoi Olivier Gouard répond : "voter utile c'est voter pour nous, qui proposons d'autres solutions à l'austérité du gouvernement qui a des impacts sur la politique départementale. On a pu le voir avec l'insertion ou la prévention spécialisée… Il faut sortir de ce mode de raisonnement stratégique". Reste à savoir pour quelle formule du "vote utile" les Gardois opteront les 22 et 29 mars.
Joëlle Cachia-Moreno, élue d'opposition à Vauvert 
et Guy Schramm, maire de Beauvoisin
Le redécoupage du gouvernement est favorable au PS depuis qu'il a intégré une partie de l'ex-canton Rhony Vidourle - aux mains du communiste Patrick Bonton - dans l'ancien canton de Vauvert. Or, ce charcutage a laissé un gros caillou  dans le soulier de la gauche : le binôme Front de Gauche, soutenu par l'association Nouvelle Donne. Chantres de l'austérité, Olivier Douard (PCF) et Armelle Grosjean de la CGT, revendiquent avec force le "soutien de Patrick Bonton". Un soutien qui pourrait bien faire perdre quelques précieux points à Jean Denat au second tour.
Selon les pronostics, les contestataires (Front de gauche et EELV) du parti socialiste local et de sa politique nationale pourraient faire mordre la poussière au PS qui exerce son hégémonie depuis 1871.